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Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu
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00:00Bonjour à tous, ravis de vous retrouver pour ce rendez-vous de 100% Actu.
00:05On va commencer nos discussions dans un instant, mais d'abord le journal avec Augustin Donadieu.
00:10Bonjour Augustin.
00:13Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:15Les Canaries se préparent à l'arrivée du navire touché par l'antavirus.
00:19Le directeur de l'OMS, Tedros Adhanon, est arrivé sur place pour coordonner l'évacuation des près de 150 passagers
00:27et membres d'équipage.
00:28Le dernier bilan de l'OMS recense au total 6 cas confirmés parmi 8 cas suspects.
00:343 passagers du navire sont décédés.
00:37L'antavirus est connu, mais rare.
00:39Il n'existe à ce jour aucun traitement ni vaccin.
00:41La maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire régional.
00:46La Russie a fêté aujourd'hui la victoire soviétique contre l'Allemagne en 1945.
00:51Un défilé militaire restreint en l'absence d'équipements militaires tels que des chars ou des lances-missiles.
00:57La cause, une menace d'attaque de drones ukrainiens pour perturber la cérémonie qui aura finalement duré que 45 minutes.
01:04Vladimir Poutine en a profité pour rendre hommage à son armée qui, selon ses mots, affronte une Ukraine, des forces
01:10agressives soutenues par l'OTAN.
01:13Et dans ce contexte, le chef de l'État débutera aujourd'hui sa tournée africaine.
01:18Il est attendu aujourd'hui à Alexandrie en Égypte pour y inaugurer une université de la francophonie.
01:23Il est attendu ensuite demain à Nairobi.
01:26Puis en début de semaine prochaine au Kenya où il sera organisé un sommet Afrique-France.
01:29Il terminera enfin son voyage officiel mercredi aux côtés du Premier ministre éthiopien.
01:35Merci beaucoup Augustin Donadieu.
01:38Et pour m'accompagner sur cette émission, Myriam Jabali-Larac, bonjour.
01:41Bonjour.
01:42Je rappelle que vous êtes professeur d'économie et président de l'association Regards Lycéens.
01:46Et Raphaël Saint-Ville, bonjour.
01:47Bonjour Elodie.
01:48Journaliste au JDD.
01:49On va commencer cette émission en revenant sur l'histoire de Karine Jambu.
01:53Vous l'avez sans doute déjà entendu sur CNews.
01:56Elle avait été violée sous le toit familial par un ami de ses parents.
02:00Les faits se sont produits quand elle avait entre 5 et 7 ans.
02:03Et en 2018, son violeur a été condamné à 30 ans de prison pour ses faits.
02:08Mais voilà, il vient d'obtenir sa remise en liberté au bénéfice d'une confusion de peine.
02:12Une décision totalement incompréhensible évidemment pour la victime.
02:16D'autant plus qu'il va s'installer à Rennes, là où réside Karine.
02:19Comment cela est possible ?
02:21Qu'est-ce que ce principe de confusion de peine ?
02:23Les explications de Juliette Sadat.
02:26Comment expliquer que Roland Bloddy, violeur multi-récidiviste,
02:30condamné en 2018 à 30 années de prison, soit libéré dès la semaine prochaine ?
02:35Pour le comprendre, il faut se plonger dans le code de procédure pénale
02:39et l'article qui concerne le principe de confusion des peines.
02:43En fait, Roland Bloddy, il avait déjà été condamné en 2007.
02:47C'était déjà pour des viols, en l'occurrence sur sa propre fille.
02:51Il avait été copé de 18 années de prison.
02:54Alors quand il est condamné en 2018, il demande à la justice que les deux peines se confondent
03:01et que la plus longue absorbe la deuxième.
03:04Le juge accepte grâce à cela.
03:06Sur sa peine de 30 ans prononcée en 2018, il en avait déjà effectué 11 derrière les barreaux.
03:14Et on arrive à aujourd'hui, grâce à ce principe de confusion des peines,
03:18après seulement 8 ans, sa peine de sûreté est achevée.
03:22Roland Bloddy est légalement en droit de demander un aménagement de peine,
03:27ce que la justice accepte encore une fois.
03:30– Raphaël Stenville, on se met à la place et on verra une citation dans un instant de Karine
03:34de toutes ces victimes qui ne peuvent pas comprendre comment il est possible
03:37que pour des faits aussi graves, on se dit qu'il a commis plusieurs faits à chaque fois de viol.
