- il y a 17 heures
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu
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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans 100% Actu et on démarre tout de suite avec un point sur les
00:05dernières informations.
00:06Avec vous Sandra Atchiambo, bonjour Sandra.
00:08Bonjour Olivier, bonjour à tous.
00:10À la une, cette déclaration d'Emmanuel Grégoire, Paris est et restera une terre de résistance face à toutes les
00:16formes de haine.
00:18Le maire de Paris s'est exprimé après la dégradation d'une plaque commémorative,
00:22rendant hommage à un couple de justes et à leurs filles.
00:25Cette attaque dans le 12e arrondissement, qui intervient avant un hommage de main aux victimes de la rafle du Veldiv,
00:31a choqué de nombreux riverains.
00:33Écoutez.
00:35Ça me brise le cœur moi, carrément là.
00:39J'hallucine.
00:42Je ne sais même pas si c'est la première fois que ça arrive dans ce quartier parce que j
00:45'envoie souvent des plaques.
00:46Elles sont devant les écoles et à chaque fois c'est bien qu'elles soient là pour rappeler ce qui
00:53s'est passé parce qu'il y a trop de gens qui ont oubliés.
00:54J'ai du mal à le croire. Je suis vraiment étonnée qu'on puisse avoir l'idée de faire ça,
01:00que quelqu'un puisse avoir ce type d'idée déjà. Je suis vraiment étonnée.
01:05Je trouve ça totalement lamentable parce qu'on a une plaque qui commémore deux personnes. Je ne vois pas pourquoi
01:12on irait la casser.
01:15C'est vraiment un acte de malveillance. Ça n'a aucun sens. Je trouve ça assez inquiétant comme démarche.
01:20Je trouve que c'est juste complètement idiot de la part de la personne, que ce soit pour un motif
01:25religieux, haineux ou quoi que ce soit. Je trouve ça juste absolument minable.
01:29C'est horrible et je vois que ça continue. Donc c'est pour moi une catastrophe.
01:34Je suis triste que certaines personnes en France, heureusement, ce n'est pas la majorité, deviennent antisémites.
01:42Place à l'attente désormais après la découverte doucement à Mayoc dans le Tarn, à l'endroit où Cédric Jubilard
01:48affirme avoir enterré son épouse fin 2020.
01:52Les analyses sont en cours après l'arrêt hier des recherches du corps de Delphine, au regret d'ailleurs de
01:57la défense de l'accusé.
01:58Près de six ans après la disparition de l'infirmière, l'émotion reste vive près du domicile du couple à
02:04Cagnac-les-Mines.
02:05Et puis à l'international, les pays du Golfe qualifient de crimes de guerre les attaques iraniennes d'infrastructures civiles.
02:12Le coët a dénoncé une odieuse agression sur son sol ce samedi, après des frappes notamment contre une deuxième centrale
02:18électrique et de dessalement.
02:20Elles ont fait plusieurs blessés et causé d'importants dégâts matériels dont deux incendies, Bahreïn et la Jordanie, ont également
02:27été visés.
02:27Merci beaucoup Sandra. Nous vous retrouvons à 17h pour un point complet sur l'actualité.
02:32Et on va démarrer avec nos invités. Amine Elbaï, bonjour.
02:36Bonjour cher Olivier.
02:37Très heureux de vous retrouver à vos côtés. Mathioc, secrétaire général du millénaire.
02:40Bonjour Olivier.
02:41Et Vendrulde Gerpel, journaliste, pour vous accompagner.
02:45Et je le disais donc, à la une ce vote, que je qualifierais de vote de la honte,
02:49puisqu'il montre une nouvelle fois la grande tolérance de la gauche vis-à-vis des délinquants, vis-à-vis
02:54des criminels.
02:55Alors, figurez-vous qu'hier, les députés de gauche parlent des LFI, communistes, écologistes, partis socialistes aussi.
03:02Eh bien, ils ont dit que la perpétuité pour viol en série sur mineurs de moins de 15 ans, eh
03:08bien, c'est non.
03:09C'est non le contexte. Le projet de loi relatif à la protection des enfants, il était examiné à l
03:15'Assemblée nationale depuis le 15 juillet,
03:16après le viol et le meurtre de la petite Liana, vous vous souvenez, âgée de 11 ans.
03:20Eh bien, le gouvernement proposait cette mesure de bon sens, portée à la réclusion criminelle à perpétuité,
03:26la peine encourue par les violeurs en série de mineurs de moins de 15 ans.
03:31Ces monstres ne risquent que 20 ans, actuellement. Et que fait la gauche ? Je le disais, elle dit non.
03:35Alors, on va écouter la colère, la colère de la mère de Karina Jambu.
03:39Karine, c'est cette victime. Elle avait entre 5 et 7 ans, entre 2002 et 2005,
03:44lorsqu'elle était victime de viol, d'agression sexuelle par un individu condamné à 30 ans.
03:48Il ne fait que 8 ans de prison, remise de peine. Et puis maintenant, il habite à quelques kilomètres,
03:53à Rennes, de sa victime. Écoutez la colère de sa mère.
03:57Ce qui s'est passé hier à l'Assemblée est une abomination, en fait, parce que comment ?
04:03La perpétuité n'est-elle pas admise pour les violeurs en série de ces réalités ?
04:08C'est-à-dire les violeurs qui ont fait 5, 6, 10 victimes, 300, le squirlet.
04:14Et cet homme-là ne mériterait pas la perpétuité. Mais où on va, là ?
04:19Où on va ?
04:22Quand j'ai vu les commentaires de LFI et des écologistes, parce que j'ai suivi les débats pendant 3
04:27jours,
04:28c'était quelque chose qui me tenait beaucoup à cœur, mais c'est à vomir, en fait.
04:32C'est à vomir.
04:33Il y a des gens qui ne sont pas récupérables. Point barre.
04:36Et donc, il faut protéger la société. C'est le devoir même de la justice, c'est de protéger la
04:42société.
04:43Ce n'est pas de punir, c'est de faire en sorte que la société soit protégée.
04:47Protéger la société des violeurs sérieux, c'est de mettre la perpétuité, en fait.
04:51Vendril de Garpelle, on comprend la mère de Karine Jambu.
04:54Et beaucoup de Français se disent, mais qu'est-ce qui leur prenne à ces députés ?
04:58Ils sont aussi déconnectés de la réalité. 90% des Français sont pour cette mesure de bon sens, finalement.
05:04Et on voit ce logiciel de la gauche, l'inversion totale des valeurs.
05:08C'est-à-dire que le coupable devient la victime, et puis la protection de la société, finalement.
05:14Et les victimes elles-mêmes, ça passe en second plan.
05:17Mais ces députés, ces législateurs de gauche sont en réalité les descendants de ceux qui, on le sait,
05:25ont légitimé, en tout cas, moralement la pédophilie,
05:30et qui ont fait complètement normaliser les violences sexuelles envers des mineurs.
05:36C'est ce camp-là qui, pendant des années, a fait cette propagande avec certains journaux,
05:41notamment de gauche.
05:42On ne va pas les citer, mais on les connaît.
05:45Et aujourd'hui, ceux qui ont voté contre ce texte sont en réalité ses descendants
05:49de tous ces gens qui ont normalisé complètement ça.
05:53Et moi, je ne crois pas du tout en la pénitence de ces céréales violeurs,
05:59puisqu'ils l'ont fait à plusieurs récurrences.
06:04Et donc, aujourd'hui, on se retrouve avec des gens qui peuvent, au bout de 10 ans, 20 ans, ressortir.
06:10Alors même qu'on en parle avec le scandale du périscolaire qu'on touche aux enfants des Français,
06:14je crois que c'est un mauvais signal envoyé aux Français.
06:16C'est intéressant ce que vous avez dit.
06:17Et d'ailleurs, on se râle dans un instant avec un psychologue criminologue
06:20pour voir si, effectivement, la question de réinsertion chez des violeurs en série,
06:24elle se pose ou si, effectivement, médicalement, la priorité.
