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Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu
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00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ce 100% Actu.
00:04On va commencer nos débats dans un instant, mais d'abord le journal avec Sandra Chambaud.
00:08Bonjour Sandra.
00:12Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:14À l'honneur de l'actualité, un homme d'une vingtaine d'années est mort par balle hier soir à
00:18Valence dans la Drôme
00:19lors d'un probable règlement de pont qui est au narcotrafic.
00:22Peu après, à proximité du lieu de la fusillade, deux mineurs et un majeur ont été interpellés.
00:27L'un d'eux était porteur d'une arme à feu.
00:30Une enquête a été ouverte pour meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs.
00:34La défense civile libanaise a annoncé 16 décès et 12 blessés suite à des frappes israéliennes ce samedi
00:40dans la région de Nabatia dans le sud du pays.
00:42L'armée libanaise a par ailleurs annoncé la mort d'un de ses soldats dans la région
00:46au lendemain de l'annonce d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.
00:51Les pistes Wetkoff étant en route pour la Suisse, l'émissaire américain doit y mener des discussions avec l'Iran.
00:56Après le report des négociations entre les deux pays, son déplacement intervient
01:00alors que les deux États s'efforcent de remettre sur les rails les discussions techniques
01:04à la suite d'un protocole d'accord signé mercredi.
01:08Merci beaucoup Sandra Tchombeau et pour m'accompagner pendant cette demi-heure d'émission d'Aïma M. Fadel.
01:13Bonjour.
01:13Bonjour Elodie.
01:14Essayiste et chargée de mission politique de la ville.
01:16Antony Nibem, bonjour.
01:17Bonjour Elodie.
01:18Avocat et bonjour à Karine Durand.
01:19Bonjour.
01:19Pour justement la canicule dont on va parler à l'instant, on va se rendre sur le terrain.
01:24Nous attendent Chloé Tarka et Enzo Cordier.
01:27Bonjour et merci à tous les deux d'être avec nous.
01:29Il fait déjà très chaud dans Paris.
01:31Oui, Chloé, comment les Parisiens tentent-ils de trouver un petit peu de fraîcheur ?
01:38Eh bien Elodie, nous sommes allés dans le 15e arrondissement, dans le parc André Citroën.
01:44Effet assez rare pour être souligné, comme vous le voyez derrière moi sur les images d'Enzo Cordier,
01:50le parc est relativement désert.
01:53Habituellement, c'est un parc qui est très fréquenté les week-ends.
01:56Il a cette fois été largement délaissé par les promeneurs.
01:59Il faut dire qu'au thermomètre, il fait déjà 29 degrés et les températures vont encore grimper dans les prochaines
02:05heures
02:05avec un pic attendu autour de 33 degrés, 35 degrés peut-être en fin de journée.
02:11Pourtant ici, vous le voyez sur les images, les points d'eau ne manquent pas.
02:16Les fontaines du parc et les espaces ombragés offrent habituellement un peu de répit aux promeneurs.
02:22Mais aujourd'hui, même ces zones peinent à attirer du monde tant la chaleur est écrasante.
02:27Et le principal sujet d'inquiétude concerne désormais les prochaines heures.
02:31Elodie, la chaleur ne devrait que très peu retomber cette nuit avec des températures
02:36qui devraient rester au-dessus des 25 degrés jusqu'au petit matin.
02:41Merci beaucoup Chloé Zarka et Enzo Cordier qui vous a accompagné.
02:44On va faire le point avec vous, Karine Durand, puisque le seuil des 40 degrés a déjà été atteint ces
02:50derniers jours.
02:50La canicule s'annonce encore plus intense.
02:53Alors à quoi on doit s'attendre, Karine ?
02:54Eh bien déjà une vigilance qui est très étendue.
02:57Météo France a placé 60 départements en vigilance orange.
03:01Donc pour la canicule, c'est la majorité du pays qui est concerné.
03:05Beaucoup de départements en vigilance jaune aussi.
