- il y a 10 heures
Ce mardi 27 octobre, Michel Martinez, chef économiste Europe chez Société Générale CIB, Christian Parisot, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr Economics, et Paul Marcel, co-fondateur de l'Atelier des Options, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:11Dans un instant, l'ouverture des marchés européens, des futurs européens qui sont en petite baisse après la belle hausse
00:16hier,
00:16que ce soit en Europe mais aussi aux Etats-Unis, les valeurs technologiques qui ont largement profité des annonces d
00:22'Entropique.
00:22Ça tombe bien, nous parlerons encore de ce sujet d'Entropique avec donc hier la maison mère de Claude qui
00:28a publié son document avant son introduction en bourse
00:31qui d'après le Wall Street Journal pourrait intervenir à partir du milieu du mois de novembre.
00:37Je vais vous les détailler dans un instant avec Christian Parizeau, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC.
00:42Puis nous reviendrons bien sûr sur la conjoncture en Europe alors que le moral des ménages en France est sur
00:46des plus bas de 2013
00:47avec Michel Martinet, chef économiste Europe chez Société Générale CIB.
00:50À partir de 9h20, Paul Marcel, co-fondateur de Daltody des Options pour regarder d'un point de vue graphique,
00:55technique, le potentiel de nos indices
00:57et puis aussi regarder d'un peu plus près Airbus et Microsoft qui vont publier leurs résultats demain.
01:02Et puis à partir de 9h30, vous retrouverez les experts pendant une heure avec Christian Parizeau, toujours mais aussi Emmanuel
01:08Combes,
01:08professeur à l'université de Paris 1, Panthéon, la Sorbonne et à la Schéma Business School,
01:12ainsi que Frédéric Loisel, gérant de portefeuille chez Quairo Capital.
01:15Alors que là aussi, eh bien, il y a des inquiétudes en ce qui concerne cette fois les compagnies aériennes.
01:21Forte hausse des prix des matières premières avec un impact non négligeable sur certaines compagnies européennes.
01:28Une économie en cas encore et toujours aux États-Unis avec l'intelligence artificielle qui continue de faire l'actualité
01:35aux États-Unis.
01:36Et puis un mot quand même du disant français qui s'est bien détendu hier.
01:39Alors est-ce que c'est Moody's qui a apaisé les tensions ?
01:41Élément de réponse dans les experts à partir de 9h30.
01:45En attendant, il est pile 9h toute l'information économique du jour.
01:47C'est avec Léo Dumas.
01:53Et là une, les discussions qui s'intensifient sur la question de pouvoir d'achat,
01:57l'exécutif enchaîne les consultations.
01:59Tous les syndicats sont passés par le bureau du ministre du Travail ces derniers jours.
02:04Le MEDEF et l'UDP également avec sur la table une hausse du SMIC potentiellement plus forte et plus tôt
02:10que prévu.
02:11Et en face, des concessions possibles sur le coût du travail, Caroline Morisseau.
02:16L'exécutif est bel et bien prêt à revaloriser le SMIC plus tôt que prévu.
02:20Dès décembre au lieu de janvier, en allant au-delà de ce que prévoit l'indexation automatique sur l'inflation.
02:26Reste que les syndicats exigent un geste fort.
02:29La CFTC réclame au moins 1,6% d'augmentation.
02:32La CFDT près de 7%.
02:34FO et la CGT exigent 10%, soit une augmentation de 150 euros net par mois.
02:39Très loin des 1% envisagés au départ par le gouvernement.
02:42De quoi inquiéter les organisations patronales.
02:46Toutes soulignent que cette mesure viendrait s'ajouter au gel des allègements de charges prévus dans le budget.
02:51Pour les entreprises, cela signifie plus de salaires à verser et davantage de cotisations à payer.
02:56Pour faire passer la pilule, le gouvernement est prêt, selon plusieurs sources patronales,
03:01à lâcher du lest sur la question des allègements.
03:04Il pourrait être partiellement réindexé.
03:07D'autres mesures plus consensuelles sont évoquées, comme le grand retour de la prime Macron,
03:11dont les avantages fiscaux et sociaux ont été rabotés au fil des ans.
03:16Et en attendant à 9h02, la confiance des ménages en France tombe au plus bas depuis juin 2013.
03:21Au mois d'octobre, selon l'INSEE, ce matin, l'indicateur a perdu 5 points sur le mois,
03:26pénalisé par l'opinion des Français sur leur situation financière personnelle.
03:30L'actualité des entreprises, ce matin, c'est Total Energy qui annonce une cession à 800 millions de dollars du
03:37côté du Nigeria.
03:38Le groupe qui vend en fait sa participation pétrolière de 10% dans le joint venture Renaissance,
03:43programme dans lequel il conserve trois licences gazières.
03:47Et puis la publication d'Orange ce matin également.
03:50L'opérateur qui rehausse ses objectifs de rentabilité pour l'année,
03:53alors que ses ventes sont dans le vert sur tous les marchés géographiques.
03:56Plus 3,6% à plus de 12 milliards d'euros au troisième trimestre.
04:00Merci beaucoup Léo Dumas.
04:02Le CAC 40 est en baisse à l'ouverture.
04:05Moins 0,3% dans les premières secondes de cotation.
04:07Moins 0,2% pour l'Eurostoxx 50 à 6102 points.