03:41On va confondre toutes les peines et donc, in fine, il sera moins puni.
03:45C'est ça aussi la logique de la confusion des peines, finalement.
03:48– Oui, et d'une certaine manière, dès cette décision du tribunal en 2018,
03:54on savait que cette possibilité existait.
03:57Ce n'est que maintenant que cette horreur et cette brutalité de cette décision s'impose à nous
04:11mais en plus aura la possibilité de s'installer à proximité de chez elle, dans la ville de Rennes.
04:16Donc il y a une sorte de double horreur qui vient s'ajouter,
04:19comme si finalement les droits des victimes étaient bafoués au profit des droits des détenus
04:25qui semblent supérieurs finalement à celles de leurs victimes.
04:29– Et justement sur cette parole des victimes qui est évidemment la plus importante,
04:33on va regarder ce que disait Karine, qui me rappelle a été violée par cet homme
04:37alors qu'elle avait entre 5 et 7 ans et concernant cette décision à la fois
04:41de remise en liberté et d'installation à Rennes.
04:43Mon violeur sort de prison et moi, je vais devoir me cacher.
04:47C'est vrai que Myriam, quand on voit ce genre de décision,
04:49on dit souvent que parfois on a l'impression que la justice est plus du côté du coupable
04:53que des victimes, on se met à la place de Karine dans ce cas-là.
04:56Mais ce n'est pas la seule malheureusement qui va vivre en sachant qu'à tout moment
04:59quand elle sortira de chez elle, elle pourra tomber sur cet homme
05:02qui l'a violée pendant plus de deux ans.
05:04– Oui, c'est symptomatique en fait. Aujourd'hui on a une justice,
05:07on a l'impression en tout cas, et les Français l'ont dit dans une enquête
05:10que vous avez faite il y a peu de temps, que c'est une des institutions les plus laxistes
05:15et donc la défiance envers la justice est de plus en plus importante
05:18et en même temps la population carcérale n'a jamais été aussi élevée.
05:21Et en effet, si les décisions de justice, de remise en liberté, etc. ne sont pas expliquées,
05:26ça vient nourrir la défiance.
05:27Alors on ne dit pas qu'il faut garder tout le monde en prison,
05:30on ne dit pas qu'il ne faut pas faire de remise en liberté,
05:32mais là en l'occurrence c'est complètement effrayant, ubuesque et incompréhensible,
05:37surtout qui retourne dans la même ville.
05:39Et cette affaire est symptomatique parce qu'en fait c'est à la fois une affaire
05:42qui cristallise tout ce qui se passe dans notre société,
05:44les violences faites aux femmes, le problème avec la justice,
05:48le problème également de psychiatrie qui est le trou noir de l'État
05:51qui à la fois est un vrai problème puisque la justice ne peut pas absorber
05:55également les mots sociaux et les mots psychiatriques,
05:57et puis certains s'en servent comme moyen de défense.
06:00Exactement.
06:01Et en même temps également la fameuse ASEE, l'aide sociale à la France,
06:05qui je le rappelle, la France dépense via les départements environ 11 milliards d'euros
06:09et finalement on n'a jamais eu autant d'enfants,
06:12puisque il faut rappeler que Karine Jambus, son calvaire a commencé,
06:15vous le disiez tout à l'heure, à l'âge de 5 ou 6 ans.
06:19Et donc ça prouve bien nos limites également à protéger les enfants.
06:22Je rappelle que, et moi ce chiffre m'a, c'est éloquent, il m'a même, c'est plutôt effrayant,
06:27un enfant par semaine est tué sous les coups de ses parents.
06:30J'ai relu deux fois ce chiffre, c'est vraiment un enfant tous les 5 jours par semaine,
06:34donc environ 60 à 70 enfants par an.
06:37Vous vous rendez compte ? Parce que c'est ça aussi cette histoire-là,
06:39au-delà après de la fin de l'histoire, que la justice ne protège pas.
06:43Donc cette défiance envers la justice, c'est aussi la défiance envers l'État,
06:48c'est aussi le fait qu'aujourd'hui on ne sait plus ce que font nos institutions,
06:51le principe de subsidiarité, de transparence et de comptabilité de nos institutions n'est pas respecté.
06:57Les chiffres sont, moi je les ai vus, il y a 114 000 mineurs qui sont enregistrés à l'ASE,
07:0476 000 victimes de violences sexuelles, et la moitié de ceux-ci, c'est dans le cercle familial.
