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  • il y a 6 semaines
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu

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Transcription
00:00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ce 100% Actu.
00:00:04On est ensemble pendant deux heures, je vais vous présenter mes invités dans un instant.
00:00:08Mais d'abord le journal avec Audrey Berthaud. Bonjour Audrey.
00:00:11Bonjour Alodie, bonjour à tous.
00:00:13Conséquences directes de la canicule, déjà 1000 décès de plus que la normale recensée depuis mercredi.
00:00:19Le bilan réel devrait encore s'alourdir.
00:00:22La France retrouve aujourd'hui des températures plus respirables après 11 jours de canicule historique,
00:00:27d'ores et déjà considérées comme plus intenses que l'épisode de 2003.
00:00:31L'Iran se dit déterminé à défendre la souveraineté nationale de son pays face à l'agression américaine.
00:00:38Les Etats-Unis et l'Iran ont échangé de nouvelles frappes hier et aujourd'hui,
00:00:41s'accusant mutuellement de violation du fragile Cessez-le-feu signé le 17 juin.
00:00:46Et le bilan s'alourdit après le double séisme survenu au Venezuela.
00:00:511430 personnes ont perdu la vie et plus de 50 000 personnes sont portées disparues.
00:00:57Le temps presse pour retrouver des survivants.
00:00:59Plus de 72 heures après le drame, l'aide humanitaire internationale monte en puissance sur place.
00:01:05Merci beaucoup Audrey Berthaud.
00:01:07On vous retrouve dans 30 minutes pour un prochain point complet sur l'actualité.
00:01:10Pour m'accompagner pendant cette première demi-heure, Caroline Pilastre, bonjour.
00:01:13Bonjour Elodie, bonjour Elodie.
00:01:14Je rappelle que vous êtes éditorialiste et consultante.
00:01:16Axel Ronde, bonjour.
00:01:17Bonjour Elodie.
00:01:18Pour présenter les forces de l'ordre, présente de CFTC Police.
00:01:20Et Léonard Zerbi, bonjour.
00:01:21Bonjour Elodie.
00:01:22Vous êtes avocat et constitutionnaliste.
00:01:24On va commencer malheureusement en parlant de nouveau de la mort de Louis.
00:01:29On vous en a beaucoup parlé sur ces plateaux.
00:01:31Et d'ailleurs, il n'y a pas beaucoup de médias qui en parlent.
00:01:33Et on va entendre justement ce que disent aussi ses proches, ceux qui l'ont côtoyé de près ou de
00:01:38loin.
00:01:38Ils sont évidemment, vous l'imaginez, sous le coup de l'émotion, mais aussi d'une certaine colère.
00:01:43Et ils estiment que ce drame passe un peu au second plan.
00:01:46Regardez ce reportage.
00:01:47Il est signé Alexandre Rabischoff et Chloé Tarka avec le récit de Pierre Crépy.
00:01:53C'est dans ce bar d'un village près de Carcassonne que Louis avait l'habitude, chaque été, de passer
00:01:59chez sa tante pour y jouer un morceau de guitare pendant ses vacances.
00:02:03Ici, tous les habitués se souviennent d'un garçon souriant et attachant.
00:02:08Dans ma salle derrière, j'étais chez moi, oui.
00:02:11Il jouait de la guitare qu'un ami, il lui portait une guitare.
00:02:15Et c'est vraiment, c'est pas cool quoi.
00:02:18Moi, j'ai eu le cœur blessé quoi.
00:02:20D'ailleurs, on a fait une petite collecte pour la famille quoi.
00:02:24Voilà, parce que c'était vraiment un gentil garçon quoi.
00:02:27Une émotion qui dépasse largement les habitués de ce bar.
00:02:31Dans les villages voisins, la disparition de Louis a profondément marqué les habitants.
00:02:36Cette dame, qui connaît la tante du jeune homme, a pu partager avec elle son choc et sa colère.
00:02:42Elle a dit, elle fait moi ce qui me choque le plus, c'est qu'on parle plus de la
00:02:44canicule que ce qui s'est passé.
00:02:46Voilà, ça a été le terme.
00:02:48On parle plus de la canicule que Louis, 17 ans, qui se fait tabasser à mort.
00:02:53En attendant les suites de l'enquête, les proches de Louis disent vouloir rester unis dans les villages alentours.
00:02:59Beaucoup assurent qu'ils continueront à soutenir la famille jusqu'à ce que justice soit rendue.
00:03:06Et on va se rendre tout de suite sur le terrain.
00:03:08On va rejoindre Chloé Tarka et Alexandra Bischoff puisqu'elles ont pu rencontrer notamment le papa de Louis
00:03:14et tous les habitants que vous venez d'entendre avec des témoignages et beaucoup d'émotions évidemment, Chloé.
00:03:20Oui, une journée faite de rencontres où j'ai pu comprendre un petit peu plus qui était vraiment Louis.
00:03:25Oui, déjà ce qu'il faut savoir c'est que nous avons fait ces rencontres en quittant Narbonne
00:03:29car Narbonne c'est une ville où il n'était que depuis deux mois lorsqu'il est entré dans son
00:03:35foyer.
00:03:36Sinon la région dans laquelle il était c'était plutôt du côté de Carcassonne et puis un petit peu plus
00:03:41loin,
00:03:41toujours dans l'Oda, 1h30 de route où nous sommes allés dans les villages où vive sa tante
00:03:48et puis aussi sa grand-mère du côté de son père, des villages qu'il connaît bien
00:03:52et des villages où les gens connaissaient Louis tous de près ou de loin.
00:03:56Nous sommes notamment allés dans un bar-restaurant où nous avons rencontré Lina, la patronne,
00:04:01qui nous parle d'un garçon extrêmement souriant, un garçon extrêmement doux,
00:04:05un garçon qui venait jouer de la guitare le soir dans son restaurant.
00:04:10Elle nous parle aussi d'un jeune homme très très poli, un jeune homme qui avait une petite amie,
00:04:13un jeune homme qui n'a jamais bu, nous a-t-elle dit, une seule goutte d'alcool.
00:04:18Bref, c'est des rencontres qui nous permettent d'y voir un peu plus clair sur ce jeune homme
00:04:22qui était aussi assez réservé sur ce passionné de musique, sur ce passionné de pêche.
00:04:27C'est une autre information que nous avons eue.
00:04:29Et puis, on nous a également parlé d'une marche blanche qui va être organisée certainement
00:04:33par la famille, par le papa et par la maman aussi que d'autres proches de Louis.
00:04:38Elle devrait avoir lieu le week-end prochain du côté de Carcassonne.
00:04:42Et on va entendre dans un instant le témoignage du père de Louis.
00:04:45Caroline Pilastre, je voudrais qu'on s'arrête un instant sur ce qu'a dit cette habitante
00:04:49qui connaît la tante de Louis.
00:04:51Elle dit « la famille est dépité » qu'on parle plus de la canicule que de ce drame.
00:04:56Et ça veut dire beaucoup parce qu'effectivement, sur CNews, on en parle de ce drame,
00:04:59assez peu, dans d'autres médias, il faut le reconnaître.
00:05:01Et on a l'impression qu'il y a presque, et je dis presque, et je prends beaucoup de guillemets,
00:05:04une habitude à ces drames.
00:05:05Aujourd'hui, on n'est plus en spécial parce qu'un garçon de 17 ans est laissé pour mort
00:05:10sur un chantier.
00:05:11Aujourd'hui, il y a beaucoup moins de réactions politiques que lors de ces premiers drames.
00:05:14Et on voit qu'on ne condamne plus autant et que ce n'est plus un événement, finalement.
00:05:18Pour certains, évidemment.
00:05:19Pour certains, bien sûr.
00:05:20Vous avez raison, Élodie.
00:05:21Il y a un genre de banalisation.
00:05:21C'est abominable, ce que je dis.
00:05:23Pas pour la majorité d'entre nous qui, une fois de plus, sont normalement constitués.
00:05:28Mais peut-être aussi que cette victime ne fait pas partie des bonnes victimes,
00:05:31selon le camp du bien médiatique.
00:05:33Moi, j'ose le dire.
00:05:34Et peut-être que les coupables, justement, ne sont pas les bons coupables ou sont trop
00:05:38les bons coupables.
00:05:39On ne sait pas.
00:05:40On ne sait pas quelle est leur identité.
00:05:42On ne sait pas.
00:05:42Mais ce que je veux dire, c'est que ça n'est pas normal.
00:05:45Cette famille a envie, évidemment, d'en savoir plus.
00:05:48Et elle veut qu'on lui rende des comptes, ce qui est complètement légitime.
00:05:50Donc, la canicule, dans ce sens-là, passe après cette horreur qu'ils ont vécue
00:05:55et ce jeune homme qui n'avait rien demandé et qui, en plus, était en situation de vulnérabilité.
00:05:59C'est-à-dire qu'il y a eu une plainte contre ces individus précédemment qui a été déposée.
00:06:03Il était harcelé et rien ne s'est passé.
00:06:06Donc, tout dysfonctionne aussi dans cette histoire.
00:06:08Quoi qu'il en soit, il y a le résultat.
00:06:09Donc, moi, j'entends cette famille.
00:06:11J'entends le cri de désespoir, de douleur, une fois de plus.
00:06:14Et c'est vrai qu'on se dit qu'il va y avoir une marche pour lui rendre hommage.
00:06:17Et c'est légitime, une fois de plus, humainement.
00:06:19Mais, la semaine prochaine, malheureusement, sans faire mon oiseau de mauvaise augure,
00:06:22sans doute qu'un autre nom sera égriné.
00:06:24La marche pour la mort de Liana a été il y a quelques semaines à peine.
00:06:27Mais, Liana, pardon, Thomas, Théo, Philippine, Lola, on peut continuer pendant des heures et des heures.
00:06:34Donc, oui, il y a vraiment un problème dans notre pays au niveau de la violence, de la violence gratuite.
00:06:39Et, en plus de ça, ce qui peut rajouter une couche horrible, si je puis dire, dans cette histoire,
00:06:44c'est que les délinquants, ces criminels, ont filmé la scène.
00:06:47C'est eux qui l'ont rendu virale sur les réseaux.
00:06:49Ils se sont vantés de cela.
00:06:50Ils se sont survalorisés de cela.
00:06:53Exactement.
00:06:54Donc, il y a une inhumanité totale auprès de certains qui ne peut plus exister,
00:06:58même si je suis bien consciente que la malveillance fait partie aussi de l'homme, de la nature humaine.
00:07:03Mais, à ce point-là, c'est terrible.
00:07:05Oui, on est au-delà de la malveillance quand on laisse et qu'on tue volontairement.
00:07:09Un jeune homme, la famille de Louis, a tenu à s'exprimer.
00:07:12On va les écouter.
00:07:13On va d'abord écouter son papa.
00:07:14Son témoignage a été recueilli par Chloé Tarka et Alexandre Rabischoff.
00:07:18Et il nous explique un peu qui était son fils, disparu il y a quelques jours.
00:07:22On écoute son père.
00:07:23C'était un garçon aimé de tout le monde.
00:07:27C'était un gentil garçon, poli, bien élevé.
00:07:33Avec ses petites difficultés, ses troubles.
00:07:37Mais je ne comprends pas, moi.
00:07:40Pourquoi tant de haine ?
00:07:42Moi, je n'ai pas l'impression qu'on n'a pas existé.
00:07:45On est une famille.
00:07:47Je l'ai toujours avec moi.
00:07:50J'ai toujours été présent.
00:07:51Ça fait six ans qu'il est tout le temps chez moi.
00:07:54Et sa maman, quant à elle, s'est confiée à nos confrères du journal du dimanche dans une longue interview
00:07:59que vous pouvez retrouver.
00:08:01Et cette maman, elle dit quelque chose de très intéressant.
00:08:04Regardez notamment ces mots.
00:08:05Elle parle d'un temps de guerre.
00:08:07Regardez ce que dit la maman de Louis, si on peut voir les propos.
00:08:11Voilà.
00:08:11Quel est votre état d'esprit ?
00:08:13Telle est la question.
00:08:13Ce n'est pas le temps du deuil.
00:08:15C'est le temps de la guerre.
00:08:16Il est hors de question qu'un autre cœur de maman ou de papa soit brisé comme le nôtre.
00:08:21Que la France soit prête.
00:08:22Nous sommes déterminés.
00:08:23Et je suis enragé.
00:08:25Comme jamais.
00:08:25Léonard, on voit aussi maintenant de plus en plus de familles qui ont envie de s'exprimer.
00:08:30Qui ont envie de prendre la parole malgré le deuil, l'émotion.
00:08:33Parce qu'elles ont envie aussi d'un combat qui serve à quelque chose.
00:08:36C'est cette France qu'on n'écoute jamais, mais qui là commence à dire, on ne va pas se
00:08:39taire, il n'y aura pas d'autres mamans, il n'y aura pas d'autres souffrances.
00:08:42C'est important aussi de décrypter un peu la raison pour laquelle ils ont envie de médiatiser quelque part malheureusement
00:08:48leur combat et leur peine.
00:08:49Oui, je trouve que la réaction de ces parents est très digne, très touchante.
00:08:53Et il faut noter, vous l'avez rappelé, qu'on a des parents qui ne se contentent pas d'être
00:08:57sur le registre de l'émotion, même si le drame qu'ils vivent est absolument terrible.
00:09:01Mais qui sont, aujourd'hui, on voit dans une logique qu'il y ait des suites, notamment judiciaires à cette
00:09:08affaire, et qu'on en tire les conséquences.
00:09:09Et c'est intéressant parce que très souvent, on a ce discours anti-récupération politique-politicienne.
00:09:15Je l'approuve parce qu'effectivement, la récupération politicienne d'un certain nombre de faits divers n'est pas opportune.
00:09:20Mais pour autant, quand il s'agit de récupérer, c'est-à-dire regarder ce qui s'est passé pour
00:09:24éviter que de nouveaux drames comme celui-ci surviennent,
00:09:26je crois que c'est tout à fait nécessaire.
00:09:28Et puis, vous l'avez dit tout à l'heure, c'est un enfant qui était placé à l'aide
00:09:31sociale à l'enfance et qui, donc, était vulnérable.
00:09:34Il a été placé, notamment, pour des raisons médicales.
00:09:36Et donc, on se dit, mais comment est-ce qu'un enfant qui était censé faire l'objet d'une
00:09:41surveillance accrue,
00:09:43qui aurait dû être protégé par les institutions et, en particulier, par l'aide sociale à l'enfance,
00:09:46a pu être comme ça laissé et abandonné, en quelque sorte,
00:09:52est lynché par cinq personnes, potentiellement, puisqu'ils sont actuellement entendus.
00:09:58Mais parmi ces cinq suspects, il y a quand même trois mineurs.
00:10:00Donc, c'est aussi une réflexion globale sur les mineurs, la justice des mineurs, on va en parler.
00:10:04Mais est-ce qu'aujourd'hui, on a un système qui, à la fois, est suffisant en termes de prévention
00:10:09vis-à-vis des mineurs ?
00:10:10Comment est-ce qu'on en arrive à cette violence ? Et surtout, aussi, en termes de répression,
00:10:12est-ce qu'on est suffisamment enferme ? Je ne le crois pas.
00:10:14On va regarder une autre citation de la maman de Louis, toujours dans les colonnes du dimanche,
00:10:19où elle exprime, de nouveau, cette rage qu'on peut comprendre.
00:10:22Elle dit, ceci, quand on lui demande ce qui est le plus insupportable pour elle tout,
00:10:27la violence des coups qui lui ont été portés, leur concentration sur la tête.
