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  • il y a 10 heures
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu

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Transcription
00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ce 100% Actu.
00:04On va passer au crible les informations de ceux de même.
00:07Et d'abord le journal avec Noémie Hardy. Bonjour Noémie.
00:13Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:14A la une de l'actualité, le décret officialisant l'indemnité carburant vient d'être publié.
00:20Maude Brejon, porte-parole du gouvernement et ministre de l'énergie, l'a déclaré dans un tweet.
00:24Ce décret aidera 3 millions d'actifs gros rouleurs avec une baisse de 20 centimes par litre.
00:30Je cite, une mesure nécessaire pour soutenir les plus modestes face aux conséquences des hausses des prix à la pompe.
00:37Au Moyen-Orient, la guerre reprendra-t-elle ?
00:40Un responsable militaire iranien juge probable une reprise de la guerre avec les Etats-Unis.
00:46Une déclaration qui intervient après le rejet par Donald Trump d'une nouvelle offre de Téhéran pour relancer les négociations
00:52de paix.
00:52Pour rappel, après 40 jours de frappe intense, un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril.
00:58Et les Etats-Unis ont annoncé qu'ils allaient retirer des troupes américaines en Allemagne.
01:04Le ministre allemand de la Défense a réagi et parle d'un retrait qui était attendu.
01:08Il a également déclaré que l'Europe devait faire plus pour prendre en main sa sécurité.
01:12Le Pentagone a annoncé hier le retrait de quelques 5 000 militaires d'ici à un an.
01:17Depuis la fin de la guerre froide, la présence américaine en Allemagne a été considérablement réduite.
01:22Mais elle reste un pilier de la politique de sécurité allemande et de l'OTAN.
01:27Merci beaucoup Noémie pour m'accompagner pendant cette demi-heure.
01:31Lara Chekhov, bonjour.
01:31Bonjour Alodie.
01:32Journaliste au JDD.
01:33Et Myriam Jabali-Darak, bonjour.
01:35Bonjour.
01:35Vous êtes professeure d'économie.
01:37On va commencer avec l'actualité internationale.
01:39D'abord, un responsable militaire iranien a jugé aujourd'hui, je le cite,
01:43« probable une reprise de la guerre avec les Etats-Unis ».
01:46Et dans le même temps, le président américain, Donald Trump, il souffle un peu le chaud et le froid.
01:52D'abord, devant le congrès américain, il a estimé que les hostilités étaient terminées.
01:56Mais dans le même temps, dès hier, il a renouvelé ses menaces à l'égard de l'Iran.
02:00On fait le point avec Tancredi-Hautel.
02:04Un jour clé pour Donald Trump.
02:06Ce vendredi, expirer la limite de 60 jours,
02:09au-delà de laquelle il doit demander une autorisation parlementaire
02:13pour poursuivre la guerre contre l'Iran.
02:15Mais dans une déclaration au congrès,
02:17le président américain assure que les hostilités sont terminées.
02:21« Le 7 avril 2026, j'ai ordonné un cessez-le-feu de deux semaines.
02:25Le cessez-le-feu a depuis été prolongé.
02:27Il n'y a pas eu d'échange de tir entre les forces des Etats-Unis et l'Iran depuis
02:31le 7 avril 2026.
02:33Les hostilités qui ont commencé le 28 février 2026 sont terminées. »
02:37Une annonce contestée par l'opposition démocrate.
02:40Hier, Donald Trump a renouvelé sa menace de pulvériser l'Iran
02:43en cas d'échec des négociations.
02:45« Nous pouvons faire un accord.
02:47Je préférerais ne pas devoir tout détruire.
02:53Soit nous intervenons et détruisons tout en faisant tout exploser,
02:56ou alors il y a une autre voie à suivre.
02:59Mais vous savez, leurs dirigeants ne sont pas unis.
03:02Ils ne s'entendent pas les uns avec les autres. »
03:05Le président américain s'est dit également insatisfait d'une nouvelle offre iranienne
03:09pour relancer les négociations.
