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  • il y a 3 mois
Ce mardi 23 juin, l'Éco-score textile, un nouvel outil d'évaluation de la durabilité des vêtements qui peine encore à convaincre les consommateurs, a été abordé par Eva Jacquot dans sa chronique Morning Retail, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Good morning business, morning retail.
00:04Eva Jaco, on est 8 mois après le déploiement de l'affichage environnemental des vêtements.
00:08Une centaine de marques ont rejoint la démarche.
00:11Plus de 40 000 produits portent désormais cet Eco-Score.
00:13Quel est le premier bilan ?
00:14Cet Eco-Score ne convainc pas encore totalement les consommateurs.
00:17Et ce, pourtant, malgré un déploiement qui prend un peu plus d'ampleur.
00:21Il y a Kiabi, Jules, Carrefour ou encore Leclerc.
00:24Leclerc qui l'a déployé sur 4000 références de sa marque Tissaia.
00:28Mais voilà, il reste quand même des freins.
00:30Alors pour rappel, très rapidement, l'Eco-Score, vous savez, ça mesure l'impact environnemental des produits.
00:36Ça prend la forme d'un QR code ou bien d'un code barre sur les étiquettes.
00:40Et le score repose sur des dizaines de critères qui s'expriment en points.
00:44C'est un indicateur qui est jugé encore peu lisible pour le grand public.
00:48Parce que plus le score est élevé en points, moins il est vertueux.
00:51Donc pour le calculer, les marques font appel à des bureaux d'études.
00:54Et l'objectif, c'est d'avoir le moins de points possible.
00:57Or, sur le terrain, plusieurs acteurs alertent déjà sur le fait que ce système est jugé trop complexe,
01:03que les consommateurs ont du mal à le comprendre.
01:05Hier, justement, pendant cette journée où tous les acteurs se sont réunis,
01:09ils se sont penchés sur la manière de le rendre plus compréhensible.
01:12Alors il y a déjà de la pédagogie qui est faite dans les rayons,
01:14notamment avec Leclerc qui met en place des bornes explicatives ou encore de l'affichage.
01:20Mais en tout cas, ça ne suffit pas encore.
01:21Les consommateurs, ils l'utilisent ou ils ne l'utilisent pas ?
01:23Pas trop trop pour l'instant.
01:26En tout cas, ça prend du temps.
01:27Ils le regardent peu.
01:28Et pourtant, effectivement, tout le monde met des campagnes d'affichage en place.
01:32Jules, SMCP, propriétaire de Sandro et Maj.
01:35Mais ils expliquaient qu'en fait, le premier critère d'achat,
01:37déjà pour Sandro et Maj, c'est plutôt la désirabilité de la marque.
01:40Et puis sinon, pour les consommateurs, c'est le prix.
01:43Mais c'est un manque d'intérêt qui n'inquiète pas quand même certains acteurs,
01:47notamment Carrefour qui expliquait que pour le Nutri-Score,
01:50ça a mis plusieurs mois, voire des années à se mettre en place.
01:53Donc, j'ai interrogé le ministère.
01:55Effectivement, il m'expliquait qu'il y avait encore du travail.
01:57Il regarde à potentiellement pouvoir changer la manière dont est présenté cet éco-score.
02:03Peut-être quelque chose qui ressemble un peu plus au Nutri-Score, peut-être.
02:06Avec ABCD, un truc un peu plus clair.
02:09L'objectif, c'était quand même de sanctionner les vêtements les plus polluants.
02:13Est-ce que ça, ça marche ou pas ?
02:15Oui, en tout cas, c'est pour ça qu'ils réfléchissent à l'inclure potentiellement
02:18dans la loi anti-fast fashion,
02:19puisque ça pourrait servir à sanctionner les vêtements les plus polluants.
02:25La loi anti-fast fashion, elle prévoit justement
02:27un système de bonus-malus environnemental pour les vêtements.
02:30Et pour appliquer ces pénalités, il faudrait un indicateur comme celui-ci
02:34qui serait capable de mesurer l'impact écologique
02:36et qui dirait qu'on donne 5 euros de pénalité à Chine,
02:4020 centimes chez un autre acteur.
02:42On pourrait faire ce genre de calcul.
02:45Merci beaucoup, Eva Jaco.
02:46Merci.
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