04:12Les valeurs à suivre ce matin, HSBC qui a publié ses résultats trimestriels avant BNP demain,
04:18Société Générale jeudi et Crédit Agricole vendredi.
04:20C'est la première banque d'Europe qui annonce un résultat avant impôts en hausse de 30% à 9
04:27,6 milliards de dollars.
04:28Oui, sauf que c'est en deçà des attentes, la faute notamment aux activités de gestion de patrimoine
04:33qui sont ressorties en net ralentissement par rapport au deuxième trimestre.
04:39Le marché ne pardonne pas.
04:40Le titre HSBC est en baisse de 6,8% ce matin à Londres.
04:45Néanmoins, le titre est toujours dans le vert de plus de 15% depuis le début de l'année.
04:49Novartis de son côté revoit à la hausse ses prévisions pour la dernière partie de son exercice.
04:54Là, le marché applaudit à Zurich, plus 2,6% à 130 francs-suisses.
04:58Et puis à l'instant, donc Orange avec un titre qui est en très légère baisse dans les premières minutes
05:04de cotation.
05:04Moins 0,4%.
05:06Orange qui revoit légèrement à la hausse son indicateur d'exploitation pour la dernière partie de l'année.
05:11Mais il en fallait plus pour le marché, 14,20€ pour ce titre Orange.
05:15Le tout donc dans une tendance en très légère baisse.
05:17Moins 0,3% pour le CAC 40.
05:19Hier, c'était du vert à Wall Street grâce notamment aux valeurs technologiques, aux valeurs liées aux semi-conducteurs.
05:24Alors qu'Anthropic précise ces informations avant de rentrer en bourse, probablement au mois de novembre.
05:30Et puis à court terme, les interrogations se situent toujours sur les prix des matières premières.
05:35Nous sommes toujours au-delà des 110$ pour le baril de pétrole
05:38quand les cours du gaz en Europe sont toujours au-delà des 90€, 94€ ce matin pour 1 MWh.
05:45Un écart qui continue de se creuser sur les prix de l'énergie entre l'Europe et les Etats-Unis.
05:49Puisque vous avez des prix du gaz aux Etats-Unis qui sont sur des plus bas de deux ans.
05:53Alors que chez nous, en Europe, nous sommes sur des plus hauts de 2022.
05:56En Europe, nous reparlerons de ces sujets énergétiques dans un instant avec nos deux invités.
06:00Michel Martinez, Société Générale CIB et Christian Parizeau pour Aurèle BGC.
06:08BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Étienne Braque.
06:15Première partie d'émission avec Michel Martinez, chef économiste d'Europe de Société Générale CIB.
06:19Bonjour Michel.
06:20Bonjour.
06:20Merci de nous accompagner ce matin en compagnie de Christian Parizeau, conseiller économique pour Aurèle BGC et président d'Altair
06:25Economics.
06:26Christian, on a des prix de l'énergie qui continuent de grimper.
06:30Alors je le disais en préambule, ça dépend où.
06:31Si vous regardez les prix du gaz aux Etats-Unis, nous sommes sur des plus bas de deux ans.
06:35Mais en Europe, il y a encore et toujours des inquiétudes, notamment sur le gaz.
06:40Alors on est sur des plus hauts de 2022.
06:41Michel Martinez me dit, ah oui, on n'est pas à 200, 300 euros comme c'était le cas après
06:45la guerre en Ukraine.
06:46Néanmoins, on est quand même au-delà des 90 euros.
06:49On était quand même en début d'année, avant ce conflit, plutôt dans les 35-40 euros, avec des stocks
06:54en Allemagne qui inquiètent.
06:56On est un peu plus de 60%.
06:58Et il y a une question qui se pose, notamment sur l'inflation.
07:01On parlera dans un instant de la BCE, mais également sur nos industries européennes qui sont en première ligne.
07:07Oui, alors en plus, on a eu hier une enquête de la BCE qui n'était pas bonne du tout
07:11concernant les entreprises.
07:12Parce que les entreprises, elles ont un double choc.
07:14Elles ont ce choc énergétique qui est déjà depuis un petit moment et qui se diffuse dans l'économie.
07:19Et en plus, on a un durcissement des conditions financières qui est là et qui est visible.
07:24Donc clairement, il y a un problème de compétitivité en Europe.
07:27C'est clair, ça pose problème.
07:29Alors le bon côté des choses, c'est que ça ne laisse pas forcément la place à un scénario de
07:34hausse, très forte hausse des salaires.
07:35Alors vous allez me dire, ce n'est pas une bonne chose pour les gens, mais c'est une bonne
07:38chose pour la BCE.
07:39Parce que ça veut dire que la boucle prix-salaire, elle a très peu de chances de se mettre en
07:44place.
07:44Quelques industries réussissent à répercuter ça dans leur prix de vente, mais ça reste quand même compliqué.
07:51Et on voit bien qu'aujourd'hui, la principale inquiétude qu'on a du côté de l'Europe, c'est
07:56un problème de marge.
07:56C'est une crainte sur les marges des entreprises.
07:58Et donc l'accumulation hausse des prix d'énergie qui se diffuse dans l'économie quand même en partie,
08:04qui va augmenter les coûts dans les services, qui va augmenter les coûts dans l'industrie,
08:08avec un durcissement des conditions financières et des ménages qui, eux, sont très prudents dans leurs intentions de consommer.