03:11Selon le média Axios, la Maison-Blanche a notamment exigé
03:14que l'Iran s'engage à ne pas relancer ses activités nucléaires pendant les pourparlers.
03:19« Lara Chekhov, on voit la stratégie de Donald Trump
03:22de semer un petit peu le trouble avec deux déclarations la même journée
03:26qui sont totalement incohérentes et même d'ailleurs à l'inverse l'une de l'autre.
03:30Les hostilités sont terminées, mais ils menacent de pulvériser quand même l'Iran
03:34s'il n'y a pas d'accord qui est trouvé. »
03:36Alors, une chose est sûre, c'est que si demain Trump voulait reprendre la guerre,
03:40il le pourrait.
03:41Parce qu'on voit bien qu'après des mois de négociations avec Téhéran et Washington,
03:46leurs positions sont complètement irréconciliables.
03:49D'ailleurs, la dernière proposition iranienne a été rejetée par Donald Trump.
03:53Effectivement, cette loi américaine qui dit qu'au-delà de 60 jours,
03:57on a besoin du feu vert du Congrès.
03:59À l'heure actuelle, il y a beaucoup de républicains qui composent le Congrès
04:04qui sont d'accord pour dire que cette période de cessez-le-feu ne doit pas être comptabilisée.
04:09Donc on enlève ces jours de cessez-le-feu à cette période de 60 jours.
04:12Dans ces 60 jours, tout à fait.
04:13Donc Donald Trump a encore une marge de manœuvre.
04:17Et depuis son retour à la Maison-Blanche, on voit bien qu'il piétine allègrement le Congrès.
04:22Je rappelle que le seul président américain jusque-là à ne pas avoir respecté cet avis du Congrès,
04:29c'était Barack Obama en 2011, qui avait continué les bombardements en Libye au-delà des 60 jours.
04:35Donc là, à ce stade, soit on règle le conflit par voie diplomatique.
04:40Mais Trump ne veut pas forcément aller jusque-là, même si quand il parle d'anéantissement de l'Iran,
04:48c'est en référence à ce que lui a suggéré un des haut-gradés du Pentagone.
04:53Et à ce moment-là, on pourrait imaginer effectivement une campagne de bombardement massive, mais rapide.
05:00Donc voilà, on se demande de quel côté va passer la pièce.
05:03En tout cas, on peut imaginer que la patience de Trump est à bout, que c'est une guerre qui
05:07coûte cher.
05:07D'autant que du côté des Iraniens, il y a énormément de divisions entre les modérés et les plus radicaux.
05:16Et donc là, Trump pense effectivement aux prochaines échéances, qui sont ses élections de mi-mandat,
05:24et toutes les questions du pouvoir d'achat également, parce que c'est donc une guerre qui coûte cher.
05:30Et que par rapport au chiffre total du budget militaire américain qui frôle, 1 000 milliards de dollars,
05:37là l'armée américaine a engagé entre 25 et 30 milliards.
05:40Donc on ne peut pas dire que l'armée américaine soit ruinée, elle a encore de quoi fonctionner.
05:46Mais encore, juste pour terminer, aujourd'hui, concernant la question du pouvoir d'achat,
05:50ce qui intéresse les retraités en Floride, c'est combien cette guerre va coûter à leur portefeuille.
05:58On sait que les stations-services sont impactées, les supermarchés également,
06:02donc toutes les dépenses du quotidien.
06:05Et c'est à ça que pensent les retraités aujourd'hui.
06:07Je rappelle que ces retraités de Floride, c'est son électorat de Trump.
06:11Donc ils sont inquiets.
06:13Et là, Trump cherche effectivement à les rassurer,
06:17à rassurer ces retraités dont la préoccupation principale est l'économie.
06:21Et vous aviez parlé justement des divisions au sein du régime iranien.
06:25On va réécouter Donald Trump, et qui compte aussi sans doute sur ces divisions.
06:30Écoutez-le.
06:32Nous négocions avec l'Iran.
06:34Vous savez que la direction, les dirigeants iraniens sont fragmentés.