03:07Il y a vraiment très peu de départements.
03:08Uniquement la pointe bretonne normande ou encore le pourtour méditerranéen qui échappe.
03:12Pour ces prochains jours, une chaleur encore plus extrême que ce qu'on a connu.
03:16Ce samedi, on a une petite baisse à Paris par exemple.
03:18On prévoit 33, 34 aujourd'hui.
03:20On a eu 37 ces derniers jours.
03:22Ça va remonter dès ce dimanche.
03:24Attention et regardez justement cette carte.
03:26Je voulais vous montrer une carte de comparaison par rapport à la normale du mois de juin.
03:31Alors forcément, plus c'est rouge et bien plus la normale est écartée.
03:36Et comme on le voit justement, on s'attend également à une canicule particulièrement exceptionnelle.
03:41Jusqu'à 39 possible, voire 40 ce dimanche.
03:43Lundi, mardi, une nuit à 22 degrés.
03:4542 peut-être atteints ce mardi et ce mercredi.
03:48Une légère baisse peut-être au nord, mais ce n'est pas certain.
03:50En tout cas, plus de 35 degrés sur une grande partie du pays.
03:53Une canicule vraiment historique en prévision.
03:55Et justement, en parlant de canicule historique, on se rappelle de celle malheureusement de 2003.
03:59Elle avait causé la mort d'au moins 15 000 personnes en France.
04:02Est-ce qu'on peut s'attendre à un phénomène aussi intense ?
04:04Eh bien oui, c'est une possibilité.
04:06Regardez justement cette illustration qui vous compare un peu ces deux canicules.
04:10En 2003, c'était entre le 2 et le 17 août.
04:13Là, nous sommes en juin, donc beaucoup plus tôt.
04:1515 jours en 2003.
04:16On prévoit 10 à 15 jours pour 2026.
04:19On ne sait pas encore vraiment la durée.
04:20On ne voit pas vraiment la fin, il faut le dire.
04:22Mais au moins 10 jours.
04:23Et puis, en 2003, on a vu le deuxième jour le plus chaud enregistré en France.
04:27C'était le 5 août.
04:29Eh bien, en 2026, ce lundi ou ce mardi, on pourrait battre le record du jour le plus chaud.
04:33Donc, il n'aura jamais fait aussi chaud lors d'une journée en France si ce record arrive.
04:37Alors justement, regardez, quel était le jour le plus chaud jusqu'à maintenant ?
04:41Eh bien, le jour le plus chaud, c'était produit en 2019.
04:44C'était le 25 juillet 2019 lors d'une précédente canicule très intense.
04:48Une moyenne, un indicateur thermique à l'échelle du pays de 29,4.
04:52Ce lundi et ce mardi, on pourra voir une moyenne en France sur la journée qui dépasse les 30 degrés.
04:57Et ce serait vraiment du jamais vu.
04:59Merci beaucoup, Karine Durand.
05:01Pendant ce temps, on apprend que justement, une réunion de crise se tenait à Beauvau autour du Premier ministre.
05:06Elle vient de se terminer.
05:07Une grande partie du gouvernement était autour de la table.
05:10On va voir s'il y aura des annonces.
05:12Et puis, on vous rappelle un numéro aussi besoin d'information ou d'aide.
05:15C'est le numéro vert canicule infoservice au 0800 06 66 66.
05:20Merci encore, Karine, pour toutes ces précisions.
05:22On va parler d'un tout autre sujet maintenant.
05:25Vous l'avez peut-être suivi sur CNews.
05:27Le Parlement européen a validé la possibilité d'avoir des hubs de retour pour les personnes migrantes.
05:33Eh bien, le président de la République a déjà prévenu que la France n'allait pas les mettre en place.
05:39Il n'en veut pas.
05:39Il les juge inefficaces.
05:40On regarde justement ce que disait le président de la République.
05:44Oui, pour une politique qui lutte contre l'immigration illégale, qui nous rend plus efficace,
05:48qui conduit à des retours.