00:10:31Mon fils n'avait aucun bleu sur le corps.
00:10:33Ils ont visé uniquement la tête, rien qu'à l'idée de penser qu'ils l'ont laissé là,
00:10:36en sachant qu'ils n'étaient pas morts, qu'ils l'ont laissé agoniser seul toute une nuit.
00:10:40Cela révèle une rage inexplicable.
00:10:43C'est vrai qu'Axel Ronde, sur les mineurs, justement, on est à la frontière entre deux choses.
00:10:47D'abord, Louis, qu'on n'a pas su protéger alors qu'il était placé à l'ASE,
00:10:51c'est 11 milliards de budget.
00:10:52Et on voit que, visiblement, ça ne fonctionne pas quand même extrêmement bien.
00:10:56Et puis, de l'autre côté, ces agresseurs, ces mineurs,
00:10:58qui ont déjà un parcours criminel absolument dramatique.
00:11:03Et on voit bien toute la problématique sur la gestion des mineurs,
00:11:06de manière globale.
00:11:07Oui, vous avez tout à fait raison de souligner cela.
00:11:09On voit que c'est un échec total, de toute façon,
00:11:12de ce qui se passe dans notre société.
00:11:15On le voit, les mineurs, il y a un grave problème sur certains mineurs.
00:11:20Qu'est-ce qui se passe dans notre pays pour que des enfants s'entretuent ?
00:11:25À chaque fois, c'est le même scénario.
00:11:28On le met au sol, à terre, et on le tabasse au niveau de la tête pour le tuer.
00:11:34C'est toujours le même scénario que nous avons.
00:11:38Malheureusement, Louis était dans un endroit isolé, sur un chantier.
00:11:42On pourrait même penser que c'était un règlement de compte.
00:11:44Il savait très bien qu'il n'y aurait aucun témoin.
00:11:45Certains parlent de Guétapant, pour le coup.
00:11:47Bien évidemment.
00:11:47Donc, il savait très bien ce qu'il faisait.
00:11:50Mais en tout cas, on voit que ça en dit long sur notre société,
00:11:53sur cette violence qui anime notre pays.
00:11:58Vous savez, il y a eu un petit gamin de 10 ans
00:12:00qui a agressé une jeune femme à coups de couteau pour la violer.
00:12:05À 10 ans.
00:12:07Chaque jour, dans notre pays, on franchit un nouveau palier
00:12:11dans l'horreur, dans la violence.
00:12:12Mais qu'est-ce qu'on attend pour nous donner réellement
00:12:16des moyens d'agir et d'intervenir ?
00:12:19Qu'est-ce qu'on attend pour donner...
00:12:20Combien de morts, comme Louis, comme Yana, comme d'autres faudra-t-il ?
00:12:23Bien sûr.
00:12:24Il va falloir redimensionner la justice et surtout la justice des mineurs.
00:12:29Il va falloir qu'on apporte une réponse.
00:12:31On ne peut plus être dans la culture de l'excuse en permanence.
00:12:34Nous, c'est ce qu'on entend à chaque fois dans les affaires,
00:12:37qu'on suit un petit peu.
00:12:38À chaque fois, c'est la même chose, c'est la même rengaine.
00:12:41Et on a toujours ces mêmes jeunes qui se maintiennent dans la criminalité
00:12:45et qu'on retrouve encore sur la voie publique
00:12:47et qu'on est obligés de gérer.
00:12:49Et on a du mal à gérer parce qu'en plus, ils sont mineurs,
00:12:51ils sont protégés.
00:12:53Les services de police ont du mal, si vous voulez, à les interpeller
00:12:56parce qu'il faut faire ça délicatement.
00:12:59À un moment donné...
00:13:00Pas des jeunes ultra-violents, on rappelle.
00:13:02Vous ne jouez pas avec les mêmes armes.
00:13:04On est d'accord.
00:13:05Ils sont encore plus violents que les adultes.
00:13:09Ils ont une rage, une haine.
00:13:11Vous ne pouvez pas vous imaginer.
00:13:13Et heureusement qu'ils sont, j'ai envie de dire, un peu bêtes en se filmant
00:13:18parce que ça nous permet de les interpeller rapidement,
00:13:22de mener des enquêtes rapides.
00:13:24Mais encore une fois, vous avez une famille endeuillée
00:13:27et vous avez un mort, un enfant, un enfant de la République, 17 ans.
00:13:32Ça ne devrait pas être possible de mourir comme ça en 2026.
00:13:35Et évidemment, on pense à sa famille et à toutes les familles aussi endeuillées
00:13:39parce qu'on voit qu'à chaque fois, malheureusement,
00:13:41ces familles, ça leur rappelle évidemment des très mauvais souvenirs.
00:13:45On va aussi parler de l'aide sociale à l'enfance
00:13:47puisque, je vous rappelle, c'est un budget d'environ 11 milliards
00:13:51et on se rend compte, selon des chiffres,
00:13:53qu'un enfant sur deux qui est placé,
00:13:54donc un enfant sur deux sur ces 400 000 jeunes,
00:13:57serait victime de violences sexuelles.
00:13:59On voit donc bien qu'il y a un problème et un manque de contrôle
00:14:03et le papa de Louis, justement, s'est exprimé
00:14:05sur l'aide sociale à l'enfance
00:14:07et il déplore malheureusement le fait
00:14:08qu'il n'ait pas été du tout tenu au courant
00:14:11de ce qui se passait pour son fils.
00:14:12Écoutez-le.
00:14:13On ne m'a jamais appelé.
00:14:14Moi, je n'existe pas.
00:14:16On n'existe pas.
00:14:18Vous avez Louis.
00:14:19Louis vous a raconté ?
00:14:20Non, Louis n'a rien dit du tout.
00:14:22Il était joyeux.
00:14:24Je n'ai rien vu.
00:14:26Mais rien.
00:14:27Ce soir-là, on m'a appelé aussi.
00:14:3022h20 pour me dire que Louis avait fugué
00:14:31mais qu'il allait rentrer vers 23h.
00:14:35Donc, j'ai dit OK.
00:14:37Puis, on n'a jamais eu de nouvelles.
00:14:38J'ai coupé le lendemain, quoi.
00:14:40Mais le lendemain, 17h, moi.
00:14:42Enfin, 9h.
00:14:43Je sais qu'il restait 9h tout seul
00:14:45à la Goni ou au petit bébé.
00:14:47On m'a appelé à 17h
00:14:49et c'est sa maman qui m'a prévenu.
00:14:51C'est tout.
00:14:51Moi, j'étais au courant de rien du tout.
00:14:53Et on imagine, évidemment, la détresse de ses parents
00:14:56qui découvrent après coup ce qui est arrivé
00:14:58à leur enfant.
00:14:59Et pour parler de cette problématique,
00:15:01on est avec un éducateur, justement,
00:15:04de l'aide sociale à l'enfance.
00:15:05Vous allez témoigner de manière anonyme.
00:15:07Je le dis pour nos téléspectateurs.
00:15:09Vous avez notamment accompagné Louis
00:15:11et vous connaissez aussi certains de ses agresseurs
00:15:15puisque le ministre de l'Intérieur lui-même le dit
00:15:17dans les colonnes du Parisien.
00:15:19C'est là-bas que Louis a rencontré ses agresseurs.
00:15:22Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur,
00:15:24qui dit ceci.
00:15:24C'est une affaire dramatique.
00:15:26La vidéo de l'agression est insoutenable.
00:15:28Louis a été lynché à mort par des personnes
00:15:31qu'il connaissait et fréquentait.
00:15:33Ils se sont connus dans des foyers
00:15:34de l'aide sociale à l'enfance.
00:15:36Louis avait d'ailleurs déjà subi des violences
00:15:38qui avaient occasionné un signalement
00:15:40le 11 juin dernier
00:15:41qui avait été porté à la connaissance
00:15:43de l'aide sociale à l'enfance.
00:15:45Bonjour et merci d'abord d'être avec nous
00:15:47avant de rentrer dans les problématiques
00:15:49de l'aide sociale à l'enfance.
00:15:51J'ai envie de vous demander,
00:15:52vous qui l'avez connu,
00:15:53quel garçon était Louis ?
00:15:56Comment il se comportait avec vous notamment ?
00:16:00Oui, alors tout d'abord au préalable,
00:16:02je souhaite adresser une pensée pour Louis,
00:16:05sa famille et tous ceux qui l'ont apprécié
00:16:07et qui auront pu l'accompagner durant sa vie.
00:16:11Et je vais préciser quelque chose.
00:16:12Vous avez dit, je ne suis pas éducateur
00:16:14de l'aide sociale à l'enfance.
00:16:15Je suis éducateur spécialisé
00:16:17dans l'école adaptée qu'il accueillait,
00:16:19mais je ne travaille pas
00:16:20pour l'aide sociale à l'enfance.
00:16:22Voilà, c'est un autre type d'établissement.
00:16:25Voilà, donc Louis,
00:16:27quand j'ai eu l'occasion de l'accompagner
00:16:30dans cette école adaptée,
00:16:33pour rappel, c'était quelqu'un
00:16:34qui pouvait faire état
00:16:36d'un accompagnement de difficultés,
00:16:38de vulnérabilités,
00:16:39qui pouvait être impulsif,
00:16:41mais il était profondément
00:16:43non malveillant envers l'autre,
00:16:46non malveillant envers ses camarades.
00:16:48Et s'il y a eu des altercations,
00:16:50c'est plutôt par impulsivité,
00:16:51par manque de frustration,
00:16:52précisément ce qu'on essayait
00:16:54de travailler avec lui,
00:16:56mais pas parce qu'il avait
00:16:57un fond méchant
00:16:59où aller chercher les embrouilles.
00:17:00Clairement, ce n'était pas du tout cela.
00:17:04Donc, ces difficultés
00:17:06à son parcours de vie
00:17:07faisaient qu'il fallait
00:17:10qu'on le stimule
00:17:12et qu'on l'aide
00:17:13à lui ouvrir des perspectives.
00:17:14Et donc, on pouvait le faire bénéficier
00:17:17d'une scolarité adaptée,
00:17:19de soins,
00:17:20de médiation artistique, musicale,
00:17:23et de projets, justement,
00:17:25pour l'accompagner
00:17:26face aux difficultés qu'il rencontrait.
00:17:28Mais effectivement,
00:17:30hormis les moments
00:17:30où par impulsivité,
00:17:33on va dire,
00:17:33et par un peu
00:17:34un parcours de vie
00:17:36de cœur à vie,
00:17:37c'était quelqu'un
00:17:39qui était quand même
00:17:40plutôt plaisant.
00:17:41Je crois que vous avez
00:17:43aussi été amené
00:17:44à rencontrer
00:17:45certains de ceux
00:17:46qui sont les suspects
00:17:47de cette agression.
00:17:49J'ai envie de vous poser
00:17:49la même question.
00:17:50Qu'est-ce que vous avez
00:17:51décelé ou pas,
00:17:52d'ailleurs,
00:17:53chez ces jeunes ?
00:17:54Et est-ce que vous avez été amené
00:17:55peut-être à voir
00:17:55ces suspects ?
00:17:57Et Louis,
00:17:58est évolué ensemble ?
00:17:59Est-ce qu'il y avait
00:17:59des problèmes,
00:18:00justement,
00:18:00entre ces jeunes ?
00:18:02Alors,
00:18:03effectivement,
00:18:04deux des suspects
00:18:06faisaient partie aussi
00:18:07de cette école adaptée
00:18:09dans laquelle
00:18:10était accueillie Louis.
00:18:11On les a accueillés.
00:18:13Alors moi,
00:18:14je n'y suis plus
00:18:14depuis début 2026
00:18:16dans cette école.
00:18:16J'avais choisi
00:18:17une autre orientation
00:18:19professionnelle.
00:18:19Mais effectivement,
00:18:21voilà,
00:18:21et ça,
00:18:21ça peut poser problème
00:18:23un peu sur
00:18:23les réglementations
00:18:25et la manière
00:18:25dont est encadré
00:18:27le travail social
00:18:28et médico-social,
00:18:29parce qu'ici,
00:18:30il s'agissait de médico-social.
00:18:32Et parmi ces deux suspects,
00:18:34effectivement,
00:18:35il y en avait notamment un
00:18:37dont vraiment
00:18:38les capacités d'empathie
00:18:39posaient question.
00:18:40Vraiment,
00:18:41il n'y avait pas
00:18:41d'empathie.
00:18:42Il ne pouvait,
00:18:43mais lui-même,
00:18:44suite à un parcours
00:18:45où il a été construit
00:18:46avec énormément
00:18:47de souffrance
00:18:48et un parcours familial
00:18:49très difficile.
00:18:51Mais un des suspects
00:18:53était construit justement
00:18:54pour ne pouvoir relationner
00:18:55que dans la mailleveillance,
00:18:58que dans la salissure.
00:18:59Et on a dû d'ailleurs
00:19:00un peu stopper
00:19:03son accompagnement
00:19:04pour l'orienter
00:19:05de trois ans avant
00:19:06envers d'autres parcours.
00:19:08Il a bénéficié
00:19:09d'un parcours de rupture,
00:19:12ce jeune,
00:19:12qui l'a mis à mal.
00:19:13Il a réussi
00:19:14à complètement faire foirer
00:19:16un séjour de rupture
00:19:18organisé par l'ASE
00:19:21tellement ce jeune homme
00:19:22avait des difficultés,
00:19:23effectivement,
00:19:24porté de la dangerosité.
00:19:26Et disons que vraiment,
00:19:28ce qui pose question,
00:19:29c'est un peu
00:19:30comme si on généralisait,
00:19:32il y a de la protection
00:19:33pour des enfants,
00:19:34on généralise,
00:19:35et ils sont tous vulnérables,
00:19:37ils ont tous des soucis.
00:19:38On les met sur le même pied
00:19:40d'égalité,
00:19:41alors qu'il y a quand même
00:19:41des profils,
00:19:42selon leur capacité
00:19:43de résilience,
00:19:44qui sont vulnérables,
00:19:46mais pas encore prêts
00:19:47à aller dans la société.
00:19:48Et d'autres qui ont vraiment
00:19:49des profils inquiétants
00:19:51et dangereux
00:19:52pour les personnes vulnérables.
00:19:53Et à mon sens,
00:19:55c'est ce mélange mal pensé,
00:19:57que ce soit au niveau
00:19:58des lois,
00:20:00de la justice,
00:20:01et ensuite,
00:20:02de comment se passent
00:20:03les accompagnements
00:20:03sur le terrain,
00:20:05qui est délicat.
00:20:06Parce que clairement,
00:20:07l'ASE,
00:20:07je ne vais pas tirer
00:20:08sur l'ambulance du tout.
00:20:09parce que les éducateurs
00:20:12de l'ASE,
00:20:13ils sont soumis
00:20:14à une réglementation,
00:20:15à un paradoxe
00:20:16très délicat.
00:20:16C'est-à-dire qu'on leur dit,
00:20:17vous êtes en responsabilité
00:20:18d'assurer la sécurité
00:20:19de tous les jeunes
00:20:20et vous avez des victimes
00:20:22et des bourreaux
00:20:23dont vous devez assurer
00:20:24la sécurité.
00:20:25Et en plus,
00:20:25il y a des lois,
00:20:26et ça,
00:20:26c'est des risques
00:20:27qu'on encourt
00:20:28en tant qu'éducateur
00:20:29et professionnel du social.