08:14Tout ça montre que quand même, on est très très loin d'un risque inflationniste.
08:18En tout cas, il y aura une diffusion mécanique, mais qu'elle sera à mon avis très limitée,
08:22parce que là, on a quand même la conjonction de plusieurs éléments assez baissiers pour l'Europe.
08:25Michel Martinez, il y avait une étude à la rentrée en septembre de l'ABCE
08:29qui montrait que, contrairement à 2022, les hausses des prix de l'énergie,
08:33à commencer bien sûr par le gaz, se faisaient sur des délais bien plus rapides qu'il y a quatre
08:38ans.
08:38Bon, ça tombe bien.
08:39Hier, prix à la production en Espagne, 18,3% en septembre, après 13,2% au mois d'août,
08:46avec bien sûr les coûts de l'énergie qui ont bandit de 49% le mois dernier en Espagne.
08:50Ça vous inquiète aujourd'hui ces prix de l'énergie ?
08:54Non, je ne suis pas inquiet.
08:57C'est un choc.
08:58Ce n'est pas bon, évidemment, pour la croissance, la compétitivité.
09:04Mais j'observe que depuis le début de l'année, la croissance en Europe a plutôt très bien résisté.
09:09Je pense que tout le monde a été surpris à la hausse.
09:12Sur le choc énergétique stricto sensu, essence, d'un point de vue macroéconomique,
09:19ce qu'il faudrait avoir en tête, c'est que depuis 2022,
09:23la consommation d'essence, de diesel a baissé d'environ une dizaine de pourcents,
09:28la consommation de gaz en Europe a baissé de 25%,
09:32et en plus, il y a eu des hausses de prix généralisées et de salaires.
09:35Donc, en poids dans le PIB ou le pouvoir d'achat moyen des ménages ou en coût moyen pour les
09:43entreprises,
09:44prise, la hausse est nettement inférieure à 2022.
09:48Elle est assez limitée.
09:50On parle de quelques dixièmes de points de PIB.
09:53Et donc, c'est ça qui explique que la croissance a beaucoup résisté.
09:56Alors, si ça continue, ça s'accélère, bien évidemment, ça arrive de s'ajouter.
10:00Après, je serai un peu plus prudent sur les risques de second tour.
10:04Les chiffres que vous venez de mentionner ou des effets indirects montrent que les entreprises sont en train de passer
10:10les prix.
10:10Nous, on a beaucoup regardé ces sujets, et on estime qu'il faut, en général, six mois avant de voir
10:17les premiers effets indirects,
10:18avant de voir les entreprises commencer à passer les chocs de hausse des prix énergétiques.
10:24Donc, c'est normal qu'on n'ait rien vu de mars à septembre.
10:28Et je pense qu'un bon exemple, c'est les prix des transports aériens.
10:31Il ne s'est rien passé depuis six mois.
10:34Et là, on commence à avoir des annonces que les prix vont être passés.
10:37Et je pense qu'on va voir ça dans toute la chaîne de production.
10:44Après, la question, c'est l'intensité.
10:48Alors, on a mentionné les risques négatifs sur la croissance,
10:52que ce soit les prix énergétiques ou le durcissement des conditions financières.
10:56Mais il y a aussi beaucoup de risques positifs qui expliquent la croissance, la très bonne résistance.
11:02La question, c'est si ces risques vont continuer.
11:04Je pense à la demande mondiale tirée par l'intelligence artificielle.
11:09Et nous, on a bien regardé aussi.
11:10On pense que ça tire beaucoup aussi les exportations nettes de l'Europe.
11:17Contrairement à ce qu'on croit.
11:18Parce que l'Europe est très bien positionnée sur la chaîne de production des produits manufacturiers.
11:23Il y a quasiment 20% des data centers en Europe
11:26qui sont produits, dans le monde, qui sont produits avec des produits européens.
11:30Et ça, ça tire la croissance.
11:33On est très bien positionnés sur aussi tout ce qui est l'industrie de la santé.
11:36Et puis, le fait est de voir que la demande interne aussi résiste.
11:40Quid de la conso, quand même ?
11:41Parce que vous avez aujourd'hui, d'ores et déjà, des industriels qui vous disent,
11:46notamment dans l'alimentaire, il y aura une hausse de prix.
11:49On n'a pas le choix l'année prochaine.
11:51Là, on va arriver dans des négociations avec les distributeurs, etc.
11:54Quand vous dites qu'il faut attendre six mois,
11:56c'est-à-dire que les hausses des prix de l'énergie de cet été et de la rentrée,
11:59on va les voir au printemps ?
12:00On va commencer à les voir à partir du mois d'octobre
12:04et jusque au milieu de...
12:06En tout cas, par exemple, le cas du transport aérien est un bon exemple.
12:09On n'a rien vu, on va voir maintenant.
12:11Mais c'est toutes les entreprises pour lesquelles l'énergie est un coût significatif
12:16dans leur production qui vont commencer à transmettre,
12:18à passer ces hausses de prix.
12:20Et effectivement, il y a aussi d'autres sources de risques inflationnistes.
12:25Nous, on prévoit que l'inflation des prix alimentaires va accélérer significativement.