05:50Pour ce qui est de la France, non à des centres de retour ou des hubs de retour dans des
05:55pays tiers.
05:56Pour le président de la République, c'est un non sans détour.
06:00Emmanuel Macron a tenu à marquer clairement son opposition aux hubs de retour,
06:05adoptés mercredi et encadrant le retour des migrants déboutés de l'asile
06:09ou faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français.
06:14Cette réforme ouvre la voie à des accords entre Etats membres et pays tiers
06:18pour créer des centres de rétention en dehors des frontières de l'Union Européenne.
06:23Une option soutenue par plusieurs pays comme le Danemark, l'Italie ou encore l'Autriche,
06:27mais qui n'a pas l'approbation de la France.
06:30La prise de position du président français a vivement fait réagir la sphère politique.
06:35Plusieurs responsables dénoncent un manque de fermeté.
06:38En refusant d'utiliser pleinement le règlement retour, le macronisme montre toutes ses limites.
06:43La volonté de lutter vraiment contre l'immigration n'existe pas.
06:46Le modèle Macron, c'est 500 000 immigrés légaux par an en France chaque année en 10 ans.
06:50Un record d'immigration massive hors de contrôle qui aura abîmé et affaibli notre nation comme jamais dans l'histoire.
06:57Cette déclaration ne surprendra personne.
06:59Après avoir été le candidat de l'immigration massive,
07:01Emmanuel Macron a été depuis 2017 le président de la submersion organisée
07:05qui a totalement déstabilisé notre pays.
07:08Pour rappel, à l'échelle nationale, le ministre de l'Intérieur estimait à près de 700 000
07:13le nombre d'étrangers en situation irrégulière en 2025.
07:19Naïma Mfadel, on voit les réactions politiques.
07:21Et c'est vrai qu'on a l'impression que d'un côté, la France ne fait pas assez
07:24pour lutter contre l'immigration irrégulière.
07:26Et que quand il y a des solutions pour une fois qui viennent de l'Europe,
07:29on se dit qu'on n'en veut pas.
07:30Donc on comprend aussi pourquoi ça ne fonctionne pas à la fin.
07:33Ben oui, on se dit qu'en fait, en réalité, rien n'a été fait.
07:36Il n'y a pas eu réellement de volonté de changer la donne.
07:40Et on comprend mieux pourquoi un pourcentage aussi bas d'exécution des OQTF.
07:46Moi, je ne comprends pas la posture de M. Macron,
07:49puisque pour une fois, l'ensemble des pays européens,
07:52enfin la majorité, était d'accord pour qu'il y ait ces hubs de retour.
07:56Et ces hubs de retour, ils concernent qui, en fait ?
07:58C'était délégué à un pays tiers, la gestion.
08:00Ça concerne des déboutés du droit d'asile et des personnes sous OQTF.
08:07Donc voilà, ça correspond bien aux personnes qui n'ont rien à faire sur notre territoire.
08:12Exactement.
08:12Et qu'aujourd'hui, il faut trouver une solution puisqu'on ne trouve pas cette solution.
08:16D'autant plus que nous, on continue dans notre pays à gérer ces déboutés du droit d'asile
08:21et ces OQTF, avec toutes les prestations sociales, comme vous le savez.
08:25Et aujourd'hui, il en va de la soutenabilité du pays.
08:29Et puis effectivement, Anthony Bem, on entend souvent dans la lutte contre l'immigration illégale
08:33le fait de dire « mais on a l'Europe au-dessus de nous, on ne peut pas faire ce
08:36qu'on veut ».
08:37Là, l'Europe, visiblement, elle y est favorable.
08:39Le Parlement européen, en tout cas, y est favorable.
08:41Et ça ne change rien.
08:42Donc on voit aussi les limites peut-être des excuses qu'on entend parfois dans la bouche de ceux qui
08:46nous gouvernent.