00:20:31Il y a des lois
00:20:31qui vous disent
00:20:32« Ah, il ne faut pas
00:20:36toucher l'enfant,
00:20:37sinon c'est maltraitant. »
00:20:39Et donc,
00:20:40quand vous êtes affaire
00:20:40à un jeune sans empathie,
00:20:42qui au quotidien,
00:20:44de manière insidieuse,
00:20:47on va dire,
00:20:48atteint la moralité
00:20:49des autres jeunes
00:20:49plus vulnérables,
00:20:51fait des fugues,
00:20:53agresse physiquement,
00:20:54eh bien,
00:20:54si nous,
00:20:54on s'interpose,
00:20:55on risque réellement
00:20:58des suites
00:20:59judiciaires.
00:21:00D'ailleurs,
00:21:01dans ma nouvelle structure,
00:21:03c'est le cas pour moi,
00:21:05je n'ai pas pu supporter
00:21:07que des jeunes
00:21:08de 16-17 ans
00:21:09veuillent agresser
00:21:10des enfants
00:21:11de 6-7 ans.
00:21:12Eh bien,
00:21:13j'ai décidé,
00:21:13alors clairement,
00:21:14quand je dis
00:21:15m'interposer physiquement,
00:21:16c'est faire barrage
00:21:17de mon corps,
00:21:17en aucun cas
00:21:18tapé,
00:21:18mettre...
00:21:19Voilà.
00:21:20Eh bien,
00:21:20juste ça,
00:21:21j'ai eu une plainte
00:21:21à mon encontre
00:21:22pour avoir un moment
00:21:25opposé,
00:21:26empêcher
00:21:26une personne de 16 ans
00:21:28de malmener
00:21:29une fille de 6 ans.
00:21:30Bon,
00:21:30enfin,
00:21:31vous voyez,
00:21:31donc,
00:21:31c'est délicat.
00:21:32Et là,
00:21:33le souci,
00:21:34du coup,
00:21:34devient judiciaire
00:21:35à mon sens,
00:21:36c'est-à-dire qu'il y a
00:21:37un mélange
00:21:38qui n'est pas opportun
00:21:38et derrière,
00:21:41c'est un peu
00:21:42comme ce que disait
00:21:43Castaner
00:21:43avec la clé
00:21:45des transgressions
00:21:46comment arrêter
00:21:47un criminel
00:21:47qui veut taper
00:21:50sur des gens
00:21:50ou mettre en danger
00:21:51des gens
00:21:51si à un moment
00:21:52on ne s'en saisit pas
00:21:52et qu'on n'a pas
00:21:53le droit de le toucher.
00:21:54C'est embêtant.
00:21:55Bon,
00:21:55sauf que là,
00:21:56c'est d'une nature
00:21:57un peu plus,
00:21:57on va dire,
00:21:59de santé
00:21:59sur des problématiques
00:22:00de santé.
00:22:01Merci en tout cas
00:22:02de ce témoignage
00:22:04et on comprend
00:22:04un peu mieux
00:22:05qui était Louis
00:22:06et justement
00:22:06dans quelles conditions
00:22:07aussi toute cette violence
00:22:08et cette malveillance
00:22:10dont vous parliez
00:22:10a pu émerger.
00:22:12On va marquer
00:22:13une première pause
00:22:14dans ce 100% Actu
00:22:15et on se retrouve
00:22:15avec mes invités.
00:22:17Restez avec nous
00:22:18à tout de suite.
00:22:21De retour
00:22:22pour la deuxième partie
00:22:23de 100% Actu.
00:22:25On va parler
00:22:25dans un instant
00:22:26de l'un de nos sondages
00:22:28sur l'immigration négative
00:22:30mais d'abord
00:22:30le rappel de l'actualité
00:22:31avec Audrey Berthaud.
00:22:32Rebonjour Audrey.
00:22:33Rebonjour.
00:22:34La 30e édition
00:22:35du festival Garo Rock
00:22:37dans l'OT Garonne
00:22:38a été définitivement annulée
00:22:39ce dimanche
00:22:40en raison de la vigilance
00:22:41au rage.
00:22:41Les artistes Gims
00:22:43et Théodora
00:22:43étaient notamment
00:22:44à l'affiche
00:22:45pour cette ultime journée.
00:22:46L'organisation
00:22:47de Garo Rock
00:22:49et les autorités
00:22:49ont déjà annulé
00:22:50la journée de jeudi
00:22:51en raison de la canicule
00:22:52puis celle de samedi
00:22:53face au risque
00:22:54d'orage violent.
00:22:56A Nantes,
00:22:57un homme de 19 ans
00:22:58a été tué cette nuit.
00:22:59C'est le cinquième homicide
00:23:00par arme à feu
00:23:01recensé dans la ville
00:23:02depuis fin avril.
00:23:03Les circonstances
00:23:04de cet homicide
00:23:05restent indéterminées
00:23:06mais la ville de Nantes
00:23:07a déjà enregistré
00:23:08quatre meurtres
00:23:09par arme à feu
00:23:09en deux mois
00:23:10tous liés au trafic
00:23:12de stupéfiants.
00:23:13Et enfin,
00:23:14les défenses
00:23:14anti-aériennes de Bahreïn
00:23:16ont fait face ce dimanche
00:23:17à des tirs iraniens
00:23:18de missiles et de drones.
00:23:19L'armée de Bahreïn
00:23:21affirme être en état
00:23:22d'alerte maximale.
00:23:23Les gardiens
00:23:24de la révolution
00:23:24iranien
00:23:25avaient annoncé
00:23:26plutôt avoir lancé
00:23:27des attaques
00:23:28sur le Koweït
00:23:28et Bahreïn.
00:23:31Merci beaucoup Audrey.
00:23:32On vous retrouve à midi
00:23:33pour un prochain point
00:23:34complet sur l'actualité.
00:23:36Je salue Estelle Forget.
00:23:37Bonjour.
00:23:37Bonjour.
00:23:38Qui nous a rejoint.
00:23:39Je rappelle que vous êtes
00:23:40experte notamment en climat
00:23:41parce qu'on va reparler
00:23:42de l'épisode de Fort Chaleur
00:23:44dans un instant.
00:23:45Mais d'abord,
00:23:46on s'arrête sur ce sondage
00:23:48CSA pour CNews,
00:23:49Europe 1 et le JDD
00:23:51concernant l'immigration négative.
00:23:53Regardez la question précise
00:23:55qui vous a été posée
00:23:56dans ce sondage.
00:23:57Est-ce que vous êtes pour
00:23:58ou contre l'immigration négative ?
00:24:00Qu'entend-on par là ?
00:24:01C'est le renvoi
00:24:02de certaines catégories
00:24:03d'étrangers
00:24:03qui sont déjà présents
00:24:04en France,
00:24:05notamment les délinquants,
00:24:07les criminels
00:24:07ou les chômeurs
00:24:08de longue durée.
00:24:1083% des sondés
00:24:13ont répondu pour.
00:24:1583% quand même
00:24:16qui sont pour.
00:24:17Et je voudrais qu'on regarde
00:24:18maintenant dans le détail
00:24:19par proximité idéologique
00:24:21comme on le dit,
00:24:22c'est-à-dire parti politique
00:24:23par parti politique.
00:24:24Alors les couleurs
00:24:25ne s'affichant pas,
00:24:26c'est un peu plus compliqué
00:24:27effectivement à lire,
00:24:28mais on voit
00:24:29qu'il y a une très très
00:24:30forte majorité.
00:24:31RN plus reconquête,
00:24:32on est à 93%,
00:24:33la droite à 95%,
00:24:35majorité présidentielle
00:24:36à 81%,
00:24:37mais quand même
00:24:38à gauche
00:24:38à 69%.
00:24:40Léonard Zerbib,
00:24:41ce sondage est intéressant
00:24:42parce que dans l'ensemble
00:24:43de la population,
00:24:44il y a une très forte majorité,
00:24:46mais il y a aussi
00:24:46presque une unanimité
00:24:48quelle que soit
00:24:48la proximité politique.
00:24:49ça, c'est peut-être
00:24:50un peu plus inattendu.
00:24:51Oui, c'est intéressant
00:24:52de voir que la gauche
00:24:53également,
00:24:54en tout cas au moins
00:24:55les sympathisants de gauche,
00:24:56parce qu'il faudra voir
00:24:57si c'est ensuite suivi
00:24:58par les élus,
00:24:58mais en tout cas
00:24:59que les sympathisants de gauche
00:25:00suivent également
00:25:01cette question
00:25:02qui sera à mon sens
00:25:03l'une des questions
00:25:04essentielles
00:25:05de l'élection présidentielle
00:25:06à venir.
00:25:07Il y a dans cette question
00:25:08qui est posée aussi
00:25:09les chômeurs de longue durée.
00:25:10C'est très intéressant
00:25:11parce que selon les chiffres
00:25:12de l'OID,
00:25:14l'Observatoire de l'immigration
00:25:16et de la démographie,
00:25:17il y a à peu près 43% seulement
00:25:19des immigrés extra-européens
00:25:21qui sont actifs,
00:25:23qui travaillent en France.
00:25:24C'est beaucoup moins
00:25:25que sur l'ensemble
00:25:26de l'Union européenne.
00:25:27Donc c'est un vrai sujet.
00:25:28C'est au-delà
00:25:29de la question de savoir
00:25:30est-ce qu'il faut
00:25:31une immigration zéro
00:25:32ou pas d'immigration zéro,
00:25:33c'est la question
00:25:34de quel type d'immigration
00:25:35est-ce qu'on veut ?
00:25:36Est-ce qu'on est encore
00:25:36en mesure de maîtriser
00:25:37les flux migratoires
00:25:39entrant et ensuite
00:25:40de faire sortir
00:25:42ceux qui n'ont pas
00:25:43leur place en France ?
00:25:44Et en particulier,
00:25:45il y a cette question
00:25:45du travail,
00:25:46de l'immigration
00:25:47de travail
00:25:48et effectivement,
00:25:49je pense que ce sera
00:25:50un des débats majeurs
00:25:50de l'élection présidentielle
00:25:51à venir.
00:25:52On voit aussi
00:25:53dans ce sondage
00:25:54où il est clairement cité
00:25:55les délinquants,
00:25:57les criminels
00:25:58et c'est vrai
00:25:58qu'il y a quelque chose
00:25:59que les Français
00:26:00parfois ne comprennent pas.
00:26:01C'est pourquoi
00:26:01on a des personnes
00:26:02sur notre territoire
00:26:03qui ne sont pas nées
00:26:04chez nous,
00:26:04qui ne sont pas forcément
00:26:06françaises,
00:26:07qui sont des criminels,
00:26:08des délinquants
00:26:08et qu'on ne peut pas expulser.
00:26:10On semble totalement
00:26:11marcher sur la tête
00:26:12quand certains autres pays,
00:26:14notamment pas si loin que nous,
00:26:15arrivent très bien
00:26:16à le faire
00:26:16ou arrivent mieux
00:26:16à le faire.
00:26:17Oui, parce que nous avons
00:26:18un problème d'accord
00:26:19avec certains pays.
00:26:21Il ne faut pas
00:26:21se voiler la face.
00:26:23C'est extrêmement compliqué
00:26:24pour expulser
00:26:25une personne
00:26:26qui soit,
00:26:27par exemple,
00:26:28algérienne.
00:26:30on ne reçoit pas
00:26:31les laissés-passer
00:26:32consulaires.
00:26:33Donc, comment vous voulez
00:26:34qu'on les expulse ?
00:26:35Vous savez,
00:26:36la priorité a été mise
00:26:37par le ministère
00:26:37de l'Intérieur
00:26:38pour mettre
00:26:40dans les centres
00:26:41de rétention
00:26:42justement
00:26:42ces profils
00:26:43de délinquants.
00:26:45Donc,
00:26:45on a énormément
00:26:46de ce type de profils
00:26:47dans les centres
00:26:48de rétention.
00:26:49Les OQTF
00:26:50qui n'ont plus le droit
00:26:50de se maintenir
00:26:51sur le territoire national
00:26:53après avoir commis
00:26:54des méfaits
00:26:55mais force est de constater
00:26:57que très peu
00:26:59vont être expulsés
00:27:01vers leur pays
00:27:02d'origine
00:27:03puisque nous n'avons pas
00:27:04les capacités
00:27:05de pouvoir les expulser
00:27:07faute d'avoir
00:27:09ces laissés-passer.
00:27:09Donc,
00:27:10il va falloir en faire
00:27:10un travail diplomatique
00:27:12avec tous ces pays
00:27:13pour qu'ils puissent
00:27:14récupérer
00:27:15leurs citoyens.
00:27:17Ce n'est pas possible
00:27:17qu'on puisse les maintenir
00:27:19comme cela
00:27:20alors qu'on sait très bien
00:27:21beaucoup
00:27:22parce que je vous dis
00:27:22les profils
00:27:23que nous avons
00:27:23dans les centres
00:27:24de rétention
00:27:24ce sont souvent
00:27:25des dangereux criminels
00:27:27qui sortent de prison.
00:27:28les plus dangereux
00:27:29des plus dangereux.
00:27:29Tout à fait,
00:27:30bien évidemment.
00:27:31Ce sont ceux pour lesquels
00:27:31on n'a vraiment pas
00:27:31d'autre solution.
00:27:32C'est ça.
00:27:32D'ailleurs,
00:27:32les centres de rétention
00:27:33ne sont pas du tout
00:27:34adaptés à ces profils
00:27:36et nous avons énormément
00:27:36de difficultés
00:27:37à maintenir aussi
00:27:38l'ordre à l'intérieur
00:27:39puisque c'est la police nationale
00:27:40qui gère ce type de profil
00:27:42et comme disait tout à l'heure
00:27:44l'éducateur sur la ZEU
00:27:46nous avons les mêmes contraintes
00:27:47nous ne pouvons pas
00:27:48employer la force
00:27:50puisque c'est extrêmement compliqué
00:27:51et ça se retourne aussi
00:27:52contre les policiers.
00:27:54Donc,
00:27:54il va falloir savoir
00:27:55ce qu'on veut réellement
00:27:56dans notre pays,
00:27:57quel genre de pays on veut,
00:27:59quelle police on veut,
00:27:59quelle justice.
00:28:00Mais au-delà de ça,
00:28:01la police nationale
00:28:02ne peut pas faire
00:28:03tout le boulot.
00:28:04On vient de parler
00:28:04avec vous Axel
00:28:05plutôt du profil
00:28:06criminel et délinquant.
00:28:07Je voudrais qu'on s'arrête
00:28:08avec vous aussi Caroline
00:28:08sur ces fameux
00:28:10chômeurs de longue durée
00:28:11parce que c'est aussi
00:28:12une question
00:28:12et c'est peut-être
00:28:13pour ça d'ailleurs
00:28:13que la gauche
00:28:14est aussi majoritairement pour
00:28:16parce qu'on se dit
00:28:17faire croire à des personnes
00:28:18qu'on va les accueillir
00:28:22magnifiques
00:28:22alors qu'en fait
00:28:22elles n'auront pas de travail
00:28:23alors qu'en fait
00:28:24on n'est plus capable
00:28:24de les intégrer.
00:28:26Peut-être que la gauche
00:28:26enfin commence à comprendre
00:28:28que l'immigration
00:28:29a tout craint
00:28:30en fait ça n'aide pas
00:28:31la France
00:28:31mais ça n'aide pas
00:28:32non plus les personnes
00:28:34qu'on accueille
00:28:34si tant est qu'on puisse
00:28:36véritablement aujourd'hui
00:28:36parler d'accueil par ailleurs.
00:28:38Ça n'est pas un Eldorado
00:28:39quand vous laissez les gens
00:28:40aérés dans les rues
00:28:40sous des tentes
00:28:42sous des ponts du RER
00:28:43excusez-moi
00:28:44l'hospitalité à la française
00:28:45en a pris un coup
00:28:46un coup dans l'aile
00:28:47si je puis dire.