06:41Ils sont perdus par la situation.
06:45Les dirigeants ont en grande partie été éliminés.
06:48Nous avons eu une conversation avec l'Iran qui vivra verra.
06:51Je dirais que je ne suis pas encore satisfait.
06:54Myriam, cette division interne au régime,
06:57elles sont une chance ou un inconvénient pour Donald Trump.
06:59Une chance telle qu'il la présente en disant
07:02comme ils sont divisés, pour nous c'est plus facile d'intervenir.
07:05Mais dans le cadre des négociations,
07:07si la tête du régime n'est pas d'accord,
07:09on n'arrive pas justement au bout de ces négociations.
07:11Oui, on dirait que c'est une des principales difficultés de cette négociation.
07:15En plus des déclarations répétitives et incantatoires de Donald Trump.
07:20Ce qui est certain, c'est qu'on entend quand même un chef de guerre
07:22qui, même s'il a une supériorité militaire et technique,
07:25veut négocier, veut sortir de la guerre.
07:27Et j'ai bien l'impression que le problème n'est pas tant sur les déclarations
07:30que sur la feuille de route de ces négociations.
07:33Parce qu'aujourd'hui, qu'est-ce qui bloque ?
07:34Il faut, ce n'est pas tant les personnes qui veulent négocier.
07:36C'est le fait que l'Iran veut reconstituer ses capacités d'armes dissuasives.
07:42C'est aussi sa capacité de nuisance.
07:45Et c'est de l'autre côté la pression de l'électorat de Donald Trump,
07:49ces magas qui, aujourd'hui, ne sont clairement plus pour cette guerre.
07:53Et c'est aussi la réalité économique qui rattrape la réalité politique.
07:57Parce qu'aux États-Unis, le panier, le caddie alimentaire a déjà flambé.
08:01En France, on n'en est pas encore là.
08:03Mais ça va venir si la guerre continue.
08:05Et par ailleurs, on voit bien que Donald Trump n'est pas comme d'habitude.
08:09C'est-à-dire que là, il est vraiment dans une optique de négociation.
08:14Alors, il dit oui, on ne sait pas avec qui on négocie.
08:15Il n'y a que moi et d'autres qui savons véritablement ce que nous voulons.
08:19Et quand bien même, on a vraiment, on le voit, les géopoliticiens, les experts,
08:23voient bien un changement d'attitude de M. Trump,
08:26eu égard effectivement à ce qui se passe à l'intérieur du pays,
08:30à cette échéance du 60e jour et de là.
08:34Alors, il a même dit que même si le Congrès dirait de stopper,
08:37il ferait fi de cette décision.
08:38Oui, il fait ce qu'il veut.
08:39Oui, mais c'est à son image.
08:40Aujourd'hui, on voit bien qu'il y a un blocage, qu'il y a une volonté.
08:43Alors, est-ce qu'il va continuer à dire, comme d'habitude, voilà, on a gagné ?
08:47Bon, après, ce n'est pas parce qu'on déclare que c'est vrai.
08:49Et donc, c'est aussi une sortie de crise à la Trump, peut-être.
08:52On va revenir à l'actualité nationale.
08:55Et on sera sur place, justement, d'ici quelques instants,
08:57parce qu'il y a une manifestation devant les dômes des Invalides depuis 11 heures.
09:02Ce sont des artisans, des agriculteurs, des pêcheurs, des boulangers également,
09:06qui manifestent aujourd'hui.
09:08Ils veulent qu'on entende, que le gouvernement, plus précisément,
09:11entendent leur ras-le-bol après la flambée du prix des carburants,
09:14la hausse aussi des charges ou bien encore l'augmentation des normes administratives.
09:18On fait le point d'abord sur leurs revendications avec Tancred Guillotel.
09:22Il avait lancé cet appel à la mobilisation depuis son bateau.
09:25David Lequintrec, patron pêcheur à Lorient,
09:28juge les aides de l'État insuffisantes face à la flambée du prix des carburants.