12:31Il y a l'impact retardé des vagues de chaleur, enignaux, etc.
12:36Et donc, peut-être que...
12:37Et on sait aussi que les ménages, les salariés,
12:42sont très sensibles à ces deux composantes, énergie et alimentation.
12:46Avec un effet psychologique important, dernier indicateur en date,
12:51et d'être vraiment de ce matin, il est tout frais,
12:54l'INSEE, qui nous donne la confiance des ménages, 80 points.
12:58On est sur des plus bas de 2013.
13:01Oui, oui, c'est deux écartifs en dessous de la moyenne.
13:04Donc c'est beaucoup, c'est vraiment un moral totalement déprimé.
13:07Mais il faut avoir en tête que c'est le cas partout en Europe.
13:12En Europe, c'est quasiment partout pareil.
13:15Alors, le moral des Français peut-être légèrement inférieur à celui des Européens.
13:19Mon point, c'est plutôt de dire que ça,
13:22depuis le Covid, on observe une relation,
13:26une corrélation nulle, inexistante,
13:30entre la consommation,
13:32qui a d'ailleurs bien tenu cette année,
13:35et cet indice de confiance.
13:37Ce n'était pas le cas avant le Covid.
13:39Donc c'est plutôt un indicateur du climat social
13:42qu'un indicateur de la consommation.
13:44Christian Parézot, est-ce que vous partagez ce point de vue ?
13:47Et puis, il y a une question,
13:48c'est que peut faire la BCE dans ce cas de figure ?
13:51Alors, moi, je serais quand même un peu plus modéré.
13:52Alors, moi, c'est vrai que je suis assez d'accord.
13:54Il y a eu, très en amont, des clauses d'indexation.
13:57Il y aura une transmission de ce choc énergétique
14:00sur les prix, sur pas mal de biens manufacturiers.
14:04Mais moi, je pense que dans les services,
14:05dans toutes les activités où on est proche du consommateur,
14:09aujourd'hui, il n'y a pas forcément de capacité à relever les prix.
14:12Donc je pense qu'il y aura quand même,
14:14il y aura une vraie différence entre le PPI,
14:16l'indice des prix à la production,
14:17et le CPI, l'indice des prix à la consommation,
14:20parce que je pense qu'à un moment donné,
14:21il y a une partie des entreprises face aux consommateurs
14:25qui ont vraiment beaucoup de problématiques
14:27à relever leur prix de vente face à une demande prudente.
14:29Donc moi, personnellement, je serais un petit peu moins optimiste
14:32sur cet aspect-là.
14:33Et je pense que, bon, on est d'accord,
14:36la confiance des ménages, ce n'est pas ça qui fait
14:37que la consommation, et on sait que ça marche relativement mal.
14:41Mais ça montre que quand même,
14:42il n'y a pas une volonté aujourd'hui des ménages
14:44d'acheter des biens discrétionnaires,
14:46et qu'on est quand même sur une vraie pression
14:47sur le pouvoir d'achat.
14:48Et ça, ça devrait quand même se voir assez clairement
14:50sur le comportement de consommation à terme.
14:52Un chiffre donc largement en deçà des attentes.
14:5580 points, le consensus attendait à 85,
14:57c'est donc un plus bas de 2013.
14:59Christian Parizeau, vous suivez de près
15:00les résultats d'entreprise, ça tombe bien.
15:02On est en plein dans la saison des résultats trimestriels,
15:06le troisième trimestre,
15:07à partir des confcoles avec les directeurs financiers,
15:11des publications, etc.
15:13Est-ce que vous voyez ces inquiétudes
15:15de la part des dirigeants, des directions financières,
15:18sur l'inflation, sur le comportement des ménages ?
15:21Alors, ce qui ressort clairement,
15:23bon, on le sait, c'est souvent,
15:25c'est le sentiment que quand même,
15:26il y a une vraie croissance très déséquilibrée.
15:29C'est-à-dire que d'un côté,
15:30vous avez des secteurs qui s'en sortent très bien,
15:31c'est tout ce qui est autour de l'intelligence artificielle,
15:33et d'autres secteurs qui souffrent énormément,
15:35c'est les secteurs les plus classiques.
15:37Que vous avez d'un côté des ménages
15:38qui continuent de consommer,
15:39mais c'est plutôt des ménages
15:40qui sont sur des niveaux de vie élevés,
15:42et ça, c'est surtout vrai aux États-Unis,
15:44dans lesquels on a vraiment une croissance
15:45très déséquilibrée,
15:46et on voit que les ménages classiques,
15:49les ménages de la classe moyenne,
15:50souffraient énormément sur leur pouvoir d'achat,
15:52et donc ça, ça crée clairement des perdants
15:54et des gagnants dans les publications.
15:56Mais surtout, quand on regarde la publication,
15:58surtout aux États-Unis,
15:59plus qu'en Europe,
16:01ce qu'on s'aperçoit,
16:02c'est que les entreprises dépassent les attentes,
16:04mais pas de beaucoup.
16:05Donc, on voit que déjà,
16:06le consensus a intégré beaucoup de choses,
16:08que beaucoup de choses sont intégrées aujourd'hui
16:09dans les marchés financiers,
16:11et qu'on a pu être des énormes bonnes surprises.
16:14Et surtout, moi, ce que je constate,
16:16c'est deux choses.
