- il y a 17 heures
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans 100% Actu et presque 16h sur CNews, tout de suite le journal Augustin Donadieu.
00:06Augustin bonjour.
00:07Bonjour Olivier, bonjour à tous.
00:09La ministre déléguée aux anciens combattants Alice Ruffo et Aurore Berger,
00:13ministre déléguée à la lutte contre les discriminations,
00:15ont participé ce matin à une cérémonie de commémoration à l'occasion des 84 ans de la rafle du Veldiv.
00:22Une cérémonie alors que les actes antisémites n'ont jamais été aussi nombreux en France
00:26que pendant les trois dernières années selon le ministère de l'Intérieur.
00:30Dans ce contexte, écoutez Serge Klarsfeld, pardon, il s'est exprimé à la tribune,
00:35président de l'association des fils et filles des déportés juifs de France.
00:38Il appelle à repousser les anti-juifs d'où qu'ils viennent.
00:43Repoussons les tribuns anti-juifs d'où qu'ils viennent.
00:47Et pour le 85e anniversaire de la rafle du Veldiv en 2027,
00:54souhaitons bien évidemment le commémorer dans une république condamnant et combattant l'antisémitisme
01:03et non dans une république où les juifs auraient du mal à vivre en tant que français et en tant
01:11que juifs.
01:13Trois ans après la mort de son fils Enzo, poignardé à mort,
01:17en juillet 2023, Sophie Goupil continue d'attendre un procès mais aussi des changements concrets pour les familles des victimes.
01:23Dans une tribune publiée dans le journal du dimanche aujourd'hui,
01:27elle interpelle les responsables politiques et appelle à une justice plus rapide
01:31et à une meilleure prise en charge des victimes.
01:36Trois ans après la mort d'Enzo, le temps judiciaire n'a toujours pas permis à sa famille de tourner
01:41la page.
01:42Pour Sophie, sa mère, l'attente est devenue une seconde épreuve.
01:46Les procédures s'éternisent sans que rien ne change pour nous.
01:49Notre vie est restée suspendue au 22 juillet 2023.
01:52Chaque jour qui passe sans procès est un jour de plus où cette date continue de s'imposer à nous.
01:57Pourquoi les familles de victimes doivent-elles vivre dans une attente interminable
02:00sans savoir quand elles pourront enfin être entendues par une cour d'assises ?
02:04Elle dit avoir pris connaissance du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes.
02:09Une réforme qui permet de raccourcir les délais de jugement qu'elle accueille avec espoir
02:14mais qu'elle estime encore insuffisante.
02:17Les victimes ont besoin d'une justice plus rapide, d'un accompagnement à la hauteur de ce qu'elle traverse
02:22et d'une réponse pénale à la hauteur de la gravité des crimes commis.
02:26Aujourd'hui, son message s'adresse à tous les élus sans distinction.
02:30J'aimerais que sur un sujet aussi grave, tous ceux qui ont le pouvoir de faire évoluer la loi
02:34sachent se rassembler autour d'une seule et même cause, celle des victimes.
02:38Peu importe les sensibilités ou les différences de chacun
02:41parce que la douleur d'une famille n'a ni couleur politique ni étiquette.
02:46Sophie souhaite que plus aucune famille n'ait à vivre une attente aussi longue
02:50après la perte d'un enfant.
02:51Son espoir, que son histoire fasse avancer la place des victimes dans la justice française.
02:58A l'étranger au lendemain d'attaques ukrainiennes meurtrières contre la Russie.
03:03Kiev, à son tour, était la cible d'une vingtaine de missiles balistiques russes.
03:08La nuit dernière, une personne a trouvé la mort.
03:1016 autres ont été blessés la veille.
03:13L'armée de Volodymyr Zelensky avait envoyé des drones contre deux centres logistiques russes.
03:18370 engins explosifs qui ont fait au moins huit morts selon les autorités locales.
03:24Merci beaucoup Augustin Donadieu.
03:26Prochain point sur l'actualité à 16h actualité que nous décryptons cet après-midi
03:30avec Nicolas Paganelli-Avocat.
03:32Bonjour.
03:33Bonjour Yves.
03:33Axel Ronde, porte-parole CFTC Police, nous accompagne également.
03:36Bonjour Axel.
03:38Bonjour Olivier.
03:38Olivier Vial est également avec nous, directeur du CRU.
03:41Dans un instant, on va parler sur cette collusion entre la France insoumise et le syndicat de la magistrature
03:47puisqu'il marche main dans la main pour s'opposer au projet de loi de présomption légitime pour les policiers.
03:53Axel Ronde, vous nous direz ce que vous en pensez dans un instant.
03:55Mais avant, on va faire un point sur l'actualité internationale.
03:59Se dirige-t-on vers une reprise de la guerre totale au Moyen-Orient ?
04:03Les Etats-Unis qui ont une nouvelle fois frappé cette nuit après la mort de deux soldats américains,
04:08c'était hier en Jordanie et pour la première fois depuis le début de la guerre.
04:11Ce sont des tirs iraniens qui ont tué des militaires américains.
04:15On va faire le point avec Pierre Crépy dans un instant, qui doit arriver.
04:19Je ne sais pas où il est.
04:21Toujours est-il que les Etats-Unis ont visé, je vous le disais, des sites militaires iraniens
04:25ainsi que les forces des corps de la gardienne de la révolution islamique.
04:28Et dans le même temps, les pays du Golfe en alerte.
04:31Le Koweït qui dit avoir intercepté des missiles iraniens barré en état d'alerte.
04:36Voilà Pierre Crépy. Pierre, un point de situation à cette heure précise que sait-on ?
04:41Bonjour Olivier. Alors évidemment, l'information la plus importante est de rappeler que deux soldats américains
04:46ont été tués hier sur une base en Jordanie.
04:49L'un d'entre eux, un troisième est d'ailleurs toujours porté disparu.
04:52Plus les heures passent, plus son sort devient inquiétant.
04:55Derrière moi, bientôt vont s'afficher ces images assez impressionnantes d'ailleurs
04:59de cette base américaine qui a été touchée en Jordanie, la base Muafak al-Salti,
05:04de laquelle partaient de plus en plus de drones et de missiles ces dernières semaines.
05:09C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la Jordanie, comme l'Irak,
05:12sont devenues des bases privilégiées pour être visées par Téhéran.
05:16Derrière moi, maintenant, va s'afficher aussi des cartes qui ont été réalisées par Téhéran,
05:22qui publie les images avant, après des frappes en Jordanie.
05:25Une révélation importante a été faite dessus, puisque l'on voit que 15 avions militaires
05:31ont été détruits par l'Iran dans les frappes récentes.
05:36Une nuit de frappes qui a été assez intense d'ailleurs,
05:39puisqu'au total, une dizaine de villes iraniennes ont été touchées.
05:42Au total, on référence également que l'Iran, de son côté, a touché plusieurs pays du Moyen-Orient,
05:48en particulier, vous le voyez ici, en particulier l'Irak, donc cette nuit.
05:52Mais il y a quelques minutes seulement, le Koweït et la Jordanie se sont déclarés en état d'alerte.
05:57Le Koweït qui d'ailleurs voit de nombreuses usines de dessalement, vitales pour le pays, être touchées.