09:32Le prix du litre de gasoil marin a bondi depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
09:37Passant de 60 centimes fin février à plus d'un euro aujourd'hui.
09:42Parallèlement, les aides annoncées par le gouvernement ont aussi augmenté.
09:45Elles étaient de 20 centimes par litre de gasoil en avril.
09:48Elles vont désormais jusqu'à 35 centimes le litre pour le mois de mai.
09:52La hausse du prix du carburant touche également les agriculteurs,
09:55les artisans et les routiers.
09:57Des professions qui seront représentées à la manifestation parisienne aujourd'hui.
10:01Les boulangers seront aussi de la partie.
10:04David Fèvre est artisan boulanger et président du collectif des artisans et commerçants de France.
10:09Interrogé par nos confrères du Figaro, il exprime son ras-le-bol.
10:12Nous sommes asphyxiés par les charges et les normes réglementaires.
10:15Le flou sur l'autorisation de travailler le 1er mai en est un exemple.
10:19Il est grand temps que l'État nous considère mieux
10:21et nous permette de continuer à faire nos métiers sereinement.
10:23Au total, plusieurs centaines de personnes sont attendues pour cette manifestation,
10:28organisée par le collectif Réveil des terroirs.
10:31Et on se rend justement sur place.
10:33On rejoint François Tiskevitch et Charles Baget.
10:35Bonjour et merci à tous les deux.
10:37François, vous êtes justement au plus près de ces manifestants
10:40et je crois que vous êtes avec le vice-président des agriculteurs en colère.
10:44Patrick Legras, François.
10:48Oui, Élodie, une cinquantaine de personnes a répondu à l'appel de l'Union française
10:52des pêcheurs artisans du collectif Réveil des terroirs
10:56et des agriculteurs en colère pour dénoncer l'inaction du gouvernement
10:59face à la flambée des prix de l'énergie.
11:01Justement, je suis avec Patrick Legras, vice-président du collectif Réveil des terroirs.
11:09Alors, pourquoi vous êtes présent aujourd'hui, Patrick ?
11:12Plus que la présence aujourd'hui, ce que l'on veut depuis le mois de décembre,
11:16c'est faire une association très importante en ce qui concerne les problèmes
11:22de ceux, de la petite personne, des petits gens qui répondent tous les jours aux consommateurs.
11:28Donc, vous l'avez vu, un boulanger, on a un taxi, on avait un boucher tout à l'heure
11:33mais il a dû repartir, on a quelques pêcheurs, on a des agriculteurs
11:36parce que ça a été créé au mois de décembre avant la crise énergétique
11:40et aujourd'hui, ce problème, il s'est amplifié.
11:43Pourquoi ? Parce qu'on a des solutions à la semaine d'un gouvernement qui dit qu'il ne fera
11:48rien,
11:48qu'il fera un petit quelque chose, qu'il fera un peu plus
11:50et aujourd'hui, on sait bien que le dossier énergie va directement impacter
11:55le problème alimentaire de la France dans les semaines et dans les mois qui viennent.
11:58Je vous explique vite fait.
11:59Aujourd'hui, pour faire de l'engrais qui est nécessaire pour Pernseymoplante,
12:03pour 2026, à 90-90% l'agriculture française est couverte.
12:09Pour 2027, il faut savoir que pour faire une tonne d'engrais, il faut 800 m3 de gaz.
12:15Donc le gaz, c'est très simple, trois zones d'approvisionnement.
12:18Il y a la Russie avec qui on est en guerre, le Moyen-Orient avec qui on est en guerre
12:23et les Etats-Unis avec qui, on l'a vu avec la taxe de 25% des voitures,
12:28l'Europe est quand même en délicate position.
12:31Donc nous, si on ne trouve pas une solution et qu'on ne trouve pas la position ensemble
12:35dans les semaines qui viennent, pour l'année prochaine,
12:37on a plus qu'un risque qu'il manque 20, 25, voire 30% de l'ensemble des cultures
12:42par un manque de fertilisation.
12:45Merci beaucoup Patrick pour toutes ces informations.