16:17D'une part, beaucoup d'entreprises parlent de l'IA,
16:20mais ne le chiffrent pas.
16:21Et je parle de ça dans les utilisateurs,
16:23je ne vous parle pas de ceux qui développent l'IA,
16:25je vous parle vraiment de ceux qui utilisent l'IA.
16:27Alors, on nous donne des exemples,
16:29GE nous dit, voilà, 25% de rapidité
16:32pour les maintenances grâce à l'IA.
16:33Mais ça rapporte combien ?
16:34Est-ce que vous avez amélioré vos marges ?
16:35On ne le sait pas, ils ne nous le disent pas.
16:37On a plein d'exemples comme ça.
16:39Beaucoup d'entreprises,
16:40toutes, nous font leur petit paragraphe,
16:41leur petit laus autour de l'IA,
16:43que c'est formidable,
16:43ça révolutionne le business model.
16:45Mais derrière, on n'a pas les conséquences
16:47en termes de résultats d'entreprise.
16:49Et donc, on sent qu'en ce moment,
16:50on est encore dans la phase
16:51où l'IA, ça coûte de l'argent,
16:52mais qu'on n'a pas encore restructuré
16:55le processus de production
16:56pour véritablement isoler les gains de productivité.
16:59Parce que l'IA est en train de transformer
17:01la manière dont on travaille.
17:02Et c'est ça, surtout,
17:03qui n'est pas encore aujourd'hui visible.
17:06Et donc, ça veut dire que c'est un coût.
17:07Il faut réorganiser les chaînes d'approvisionnement,
17:09il faut réorganiser la méthode de travail,
17:12il faut former les gens.
17:12Et ça, on ne le voit pas dans les résultats.
17:14Donc, on a surtout beaucoup d'entreprises,
17:15c'est surtout intéressant aux Etats-Unis,
17:17qui nous parlent tous de l'IA,
17:18que c'est un effet positif sur leur business,
17:20mais qui ne nous le chiffrent pas,
17:21parce que je pense qu'aujourd'hui,
17:23c'est plus un coût qu'une source de profitabilité.
17:25Donc ça, c'est peut-être un petit maillon faible
17:28dans ces publications que l'on peut voir.
17:31Et encore une fois,
17:32des plus grandes prudences sur les perspectives.
17:35Globalement, qu'on voit tous les secteurs,
17:37on n'est pas non plus,
17:38même si les résultats sont légèrement au-dessus des attentes,
17:40on n'est pas sur des révisions à la hausse
17:42très fortes des guidances.
17:43Donc ça prouve qu'on manque de visibilité
17:45et qu'il y a quand même un quatrième trimestre
17:47qui s'annonce assez compliqué
17:48pour pas mal d'entreprises.
17:50Alors que dans deux mois,
17:51l'année est pliée.
17:52Normalement, le troisième trimestre,
17:53vous avez un peu de visibilité,
17:54vous savez où vous en êtes.
17:55Voilà, donc il y a quand même
17:56beaucoup de prudence dans les discours.
17:58Donc ça montre qu'il y a quand même
17:59beaucoup d'incertitudes
18:00et qu'accumuler toutes les incertitudes,
18:03hausse des taux longs,
18:05coûts énergétiques,
18:06risques géopolitiques,
18:08manque de visibilité sur l'impact
18:11sur la productivité du travail
18:12de l'intelligence artificielle.
18:15Donc tout ça crée...
18:15Alors certes, la bonne nouvelle,
18:17c'est que les entreprises
18:17ne nous annoncent pas des licenciements massifs.
18:19On aurait pu craindre aussi
18:21que grâce à l'IA,
18:22on allait nous annoncer...
18:22Alors boursièrement parlant,
18:24peut-être que ça aurait été pris positivement
18:25beaucoup moins socialement,
18:26mais qu'on allait réduire énormément
18:28les effectifs.
18:28Ce n'est pas le cas.
18:29On sent qu'il y a beaucoup de prudence
18:30derrière tout ça.
18:31Donc moi, je pense que je retiens,
18:32c'est quand même vraiment
18:33un manque de visibilité
18:34que l'on peut ressortir derrière tout ça.
18:36Alors ça, c'est globalement,
18:37naturellement, je mets de côté
18:38les entreprises liées à l'investissement
18:40autour de l'intelligence artificielle
18:41qui, elles, sont plein de boue.
18:42Ça, c'est vraiment...
18:43Je parle des hors-intelligence artificielle.
18:45Et on en reparlera dans les experts
18:46avec notamment Meta,
18:47qui va lever 95 milliards de dollars
18:49pour financer ses capacités
18:52d'investissement dans l'IA.
18:53D'un point de vue macroéconomique,
18:55en tant que chef économiste d'Europe
18:56chez Société Générale CIB,
18:57Michel Martinez,
18:58comment vous regardez
18:59tous ces agrégats
19:00qui ont été soulignés
19:01par Christian Parézot,
19:03et puis également le sujet des marges ?
19:05Parce que c'est vrai que les marges
19:06ont cessé de surprendre
19:07ces dernières années.
19:09Oui, je pense que ça va
19:10un peu dans la vision
19:14pas trop pessimiste
19:16sur l'activité, la croissance,
19:19y compris la santé financière
19:21des entreprises que j'ai développées.