06:29Et elle est là, la priorité, c'est-à-dire protéger la société de ses prédateurs.
06:34On va écouter l'argument de la députée Gabrielle Catala pour expliquer ce choix de la gauche.
06:41Très intéressant. On va décrypter tout cela après. On l'écoute.
06:45Avec cet amendement que nous avons déjà porté en commission des lois
06:48pendant que le bloc central était devenu, en fin de compte, le bloc spectral,
06:53nous proposons d'introduire une peine automatique d'interdiction du territoire français à tout étranger
06:57qui se rend coupable d'une infraction punie d'au moins 3 ans d'emprisonnement
07:01prévue par le premier titre de ce projet de loi.
07:04C'était sur un autre dossier. On va y revenir dans un instant.
07:07Gabrielle Catala, on l'écoute, député LFI, sur le choix de la gauche
07:12de ne pas voter la perpétuité pour les violeurs en série sur des mineurs de 15 ans.
07:17On l'écoute.
07:27Alors, on va l'entendre tout à l'heure. On a un problème technique. Ce n'est pas grave.
07:32Qu'est-ce qu'elle dit, Mathieu Hocque ?
07:33Elle fait référence à Badinter, Robert Badinter.
07:36Et puis, elle dit, Robert Badinter, il était contre la peine de mort, il l'a aboli.
07:40Et il était aussi contre la perpétuité. Pourquoi ? Parce que la perpétuité,
07:44ça ne permet pas à un coupable de se réinsérer.
07:49C'est-à-dire qu'elle met en priorité la réinsertion.
07:53Et là, on parle, on le rappelle, d'un violeur en série sur mineurs de 15 ans.
07:57Oui, c'est complètement hallucinant.
07:58En effet, ce qu'il faut rappeler, c'est qu'on a historiquement, ça ne date pas de 1981,
08:04même si 1980 est un marqueur de ce clivage, il y a un clivage sur le rôle de la prison,
08:09un clivage qui est politique, même si on va dire que la société a fait un choix.
08:15Mais on a un clivage qui est politique entre ceux qui considèrent que la prison,
08:19c'est fait pour mettre hors d'état de nuire quelqu'un qui est en situation de récidive
08:23parce que l'on considère que l'on veut davantage protéger la société
08:28d'un individu qui peut lui nuire.
08:31L'autre vision, et c'est celle qui est portée par une grande partie de la gauche
08:33avant même 1981, mais a fortiori depuis 1981,
08:37c'est de considérer que la prison, c'est l'école,
08:40ça devrait être l'école de la réinsertion.
08:43C'est qu'on ne peut pas mettre de côté des individus de la société
08:45parce que vous voyez, en fait, et même jusqu'à ce que certains expliquent
08:48que la prison aggrave le risque de réinsertion.
08:51C'est un peu le clivage qu'il y a aujourd'hui au niveau politique
08:54sur le rôle de la prison.
08:55Ensuite, après, effectivement, depuis 1981,
08:58l'abolition de la peine de mort,
09:00ce qui avait été dit aux Français à ce moment-là,
09:03c'était d'expliquer qu'on va retirer la peine de mort,
09:06mais en contrepartie, il y aura pour les crimes les plus graves
09:09et pour les criminels les plus dangereux,
09:11la perpétuité réelle,
09:13c'est-à-dire le fait que l'on puisse incarcérer
09:15plus de 33 ans un individu.
09:18Or, aujourd'hui, cette peine-là est très rarement prononcée,
09:21elle a été à quelques reprises,
09:23peut-être qu'Amy Nelbaï pourra le développer,
09:24mais notamment sur les terroristes, en règle générale,
09:28mais aujourd'hui, elle n'est pas prononcée
09:30pour des viols sur les enfants.
09:32Or, aujourd'hui, la société considère deux choses.
09:34C'est que, un, le viol, en règle générale,
09:37est l'un des crimes après le meurtre,
09:38l'un des plus odieux.
09:40La société considère ça.
09:41Et de surcroît, on considère que les personnes les plus vulnérables,
09:44les victimes les plus vulnérables,
09:46c'est les enfants,
09:46et c'est ce qu'a dit Vendry tout à l'heure,
09:48c'est depuis, ça n'a pas daté de ça,
09:50mais l'affaire Liana a remonté ça.
09:52Mais bien sûr, le scandale du Paris-Escolaire,
09:54il y a tout un contexte.
09:55Aujourd'hui, la société considère que les mineurs
09:59sont les plus vulnérables,
10:01et les viols sont les plus vulnérables.
10:02Sauf Gabriel Catala !
10:04Écoutons-la, et je vous donne la parole.
10:06Amine Nelbaï, je vous donne la parole dans un instant.
10:08On a retrouvé cette séquence.
10:09Gabriel Catala, député LFI.
10:12Et je vous invite, collègues, à regarder, par exemple,
10:17ce que déclarait Robert Badinter sur la question.
10:21Puisque Robert Badinter a été l'artisan de l'abolition de la peine de mort en 1981,
10:29mais ensuite il déplorait l'idée de la perpétuité réelle,
10:32en expliquant que lorsque le condamné n'a aucune perspective,
10:39cela ne l'incite nullement à essayer de s'améliorer,
10:43et cela ne facilite aucunement la réinsertion ou l'insertion de la personne.
10:51Ah, c'est hallucinant !
10:52Je le répète, Amine Nelbaï, c'est donc l'auteur,
10:55le violeur en série de mineurs de 15 ans,
10:57qui serait la victime.
10:59S'il n'a pas de perspective, le pauvre.
11:01Le pauvre, on l'entend dans sa voix,
11:03c'est un peu de cette manière-là qu'elle s'exprime, cette députée.
11:05La gauche fait preuve aujourd'hui d'un humanisme partisan.
11:08C'est-à-dire qu'elle confond totalement la réinsertion en prison
11:14et le devoir de solidarité envers les victimes.
11:18Vous savez, il y a quelque chose qui est très important à dire
11:20dans le débat que nous avons aujourd'hui sur cette question de perpétuité,
11:24c'est que la perpétuité réelle, en réalité, elle n'existe pas.
11:28Elle est contraire d'ailleurs à la Convention européenne des droits de l'homme,
11:32et c'est justement parce qu'elle est contraire au texte européen
11:34que la Cour européenne des droits de l'homme oblige désormais les États
11:38à prévoir au bout de 20 ans, 30 ans, des modalités de réexamen
11:43en vue d'une remise en liberté.
11:44Parce que dans l'imaginaire humaniste,
11:49en tout cas dans la fabrique du droit,
11:50et dans la fabrique humaniste du droit,
11:52telle que la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme a été conçue,
11:56eh bien, il a été pensé qu'à un moment ou un autre,
12:00dans leur parcours carcéral, les personnes qui ont été condamnées,
12:03même pour les crimes les plus graves, doivent être remises en liberté.
12:05C'est de cette façon...
12:07Oui, et c'est pour ça qu'on arrive à des absurdités.
12:10Karine Jambu, son bourreau, 30 ans, au bout d'huit ans, il ressort,
12:15et il déménage à 5 km de...
12:17Pas plus tard que la semaine dernière, vous avez un individu qui avait été condamné
12:20pour viol et séquestration par la cour d'assises,
12:25et qui, un mois après sa remise en liberté,
12:27après 15 années de détention, 20 années de détention,
12:31eh bien, il a violé une nouvelle jeune étudiante à Aix-en-Presse.
12:33Alors, c'est intéressant.
12:35On va demander l'avis d'un psychologue criminologue.
12:37C'est-à-dire que là, on entend dans la bouche de Gabriel Catala
12:40qu'un violeur en série doit avoir des perspectives d'avenir pour se réinsérer.
12:45C'est totalement absurde.
12:46Pension avant tout aux victimes.
12:48Jean-Pierre Bouchard, psychologue, criminologue, est en liaison avec nous.
12:52Merci, monsieur, d'avoir accepté notre invitation.