00:28:47mais c'est une certaine gauche
00:28:49qui pense
00:28:50comme la majorité
00:28:51des personnes
00:28:52de ce sondage.
00:28:53Ça n'est pas toute la gauche
00:28:54il ne faut pas se lorer
00:28:55il y a aussi une question
00:28:56électoraliste
00:28:57et d'opportunisme
00:28:59dans ce sens-là.
00:29:00Effectivement
00:29:00moi je dis que
00:29:01dans un monde idéal
00:29:02chaque pays devrait être souverain
00:29:04aussi sur cette question
00:29:05parce que c'est transpartisan
00:29:06pour le coup
00:29:07et que l'immigration
00:29:10clandestine
00:29:10ne devrait pas avoir
00:29:11lieu d'être
00:29:12on devrait avoir
00:29:13une immigration choisie
00:29:14régulée
00:29:15en fonction
00:29:16des profils.
00:29:17Et ça y compris
00:29:17pour l'immigration
00:29:18de travail
00:29:18en disant
00:29:19l'immigration oui
00:29:20mais totalement choisie
00:29:21et jamais subie.
00:29:23Exactement
00:29:23et vous rappeliez
00:29:24que nous avons
00:29:24des voisins
00:29:25même des voisins
00:29:26européens
00:29:26qui arrivent à le faire
00:29:27ce qui pêche
00:29:28dans notre pays
00:29:29une fois de plus
00:29:29et ce qui est terrifiant
00:29:30parce que c'est une question
00:29:31pour moi également
00:29:32transpartisane
00:29:33quelle que soit
00:29:33sa sensibilité
00:29:34ses origines
00:29:35sa religion
00:29:35ou non
00:29:36c'est l'idéologie
00:29:38l'idéologie fait partie
00:29:39des mots MAUX
00:29:40et MOTS
00:29:40de notre société pour tout
00:29:41que ce soit précédemment
00:29:43la climat
00:29:43on parlera
00:29:44en fait
00:29:45c'est ça qui bloque
00:29:46en dehors des contraintes
00:29:47constitutionnelles
00:29:48des contraintes liées
00:29:49à l'Europe
00:29:49avec la CEDH
00:29:51la Ligue des droits de l'homme
00:29:51Oui ce que si l'on y arrive
00:29:52alors qu'on a les mêmes contraintes
00:29:53c'est que c'est pas juste
00:29:54une question de contraintes
00:29:55Non c'est que
00:29:56lorsqu'on veut on peut
00:29:57il y a une volonté politique
00:29:58et budgétaire
00:29:59à avoir aussi
00:30:00cette question
00:30:01comme sur le régalien
00:30:02en règle générale
00:30:03donc forcément
00:30:03lorsqu'il n'y aura
00:30:05lorsqu'il n'y a pas
00:30:06pardon de changement
00:30:07de paradigme
00:30:07et que les gouvernements
00:30:09nous font plus
00:30:09de communication
00:30:10qu'autre chose
00:30:11on n'arrivera pas
00:30:11à évoluer
00:30:12et juste un dernier mot
00:30:13les pays scandinaves
00:30:14qui sont considérés
00:30:15comme étant
00:30:16les plus innovants
00:30:17sur beaucoup de plans
00:30:18dans le monde
00:30:19sont aussi revenus
00:30:20sur cette question
00:30:20ce sont des sociodémocrates
00:30:22est-ce qu'on va les taxer
00:30:23de vilains fachos
00:30:24qui ne veulent pas recevoir
00:30:25non
00:30:26ils décident d'être souverains
00:30:27dans leur pays
00:30:27et ça s'entend
00:30:28parce que ce flux
00:30:29va continuer
00:30:30et va continuer aussi
00:30:31par rapport à la question climatique
00:30:32il ne faut pas l'oublier
00:30:33Bien sûr
00:30:34et vous vous avez parlé
00:30:35effectivement Léonard
00:30:36à la fois de la question
00:30:37de l'élection présidentielle
00:30:38et Caroline soulevait
00:30:40la question de la volonté politique
00:30:41il y a aussi sans doute
00:30:42une question de cohérence politique
00:30:43quand on a eu
00:30:44Bruno Retailleau
00:30:45par exemple
00:30:45au ministère de l'Intérieur
00:30:47on peut sans doute
00:30:48penser qu'il était
00:30:49très sincère sur sa volonté
00:30:50mais quand d'un autre côté
00:30:51le ministre des Affaires étrangères
00:30:52voire le président
00:30:53de la République
00:30:54ne sont pas sur la même ligne
00:30:56forcément que les laissés
00:30:57passer consulaires
00:30:57on ne les a pas
00:30:58parce qu'on voit
00:30:58que le pays
00:30:59en fait
00:30:59il est totalement déchiré
00:31:00sur la question
00:31:01En tout cas
00:31:01dans le bilan du macronisme
00:31:03on voit que le régalien
00:31:04au sens large
00:31:05et on peut inclure
00:31:05dans l'immigration
00:31:06est un échec
00:31:08mais c'est intéressant
00:31:09cette évolution
00:31:09de tous les partis politiques
00:31:11y compris de la gauche
00:31:12c'est pas totalement nouveau
00:31:13parce qu'on se souvient
00:31:14qu'en 1989
00:31:15Michel Rocard disait
00:31:16la France ne peut pas
00:31:17accueillir toute la misère
00:31:18du monde
00:31:18donc il y a toujours eu
00:31:19quand même une certaine gauche
00:31:20qui était plutôt réaliste
00:31:21sur ces questions
00:31:22mais là on a une véritable évolution
00:31:23c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:31:24plus personne ne peut nier
00:31:26que l'immigration
00:31:27aujourd'hui est incontrôlée
00:31:28qu'une partie de cette immigration
00:31:30pose des difficultés
00:31:32aux Français
00:31:33et que partout sur le territoire
00:31:35les Français
00:31:35le vivent
00:31:36et le subissent
00:31:36et comme vous l'avez
00:31:38très bien rappelé Caroline
00:31:39c'est un enjeu véritable
00:31:40de souveraineté
00:31:41c'est-à-dire que le problème
00:31:43c'est simplement
00:31:45comment est-ce qu'on peut
00:31:46maîtriser
00:31:47ces flux migratoires
00:31:48combien de personnes
00:31:50on veut
00:31:51sur notre territoire
00:31:52est-ce qu'on veut
00:31:52que ces personnes restent
00:31:53est-ce que ces personnes
00:31:54ont vocation par exemple
00:31:54à rester un temps
00:31:55puis à repartir
00:31:56c'est un enjeu fondamental
00:31:58de souveraineté
00:31:59et vous l'avez très bien rappelé
00:32:00il faut aussi se comparer
00:32:01par rapport à nos voisins
00:32:02et quand on voit
00:32:03que dans d'autres pays
00:32:04les flux sont mieux maîtrisés
00:32:06on se dit qu'en France
00:32:07on a une véritable problématique
00:32:08alors ensuite
00:32:09il y a peut-être des obstacles
00:32:10il y a des obstacles juridiques
00:32:11il peut y avoir des obstacles
00:32:12de nature constitutionnelle
00:32:13sur les quotas
00:32:14on peut déjà avoir
00:32:15une politique des quotas
00:32:16mais on ne peut pas aller
00:32:16au-delà
00:32:17parce qu'effectivement
00:32:18il y a la Convention européenne
00:32:19des droits de l'homme
00:32:19parce qu'il y a la Constitution
00:32:20mais je tiens quand même à rappeler
00:32:22que la Constitution
00:32:22aussi on peut la réviser
00:32:23donc il faut quand même
00:32:24que ce débat
00:32:25de l'élection présidentielle
00:32:26il serve à cela
00:32:27on peut par exemple
00:32:28aussi proposer un référendum
00:32:30sur cette question de l'immigration
00:32:31aujourd'hui c'est pas possible
00:32:33mais l'article 11 de la Constitution
00:32:35qui porte sur le référendum
00:32:36empêche de faire un référendum
00:32:38spécifiquement sur l'immigration
00:32:39mais après tout
00:32:39et je sais que Bruno Retailleau
00:32:40le propose
00:32:41et d'autres
00:32:42modifions
00:32:42révisons la Constitution
00:32:44modifions l'article 11
00:32:45et posons la question aux Français
00:32:47c'est une question démocratique
00:32:48on dit aux Français
00:32:49quel type d'immigration voulez-vous
00:32:51est-ce que vous voulez arrêter
00:32:51complètement l'immigration
00:32:52est-ce que vous voulez choisir
00:32:53et si vous voulez choisir
00:32:54combien
00:32:55voilà
00:32:55et là on aura une réponse claire
00:32:57et je peux vous assurer
00:32:57que derrière
00:32:58si les juges résistent
00:32:59alors là on aura
00:33:00un vrai problème démocratique
00:33:01parce que ce n'est pas ça
00:33:02l'état de droit
00:33:03l'état de droit c'est
00:33:03la parole d'abord au peuple
00:33:05et à la loi
00:33:06et ensuite les juges appliquent la loi
00:33:07et avec un peuple
00:33:08qui est aussi en droit
00:33:09de choisir sa souveraineté
00:33:10comme vous le disiez
00:33:11je vous rappelle
00:33:12un rendez-vous sur ce sujet
00:33:14à suivre sur CNews
00:33:15à partir de 18h
00:33:17notre grand documentaire
00:33:18sur les chiffres de l'immigration
00:33:20les vrais chiffres de l'immigration
00:33:22c'est à suivre
00:33:23à 18h sur notre antenne
00:33:25et je vous propose
00:33:25de vous en montrer
00:33:26un extrait
00:33:27regardez
00:33:29Pendant notre tournage
00:33:30un homme séjournant
00:33:31dans ce local
00:33:31nous interpelle
00:33:36c'est un algérien
00:33:37de 33 ans
00:33:38qui sort tout juste
00:33:39de prison
00:33:39il a été condamné
00:33:41pour des faits
00:33:41d'agression sexuelle
00:33:42et de vol aggravé
00:33:45t'as fait quoi si c'est pas
00:33:46en discrète ?
00:33:47comme en moyennage
00:33:48c'est la première fois
00:33:50que t'as une UFTF
00:33:50ou t'as un job ?
00:33:52non non
00:33:52j'en ai déjà
00:33:53je te demande pas
00:33:53l'homme
00:33:54l'homme demande aujourd'hui
00:33:55l'asile politique
00:33:56en Belgique
00:33:57mais les autorités françaises
00:33:58tentent de le renvoyer
00:33:59en Algérie
00:34:00moi je suis asile politique
00:34:01en Belgique
00:34:02ils veulent pas m'envoyer
00:34:03en Belgique
00:34:04il semble maîtriser
00:34:05à la perfection
00:34:05le système d'immigration
00:34:06vers l'Europe
00:34:07grâce à l'asile politique
00:34:09et se vante même
00:34:10d'être entré
00:34:10sans aucune difficulté
00:34:11dans plusieurs pays
00:34:33je vous rappelle donc
00:34:37le rendez-vous
00:34:37à suivre sur CNews
00:34:39à 18h
00:34:40on va évoquer
00:34:41maintenant cet épisode
00:34:42de Forte Chaleur
00:34:44on va regarder
00:34:44deux réactions
00:34:45du gouvernement
00:34:46d'abord on va écouter
00:34:47la ministre de la Santé
00:34:48Stéphanie Riste
00:34:49qui était hier
00:34:50en déplacement
00:34:51aux côtés
00:34:51d'infirmiers libéraux
00:34:53elle faisait le point
00:34:54sur la situation
00:34:54on l'écoute
00:34:55on voit des tendances
00:34:57d'augmentation
00:34:58de la mortalité
00:34:59alors pas beaucoup
00:35:01dans les EHPAD
00:35:02probablement que
00:35:02la crise de 2003
00:35:04je dis probablement
00:35:05parce qu'encore une fois
00:35:05on est au milieu
00:35:06du guerre
00:35:07mais probablement
00:35:08que les mesures
00:35:10qui ont été mises en place
00:35:11après la canicule de 2003
00:35:13notamment dans nos EHPAD
00:35:14permettent à ce que
00:35:15ce chiffre de mortalité
00:35:17là n'apparaisse pas
00:35:18comme étant forcément
00:35:20très très grand
00:35:21par contre
00:35:22on voit une augmentation
00:35:23de la mortalité
00:35:24notamment chez ces personnes
00:35:25qui sont seules
00:35:27voilà pour la ministre de la Santé
00:35:29je voudrais qu'on regarde
00:35:29maintenant ce que disait
00:35:30le ministre de l'Intérieur
00:35:31interrogé par nos confrères
00:35:33du Parisien
00:35:34Laurent Nunez
00:35:34dit ceci
00:35:35sur la situation
00:35:36évidemment de forte chaleur
00:35:37non ce n'est pas un fiasco
00:35:39c'est totalement inédit
00:35:40d'avoir de tels niveaux
00:35:42de température
00:35:42il n'y a eu que peu
00:35:43d'incidents dans les EHPAD
00:35:45contrairement à la canicule
00:35:46de 2003
00:35:47car nous avons tiré
00:35:48toutes les leçons
00:35:49de cette période
00:35:50alors Estelle Forgec
00:35:51on est tiré des leçons
00:35:52de la canicule de 2003
00:35:54je n'en doute pas
00:35:55toutes les leçons
00:35:56il n'y a plus d'EHPAD
00:35:57qui ne sont pas climatisés
00:35:58il n'y a pas d'hôpitaux
00:35:59qui n'ont pas la clim
00:36:00tout va bien
00:36:01on a tiré toutes les leçons
00:36:02donc
00:36:03bon
00:36:04je pense qu'il faut sortir
00:36:05d'une forme de déni
00:36:07ça c'est sûr
00:36:07et c'est à mon sens
00:36:08le plus important
00:36:09à court terme
00:36:10pour accepter que
00:36:12et d'ailleurs c'est bien
00:36:13parce qu'ils apportent
00:36:14les solutions
00:36:15dans leurs commentaires
00:36:17c'est que effectivement
00:36:18si on a su tirer
00:36:19les solutions
00:36:20de la crise
00:36:21de 2003
00:36:22notamment pour les EHPAD
00:36:23et qu'on observe
00:36:24un taux de mentalité
00:36:26moins important
00:36:27à ce stade
00:36:28ça veut dire
00:36:29que le rafraîchissement
00:36:30dans les EHPAD
00:36:31a fonctionné
00:36:32et donc on peut se poser
00:36:33la question
00:36:33de savoir pourquoi
00:36:35est-ce que depuis 2003
00:36:36on n'a pas mis en place
00:36:37des politiques publiques
00:36:38et des stratégies
00:36:39d'investissement
00:36:40permettant de rafraîchir
00:36:42à minima
00:36:43les hôpitaux
00:36:43et les écoles
00:36:44la justice
00:36:45moi je pense
00:36:47que les salles d'audience
00:36:47c'est important aussi
00:36:48parce que sinon
00:36:48on a du report
00:36:51d'audience
00:36:53donc au moins
00:36:54les bâtiments
00:36:55publics
00:36:55les plus critiques
00:36:57à minima
00:36:59donc
00:37:01voilà
00:37:01je trouve que
00:37:02de dire que
00:37:03ce n'est pas un fiasco
00:37:04je pense que ça
00:37:05c'est pas vrai
00:37:06je pense que c'est un fiasco
00:37:07et ça le sera toujours
00:37:08tant qu'on
00:37:09parce que même
00:37:10quand il parle
00:37:10de niveau inédit
00:37:11aujourd'hui
00:37:12je ne suis pas
00:37:13météorologue
00:37:14mais on sait
00:37:14qu'il y aura
00:37:14un niveau inédit
00:37:15qui sera franchi
00:37:16peut-être le mois prochain
00:37:17peut-être l'année prochaine
00:37:17moi je ne suis pas
00:37:19climatologue
00:37:19je suis spécialiste
00:37:20du climat
00:37:21mais adaptée
00:37:22aux solutions
00:37:22de logement
00:37:23et d'aménagement
00:37:23du territoire
00:37:24je le précise
00:37:26on entend
00:37:27on parle de ces sujets-là
00:37:29depuis 30 ans
00:37:30on a quand même
00:37:31accueilli la COP 21
00:37:33oui
00:37:33vous avez raison
00:37:34de le rappeler
00:37:34en 2015
00:37:35donc
00:37:36qu'ils disent
00:37:37que c'est inédit
00:37:40moi ça m'interroge
00:37:41mais après
00:37:42je pense qu'on doit
00:37:43sortir de ce débat
00:37:44du on a bien fait
00:37:45on a tout bien fait
00:37:46et tout va bien
00:37:48pour effectivement
00:37:48accepter que
00:37:50non tout va pas bien
00:37:51qu'il y a beaucoup
00:37:51de choses à faire
00:37:52et parmi ces choses-là
00:37:54dans un contexte
00:37:55et Marc Toiti
00:37:56le rappelait
00:37:57où quand même
00:37:58on a un risque
00:37:58d'intervention du FMI
00:37:59en France
00:38:00ça veut dire quoi ça ?