07:09En même temps, l'ASE, le budget consacré à l'ASE ne cesse d'augmenter,
07:14et pourtant parallèlement, c'est inefficace.
07:16Après, effectivement, vient la justice qui semble, je ne dis pas qu'elle est déconnectée du terrain,
07:21mais ces décisions sont, en l'occurrence, cette affaire Le Monde,
07:25peu comprises ou pas comprises, ou en tout cas incompréhensibles en l'État.
07:29La victime, dont il faut le rappeler qu'il y a quand même une victime,
07:32qui aujourd'hui a du mal à se reconstruire,
07:35comment voulez-vous comprendre que son voisin est en fait son agresseur ?
07:38Et puis, il y a une brutalité de la justice, parce que le simple fait d'apprendre la libération de
07:45son agresseur
07:46par un simple courrier, de lire ça avec toute la brutalité et la sécheresse d'une lettre administrative,
07:55il y a quelque chose d'encore plus insupportable pour la victime,
07:58qui se sent véritablement abandonnée par la justice.
08:03Et c'est ça qui est absolument terrible, je pense, pour cette victime en particulier,
08:08mais pour toutes les victimes de violeurs qui, pour beaucoup, se retrouvent dans des situations comparables.
08:14Et justement, cette semaine, à l'Assemblée, il sera étudié une proposition de loi
08:17pour faire en sorte que les victimes soient mieux informées aussi au fur et à mesure du dossier de leurs
08:23violeurs,
08:23notamment. On va changer de sujet avec ce refus d'obtempérer qui a eu lieu à Lyon,
08:28dans le 7e arrondissement. C'était ce jeudi, vers 17h40.
08:32S'en est suivi une course-poursuite. Elle a duré 30 minutes.
08:34Elle s'est terminée dans l'Inde, dans la ville de Montluel.
08:37Et les fuyards ont fait usage d'un fusil à pompe qu'ils ont tourné contre les policiers.
08:42Deux individus ont été interpellés. Le reportage sur place d'Olivier Madinier.
08:48Tout débute par un banal contrôle dans le 7e arrondissement de Lyon.
08:52Une golfe avec trois personnes à bord refuse de s'arrêter.
08:55Elle est aussitôt prise en chasse par un véhicule de police.
08:59Commence alors une longue course-poursuite qui va durer plus de 30 minutes.
09:04D'abord dans les rues de Lyon, ensuite sur le périphérique, puis sur l'autoroute.
09:08Les fuyards prennent tous les risques.
09:10Ils tirent à plusieurs reprises sur les policiers avec des fusils à pompe.
09:14Durant cette course-poursuite, le passager a sorti un fusil à pompe par la fenêtre
09:20et a tiré à plusieurs reprises sur mes collègues.
09:24Donc c'est quelque chose qui n'est pas banal dans le cadre d'un refus d'autempérer.
09:28L'enquête permettra de déterminer précisément pourquoi ces personnes-là étaient à cet endroit.
09:33Étaient-ils prêts à commettre un acte ? On ne sait pas.
09:36Mais s'il s'agit simplement d'un simple contrôle routier,
09:39les policiers sont désormais des vrais cibles.
09:43Même pour un contrôle routier, ils peuvent risquer leur vie.
09:46La chasse va prendre fin dans le département de Lens,
09:49à près de 25 km de Lyon, sur la commune de Montruel.
09:53Deux des occupants de la Golfe sont interpellés.
09:56Le troisième parvient à s'enfuir.
10:00Myriam, on entendait ce syndicaliste policier dire que pour un simple contrôle routier,
10:04aujourd'hui les forces de l'ordre sont des cibles.
10:06On a de cesse de le dire sur ces plateaux.
10:08Et on voit maintenant qu'ils sont quand même face à des délinquants
10:11qui ont des fusils à pompe.
10:12C'est-à-dire qu'on voit aussi que l'arsenal qu'ils ont face à eux
10:16n'a de cesse de croître non seulement en nombre d'armes
10:19et en puissance aussi de l'arme.
10:20On peut constater une mexicanisation de la violence et du narcotrafic.
10:26Le nier serait être complètement dans le déni.
10:29Mais je veux dire, après on fait quoi ?
10:31On l'a constaté, vous l'avez plusieurs fois dit.
10:34Et puis les faits divers qui ne sont plus d'effets divers se multiplient.