19:23Quand on regarde
19:24les profits macroéconomiques,
19:27ils ont rebondi
19:30de 2-3%.
19:32Ça reste très correct
19:36pour l'Europe
19:37depuis un an.
19:39Et ce, malgré
19:40la guerre tarifaire
19:42avec les États-Unis,
19:43les chocs de prix énergétiques,
19:47et le fait que les entreprises
19:48n'ont quasiment pas encore
19:52transmis les hausses
19:53des prix énergétiques.
19:54Pour moi, ça traduit
19:56une résilience des entreprises
19:58et finalement une certaine capacité
20:00à transmettre
20:01aux clients finales
20:03les hausses de prix.
20:04Il y a encore du pricing power ?
20:06Oui, il y a du pricing power.
20:07S'il n'y avait pas
20:07de pricing power,
20:08on n'aurait pas
20:10les résultats
20:11des entreprises en Europe
20:12qui sont évoquées.
20:13Oui, mais ça passe
20:14par des réductions de coûts.
20:15Aujourd'hui, il n'y a pas
20:15une boîte qui ne réduit pas
20:16ses coûts.
20:18Oui, mais ça ne change pas.
20:22C'est la règle générale
20:26de réduire ses coûts.
20:27Mais quand une entreprise
20:30réduit ses coûts,
20:31il y a aussi
20:31d'autres activités
20:32qui naissent.
20:32Au total,
20:33la croissance économique,
20:35elle n'est pas extraordinaire
20:37en Europe,
20:38mais elle est résistante.
20:39Juste un petit aimant,
20:41moi je me méfie quand même
20:42parce que le gros problème
20:42qu'on a avec nos chiffres
20:43macros en ce moment,
20:44c'est quand on descend en dessous.
20:47C'est-à-dire que comme on est
20:47dans des économies en cas
20:48avec des secteurs
20:50qui vont très bien
20:50et d'autres qui vont très mal,
20:52le gros problème,
20:52c'est que ces chiffres macros
20:53sous-estiment ça.
20:54Alors, il y a deux éléments.
20:55Il y a d'une part
20:56dans les profits macros,
20:57on a un effet énergétique
20:58et profit notamment
21:00de ceux qui produisent
21:00de l'énergie
21:01qui sont assez élevés.
21:03On a un biais
21:03avec l'Irlande
21:04si on prend les profits
21:05au niveau macroéconomique
21:06au niveau de Rostat.
21:07Et puis, on a aussi
21:08un biais avec le secteur
21:10technologique
21:10qui va très très bien.
21:11Donc, même si en Europe,
21:12on a quand même
21:12quelques sociétés
21:13et donc du coup,
21:14on a quelques sociétés
21:15qui vont très très bien
21:16mais ça, ça se retrouve
21:17en Chine, ça se retrouve
21:18aux États-Unis
21:18où on voit,
21:19je regardais encore ce matin
21:21les profits
21:22des entreprises chinoises
21:23qu'on a eu la publication,
21:24plus 100% de croissance
21:26des profits
21:26dans le secteur tech chinois.
21:29Donc, au niveau macroéconomique,
21:31au niveau chinois.
21:32Par contre,
21:32vous êtes à des moins 30,
21:34des moins 40
21:35sur certains secteurs,
21:36notamment ceux d'immobilier
21:37et ceux dépendants
21:38de la demande intérieure.
21:39Et je pense qu'en Europe,
21:40on n'a pas cette finesse,
21:41je ne peux pas dire,
21:42mais je pense qu'on est
21:43un peu dans ce même cas.
21:44C'est-à-dire que derrière
21:45nos chiffres macro,
21:46il y a quand même
21:46une dispersion
21:47qui est très importante
21:48et ça, c'est très inquiétant
21:50parce que vous ne pouvez pas
21:50avoir une croissance solide
21:51quand vous avez des secteurs
21:52qui vont très bien,
21:53d'autres qui vont très mal
21:54et vous ne pouvez pas,
21:55vous sentez que quand même
21:56de plus en plus,
21:57l'économie mondiale résiste.
21:59On a des bonnes surprises
21:59mais c'est lié quand même
22:00à ces investissements
22:01autour de l'IA
22:01et donc on revient
22:03au même point.
22:04Investissement autour de l'IA,
22:05tant qu'il y a des investisseurs
22:06qui investissent dedans,
22:07tant qu'ils sont prêts
22:08à prendre le risque,
22:09tout va bien.
22:09Le jour où ça se retourne,
22:11là, on pourrait avoir
22:12des effets très négatifs
22:13sur l'économie mondiale.
22:14Donc, ce n'est pas
22:14très rassurant quand même.
22:16Encore une fois,
22:16c'est pour ça que je pense
22:17qu'il faut plus parler
22:18d'incertitude,
22:19de croissance très déséquilibrée
22:20que de regarder
22:21les chiffres globaux,
22:22macro,
22:22qui se maintiennent,
22:23qui sont plutôt bien,
22:24je le reconnais,
22:24mais qui ne traduisent pas
22:25forcément les risques
22:26pour l'avenir.
22:27Et dans ce contexte,
22:28vous attendez quoi
22:28de la BCE,
22:29Michel Martinet ?
22:30Ce sera jeudi ?
22:31Il ne va rien se passer.
22:34Non.
