- il y a 6 heures
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu
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00:00Bonjour à tous et très heureux de vous retrouver dans 100% Actu, il est 15h sur CNews, tout de
00:05suite le Flash Info, avec vous Sandra Chiombo, Sandra bonjour.
00:08Bonjour Olivier, bonjour à tous à la lune de l'actualité, la France suffoque, plus d'un tiers des français,
00:16soit quelques 26 millions, sont sous vigilance rouge canicule ce dimanche,
00:2037 départements sont concernés par ce niveau d'alerte maximale qui devrait être maintenu demain, presque tout le reste du
00:26pays est en vigilance orange,
00:28une dizaine de départements du sud-est et de la Corse, le troisième épisode de chaleur intense devrait persister jusqu
00:34'en milieu de semaine prochaine.
00:36Emmanuel Macron a appelé à une vigilance de tous les instants face au retour de l'odieux antisémitisme,
00:43des propos du chef de l'État tenus lors d'un hommage à Alfred Dreyfus ce dimanche à Paris, 120
00:49ans après la réhabilitation de l'officier juif par la cour de cassation.
00:53Il a également appelé à apposer les noms des justes dans tous les lieux où ils protégèrent les juifs de
00:58la barbarie nazie.
01:00Et puis à l'international, l'Iran a annoncé la fermeture du détroit d'Hormuz après la reprise des hostilités
01:05avec les États-Unis,
01:06déclenchée par l'attaque d'un navire dans cette voie maritime stratégique.
01:10Les États du Golfe, ciblés par des missiles iraniens en représailles, ont condamné ces frappes.
01:15Le Pakistan, médiateur dans ce conflit, a de son côté appelé à la désescalade, exhortant les deux ennemis à faire
01:20preuve de retenue.
01:21Merci beaucoup Sandra, on vous retrouve tout à l'heure pour un prochain point sur l'actualité.
01:25Actualité que nous décryptons cet après-midi avec Sabrina Birlin-Bouillet.
01:30Bonjour Sabrina, journaliste police, justice pour ces news à vos côtés.
01:33L'analyste politique Mehdi Raich, bonjour.
01:36Bonjour Vendril de Guerpel.
01:38Bonjour Olivier.
01:38Journaliste également pour décrypter cette actualité marquée cet après-midi par ce carnage.
01:43Peut-être évité grâce à nos services de renseignement intérieur, 300 personnes ont été évacuées.
01:49Ça s'est passé hier soir dans un quartier de Sarcelles, c'est au nord de Paris, à la suite
01:54d'un signalement d'un véhicule suspect près d'une synagogue.
01:57Alors des armes de guerre ont été découvertes.
01:59Sabrina, qu'est-ce que l'on sait précisément à cette heure ?
02:02Oui, c'est une situation très préoccupante qui s'est déroulée hier soir à Sarcelles.
02:08Une voiture a été retrouvée vers 21h40 à Sarcelles dans le Val d'Oise.
02:13Voiture stationnée, sans conducteur.
02:14On sait maintenant qu'il s'agit d'un véhicule volé et dans le coffre de cette voiture, les démineurs
02:19ont retrouvé deux armes.
02:21Un fusil d'assaut approvisionné de cette cartouche et une arme de poing chargée de 10 munitions par mesure de
02:27sécurité.
02:28Ce sont quand même 300 personnes qui ont été évacuées du cinéma et des restaurants du secteur.
02:33Mais il semblerait que c'est la proximité avec la grande synagogue de Sarcelles qui inquiète les enquêteurs.
02:39Parce que cette voiture, qui est à l'origine de la surveillance, avait été signalée par la DGSI comme susceptible
02:45d'être utilisée dans une action violente,
02:48une action terroriste contre la communauté juive.
02:51Les démineurs sont donc venus sur place parce qu'il y avait un risque que cette voiture soit piégée.
02:55C'est là qu'ils ont ensuite découvert les armes dans le coffre du véhicule.
03:00Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, lui, ne mentionne qu'une seule arme retrouvée, une arme de guerre, dit
03:06-il.
03:06Une enquête judiciaire est en cours et on ne sait pas encore si le PNAT, le parquet national antiterroriste, va
03:11se saisir de cette affaire.
03:13Et on va suivre tout cela parce qu'effectivement, vous le disiez, la situation est particulièrement préoccupante.
03:17Et on imagine tout un quartier stupéfait aujourd'hui à Sarcelles.
03:20Et bien justement, on va retrouver sur place Alexandra Bishop et Timothée Forget.
03:25Alexandra, bonjour.
03:26Alors, on imagine effectivement une population sous le choc après cette évacuation.
03:31300 personnes, on le rappelle, après cette découverte, deux armes de guerre dans un véhicule.
03:38Oui, c'est ici, juste derrière moi, que les armes ont été découvertes.
03:42Et d'ailleurs, cette rue, elle se situe juste à proximité d'un cinéma.
03:46Ce cinéma où hier soir, une dizaine de salles ont dû être évacuées rapidement.
03:50Alors, le directeur nous a confié avoir procédé à l'évacuation en 20 minutes seulement,
03:55après que des policiers soient venus l'avertir d'un danger.
03:59Idem pour les restaurateurs qui ont dû vider très rapidement leurs établissements.
04:03Je vous le rappelle, 300 personnes au total ont été évacuées.
04:07Alors, à l'origine, la DGSI avait signalé un véhicule susceptible d'être utilisé pour une action violente contre la
04:13communauté juive.
04:14Alors, évidemment, on ressent une vive émotion et surtout de l'inquiétude chez cette communauté.
04:19Je vous propose de les écouter.
04:23Bon, il n'y a plus rien qui étonne aujourd'hui.
04:26Mais bon, je pense que la vie continue.
04:29Il faut être sur ses gardes.
04:31On entend partout, à Marseille, à Lyon, un truc.
04:34Bon, voilà, on est une cible.
04:38C'est évident.
04:39On est terrorisés, on a peur pour nos enfants, nos petits-enfants.
04:42Et on se dit qu'on n'a plus vraiment notre place à Sarcelles, ni en France peut-être.
04:49Honnêtement, on ressent de la peur.
04:51Et on se demande si ça va prendre de l'ampleur et si Sarcelles va être touchées, comme certains endroits,
04:59dans la France.
05:01Beaucoup de personnes font leur alia vers Israël, actuellement.
05:06Et on se demande si on peut être encore en sécurité, quoi, c'est tout.
05:09Ça fait flipper, quand même.
05:14Alors, une enquête judiciaire a été ouverte et pour l'instant, aucun suspect n'a été interpellé.
05:18Merci beaucoup, Alexandra.
05:21Situation préoccupante, vous le disiez.
05:23Les voyants sont au rouge.
05:25La menace terroriste, eh bien, cela nous rappelle qu'elle est toujours fortement présente sur le territoire français.
05:30C'est pour ça que nous allons retrouver Claude Moniquet, spécialiste de ces questions terroristes et des questions de renseignement,
05:35qui est en liaison avec nous.
05:38Bonjour, mon cher Claude.
05:39Alors, sur les faits, une voiture retrouvée avec des armes de guerre, une voiture signalée par la DGSI,
05:46les services de renseignement intérieur, stationnée près d'une synagogue.
05:50Voilà déjà trois éléments tout à fait inquiétants.