06:03Du côté des Américains, beaucoup de frappes ont été menées contre les villes côtières,
06:08en particulier situées dans le détroit d'Hormuz.
06:11Mais en réalité, les dégâts ont été assez faibles, en tout cas de ce que l'on sait,
06:14puisque les coupures d'Internet ont été assez fortes dans ces régions en Iran.
06:19Si l'on termine par l'une des dernières images qui nous est arrivée,
06:22l'Iran a diffusé l'image d'un drone américain, un drone MQ-4 qui a été détruit dans la
06:29région.
06:30Il a été retrouvé dans un désert en Iran.
06:32Vous le voyez ici, une image impressionnante qui a encore été très peu diffusée.
06:35Elle a été authentifiée par nos sources.
06:37Vous voyez ici un drone américain, c'est le troisième en seulement une semaine,
06:40qui a été abattu par l'Iran.
06:42Ce dernier va permettre à l'Iran de pouvoir s'inspirer des technologies américaines,
06:46voir comment est-ce qu'ils peuvent se défendre contre ces nouvelles technologies.
06:51Et surtout, ça montre que les Américains sont de plus en plus en difficulté dans la région.
06:55Donald Trump a d'ailleurs réagi il y a très peu de temps dans un tour social
06:59où il essaye de relier l'Iran à la Russie.
07:02Il explique que des sanctions doivent être faites contre l'Iran pour pouvoir ralentir la Russie.
07:07Il mêle donc deux conflits en un.
07:08Merci beaucoup, Pierre.
07:10On se trouve à 15h30 pour un nouveau point complet sur les toutes dernières informations.
07:14Antranik Kavokian, géopolitologue, est également en liaison avec nous.
07:18Antranik, bonjour.
07:19Cette question à 15h06 sur CNews, est-ce qu'on se dirige vers un embrasement régional ?
07:26Voilà l'interrogation à cette heure.
07:29Très bien.
07:30Alors Olivier, je pense qu'on est déjà dans une reprise des conflits.
07:34L'embrasement signifie déjà qu'il y a une reprise encore plus dangereuse qu'avant.
07:39Votre collègue vient de mentionner à l'instant que des infrastructures de dessalement
07:45au Koweït et au Bahreïn ont été visées par l'Iran.
07:48Donc ça, c'est une nouveauté, si je puis dire,
07:50puisque l'Iran s'attaque de façon très directe à des infrastructures civiles désormais.
07:54Et quand on connaît le niveau de chaleur de ces zones-là,
07:57ça devient dangereux pour les populations locales d'une part.
08:00Deuxièmement, en termes diplomatiques purs,
08:03on a l'intervention du guide suprême, Mojtabar Khamenei,
08:08qui est en train d'indiquer, je cite,
08:10que les États-Unis sont en train de perdre en crédibilité
08:14et de rajouter une chose très, très importante et qu'il convient de noter.
08:21Et ça, c'est un point qui a été indiqué par le président du Parlement,
08:26que les États-Unis sont en train de perdre leur super power.
08:30Et ça signifie qu'on est en train d'alimenter une guerre nouvelle,
08:37encore plus forte et nuisible aux populations
08:40que celle qui a débuté il y a quelques mois.
08:43Et quand on voit les réactions des marchés financiers
08:46par rapport à l'ouverture, la réouverture, etc. du détroit d'Hormuz,
08:50j'indique que le prix du Brent, le prix du baril au niveau de l'indice Brent
08:54est quasiment 90 dollars aujourd'hui.
08:56Ce qui fait que les bonnes nouvelles prétendues d'il y a quelques semaines
09:00étaient finalement quasiment un leurre, je dirais,
09:04de la part des États-Unis qui visaient une accalmie des marchés financiers
09:08qui a été extrêmement temporaire.
09:10Donc là, clairement, on a une reprise,
09:11on a des annonces diplomatiques de part et d'autre
09:13qui sont un peu glaçantes.
09:15Et troisièmement, on a des attaques qui, notamment, par exemple,
09:19de la part de l'Iran, visent précisément des infrastructures civiles désormais.
09:23Merci beaucoup pour cet éclairage, Antranik Kervokian, géopolitologue.
09:28On continue de suivre sur CNews les derniers développements
09:32concernant cette guerre au Moyen-Orient.
09:34Retour en France avec cette question.
09:36À qui va-t-on faire croire qu'une partie de la magistrature
09:40est juste et impartiale lorsqu'elle rend la justice ?
09:44Pourquoi ? Parce que jeudi dernier, c'est assez hallucinant,
09:47le syndicat de la magistrature a participé à une conférence de presse
09:51organisée par la France Insoumise.
09:53Des magistrats et la France Insoumise, main dans la main.
09:56Et le but ? Dénoncer une proposition de loi
09:58sur la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre.
10:02Le syndicat de la magistrature prétend donc protéger l'État de droit
10:06en s'opposant à une loi votée par le Parlement.
10:10Regardez cette séquence.
10:12Ce texte, en somme, pose un problème non seulement du point de vue politique,
10:16mais aussi du point de vue juridique,
10:17au sens où il est en contrariété avec les normes internationales
10:21et les normes constitutionnelles qui fondent notre État de droit.
10:25Nous sommes donc légitimement inquiets des suites,
10:28des retombées dans la pratique,
10:30notamment d'une hausse de tir mortel.
10:32C'est la raison pour laquelle nous appelons à la signature massive de la pétition.
10:37Ainsi que nous nous joindrons, évidemment, à l'appel à mobilisation,
10:41à manifestation le 19 septembre prochain.
10:44Alors Axel Ronde, je me tourne vers vous en tant que représentant des forces de l'ordre,
10:48de la police, puisque je rappelle le contexte.
10:50Là, on entend un magistrat du syndicat de la magistrature,
10:52aux côtés de la France Insoumise,
10:54dénoncer une proposition de loi sur la présomption de légitime défense.
10:57Je me mets à la place des policiers en entendant ça.
11:00Et je repense à cette affaire Naël et ce policier, Florent M.,
11:03qui me dit qu'aujourd'hui, ce policier n'était pas face à un magistrat militant
11:09et qui, à tout prix, au fond, souhaitait voir derrière les barreaux
11:13un membre des forces de l'ordre.
11:15C'est ça la question qui se pose.
11:16Est-ce que la justice est encore juste et impartiale ?
11:18Et notamment pour les policiers, avec cette proposition de loi.
11:20Vous avez tout à fait raison, Olivier, de souligner ce grave problème,
11:25parce qu'effectivement, nous sommes censés nous garantir la loi,
11:31la loi qui est votée par le Parlement,
11:33mais après, nous sommes censés être protégés
11:36quand nous sommes dans nos missions de police par cette justice,
11:41par la justice, parce que nous, nous rendons les gens,
11:44si vous voulez qu'on interpelle, les remettons à la justice.
11:47Maintenant, qui nous dit effectivement qu'on voit que ce syndicat
11:51est extrêmement politisé, qui s'oppose, qui veut s'opposer à une loi
11:56qui a été votée par le Parlement, qui nous, juste,
11:59qui remet les choses claires, qui nous donne, si vous voulez,
12:03une présomption, si vous voulez, d'avoir agi conformément aux droits,
12:09tout simplement, quand on utilise nos armes, ce qui est normal.