08:46En effet, Elodie, vous avez parfaitement raison de rappeler
08:49qu'il existe une hiérarchie des normes où les règles européennes prévalent sur la loi française.
08:56Il n'y a que la Constitution qui est au-dessus.
08:59Et en effet, ce règlement européen a vocation à s'appliquer immédiatement.
09:02Il convient de le rappeler, ces hubs de retour visent à déplacer des personnes demandeuses d'asile
09:06dans des pays tiers où ils n'ont aucun lien, aucune origine.
09:10Par exemple, on a eu le cas de Mélanie avec l'Albanie.
09:14On a eu le cas de la Grande-Bretagne avec le Rwanda.
09:16Ça a été à chaque fois des centaines de millions d'euros qui ont été dépensés par ces États
09:20pour des résultats qui se sont avérés médiocres.
09:23Seulement 4 personnes pour le Rwanda.
09:26Et en Albanie, 90 personnes en février 2026.
09:29Donc on voit en effet que c'est des budgets extrêmement importants pour des résultats faibles.
09:32Il a raison sur le plan pratique, mais il a tort sur le plan politique.
09:37On a 19 États qui sont pour.
09:38La majorité est pour aujourd'hui et ça va être un règlement que la France devra respecter et appliquer.
09:44Et on verra effectivement comment la France arrive à ne pas tenir ses engagements.
09:48On va parler maintenant de ce concert organisé par la France insoumise à partir de 18h.
09:54Je vous rappelle que dans un premier temps, le préfet de police a interdit ce rassemblement.
09:59Mais finalement, le tribunal administratif a donc donné raison à la France insoumise.
10:03Ce concert va se tenir les explications de Célia Barotte du service police justice de CNews.
10:09Le juge des référés a d'abord rappelé que l'interdiction d'une réunion ne peut être décidée qu'en
10:15dernier recours
10:16en présence de risques de troubles matériels à l'ordre public,
10:19en particulier de violence contre les personnes et de dégradation des biens
10:23ou de la nécessité de prévenir la commission suffisamment certaine et imminente d'infractions pénales
10:30qu'il ne pourrait être prévenu par d'autres mesures.
10:32Il a ensuite relevé que les organisateurs de cette manifestation n'avaient prévu
10:37ni la participation d'Assa Traoré, ni celle des rappeurs Médine et Sosomanès.
10:43Il a également noté que les pièces versées au dossier ne permettaient pas de justifier
10:48l'existence de risques de troubles matériels à l'ordre public
10:51ou de la commission suffisamment certaine et imminente d'infractions pénales.
10:56Il a en outre constaté qu'aucun appel à des contre-manifestations n'avait été relevé
11:02et que les risques de violence entre groupes politiques opposés n'étaient pas établis par les éléments produits par la
11:09préfecture.
11:10Enfin, compte tenu de l'ampleur et de la localisation des manifestations prévues le 21 juin prochain,
11:15le juge des référés a estimé que le préfet de police ne démontrait pas
11:20qu'il ne serait pas en mesure d'assurer le maintien de l'ordre
11:24en prenant des mesures de nature à garantir l'exercice de la liberté de réunion.
11:29C'est donc dans ces conditions que le juge des référés a conclu
11:33que l'arrêté interdisant le concert portait une atteinte grave
11:37et manifestement illégale à la liberté de réunion
11:40et en a suspendu l'exécution.
11:43Anthony, j'ai l'impression que la justice parfois est à géométrie variable.
11:46Parfois on va estimer qu'il y a des risques de troubles à l'ordre public
11:51et interdire des rassemblements.
11:53Et là, le tribunal administratif estime que le préfet de police est allé un peu trop loin
11:58et qu'il n'y aura pas de troubles.
11:59On a forcément du mal à comprendre parfois comment cette justice est rendue quand même.
12:02La notion d'ordre public en droit administratif, puisque c'est de ça dont il s'agit,
12:06c'est une juridiction administrative qui est compétente pour trancher la validité ou non
12:10d'une décision d'un préfet.