12:54Alors, je vous mets en dehors du débat politique,
12:57mais on va plus rentrer dans la psychologie et puis aussi votre expérience.
13:02Et ma question, elle est très simple pour nous éclairer.
13:05Est-ce qu'aujourd'hui, quand on parle d'un violeur en série,
13:09encore plus sur des mineurs de 15 ans,
13:11donc qui a violé plusieurs fois,
13:13est-ce que ce type de personnes, on peut les réinsérer dans la société ?
13:18Alors, d'abord par rapport à l'incarcération elle-même.
13:20Alors, il faut dire que je suis psychologue,
13:21mais je suis aussi docteur en droit pénal et en sciences criminelles.
13:24Donc, je connais aussi le volet pénal.
13:26La peine privative de liberté, c'est-à-dire l'incarcération prononcée,
13:31a avant tout, c'est dans son terme même,
13:34peine privative de liberté, une fonction punitive.
13:37Ce que très souvent, beaucoup de gens oublient.
13:41Et ensuite, en fonction des gens,
13:45des perspectives de réinsertion sont possibles ou pas.
13:49Alors, en matière d'agresseurs sexuels,
13:52notamment d'agresseurs sexuels sur mineurs,
13:55récidivistes, puisque là, on parle d'agresseurs en série,
13:58sans que ce soit défini,
13:59puisque la série, mais ce n'est pas juridiquement défini,
14:03ça commencerait à trois.
14:05Mais on sait très bien que certains agressent de façon répétée
14:11le même type de victimes ou des victimes différentes,
14:16dont des mineurs.
14:17Et quand je dis mineurs, ça peut démarrer chez les nourrissons victimes
14:21jusqu'à tous les petits âges de la petite enfance,
14:25jusqu'à la minorité, évidemment, la frontière maximum de la minorité.
14:34Alors, tout ça s'appuie sur une préférence au niveau de la libido.
14:38C'est-à-dire que si ces gens-là choisissent d'agresser des mineurs
14:42de façon répétée,
14:43c'est qu'ils préfèrent sexuellement agresser des mineurs.
14:48C'est-à-dire qu'ils en recherchent un bénéfice sexuel,
14:50un bénéfice au niveau du plaisir.
14:52Et ça, c'est très important à comprendre,
14:54parce que ça va les pousser à...
14:56S'il n'y a pas de frein,
14:57s'il n'y a pas quelque chose qui tombe pour les faire arrêter,
15:01ça va en pousser beaucoup à récidiver,
15:04puisqu'ils ont la possibilité de récidiver.
15:06Et c'est pour ça que ce sont des populations
15:10qui ont quelquefois un fort pouvoir de récidive.
15:13Quand ils sont incarcérés,
15:15ça pose aussi un problème au niveau de leur libération,
15:17parce que les agresseurs sexuels, en général,
15:21y compris ceux qui agressent des mineurs,
15:23se comportent très bien en prison.
15:26C'est-à-dire qu'en apparence,
15:28si vous n'êtes pas un spécialiste de la question,
15:31vous pouvez penser que tous,
15:33se comportant bien en prison,
15:35ne présentent pas de problème de dangerosité plus tard.
15:38Or, quelquefois, c'est totalement faux.
15:40Leur potentiel libidineux, si je puis dire,
15:43orienté vers des mineurs, peut persister
15:45ou peut être réactivé plus ou moins tard.
15:48Donc, si vous voulez, la question est vraiment très épineuse,
15:52et on ne peut pas nier que pour beaucoup d'agresseurs sexuels en série,
15:57c'est-à-dire qui ont déjà fait la démonstration
16:00de leur préférence à agresser les mineurs,
16:03et quelquefois très petit à neige, je le rappelle,
16:07eh bien, il y a un potentiel de récidive important.
16:09Ce que je dois souligner aussi,
16:11le grand public a souvent l'image
16:14que seuls des adultes, des majeurs,
16:17agresseraient des mineurs,
16:18ou que les agresseurs de mineurs
16:20seraient systématiquement des majeurs.
16:22Il faut savoir qu'il y a beaucoup d'agressions de mineurs entre eux.
16:25C'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'auteurs mineurs
16:27qui agressent donc des victimes mineures.
16:29Et ces agresseurs de mineurs
16:31peuvent être en quelque sorte des généralistes
16:34de la sexualité,
16:35c'est-à-dire avoir une sexualité classique,
16:38en couple, etc.
16:39et à côté de ça,
16:41agresser des mineurs
16:42qui leur sont proches
16:44ou extérieurs à la famille.
16:46Certains ont une préférence homosexuelle,
16:48c'est-à-dire que des hommes
16:50agressent, par exemple, des petits garçons.
16:52D'autres, ça va être des petites filles.
16:54Et d'autres, ça va être des deux sexes.
16:56Donc, les combinaisons sont extrêmement complexes.
16:59Et il ne faut pas se laisser berner
17:02par le côté lisse,
17:03en apparence, de ces gens-là.
17:05Merci Jean-Pierre Bouchard,
17:06psychologue et criminologue,
17:08pour votre éclairage,
17:09puisque on le comprend,
17:10Vendril de Garpil,
17:11de toute façon,
17:12c'est une population aujourd'hui
17:14qu'on ne peut pas réinsérer.
17:15Le risque est là,
17:16le risque de récidive est trop important,
17:18ce n'est pas possible.
17:19Donc, vous les enfermez,
17:20vous protégez la société,
17:22basta,
17:22il n'y a pas cette question
17:24de réinsertion possible,
17:25parce qu'il peut être tout à fait lisse,
17:27un comportement en société parfait,
17:30et commettre ses crimes.
17:31Donc, terminez.
17:32On ne lutte pas contre la récidive.
17:33Ben voilà.
17:35Mais dans les prisons,
17:36vous êtes censé avoir du personnel
17:38qui est censé vous accompagner
17:39pour lutter contre la récidive.
17:41Le CEPIP, par exemple,
17:42le service pénitentiaire
17:43d'insertion et de probation,
17:44ils sont sous-effectifs
17:45depuis des années.
17:46Vous avez aujourd'hui des CEPIP,
17:49le service qui est en charge
17:51du suivi des détenus,
17:52de l'exécution de la peine,
17:53avec un agent pour 120 détenus.
17:56Comment voulez-vous
17:56qu'on assure le suivi,
17:57la lutte contre la récidive ?
17:59Et quand je vois ce violeur
18:00qui a été condamné
18:01et qui a récidivé la semaine dernière
18:03à Aix-en-Provence,
18:05a reviolé cette jeune fille
18:05après 20 années de détention,
18:07je me dis,
18:07on va notre pays ?
18:08Et moi,
18:08quand j'entends M. Bouchard
18:10nous parler de certains profils
18:12qui violent des nourrissons,
18:14pardonnez-moi,
18:14mais là,
18:15on ne peut pas entendre ce mot.
18:18Oui,
18:18on lui donne une deuxième chance.
18:19Ce n'est pas possible.
18:20Ce n'est pas possible.
18:21Pardonnez-moi.
18:22Voilà.
18:23On l'isole.
18:23Terminé.
18:24Non, mais là,
18:24je m'emporte.
18:26Mais c'est insouvenable.
18:28Le témoignage de ce psychologue
18:29est hyper intéressant
18:30parce qu'il explique deux choses.
18:32Il explique d'abord
18:32la première chose,
18:33c'est que c'est intrinsèque
18:35aux violeurs,
18:36c'est-à-dire que c'est leur libido
18:37qui fait qu'en fait
18:39ils ne peuvent pas se réinsérer
18:40et qu'en prison,
18:41et la deuxième chose qu'il dit,
18:42c'est qu'en prison,
18:42ils se tiennent à carreau.
18:44En prison,
18:44les violences sexuelles sur mineurs,
18:46c'est justement
18:47auprès des autres détenus
18:49le tabou ultime.
18:50C'est que vous êtes un violeur
18:51en prison,
18:52vous êtes détesté
18:53par toute la prison,
18:54par tous les autres détenus.