12:12On part du principe que le policier a agi normalement,
12:16parce que nous sommes informés pour cela.
12:18Nous avons aussi la loi qui nous autorise à utiliser les armes.
12:23Je rappelle quand même qu'il n'y a que les policiers
12:25qui ont le droit de porter une arme sur la voie publique
12:28et de pouvoir faire l'usage de cette arme.
12:31Donc, il est tout à fait normal qu'on parte du principe
12:34que le policier a agi de bonne foi.
12:37Bien évidemment que si l'enquête démontre que le policier a fauté,
12:42il sera, bien évidemment, poursuivi.
12:45Ce n'est pas une humilité que nous avons actuellement.
12:49Bien sûr, mais ça veut dire que pour un justiciable,
12:52et notamment dans ce cadre précis pour un policier,
12:54c'est la roulette russe, Olivier Vial.
12:5610% des magistrats, grosso modo, 25% des magistrats.
12:5925% des magistrats votent pour le syndicat de l'administration.
13:03Donc, c'est quand même une chose sur quatre.
13:05Donc, c'est effectivement une roulette russe quand même
13:08avec déjà pas mal de balles dans le barillet.
13:11Et effectivement, ce syndicat-là, c'est un enfant de mai 68.
13:14Il est créé en mai 68 et tout de suite, il se définit comme une volonté
13:19pas de faire la justice, mais de changer la société dans un sens extrêmement politique.
13:23Donc, il est politique.
13:24Vous dites qu'effectivement, il ne respecte pas la loi,
13:26mais dans la harangue du juge Baudot en 1974,
13:29qui est un peu la philosophie du syndicat de l'administration,
13:32il disait, ne donnez pas une trop grande importance à la loi.
13:36C'est à vous de faire votre propre loi.
13:40Ne regardez pas la jurisprudence.
13:42C'est votre bon sens qui doit vous permettre justement de rendre justice.
13:46Et rendre justice, pour eux, c'était être partiel.
13:49Et c'est notamment, il disait, fiez-vous plus aux voleurs qu'aux policiers.
13:53Donc, on a cette philosophie depuis le début.
13:56Avec le mur des cons, on peut le rappeler,
13:57et des victimes sur le mur des cons.
13:59Le mur des cons en 2013, la présidente du syndicat de l'administration
14:03a été condamnée en 2019 pour injure publique,
14:06parce que sur ce mur des cons, et c'est là où c'était peut-être le plus dramatique,
14:09c'est qu'il y avait des paires de victimes,
14:12notamment le général Schmitt, qui demandait simplement
14:15à ce qu'il y ait eu la justice pour sa fille, Anne Lorraine,
14:17qui avait été violée et tuée dans le RER.
14:21Et donc, pour avoir fait cette demande-là,
14:24il s'est retrouvé sur le mur des cons.
14:26Mais en 2015, le syndicat d'administration va militer
14:31contre l'état d'urgence, avec Tariq Ramadan, avec le CCIF,
14:37donc cet organisme qui a été dissous après pour avoir milité contre Samuel Paty.
14:43Et à cette époque-là, il milite contre l'instauration
14:47et la construction d'un état policier.
14:49C'est bien de vous dire, en fait, on a quand même cette volonté-là extrêmement forte.
14:53Quand en 2023, on va avoir le soulèvement de la terre,
14:57et le soulèvement de la terre, là encore, le syndicat d'administration,
15:00la magistrature va aller militer devant le Conseil d'État
15:03pour s'opposer à la dissolution.
15:05Là, on est encore dans quelque chose qui est...
15:07C'est des magistrats qui vont mettre pression sur d'autres magistrats
15:11pour obtenir un régime de faveur pour certains de leurs amis.
15:15On n'est clairement pas dans une règle de droit classique.
15:18Et quand on se raccroche cette information à l'actualité directe,
15:23notamment à ce vote de la honte, c'était vendredi dernier,
15:26vous avez certainement suivi sur CNews, je vous recontextualise,
15:29les députés de gauche et notamment de la France Insoumise,
15:32ils ont dit non.
15:33Alors, ils ont dit non à quoi, figurez-vous ?
15:35Eh bien, ils ont dit non à la perpétuité pour les violeurs en série
15:40sur les mineurs de 15 ans.
15:42C'est absolument hallucinant, c'est abject.
15:45On va peut-être d'ailleurs écouter la députée de la France Insoumise,
15:49Gabrielle Catala, pour avoir en tête son argumentaire.
15:52Et donc, si le syndicat de la magistrature est une surcursale
15:55de la France Insoumise, on imagine ce que ça peut donner par la suite
15:58et on va en parler, mais pour bien comprendre, écoutez, Gabrielle Catala.
16:02Et je vous invite, collègues, à regarder, par exemple,
16:07ce que déclarait Robert Badinter sur la question.
16:11Puisque Robert Badinter a été l'artisan de l'abolition de la peine de mort en 1981.
16:19Mais ensuite, il déplorait l'idée de la perpétuité réelle
16:22en expliquant que lorsque le condamné n'a aucune perspective,
16:29cela ne l'incite nullement à essayer de s'améliorer
16:33et cela ne facilite aucunement la réinsertion ou l'insertion de la personne.
16:41Cette inversion totale, Maître, cette inversion totale,
16:45c'est-à-dire que finalement, le bourreau devient la victime.
16:47C'est ce que dit la France Insoumise.
16:48Et donc, c'est ce que pensent aussi des magistrats du syndicat de la magistrature.
16:54Mais imagine-t-on ce que peuvent penser des victimes
16:58si un magistrat du syndicat de la magistrature est amené
17:00à juger un violeur en Syrie sur mineur de 15 ans
17:03et qui dit « ben non, je vais lui mettre 20 ans et puis il sortira plus tard ».
17:06Mettons-nous à la place des victimes.
17:07C'est très très grave, en fait, cette idéologie de l'extrême-gauche
17:11partagée en plus, on le sait aujourd'hui, au sein du syndicat de la magistrature.
17:16Écoutez, je vous le dis très sincèrement, je n'ai toujours pas compris
17:19pourquoi le syndicat de la magistrature organise une conférence de presse
17:23aux côtés de la France Insoumise et aux côtés de Mme Assat-Traoré.
17:27Il n'y a rien d'illégal.
17:28Le syndicat de la magistrature, il existe la liberté syndicale en France,
17:31peut s'exprimer comme il l'entend.
17:33Mais le faire en compagnie d'un parti politique
17:36et d'une personne qui sont extrêmement engagées,
17:39à l'encontre même de l'institution judiciaire, ça pose question.
17:43J'ajoute que j'ai vérifié, parmi les obligations déontologiques des magistrats,
17:47il y en a une, c'est celle de favoriser la confiance
17:50entre les citoyens et l'institution judiciaire.
17:54L'institution judiciaire, vous le savez, est extrêmement décriée
17:57depuis ces derniers mois.
17:59On a des multiplications d'erreurs individuelles,
18:02de certains magistrats, évidemment, pas tous.
18:04Donc on a une opinion publique qui est chauffée à blanc.
18:07Et au même moment, on a le syndicat de la magistrature
18:10qui décide de faire une conférence de presse
18:13au sein même d'un parti politique d'extrême-gauche.
18:16Donc je vous le dis, politiquement, je ne comprends pas cette démarche.