05:54Oui, bien sûr, on a trois éléments qui semblent, Olivier, souligner qu'on est effectivement en face d'une affaire
06:01terroriste
06:01et pas d'une affaire de grande criminalité, de crime organisé,
06:05même si ça peut d'ailleurs être des truands qui pensaient viser la communauté juive de Sarcelles,
06:12puisqu'on sait que depuis le 9 mars, il y a eu en Europe à peu près une vingtaine d
06:16'attaques antisémites
06:17qui n'ont fait des blessés qu'à Londres, à Goldergreen, dans un quartier juif orthodoxe.
06:25Mais toutes ces attaques visaient essentiellement des lieux de culte, des synagogues
06:30ou des lieux fréquentés par les communautés juives, des lieux communautaires.
06:33Et toutes ont été réalisées par des petits truands qui déposaient des engins incendiaires la nuit.
06:39À ce moment-là, il n'y avait pas de volonté de tuer.
06:41Ces attaques ont pris fin lorsqu'il y a eu l'arrestation en Turquie le 15 mai de Mohamed al
06:49-Saoudi,
06:50qui était un ressortissant irakien, mais travaillant pour les gardiens de la révolution iranien.
06:56C'est lui qui était le maître d'œuvre de ces attentats.
06:59Il a été arrêté en Turquie, extradé vers les États-Unis.
07:03Et les attentats ont cessé en Europe, provisoirement peut-être.
07:06Donc peut-être cet attentat déjoué à Sarcelles est-il un acte isolé.
07:12Peut-être, au contraire, s'inscrit-il dans un contexte d'attentats antisémites liés à la guerre en Iran.
07:20Puisqu'on sait que pour les Iraniens, les Iraniens ne font pas la différence.
07:24Leur régime, je veux dire, iranien ne fait pas la différence entre l'État d'Israël et les communautés juives
07:29dans le monde.
07:29– Effectivement, on a un contexte international particulièrement compliqué.
07:33Et on dit que cela pourrait réveiller, si je puis dire, les islamistes,
07:36les terroristes islamistes ici, en France et partout en Europe.
07:40– Oui, tout à fait, ça peut réveiller le terrorisme.
07:43Y compris, d'ailleurs, ça peut pousser des terroristes islamistes qui sont d'une autre obédience, si je peux dire,
07:48qui sont des salafistes, c'est-à-dire des extrémistes sunnites
07:53qui, par nature, sont très opposés aux Iraniens,
07:57mais qui, en l'occurrence, peuvent tout à fait décider de marquer une solidarité
08:01parce que l'Iran, malgré tout, est un pays musulman
08:04attaqué par des puissances qui sont des puissances croisées, comme disent les islamistes.
08:10Donc, c'est effectivement quelque chose qui est de nature.
08:13D'ailleurs, on le voit dans la rue, on le voit.
08:15Là, ce n'est pas du terrorisme, c'est de l'agitation.
08:18Ce sont des discours de haine, ce sont des agressions physiques quand même.
08:22On voit l'explosion effrayante qu'il y a eue dans tous les faits d'antisémitisme en France
08:27et ailleurs en Europe depuis le pogrom du 7 octobre 2023 en Israël.
08:32Donc, oui, bien entendu, ce contexte est de nature à réveiller,
08:36d'une part à réveiller un antisémitisme latent
08:38et, d'autre part, à agiter tous les milieux islamistes extrémistes,
08:43qu'ils soient chiites et pro-iraniens ou qu'ils soient sunnites.
08:46Merci beaucoup, Claude, pour toutes ces précisions spécialistes terrorisme et renseignements.
08:51On le voit bien, Mehdi Raich, une menace qui est aujourd'hui prise très au sérieux
08:56et un cocktail explosif en France.
08:58Contexte international est explosif et contexte national aussi explosif.
09:03Oui, il y a plusieurs éléments.
09:05Le premier point, c'est intéressant que le fait que ce soit Sarcelles,
09:07c'est une ville historiquement où il y a une très forte communauté juive.
09:10Donc, il y a un élément déjà géographique important,
09:12le fait de viser Sarcelles, c'est une communauté juive historique.
09:15Donc là, il y a un élément déjà symbolique qu'il faut signaler.
09:18Ensuite, sur le contexte national, on sait très bien qu'il y a eu une résurgence,
09:21du moins une augmentation des faits d'antisémitisme.
09:24Ça a aussi été un carburant politique pour certains partis politiques.
09:26Et sur le fait international, ce qui est intéressant, c'est qu'il faut souligner
09:29qu'on a beaucoup parlé de l'importation du conflit israélo-palestinien.
09:32On a beaucoup parlé des manifestations, de ce que ça pouvait engendrer.
09:34Mais ça peut aussi momentanément conditionner des personnes, peut-être, pour passer à l'acte.
09:39Parce que quand vous mettez le juif, concrètement, comme une personne à abattre,
09:43que vous le mettez comme un ennemi, on parle beaucoup du sionisme,
09:46en fait, vous créez forcément un environnement propice à ce que des passages à l'acte se fassent.
09:50Donc, il y a à la fois le contexte international, comme le dit bien Claude,
09:53ça peut être à la fois iranien, ça peut être chiite, ça peut être sunnite,
09:56mais il y a aussi des contextes nationaux, un contexte national français très particulier avec la politique.
10:00Oui.
10:01Avec le sionisme, l'antisionisme, le sionisme, on parle sans arrêt d'antisémitisme.
10:06On sait très bien que certains partis politiques aiment utiliser des codes,
10:09même s'ils ne vont pas se revendiquer antisémites, il y a des codes qui sont utilisés d'antisémitisme.
10:12Et en même temps, on vise symboliquement sur celle, parce que c'est une communauté juive historique.
10:15Il y a effectivement la responsabilité de la classe politique, Vandrielle de Garpelle,
10:19qui chauffe à blanc une partie de la population avec ce conflit israélo-palestinien,
10:23avec cette guerre des États-Unis contre l'Iran, on le voit bien.
10:26Et puis aujourd'hui, cette menace bien évidemment endogène, où un individu peut se radicaliser tout seul à la maison,
10:32en regardant des vidéos, plus des paroles politiques.
10:34Voilà, là encore, cocktail explosif.
10:36Bien sûr, si on n'a pas les tenants et les aboutitions de toute cette affaire,
10:39on a quand même quelques indices qui montrent des vérités terroristes.
10:42Une voiture volée, aux abords d'une synagogue, à Sarcelles.
10:48Sarcelles qui est quand même la ville qu'on appelle la petite Jérusalem.
10:51Au début des années 2000, il y avait plus de 3000 familles juives qui s'y étaient installées,
10:57et qui au fur et à mesure d'ailleurs, essayaient de partir de Sarcelles,
11:00parce qu'elles voyaient le regain d'antisémitisme qui arrivait dans cette ville,
11:04notamment avec l'élection, la dernière élection municipale de Bassi Konaté,
11:10qui était élu de gauche, qui a été soutenu par Balibagayoko notamment,
11:14et par la France insoumise.
11:16Donc voilà, on sent réellement, chez la communauté juive, une peur,
11:21une peur qui aurait pu se traduire aujourd'hui par un attentat terroriste d'une extrême gravité.
11:26Et donc, je salue évidemment le travail de la DGSI,
11:29qui, il faut le rappeler, ne travaille pas que seulement après des attentats,
11:32on travaille tout le temps, au quotidien, et c'est grâce à eux qu'on a évité un drame.
11:35Et là, c'est pour ça que cette mobilisation de la DGSI nous dit effectivement
11:38qu'un attentat a fort certainement été déjoué.
11:41On entendait d'ailleurs ces Français de confession juive dire
11:45« Aujourd'hui, on a peur, on ne se sent plus en sécurité ».