10:38Et puis toutes les figures d'autorité y passent.
10:40Le maire, vous l'avez vu le 9 septembre, la police.
10:4330 000 policiers, dernier chiffre de 2024,
10:46sont aujourd'hui victimes de violences de la rue.
10:50Alors certains me disent, oui mais c'est leur métier.
10:52Oui mais bon, enfin...
10:53Leur métier de risquer de se faire tuer pour un contrôle routier.
10:55Exactement, pas à ce niveau-là.
10:57Et puis pas avec autant de diversification d'armes blanches.
11:00On parle de Kalachnikov, on parle d'armes.
11:03Enfin, ce narcotrafic qui aujourd'hui se mexicanise énormément.
11:07Et puis je vous dis, toutes les figures d'autorité, professeurs, maires, soignants, tout le monde y passe.
11:13Et les journalistes, bien sûr également, quand vous essayez de couvrir des manifs antifa ou autres.
11:19Parce qu'on est dans une espèce de société.
11:21Alors je rappelle quand même qu'il s'agit quand même d'une minorité ultra violente.
11:24Mais on est dans ce que, vous savez, l'ouvrage de Jérôme Saint-Thomas qui parlait de bloc contre bloc
11:30est tout à fait actuel aujourd'hui.
11:31Et on a cette privation de la communication qui fait qu'on passe effectivement par un phénomène de violence physique,
11:40de violence verbale.
11:41Mais surtout là, en l'occurrence, c'est vraiment la défiance des figures d'autorité.
11:45D'où qu'elles viennent et qu'elles expriment en fait.
11:49Et finalement, j'ai envie de dire, ça fait aussi écho à ce qui se passe dans notre société aujourd
11:53'hui en termes de micro-causes.
11:55On a cette fascination pour la guerre, cet anéantissement du droit.
11:59On voit ce qu'il se passe au Moyen-Orient.
12:01Où finalement, on dit, c'est pas très grave, c'est pas si grave que ça.
12:04Le droit est la figure d'autorité.
12:06Quel message on envoie à nos jeunes, à ces jeunes ultra violents qui disent,
12:09mais attendez, ceux qui nous dirigent nous disent que le droit, c'est pas très important, c'est pas grave.
12:14Eh bien écoutez, on va faire pareil.
12:15Et vous avez cité justement, Myriam, les chiffres des forces de l'ordre agressées.
12:19On va les regarder ensemble, non seulement les chiffres pour l'année précédente,
12:23mais surtout l'augmentation.
12:25Parce qu'en réalité, c'est ça le chiffre important.
12:27Donc on voit qu'en 2025, il y a eu 37 500 forces de l'ordre qui ont été attaquées.
12:3225 ans auparavant, on était à 13 400.
12:35Évidemment, le chiffre était déjà beaucoup trop important.
12:37Ce qui est une hausse de 180%.
12:40Myriam parlait à l'instant de défiance envers toutes les figures d'autorité.
12:44On peut même complètement parler de guerre de territoire dans la manière d'agir
12:48et dans les armes qui sont utilisées par ces délinquants.
12:50Oui, vous avez raison.
12:51C'est une guerre de territoire où la figure de l'autorité,
12:56tout ce qui, de près ou de loin, sont des incarnations de l'État,
13:01sont combattues et combattues désormais avec des armes.
13:04Enfin, vous évoquiez, Myriam, la réponse qu'il faudrait peut-être pouvoir apporter
13:09là où on semble finalement totalement dépassé par l'ampleur de ce phénomène.
13:14Je crois que c'est plus de 28 000 refus d'autorité par an, en tout cas en 2025.
13:20On voit, et ça fait le lien avec le président sujet,
13:23que notre politique pénale finalement, elle est tellement contrainte,
13:26notamment par une sous-notation carcérale,
13:29que là où on devrait ne serait-ce que de mettre des peines de prison minimales...
13:33Oui, l'État de très courte peine ou courte peine.
13:36... pour des refus d'autorité classique.
13:38Finalement, on ne peut pas.
13:40Et donc, ça paralyse le système judiciaire,
13:46ça annule l'action et les réponses qu'on devrait pouvoir apporter
13:50à ce genre de phénomène.
13:52Et ces phénomènes ne prennent que davantage d'ampleur
13:54avec justement des personnes qui finalement élargissent
13:58et leur emprise sur nombre de pans de notre territoire.