18:20Et on se souvient de ces mots de vos collègues de la police nationale.
18:23Le problème aujourd'hui de la police, c'est la justice.
18:27Et alors, on sait que l'institution policière, elle,
18:30elle est très surveillée.
18:32Ce n'est pas le cas des magistrats qui n'ont pas de compte à rendre.
18:34Quand aujourd'hui, à la lumière de cette nouvelle actualité
18:38concernant le syndicat de la magistrature,
18:41qu'est-ce que vous vous dites, Axel Ronde ?
18:42Comment voulez-vous que la justice avance ?
18:43Si derrière, vous n'avez pas de soutien de la justice,
18:46si vous tombez sur le mauvais magistrat,
18:48l'enquête, ce n'est plus la même.
18:50C'est ça, la réalité.
18:51Mais au-delà de ça, c'est que nous, on est extrêmement inquiets.
18:53Est-ce que ça ne va pas être de l'injustice envers les policiers ?
18:55Parce qu'au final, si vous avez des militants derrière,
19:00finalement, des magistrats,
19:01anti-police, quand vous voyez la rhétorie de ce que disent
19:05la LFI contre la police nationale,
19:07c'est glaçant, ça fait froid dans le dos.
19:09Donc si en plus, ils ont des militants au sein des tribunaux,
19:13mais comment vous voulez qu'on fasse notre travail ?
19:16Tout simplement, en sécurité.
19:18Déjà qu'on est en totale insécurité sur la voie publique
19:22avec des individus qui nous crachent en plein visage,
19:24au final, qui nous attaquent à coups de mortier,
19:26à coups d'armes, à coups de couteaux, et j'en passe.
19:2917 policiers sont blessés chaque jour dans notre pays.
19:31Et en plus, en plus, dans les prétoires,
19:34on a peut-être des personnes qui sont anti-police
19:36et qui vont nous chercher, finalement, la petite bête,
19:41lire la petite ligne en disant que finalement,
19:44vous êtes responsable de tout ce qui se passe sur cette affaire.
19:48Donc nous, ça nous met en insécurité, encore une fois,
19:51juridique, judiciaire.
19:52Et ça, c'est vraiment terrible.
19:54On espère que c'est juste un incident,
19:57un acte isolé d'un syndicaliste,
19:59et que ce n'est pas du tout comme ça que fonctionne ce syndicat-là.
20:04Et en tout cas, une partie des magistrats, en tout cas,
20:06n'adhère pas à ces propos.
20:07– Je vois Olivier Vial lever les yeux au ciel,
20:09donc visiblement, c'est assez répandu.
20:10On peut dire aussi que la majorité des magistrats, eux,
20:14font très bien leur travail.
20:16Mais je vais vous dire, Olivier Vial,
20:18j'ai du mal à comprendre le logiciel,
20:20à la fois de la France Insoumise et du syndicat de la magistrature.
20:23Cette volonté absolue de ne pas protéger la société,
20:26mais davantage de protéger la victime.
20:28Cette volonté de pointer du doigt le policier,
20:30et non plus l'auteur.
20:31Il faut aller chercher où pour comprendre cette réflexion de ce logiciel ?
20:34– Il y a un des concepts qui est central chez eux,
20:37c'est ce qu'ils appellent la défense politique.
20:38Et la défense politique, c'est l'idée que la justice n'est pas là
20:42pour rendre la justice sur une affaire particulière,
20:45mais pour être transformatrice et changer la société.
20:48Et donc, en gros, c'est pour ça que, dans leur regard,
20:51il faut pouvoir rétablir l'équilibre.
20:55Et donc, on ne s'intéresse pas à la réalité des faits,
20:58mais on va estimer qu'il faut rétablir la part entre le faible et le fort,
21:05même si le faible est le bourreau et pas la victime.
21:08Et ça, effectivement, c'est dès l'entrée de 1974 dans la rancre du juge Baudot
21:14que c'est dit très clairement, mais on va le retrouver tout le long.
21:17Et ça, c'est quelque chose qui est extrêmement important,
21:20qui, en plus, aujourd'hui, idéologiquement,
21:21est en train de nourrir toute une partie de la discipline juridique
21:25dans certaines universités, parce que, par l'intersectionnalité,
21:29on a à la fois du droit, mais on a beaucoup de sciences humaines
21:32qui viennent aujourd'hui sur ces questions-là.
21:34Et dans les sciences humaines, la question, effectivement,
21:36des violences policières est devenue une discipline universitaire enseignée.
21:40On a des universitaires qui ont théorisé le racisme systémique de la police.
21:45Là aussi, étude quand même très intéressante.
21:47Cette première étude sur le racisme systémique de la police,
21:50elle est faite par le CNRS, mais ce que le CNRS oublie de dire,
21:53c'est qu'elle a été financée par la fondation Soros.
21:55Et qu'effectivement, on voit une volonté politique d'instrumentaliser certaines études
22:01pour après nourrir un champ et un imaginaire.
22:04Et ça, effectivement, c'est malheureusement ce qui fait qu'aujourd'hui,
22:07une partie de la justice, c'est 25%.
22:09Heureusement, il y a une partie des magistrats qui se rebellent contre ça.
22:14Et aux dernières élections, on a vu qu'un nouveau syndicat avait émergé,
22:18l'unité FO qui est un syndicat beaucoup plus neutre,
22:22beaucoup plus proche des aspirations des Français
22:25sur une justice un peu plus sévère et moins laxiste.
22:27Pour clore sur ce dossier, Nicolas Bacanelli,
22:29on sait qu'il y a des institutions où on ne peut pas se syndiquer.
22:32L'exercice syndical est interdit.
22:34Je pense notamment aux armées.
22:35Est-ce que la question, clairement, doit se poser ?
22:37C'est la question posée par Bruno Retailleau, d'ailleurs.
22:39L'urgence de réformer l'exercice syndical chez les magistrats.
22:43Ou en tout cas, peut-être aussi l'urgence de demander des comptes aux magistrats.
22:47Alors, avant de répondre à votre question,
22:49j'aimerais revenir sur cette députée de la France Insoumise,
22:51Gabriel Catalac, nous avons entendu,
22:53dont vous avez diffusé l'intervention il y a quelques minutes.
22:58J'ai l'impression que cette parlementaire est dans une incompréhension absolue
23:03de ce que prévoit le Code pénal.
23:05Parce que le texte prévoyait simplement de faire passer une peine encourue,
23:10encourue, de 15 ou 20 années de réclusion criminelle à la perpétuité,
23:14ce qui laisse la possibilité absolue à la Cour d'Assise de moduler la peine.
23:19Donc, en fait, soit elle ne comprend pas, soit elle fait semblant de ne pas comprendre,
23:23mais il y a là quelque chose de complètement ahurissant sur un plan juridique.
23:28C'est simplement une peine encourue.
23:30Donc, peut-être, pour clore en un mot, peut-être l'urgence de revoir aussi
23:34l'exercice syndical des magistrats, votre regard, vous, en tant qu'avocat ?
23:38Effectivement, si vous voulez, la liberté syndicale, elle ne doit pas être entravée,
23:43mais simplement, il ne devrait pas être possible pour des magistrats syndiqués
23:47de parader à côté de partis politiques.
23:50Parce que là, on se pose vraiment une question d'impartialité et d'indépendance.