12:49Plusieurs professions sont représentées aujourd'hui
12:52puisqu'il y a les agriculteurs, les éleveurs, les commerçants de proximité
12:55ou encore les boulangers puisqu'ils réclament notamment d'arrêter le flou
13:01entourant l'autorisation de travailler ou pas le premier lait
13:03alors que certains d'entre eux ont été verbalisés
13:06pour dénoncer également la hausse des prix des matières premières
13:09que ce soit pour le beurre ou encore pour le sucre.
13:12Merci beaucoup François Tiskevitch.
13:14Merci à Charles Bagec qui vous a accompagné pour ce duplex.
13:16Myriam, c'est intéressant ce que disait Patrick Legras à l'instant.
13:19Il dit qu'on a envie que les petites gens soient entendues.
13:21C'est vrai que ce sont des professions qui sont souvent malmenées,
13:24qui ont beaucoup de charges, qui ne sont pas des entreprises
13:27qui prospèrent forcément et ce sont ceux à qui on impose beaucoup
13:30mais qui ne se plaignent que rarement.
13:33Et les agriculteurs qu'ils représentent notamment l'ont bien vu.
13:35Quand ils ont manifesté, on leur a promis mon zémerveille,
13:38plus de deux ans après il n'y a pas passé grand chose en réalité.
13:41Oui, c'est pour ça que tout le monde se pose la question
13:43de qui commande ou qui est à bord.
13:45On a là, votre témoin le disait,
13:48on a la France du bon sens versus la France des normes,
13:52la France qui travaille versus la France des tableaux Excel.
13:56En fait, mais qui dirige ce pays ?
13:58Alors, on a entendu le Premier ministre, M. Lecornu,
14:01dire que même s'il y avait des amendes, il les retirerait.
14:04Mais qu'est-ce que c'est que cette aberration ?
14:06Dans ces cas-là, ne mettons pas les amendes, on va gagner un peu de temps.
14:08Et voilà, autant dire au ministère du Travail de ne pas faire d'inspection ce jour-là.
14:12Alors, j'entends qu'il faut effectivement qu'il y ait un cadre,
14:16que le droit doit être respecté.
14:18Mais on voit bien qu'on est dans une situation particulière.
14:21M. Legras dit, la crise en Ukraine nous a fait mettre de côté la Russie,
14:26qui est un producteur important de pétrole.
14:28On a à cela, s'ajoute la crise au Moyen-Orient,
14:31qui est un choc pétrolier mondial.
14:33Et on voit ces gens de tous les jours, vous, moi, qui ont besoin de faire travailler,
14:39à qui on dit, ah ben non, vous ne pouvez pas travailler.
14:40C'est cette dépossession citoyenne dont parlent certains instituts,
14:44et qui finalement mettent le droit, la norme, contre le beau sens.
14:48Il faudrait revenir sur le terrain.
14:50Moi, c'est fleuriste, c'est boulanger, et même les jeunes finalement,
14:53quand on leur dit, voilà, ils réclament la désinstitutionnalisation.
14:58Parler à des jeunes aujourd'hui en IUT, en fac ou même au lycée,
15:01mais ok, la fête du travail, ok, c'est symbolique,
15:03mais que chacun fasse ce qu'il veut dans le respect de la loi et du travail.
15:07Parce que là, on est en train de, finalement, ce 1er mai, c'est quoi ?
15:09C'est la cristallisation de toutes les tensions politiques, sécuritaires, sociales et économiques.
15:15Bien, le droit du travail a été gagné de haute cause, de haute lutte.
15:18On s'en souvient.
15:19Alors, Normand, effectivement, il y a une vraie différence
15:22entre les grandes entreprises et les petites entreprises et ses artisans,
15:25où la chaîne de production n'est pas la même,
15:27et où l'impact économique pour eux est vraiment réel.
15:30Donc, revenons à une France du bon sens,
15:32qui, aujourd'hui, s'oppose à cette France normatise, voire déconnectée.
15:36Et c'est vrai que, là, justement, sur ce 1er mai, on voit bien ce qui se passe.