12:12Donc on a porté cette affaire devant l'administratif qui a estimé en effet
12:15qu'il n'y avait pas de risque d'atteinte, en tout cas qu'il n'y avait pas de
12:17preuve
12:18de risque d'atteinte à l'ordre public, d'une part,
12:21que les invités finalement ne seraient pas présents
12:25et donc partant de là, le jeu administratif a apprécié
12:28et c'est toujours subjectif l'appréciation de l'ordre public.
12:30Oui, parce qu'on ne peut pas anticiper ce qui va se passer ou non, par définition.
12:33On ne peut pas anticiper, on ne peut pas préjuger.
12:36Et en effet, dans la balance, le juge a dû quand même prendre en considération
12:38la liberté de réunion.
12:40Quand bien même c'est un parti politique qui organise sa fête de la musique
12:44après une marche, Adama Traoré,
12:48dans la lutte contre son frère, dans la justice,
12:50son frère ayant été tué par les forces de l'ordre,
12:52qui ont été innocentés, ces forces de l'ordre, il faut le rappeler,
12:55et qui est une marche finalement pour la justice,
12:59mais en réalité antiraciste aussi.
13:01Oui, c'est comme ça qu'il le présente.
13:02Et qui part de barbesse, et qui va jusqu'à République
13:05pour se finir avec ce fameux concert.
13:07Donc en effet, il y a des risques de débordement.
13:09Dire qu'il n'y a pas de risque, non.
13:11Mais en effet, le juge administratif a considéré
13:13que dans le poids de la balance,
13:14la liberté de réunion devait prévaloir
13:16et qu'il n'y avait pas de preuves suffisantes
13:18de risque caractérisé d'atteinte à l'ordre public.
13:20Voilà pour l'explication juridique.
13:22En tout cas, la France insoumise, vous en doutez, est ravie.
13:25On va regarder notamment l'avis du maire de Saint-Denis,
13:28Bali Bagayoko, qui s'est exprimé sur les réseaux sociaux
13:31pour se féliciter de cette décision.
13:33Il dit ceci aux grandes dames des autorités macronistes.
13:36Notre concert antiraciste pour la fête de la musique aura bien lieu.
13:40Naïma, le problème, il est sans doute là.
13:42Ce n'est pas une fête de la musique comme les autres.
13:44Quand cette fête de la musique, elle est organisée par un parti politique,
13:47vous l'avez précisément rappelé à l'instant, après une manifestation,
13:51une manifestation qui se veut sans-leux antiracistes,
13:54qui est surtout aussi antipolis, anti un petit peu tous.
13:57C'est ça qui pose problème.
13:58Ce n'est pas tant qu'il y a un concert, évidemment.
13:59Il y a une OPA qui est faite sur cette fête de la musique
14:02et c'est bien regrettable.
14:04Et effectivement, on peut supputer quand même
14:07qu'il va y avoir des débordements.
14:08Parce que déjà, l'intitulé même de cette manifestation
14:13laisse entendre qu'on va s'attaquer à nos forces de l'ordre.
14:15À nos institutions, même d'ailleurs globalement.
14:17Et c'est pour ça que moi, je m'interroge
14:19et là, je parle sous le contrôle, évidemment, d'Anthony.
14:23C'est que moi, le préfet, pour moi,
14:25il est un représentant de l'État, de l'État de droit.
14:28Et il a en face de lui, finalement, le tribunal administratif
14:31qui lui donne tort dans la décision du préfet
14:36d'interdire une manifestation
14:39qui peut poser problème à l'ordre public,
14:43mais pas seulement.
14:44Moi, je pense qu'il peut poser aussi problème à la cohésion
14:47et à l'unité de la nation.
14:49Parce que forcément, il va y avoir des traces politiques
14:52et on voit bien que c'est instrumentalisé à des fins politiques.
14:56La campagne électorale pour les présidentielles a clairement commencé.