00:38:02ça veut dire
00:38:02qu'on n'a plus
00:38:03une société productive
00:38:05premièrement
00:38:05et on le voit
00:38:06puisqu'on emprunte
00:38:07pour rembourser
00:38:08les intérêts de la dette
00:38:09et deuxièmement
00:38:10on n'a plus
00:38:11de capacité d'investissement
00:38:12donc ça veut dire
00:38:14qu'on doit rendre
00:38:15notre pays attractif
00:38:16pour pouvoir investir
00:38:17et régler
00:38:19ces sujets
00:38:20de conformité
00:38:22que le cercle vicieux
00:38:23se transforme
00:38:23en cercle vertueux
00:38:24finalement
00:38:25exactement
00:38:25et donc
00:38:27pour cela
00:38:28on doit absolument
00:38:29renforcer
00:38:29l'attractivité
00:38:30de notre pays
00:38:30et notre activité
00:38:32va passer
00:38:32par l'aménagement
00:38:33du territoire
00:38:34la modernisation
00:38:35de nos logements
00:38:36et de nos infrastructures
00:38:37pour pouvoir
00:38:38se loger
00:38:39travailler
00:38:40vous parliez
00:38:41du chômage
00:38:41de longue durée
00:38:42mais il y a aussi
00:38:42cette question de travail
00:38:43qui est tout à fait liée
00:38:44au logement
00:38:45au positionnement
00:38:47du monde économique
00:38:48des entreprises
00:38:50un logement
00:38:50c'est pas simplement
00:38:51un toit
00:38:52qu'on met sur la tête
00:38:52c'est la possibilité
00:38:53de se loger
00:38:54de travailler
00:38:56de faire des enfants
00:38:59de capitaliser
00:38:59quand on a la possibilité
00:39:01d'être en accession
00:39:01à la propriété
00:39:02et on doit l'être
00:39:03notamment par rapport
00:39:04aux crises de retraite
00:39:04donc moi
00:39:05le message
00:39:06que j'aimerais faire passer
00:39:07là quand
00:39:07je pense que cette crise
00:39:09est une opportunité
00:39:10unique de faire
00:39:11de tirer les leçons
00:39:12comme ils l'ont tiré
00:39:13en 2003
00:39:13mais pour un projet
00:39:15plus vaste
00:39:16qui engage notre pays
00:39:18dans une transformation
00:39:20qui est essentielle
00:39:21et qui ne peut pas être
00:39:22qu'une réforme structurelle
00:39:23et réglementaire
00:39:24même si ça doit passer
00:39:25en premier lieu par ça
00:39:26parce que vous étiez
00:39:27justement déjà
00:39:28hier sur mon plateau
00:39:29et on parlait
00:39:29de l'importance
00:39:30d'avoir une vraie vision
00:39:32un cap
00:39:32c'est-à-dire
00:39:33non pas d'avoir une crise
00:39:35à laquelle on réagit
00:39:36ou non pas d'avoir
00:39:37un programme
00:39:38sur un ou deux ans
00:39:39mais d'avoir
00:39:39une véritable vision
00:39:41sur des décennies
00:39:42pour un s'adapter
00:39:43et deux aussi
00:39:44créer toute l'économie
00:39:45et tous les investissements
00:39:46qui peuvent aller autour
00:39:47oui tout à fait
00:39:47en fait aujourd'hui
00:39:48si on parle du logement
00:39:50ça n'intéresse personne
00:39:51c'est une sous-politique
00:39:53sectorielle
00:39:53et c'est dramatique
00:39:55là où ça devrait être
00:39:56une infrastructure stratégique
00:39:58pour le pays
00:39:58on n'a pas cette vision-là
00:40:00en France
00:40:01tout est cloisonné
00:40:02c'est-à-dire que chacun
00:40:03gère son sujet
00:40:04dans sa petite partie
00:40:05quand vous parliez
00:40:06des sujets de sécurité
00:40:07de cohésion sociale
00:40:09d'intégration
00:40:12de partage
00:40:13de nos valeurs communes
00:40:14bien en fait
00:40:15tout ça
00:40:16ça naît où ?
00:40:17ça naît dans le logement
00:40:17on n'est pas hors sol
00:40:20donc moi je crois
00:40:21qu'il faut vraiment
00:40:22reprendre ce sujet
00:40:23du logement
00:40:24comme une architecture
00:40:26stratégique
00:40:27si vous avez l'énergie
00:40:28qui est la colonne
00:40:28vertébrale du développement
00:40:29du pays
00:40:30l'architecture stratégique
00:40:32du développement
00:40:33c'est le logement
00:40:34donc ça il faut
00:40:35à mon sens
00:40:35en faire une politique
00:40:36publique pour 2027
00:40:38et réfléchir à ce projet-là
00:40:39très très fortement
00:40:41dès maintenant
00:40:42mais vraiment
00:40:42en s'interrogeant
00:40:43sur le temps long
00:40:44parce que sinon
00:40:45on n'anticipera rien
00:40:46donc ça passe par
00:40:47effectivement
00:40:47cette vision
00:40:48moi j'ai vécu
00:40:49à Singapour
00:40:51et j'ai eu la chance
00:40:52de travailler
00:40:53avec celui
00:40:55qui a construit
00:40:56le Singapour moderne
00:40:57qui s'appelle
00:40:58le docteur Liu Taker
00:41:00qui travaillait
00:41:00avec Ling Kuan Yew
00:41:01qui était un grand
00:41:02visionnaire singapourien
00:41:04et ceux qui le connaissent
00:41:06ont eu la chance
00:41:07de le connaître
00:41:08ne le démentira pas
00:41:10et puis d'ailleurs
00:41:10il suffit de voir
00:41:11le succès de Singapour
00:41:12il avait une vision
00:41:13quand Singapour
00:41:14est devenu indépendant
00:41:15c'est de mettre
00:41:17un toit sur la tête
00:41:18mais mieux qu'un toit
00:41:19créer un environnement
00:41:20en l'espace
00:41:21de deux générations
00:41:2291% des Singapouriens
00:41:23sont devenus
00:41:24propriétaires
00:41:25de leur logement
00:41:25il y avait une contrepartie
00:41:27c'était de devoir
00:41:28être éduqué
00:41:30voilà
00:41:30donc il a joué
00:41:31sur ces deux tableaux là
00:41:33éduqué ça veut dire
00:41:34propreté
00:41:35sécurité
00:41:35respect des valeurs
00:41:37et il n'y a pas
00:41:38il n'y avait
00:41:38il n'y avait pas
00:41:39la possibilité
00:41:40de contourner
00:41:41ces règles là
00:41:41c'était un win-win
00:41:43et Singapour
00:41:44est devenu
00:41:44ce que c'est devenu
00:41:45et donc parmi
00:41:47je vais mettre
00:41:47un toit sur la tête
00:41:48et je vais créer
00:41:49un environnement
00:41:50pour pouvoir développer
00:41:50l'économie de Singapour
00:41:51ils ont commencé
00:41:52par climatiser
00:41:54voilà
00:41:54et ils faisaient
00:41:55des grandes théories
00:41:56aussi sur les coups
00:41:57de balai
00:41:58je blague
00:41:59mais en fait
00:42:00ils nettoyaient
00:42:01pour dire que la propreté
00:42:03était tout aussi essentielle
00:42:04ce que j'essaye de dire
00:42:05c'est que tout ça
00:42:05ça naît au cœur
00:42:06de nos territoires
00:42:07sur terre
00:42:08dans le logement
00:42:09et donc cette question
00:42:10on se demande forcément
00:42:12pourquoi nous
00:42:12on semble toujours
00:42:14concernant Singapour
00:42:15concernant Singapour
00:42:16on vous dira
00:42:17c'est petit
00:42:17c'est 6 millions d'habitants
00:42:19mais je ne connais pas
00:42:20beaucoup
00:42:21si tous les pays
00:42:22de 6 millions d'habitants
00:42:23avaient le même succès
00:42:24que Singapour
00:42:25ça se saurait
00:42:25donc déjà
00:42:26même au niveau
00:42:27de région française
00:42:28de cette surface
00:42:30c'est quoi
00:42:31c'est Paris Métropole
00:42:32déjà
00:42:33ayons ce résultat
00:42:34oui
00:42:34effectivement
00:42:35on en est pas là
00:42:36un peu d'optimisme
00:42:37juste avant de terminer
00:42:38je voudrais qu'on réécoute
00:42:39justement
00:42:40parce qu'on parlait
00:42:40idéologie tout à l'heure
00:42:41avec vous Caroline
00:42:43on va réécouter
00:42:44la ministre de l'écologie
00:42:45Monique Barbu
00:42:46qui est absolument horrifiée
00:42:48par la climatisation
00:42:49on l'écoute
00:42:50je suis horrifiée
00:42:52par les gens
00:42:52qui me disent
00:42:53ah
00:42:54il n'y a qu'à mettre
00:42:55la clim
00:42:55partout
00:42:56très bien
00:42:56on va mettre
00:42:57la clim partout
00:42:58vous croyez
00:42:59que ça va éviter
00:42:59un feu de forêt
00:43:00vous croyez
00:43:01que ça va éviter
00:43:02une culture
00:43:03de ne pas exister
00:43:04vous croyez
00:43:05que ça va éviter
00:43:06la mort des animaux
00:43:07que nous voyons
00:43:08vous croyez
00:43:09que ça va éviter
00:43:10quoi ?