11:48Ça soulève bien évidemment le débat de l'insécurité de nos concitoyens de confession juive.
11:54Peut-être une dernière question sur ce dossier.
11:56Sabrina Birlin, le parquet national antiterroriste n'est pas encore saisi.
12:01On sait quand est-ce qu'on aura une réponse, comment est-ce que ça va se jouer ?
12:05Ça peut arriver dans les 24-48 heures.
12:07Maintenant, le parquet national va étudier les éléments du dossier.
12:10L'enquête ne fait que commencer, j'ai envie de vous dire.
12:13Donc, il va y avoir vraiment un travail de recherche, d'enquête,
12:17de voir qui étaient les personnes impliquées, qui seraient-elles,
12:21quels sont les motifs exacts.
12:23Et en fonction de cela, le parquet national antiterroriste,
12:25si effectivement il y a une cellule derrière une organisation suffisamment coordonnée terroriste,
12:31pourrait se saisir du dossier.
12:32Donc, on va suivre tout cela de très près, Médie Raich, pour conclure.
12:35Un dernier point, c'est ce qui est intéressant, et je rejoins ce qu'a dit Vendry,
12:39c'est qu'il y a à la fois des ruptures politiques,
12:41on observe ça dans le contexte français,
12:42mais ce qui va être intéressant, soit avec le PNAT, soit avec les services de renseignement,
12:45c'est de voir à quel point il y a eu des notions idéologiques avres.
12:47Si il n'y a pas de rupture idéologique qui amène potentiellement des actes terroristes,
12:51parce que lorsqu'on parle d'actes terroristes islamiques,
12:54c'est forcément une rupture idéologique quelque part.
12:56Il y a forcément de l'idéologie qui s'immisce tout à l'heure.
12:58Donc, ce serait intéressant de savoir, et c'est les informations du PNAT s'il se saisit,
13:02si c'est un aspect idéologique derrière.
13:04Là, on pourra parler de terrorisme sunnite ou chiite.
13:06Et on suivra tout cela, bien évidemment, de très près.
13:09La question de l'immigration, à présent, si vous le voulez bien,
13:11une nouvelle fois à la une de l'actualité, cette fois-ci, avec la Suède.
13:14Puisque la Suède entend serrer la vis en matière de politique migratoire,
13:18ou plus précisément même responsabiliser les migrants.
13:21Pour résumer, tu mènes une vie honnête, tu restes chez nous,
13:25sinon tu n'as rien à faire dans notre pays.
13:27Alors, ce n'est pas tout.
13:28J'ai un petit peu vulgarisé ce projet de loi qui est entré en vigueur aujourd'hui,
13:32mais Chloé Tarka, qui nous a rejoint, va tout nous expliquer.
13:35Nouveau projet de loi, je le disais, qui rentre en vigueur aujourd'hui.
13:38Qu'est-ce qu'il prévoit plus précisément ?
13:40Eh bien, Olivier, concrètement, à partir d'aujourd'hui,
13:44certains étrangers titulaires d'un titre de séjour pourront le perdre
13:48s'ils ne respectent pas ce que le gouvernement appelle une vie honnête.
13:52Alors, concrètement, qu'est-ce que ça recouvre, ce terme de vie honnête ?
13:55C'est ce qu'on va voir tout de suite.
13:57Le gouvernement suédois estime qu'au-delà du simple respect de la loi,
14:01chacun doit adopter un comportement responsable.
14:05C'est en tout cas ce que dit le ministre de la Migration, Johan Forsell.
14:09Écoutez, il l'avait dit lors d'une conférence de presse,
14:11le respect des lois et des règles va de soi,
14:14mais il doit également aller de soi que nous fassions de notre mieux
14:17pour vivre de manière responsable et ne pas nuire à notre pays.
14:21Le ministre apporte ensuite quelques précisions.
14:24Si, par exemple, vous ne payez pas vos dettes,
14:26si vous ne vous conformez pas aux décisions des autorités suédoises,
14:30si vous abusez du système d'allocation,
14:32si vous obtenez un permis de séjour suédois par des moyens frauduleux,
14:36alors vous n'avez pas le droit d'être ici.
14:40Alors, parmi les comportements visés,
14:42figurent également le travail dissimulé,
14:44le non-paiement des impôts ou des amendes,
14:47mais aussi le non-respect de certaines décisions administratives.
14:51Et puis, le texte prévoit également le retrait du titre de séjour
14:55lorsqu'une personne est considérée, regardez,
14:57comme une menace pour la sécurité.
15:00Et puis également, lorsqu'elle a obtenu son droit de séjour
15:03en fournissant de fausses informations,
15:06c'est une réforme qui est portée par le gouvernement de droite
15:09qui est donc arrivée au pouvoir en 2022.
15:11Et vous l'aurez compris, l'objectif affiché est clair,
15:14rendre la politique migratoire bien plus restrictive.
15:18Merci beaucoup pour ces précisions très claires.
15:21Chloé Tarka, très intéressant, Andrile de Garpelle-Lassuel.
15:23Elle a longtemps été un pays très ouvert en matière d'immigration.
15:28Et là, on voit qu'il y a un tour de vis.
15:30Et c'est intéressant parce qu'au fond, c'est du bon sens.
15:33C'est-à-dire, à Rome, vit comme les Romains.
15:35C'est un peu ça, le résumé.
15:37Et c'est une question aujourd'hui qui n'est pas posée,
15:39mise sur la table en France.
15:41Ça pourrait nous éclairer, me semble-t-il.
15:42Je me méfie avec l'expression bon sens,
15:44parce que le bon sens n'est pas le même en fonction des gens.
15:47Et d'ailleurs, on le voit ici en Suède.
15:50La Suède, qui est un pays complètement décomplexé vis-à-vis de l'immigration,
15:53à l'inverse, nous, en France, on l'est complètement.
15:56Et d'ailleurs, il y a la question notamment du travail dissimulé,
15:59mais même du travail normal.
16:00On pourrait dire, si tu es immigré et que tu n'arrives pas à trouver du travail,
16:04ou en tout cas que tu ne cherches pas à en trouver,
16:06tu repars parce que tu n'apportes pas de plus-value pour notre pays.
16:10Et on avait fait, à Valeurs Actuelles,
16:12on avait récupéré une note de l'Institut Hexagone,
16:16qui est très bonne là-dessus, sur le travail et les immigrés.
16:18Et le taux d'emploi chez les Français de naissance était de 81%.
16:23Le taux de travail pour les personnes nées au Maghreb était de seulement 60%.
16:27Et quand on regardait dans les détails, en fonction des pays,
16:30on voyait très bien que ceux du Maghreb, la Tunisie, le Maroc et l'Algérie,
16:34étaient beaucoup moins intégrés dans le monde du travail.
16:37Et on peut le dire, l'immigration ne paiera pas nos retraites.
16:40Et donc je crois que, bout à bout, sur les questions sécuritaires,
16:44de l'emploi et de plein d'autres choses,
16:46nombre de pays d'Europe commencent à être complètement décomplexés
16:50vis-à-vis de cette situation migratoire.
16:52Et je crois que la France devrait suivre ce train-là.
16:55Même en cas de comportement et de délit grave et lourd,
17:00en France, vous êtes, on l'a vu, dans nos brequois,
17:03avec les obligations de quitter le territoire français,
17:05ces fameuses OQTF,
17:07et bien même si vous êtes un délicant étranger aujourd'hui
17:09sur le territoire français, vous restez.