18:55Et donc,
18:56quand je vois cette gauche
18:57qui est héritière
18:58de l'ancienne gauche
19:00qui a normalisé
19:02les violences sexuelles
19:03sur mineurs
19:04et qui a rendu
19:05moralement acceptable
19:06la pédophilie,
19:09les relations sexuelles
19:10avec mineurs,
19:11je ne suis pas étonné
19:11que cette gauche-là
19:12qui considère
19:13que la justice
19:14ne doit pas être punitive
19:15mais justement
19:17qui doit faire preuve
19:17de guérison
19:18et qui en plus
19:20se moque complètement
19:21des enfants
19:22malgré tous les scandales
19:23qu'on a dans le périscolaire
19:24partout,
19:25je ne suis pas étonné
19:25qu'ils aient voté
19:26contre ce texte.
19:27Et le rôle du politique,
19:28on fait quoi de nos enfants ?
19:30Ils ne les protègent pas
19:30ces politiques ?
19:31Nos enfants,
19:31ils n'y pensent pas ?
19:32Ce n'est pas ça
19:32l'avenir de la nation ?
19:33On s'en fiche ?
19:34On protège d'abord
19:35le criminel,
19:36le délinquant ?
19:36C'est ça leur projet ?
19:37C'est là où en fait
19:38on touche du doigt
19:39l'un des véritables sujets.
19:40C'est qu'on ne protège
19:41pas nos enfants
19:42et certains veulent être
19:43encore moins protecteurs
19:45de nos enfants,
19:46notamment les gens de gauche
19:47qui ont voté ce texte-là.
19:48Pourquoi ?
19:48Enfin, qui ont voté
19:49en tout cas cet amendement
19:50qui supprime l'article.
19:51Pourquoi cela ?
19:51Le pire étant
19:52qu'aujourd'hui,
19:53il n'y a que 6%
19:55des plaintes
19:56qui arrivent
19:56à une condamnation.
19:58Donc ça veut dire
19:58que sur les actes,
20:00les agressions
20:01contre les enfants.
20:02C'est-à-dire que
20:02dans 94% des cas,
20:05un violeur,
20:06un criminel
20:07peut agresser un enfant
20:08et il est faute
20:09de matérialité
20:10de la preuve,
20:10etc.
20:11On n'ira pas
20:12à une condamnation.
20:13Et donc dès lors
20:14qu'il y a une condamnation,
20:15puisque là dans le cadre
20:17que l'Assemblée
20:18a imaginé,
20:18c'est pour augmenter
20:19la peine.
20:20Donc quand il y a
20:21une condamnation,
20:21ça veut dire que
20:22certains veulent que
20:22la condamnation
20:23ne soit pas lourde.
20:24Mais en fait,
20:25de qui se moque-t-on
20:25aujourd'hui ?
20:26C'est-à-dire qu'on a
20:28du mal à faire condamner
20:29des gens qui agressent
20:31des enfants
20:31et dès lors
20:32qu'on veut les condamner,
20:33on veut rendre
20:35le système judiciaire
20:36moins dix ans
20:37qu'il ne l'est aujourd'hui.
20:38C'est absolument
20:39un non-sens absolu.
20:39Mais y vivent-vous
20:40ces gens-là ?
20:41Pardonnez-moi,
20:42je suis efficace.
20:42Y vivent-vous ces gens-là ?
20:43Y vivent-vous ?
20:44Qui sont-ils ?
20:45Et il y a un moment,
20:46mais c'est aussi intéressant
20:47parce que peut-être
20:48qu'une partie de la société
20:49française est des pères
20:50de famille
20:50et si je m'en porte,
20:51c'est parce que,
20:51bien évidemment,
20:52j'ai en tête mes enfants
20:53et l'avenir de notre pays.
20:55Ça, c'est une évidence.
20:56Mais on se dit,
20:57Vendryl de Guerpel,
20:58il y a un moment,
20:59ça c'est typiquement
21:00le genre de vote
21:02ou de parole,
21:02on se dit,
21:03il va peut-être falloir
21:04que les vrais gens
21:05reviennent aussi
21:05dans l'Assemblée nationale.
21:06Les gens qui ont
21:07les pieds sur terre,
21:08qui se lèvent le matin,
21:09qui travaillent,
21:09qui emmènent leurs enfants
21:10à l'école,
21:10qui font tout
21:11pour les protéger.
21:14Voilà,
21:15il me semble-t-il,
21:16il y a vraiment
21:17un problème
21:18de perception
21:18de la réalité
21:19chez une partie
21:20de la classe politique.
21:21C'est hallucinant.
21:22Je suis d'accord avec vous,
21:23Olivier Caronfleck.
21:24Mais aussi,
21:24ce qui est intéressant,
21:25c'est que dans le logiciel
21:26de cette gauche-là,
21:27il y a l'inversion totale
21:29entre la victime
21:30et le coupable.
21:32Et en fait,
21:33on le voit très bien
21:33avec notamment
21:34le député LFI,
21:35Andy Kerbrad,
21:36qui avait acheté
21:37de la drogue
21:38avec son enveloppe
21:40de l'Assemblée nationale
21:41et qui en fait
21:42avait été mis en héros
21:44parce qu'ils expliquaient
21:46qu'il était malade
21:47et donc dans le logiciel
21:49de cette gauche-là,
21:50on peut prendre de la drogue
21:52avec de l'argent public,
21:53mais en fait,
21:54on est malade
21:55et donc on excuse tout.
21:57Et c'est pareil
21:58avec la France Insoumise,
21:59quand ce député
22:01de la France Insoumise,
22:02on avait appris
22:03qu'il frappait sa femme,
22:04il avait été complètement
22:05protégé
22:06par tout son camp politique
22:07et donc on voit très bien
22:08qu'il y a une inversion totale
22:09entre la victime
22:10et les coupables
22:11alors que la perpétuité réelle
22:13pour les victimes,
22:13elle est vraiment en place.
22:15C'est-à-dire qu'il y a
22:16le nombre de gens
22:16qui ne portent pas plainte
22:17et qui grandissent
22:18avec ces troubles-là.
22:19Mais la perpétuité réelle
22:21pour les victimes,
22:21c'est exactement cela.
22:23Amine Elbaï.
22:23En fait,
22:24votre étonnement m'étonne.
22:26Je ne suis pas étonné,
22:27je suis profondément en colère.
22:28Il m'étonne parce que...
22:28Mais ça explose aujourd'hui
22:30devant vous,
22:30Amine Elbaï.
22:31Mais la gauche LFI,
22:33PS,
22:34écolo,
22:34est héritière
22:35d'un combat culturel.
22:37d'un combat culturel
22:39qui a mené
22:40cette culture de l'excuse.
22:41C'est-à-dire depuis
22:42Robert Badinter, peut-être.
22:43Là, ça a été un tournant.
22:44Oh, même avant.
22:46Même avant.
22:46On voit une tribune de 1977
22:49où un certain nombre
22:50de personnalités de gauche
22:52appelaient d'ailleurs
22:52à légiférer
22:54et à alléger
22:56les peines de prison
22:57à l'égard des pédocriminels.
22:58Je pense d'ailleurs
22:59à l'un des co-signataires,
23:01M. Jack Lang.
23:02Voilà.
23:02Donc vous avez aujourd'hui
23:03un certain nombre
23:04d'individus de gauche
23:06qui ont mené pendant des années
23:07ce combat culturel
23:08pour favoriser
23:10cette excuse
23:11de la pédocrimine.
23:12Nous allons continuer
23:14d'en parler.
23:14On va rester
23:15à l'Assemblée nationale.
23:16Mais cette fois,
23:16sur un autre projet de loi,
23:18le projet de loi Riposte,
23:19puisque là encore,
23:20une mesure de bon sens,
23:22un amendement de bon sens
23:23qui avait été proposé,
23:25a été retoqué.
23:26Par la gauche,
23:27on n'est plus étonné.
23:28Mais pas seulement.
23:29Par le centre aussi.
23:30On en parle tout de suite.