15:00Rapidement, là-dessus, sur cette hiérarchie, entre guillemets,
15:03entre préfet et juge administratif.
15:05En fait, tout simplement, le juge administratif
15:09est le juge des actes administratifs.
15:10Les préfets rendent des actes administratifs.
15:13Donc, quand on n'est pas d'accord avec la décision d'un préfet ou d'un maire,
15:16c'est le juge qui arbitre et qui tranche.
15:18Et c'est le cas, en l'espèce, où il a tranché au nom de la liberté de réunion.
15:22Tout en sachant que cette marche, c'est quand même des gens qui disent
15:25qu'on déteste tous la police.
15:27Bien sûr, c'est pour ça qu'on l'a rappelé.
15:28Donc, dire qu'il n'y a pas de risque d'atteinte, c'est un peu fort de café.
15:30Et on verra effectivement comment ça se passe.
15:32Est-ce que la marche va être présentée à LFI ?
15:33Et on va parler maintenant aussi justice, mais avec cette histoire qui est à peine croyable.
15:38Ce sont des magistrats qui traitent une maman de psychologue bobo
15:41ayant surréagi dans un jugement.
15:43Ce sont leurs termes.
15:44C'est une maman qui avait porté plainte pour une agression sexuelle sur son enfant
15:48par le baby-sitter et qui a été d'ailleurs relaxée.
15:51Regardez cet extrait.
15:52C'est donc l'extrait de la motivation du jugement du tribunal de Bobigny.
15:57On peut également imaginer que sa mère, psychologue et bobo,
16:00d'ailleurs plus bohème que bourgeoise, avait surréagi.
16:02Et entraîné son fils dans un délire de victimisation de violences sexuelles,
16:07biaisant ses déclarations par sa réaction et son insistance,
16:10celle-ci ayant indiqué en outre à l'audience
16:12lui avoir fait des séquences de MDR recommandées en cas de stress post-traumatique,
16:16séance inadaptée par rapport aux faits.
16:18Non, je déconne, même si c'est en partie vrai.
16:20Anthony, c'est ça l'état de notre justice ?
16:22C'est quand même l'extrait où on ne s'interroge pas sur les violences sexuelles
16:27qu'a subie cet enfant, mais donc sur le côté bobo ou bohème ou bourgeoise
16:31de cette maman, c'est absolument honteux.
16:33Ses propos sont honteux.
16:35Je reste sans voix.
16:37Oui, parce qu'on pourrait penser que c'est une blague.
16:41J'ai du mal à croire que ce soit possible.
16:44Et pourtant, ça l'est.
16:46C'est incroyable.
16:49Rien ne peut expliquer, justifier que dans la motivation d'un jugement,
16:55on puisse émettre des jugements de valeur sur une personne victime.
17:01Et j'entendais, en effet, les victimes sont des empêcheurs de tourner en rond
17:07pour la justice et pour les juges.
17:09Finalement, les victimes ne sont pas reconnues comme telles.
17:11Et cela démontre à merveille au combien les victimes posent problème au juge.
17:19Certains, je vais dire un gros mot, excusez-moi, sont considérés comme des emmerdeurs.
17:24Oui, les victimes sont considérées comme des emmerdeurs pour les juges.
17:27C'est triste et c'est écrit dans cette décision.
17:29C'est écrit dans cette décision et dans le contexte après l'affaire Liana.
17:32Effectivement, ce sont des mots qui font d'autant plus mal.
17:35Réaction, évidemment, immédiate du ministre de la Justice, Gérald Darmanin,
17:38sur les réseaux sociaux, les usagers, les plaignants, les partis civils et les victimes
17:42méritent tout le respect du service public de la justice.
17:46Après en avoir échangé avec les chefs de cour et de juridiction,
17:50Jordan dès à présent une enquête administrative sur ces faits d'une extrême gravité
17:53et totalement contraire à la déontologie et au devoir de délicatesse des magistrats
17:58afin de proposer des sanctions au conseil supérieur de la magistrature.