17:11Tandis qu'en Suède, les autorités pourront révoquer le permis
17:14en cas de mauvaise conduite,
17:16et même sans condamnation lourde, si vous voulez.
17:18Donc là, ça nous paraît à 10 000 lieux
17:21de ce que nous vivons aujourd'hui au quotidien
17:23sur le territoire français.
17:24Oui, et je trouve que l'historique en Suède,
17:27il est intéressant.
17:28Jusqu'en 2013-2015, c'était probablement
17:30le pays le plus accueillant d'Europe.
17:32Il y avait une vraie politique d'accueil.
17:33D'ailleurs, ça veut dire que le débat s'est déplacé
17:35de l'accueil jusqu'à l'intégration.
17:37D'ailleurs, ça se retrouve à la fois dans la gauche danoise,
17:39ça se retrouve aussi dans les dernières déclarations du pape
17:41où il insiste bien que les personnes qui arrivent
17:43sur les territoires doivent s'intégrer par le travail.
17:46Donc là, la Suède est en train de durcir
17:47sa politique migratoire, mais ça montre bien
17:49qu'aujourd'hui, le débat se déplace
17:51uniquement sur l'intégration.
17:53Si vous ne faites pas ce qu'on vous dit,
17:54si vous tombez dans la délinquance,
17:56si vous ne trouvez pas de travail,
17:57si vous n'êtes pas intégré dans la société suédoise,
18:01vous devez sortir du territoire.
18:02Donc c'est une logique qui est intéressante
18:04parce qu'on voit que c'est une lame de fond
18:05d'une grande partie des pays européens.
18:06Donc, je replace dans le cas du contexte français,
18:10sur le sujet de la présidentielle,
18:12je pense que c'est un sujet qui doit être amené
18:13peut-être pas de cette manière,
18:14mais ça doit forcément être un sujet de présidentielle.
18:17Pourquoi pas de cette manière ?
18:18Et pourquoi pas, finalement ?
18:19Parce que là, après, ça sera aux politiques
18:21de décider comment ils l'amènent.
18:22Là, c'est en fonction des programmes.
18:23Donc, ce n'est pas à moi de juger les programmes,
18:25ça sera aux partis politiques
18:26de décider comment ils veulent amener ce sujet.
18:28Mais ce sujet n'est pas juste de l'intégration,
18:30de comment les personnes sont bien implantées en France.
18:33Donc là, c'est presque une question
18:34de repenser le contrat social.
18:35Comment vous êtes intégré en France ?
18:37Comment vous êtes en France ?
18:38Comment vous vous sentez français ?
18:39C'est presque une question de culture, finalement.
18:41Après, on peut aussi attendre de voir
18:42les recours massifs possibles en Suède
18:44devant les tribunaux ou européens,
18:46d'ailleurs, devant les tribunaux suédois ou européens,
18:48la fameuse CEDH.
18:49Ça aussi, ça va être intéressant de suivre
18:52comment tout cela va être traduit en justice.
18:55Oui, mais là, on voit que même le débat
18:57va jusqu'à l'expulsion,
18:58donc la rémigration, en réalité.
19:01Et ça, c'est un thème qui avait été abordé
19:02notamment par Éric Zemmour
19:03et qui avait été mis sur la table par lui.
19:06Et je crois qu'on a un changement de mentalité
19:08dans les pays européens.
19:10Et quand on voit qu'en France,
19:12un frère de terroriste sur l'attentat de Nice
19:14peut rester encore 10 ans
19:16en squatant dans un appartement
19:18à côté de la promenade des Anglais
19:21et pouvoir dire autour de lui
19:22qu'il était très fier d'être le frère du terroriste
19:24et de ne jamais avoir été expulsé en 10 ans,
19:27je trouve que ça illustre parfaitement
19:29où est-ce que nous en sommes, nous, en France,
19:31sur ce sujet migratoire.
19:32Avec un sujet inflammable
19:35qu'on peut aujourd'hui, malgré tout,
19:37commencer à poser sur la table.
19:39Gérald Darmanin l'avait posé
19:41dans une interview au JDD.
19:42Il avait parlé des quotas.
19:46C'était il y a 3-4 semaines,
19:47si je ne me trompe pas.
19:49Donc il y aura le sujet politique,
19:50mais ça va forcément être un sujet de droit à la fin.
19:52Vous devez forcément avoir
19:53une révision constitutionnelle.
19:54Il faut à chaque fois penser à l'asile politique
19:56parce qu'aujourd'hui,
19:57ce n'est pas juste cette question
19:59de comment accueillir les gens,
20:00c'est aussi par quelle filière
20:01ou par quel droit
20:02ils rentrent en Europe ou en France.
20:04Donc c'est éminemment un sujet de droit,
20:06c'est un sujet politique
20:07et ça nécessitera forcément
20:08un sujet de révision constitutionnelle.
20:09Et nous verrons si ce projet de loi
20:11en Suède résonne particulièrement
20:13ou inspire, pourquoi pas,
20:15les politiques français.
20:16On marque une très courte pause.
20:17Dans un instant, on va revenir
20:18sur une décision judiciaire
20:20totalement incompréhensible,
20:22même scandaleuse.
20:23A tout de suite sur Céline.
20:2915h30 sur CNews,
20:30100% actus continues.
20:32Enfin, un point complet
20:32sur les toutes dernières informations
20:33avec vous, Sandra Chionbeau.
20:35La météo des forêts alerte
20:37sur les dangers très élevés des feux.
20:4012 incendies sont toujours en cours en France.
20:42Un bilan revu à la hausse depuis ce matin.
20:45Celui de Treviac qui a parcouru 4900 hectares
20:48dans les Pyrénées-Orientales
20:50est quant à lui désormais fixé.
20:52Un soulagement pour les habitants
20:53de quelques 25 communes aux alentours.
20:55On fait le point avec Clément Lopez
20:57et Manon Varaldo à Île-sur-Tête.
21:00Après plusieurs jours de lutte contre les flammes,
21:04c'est un sentiment de soulagement
21:06dans les Pyrénées-Orientales.
21:08Et pour cause, le feu est enfin fixé.
21:11Alors attention toutefois,
21:12les sapeurs-pompiers restent engagés.
21:15Ils sont actuellement 250 sapeurs-pompiers mobilisés.
21:19Ils viennent d'un peu partout en France.
21:21On en a croisé de Meurthe-et-Moselle,
21:24des Vosges ou encore du Var.
21:26Cet incendie a été extrêmement ravageur.
21:29Au total, ce sont près de 5000 hectares
21:32qui sont complètement partis en fumée.
21:35Comme vous le voyez derrière moi,
21:37le paysage porte encore les stigmates de cet incendie.
21:41La terre est complètement calcinée.
21:44Et avec Clément Lopez,
21:45on sent encore l'odeur de brûlée.
21:48Il faudra du temps pour que le paysage reprenne sa vie
21:53et également que les habitants puissent se reconstruire,
21:57notamment ceux qui ont perdu leur domicile.
22:00Bien que le feu soit fixé,
22:03la vigilance reste de mise.
22:05Les feux d'artifice pour le 14 juillet
22:07sont bien annulés.
22:08Une décision du préfet.
22:11Les feux attisés par les fortes chaleurs,
22:13plus d'un tiers des Français,
22:15soit quelques 26 millions,
22:18sont sous vigilance rouge canicule ce dimanche.
22:2137 départements sont concernés par ce niveau d'alerte maximale
22:25qui devrait être maintenu demain.