23:36Et de retour sur le plateau
23:38de 100% actus
23:39avec Amine Elbailly,
23:40avec Mathieu Hock
23:41et avec Vandril de Guerpel.
23:43On reste à l'Assemblée nationale,
23:44messieurs,
23:44si vous le voulez bien,
23:45mais au sujet de la loi Riposte
23:47cette fois,
23:48puisque lors des débats,
23:49une proposition visant
23:50à rendre plus systématique
23:52l'expulsion des étrangers
23:55condamnés pour violation
23:56de domicile,
23:57eh bien,
23:57ça n'a pas été adopté.
23:59Et en d'autres termes,
24:00un étranger vient chez vous,
24:02squatte et démolit tout.
24:05Le code pénal prévoit
24:06trois ans d'emprisonnement.
24:07Donc,
24:07il serait logique
24:08que mauvais comportement
24:10sur le territoire national,
24:11eh bien,
24:11on lui dise,
24:12monsieur,
24:12non,
24:13on ne se comporte pas
24:13comme ça en France.
24:14Au revoir.
24:15Eh bien,
24:16ça,
24:17la gauche,
24:18et c'est pas étonnant,
24:19n'en veut pas,
24:20mais le centre aussi.
24:21Ça,
24:21c'est peut-être plus étonnant.
24:22On va regarder cette séquence.
24:24Avec cet amendement
24:25que nous avons déjà porté
24:26en commission des lois
24:28pendant que le bloc central
24:29était devenu,
24:30en fin de compte,
24:31le bloc spectral,
24:32nous proposons d'introduire
24:33une peine automatique
24:34d'interdiction du territoire français
24:36à tout étranger
24:36qui se rend coupable
24:38d'une infraction punie
24:39d'au moins trois ans
24:40d'emprisonnement
24:41prévu par le premier titre
24:42de ce projet de loi.
24:43Donc,
24:44les étrangers reconnus coupables
24:45devront par principe
24:46être expulsés,
24:47sauf décision spécialement
24:49motivée du juge.
24:50Je vous remercie.
24:51Merci monsieur le député,
24:52monsieur le rapporteur.
24:54Défavorable monsieur le président.
24:55Défavorable monsieur le ministre.
24:58Défavorable.
24:59Alors,
24:59on a vu David Manier,
25:00député du Rassemblement national
25:01Vendril qui présente l'amonnement,
25:03opposition marquée de la gauche,
25:04pas étonnant,
25:05mais aussi une partie du centre,
25:07Laurent Nouniez,
25:07notre ministre de l'Intérieur.
25:09On l'a entendu,
25:10pour lui,
25:11la protection du domicile
25:12et des victimes
25:13ne doit donc pas primer.
25:15Vous voyez ?
25:16C'est tout à fait révélateur.
25:18Un étranger peut rester en France
25:20même s'il n'a pas vocation
25:22à y rester,
25:23c'est-à-dire même s'il commet
25:24un délit.
25:25Unis de trois ans de prison
25:26par le code pénal.
25:27Oui,
25:27c'est intéressant
25:28parce que la semaine dernière,
25:30on a découvert
25:30que le frère
25:31d'un des terroristes
25:33de l'attentat de Nice
25:34était encore à Nice
25:35et pendant dix ans
25:37a squatté un appartement
25:38à côté de la promène des Anglais.
25:40Donc,
25:40ça illustre complètement ce cas-là
25:41et là,
25:42Laurent Nouniez,
25:42j'ai l'impression
25:43qu'il n'a pas saisi
25:46les conclusions
25:46de cette histoire
25:47et c'est intéressant aussi
25:49parce qu'en Suède,
25:50par exemple,
25:51ils ont refermé complètement
25:54la législation
25:55en disant
25:56si tu ne vis pas
25:58une vie honnête
25:58dans notre pays
25:59et que tu es étranger,
26:01tu repars.
26:01J'avais exactement
26:03ces nouvelles mesures
26:03en Suède.
26:04Voilà,
26:04et en Suède,
26:05c'est intéressant
26:06parce que
26:06c'est pas l'extrême droite.
26:07On va peut-être recontextualiser
26:08pour les téléspectateurs.
26:10Alors,
26:10c'est cette nouvelle mesure
26:12pour lutter contre l'immigration
26:13et alors,
26:14il y a un terme bien précis,
26:15c'est le mauvais comportement.
26:16Je n'ai plus le terme scientifique.
26:18Une vie honnête.
26:19Si on ne mène pas
26:21une vie honnête
26:22et qu'on est étranger,
26:23on part du pays.
26:26Je crois,
26:26c'est le B à bas
26:27de toute société.
26:29On arrive dans un pays,
26:30on travaille
26:30et on essaie
26:32de se comporter correctement.
26:33On se comporte correctement.
26:34Sinon,
26:35on part.
26:35Et les Suédois,
26:36on ne peut pas être axé
26:36d'extrême droite
26:37ou de droite dure.
26:38Ce sont des démocrates
26:40qui ont choisi
26:41de mettre en place cette mesure.
26:42Exactement.
26:42Et qui étaient tout à fait
26:43favorables à l'immigration.
26:44Alors,
26:44ce qui est intéressant,
26:45c'est qu'on va essayer
26:46de se mettre dans la tête
26:47de monsieur le ministre
26:49de l'Intérieur,
26:50Laurent Nouniez.
26:52Pierre Maricev
26:52de l'Institut pour la Justice
26:54l'a fait.
26:54Et il a expliqué,
26:55il a essayé de comprendre
26:56pourquoi cette posture politique
26:58du ministre de l'Intérieur,
27:00très intéressant.
27:01Écoutez.
27:02Les députés centristes
27:03et les députés de gauche,
27:06dans leur milieu à eux,
27:07c'est encore mal vu
27:08d'être contre cette fermeté
27:11qui est pourtant appelée
27:12de manière écrasante
27:14par l'ensemble des Français.
27:15Et donc,
27:15je pense qu'il y a
27:15un phénomène psychologique
27:17où pour des questions
27:18tout simplement sociales
27:20de dîner en ville,
27:21ça ne fait pas chic
27:22dans un dîner en ville
27:23de dire qu'on a voté
27:24pour l'expulsion
27:24des étrangers
27:26qui font des violations
27:27de domicile.
27:27Mais pourtant,
27:29la démocratie,
27:30ce n'est pas être
27:31fait chic
27:31dans les dîners en ville
27:32des députés.
27:33La démocratie,
27:34c'est voter dans le sens
27:35de ce que demandent
27:36les citoyens français.
27:37Et là,
27:37vous l'avez bien montré,
27:38que ce soit à gauche
27:39comme à droite,
27:40l'opinion publique
27:41est écrasante
27:42dans ce domaine-là
27:43à demander plus
27:44de fermeté.
27:45Alors,
27:46c'est très intéressant,
27:47Amin Albaï,
27:47puisque...
27:48Alors,
27:48Laurent Nunez,
27:49très très bon policier.
27:50Tous les policiers
27:51qui ont travaillé avec lui
27:52sur le terrain,
27:53excellent technicien.
27:54Tous vous le disent.
27:56Là,
27:56il fait de la politique
27:57et on a l'impression...
27:57Alors,
27:58il dépolitise en quelque sorte,
28:01Garpel,
28:01pendant que nous entendions
28:02Pierre-Maricev,
28:03qui dépolitise un petit peu
28:05la posture de Laurent Nunez
28:06pour dire,
28:07ben non,
28:07ça ne fait pas bien
28:07dans les dîners en ville,
28:08si vous voulez.
28:10Mais c'est intéressant.
28:12Voilà.
28:13Se donner bonne conscience,
28:14ça ne fait pas bien.
28:14Je ne peux pas dire ça.
28:15Mais il y a peut-être même
28:16un avant-sujet,
28:17et je reviendrai même
28:18sur le bandeau juste avant.
28:20Vous savez,
28:20on parlait des squatteurs
28:23et des étrangers.
28:24Oui.
28:25Avec finalement
28:27cette impossible réponse.