15:39C'est-à-dire qu'on a certains artisans bien spécifiques,
15:43fleuristes, boulangers, qui voudraient travailler.
15:45Comme vous le disiez, il y a tout un tas de normes.
15:47On dit qu'il faut du bon sens, il ne faut pas les verbaliser,
15:50mais personne ne dit clairement aux inspecteurs du travail de rester chez eux.
15:53Et on comprend qu'un certain nombre de ces professions
15:56en ont marre de subir tout le temps et de subir toujours plus de normes et de bureaucratie.
16:01Oui, parce que ce qu'on voit aujourd'hui,
16:03c'est le cri d'alarme d'une France qui travaille
16:06et de Français qu'on abandonne,
16:08qu'on abandonne, en tout cas ceux qui font vivre le pays qu'on abandonne.
16:13Donc, une solution serait de baisser la taxe sur les carburants
16:15et arrêter de pénaliser les Français qui travaillent.
16:18Ce qui est intéressant de noter, c'est que cette mobilisation se veut
16:24apolitique, asyndicale et a lieu le lendemain du 1er mai.
16:28Donc, ce qui montre qu'ils veulent se distinguer des mobilisations syndicales classiques
16:31et veulent passer un appel beaucoup plus large.
16:36Donc, effectivement, ces pêcheurs, ces artisans, ces transporteurs
16:40sont mis à côté des dispositifs gouvernementaux
16:42qui ont été proposés à un certain corps de métier
16:47et estiment encore que ces aides sont largement insuffisantes.
16:52Et c'est pour ça qu'ils se réunissent aujourd'hui.
16:55Et pour eux, c'est une question de survie.
16:58Je rappelle qu'entre fin février et fin mars,
17:01le prix de l'essence est passé de 1,70 € à 2,20 €.
17:07Donc, il y a aussi plusieurs revendications qui ressortent de cet appel,
17:13dont mettre en avant la taxe sur les super-profits comme Total Energy
17:18et une micro-taxe sur les denrées alimentaires importées en France.
17:24Et pour reprendre l'exemple des pêcheurs,
17:27je termine juste sur ça, c'est frappant parce qu'il n'y a eu qu'une aide
17:31de 30 à 35 centimes par litre,
17:35ce qui est dérisoire par rapport à l'augmentation subie.
17:37Et puis, on voit aussi, Myriam, on n'aura pas le temps de voir le sujet,
17:40on va faire le comparatif.
17:41Donc, on a d'un côté ces professions qu'on enquiquine, pour le dire gentiment,
17:45et de l'autre, au moment où je vous parle,
17:46il y a environ 20 000 jeunes qui sont sur un terrain,
17:49dans une rêve-partie, un terrain extrêmement dangereux
17:51parce qu'il y a potentiellement quand même des bombes en dessous qui peuvent exploser.
17:54Alors, pour aller demander aux boulangers pourquoi ils ouvrent en 1er mai,
17:57il y a du monde.
17:58Pour aller interdire ces tuffeurs, comme on le dit, d'agir,
18:02là, on voit que ça marche tout de suite moins bien.
18:04Oui, c'est la France des contradictions.
18:06Alors, en même temps, cette jeunesse, ces raves-parties ne sont pas nouvelles.
18:09Elles augmentent dans la masse, les quantités.
18:12Aujourd'hui, c'est 500 à 2 000 personnes par rave-partie.
18:16Les conséquences sont très dangereuses.
18:17Il faut rappeler que c'est illégal.
18:18Et puis, il faut rappeler également l'inefficacité du répressif, de la coercition.
18:23Donc, il faut essayer de comprendre sociologiquement d'où viennent ces raves-parties.
18:26Ce besoin de se retrouver, ce besoin de se retrouver en dehors de l'institution,
18:31ce besoin de défier finalement l'autorité,
18:33qui est peut-être lié aussi à ce sentiment d'oppression sociale,
18:38de pesanteur de la norme,
18:40parce qu'on ne peut pas condamner toute la jeunesse en même temps.