00:43:11rien
00:43:13rien
00:43:13ça ce n'est pas
00:43:14de l'adaptation
00:43:15ça c'est une mesure
00:43:16d'urgence
00:43:17peut-être
00:43:17qu'on peut prendre
00:43:18il faut forcément
00:43:20bien évidemment
00:43:21que les gens
00:43:22ne suffoquent pas
00:43:23on est bien d'accord
00:43:24mais ce n'est pas
00:43:25de l'adaptation
00:43:26au changement climatique
00:43:26il nous reste peu de temps
00:43:27Caroline
00:43:28mais comme tout à l'heure
00:43:28vous l'avez mentionné
00:43:30justement une réponse
00:43:31à la ministre
00:43:32de la transition écologique
00:43:33Monique Barbu
00:43:34oui je vais dire
00:43:35à cette dame
00:43:35que je suis horrifiée
00:43:36par ses propos
00:43:37parce que moi
00:43:38je veux la clim
00:43:39dans les services publics
00:43:40en priorité
00:43:40pour sauver des vies
00:43:41apporter du confort
00:43:42à l'hôpital
00:43:43aux EHPAD
00:43:44dans les centres spécialisés
00:43:45pour les personnes
00:43:46en situation de handicap
00:43:46dans les crèches
00:43:47dans les écoles
00:43:49là où ça peut
00:43:50nous apporter
00:43:50un mieux-être
00:43:51c'est son idéologie
00:43:52qui est horrifiante
00:43:53merci pour cette réponse
00:43:55rapide
00:43:55pardon Caroline
00:43:56je vous ai pressé
00:43:56mais on arrive
00:43:57au terme de cette première heure
00:43:59merci beaucoup
00:44:00en tout cas Estelle Forget
00:44:01de nous avoir apporté
00:44:02votre expertise
00:44:03on va marquer une pause
00:44:05et on se retrouve
00:44:05avec mes invités
00:44:06on parlera
00:44:07de ce bras de fer
00:44:08entre les magistrats
00:44:09et Gérald Darmanin
00:44:10avec ces magistrats
00:44:12qui finalement
00:44:13réinventent un peu
00:44:14vous me pardonnerez
00:44:14l'expression
00:44:15mais malheureusement connue
00:44:16ce mur des cons
00:44:17où ils mettent des cibles
00:44:19visiblement dans le dos
00:44:20on en parle
00:44:21juste après la pause
00:44:22restez avec nous
00:44:26il est midi
00:44:26on se retrouve
00:44:27sur le plateau de 100%
00:44:28actu dans un instant
00:44:29on va parler
00:44:30du bras de fer
00:44:31entre les magistrats
00:44:32et le ministre
00:44:33de la justice
00:44:33mais d'abord
00:44:34on refait un point complet
00:44:35sur l'actualité
00:44:36avec Audrey Berthaud
00:44:37rebonjour Audrey
00:44:37rebonjour Elodie
00:44:38le ministre iranien
00:44:39des affaires étrangères
00:44:41a appelé
00:44:42à la mise en place
00:44:43d'un cadre de sécurité
00:44:44avec les pays du Golfe
00:44:46les Etats-Unis et l'Iran
00:44:47ont échangé
00:44:48de nouvelles frappes
00:44:48hier et aujourd'hui
00:44:49s'accusant mutuellement
00:44:50de violation
00:44:51du fragile cessez-le-feu
00:44:52signé le 17 juin
00:44:55122 000 interventions
00:44:57liées à la canicule
00:44:58le ministre de l'Intérieur
00:44:59était en visite
00:45:00dans une caserne de pompiers
00:45:01ce matin
00:45:02Laurent Nunez
00:45:03appelle à l'extrême
00:45:04vigilance
00:45:04notamment pour la pratique
00:45:06sportive
00:45:06ce n'est pas parce que
00:45:07les températures baissent
00:45:08que l'effet canicule
00:45:09va s'estomper
00:45:10a-t-il dit
00:45:10et puis les Calédoniens
00:45:12votent ce dimanche
00:45:13pour les premières élections
00:45:14provinciales depuis 2019
00:45:15un scrutin appelé
00:45:17à redessiner
00:45:17les rapports
00:45:18de force politique
00:45:19et à peser
00:45:19sur les négociations
00:45:21sur son avenir institutionnel
00:45:22dans l'impasse
00:45:23depuis les émeutes meurtrières
00:45:25de 2024
00:45:25le scrutin
00:45:27pour le moment
00:45:27s'est déroulé
00:45:28dans le calme
00:45:30Merci à vous Audrey
00:45:31on vous retrouve dans 30 minutes
00:45:32pour un prochain point complet
00:45:33sur l'actualité
00:45:34je suis toujours accompagnée
00:45:36d'Axel Ronde
00:45:36pour CFTC Police
00:45:37de Caroline Pilastre
00:45:38de Léonard Zerbib
00:45:39et je salue
00:45:40Célia Barotte
00:45:40bonjour
00:45:41du service
00:45:42police justice
00:45:43de CNews
00:45:44puisque précisément
00:45:45on va maintenant parler
00:45:46des magistrats
00:45:47avec un bras de fer
00:45:48qui continue
00:45:49entre les magistrats
00:45:50d'un côté
00:45:51Gérald Darmanin
00:45:52qui est la cible
00:45:53de leur grogne
00:45:54révélée notamment
00:45:55par nos confrères
00:45:57de Repens
00:45:57c'est une boucle Whatsapp
00:45:58avec 1800 magistrats
00:46:01présents dessus
00:46:02qui organisent
00:46:03la riposte
00:46:03ils veulent bloquer
00:46:04l'adresse mail
00:46:04notamment du cabinet
00:46:06du ministre de la justice
00:46:07ils veulent manifester
00:46:08ils veulent faire
00:46:08des erreurs volontaires
00:46:10un réflexe
00:46:11qui s'apparente
00:46:11et on va voir
00:46:12la une de nos confrères
00:46:13du journal du dimanche
00:46:14à ce qu'on avait appelé
00:46:15en 2013
00:46:16le mur des cons
00:46:18les précisions
00:46:18de Sarah Varny
00:46:21Des centaines de magistrats
00:46:23se mobilisent
00:46:23contre Gérald Darmanin
00:46:25le garde des Sceaux
00:46:26est accusé
00:46:27dans cette boucle
00:46:27Whatsapp
00:46:28de sacrifier
00:46:29une magistrate
00:46:29sous la pression
00:46:30de l'opinion publique
00:46:31par l'intermédiaire
00:46:33d'une collègue
00:46:33la principale concernée
00:46:35transmet un message
00:46:35au groupe
00:46:36il veut ma peau
00:46:37mais il ne l'aura pas
00:46:38aujourd'hui c'est moi
00:46:40demain ce sera
00:46:40un autre magistrat
00:46:41je suis la cible
00:46:42c'est trop injuste
00:46:43une sanction
00:46:44qui ne passe pas
00:46:45pour ses collègues
00:46:46on ne se taira pas
00:46:47ce n'est pas du corporatisme
00:46:49c'est la réaction
00:46:49du ministre Achaud
00:46:50avant même toute enquête
00:46:52qui est du populisme
00:46:52d'autres messages
00:46:53fusent après le partage
00:46:54d'une interview
00:46:55de Gérald Darmanin
00:46:57force à ceux
00:46:58qui arrivent
00:46:58à écouter
00:46:59cette interview
00:46:59plusieurs actions
00:47:00sont évoquées
00:47:01appel à la grève
00:47:02renvoi d'audience
00:47:03ou encore appel
00:47:04à saturer
00:47:05la boîte mail
00:47:05de Gérald Darmanin
00:47:06certains messages
00:47:08sont remontés
00:47:08à la chancellerie
00:47:09qui va désormais
00:47:10étudier
00:47:11d'éventuelles
00:47:12poursuites disciplinaires
00:47:14Léonard Zerbi
00:47:15il y a quelque chose
00:47:16d'assez insupportable
00:47:17les français
00:47:17après la mort
00:47:19de Liana
00:47:19ont bien vu
00:47:20qu'il y avait eu
00:47:20des dysfonctionnements
00:47:21et les français
00:47:22on verra les sondages
00:47:23dans un instant
00:47:24sont plutôt pour le fait
00:47:25que si des magistrats
00:47:26ont failli
00:47:27dans des affaires
00:47:28très précises
00:47:28ils soient punis
00:47:30comme tout un chacun
00:47:31et qu'est-ce qu'on voit
00:47:32un réflexe
00:47:32extrêmement corporatiste
00:47:34on a l'impression
00:47:34que les magistrats
00:47:35on ne peut rien leur dire
00:47:37on ne peut pas
00:47:38les sanctionner
00:47:38et surtout
00:47:39surtout
00:47:39il ne faut pas y toucher
00:47:40Oui vous savez
00:47:41je suis très en colère
00:47:42parce que
00:47:43je passe mon temps
00:47:44en tant qu'avocat
00:47:45à expliquer à mes clients
00:47:46qu'il ne faut pas généraliser
00:47:48y compris sur votre plateau
00:47:50je dis souvent
00:47:50qu'il ne faut pas non plus
00:47:52généraliser avec les magistrats
00:47:53qu'il y a de très grands magistrats
00:47:54dans ce pays
00:47:54qu'on a la chance
00:47:55d'avoir de grands professionnels
00:47:57qu'il y a un manque de moyens
00:47:58et que tout n'est pas lié
00:47:59à des individualités
00:48:01et là
00:48:02comment voulez-vous
00:48:02que je continue
00:48:04à les défendre
00:48:04quand certains
00:48:06de ces magistrats
00:48:07qui sont sur ces boucles
00:48:07de WhatsApp
00:48:081800 magistrats
00:48:08sur cette boucle de WhatsApp
00:48:09mais d'une manière
00:48:10complètement indigne
00:48:12il se pense
00:48:13au-dessus des lois
00:48:14je veux dire
00:48:14d'abord
00:48:15la première chose
00:48:15c'est qu'un magistrat
00:48:16c'est un fonctionnaire
00:48:17d'accord
00:48:17donc il a une obligation
00:48:18de réserve
00:48:19alors certes
00:48:19c'est une conversation
00:48:20WhatsApp
00:48:20mais avec 1800 personnes
00:48:22le caractère privé
00:48:23il est quand même
00:48:24tout à fait discutable
00:48:25là vous n'êtes pas
00:48:26en train de parler
00:48:27à votre compagnon
00:48:27votre meilleur ami
00:48:28vous parlez à 1800 personnes
00:48:29et à pleurer
00:48:30vous ne connaissez pas toutes
00:48:31donc ensuite
00:48:32le syndicalisme
00:48:33il est autorisé
00:48:34dans la magistrature
00:48:35à titre personnel
00:48:36je suis pour
00:48:37qu'il soit interdit
00:48:38comme ça se fait par exemple
00:48:39en Espagne
00:48:40je pense que ça
00:48:41au moins ça éviterait
00:48:42que les citoyens
00:48:44aient le sentiment
00:48:45de cette justice politisée
00:48:46mais je trouve que là
00:48:48cette attitude
00:48:48sur WhatsApp
00:48:49où vous avez des personnes
00:48:51qui critiquent ouvertement
00:48:52leur ministre
00:48:53qui est quand même
00:48:53le garde des Sceaux
00:48:54en mettant des émojis
00:48:56de vomi
00:48:56ou alors
00:48:57des messages
00:48:59où on voit écrit
00:48:59on va bloquer
00:49:00etc.
00:49:01la boîte mail
00:49:01mais pour qui
00:49:03se prennent-ils
00:49:03comment voulez-vous
00:49:04ensuite
00:49:04que j'explique
00:49:05à des clients
00:49:05mais vous pouvez avoir
00:49:06toute confiance
00:49:07dans la magistrature
00:49:08voilà c'est ça
00:49:09la difficulté
00:49:10donc je pense ensuite
00:49:12pour revenir à l'affaire
00:49:13Liana et aux autres affaires
00:49:14que bien sûr
00:49:15s'il y a des fautes individuelles
00:49:16il faut qu'il y ait des sanctions
00:49:18pour autant
00:49:19bien entendu
00:49:19qu'il y a aussi
00:49:20un problème structurel
00:49:21au niveau de la justice
00:49:22et ce problème
00:49:22il faut le régler
00:49:23mais ça n'excuse pas
00:49:24ce comportement
00:49:25qui est un comportement
00:49:26absolument inadmissible
00:49:27et qui est d'ailleurs
00:49:28contraire au statut
00:49:31des magistrats
00:49:31des fonctionnaires
00:49:32contraire à leur obligation
00:49:33de réserve
00:49:34et même si selon les messages
00:49:35cet argument a fait
00:49:36je cite
00:49:36saigner les oreilles
00:49:37certains magistrats
00:49:38on peut aussi redire
00:49:39que quand on se plaint
00:49:39d'un manque de temps
00:49:40et d'un manque de moyens
00:49:42passer autant de temps
00:49:43sur une boucle WhatsApp
00:49:44peut aussi poser question
00:49:45ça fait saigner les oreilles
00:49:46des personnes
00:49:47exactement
00:49:48mais vous voyez
00:49:48je le redis
00:49:49parce que je suis assez convaincue
00:49:50quand même de cet argument
00:49:51je voudrais qu'on regarde
00:49:52cette citation
00:49:52on parle donc de la magistrate
00:49:54la substitue du procureur
00:49:55qui a été écartée
00:49:57après l'affaire Liana
00:49:58Caroline
00:49:58elle dit ceci
00:49:59il veut ma peau
00:50:00elle parle de Gérald Darmanin
00:50:01mais il ne l'aura pas
00:50:02aujourd'hui c'est moi
00:50:03demain ça sera un autre magistrat
00:50:05je suis la cible
00:50:06c'est trop injuste
00:50:07il est hors de question
00:50:08de se dire que cette magistrate
00:50:09est directement responsable
00:50:11de ce qui s'est passé
00:50:12dans l'affaire Liana
00:50:13comme vous le disiez
00:50:13c'est une chaîne
00:50:14en revanche
00:50:15c'est une substitue
00:50:16qui n'a pas traité l'affaire
00:50:17qui a perdu beaucoup de temps
00:50:17qui n'a pas appliqué
00:50:18les circulaires
00:50:19et quand enfin
00:50:20elle traite l'affaire
00:50:21elle se trompe
00:50:21de service enquêteur
00:50:22et le premier réflexe
00:50:24c'est de penser sincèrement
00:50:25que Gérald Darmanin
00:50:26on a fait une cible gratuitement
00:50:27le premier réflexe
00:50:29de cette personne
00:50:29c'est de se victimiser
00:50:30les seules victimes
00:50:31dans cette affaire
00:50:32c'est trop injuste
00:50:33on dirait Calimero
00:50:34pardonnez-moi
00:50:34je n'ai pas osé
00:50:35faire le point
00:50:36je le fais en termes de ref
00:50:37c'est cette petite Liana
00:50:38et sa famille
00:50:39personne d'autre
00:50:40il y a eu des défaillances
00:50:41peut-être que cette personne
00:50:42comme vous l'avez dit
00:50:42n'est pas responsable
00:50:44de cette chaîne
00:50:45de responsabilité
00:50:46pour le coup
00:50:47mais quoi qu'il en soit
00:50:48il y a encore énormément
00:50:49d'idéologies
00:50:49tu le disais
00:50:50Léonard
00:50:51comme toi
00:50:51je déteste les généralités
00:50:53mais en l'occurrence
00:50:54ce sont des personnes
00:50:55qui se conduisent
00:50:56comme des militants
00:50:57et qui en plus
00:50:59implicitement
00:50:59intimident
00:51:00le ministre
00:51:01en disant
00:51:02grosso modo
00:51:03on va lui pourrir
00:51:04sa boîte vocale
00:51:04sa boîte mail
00:51:06pardonnez-moi
00:51:06je ne suis pas sûre
00:51:07que ça intimide
00:51:08beaucoup Gérald Darmanin
00:51:09en réalité
00:51:10vous vous rendez compte
00:51:11sur le principe
00:51:11en fait
00:51:12c'est une justice
00:51:13qui devrait travailler
00:51:14de concert
00:51:14c'est un binôme
00:51:15et ils sont là
00:51:16pour nous
00:51:17nous sommes des citoyens
00:51:19et ça c'est inaudible
00:51:20en fait
00:51:20en termes de comportement
00:51:21les politiques
00:51:22peuvent être jugées
00:51:23et condamnées
00:51:23et il n'y aurait que
00:51:24les magistrats
00:51:25qui ne le seraient pas
00:51:25mais on est dans
00:51:26l'impunité purée dure
00:51:27les policiers
00:51:28quand vous travaillez
00:51:29dans le privé
00:51:29tout le régalien
00:51:30doit prendre des comptes
00:51:32à la population
00:51:33c'est bien normal
00:51:34parce que les gens
00:51:35certaines fois
00:51:36sont élus
00:51:37et quand bien même
00:51:37nous sommes dans
00:51:38un pays démocratique
00:51:38donc nous
00:51:39simples citoyens lambda
00:51:40nous devons respecter
00:51:41les règles
00:51:42nous devons traverser
00:51:43sur les clous
00:51:43sinon
00:51:44on nous tombe dessus
00:51:45pardonnez-moi
00:51:46d'être trivial
00:51:47aussi au quotidien
00:51:48c'est impensable
00:51:49ce qui se passe
00:51:50dans ce pays
00:51:50tout est à revoir
00:51:51et ces gens
00:51:52métaphoriquement
00:51:53se prennent pour Dieu
00:51:54alors non
00:51:55ça n'est plus possible
00:51:56c'est une caste
00:51:57pour la majorité
00:51:57d'entre nous
00:51:58ils passent pour
00:51:58des élites
00:51:59intouchables
00:51:59et on va regarder
00:52:01justement d'autres
00:52:02citations issues
00:52:03de cette boucle
00:52:04whatsapp
00:52:04on ne se taira pas
00:52:06ce n'est pas du corporatisme
00:52:08c'est la réaction
00:52:08du ministre à chaud
00:52:09avant même toute enquête
00:52:11qui est du populisme
00:52:12là c'est aussi une magistrate
00:52:13alors on rappelle
00:52:14qu'au moment où
00:52:14le président de la république
00:52:15ou le premier ministre
00:52:17ou le ministre de la justice
00:52:18se sont exprimés
00:52:19ils avaient évidemment
00:52:20déjà des remontées
00:52:21de terrain
00:52:21preuve en est d'ailleurs
00:52:22elles sont confirmées
00:52:23dans le pré-rapport
00:52:25Axel Ronde
00:52:25c'est important aussi
00:52:26d'en parler avec vous
00:52:27parce qu'on le disait
00:52:28à l'instant
00:52:29on a l'impression
00:52:29que les magistrats
00:52:30ne peuvent pas fauter
00:52:31en tout cas
00:52:32s'ils fautent