28:29Je vais dire une chose.
28:30Moi,
28:30je vais dissocier les deux sujets.
28:31D'abord,
28:31le premier problème,
28:32c'est les squatteurs.
28:33Vous savez que le Conseil constitutionnel
28:35est venu rappeler
28:37qu'un squatteur
28:38peut prétendre
28:39à des dommages d'intérêt
28:40si par malheur,
28:41malchance,
28:42le plafond tombe sur vous,
28:43si vous tombez dans le logement,
28:45si le logement n'est pas aux normes,
28:46alors même que vous ne payez aucun loyer.
28:47Bien sûr.
28:48Et puis,
28:48le deuxième sujet,
28:49c'est les étrangers
28:49en situation irrégulière
28:50qui ne rentrent pas chez eux.
28:51Moi,
28:52je pense que,
28:53en réalité,
28:54quelle que soit la volonté politique
28:56que nos responsables politiques
28:57veulent y mettre,
28:58que ce soit M. Nunez
28:59ou un autre ministre de l'Intérieur,
29:01il faut une réforme constitutionnelle.
29:03Il faut changer la constitution.
29:04Il faut responsabiliser les Français.
29:07Il faut dire aux Français,
29:08il faut donner rendez-vous aux Français
29:10devant l'histoire,
29:11devant la nation,
29:12devant le vote,
29:13par le référendum
29:14et dire stop
29:15à l'immigration incontrôlée.
29:17Mais est-ce que,
29:17et si on commençait tout simplement,
29:19parce que,
29:19c'est vrai,
29:20les changements,
29:22les nouveaux amendements,
29:23mais si nous commencions
29:24tout simplement
29:25à appliquer la loi.
29:26Donc déjà,
29:26trois ans de prison ferme
29:27pour un squat.
29:28Il s'avère que,
29:29si c'est un étranger
29:30en situation irrégulière,
29:33eh bien,
29:33il n'a plus vocation
29:34à être sur le territoire français.
29:35Et donc,
29:35vous appliquez tout simplement
29:36la loi qui existe déjà.
29:38Est-ce qu'il ne faudrait pas
29:39commencer par là ?
29:40En fait,
29:40il y a deux sujets en un.
29:41C'est que,
29:42d'une part,
29:42il faut effectivement
29:43appliquer les lois existantes.
29:45Mais d'autre part,
29:46certaines institutions,
29:47notamment républicaines,
29:48comme le Conseil constitutionnel,
29:50empêchent,
29:51l'administration,
29:52empêchent les pouvoirs publics
29:53d'appliquer les lois
29:55qui existent
29:56et qui ont été votées
29:56par les représentants
29:57des Français.
29:58Il est là,
29:59le sujet.
29:59Et ça vaut tant
30:00sur la question
30:03migratoire irrégulière
30:03et notamment
30:04la question du droit d'asile,
30:05mais également
30:06sur la...
30:07Parce que,
30:08en fait,
30:08le droit d'asile
30:08crée énormément de personnes
30:10qui sont en situation
30:10de clandestinité.
30:11Puisqu'aujourd'hui,
30:12vous avez sur 140 000,
30:14je crois,
30:15demandeurs d'asile,
30:16vous en avez 65 %
30:17qui sont déboutés.
30:19Donc,
30:19ça veut dire que
30:19sur 65 %
30:21des 140 000 demandeurs d'asile
30:22basculent chaque année
30:23en clandestinité.
30:25Or,
30:25aujourd'hui,
30:26le Conseil constitutionnel,
30:27pour beaucoup de raisons,
30:29élargit à chaque fois
30:30ou en tout cas,
30:31donne son aval
30:32pour élargir à chaque fois
30:33la notion de droit d'asile,
30:34ce qui fait qu'aujourd'hui,
30:35quelqu'un qui arrive
30:36et ne peut pas être
30:38retoqué aux frontières,
30:39y compris européennes,
30:40parce qu'on lui dit
30:41« mais en fait,
30:41vous êtes potentiellement
30:42éligible à l'asile »,
30:43alors qu'en réalité,
30:44cette personne ne l'est pas.
30:45Ça,
30:45c'est le premier point.
30:46Mais le deuxième point,
30:46ça vaut aussi pour le squat.
30:48En fait,
30:48à partir du moment
30:49où le juge constitutionnel
30:50met au même niveau
30:51par une décision constitutionnelle,
30:53c'est par une décision du juge.
30:55Les Français n'ont jamais voté,
30:56par exemple,
30:57pour que le droit au logement,
30:59qui figure dans le préambule
31:00de la Constitution de 1946,
31:02soit de même nature
31:04que le droit à la propriété privée,
31:06qui lui,
31:06est un droit constitutionnel
31:08depuis 1789.
31:09Les Français n'ont jamais voté pour ça.
31:12Or,
31:12aujourd'hui,
31:12le juge constitutionnel,
31:13quand il a un litige sur le squat,
31:15que la personne soit étrangère ou pas,
31:17il dit
31:17que le droit au logement
31:18équivaut au droit de propriété.
31:20Donc,
31:20je ne peux pas expulser,
31:21je ne vais pas donner mon aval
31:23pour que l'on puisse faire voter
31:25des lois
31:25qui permettent d'expulser
31:27cette personne.
31:27Alors qu'on le voit,
31:28et on le voit sur le bando,
31:2973,
31:30on a pu voir ce sondage,
31:3273% des Français,
31:33c'est un sondage,
31:34c'est ça pour CNews,
31:35Europe 1 de JDD,
31:36pour l'expulsion
31:37et d'étrangers délinquants.
31:38Alors que ce soit
31:39en cas de violation de domicile,
31:41de squat,
31:41comme nous le disions,
31:42mais même de rodeo urbain,
31:44voyez-vous.
31:46C'est l'exemple de la Sfède,
31:48mais aucun politique
31:49n'aura le courage
31:50malheureusement
31:51d'aller dans cette direction.
31:53Le problème,
31:53vous le savez,
31:54et c'est pour ça
31:55qu'il faut reprendre en main
31:56notre politique migratoire,
31:57parce que la machine
31:59à expulser aujourd'hui,
32:00elle est en panne.
32:00Vous savez que pour expulser,
32:02il faut obtenir ce précieux sésame,
32:04le laisser-passer consulaire.
32:06L'État,
32:06la France aujourd'hui,
32:07dépend du bon vouloir
32:08des pays étrangers
32:09pour récupérer leurs clandestins.
32:11Ça,
32:11c'est le premier point.
32:12Et puis le deuxième point,
32:13c'est qu'à un moment donné,
32:15il va falloir une réforme constitutionnelle,
32:16parce que le juge constitutionnel
32:18et le juge administratif
32:20ont gommé la constitution
32:21du général de Gaulle.
32:22Ils l'ont gommé,
32:23ils l'ont effacé.
32:25Le droit au logement,
32:26aujourd'hui,
32:26prime sur le droit de propriété.
32:28Les droits des délinquants,
32:29aujourd'hui,
32:30priment aujourd'hui
32:31sur le droit à la paix,
32:32à la sécurité,
32:33le droit à la sécurité civile.
32:35Donc,
32:36vous voyez bien aujourd'hui
32:37que notre pays est à bout de souffle.
32:39Il faut probablement,
32:40probablement,
32:41une réforme constitutionnelle
32:42pour lever les verrous administratifs
32:44et reprendre en main
32:45notre politique migratoire.
32:47Bon,
32:47on va avancer,
32:47messieurs,
32:48si vous le voulez bien.
32:48Un dernier mot.
32:49Je vois Vendryl de Guerpel
32:50et Mathieu Hock
32:51qui veulent réagir.
32:52Et effectivement,
32:52j'imagine,
32:53les téléspectateurs derrière
32:54et leur écran aussi
32:56qui doivent être particulièrement agacés.
32:58Vendryl de Guerpel.
32:59Deux petites choses
33:00qui vont être intéressantes de voir,
33:01c'est les conséquences politiques
33:03de ce genre de vente.