23:53Très courte pause.
23:54Je suis assez d'accord sur le concept, sauf que finalement,
23:58ça nous permet de savoir que ça existe.
23:59S'il n'y avait pas le syndicat de l'administration,
24:01il y aurait vraisemblablement autant de magistrats extrêmement idéologisés,
24:04mais on ne le saurait pas.
24:05Et ce n'est pas forcément mieux que ça reste discret.
24:08Voilà, là, au moins, on est prévenu.
24:10On sait ce qu'il en est.
24:11Bon, l'actualité cette semaine, marquée par ce revirement inattendu,
24:15spectaculaire, qui a bouleversé le dossier Jubilard.
24:17On va en parler longuement dans un instant,
24:19juste après un point sur la situation au Moyen-Orient.
24:22A tout de suite sur CNews.
24:27Et de retour sur le plateau de 100% Actu, bienvenue.
24:30Si vous nous rejoignez, Célia Barod du service police-justice
24:32nous a rejoint. Célia, bonjour.
24:34Dans un instant, gros dossier sur cette affaire,
24:37l'affaire Jubilard, revirement inattendu et spectaculaire.
24:41Se dirige-t-on enfin vers la vérité décryptage dans un instant.
24:44Mais avant l'actualité marquée par ces fortes tensions au Moyen-Orient,
24:49est-ce qu'on se dirige vers une escalade, en tout cas régionale ?
24:53On va faire le point complet avec vous, Pierre Crépy.
24:56Dites-nous à cette heure,
24:57quelles sont les dernières informations dont nous disposons ?
25:00La situation peut paraître calme, mais elle est très loin de l'être, Olivier.
25:03Pour commencer, il faut évidemment rappeler cette frappe
25:06qui a eu lieu hier en Jordanie sur une base américaine
25:09que vous allez voir juste derrière moi.
25:10Images impressionnantes d'un missile balistique iranien
25:13qui a causé au moins deux morts, plus de 30 blessés
25:16et un soldat américain encore disparu à l'heure actuelle.
25:19Son sort devient évidemment de plus en plus inquiétant.
25:23Les gardiens de la Révolution ont par ailleurs publié une image
25:26d'une base américaine en Jordanie qui a, elle aussi, été détruite
25:29sur laquelle nous pouvons voir environ 15 avions militaires F-15
25:33qui ont été détruits.
25:35Les voici, vous avez l'image qui est juste là, l'image avant.
25:38Et là-bas, vous voyez le hangar avec 15 avions F-15 à l'intérieur
25:41qui a été complètement pulvérisé.
25:43Il est probable que cette destruction ait eu lieu il y a deux jours,
25:47mais les gardiens de la Révolution l'ont publié aujourd'hui.
25:50Si l'on parle des frappes qui ont eu lieu cette nuit et encore aujourd'hui,
25:53il y a eu plusieurs frappes.
25:55D'abord, des frappes américaines.
25:56Comme vous le voyez ici, une dizaine de pays en Iran ont été,
26:00une dizaine de villes en Iran ont été touchées,
26:02toutes situées sur les côtes, en particulier dans le détroit d'Hormuz.
26:06Côté iranien, la nuit a été agitée en Irak, à Derbile
26:09et dans la ville de Daouk où des consuls américains ont été visés.
26:13Et très récemment, donc, il y a quelques minutes,
26:16le Koweït et la Jordanie, en particulier la ville de Amman, ont été visés.
26:20Vous verrez aussi en fin de présentation des images à Aqaba, en Jordanie.
26:25Si l'on continue en parlant d'une image assez importante que nous avons reçue,
26:30il y a également un drone américain qui a été retrouvé en Iran,
26:33dans la province d'Ilam.
26:35Un drone américain qui a été complètement détruit, pulvérisé.
26:38Voici les images qui sont assez exceptionnelles et peu trouvables,
26:41encore aujourd'hui sur Internet, authentifiées par nos services.
26:44Ce drone américain va permettre à l'Iran de s'inspirer des technologies américaines
26:48et d'essayer de pouvoir mieux s'en défendre dans les prochains jours.
26:51Ce sont des véritables trésors de guerre pour Téhéran
26:53et des échecs militaires pour Washington
26:56qui risquent d'intensifier ses activités dans la région.
26:59Donald Trump s'est d'ailleurs exprimé à ce sujet il y a quelques instants
27:03dans un post sur Trousse Social dans lequel il déclare
27:06que les républicains devraient inclure l'Iran
27:08dans le projet de loi de sanctions contre la Russie.
27:10Il est donc en train de lier deux conflits.
27:13Et donc, comme je vous le disais, des images qui viennent de tomber
27:16il y a seulement quelques instants sur la ville d'Akaba en Jordanie
27:20où Israël a publié des missiles qui volent dans les airs.
27:24Il semblerait que ces derniers aient été interceptés.
27:26Mais ça montre tout de même que l'Iran est donc toujours actif
27:29au moment où on se parle.
27:31Merci beaucoup, Pierre.
27:32On l'a bien compris, un silence pesant ce dimanche.
27:36Tout le monde s'observe en attendant effectivement la moindre alerte.
27:39Merci beaucoup.
27:40On en reparlera largement dans l'heure inter et ce sera à 16h.
27:45Mais avant l'actualité cette semaine, et vous l'avez vécu sur CNews,
27:48marqué par ce revirement inattendu, revirement spectaculaire
27:51qui bouleverse ce dossier jubilard.
27:54Quelques semaines du procès en appel, il est prévu en septembre.
27:57Alors des fouilles qui avaient démarré jeudi se sont terminées vendredi à Villeneuve-de-Vert.
28:02C'est à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines.
28:04Et c'est les indications précises de Cédric Jubilard qui ont permis, Célia Barotte,
28:10ces recherches.
28:10Alors peut-être pour la première fois depuis cette nuit du 15 au 16 décembre 2020,
28:15un grand pas pourrait être fait dans le mystère de la disparition de Delphine Jubilard.
28:20Oui, le 6 juillet dernier, pour recontextualiser, on apprend lors d'une conférence de presse
28:24des avocats de Cédric Jubilard qu'il avoue sa responsabilité,
28:29il reconnaît une certaine responsabilité dans la mort de Delphine.
28:34Il se confie à ses avocats, il explique qu'avec la pression médiatique,
28:39la pression aussi des enquêteurs, son placement à l'isolement,
28:42il n'a pas pu faire ses révélations plus tôt selon lui.
28:46Ensuite, il a expliqué qu'il était d'accord pour coopérer avec la justice,
28:50coopérer avec les enquêteurs.
28:51Il a expliqué qu'il allait indiquer le lieu où se trouvait le corps de Delphine,
28:57en tout cas avec ses souvenirs,
28:59puisqu'au départ, il parle de points qui ne sont pas précis.
29:03Et puis, il oriente ses enquêteurs sur ce champ, sur cette terre, à Mayoc, dans le Tarn.
29:09Et ses enquêteurs qui fouillent, font des recherches pendant deux jours,
29:14donc jeudi et vendredi dernier,
29:17des fouilles qui se sont arrêtées à la surprise générale.
29:20Mais donc, après la découverte d'ossements,
29:22on parle de deux fémurs retrouvés
29:24et qui sont actuellement analysés à Pontoise,
29:27au laboratoire de l'IRCGN,
29:30l'Institut de Recherche en Criminologie de la Gendarmerie Nationale.