00:52:32il n'y a pas de problème
00:52:33pour présenter
00:52:34les forces de l'ordre
00:52:34vous avez l'IGP
00:52:35l'inspection générale
00:52:36de la police nationale
00:52:37au-dessus de vous
00:52:38qui fait que vous avez
00:52:39une liberté
00:52:39vous avez une autonomie
00:52:40en revanche
00:52:41s'il y a suspicion de faute
00:52:42ou faute
00:52:43on vous tente dessus
00:52:44mais pour les magistrats
00:52:44on ne pourrait pas
00:52:45faire la même chose
00:52:45oui
00:52:46on a le code de déontologie
00:52:48qui est très restrictif
00:52:51puisqu'on
00:52:52parlait comme ça
00:52:53sur une boucle
00:52:55des réseaux sociaux
00:52:56on n'aurait pas le droit
00:52:57de dire cela
00:52:57on serait sanctionné
00:52:58je rappelle que la police
00:52:59c'est à peu près
00:53:017% des effectifs
00:53:03de la fonction publique
00:53:04pourtant
00:53:05nous avons
00:53:06plus de 50%
00:53:07des sanctions
00:53:07de la fonction publique
00:53:09ça veut dire
00:53:10qu'on est extrêmement
00:53:11surveillés
00:53:12et on voit
00:53:12ces magistrats
00:53:14qui eux
00:53:15rendent la justice
00:53:16au nom du peuple français
00:53:17se comportent comme ça
00:53:19j'imagine qu'ils ont
00:53:19un code de déontologie
00:53:20et
00:53:21tout passe crème
00:53:23chez eux
00:53:24mes collègues
00:53:25quand ils font
00:53:25le moindre écart
00:53:26ils tombent sous le coup
00:53:27de la justice
00:53:28et ils sont sévèrement
00:53:29très sévèrement
00:53:30punis
00:53:30je rappelle
00:53:31qu'un policier
00:53:33certes
00:53:33pendant la ligue des champions
00:53:34a fait l'idiot
00:53:35en sortant son arme
00:53:36et en le braquant
00:53:37il est parti en prison
00:53:39pour 24 mois
00:53:40il aurait eu une sanction
00:53:43avec mandat de dépôt
00:53:44la sanction
00:53:45ça aurait été
00:53:45de toute façon
00:53:46il va être révoqué
00:53:47de la police nationale
00:53:48mais au-delà de ça
00:53:49on va s'acharner sur lui
00:53:50en lui mettant
00:53:51un mandat de dépôt
00:53:51à un moment donné
00:53:53les policiers
00:53:54on a l'impression
00:53:55qu'on est la cible
00:53:56de tout le monde
00:53:57et nous on dit rien
00:53:58on se tait
00:53:58mais alors eux
00:53:59parce qu'il y a quand même
00:54:01quelque chose d'extrêmement grave
00:54:02sur une enquête
00:54:03où il y a une petite fille
00:54:04qui a été massacrée
00:54:06violée
00:54:07torturée
00:54:08et j'en passe
00:54:09là il n'y a aucun
00:54:11c'est injuste
00:54:11c'est injuste de s'en prendre à eux
00:54:12voilà
00:54:13c'est injuste de s'en prendre à eux
00:54:14moi je suis désolé
00:54:15il y a une réflexion à avoir
00:54:17savoir qu'est-ce qui s'est passé
00:54:18réellement
00:54:19et peut-être se remettre
00:54:20en question
00:54:20je pense qu'on doit savoir
00:54:22se remettre en question
00:54:23parce que ça en va
00:54:25dans les valeurs déjà
00:54:26de la République
00:54:26de la France
00:54:27et tout ce qui en découle
00:54:28moi je suis désolé
00:54:29je suis scandalisé
00:54:30quand j'entends cela
00:54:31à un moment donné
00:54:32les magistrats nous disent
00:54:33qu'ils sont indépendants
00:54:34indépendants de la politique
00:54:36très bien
00:54:37dans ce cas là
00:54:38ils ne devraient pas pouvoir
00:54:39se syndicaliser
00:54:39comme l'armée
00:54:40l'armée
00:54:41c'est les repères
00:54:43pourquoi pas l'armée
00:54:44et la justice
00:54:45soit des repères
00:54:46dans ce cas là
00:54:47ils n'ont pas le droit
00:54:48d'avoir des syndicats
00:54:49et on va revenir sur quelque chose
00:54:50de factuel
00:54:50puisque la magistrate
00:54:51qui parle de comportement injuste
00:54:53on rappelle qu'on parle
00:54:54d'une plainte
00:54:55d'une fillette
00:54:56qui a été violée
00:54:56à plus de 5 entreprises
00:54:57où il y avait
00:54:58et des constatations médicales
00:54:59et un psy
00:55:00qui avait attesté
00:55:01que cette jeune fille
00:55:02avait bien été
00:55:02que cette petite fille
00:55:03avait bien été violée
00:55:05voilà quand on parle d'erreur
00:55:06revenons aussi
00:55:06sur les faits
00:55:07on va regarder encore
00:55:08une citation
00:55:09issue de cette boucle
00:55:10des réseaux sociaux
00:55:12entre magistrats
00:55:13une autre réaction
00:55:14qui a été compilée
00:55:15à la fois par Europe 1
00:55:17et le JDD
00:55:18quand ils écoutent
00:55:19le ministre de la justice
00:55:20Gérald Darmanin
00:55:21qui s'exprime
00:55:22force à ceux
00:55:23qui arrivent
00:55:24à écouter cette interview
00:55:25et on vous a épargné
00:55:26les émoticônes
00:55:27qui vont avec
00:55:29Célia on voit là
00:55:30des réflexes
00:55:30de protection
00:55:31entre magistrats
00:55:32là c'est sur une boucle
00:55:33le WhatsApp
00:55:33mais vous êtes avec nous
00:55:34pour parler d'un cas
00:55:35extrêmement précis
00:55:37où on voit des magistrats
00:55:38qui fautent
00:55:39et alors c'est pas si grave
00:55:40parce qu'à la fin
00:55:40ils se protègent entre eux
00:55:41oui un cas récent
00:55:42c'est le cas
00:55:43d'un des procureurs
00:55:45de Bobigny
00:55:46chargé de poursuivre
00:55:48les trafiquants de drogue
00:55:49et bien
00:55:50en 2024
00:55:51il a été entendu
00:55:52comme témoin
00:55:53dans une enquête
00:55:54sur une soirée
00:55:54chemsexe
00:55:55qui a tourné au drame
00:55:56et au moment
00:55:57de cette enquête
00:55:59il a reconnu
00:56:00consommé
00:56:01depuis plusieurs années
00:56:02de la méthamphétamine
00:56:03de la 3MMC
00:56:04ou encore
00:56:04du GBL
00:56:05donc il a reconnu
00:56:07consommé régulièrement
00:56:08des stupéfiants
00:56:09le problème
00:56:10c'est qu'il n'a jamais
00:56:11informé sa hiérarchie
00:56:12de cette audition
00:56:13sa hiérarchie
00:56:14et bien
00:56:14elle a découvert
00:56:15les faits
00:56:15par les services
00:56:16de police
00:56:17donc sur le plan pénal
00:56:18quelle est la sanction
00:56:19contre ce procureur
00:56:21et bien
00:56:21il a eu une injonction
00:56:23thérapeutique
00:56:23c'est tout
00:56:24sur le plan disciplinaire
00:56:25le conseil supérieur
00:56:26de la magistrature
00:56:27et bien
00:56:27a relevé
00:56:28que son addiction
00:56:29a eu des conséquences
00:56:30sur l'exercice
00:56:31de ses fonctions
00:56:32comme des retards
00:56:32des absences
00:56:33un désinvestissement
00:56:34de ses responsabilités
00:56:35par exemple
00:56:35en audience de cour d'assises
00:56:37il n'a même pas été
00:56:38en mesure
00:56:38de prendre ses réquisitions
00:56:39et ce qui est le plus grave
00:56:40c'est que ce magistrat
00:56:41s'approvisionnait
00:56:43auprès d'un trafiquant
00:56:43de stupéfiants
00:56:44condamné
00:56:45appartenant au ressort
00:56:46dans lequel il exerçait
00:56:47ses fonctions
00:56:48mais il avait
00:56:49sa provision
00:56:50toute faite
00:56:51toute trouvée
00:56:51et donc pour le CSM
00:56:53et bien
00:56:53il a gravement
00:56:54jeté le discrédit
00:56:55sur l'institution judiciaire
00:56:57et a manqué
00:56:57à son devoir
00:56:57de loyauté
00:56:58on s'attend donc
00:56:59avec ces manquements
00:57:01à une sanction
00:57:02à la hauteur
00:57:03et bien non
00:57:04le conseil supérieur
00:57:05de la magistrature
00:57:05a finalement
00:57:06écarté la révocation
00:57:07une sanction
00:57:08jugée pour disproportionnée
00:57:10au regard
00:57:10d'une carrière
00:57:11nous dit-on
00:57:12jusque-là
00:57:12bien notée
00:57:13pour rappel
00:57:14le Florian M
00:57:15le policier
00:57:16impliqué dans l'affaire
00:57:16Naël
00:57:17lui aussi
00:57:17il avait une carrière
00:57:18exemplaire
00:57:19et donc dans son avis
00:57:20du 9 juin dernier
00:57:21le CSM
00:57:22a proposé
00:57:23une rétrogradation
00:57:25rétrogradation
00:57:26assortie
00:57:26d'un déplacement
00:57:27d'office
00:57:28alors il s'agit
00:57:29d'un magistrat
00:57:29du parquet
00:57:30là il s'agit aussi
00:57:31d'une proposition
00:57:32du conseil supérieur
00:57:33de la magistrature
00:57:33Gérald Darmanin
00:57:35peut avoir le dernier mot
00:57:36il peut ou non
00:57:36suivre cette proposition
00:57:38d'avis
00:57:38pour le moment
00:57:40aucun garde des Sceaux
00:57:41n'a déjà contredit
00:57:42le conseil supérieur
00:57:43de la magistrature
00:57:44merci Célia
00:57:45alors pardon
00:57:45parce qu'on s'est tous permis
00:57:46je crois de sourire
00:57:47pendant votre papier
00:57:47mais Léonard
00:57:48cet exemple
00:57:49il est tellement parfait
00:57:50il n'est pas capable
00:57:51de prendre ses réquisitions
00:57:52il trouve la drogue
00:57:53sur place
00:57:53et puis avec les narcotrafiquants
00:57:55qui jugent
00:57:55pendant qu'on y est
00:57:56à quel moment
00:57:57on se dit
00:57:57mais le pauvre
00:57:58il avait une bonne carrière
00:57:59il est quand même
00:58:00très sympathique
00:58:00cet homme
00:58:01et en fait
00:58:02il ne risque rien
00:58:02honnêtement
00:58:03c'est dérisoire
00:58:04oui on passe notre temps
00:58:05à parler de l'obligation
00:58:06d'exemplarité
00:58:07notamment des élus
00:58:08et d'ailleurs je note
00:58:09que très souvent
00:58:10le juge pénal
00:58:10le mentionne
00:58:11dans ses jugements
00:58:12quand il condamne
00:58:13par exemple des élus
00:58:14en parlant de cette obligation
00:58:15accrue d'exemplarité
00:58:16compte tenu
00:58:17d'élus
00:58:18qui ont des mandats
00:58:18démocratiques
00:58:19et là
00:58:20on a des magistrats
00:58:21qui eux aussi
00:58:22ont une obligation
00:58:23d'exemplarité
00:58:24qui doit être accrue
00:58:25compte tenu
00:58:26de leur fonction
00:58:27compte tenu du fait
00:58:27comme vous l'avez rappelé
00:58:28qu'ils rendent la justice
00:58:29au nom du peuple français
00:58:30donc finalement
00:58:31ils nous représentent
00:58:32d'une certaine manière
00:58:33quand ils prennent des jugements
00:58:34totalement sous substance
00:58:35on peut se demander
00:58:35s'il décide quand même
00:58:36et tout à fait
00:58:37et en plus de cela
00:58:39il faut savoir
00:58:39qu'en matière disciplinaire
00:58:40le disciplinaire
00:58:41n'est pas lié par le pénal
00:58:42donc indépendamment même
00:58:43de la condamnation pénale
00:58:44on peut attendre
00:58:45de l'autorité disciplinaire
00:58:48de prendre des sanctions
00:58:49qui sont lourdes
00:58:50et aujourd'hui
00:58:50on sait qu'il y a très peu
00:58:51de sanctions prises
00:58:52par le CSM chaque année
00:58:53je crois que c'est à peu près
00:58:54entre 5 et 10 par an
00:58:55donc c'est effectivement
00:58:57relativement faible
00:58:57et on le voit
00:58:58c'est pas la seule affaire
00:58:59mais vous vous souvenez
00:59:00tout le monde se souvient
00:59:00de l'affaire Doutreau
00:59:01le juge Fabrice Burgot
00:59:03avait pareil
00:59:04eu une sanction très faible
00:59:06ou pratiquement aucune sanction
00:59:07au niveau disciplinaire
00:59:08il avait pu poursuivre sa carrière
00:59:09alors même qu'il y avait
00:59:10des dysfonctionnements
00:59:11très graves
00:59:11et qui étaient individuels
00:59:13qui étaient imputés
00:59:13à sa personne
00:59:14donc encore une fois
00:59:15pour revenir à l'affaire Liana
00:59:17et aux autres affaires
00:59:18tout n'est pas que
00:59:19des dysfonctionnements individuels
00:59:20il y a aussi
00:59:21un dysfonctionnement généralisé
00:59:22mais quand il y a des fautes
00:59:23quand elles sont imputées
00:59:24à des magistrats
00:59:25il faut comme tous les autres fonctionnaires
00:59:27comme ce qui se passe partout
00:59:29dans les fonctionnaires de police
00:59:30dans la fonction publique territoriale
00:59:31qu'il y ait des sanctions disciplinaires
00:59:33qui soient prises
00:59:34parce que c'est une question
00:59:35d'exemplarité tout simplement
00:59:36parce que là
00:59:36c'est manqué aussi de respect
00:59:37à mettre à vos clients
00:59:39aux justiciables
00:59:40on est face à des personnes
00:59:41surtout en tant que procureurs
00:59:42c'est des personnes
00:59:43qui sont là
00:59:44pour représenter
00:59:45la société civile
00:59:46pour représenter
00:59:47le ministère public
00:59:48et donc ils sont là
00:59:49pour donner un petit peu
00:59:50la leçon
00:59:51et donner le ton
00:59:51lors des audiences
00:59:52et de voir
00:59:53qu'il manque d'exemplarité
00:59:54c'est déjà aussi
00:59:55manqué de respect
00:59:56au parti civil
00:59:57mais aussi
00:59:57aux détenus
00:59:58aux prévenus
00:59:59et aux accusés
01:00:00qui eux doivent
01:00:00répondre de leurs faits
01:00:03et donc
01:00:03quel message diffuser
01:00:05aussi en salle d'audience
01:00:05et vous avez raison
01:00:06évidemment de le rappeler
01:00:07que cette justice
01:00:08en théorie
01:00:09est censée être sérieuse
01:00:10on vous a posé la question
01:00:11est-ce qu'il faut
01:00:12oui ou non
01:00:13sanctionner les magistrats
01:00:14avec une question
01:00:15extrêmement précise
01:00:16est-ce qu'il faut sanctionner
01:00:17les magistrats
01:00:18dans l'affaire Liana
01:00:19qui ont failli
01:00:21on n'est pas sur une sanction
01:00:22de magistrats global
01:00:23ou sur une injustice
01:00:25regardez la réponse
01:00:2681% des sondés
01:00:29dans la globalité
01:00:30sont pour
01:00:31on va regarder
01:00:32la même question
01:00:33qui a été posée
01:00:34avec ce qu'on appelle
01:00:34donc la proximité
01:00:36politique
01:00:36parti par parti
01:00:38on voit que
01:00:39pour sanctionner
01:00:40les magistrats
01:00:41alors évidemment
01:00:42du côté de la droite
01:00:43on y est davantage
01:00:44favorable
01:00:45que du côté de la gauche
01:00:46mais une fois de plus
01:00:47il y a une unanimité
01:00:48Caroline
01:00:49on sait déjà
01:00:50ce qui va se passer
01:00:50si on se projette
01:00:51un peu sur la suite
01:00:52c'est-à-dire que
01:00:52Gérald Darmanin
01:00:53a demandé maintenant
01:00:54une enquête administrative
01:00:55pour qu'il y ait
01:00:56du contradictoire
01:00:57sans doute que
01:00:58Gérald Darmanin
01:00:59saisira le conseil
01:01:00supérieur de la magistrature
01:01:01en proposant une sanction
01:01:03sans doute
01:01:04je peux m'avancer
01:01:04je pense
01:01:05le CSM
01:01:06dira que non
01:01:06et là
01:01:07il peut se passer
01:01:08quelque chose
01:01:08qui n'est jamais arrivé
01:01:09jusque maintenant
01:01:10c'est que
01:01:10le garde des Sceaux
01:01:11aura le choix
01:01:11de ne pas respecter
01:01:12cet avis
01:01:13s'il le fait
01:01:14on sait que ça sera la guerre
01:01:15mais Gérald Darmanin
01:01:16aura sans doute
01:01:17envie d'aller jusqu'au bout
01:01:18Monsieur Darmanin
01:01:19quoi qu'il en soit
01:01:20est bien seul contre tous
01:01:21s'il faut en arriver à là
01:01:22pour que la justice
01:01:23soit réellement rendue
01:01:25vous le disiez
01:01:27même quelqu'un
01:01:27dans le privé
01:01:29s'il faute
01:01:30il a un blâme
01:01:31dans le meilleur des cas
01:01:32et il est renvoyé
01:01:33qu'est-ce que ça veut dire
01:01:35en fait
01:01:35c'est inaudible
01:01:36pour la majorité
01:01:37d'entre nous
01:01:37donc oui
01:01:38qu'il aille jusqu'au bout
01:01:39même si c'est compliqué
01:01:40même s'il va subir
01:01:41des intimidations
01:01:42même si ces personnes
01:01:43sont déconnectées
01:01:44car dogmatiques
01:01:45pour certaines d'entre elles
01:01:46une fois de plus
01:01:46mais on ne peut pas
01:01:48du matin au soir
01:01:49nous demander
01:01:50toujours plus d'efforts
01:01:51à nos citoyens
01:01:52dans le régalien
01:01:53comme auprès aussi
01:01:54de ta corporation
01:01:55et voir cette caste
01:01:57une fois de plus
01:01:58qui est si corporate
01:01:59qu'elle trouve
01:02:00que c'est inadmissible
01:02:01qu'on s'en prenne à elle
01:02:02lorsqu'elle dysfonctionne
01:02:04mais on est où ?