33:05Parce que quand vous voyez
33:0673% des Français
33:07qui sont pour l'expulsion
33:10des délinquants étrangers,
33:12est-ce que ces gens-là
33:14sont prêts à voter
33:15pour Édouard Philippe
33:16ou Gabriel Attal
33:18qui sont les héritiers
33:19d'Emmanuel Macron
33:20qui sont dans le même camp
33:21que ceux qui ont voté
33:22contre cette loi de riposte ?
33:24Et deuxième chose
33:25qui est aussi intéressante,
33:26c'est le verrouillage démocratique
33:28qui a été opéré
33:28par les socialistes.
33:29On parlait du Conseil constitutionnel
33:30tout à l'heure.
33:31Et bien, effectivement,
33:32on ne va pas réussir
33:33à bouger grand-chose
33:34si on a toujours
33:35ce verrouillage
33:35qui a été mis en place
33:38par les socialistes
33:38et qui est en train
33:39d'être mis en place
33:40par Emmanuel Macron
33:41pour pouvoir toujours tenir
33:43d'une certaine manière
33:43indirectement le pouvoir
33:45en mettant les copains
33:46et les plaçant
33:46à droite, à gauche
33:47sur des postes
33:48qui durent quand même
33:49très longtemps
33:49après la fin
33:51d'un mandat politique.
33:53Mathieu,
33:53quelle sera la conclusion de ce sujet ?
33:55En un mot très rapide,
33:56je vais rebondir
33:56ce qu'a dit Amine.
33:57Il a raison sur la question
33:58d'un référendum.
33:59Pourquoi ?
33:59Et pourquoi aujourd'hui
34:00on a des squatteurs
34:01qui sont étrangers ?
34:03On a ces cas-là
34:04et Vendry en a parlé.
34:05C'est qu'aujourd'hui,
34:05vous avez beaucoup
34:06de personnes étrangères
34:08qui arrivent sur le territoire national
34:09et qui n'ont pas
34:09les moyens économiques
34:11de pouvoir subvenir
34:12à leurs besoins.
34:13Bien sûr !
34:13Mais le problème,
34:14c'est que ceux qui sont
34:15pour plus d'immigration
34:16nous expliquent
34:17qu'ils sont pour plus d'immigration
34:18parce qu'on a une immigration
34:20de travail.
34:21Or, aujourd'hui,
34:22ce n'est plus l'immigration
34:23comme nos parents
34:24ont pu l'avoir été auparavant.
34:27On n'a plus d'immigration
34:28de travail.
34:29Quand vous regardez
34:30en flux
34:30le nombre
34:31de primo-délivrance
34:34de titres de séjour
34:34dans notre pays,
34:36le motif familial
34:37arrive en premier,
34:38le motif humanitaire,
34:39j'en parlais,
34:39le droit d'asile
34:40arrive en deuxième
34:41et puis il y a
34:41la question des étudiants.
34:43Donc, 80%,
34:44si vous prenez
34:44toute la somme
34:45des permis de travail
34:51arrivés en France,
34:5380% ne sont pas
34:55liés au travail.
34:56C'est ça aujourd'hui.
34:57Des titres de séjour,
34:58pardon.
34:58Des titres de séjour
34:58ne sont pas liés au travail.
35:00C'est un véritable problème.
35:01On n'a plus d'immigration
35:02de travail en France.
35:02Et conséquence,
35:03vous avez des tendes
35:04qui fleurissent
35:05sous les métros parisiens
35:06et ailleurs
35:06et ces pauvres gens
35:07qui pensaient
35:08à rire en France
35:09et dire...
35:10Mais voilà,
35:11mais ça sert à...
35:12Mais ce n'est pas ça
35:13l'accueil.
35:13Quand on ne peut pas accueillir,
35:14on accueille plus.
35:15Ce n'est pas ça l'accueil.
35:16Absolument.
35:16Autre échec du politique.
35:18Échec du politique
35:19face à l'antisémitisme
35:21puisqu'encore
35:22un acte de haine pure
35:24a eu lieu à Paris.
35:25Une plaque commémorative
35:27rendant hommage
35:27à un couple de justes
35:28a été dégradée.
35:29Ça s'est passé
35:30dans le sud-est
35:30de la capitale.
35:3184 ans,
35:33jour pour jour,
35:34après la rafle
35:36du Veldiv.
35:37Sarah Vardy.
35:39La plaque commémorative
35:41a été retrouvée brisée.
35:44Ce vendredi,
35:45dans le 12e arrondissement
35:46de Paris,
35:47cette stèle fixée
35:48sur la façade
35:49de cet immeuble
35:49a été vandalisée
35:50seule la partie supérieure
35:52est encore visible.
35:54La partie inférieure
35:55a, elle, disparu.
35:56Elle faisait mention
35:58du jeune voisin
35:58de 13 ans
35:59et de Montrichemont
36:00caché par un couple
36:01de justes
36:02lors de la rafle
36:02du Veldiv
36:03le 16 juillet 1942.
36:06Un acte de malveillance
36:07qui inquiète
36:08les riverains
36:0984 ans
36:10après la rafle
36:11du Veldiv.
36:11Je trouve que c'est
36:12juste complètement idiot
36:14de la part de la personne
36:15que ce soit
36:16pour un motif religieux
36:17haineux
36:17ou quoi que ce soit.
36:18Je trouve ça
36:19juste absolument
36:20minable.
36:21Je ne peux pas croire
36:22qu'ils soient
36:24cultivés,
36:25en tout cas,
36:25qu'ils aient conscience
36:26de ce qui s'est passé.
36:27On a une plaque
36:28qui commémore
36:29deux personnes.
36:30Je ne vois pas
36:31pourquoi on irait
36:32la casser.
36:34C'est vraiment
36:34un acte de malveillance.
36:36Je suis triste
36:36que certaines personnes
36:37en France,
36:38heureusement,
36:39ce n'est pas la majorité,
36:40deviennent antisémites
36:41mais avec une force
36:43énorme.
36:44Durant les trois
36:45dernières années,
36:46les actes antisémites
36:47n'ont jamais été
36:48aussi nombreux
36:49en France.
36:501320 en 2025
36:52selon le ministère
36:53de l'Intérieur.
36:54Lors de la rafle
36:55du Veldiv,
36:56plus de 13 000 personnes
36:57ont été arrêtées,
36:59dont 4 115 enfants.
37:01Aucun d'entre eux
37:02n'est revenu
37:02de déportation.
37:04Nous sommes dans
37:05un contexte terrible
37:06depuis le 7 octobre.
37:08Un nouvel acte,
37:09cette plaque dédiée
37:09à des justes vandalisés.
37:11Arsène et Angèle Richard
37:12et à leur fille
37:13Marcel,
37:14cette plaque,
37:15juste parmi les nations,
37:16ils se verrent
37:17la vie de leur jeune
37:17voisin,
37:18Edmond Richemont,
37:18en le cachant
37:19dans cet immeuble
37:20lors de la rafle
37:21du Veldiv le 16 juillet
37:221942.
37:23C'est assez ignoble,
37:24c'est totalement ignoble,
37:25tant le symbole est fort,
37:27Mathieu,
37:28que la dégradation,
37:30c'est d'une violence inouïe,
37:31la dégradation
37:32de cette plaque en réalité.
37:33En fait,
37:34on s'attaque
37:34une nouvelle fois
37:35à la mémoire
37:35d'une partie
37:36de la communauté nationale
37:38que sont nos compatriotes
37:39de confession juive
37:40et là-dessus,
37:41il y a un vrai angle mort
37:42et d'ailleurs,
37:42le président de la République
37:43lui-même l'avait dit.
37:43L'un des problématiques
37:45majeurs pour lutter
37:46contre l'antisémitisme,
37:47c'est l'impunité
37:48parce qu'aujourd'hui,
37:49vous avez une faille
37:50qui est assez constatante,
37:53c'est la réponse judiciaire
37:55par rapport au nombre
37:56d'actes antisémites.