29:33Et donc, ces ossements, on attend ces résultats.
29:37On pensait qu'ils allaient intervenir plus tôt, ces résultats.
29:41On est toujours en attente de savoir s'il s'agit bien
29:44de fémurs, d'ossements, de Delphine.
29:46Il faut toujours rester prudent.
29:49Et savoir aussi si la science va pouvoir apporter des réponses,
29:52puisque peut-être qu'au bout de quelques jours d'exploitation,
29:56d'analyse de ces ossements, nous n'aurons pas ces réponses.
29:59Et là, ça sera à la justice de se prononcer.
30:02En tout cas, est-ce une démarche sincère de la part de Cédric Jubilard
30:06ou est-ce aussi un revirement au niveau de sa stratégie de défense
30:09parce que son procès en appel doit arriver le 21 septembre prochain ?
30:14En tout cas, plusieurs questions autour de ce basculement
30:17dans ce dossier Jubilard, avec Cédric Jubilard
30:20qui avait changé aussi d'avocat.
30:22Donc, on peut vraiment ouvrir toutes les pistes dans ce dossier.
30:26L'inquiétant Cédric Jubilard, le manipulateur peut-être.
30:30On va y revenir.
30:30Mais avant, nous sommes avec le capitaine Marc Roland,
30:33porte-parole de l'UNPRG, rédacteur à la voix du gendarme.
30:38Mon capitaine, bonjour.
30:39Bonjour. Célia Barotte le disait.
30:41Les fouilles, elles ont commencé jeudi.
30:43Elles s'arrêtent vendredi.
30:44Or, tout le squelette n'a pas été retrouvé.
30:49Le squelette, prétendument, de Delphine Jubilard.
30:52On ne le sait pas encore.
30:53Pourquoi, selon vous, elles se sont arrêtées, ces fouilles ?
30:57Effectivement, on reste surpris par la rapidité
31:00des opérations menées sur le terrain.
31:02Et cette brutalité, effectivement, lorsqu'on annonce
31:05que les fouilles sont terminées.
31:07On peut imaginer que, malheureusement,
31:09il n'y a plus rien à chercher, il n'y a plus rien à gratter,
31:12selon le jargon judiciaire et policier,
31:15et qu'à un moment donné, il faut prendre une décision,
31:18celle de continuer et d'entretenir le suspense,
31:21ou celle de dire, bon, on a fait ce qu'il fallait faire,
31:24on a recueilli les éléments importants
31:26et ceux qui étaient abordables et à portée de main judiciaire.
31:29En l'état, on met un terme à ces investigations sur le terrain
31:33pour permettre, effectivement, la suite à cette opération
31:37dite archéologique, à savoir l'identification formelle
31:41et factuelle du propriétaire, de l'identité
31:46rattachée aux ossements découverts.
31:48On va aller, justement, à l'IRCGN,
31:49dans un instant, retrouver Nicolas Roger.
31:51Jésus, cette question, peut-être mettons-nous
31:53à la place des enquêteurs.
31:54Nous sommes à 10, 15 kilomètres,
31:56un rayon de 10, 15 kilomètres,
31:57autour du lieu de la disparation de Delphine Jubilard.
32:00Est-ce qu'il peut y avoir ce sentiment d'échec
32:02chez les enquêteurs en se disant, mais pourquoi ?
32:04Pourquoi on n'a pas gratté sur cette zone-là ?
32:07Comment l'expliquer ?
32:08Comment se préparent, finalement,
32:09des zones de recherche juste après une disparition ?
32:12On ne se satisfait jamais d'un résultat de cette nature.
32:17Effectivement, pour les séquences suivantes,
32:19parce que malheureusement, il y aura d'autres affaires criminelles,
32:22on doit se servir de ces retours d'expérience
32:24pour s'en déchir.
32:26En cela, aujourd'hui, effectivement,
32:28on peut regretter que les investigations
32:30ne se sont pas orientées sur ce secteur,
32:33sur ce compartiment de terrain,
32:35pour des raisons liées à la procédure,
32:37liées aux habitudes, liées aux témoignages.
32:40En tout cas, effectivement,
32:41on reste sur un sentiment, non pas d'échec,
32:43mais d'une opération insatisfaisante, exactement.
32:47En tout cas, le corps de la gendarmerie
32:48qui poursuit ses recherches,
32:50et là, c'est à Pontoise, à l'IRCGN,
32:52plus précisément, où sont analysés ces ossements.
32:54Nicolas Roger est sur zone.
32:57Nicolas, alors c'est vrai qu'au début,
32:59nous souhaitions tous que les résultats arrivent rapidement.
33:03On se rend compte que ça va prendre plus de temps que prévu.
33:11On a un problème de son...
33:13Bonjour, et pour cause,
33:14on parle d'eau humaine qui ont...
33:18Allez-y, on vous entend, Nicolas.
33:19On parle d'eau humaine qui pourrait avoir passé plus de...
33:22Ah, pardon.
33:23On parle d'eau humaine, effectivement,
33:25comme je vous le disais,
33:25qui pourrait avoir passé plus de 5 ans sous la terre,
33:29et c'est l'Institut de recherche criminelle
33:31de la gendarmerie nationale, ici, derrière moi,
33:34à Sergi-Pontoise, qui examine ces os.
33:36Il s'agit du laboratoire de référence en France,
33:39en matière d'expertise médico-légale complexe,
33:43comme celle-ci.
33:44On parle de 6 à 7 experts
33:46qui examinent notamment deux fémurs
33:49et des os correspondants au bas d'un corps humain.
33:52L'enjeu, ici, pour les médecins légistes et anthropologues
33:55qui effectuent les analyses,
33:56c'est de déterminer, c'est de trouver un ADN sur les ossements.
34:00La difficulté, c'est qu'il s'agit d'eau ancienne,
34:03comme ils appellent cela,
34:04et la conservation de l'ADN sur ces os n'est pas bonne.
34:08Est-ce que les moyens de la médecine actuelle
34:12permettront de trouver un ADN
34:15et de permettre l'identification ?
34:17Ce n'est pas certain, vous l'aurez compris.
34:19Un deuxième, en tout cas,
34:21s'ils parviennent à trouver un ADN,
34:23ils le compareront à l'ADN des proches
34:25de Delphine Jubilar
34:27pour déterminer s'il s'agit bien des os de Delphine Jubilar.
34:30Un deuxième objectif de ces examens,
34:32c'est de faire la lumière sur ce qui a pu se produire
34:35lorsque le corps a été déposé dans ce site du Tarn.
34:39Autre point central de l'enquête,
34:42celui de savoir si Cédric Jubilar
34:44a tué son épouse sur un coup de sang ou non.
34:48Coup Nicolas Roger en duplex de Pontoise,
34:51devant l'IRCGN.
34:52Alors, elle ouvre de nouvelles pistes,
34:55Célia Barot, cette découverte.
34:56Est-ce qu'il y avait préméditation ou pas ?
34:58Est-ce que les ossements ont été retrouvés sous la terre ?
35:01Ils ont été un peu creusés.
35:02Est-ce que le crâne n'a pas été retrouvé ?