22:28Presque tout le reste du pays est en vigilance orange,
22:31hormis une dizaine de départements du Sud-Est et de la Corse.
22:34Ce troisième épisode de chaleur intense
22:36devrait persister jusqu'en milieu de semaines prochaines.
22:40Également dans l'actualité,
22:41Emmanuel Macron a appelé à une vigilance de tous les instants
22:45face au retour de l'odieux antisémitisme.
22:48Des propos du chef de l'État tenus lors d'un hommage
22:50à Alfred Dreyfus ce dimanche à Paris,
22:53120 ans après la réhabilitation de l'officier juif
22:55par la cour de cassation.
22:57Emmanuel Macron a également appelé à entretenir
22:59l'héritage des Dreyfusards.
23:01Écoutez.
23:02Le Dreyfusisme nous rappelle que l'antisémitisme,
23:06quel qu'en doit la racine,
23:08ou les explications prétendues,
23:10est l'ennemi de la République.
23:12Or nous savons que les vieux démons de l'antisémitisme
23:16n'ont jamais totalement disparu de notre pays.
23:18Nous le savons.
23:19Parce que les actes antisémites, loin de s'éteindre,
23:22continuent de frapper des personnes en raison de ce qu'ils sont.
23:25Et face à ce retour de l'odieux antisémitisme,
23:29la vigilance est un devoir de tous les instants.
23:33Dix ans après l'attentat de Nice,
23:35la ville rend hommage à ses victimes.
23:3786 morts et plus de 400 blessés.
23:40Une marche solennelle a eu lieu ce matin
23:42sur la promenade des Anglais.
23:44Plusieurs autres commémorations sont prévues
23:46jusqu'au 14 juillet, date de l'attaque.
23:4886 faisceaux bleus seront alors braqués vers le ciel
23:51à 22h34, heure à laquelle le camion bélier d'un terroriste
23:55a terminé sa course infernale.
23:57Et puis, à l'international,
23:59l'Iran a annoncé la fermeture du détroit d'Hormuz
24:02après la reprise des hostilités avec les Etats-Unis,
24:05déclenchée par l'attaque d'un navire
24:07dans cette voie maritime stratégique.
24:08Les Etats du Golfe, ciblés par des missiles iraniens
24:11en représailles, ont condamné ces frappes.
24:13Le Pakistan, médiateur dans ce conflit,
24:15a appelé à la désescalade,
24:16exhortant les deux ennemis à faire preuve de retenue.
24:19Merci beaucoup, Sandra Chiombo.
24:21On vous retrouve à 16h pour un nouveau point complet
24:23sur l'actualité.
24:24L'actualité marquée par cette décision judiciaire
24:27totalement incompréhensible,
24:29totalement révoltante même.
24:30Puisque les meurtriers présumés de Shem Sedin,
24:33souvenez-vous, c'est ce collégien battu à mort en 2024,
24:37eh bien, ils ont été remis en liberté.
24:39Pourquoi ?
24:40À cause d'un vide juridique.
24:42Les deux suspects étaient mineurs au moment des faits.
24:45Ils sont aujourd'hui majeurs.
24:46Ils étaient mis en examen.
24:47Ils ont donc retrouvé la liberté
24:49dans l'attente de leur procès.
24:50Un choc pour la famille.
24:52La famille, elle, qui a pris perpétuité.
24:55Nous sommes justement en lien avec maître Pauline Rago,
24:58qui représente aujourd'hui la maire de Shem Sedin.
25:01Maître, bonsoir.
25:02Merci d'avoir accepté notre invitation sur CNews.
25:06Pour démarrer, peut-être, dans quel état d'esprit
25:09est aujourd'hui la maire de Shem Sedin
25:11après avoir vu ces images
25:13de les assassins présumés de son fils sortir de prison.
25:17On imagine un choc terrible, indescriptible.
25:20Oui, absolument.
25:21Écoutez, ce que je peux vous dire,
25:23c'est qu'aujourd'hui, c'est une mère effondrée.
25:27Une mère qui ne dort pas depuis jeudi soir,
25:30depuis la remise en liberté de ces deux individus
25:33qui ont tué son fils
25:36dans des conditions particulièrement abominables.
25:40c'est une mère qui a peur aujourd'hui encore
25:43et qui est en colère également,
25:46puisque cette libération n'aurait jamais dû avoir lieu.
25:50Effectivement, les deux suspects qui sont totalement libres
25:52et un vide juridique.
25:53On nous parle d'un vide juridique,
25:54mais on ne comprend pas de quoi s'agit-il précisément.
25:58Oui, alors, écoutez, moi, ce que je peux vous dire quand même,
26:02c'est qu'il ne m'appartient pas,
26:03en tant qu'avocat de la famille de Shem Sedin,
26:06d'évaluer ou de pointer les responsabilités des uns des autres,
26:10les responsabilités politiques,
26:12les responsabilités aussi peut-être individuelles
26:15de certains magistrats.
26:16Moi, je fais simplement un constat, en effet,
26:19et ce constat, c'est qu'il y a eu une remise en liberté
26:22qui a été ordonnée par la Cour d'appel de Paris
26:27et qui est la résultante, en réalité, d'une succession,
26:31et c'est vraiment une succession à la fois de fautes,
26:35à la fois de failles procédurales
26:37qui ont abouti à ce réel naufrage judiciaire dans cette affaire.
26:41Vous avez un juge, notamment, qui se base,
26:45un juge d'instruction dans son ordonnance,
26:47sur une disposition, sur un texte,
26:50dont il ne pouvait ignorer qu'il était abrogé
26:53depuis un an par le Conseil constitutionnel
26:57qui permettait, justement, le maintien en détention
26:59de ces deux individus accusés
27:01en attente de leur procès d'assises.
27:04Et vous avez également,
27:06et ça, c'est un constat, je crois,
27:07que tout le monde partage et qui a été mis en lumière,
27:10cette inaction de nos gouvernants
27:13qui savaient également pertinemment,
27:16justement, avec cette décision du Conseil constitutionnel
27:19de juin 2025,
27:20qu'il fallait rapidement adopter un nouveau texte
27:24pour remplacer celui qui avait été abrogé,
27:27et rapidement, c'est-à-dire impérativement,
27:29avant le 30 juin 2025,
27:30et qui ne l'ont pas fait.
27:32C'est effectivement un véritable naufrage judiciaire.
27:35Vous avez employé ces mots à l'instant,
27:37et on pense particulièrement à cette mère,
27:40la mère de Shem Sedin,
27:40qui doit être dans un désarroi,
27:42et qui est dans un désarroi total,
27:43vous le disiez,
27:44et en colère également.
27:46Mais quelle réponse vous allez demander
27:48pour réparer au mieux ce désarroi, cette colère ?
27:51Est-ce que vous avez des possibilités d'action ?
27:55Alors non, nous, à ce stade,
27:56en tant que victime et que partie civile,
27:59nous n'avons absolument aucun recours
28:02pour tenter de faire ordonner
28:05une remise en détention de ces individus,
28:08si c'est votre question.
28:09Je vais vous dire quelque chose.
28:12Pour que vous compreniez,
28:14nous n'avons même pas été avisés en amont
28:17de ce qu'un débat sur le maintien en détention
28:20avec ces problématiques de texte abrogé, etc.,
28:24allait avoir lieu.
28:25Nous l'avons découvert.
28:28Lorsque jeudi soir, assez tard dans la soirée,
28:31la Cour d'appel nous a notifié cet arrêt.