37:57Vous l'avez rappelé
37:57tout à l'heure,
37:58le nombre d'actes antisémites
37:59a explosé
38:00depuis le 7 octobre.
38:01On est en moyenne
38:01à plus de 300% par an,
38:03ça fait plus de 3000 actes
38:06antisémites supplémentaires
38:07depuis le 7 octobre 2023.
38:09Et pour autant,
38:10moi je suis toujours sidéré
38:10à chaque fois,
38:11c'est un chiffre
38:12que je donne souvent,
38:12c'est que dans seulement
38:14260 cas,
38:15c'est-à-dire dans moins
38:16de 10% des cas
38:17par rapport à ces nouveaux
38:17actes d'antisémitisme,
38:19il y a eu une enquête
38:21judiciaire qui avait été ouverte,
38:22c'était une enquête
38:22qui avait été révélée
38:23par le journal La Croix.
38:25Donc c'est-à-dire
38:25que dans moins de 10% des cas,
38:27aujourd'hui,
38:27un acte antisémite
38:30fait l'objet
38:30d'une enquête judiciaire.
38:31Je vous laisse imaginer
38:32le nombre de condamnations
38:33qu'il y a à la suite.
38:34Et ça crée tout ça,
38:35un vrai climat d'impunité
38:37et c'est ce qui met en difficulté
38:39et en fragilité
38:39la communauté juive de France.
38:41Et je voyais à Paris
38:42la communauté juive
38:43de nouveau visée,
38:44mais en réalité,
38:44c'est même la France
38:45avec cette plaque commémorative
38:47Amine Elbaï.
38:48Oui, c'est toute la France
38:49qui est visée.
38:49C'est la France
38:50qui est visée.
38:50Je pense à Arsène
38:52et Angèle Richard
38:53et à leur fille Marcel
38:56qui cachent
38:56cette Edmond Richemont
39:00dans son immeuble.
39:01C'est ça, la France ?
39:02Vous voyez ?
39:03Donc c'est la France
39:03qui est attaquée aussi.
39:05Aujourd'hui,
39:05c'est la France
39:05qui est attaquée
39:06dans son cœur.
39:07C'est la nation française.
39:09C'est aussi toute l'histoire
39:10de France
39:10qui est attaquée.
39:12Moi, vous savez,
39:13je ne m'habituerai jamais
39:14à la montée
39:15de ces actes antisémites.
39:16Ils ont explosé
39:19depuis les attentats,
39:20depuis le pogrom
39:21du 7 octobre 2023.
39:23Ils ont explosé.
39:25Explosé.
39:26Et aujourd'hui,
39:28je crois qu'il faut aussi
39:29avoir le courage
39:30de nommer les choses.
39:31Je crois que l'immigration
39:32y est pour beaucoup
39:33dans la montée
39:33de ces actes antisémites.
39:34Avec l'importation
39:35du conflit de facto.
39:36Avec l'importation
39:37du conflit israélo-palestinien,
39:39avec la surexploitation
39:40du conflit israélo-palestinien
39:42par Jean-Luc Mélenchon,
39:43mais aussi avec les démissions
39:45et les absences institutionnelles
39:47en prémilieux desquelles
39:48je pense au président
39:48de la République,
39:49Emmanuel Macron,
39:50qui n'a pas participé
39:51à la marche
39:51contre l'antisémitisme.
39:53Et donc, moi,
39:53j'en veux terriblement
39:54aujourd'hui à cette immigration
39:56qui aujourd'hui
39:56est hors de contrôle.
39:57Et d'ailleurs,
39:58je fais ce parallèle
39:59et je me permets
40:00de le faire
40:00parce que j'ai l'avantage
40:01aujourd'hui
40:02d'avoir deux nationalités.
40:04La nationalité française
40:05et la nationalité algérienne.
40:07Et moi, chaque année,
40:09même chaque été,
40:10je vais de l'autre côté
40:11de la mer Méditerranée,
40:12au Maghreb,
40:13au Maroc,
40:14en Algérie,
40:15en Tunisie.
40:15Voyez-vous,
40:16par exemple,
40:17au Maroc,
40:17Maroc,
40:18pays où j'ai pu fêter
40:19le Nouvel An
40:19avec la communauté juive
40:22franco-marocaine
40:23et franco-israélienne,
40:25je peux vous dire
40:25qu'il n'y a pas autant
40:27d'actes antisémites
40:28tels qu'on peut observer
40:29aujourd'hui en France.
40:29Ici, en France.
40:31Mais vous voyez,
40:32je me pose la question,
40:33je me dis,
40:33mais dans quel pays
40:34vivons-nous ?
40:35Parce que là-bas,
40:36ça ne se passe pas comme ça.
40:38Et là-bas,
40:38les gens vous disent,
40:39mais il n'y a que vous,
40:40en France,
40:41qui êtes aussi lâche,
40:43aussi laxiste
40:44face à l'antisémité.
40:45Alors, il y a toute l'Europe aussi,
40:46il y a les États-Unis.
40:47Donnons-nous les moyens.
40:48Vendril de Yarpel,
40:49et ce sera le mot de la fin,
40:50malheureusement,
40:50c'est passionnant,
40:51on arrive au terme
40:52de cette émission,
40:54mais Emmanuel Macron,
40:55c'était la semaine dernière,
40:58a commémoré,
41:00me semble-t-il,
41:05l'affaire Dreyfus,
41:07Albert Dreyfus,
41:07donc, il a commémoré,
41:10je n'ai plus le terme en tête,
41:11mais vous allez m'aider,
41:12c'était la semaine dernière,
41:15et ça montre que c'est
41:16à côté de la plaque,
41:16si vous voulez,
41:17puisque ce n'est pas
41:17de nommer les choses
41:18sur le dos
41:19d'Albert Dreyfus,
41:23eh bien, voilà,
41:24c'est ça,
41:24c'est la commémoration
41:25d'Alfred Dreyfus,
41:27cette nouvelle journée nationale
41:28de commémoration,
41:29je vais y arriver,
41:29et la réhabilitation,
41:30voilà, je vais y arriver,
41:32mais en fait,
41:33il est à côté de la plaque,
41:34le président Emmanuel Macron,
41:35c'est-à-dire qu'il nomme pas
41:36les choses sur le dos
41:37d'Alfred Dreyfus,
41:38finalement,
41:39c'est comme s'il faisait
41:40semblant de combattre
41:40l'antisémitisme
41:41qui est ailleurs aujourd'hui.
41:43Oui, ce qui est intéressant
41:44avec cet acte de barbarie,
41:46c'est qu'on a voulu faire payer
41:49à la France,
41:49en réalité,
41:50comment son histoire de France
41:53et sa manière de résister
41:55et notamment d'aider
41:57des enfants juifs français,
41:59et Emmanuel Macron
42:00n'a pas envie de redescendre
42:01dans l'arène
42:01parce qu'il a peur,
42:02sûrement,
42:03et en profite,
42:04parce qu'il adore
42:05les commémorations,
42:06il en profite
42:07pour vivre sur une histoire
42:08tout en n'allant pas
42:11dans les sujets très concrets
42:12qui attendent les Français.
42:13C'est ça,
42:14c'était cette fameuse
42:15commémoration d'Alfred Dreyfus,
42:16donc cette nouvelle
42:17journée nationale
42:18de commémoration
42:18qui avait été mise en place
42:19par le chef de l'État lui-même.
42:21On arrive au terme
42:21de cette émission,
42:22messieurs,
42:23un grand merci
42:24d'avoir été en plateau
42:25sur CNews
42:25pour éclairer
42:26nos téléspectateurs.
42:28Thierry Cabane
42:28dans un instant
42:30pour Punchline
42:31Weekend d'été
42:32et puis je vous retrouve
42:33à 21h
42:34dans 100% Politique Weekend.
42:35Merci à Charlotte Joyeux
42:36de m'avoir aidé
42:37à préparer cette émission
42:38ainsi qu'à Nathalie Le Pelletier.
42:40Je vous dis
42:40à très vite sur CNews.
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