14:03Et ce qui est incompréhensible, je vous le complète,
14:05c'est ce qui est incompréhensible en même temps,
14:07c'est que les dotations financières ne cessent d'augmenter pour la justice.
14:11Donc à un moment, il faut bien que chaque institution soit responsable de son action.
14:16Parce que si j'injecte plus d'argent et qu'en même temps,
14:19je n'arrive pas à faire face à des difficultés qui sont croissantes,
14:22qui est responsable de quoi ?
14:24Oui, c'est aussi la difficulté des promesses non tenues sur les places de prison.
14:27Et de responsabilité.
14:27Mais c'est d'abord parce qu'effectivement,
14:29le budget de la justice a très largement augmenté.
14:32Des huissiers sont venus en renfort, des juges également.
14:38Pour autant, s'il manque des places de prison,
14:41d'une certaine manière, la machine, elle tourne à la vide.
14:43Oui, on va pour cette dernière partie parler maintenant du canon français.
14:47Les banquets dont on vous a déjà parlé sur CNews,
14:50l'un se tient à Montélimar ce week-end.
14:52Déjà, plus de 100 000 convives ont participé à ces banquets un peu partout en France.
14:56Mais en quoi consiste justement ce banquet ?
14:59Quel est le but ? Comment cela se déroule ?
15:00Les détails avec Anaïs Bauché.
15:04Musique, danse, vin rouge, cochon à la broche.
15:07Ce banquet du canon français organisé hier soir à Montélimar
15:10rassemble pour la soirée près de 1000 convives.
15:13Toute génération confondue.
15:15On est des bons vivants et nous, on aime la bonne nourriture.
15:18Et on aime faire la fête surtout.
15:20On est là pour manger, pour s'amuser, pour chanter, pour danser, pour faire des liens et puis voilà.
15:24Il y a toutes les générations qui sont là, on est là pour s'amuser, pour passer du bon temps.
15:27Voilà, on s'amuse, on s'éclate.
15:30Nous festoyons ce soir !
15:33Le béret fait partie intégrante du décor, tout comme le drapeau français,
15:37ainsi que la viande présente sur toutes les tables.
15:39L'objectif des banquets du canon français ?
15:41Valoriser le terroir et le patrimoine du pays.
15:44Pourtant, ils sont accusés de véhiculer des idées racistes derrière une vitrine patriotique.
15:48Une accusation réfutée par les organisateurs.
15:50On est apolitique justement.
15:53On considère que c'est important que le fromage, la charcuterie, la convivialité
15:58ne soient pas des sujets clivants et surtout politiques.
16:00Et c'est vrai que les personnes qui nous attaquent
16:02essayent de nous imposer en fait leur débat idéologique et politique.
16:06Et on trouve ça extrêmement délétère pour tout le monde.
16:10Malgré les voix qui s'élèvent pour faire cesser ces rassemblements,
16:13organisateurs et participants tiennent bon.
16:15Une centaine de banquets du canon français ont déjà été organisés
16:17dans de nombreuses régions de France.
16:19Et à chaque fois, ils affichent complet.
16:25Raphaël Stainville et Maffreau qui est une eurodéputée.
16:28La France Insoumise critique beaucoup le canon français
16:30et elle dit que les jeunes ou moins jeunes qui participent
16:33fantasment une identité.
16:35Est-ce que c'est ça qui gêne justement les détracteurs du canon français ?
16:38Que certains puissent assumer leur patriotisme,
16:40leur envie de manger des produits qui soient français
16:42sans se poser d'autres questions ?
16:43Oui, mais je pense que les apôtres de la Nouvelle-France
16:46veulent d'une certaine manière arraser la culture française,
16:52l'art de vivre à la française.
16:53Et donc ils ont fait, et s'ils ciblent aujourd'hui le canon français,
16:58c'est parce que précisément, c'est une incarnation de cet esprit français.
17:03Lorsque vous voyez dans le même temps et la France Insoumise
17:06demander l'interdiction du canon français
17:08et le grand recteur de la mosquée de Paris
17:12s'en prendre à se banquer parce qu'il serait excluant,
17:16vous avez très précisément l'islamo-gauchisme en action,
17:22un exemple chimiquement pur de ce que très régulièrement
17:26nous dénonçons dans cette alliance presque objectivée
17:30entre les islamistes et la France Insoumise.