28:34On nous a donc même privés de la possibilité,
28:36si vous voulez, de faire valoir nos observations,
28:39quelque part, sur les mesures de sûreté
28:42qui allaient pouvoir être ordonnées
28:43contre ces deux individus qu'on venait de libérer,
28:47puisque la Cour d'appel a considéré
28:49qu'ils étaient détenus sans titre.
28:51Résultat des courses,
28:52ces deux personnes ont été placées simplement
28:55sous un contrôle judiciaire,
28:57très très allégé, je vais vous dire,
29:00puisqu'on n'a même pas envisagé,
29:02vous voyez, par exemple, un bracelet électronique.
29:05On n'a même pas envisagé d'obligation de pointage
29:08de ces individus, ils n'en ont même pas.
29:10On n'a même pas envisagé d'interdiction de contact
29:12avec les membres de la famille de Chemsedine,
29:17dont on sait pourtant, avec le dossier,
29:19qu'il y a pu y avoir quelques formes de pression.
29:21Nous n'avons même pas été consultés là-dessus.
29:24Évidemment, vous imaginez bien
29:25que le sentiment d'abandon profond
29:27que ma cliente ressent,
29:28que la maman ressent aujourd'hui,
29:31est encore plus alimentée,
29:33y compris par la façon de faire et la procédure.
29:36Elle a le sentiment vraiment
29:37d'être pas pris en compte,
29:39d'être pas considérée.
29:40Je vais vous dire qu'il y a un bon nombre
29:42de victimes aujourd'hui,
29:43dans le cadre de nos procédures,
29:45et ça, c'est extrêmement compliqué,
29:47en plus de la peur
29:48et du sentiment de scandale
29:52qu'elle ressent face à cette décision.
29:53Il y a un sentiment de révolte
29:55très certainement partagé
29:56par beaucoup de citoyens français.
29:58Merci, Maître,
30:00d'avoir accepté notre invitation
30:01pour porter la voix
30:02de la maire de Chemsedine,
30:05Sabrina Bierelin-Bouillet.
30:07Rappelons-le,
30:08Chemsedine, il n'est pas mort
30:09simplement parce qu'il a été,
30:10pardonnez-moi,
30:11mais poussé dans un escalier.
30:12Il a été tué à coups de pieds,
30:15de poings.
30:15C'était absolument horrible.
30:16Rappelons-le, ça.
30:17Il faut se rappeler
30:18de la gravité de cette situation.
30:20Vraiment.
30:20Parce que Chemsedine,
30:21c'est un jeune collégien de 15 ans
30:23qui, en avril 2024,
30:25sort de son collège
30:26en plein après-midi
30:27à Virichatillon
30:28et se fait lyncher
30:29à coups de poing,
30:30à coups de pieds
30:31par un groupe de jeunes.
30:32Et il va mourir le lendemain
30:33suite à la gravité
30:34de ses blessures.
30:35Voilà l'affaire Chemsedine
30:37qui est une affaire très grave.
30:39Dans cette affaire,
30:39il y a quatre mises en examen.
30:41Sur les quatre,
30:42deux ont été finalement bénéficiés,
30:45ont bénéficié d'un non-lieu.
30:46Donc, il restait les deux
30:47meurtriers présumés,
30:49incarcérés.
30:49Le temps que l'information
30:51judiciaire continue
30:52parce qu'il va y avoir
30:53un renvoi devant
30:54la cour d'assises des mineurs.
30:55Et ce sont ces deux jeunes hommes
30:57qui avaient 17 ans
30:58au moment des faits,
30:59ce sont ces deux meurtriers
31:00présumés
31:00qui finalement,
31:01maintenant,
31:02à cause de ce vide juridique
31:04et grâce à leurs avocats
31:05qui ont bien fait leur travail,
31:07ils ont pu bénéficier
31:08de cette remise en liberté.
31:09Les remises en liberté
31:11très avantageuses
31:12parce qu'ils sont
31:12sous contrôle judiciaire.
31:13Mais Maître le disait,
31:15ils n'ont pas
31:16de bracelet électronique,
31:17pas de nécessité de pointage,
31:19pas d'interdiction
31:20de rentrer en contact
31:20avec la famille des victimes.
31:22Ils ont, en revanche,
31:23tout de même
31:24une obligation
31:26de ne pas paraître
31:27dans le département
31:27de l'Essonne
31:28ni d'entrer en contact
31:29avec les commis en examen
31:30ou de détenir une arme.
31:31Heureusement,
31:32j'ai envie de vous dire.
31:33Mais imaginez,
31:34ils se sont filmés
31:34à la sortie.
31:35Ils se sont filmés
31:38heureux, joyeux
31:38de sortir de prison.
31:40Non, mais c'est terrible
31:41que finalement,
31:43ce vide juridique
31:44ait profité
31:44à des meurtriers présumés.
31:46Et oui,
31:47la maman de Shamseddin
31:48est effondrée,
31:48comme nous l'a rappelé
31:49son avocate.
31:50Comment cela pourrait-il
31:51être autrement ?
31:52Et elle a peur
31:53parce qu'il y a un risque
31:54de représailles dans ce dossier.
31:55Donc, c'est aussi
31:56une mise en danger
31:56de cette maman
31:57et de l'entourage
31:58de la famille de la victime.
31:59Et on a le sentiment
32:00qu'il y a des failles judiciaires
32:01qui profitent systématiquement
32:02et toujours aux suspects,
32:05aux assassins présumés.
32:07On va voir.
32:08Alors, les précisions
32:08sur ce vide juridique,
32:10c'est assez complexe.
32:11Mais voilà,
32:12Nicolas Rouget va nous expliquer,
32:14nous débrouiller tout ça
32:14et on en parle ensuite.
32:16C'est une nouvelle faille
32:18qui met la justice sous pression.
32:21Tout commence le 27 juin 2025,
32:23lorsque le Conseil constitutionnel
32:25censure une disposition de 2019
32:28permettant de maintenir en détention
32:30un mineur de plus de 16 ans
32:32accusé d'un crime.
32:33Le Conseil constitutionnel
32:35déplore deux problèmes
32:36dans cette disposition.
32:37D'abord,
32:39le maintien en détention
32:40était automatique.
32:41Une fois mis en accusation
32:43devant la cour d'assises des mineurs,
32:45l'accusé restait détenu
32:46par le seul effet de la loi.
32:48L'institution souhaite
32:50qu'un magistrat spécialisé
32:51dans la protection de l'enfance
32:53réexamine si cette détention
32:55est toujours nécessaire.
32:56Ensuite,
32:57la durée de détention
32:58était la même que pour les majeurs.
33:00Le texte permettait
33:02une détention provisoire
33:03pouvant aller jusqu'à deux ans,
33:05comme pour les adultes.
33:07Mais selon l'institution,
33:08la Constitution impose
33:10que les mineurs bénéficient
33:11de procédures adaptées
33:12à leur âge
33:13et à leur personnalité.
33:15Conscient du danger
33:16que représentent
33:16les mineurs accusés de crime,
33:18le Conseil constitutionnel
33:20décide de reporter
33:21l'abrogation de la disposition
33:23au 1er juillet 2026,
33:25donnant ainsi un an au Parlement
33:27pour que celui-ci adopte
33:28une nouvelle disposition
33:30conforme à la Constitution.
33:31Mais aucun texte
33:32sur cette question
33:33n'a été voté
33:34jusqu'à jeudi dernier.