18:43Mais c'est symptomatique, ces raves-parties.
18:45D'autre part, je revenais à ce que vous disiez à juste titre,
18:48on a ces inspecteurs du travail qui, eux, par contre, travaillent le 1er mai,
18:52sont payés double et vont aller donner une amende à ceux qui ne travaillent pas.
18:56Dans les raves-parties, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on a ?
18:58On a des champs qui sont complètement ensuite de l'alcool, de la drogue,
19:02et puis un excès finalement de tout, parce que ce n'est pas entouré.
19:06Mais qu'est-ce que veulent dire ces raves-parties ?
19:08Qu'est-ce que veulent dire ?
19:09Alors, on a été jeunes, 18, 19 ans, 20 ans.
19:11Pourquoi n'avons-nous pas eu besoin de ce type de manifestation ?
19:16Alors, le Covid, on a dit que le Covid avait émergé le besoin de se retrouver en dehors des réseaux,
19:23mais ça n'explique pas tout, puisqu'aujourd'hui,
19:24certaines régions connaissent une explosion de ces raves-parties.
19:28Il faut essayer de travailler autrement et la société,
19:32de comprendre autrement et de mettre en place des mesures qui soient cohérentes, de bon sens.
19:37Alors, ces raves-parties, effectivement, la police, on en aurait eu besoin,
19:40plutôt que d'aller réprimander un boucher, pour le coup, un fleuriste et un boulanger.
19:48Les bouchers veulent avoir le droit de travailler aussi.
19:51Voilà, comment on peut étendre, effectivement.
19:53Autre actualité de la journée avant de terminer cette émission,
19:56on va se rendre à Sens, où est en déplacement Marine Le Pen.
19:59On rejoint sur place Dunia Tangour et Florian Doré.
20:02Dunia, quel est le but de cette visite ?
20:08Alors, chère Élodie, le but, c'est bien sûr de parler et d'être au plus près des Français,
20:12car il y a eu beaucoup de monde ici, à la Foire de Sens, pour cette déambulation,
20:16dans un territoire où le RN gagne du terrain.
20:18Il y a eu des partisans, mais il y avait aussi une poignée de militants
20:21aux banderoles de la CGT et de la France Insoumise,
20:23qui s'opposaient à la présence du Rassemblement National ici, à cette Foire.
20:27Alors, lors de cette déambulation, j'ai pu interroger Marine Le Pen
20:30sur ce discours du 1er mai, où elle se défendait des critiques faites sur son programme économique
20:35et sur ceux qui l'accusent, Élodie, d'être de gauche économiquement.
20:39Je vous propose de l'écouter.
20:42Je ne suis pas non plus socialiste, je ne suis pas non plus mélenchoniste,
20:47non mais bon, ça va sans dire, mais manifestement, ça va mieux en le disant,
20:50donc je préfère quand même le dire.
20:52Et je dis à ceux qui, encore une fois, n'ont trouvé que cet argument
20:59que je trouve extrêmement pauvre, qui souvent sont à droite de l'échiquier,
21:03je leur dis qu'on ne peut pas faire fi de la protection sociale de notre peuple.
21:15Vous voyez, il y a eu aussi un tacle fait à Bruno Retailleau lors de cette déambulation,
21:19car elle accusait à demi-mot de faire partie de ceux qui l'accusaient d'être de gauche
21:24sur le plan social.
21:25Voilà, Marine Le Pen reste catégorique.
21:28Il n'y a pas de ligne économique au RN.
21:30Voilà, on a eu notre réponse, Elodie, et elle reste surtout la seule candidate pour l'Elysée.
21:35Merci beaucoup, Dunia Tangour.
21:37Merci à Lara Chekhov et à Myriam Djabali-Larak d'avoir été mes invitées.
21:41Tout de suite, vous retrouvez Laurence Ferrari et Michel Onfray pour Face à Onfray.
21:45Moi, je vous dis rendez-vous à 15h pour 120 Minutes Info.
21:48Bonne journée sur CNews.
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