22:35En termes de hausse de taux,
22:36on n'est pas au bout.
22:38Là, probablement,
22:39le statut peut cette semaine,
22:40mais le cycle pourrait reprendre
22:41dès le mois de décembre.
22:42Je ne sais pas
22:43si on peut parler d'un cycle.
22:44Il parle d'ajustement mesuré.
22:46Le marché s'attend
22:46à trois hausses.
22:47Oui, mais c'est peut-être
22:48un peu...
22:50Ça reste optimiste.
22:51D'ailleurs, le marché
22:52est pas mal revenu.
22:53Il y a un moment,
22:54le marché anticipe.
22:55Donc là,
22:55on est à 2,5%
22:57pour les taux BCE.
22:58Nous, on pense
22:59qu'ils vont monter
23:00à 2,75%
23:01à la fin de l'année.
23:01Je pense que c'est
23:02le consensus
23:03de la plupart
23:04des équipes d'économistes.
23:05Le marché anticipé,
23:07il y a encore
23:08un peu moins d'un mois
23:10que les taux
23:10remonteraient
23:11jusqu'à 3,5%.
23:12Maintenant, effectivement,
23:13le marché anticipe
23:14des taux BCE
23:15qui montent jusqu'à 3,
23:163,25%.
23:17Quand on regarde
23:18la communication
23:19de la BCE,
23:20elle est quand même
23:20assez claire.
23:21C'est que c'est
23:23monté au-dessus
23:24de 2,75%,
23:25donc ça,
23:26ça a été signalé.
23:27Il ne va rien se passer
23:28jeudi.
23:29Monté au-dessus de ça,
23:31au-delà de la hausse
23:32de décembre,
23:33il faudrait
23:34des signes
23:35d'accélération
23:36de l'inflation,
23:37des effets de second tour,
23:39des hausses de salaire
23:41plus élevées
23:41que ce qu'elle anticipe,
23:44des effets indirects.
23:46Donc là,
23:47on va voir.
23:47Ce n'est pas encore le cas.
23:48Et ces effets
23:51de second tour
23:51plus forts,
23:52donc les hausses
23:53des salaires
23:54qui augmentent plus
23:55que plus vite
23:55que plus vite,
23:56ça ne pourrait advenir
23:58que si la croissance
23:59était plus robuste
24:00et que tous les risques
24:01qu'on a mentionnés,
24:02énergie,
24:03durcissement des conditions
24:04financières,
24:05finalement,
24:06n'aubèreraient que peu
24:07la croissance
24:08et que les autres facteurs
24:09qui soutiennent
24:10la croissance en Europe
24:11et la croissance mondiale
24:12l'emporteraient
24:13sur ces facteurs négatifs.
24:14Merci à tous les deux
24:15de nous accompagner ce matin.
24:17Michel Martinet,
24:17chef économiste Europe
24:18de Société Générale CIB
24:19et Christian Parizeau,
24:21conseiller économique
24:21pour Aurel BGC
24:22et président d'Altaïre Economics.
24:24Ne restez pas très loin.
24:25On vous retrouvera
24:25à partir de 9h30
24:26en compagnie d'Emmanuel Combe
24:28et également des équipes
24:30de Quairo Capital
24:31et plus précédemment
24:32Fré et Cloazel
24:32dans les experts
24:33de 9h30 à 10h30.
24:34En attendant,
24:34il est 9h24.
24:35Un coup d'œil
24:36sur la séance du jour
24:37et le CAC 40
24:37qui souffle un petit peu.
24:38Merci.
24:40Good Morning Market
24:41sur BFM Business.
24:43Moins 0,4%.
24:457 818 points ce matin
24:47pour l'indice parisien
24:48quand du côté
24:48de l'Eurostock 50
24:49vous avez un repli
24:50de 0,17%.
24:51Bonjour Paul Marcel.
24:53Merci d'être avec nous ce matin.
24:54Vous êtes le cofondateur
24:55de l'Atelier des options.
24:57Comment vous regardez
24:57un petit peu
24:58ce qui se passe
24:58sur le CAC 40
24:59avant beaucoup
25:00de résultats d'entreprises ?
25:02Une dizaine
25:02entre demain et vendredi.
25:05Oui, bonjour Étienne.
25:06Écoutez,
25:07oui, on va avoir
25:07une grosse semaine
25:07en termes d'annonces économiques
25:08puisqu'on a la Fed
25:09et la BCE
25:10qui vont donner
25:11leurs décisions sur les taux
25:12et il y a
25:1335% des sociétés
25:14du SP500
25:15et une quinzaine
25:16de valeurs françaises
25:16qui vont annoncer
25:17leurs résultats trimestriels
25:18cette semaine.
25:19Donc de potentiels
25:20catalyseurs
25:20pour une poursuite
25:21de la baisse
25:22ou un potentiel rebond.
25:23Alors Moody's
25:24n'a pas dégradé
25:24la note de la France
25:25mais bon,
25:25personne n'est dupe.
25:26Tout le monde voit bien
25:27dans quel état
25:27sont nos finances publiques,
25:28notre déficit extérieur,
25:30notre dette
25:30qui augmente continuellement
25:31et surtout l'incapacité
25:32du gouvernement
25:32à faire un budget
25:34à l'équilibre.