33:35En effet,
33:36une mesure d'urgence
33:37a été ajoutée
33:38dans le projet de loi
33:39sur la justice criminelle
33:40porté par Gérald Darmanin
33:42afin de combler
33:43ce vide juridique.
33:44Cette disposition
33:45n'est toutefois
33:46pas entrée en application,
33:47la loi n'ayant pas été
33:49encore publiée
33:49au journal officiel.
33:51Alors cette précision
33:52du porte-parole
33:53du ministère de la Justice
33:54qui nous dit
33:55que les meurtriers
33:56de Chemseddin
33:57n'auraient donc
33:57pas dû être libérés
33:59puisque ça ne s'applique
34:00qu'aux décisions
34:01postérieures
34:01au 1er juillet.
34:03Voilà,
34:03vous voyez ce message
34:05publié sur les réseaux sociaux.
34:07L'analyse de la direction
34:08des affaires criminelles
34:09du ministère de la Justice
34:10dispose que le vide juridique
34:13ne s'applique pas
34:13aux décisions postérieures
34:14au 1er juillet 2026
34:16et ne s'applique donc pas
34:17aux mineurs
34:17en détention provisoire
34:19avant cette date.
34:20C'est une manière
34:21de se justifier
34:22pour la chancellerie
34:23mais le problème
34:24c'est que le juge
34:25s'est basé
34:26dans son ordonnance
34:27sur l'article abrogé.
34:29Ici,
34:29la chambre de l'instruction
34:30n'a pas statué
34:31sur le fond,
34:32évidemment,
34:33elle a statué
34:33sur la question
34:34de savoir
34:34si les conditions légales
34:36étaient réunies
34:37pour maintenir
34:38ces deux meurtriers
34:39présumés en détention
34:40le temps
34:41de l'information judiciaire
34:42qui se poursuit
34:42jusqu'à leur procès.
34:44Et ici,
34:45c'est clair,
34:45il n'y a pas
34:46de détention,
34:47comment dire,
34:48elle dit qu'il y a
34:49une détention
34:50sans titre valable.
34:52Ça veut dire
34:53que rien ne justifie
34:54légalement
34:55de garder
34:55ces individus
34:57en détention.
34:58Vous voyez,
34:58donc,
34:59le ministère de la Justice,
35:01finalement,
35:01on s'aperçoit
35:01qu'il n'a pas autorité
35:02là-dessus,
35:03que le juge a statué
35:04et qu'il paraît être
35:05dans son bon droit
35:06puisqu'aujourd'hui,
35:07ces deux individus
35:07sont en liberté.
35:08Alors,
35:08merci Sabrina,
35:09parce que voilà,
35:10c'est vrai que c'est
35:10assez technique,
35:11mais en vous entendant,
35:12c'est déjà beaucoup
35:12plus clair.
35:13Toujours est-il
35:14que nous constatons
35:14quoi,
35:15Vendril de Guerpel ?
35:16Nous constatons
35:16aujourd'hui
35:17qu'il y a un décalage
35:17total entre les décisions
35:19prises et la violence
35:20des mineurs aujourd'hui.
35:22Il est là le fond
35:22du problème.
35:23L'ordonnance de 1945,
35:25eh bien,
35:26il va falloir peut-être
35:27un jour la revoir.
35:28On se souvient
35:28le Conseil constitutionnel,
35:29c'est lui qui retoque
35:31finalement un projet
35:32de loi sur les mineurs.
35:35Donc voilà,
35:35il y a aussi
35:36ce décalage flagrant
35:37qui aujourd'hui
35:38arrive à ces décisions
35:40qui mettent une femme
35:41dans le désarroi
35:42et la colère totale.
35:44Ce qui nous met
35:45vraiment en colère
35:46avec cette affaire,
35:46c'est qu'on n'est pas là
35:47dans un cas de laxisme
35:49d'un juge
35:50ou d'un magistrat,
35:50c'est vraiment
35:51l'imprévoyance de l'État.
35:53En fait,
35:53la justice a appliqué
35:54le droit tel que le Parlement
35:55l'a laissé en réalité.
35:56Et quand on voit
35:57que le Conseil constitutionnel
36:00avait déjà prévenu l'État
36:03en juin 2025
36:04et que rien n'a été fait,
36:06on est là face aux résultats
36:07d'une imprévoyance totale.
36:09C'est-à-dire que deux mineurs
36:10qui sont pris de mes meurtriers
36:14d'un jeune gamin de 15 ans
36:16sont complètement remis en liberté
36:18le temps d'avoir leur procès.
36:21Et devant les yeux épleurés
36:23de la mère de Shem Seedin,
36:24je trouve ça inconcevable.
36:26Et c'est là où ça montre
36:28l'effondrement de la responsabilité publique
36:30et du politique.
36:31Et donc,
36:32on n'est pas que sur un terrain judiciaire,
36:34on est sur un terrain politique.
36:35C'est pour ça que Gérald Darmanin
36:36va devoir répondre lui-même
36:38de cette imprévoyance
36:40de l'État total.
36:40On est effectivement
36:41sur un terrain
36:42politico-judiciaire même
36:45et on voit toujours
36:45cette complexité insupportable
36:47finalement face à une réalité
36:49qui demande des mesures
36:52pardonnez-moi de bon sens
36:53je sais que vous avez
36:54quelques réticences
36:56avec cette expression
36:59mais...
36:59Le terrain il est éminemment politique.
37:01Il est terrain politique.
37:01Alors, il y a la question judiciaire
37:03effectivement,
37:03de toute façon,
37:04le magistrat ne peut pas
37:04s'inventer une loi
37:05donc il est obligé
37:06de prendre la loi telle qu'elle est
37:07et il l'applique.
37:07C'est un peu bête
37:08mais c'est bête et méchant
37:08et c'est comme ça
37:09que ça doit se passer.
37:10Mais c'est uniquement
37:11une visibilité politique.
37:12Ça fait un an
37:13que cette question
37:13aurait dû être traitée
37:14par le ministre de la Justice
37:15et par le Parlement.
37:16Ça n'a pas été fait.
37:17Donc là,
37:18on parle de visibilité
37:19mais c'est exactement le problème.
37:20C'est qu'il y a le temps politique
37:21et le temps judiciaire.
37:22Le politique aurait dû
37:23se saisir de cette question
37:24il y a bien longtemps.
37:25On ne peut pas...
37:26Dans un contexte
37:27où on parle d'augmentation
37:28de violences chez les jeunes,
37:29on a beaucoup parlé aussi
37:30d'inflation normative.
37:31On fait beaucoup de lois
37:32sans arrêt, sans arrêt.
37:33Mais au final,
37:33vous avez un vide juridique
37:34sur une question
37:35qui est essentielle
37:35de la violence chez les minaires.
37:37Elle n'est pas traitée.
37:38Pardonnez-moi,
37:39je ne veux pas être l'avocat
37:39de M. Darmanin
37:41mais c'est un sujet
37:42éminemment politique
37:43mais la priorité
37:45ces derniers temps
37:45c'était le projet
37:46de loi fin de vie
37:48visiblement
37:48et donc c'est aussi
37:49une affaire de priorité
37:51et de cap
37:52de cap donné par le politique.
37:54Je comprends parfaitement
37:54mais ça ne peut pas être
37:55une excuse
37:55sur un sujet aussi grave.
37:57Vraiment.
37:58Parce que c'est un sujet
37:58très grave
37:59mais il devrait être prioritaire
38:01et on voit bien
38:01qu'il ne l'est pas.
38:02Dans ce cas-là,
38:02tout est prioritaire.