35:05Malheureusement, est-ce qu'il y a eu des coups en amont ?
35:07Voilà toutes les questions.
35:08Et est-ce que l'IRCGN va pouvoir y répondre ?
35:10Oui, c'est ce qui est compliqué,
35:11puisque là, on est face à une découverte d'ossements
35:13de la partie inférieure de Delphine,
35:18en tout cas, prétendument de Delphine.
35:20Et donc, c'est vrai que c'est compliqué pour les scientifiques
35:24de déterminer l'identité ou encore les causes de la mort
35:27par rapport à lorsque l'on fait une découverte d'un crâne
35:30ou encore lorsqu'on a aussi la dentition.
35:32C'est vrai que c'est des éléments qui permettent
35:34d'avoir des résultats plus rapides.
35:37Là, tout le but, c'est déjà de savoir
35:39s'il s'agit bien de Delphine.
35:41Ensuite, un nouveau chapitre s'ouvrira,
35:43c'est de savoir les causes de la mort.
35:44Et puis, avec aussi cette préméditation,
35:47comme vous l'avez rappelé, Olivier,
35:48savoir s'il avait prémédité son acte,
35:52puisqu'il fallait connaître ce terrain,
35:54il fallait aussi faire des repérages.
35:56On est aussi en période de confinement,
35:59en période de Covid-19,
36:01au moment où Delphine disparaît.
36:02Et donc, on a ces déclarations
36:05où Cédric explique qu'il a roulé sur ses kilomètres,
36:09les feux éteints,
36:10qu'il a emprunté la voiture de Delphine
36:12pour déplacer le corps.
36:14Donc, plusieurs aussi prises de risques de sa part,
36:16puisqu'il y avait ces barrages routiers,
36:18il fallait montrer une attestation à l'époque.
36:20Il aurait pu tomber sur des enquêteurs,
36:22des gendarmes sur place.
36:24Mais donc, Cédric qui a pris tous ces risques
36:27pour enterrer ce corps.
36:29Et il faut aussi comprendre
36:31que là, dans ce tas de fumiers,
36:33il peut y avoir ce risque de décomposition
36:35accélérée d'un corps de la personne.
36:37Et donc, c'est vrai que ces ossements,
36:39dans quel état se trouve-t-il ?
36:41On l'a vu, par exemple,
36:42c'est sur une toute autre affaire,
36:43mais l'affaire Liana,
36:44où l'autopsie et les résultats d'autopsie
36:46ont pris quand même beaucoup de temps.
36:48On les a eus plusieurs semaines
36:50après le décès,
36:51la découverte de la petite fille.
36:53Et donc, il faut comprendre
36:55que le temps médiatique
36:57et le temps aussi de l'impatience,
36:58puisque cela fait quand même plusieurs années
37:01que la France entière attend des réponses
37:03sur la disparition de Delphine.
37:05Et donc, il va falloir encore attendre
37:07un petit peu de temps,
37:08des réponses qui seront données par le parquet,
37:10plutôt sur le côté judiciaire
37:12que de la part des gendarmes.
37:13L'inquiétant, Cédric Jubilard,
37:16manipule tout son monde.
37:17Oui, il tient encore les cartes là, actuellement.
37:18On va en parler,
37:19puisque peut-être que c'est aussi sa défense,
37:21aujourd'hui, après avoir pris 30 ans
37:24de réclusion criminelle.
37:26Qu'est-ce que ça va changer,
37:27cette identification ou non, d'ailleurs,
37:29de ces hôtes-mands juridiquement
37:31pour le procès en appel ?
37:32On va retrouver Jean-Luc Thomas,
37:34justement, devant la cour d'appel de Toulouse
37:37pour le moment, d'ailleurs,
37:39un procès qui est maintenu,
37:41en tout cas,
37:41pas d'annonce contradictoire
37:43après ce revirement inattendu.
37:48Oui, officiellement,
37:50le procès en appel est toujours prévu.
37:52Le 21 septembre prochain,
37:55on est quasiment à deux mois,
37:57jour pour jour.
37:58Et il faut savoir
37:59qu'il se tiendra ici,
38:01devant les assises de la Haute-Garonne.
38:04Alors, après,
38:06la tenue de ce procès
38:07semble, malgré tout,
38:09largement hypothétique.
38:11C'est ce que disait
38:12maître Pierre De Buisson,
38:14l'un des avocats de Cédric Jubilard.
38:16Il juge qu'une audience
38:18à la date prévue
38:19n'est pas concevable.
38:22Il disait cela
38:23lors de la conférence de presse
38:25où il officialisait
38:26les aveux de Cédric Jubilard.
38:29C'était le 6 juillet dernier.
38:31Ce qui est sûr,
38:32c'est que pour le parquet,
38:34pour les magistrats,
38:36eux, aimeraient que l'ADN
38:38des ossements
38:39puisse parler rapidement
38:40pour tenir cette date
38:42du 21 septembre.
38:44Mais, de toute façon,
38:46il va forcément y avoir
38:47de nouveaux actes
38:48de procédure
38:49qui semblent inévitables.
38:51Le temps que les constatations
38:53soient versées au dossier,
38:55que la reconstitution,
38:56parce qu'il y en aura
38:57forcément une,
38:59soit réalisée,
39:00et bien le procès,
39:02un appel,
39:02devrait être normalement
39:04être repoussé
39:05de plusieurs mois.
39:06En toute logique,
39:08le parquet général
39:09devrait demander
39:11un renvoi
39:12d'ici quelques jours.
39:14En duplex
39:15de la cour d'appel
39:16de Toulouse,
39:16on l'a compris,
39:17il y a différentes options
39:19procédurales envisagées,
39:20en tout cas,
39:21maître Paganelli.
39:22Ce qu'on comprend bien,
39:23c'est qu'il veut jouer
39:24le crime passionnel,
39:25Cédric Jubilard,
39:27dans ce procès.
39:28Il a pris 30 ans,
39:29il se dit,
39:29maintenant je raconte
39:30l'histoire du crime passionnel,
39:32sauf que les aveux,
39:33ils sont bien tardifs,
39:34ma foi.
39:34Mais on voit une stratégie judiciaire
39:36qui semble se dessiner,
39:37pour lui.
39:38Cette stratégie,
39:39elle est claire,
39:40depuis quelques semaines,
39:42on a bien compris
39:42que lui et ses avocats
39:44allaient,
39:45allaient sur ce qu'on appelle
39:46les violences volontaires,
39:47ayant entraîné la mort
39:48sans intention de la donner,
39:49pour obtenir une réduction
39:51du quantum de peine.
39:52Après,
39:53compte tenu du fait
39:55que pendant 5 années et demie,
39:57il a expliqué que toute cette affaire
39:58était une horrible erreur judiciaire.
40:02Il a expliqué
40:03qu'il fallait qu'il participe
40:05au battu
40:06parce qu'il était innocent.
40:08Il a passé,
40:09et c'est Sabrina
40:10qui le rappelait,
40:12183 appels
40:13le soir du meurtre
40:15de Delphine
40:16sur le propre portable
40:17de Delphine.
40:19Si vous voulez,
40:20je l'ai dit la dernière fois,
40:21les jurés sont des gens
40:23de la société civile
40:24qui ont un minimum
40:25de bon sens.