17:33Et puis il y a aussi beaucoup, Myriam, de fake news,
17:35comme on le dit de la part de la France Insoumise,
17:37parce que notamment cette même Emma Fourreau disait
17:40que pour les femmes c'est compliqué,
17:41au contraire les femmes disent se sentir en sécurité.
17:44Il y a parfois 4 à 5 000 personnes au même endroit,
17:47il n'y a jamais de débordement, tout le monde rentre chez lui.
17:49Donc on voit beaucoup de polémiques de la part de certains
17:52en se disant que ça ne gêne personne,
17:54personne n'est obligé d'aller manger au canon français, évidemment.
17:57Et même les maires qui les reçoivent expliquent qu'ils n'ont jamais eu
17:59le moindre souci de sécurité.
18:02Donc pourquoi ça dérange ?
18:05Votre reportage le montre très bien,
18:06et puis la personne que vous avez interrogée utilisait le mot juste.
18:09Il parle de patriotisme, il parle de terroir,
18:12valorisation du patriotisme français et du terroir.
18:14Et ce n'est pas pour rien que ces événements s'appellent canons,
18:17et puis qu'ils sont de plus en plus populaires.
18:19Je pense qu'aujourd'hui on est dans une période
18:21où il y a des tensions politiques,
18:23où il y a une pression internationale,
18:24à la pression avec l'OTAN,
18:26qui fait que les gens ont besoin de se retrouver.
18:28C'est aussi une preuve de réindustrialisation de notre pays.
18:32C'est aussi un sujet de patriotisme national,
18:36et donc de politique également nationale.
18:38Les gens ont besoin de se retrouver,
18:39de dire voilà nous sommes la France,
18:41dans la convivialité, dans une ambiance sympathique.
18:42Et puis il le dit, c'est complètement apolitique.
18:45Et puis si ça valorise en même temps
18:46l'image d'une France forte, conviviale,
18:50c'est le mot qu'il utilise,
18:53en paix sereine, qui réaffirme des valeurs d'autorité,
18:57de vivre ensemble, et puis de symboles français,
18:59après tout, charcuterie, fromage, etc.
19:01Oui, c'est juste aussi vanter les terroirs.
19:03Je crois que nos agriculteurs en ont plutôt besoin.
19:05Complètement.
19:05Alors là, vous faites bien de le dire,
19:07surtout aujourd'hui.
19:08Et puis dans une ambiance complètement bonne enfant.
19:10Et puis ce qu'il faut interroger,
19:11c'est que s'il y a aujourd'hui autant de popularité.
19:15Alors vous disiez, parce qu'avant on n'en parlait pas,
19:17mais il n'empêche qu'aujourd'hui, on voit bien
19:19que les gens y participent de plus en plus.
19:21Oui, ça a pris de l'ampleur en termes de grandeur de salles
19:23et de nombre de personnes sur le même événement à chaque fois.
19:26On en a besoin.
19:27Et l'extrême gauche veut politiser ce type d'événement.
19:30Aujourd'hui, je pense que les Français ont bien compris
19:32que ce n'est pas un sujet clivant.
19:36Votre reportage le dit, ce n'est pas un sujet clivant.
19:38C'est un sujet social, c'est un sujet de rassemblement,
19:41de patriotisme, de valorisation.
19:42Et je crois que la France en a besoin aujourd'hui,
19:44justement pour rappeler que nous sommes un,
19:47que nous sommes nation et que face aux pressions internationales,
19:50il y a une France qui peut s'exprimer.
19:52Il y a aussi, parce que canon, ce n'est pas anodin,
19:54le mot que ce soit canon, réindustrialisation, force, etc.
19:58Et justement, dans l'émission 120 minutes info,
20:01cet après-midi à 15h, on sera avec Géraud de Latour,
20:03que vous avez entendu, c'est lui que vous citiez,
20:05qui est l'un des fondateurs du canon français.
20:07Et on sera aussi avec notre équipe qui est sur place.
20:09On verra comment ça se prépare en coulisses
20:11et ce qui se passe vraiment dans ces banquets.
20:14Merci à tous les deux d'avoir été les invités de 100% Actu.
20:17Tout de suite, vous retrouvez Laurence Ferrari et Michel Onfray
20:20dans Face à Onfray.
20:21Et moi, je vous dis donc rendez-vous à 15h pour 120 minutes info.
20:24A tout à l'heure.
20:24Merci à tous les deux d'avoir regardé cette vidéo !
20:27Merci à tous les deux d'avoir regardé cette vidéo !
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