38:04Et c'est le rôle
38:05du ministre de la Justice.
38:06Mais la fin de vie
38:07c'est pas prioritaire.
38:08Oui, mais dans la manière
38:10dont le présente
38:11le ministre de la Justice
38:11dans ce cas-là
38:12ça va être prioritaire.
38:13Est-ce qu'on n'aurait pas
38:13préféré entendre Emmanuel Macron
38:14ou avoir les informations
38:16disant Emmanuel Macron
38:17veut absolument accélérer
38:18sur la problématique
38:19de la justice des mineurs
38:20plutôt que sur la loi fin de vie ?
38:22C'est ça aussi
38:23qu'on aurait aimé entendre.
38:24Mais là c'est typique
38:24d'une stratégie
38:25de communication de crise.
38:26On estime qu'il y a eu
38:27un débat qui a été plus important
38:28finalement celui-là
38:29était un petit peu moins essentiel
38:31il est passé à l'asme.
38:32Non, en fait c'est pas possible.
38:33Il y a un sujet
38:33de violence des mineurs
38:34vous devez absolument le traiter.
38:35C'est le rôle du ministre
38:36de la Justice de faire ça.
38:37C'est le rôle du Parlement
38:38ça n'a pas été fait.
38:39Là c'est une erreur politique.
38:40Vendrine de Garpelle.
38:41Olivier de Caronfleck
38:42vous avez complètement raison
38:43de parler de la fin de vie
38:44parce que c'est l'argument
38:45qu'utilise le porte-parole
38:46de la chancellerie.
38:48En fait je suis désolé
38:50je crois que nos spectateurs
38:51doivent le savoir
38:52mais rendez-vous compte
38:53dans quel pays on est
38:54quelle politique on a
38:55pour pouvoir prioriser
38:57un texte sur la fin de vie
38:58qui va donner la possibilité
39:01à des gens
39:01qui sont complètement
39:03en dépression etc
39:05qui sont dans un mal-être total
39:07pouvoir se donner la mort
39:08alors même que le pays
39:09est incapable de protéger
39:10ses plus faibles
39:11ses enfants
39:12ses mineurs
39:13et c'est complètement hallucinant.
39:15C'est vrai Média Raïche
39:16pardonnez-nous
39:17moi j'aurais préféré voir
39:18dans les colonnes
39:18des journaux nationaux
39:20des récits disant
39:21Emmanuel Macron
39:22souhaite accélérer
39:24la réforme de l'ordonnance 45
39:26une priorité aujourd'hui en France
39:27face à la violence juvénile
39:29et ce n'est pas le cas.
39:30La priorité
39:31c'est d'aller faire des fêtes
39:33au CESE
39:33financées par le CESE
39:34parce que l'adoption
39:36de la fin de vie
39:36est en bonne voie.
39:37En plus que chaque affaire
39:39criminelle qui touche des jeunes
39:40est un rappel supplémentaire
39:41pour le ministre de la Justice
39:42et le Parlement
39:42c'est-à-dire que sur les 365 jours
39:44qui viennent de s'écouler
39:45depuis l'année dernière
39:46chaque rappel
39:47chaque fait médiatique
39:48qui concerne une violence de jeunes
39:49est un rappel automatique
39:50pour la justice
39:50ça n'a pas été traité
39:52là c'est grave.
39:53Bon il nous reste
39:53un peu plus d'une minute
39:54je souhaitais échanger avec vous
39:56sur la cathédrale Notre-Dame de Paris
39:58on n'aura peut-être pas le temps
39:59de jouer le sujet
40:00mais peut-être un tour de table
40:01puisque
40:02elle est devenue
40:02le monument le plus fréquenté
40:04de la capitale
40:0535 000 visiteurs par jour
40:06sauf que
40:07face au surtourisme
40:08qu'est-ce qui se passe ?
40:09Eh bien
40:11le diocèse a choisi
40:12de restreindre drastiquement
40:13les visites guidées
40:16une muséification
40:17de la cathédrale
40:18alors c'est vrai
40:18qu'on a le sentiment
40:20est-ce que c'est le cas
40:21ou non
40:22Médi-Rhaïs
40:22de priver les français
40:23au profit des touristes
40:25finalement
40:26d'un monument
40:26qui nous appartient tous
40:27et qui n'est pas un musée
40:28rappelons-le
40:29qui est une cathédrale
40:30si symbolique
40:31aujourd'hui en France
40:32Oui d'autant plus
40:32qu'une cathédrale
40:33c'est censé être un lieu vivant
40:34donc c'est un lieu de culte
40:35c'est pas juste
40:36c'est pas un musée
40:37concrètement
40:38Notre-Dame de Paris
40:39en plus ça appartient
40:39au patrimoine français
40:41donc je comprends
40:42la crainte du diocèse
40:42elle est parfaitement légitime
40:43d'autant plus
40:44que le surtourisme
40:44abîme beaucoup
40:45à la fois les villes
40:46mais aussi
40:48les monuments de la sorte
40:49donc là
40:50il y a un vrai sujet
40:51je pense que ça pourrait
40:52être saisi à la fois aussi
40:53par le ministre de la culture
40:54je pense qu'il y a
40:54quelque chose à faire dessus
40:55à la fois sur
40:57les sujets de surtourisme
40:59Mais bien sûr
41:00c'est-à-dire qu'il y a un moment
41:01est-ce que vous privilégiez
41:02les touristes
41:04aux français
41:05aux français qui viennent là
41:06peut-être pour aller prier
41:07pour aller se recueillir
41:08tout simplement
41:09mais là
41:09le touriste
41:10ça dit quelque chose
41:12de la société
41:12Complètement
41:13et moi je vais vous dire
41:13j'ai travaillé un peu
41:14en job étudiant
41:15au moment de la réouverture
41:17pour accueillir
41:18les gens qui venaient
41:19visiter la cathédrale
41:20de Notre-Dame
41:20On a un témoignage
41:22et j'étais allé prier
41:23pendant une messe
41:24donc j'avais assisté
41:25à la messe
41:25et ce qui était assez fou
41:27c'est qu'autour de nous
41:28on voyait le monde tourner
41:29autour de nous
41:30avec tous ces touristes
41:31qui venaient prendre en photo
41:32etc
41:32et donc il y avait vraiment
41:33un côté temporel
41:36et un côté spirituel
41:37et on voyait complètement
41:38la différence
41:38et le décalage là
41:39de cela
41:41et moi je regrette
41:42profondément
41:43le côté muséification
41:45de certes
41:46Notre-Dame de Paris
41:46mais aussi de Paris
41:47en règle générale
41:48et donc on a l'impression
41:49qu'on dépossède
41:50une ville
41:51qu'on dépossède
41:52des institutions
41:53des bâtiments
41:54du patrimoine
41:55aux français
41:56pour les autres
41:57alors qu'en réalité
41:58ils devraient
41:59amuser
41:59c'est le passé
42:00et la quête
42:01Notre-Dame de Paris
42:02c'est un monument
42:04vivant
42:04du quotidien
42:05merci à tous les trois
42:06c'était passionnant
42:07d'entendre
42:08vos décryptages
42:09merci à tous ceux
42:10qui m'ont aidé
42:10à préparer cette émission
42:11restez avec nous
42:12je vous retrouve
42:13dans un instant
42:14pour votre rendez-vous
42:15du dimanche
42:16l'heure inter
42:17et beaucoup de choses
42:18à dire
42:18vous allez le voir
42:19à tout de suite
42:19merci à tous les deux
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