25:34Alors si on ajoute
25:35à cela
25:35une situation géopolitique
25:37mondiale morose
25:38avec un pétrole banque
25:39toujours au-dessus
25:40des 100 dollars,
25:41dans ces conditions
25:41c'est difficile
25:42de trouver des acheteurs
25:43sur le marché français.
25:44Alors pourtant,
25:45d'un point de vue graphique,
25:46il semblerait
25:46que la baisse
25:47soit stoppée à court terme.
25:48Alors la séance
25:49du 8 octobre
25:49était importante
25:50puisqu'elle marquait
25:51un point bas
25:51qui correspondait
25:52à une oblique haussière
25:53de très long terme
25:54depuis 2020.
25:55Et vendredi dernier,
25:56on a préservé
25:57encore une fois
25:57cette oblique haussière.
25:59Alors je m'excuse,
25:59je m'ai répété
26:00une fois de plus
26:01ce que je disais
26:01il y a deux semaines
26:02sur votre antenne
26:02car la situation graphique
26:03n'a pas beaucoup évolué depuis.
26:05Donc il faut repasser
26:06au-dessus des 7 919 points
26:08qui sont une zone
26:08de pivot importante.
26:09Si on arrive
26:10à se rétablir au-dessus,
26:12alors un retour
26:12sur les 8 259 points
26:14est envisageable
26:15à moyen terme.
26:16Par contre,
26:16si on ne parvient pas
26:17à casser à la hausse
26:18les 7 919,
26:19alors il faudra
26:20surveiller la cassure
26:20de l'obique haussière
26:21de très long terme
26:22car cela pourra entraîner
26:23le CAC 40
26:24vers les 7 523 points.
26:26Demain,
26:26deux publications à suivre,
26:28Airbus
26:29mais également Microsoft.
26:30En une minute,
26:31comment vous regardez
26:32un petit peu
26:32ces deux titres
26:33d'un point de vue graphique
26:34avant ces résultats ?
26:36Du côté d'Airbus,
26:37les statistiques
26:38sont plutôt bonnes
26:39puisqu'acheter Airbus
26:40tous les 27 octobre
26:41en clôture
26:41pour revendre mi-janvier
26:43aurait donné 89% de réussite
26:44avec un rendement
26:45en 1,9 millions de 10%.
26:46Maintenant,
26:47d'un point de vue graphique,
26:48Airbus évolue
26:48au sein d'un grand canal haussier
26:49depuis 2022.
26:52Donc là,
26:53maintenant,
26:53il y a une résistance
26:54à 230.
26:55Pardon,
26:57si 230,
26:58je n'aurais pas
26:58le bon graphique.
26:59Par contre,
27:00si Airbus déçoit,
27:01il y a une cassure
27:02de la résistance
27:02à 887,80 euros
27:04pour entraîner le titre
27:05vers les 174.
27:09Maintenant,
27:09concernant Microsoft,
27:11il y a une vague de vols
27:12en bougie hebdomadaire
27:13qui est en place
27:13sur Microsoft.
27:14Donc,
27:14si après publication,
27:15la baisse se confirme,
27:16il faudra surveiller
27:17dans un premier temps
27:18la cassure du support
27:19à 515,60 dollars.
27:21Ça pourrait nous entraîner
27:22à la baisse
27:23dans un premier temps
27:23sur les 485,40 euros.
27:25et dans un deuxième temps,
27:27une baisse supplémentaire
27:28jusqu'à 450,20.
27:30Et si les résultats
27:30sont bien accueillis
27:31et que la vague de vols
27:32baissière est invalidée,
27:34alors les cours
27:34pourraient rallier
27:35la résistance
27:35de 550 dollars
27:37avant de tenter
27:37de nouveau plus haut
27:38vers les 584 dollars.
27:40532 dollars hier soir
27:41à la clôture
27:42pour ce titre Microsoft.
27:43Avant donc,
27:44les résultats
27:44qui seront publiés
27:46demain après la clôture
27:47de Wall Street.
27:47Merci beaucoup Paul Marcel
27:48de nous avoir accompagné
27:49ce matin,
27:50cofondateur de l'atelier
27:51des options.
27:52La Bourse de Paris
27:53est donc en très légère baisse
27:54de 0,4%.
27:55La publication marquante
27:57ce matin,
27:58c'est HSBC
27:58qui perd plus de 7%
28:00à Londres
28:00après avoir publié
28:01des résultats trimestriels
28:03en deçà des attentes.
28:05Dans ce contexte,
28:05il faudra donc suivre
28:06les bancaires
28:06à commencer par BNP Paribas
28:08demain avant l'ouverture
28:09du CAC 40.
28:10On se retrouve dans un instant
28:11pour les experts.
28:13Trois invités en plateau
28:14pour revenir notamment
28:15justement sur ces sujets
28:17d'intelligence artificielle
28:19alors que hier,
28:19Anthropique a publié
28:21son document
28:22d'introduction en Bourse.
28:23Ça tombe bien,
28:24on en parle avec
28:24Christian Parizeau,
28:25Emmanuel Combe
28:25et Frédéric Loisel.
28:26A tout de suite.
28:28Good Morning Market
28:30sur BFM Business.
28:32Sous-titrage Société Radio-Canada
28:33Sous-titrage Société Radio-Canada
28:33Sous-titrage Société Radio-Canada