18:02Et puis la présidente, évidemment, du tribunal de Bobigny a dû réagir après ses propos.
18:06Les mesures internes sont en ordre de marche, en ordre de marche auprès de celui qui a laissé passer
18:11et de celui qui a rédigé.
18:13Bien sûr, ça n'est pas possible.
18:14Alors certes, Naïma, ça n'est pas possible.
18:15Mais si ça arrive, c'est que c'est une mentalité qui est possible.
18:18Parce que si ce document, il existe, il n'y a pas qu'un document qui doit exister de cette
18:21manière-là.
18:21Voilà.
18:22Et ça rejoint ce qu'a dit la maman de Rosa, la petite fille qui a été violée.
18:28Et la maman a porté que j'avais des actes par Jérôme Barrella.
18:32Il y avait des actes médicaux, etc.
18:35Montrant que cette gamine a été violée.
18:37Et les gendarmes, finalement, l'envoyaient promenir en lui disant, finalement, vous êtes une emmerdeuse.
18:41Excusez-moi.
18:42En lui disant que si elle n'arrêtait pas d'appeler, c'est eux qui allaient finalement finir par porter.
18:46Et le dit, moi, ça me terrifie.
18:48Parce qu'en fait, on n'arrête pas de dire qu'il faut coûter des enfants.
18:50Voilà.
18:51On a mis en place, dans des commissariats, les fameuses salles, Mélanie.
18:55Mais vous vous rendez compte que là, vous avez des magistrats qui disent qu'elle a surréagi.
18:59Et qui ironisent.
19:00Et qui se moquent d'elle à l'écartement.
19:01Et qui moquent d'elle.
19:02Donc, comment voulez-vous que les Français, que le peuple, aient confiance en la justice,
19:07quand il est aussi méprisé ?
19:09Je trouve ça extrêmement inquiétant.
19:11Et merci au ministre de l'Intérieur.
19:12Merci au ministre de la Justice.
19:14Pardon.
19:15D'avoir réagi et d'avoir demandé qu'une enquête...
19:19Encore une fois, j'allais vous dire une enquête, en espérant qu'il y ait quelque chose.
19:22Parce que c'est ça qui est dramatique, ce qu'on a l'impression...
19:24Là, l'avantage, sans doute, c'est qu'il sera facile de retrouver aussi ceux qui ont écrit ça.
19:28Vraiment, il est temps de remettre à place ça.
19:30Ça, il n'y aura pas de sanction.
19:31Le problème, c'est que dans l'administration, les administrations sont la grande muette.
19:35La grande muette, ce n'est pas que l'armée, le service militaire, c'est aussi l'administration.
19:39L'administration couvre les fonctionnaires.
19:41Quand ils commettent des erreurs, il n'y a pas de réelle sanction.
19:44On les met ailleurs.
19:46Quand c'est des auteurs d'agressions sexuelles, on ne les sanctionne pas vraiment.
19:49Donc, c'est très grave ce qui se passe dans l'administration.
19:52Ils sont vraiment couverts et les juges sont là aussi pour les couvrir.
19:55Il faut le dénoncer.
19:56Il faut le dénoncer parce qu'après, on voit aussi l'impunité, malheureusement.
19:59Et on le voit dans ce cas, évidemment.
20:02On va vous rappeler qu'à 22h sur CNews, vous pourrez suivre le documentaire sur Coluche.
20:07Coluche qui a disparu il y a déjà 40 ans.
20:10Coluche, la liberté de rire, ce grand reportage.
20:12Et donc, à retrouver sur l'antenne de CNews à partir de 22h.
20:16Merci Naïma M. Fadel et merci Anthony Bem d'avoir été les invités de 100% Actu.
20:21Vous retrouverez tout de suite Laurence Ferrari et Michel Onfray.
20:24Et moi, je vous dis rendez-vous à 15h pour 120 minutes.
20:27Info, à tout à l'heure.
20:29Merci.
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