40:27Donc là,
40:27ces éléments-là
40:28dressent le portrait
40:29et je ne vous parle même pas
40:30des expertises psychiatriques,
40:32de quelqu'un
40:33qui est manipulateur.
40:34Donc,
40:35il pourra dire
40:36ce qu'il voudra,
40:37ces éléments restent
40:38et resteront au dossier.
40:40C'est vrai que
40:41les officiers de police judiciaire
40:43qui ont inquiété,
40:43on peut aussi,
40:44quand on regarde
40:45dans le rétroviseur,
40:46voir la solidité du dossier.
40:48Ils n'ont pas eu besoin
40:49d'aveu
40:49pour que Jubilard
40:51soit condamné.
40:51Oui, en première instance,
40:52c'est déjà ce faisceau d'indices
40:53qui avait amené
40:56la justice
40:56à le condamner
40:57puisqu'on parlait
40:58de sa personnalité,
40:59des antécédents aussi,
41:00le contexte du couple,
41:02pas mal de disputes,
41:03les reproches aussi
41:04que Cédric pouvait faire
41:06à Delphine,
41:07les déclarations également
41:09de la mère de Cédric Jubilard
41:10qui avait expliqué
41:11qu'un jour,
41:11il était rentré,
41:12il a dit
41:12« elle m'énerve,
41:13je vais la tuer,
41:14je vais l'enterrer,
41:15personne ne va la retrouver ».
41:16Donc,
41:17c'est plusieurs déclarations
41:18qui aujourd'hui ressortent
41:20et qui permettent
41:20d'avoir une piste
41:21et on se dit
41:22peut-être qu'on avait aussi
41:22ces éléments-là
41:23à l'époque,
41:24on ne les a pas assez exploités,
41:26les déclarations,
41:26je repense aussi
41:27de l'ex-compagne
41:28de Cédric Jubilard
41:29qui, elle aussi,
41:30avait expliqué
41:31toute cette mise en œuvre,
41:33le mode opératoire
41:33de Cédric Jubilard
41:35qui lui avait expliqué
41:36avoir étranglé Delphine,
41:37les déclarations
41:38de ses co-détenus
41:39qui avaient expliqué
41:40qu'il était passé aux aveux.
41:42donc c'est beaucoup
41:43d'éléments
41:43qui vont revenir
41:45sur le devant
41:46de la scène
41:46pour comprendre
41:47ce qui s'est passé.
41:48Axel Ronde,
41:49je fais appel
41:49à votre flair policier,
41:51alors vous n'étiez
41:51bien évidemment
41:52pas dans le dossier
41:54puisque,
41:55d'abord c'est la gendarmerie
41:56qui avait en charge
41:57le dossier,
41:57néanmoins vous avez été
41:58très certainement confronté
41:59avec des individus
42:00qui se taisent,
42:01des individus
42:01qui ne parlent pas
42:02et pourtant,
42:03et pourtant il y a
42:04des indices.
42:05Il manipule son monde
42:06Cédric Jubilard.
42:08Écoutez,
42:08en tous les cas,
42:09on a bien l'impression
42:10qu'il arrive à manipuler
42:11et voire peut-être
42:12il a anticipé
42:14tout cela
42:15au final
42:15en sachant très bien
42:17qu'en retrouvant
42:19un corps partiellement
42:20si vous voulez
42:22inexploitable
42:22dans l'endroit
42:23où il l'a déposé
42:25dans un champ
42:26avec un agriculteur
42:27qui va utiliser
42:27des machines
42:28pour disperser
42:29finalement
42:29ses engrais.
42:31Donc peut-être
42:33qu'il savait déjà
42:33à l'avance,
42:34peut-être qu'il a déjà
42:35un coup d'avance
42:36sur tout ça
42:37et que c'est une personne
42:38extrêmement intelligente
42:40et extrêmement maligne
42:42et qui peut finalement
42:45amener son monde
42:46là où il le recherche.
42:48Oui,
42:48on a déjà vu
42:50des individus
42:50extrêmement futés
42:52dans leur passion criminelle
42:54parce que des fois
42:55on peut même appeler ça
42:56une passion presque
42:57tellement ils sont pointus
42:58et tellement ils arrivent
42:59à berner l'ensemble
43:01des personnes
43:01et c'est vrai
43:02que ce sera
43:03à la justice
43:04et aux jurés
43:05de ne pas se faire
43:06berner par cela
43:07et au final
43:08il obtiendra
43:09la peine qu'il mérite.
43:10Vraisemblablement
43:11effectivement
43:11est-ce qu'il peut voir
43:12sa peine réellement
43:15diminuer aujourd'hui
43:16maître Cédric Jubilard ?
43:18Peu probable.
43:18ça paraît peu probable
43:20après l'enjeu
43:21également pour lui
43:22c'est ce qu'on appelle
43:23la peine de sûreté
43:24c'est-à-dire
43:25en premier instant
43:26cette peine était de 15 ans
43:27c'est-à-dire que pendant 15 ans
43:28il ne peut pas demander
43:29à bénéficier
43:30d'un aménagement de peine
43:32les jurés peuvent
43:34réduire cette peine
43:35l'augmenter
43:35ou l'augmenter
43:36c'est aussi un scénario possible
43:38mais c'est pour ça
43:38qu'il a tout à perdre
43:40avec une stratégie de défense
43:41bancale.
43:42Olivier Vial peut-être
43:43pour le mot de la fin
43:43puisqu'il nous reste
43:4440 secondes.
43:45dans ce cadre-là
43:46la date aussi du procès
43:47est importante
43:48parce que
43:49si les avocats de la défense
43:50ont du temps
43:51ils peuvent effectivement
43:52changer l'image
43:53essayer
43:54c'est ce qu'ils essayent
43:54de faire depuis quelques semaines
43:55essayer de changer l'image
43:56de Cédric Jubilard
43:57contre même leur client
43:59parce qu'il a été
43:59avec Jonathan Dabal
44:00manque d'empathie etc.
44:02mais effectivement
44:02il peut y avoir cette volonté
44:04d'essayer de le faire passer
44:05comme une victime
44:06et comme quelqu'un
44:07qui en gros
44:08s'est laissé déborder
44:09par ses émotions
44:09et n'était pas le manipulateur
44:11qu'on connaît
44:11plus le procès aura lieu
44:14proche de cette découverte
44:16plus on se rappelle
44:17effectivement
44:17de ce qu'a été
44:18la première instance
44:20et de ce portrait
44:21donc effectivement
44:22dans la date du procès
44:23je pense que c'est aussi
44:24très important
44:25parce que plus il sera loin
44:26plus il y a une petite chance
44:27que la défense
44:28puisse essayer de changer
44:29l'image de leur client
44:30et essayer de construire
44:32une nouvelle image.
44:33Et on va suivre
44:34tout cela de très près
44:35notamment le résultat
44:36toujours dans l'attente
44:37de ce résultat
44:38de l'ADN
44:39des ossements
44:41retrouvés
44:41donc dans cette affaire
44:43jubilard.
44:43On marque une courte pause
44:44je vous retrouve dans un instant
44:45pour l'heure inter
44:47on va décrypter
44:48les dernières actualités
44:49notamment la guerre
44:50au Moyen-Orient
44:51merci à tous les quatre
44:53on se retrouve tout de suite
44:54sur CNews.
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