01:02:05c'est lunaire en fait
01:02:06dans la vie
01:02:07on nous apprend
01:02:07la différence entre le bien
01:02:08et le mal
01:02:09pour la majorité d'entre nous
01:02:10et ces personnes
01:02:11ne devraient pas répondre
01:02:12de ces actes
01:02:12sous prétexte
01:02:13qu'elles se protègent
01:02:14entre elles
01:02:15c'est scandaleux
01:02:16comme système
01:02:16et ce système
01:02:17doit absolument imploser
01:02:19pour revenir
01:02:20à une normalité
01:02:21de véritable justice
01:02:23un autre sondage
01:02:24toujours sur ce thème
01:02:25de la justice
01:02:26est-ce qu'il faut aller
01:02:27jusqu'à proposer
01:02:28une élection
01:02:29des procureurs
01:02:30une élection
01:02:31par les français
01:02:32notamment
01:02:33et bien regardez
01:02:33on vous a posé
01:02:34la question
01:02:3561%
01:02:36des français
01:02:37sont pour
01:02:38on voit en plus
01:02:39Axel Ronde
01:02:40on voit la réaction
01:02:41d'un côté
01:02:41des magistrats
01:02:42celle de Gérald Daranin
01:02:44et de son cabinet
01:02:44de l'autre
01:02:45et on voit que
01:02:45l'opinion publique
01:02:46on vient de vous montrer
01:02:47de sondage
01:02:48malheureusement
01:02:48pour les magistrats
01:02:49peut-être
01:02:49elle est plutôt
01:02:50du côté du ministre
01:02:51pour le coup
01:02:51bien évidemment
01:02:52parce que c'est logique
01:02:54à un moment donné
01:02:55ils nous représentent
01:02:56les magistrats
01:02:57les juges
01:02:58et la justice
01:02:59elle est rendue
01:03:00comme je vous ai dit
01:03:01au nom du peuple français
01:03:02donc on attend
01:03:03de l'exemplarité
01:03:05maximum
01:03:06envers
01:03:07ces personnes
01:03:08il faut qu'ils
01:03:10redonnent
01:03:11en tous les cas
01:03:12leur lettre
01:03:13de noblesse
01:03:14qui j'ai l'impression
01:03:15qu'ils ont perdu
01:03:16au fil des années
01:03:17et ça passera
01:03:18forcément
01:03:19par des sanctions
01:03:21accrues
01:03:21en tous les cas
01:03:22et on ne peut pas
01:03:23avoir
01:03:25des personnes
01:03:26qui se comportent
01:03:27comme vous nous avez
01:03:28bien cité
01:03:29et ça n'est qu'un exemple
01:03:30parce qu'on ne peut pas
01:03:31oui oui
01:03:31parce qu'on en a
01:03:32énormément d'exemples
01:03:34malheureusement
01:03:35parce qu'au final
01:03:36ils sont aussi
01:03:36à l'image de la société
01:03:38mais au-delà de ça
01:03:39ils ne devraient pas
01:03:39ils devraient être
01:03:41au-dessus
01:03:42de la mêlée
01:03:43d'ailleurs
01:03:43ils le revendiquent
01:03:44d'ailleurs
01:03:44rien qu'en
01:03:45en prenant
01:03:47ses positions
01:03:48sur ses boucles
01:03:49télégrammes
01:03:49ils le revendiquent
01:03:50donc pour cela
01:03:51il faut qu'il soit
01:03:54réellement
01:03:55mais propre
01:03:56oui
01:03:57mais pour cela
01:03:58et quand on veut
01:03:59rendre la justice
01:03:59on a envie
01:04:00nous aussi
01:04:01en tant que citoyens
01:04:01Axel
01:04:02que la personne
01:04:03qui rende la justice
01:04:04soit quand même
01:04:04une fois de plus
01:04:05exemplaire
01:04:05mais tout à fait
01:04:06on le demande
01:04:08pour les policiers
01:04:09comment ça se fait
01:04:10qu'il y a autant
01:04:10de policiers
01:04:11qui sont sanctionnés
01:04:12parce que
01:04:13dans leur vie privée
01:04:14ils peuvent déraper
01:04:16mais ce sont
01:04:16des petits dérapables
01:04:18vous savez
01:04:18si je fréquente
01:04:19une personne
01:04:19qui est connue
01:04:20de la justice
01:04:20je peux tomber
01:04:21sous une sanction
01:04:22disciplinaire
01:04:23c'est vrai que je demande
01:04:24à vous par exemple
01:04:25si vous avez un casier judiciaire
01:04:26si vous êtes connu
01:04:27avant que je puisse discuter
01:04:29c'est marqué
01:04:29dans le code
01:04:31mais c'est marqué
01:04:34dans le code
01:04:34de déontologie
01:04:36donc pourquoi
01:04:37ces personnes
01:04:38n'ont pas aussi
01:04:39les mêmes contraintes
01:04:40que nous avons
01:04:40pour la police nationale
01:04:42on a réellement
01:04:44mis la police
01:04:44sur
01:04:47on veut une police
01:04:48propre polissée
01:04:49c'est ça
01:04:49ces dernières années
01:04:50ça a été le cas
01:04:51et on a mis
01:04:52l'accent là-dessus
01:04:54mais pourquoi
01:04:55on ne le met pas
01:04:56aussi sur les juges
01:04:57à un moment donné
01:04:59qu'on suive la même logique
01:05:00voilà la même logique
01:05:01on doit être
01:05:01c'est cohérent
01:05:02nous on nous demande
01:05:03d'être impartial
01:05:04on nous demande
01:05:05d'être réellement
01:05:08avec la déontologie
01:05:11réelle
01:05:11mais pourquoi
01:05:12eux ils ne l'auraient pas
01:05:13oui et puis c'est vrai
01:05:14que Léonard
01:05:15j'en reviens à ce que
01:05:15vous disiez tout à l'heure
01:05:16quand vous parlez
01:05:16notamment à vos clients
01:05:18c'est toute l'idéologie
01:05:19qu'il y a derrière
01:05:19c'est-à-dire qu'on se met
01:05:21à la place d'un client
01:05:21qui arrive par exemple
01:05:23pour vous voir
01:05:24et qui se dit
01:05:25s'il voit cette boucle
01:05:25s'il voit ses réflexes
01:05:27corporatistes
01:05:27suivant mon avis
01:05:29suivant
01:05:29où je me situe
01:05:30je n'ai pas forcément
01:05:31une justice
01:05:32qui me semble
01:05:34totalement irréprochable
01:05:34et totalement objective
01:05:35et vous savez que ça
01:05:36c'est en permanence
01:05:37en permanence
01:05:38les clients me disent
01:05:39mais vous pensez
01:05:40que si on voit
01:05:41que j'ai des opinions politiques
01:05:42ça va se ressentir
01:05:43dans le jugement
01:05:44vous pensez que
01:05:44par rapport à mon âge
01:05:46donc ça inquiète déjà
01:05:47vos clients tout ça
01:05:47donc ce qu'il faut aussi
01:05:48que ces magistrats comprennent
01:05:49quand on regarde
01:05:50tous les sondages
01:05:51vous en avez cité quelques-uns
01:05:52mais tous les sondages
01:05:52montrent qu'aujourd'hui
01:05:53les français n'ont plus
01:05:54confiance dans la justice
01:05:55donc ils devraient aussi
01:05:56penser à ça
01:05:57penser aux conséquences
01:05:58de leur comportement
01:05:59c'est un vrai sujet
01:06:00aujourd'hui
01:06:01que les justiciables
01:06:02ne croient plus à la justice
01:06:03alors nous en tant qu'avocats
01:06:04on s'efforce
01:06:05d'essayer d'être dans la pédagogie
01:06:07d'expliquer
01:06:08de rassurer nos clients
01:06:09de dire que
01:06:09bien souvent
01:06:10et je le répète
01:06:11il y a de très grands professionnels
01:06:13les magistrats sont
01:06:14pour une majorité
01:06:15d'entre eux
01:06:15des grands professionnels
01:06:16qu'il y a aussi
01:06:17l'idéologie dans la magistrature
01:06:18et qu'il faut lutter
01:06:19contre cela
01:06:20et que simplement
01:06:21et il faut le rappeler
01:06:22parce que c'est important
01:06:22le principe d'impartialité
01:06:24il a deux versants
01:06:25dans la justice
01:06:25il y a ce qu'on appelle
01:06:26l'impartialité subjective
01:06:27c'est-à-dire qu'on n'est pas
01:06:28des magistrats
01:06:29qui disent
01:06:30j'ai telle opinion
01:06:31ou j'ai tel aspect
01:06:33il y a l'impartialité objective
01:06:34l'impartialité objective
01:06:35c'est l'apparence
01:06:36d'impartialité
01:06:37c'est la manière
01:06:38dont les justiciables
01:06:39voient la justice
01:06:40et ça aujourd'hui
01:06:41on le voit
01:06:41on a des magistrats
01:06:42qui ne respectent pas
01:06:45ce principe
01:06:45parce qu'ils donnent
01:06:46une image
01:06:47ils donnent le sentiment
01:06:48que la justice est politisée
01:06:50ou ils donnent le sentiment
01:06:50qu'il va y avoir
01:06:51des peines en fonction
01:06:52de tel ou tel profil
01:06:53et ça ce n'est absolument
01:06:54pas normal
01:06:55et enfin dernière
01:06:56dernière remarque
01:06:57vous avez mis tout à l'heure
01:06:58les français
01:06:58qui veulent ou non
01:07:00des sanctions
01:07:00par rapport à ces magistrats
01:07:01j'ai du mal à comprendre
01:07:02ceux qui répondent non
01:07:03parce que ça veut dire quoi
01:07:04ça veut dire que
01:07:04si à l'issue
01:07:05de l'enquête administrative
01:07:06et on a bien précisé
01:07:06dans le cadre
01:07:07d'une enquête
01:07:08très particulière
01:07:09et dans le cas
01:07:09où il y a des sanctions
01:07:10c'est pas faut-il
01:07:10sanctionner les magistrats
01:07:11justement
01:07:12ça veut dire que
01:07:13si à l'issue
01:07:13de l'enquête administrative
01:07:14qui sera faite
01:07:15dans toutes les règles de droit
01:07:16avec un respect
01:07:16du contradictoire
01:07:17si on démontre
01:07:18qu'il y a des fautes individuelles
01:07:19ces personnes disent
01:07:20ah non il ne faut pas
01:07:21les sanctionner
01:07:21on va peut-être
01:07:23aller les indiquer
01:07:24c'est la fin
01:07:25de cette partie
01:07:26de débat
01:07:26et vous avez raison
01:07:27on ne va évidemment
01:07:28pas jeter l'opprobre
01:07:29sur tous les magistrats
01:07:30et on va avoir une pensée
01:07:31pour ceux qui
01:07:32d'ici moins d'un mois
01:07:33sont en train
01:07:33de réexaminer
01:07:34toutes les plaintes
01:07:35qui ont été peut-être
01:07:36parfois mal gérées
01:07:37les 70 000 plaintes
01:07:38pour violences
01:07:39notamment sexuelles
01:07:40que le garde des Sceaux
01:07:41leur a demandé
01:07:42de retraiter
01:07:42et qui a d'ailleurs
01:07:43salué lui-même
01:07:44le travail de tous ceux
01:07:45qui sont véritablement
01:07:46en train de regarder
01:07:47ces enquêtes
01:07:48plutôt que de parler
01:07:49sur des boucles Whatsapp
01:07:50merci Célia
01:07:51d'avoir été avec nous
01:07:53on marque une dernière pause
01:07:54et puis on parlera
01:07:55d'une déclaration
01:07:56de David Guiraud
01:07:57c'est le maire de Roubaix
01:07:58il ne souhaite pas donner
01:07:59le nom de Samuel Paty
01:08:01à une école de la ville
01:08:02il vous expliquera
01:08:03pourquoi
01:08:03à tout de suite
01:08:07Bienvenue dans la dernière partie
01:08:08de 100% Actu
01:08:10on reprend nos débats
01:08:11dans un instant
01:08:11mais d'abord l'actualité
01:08:12avec Audrey Berthaud
01:08:14rebonjour Audrey
01:08:15rebonjour Elodie
01:08:16conséquence directe
01:08:17de la canicule
01:08:18déjà 1000 décès
01:08:19de plus que la normale
01:08:20recensée depuis mercredi
01:08:22le bilan réel
01:08:23devrait encore s'alourdir
01:08:24la France retrouve aujourd'hui
01:08:26des températures
01:08:26plus respirables
01:08:27après 11 jours
01:08:28de canicule historique
01:08:29d'ores et déjà
01:08:30considérée comme plus intense
01:08:32que l'épisode de 2003
01:08:33et cette canicule
01:08:35touche en réalité
01:08:35toute l'Europe
01:08:36au moins 191 millions
01:08:38d'habitants
01:08:39notamment en Allemagne
01:08:40Pologne, Hongrie
01:08:41et en République Tchèque
01:08:42devraient encore connaître
01:08:43des températures supérieures
01:08:44à 35 degrés aujourd'hui
01:08:46la Slovaquie
01:08:47la Serbie
01:08:48la Croatie
01:08:48l'Italie
01:08:49et l'Autriche
01:08:50ainsi que l'ouest
01:08:50de l'Ukraine
01:08:51seront également concernés
01:08:52et puis le bilan
01:08:54s'alourdit
01:08:54après le double séisme
01:08:56survenu au Venezuela
01:08:571430 personnes
01:08:59ont perdu la vie
01:09:00plus de 50 000 personnes
01:09:01sont encore portées
01:09:02disparues
01:09:02le temps presse
01:09:03pour retrouver
01:09:04les derniers survivants
01:09:05plus de 72 heures
01:09:06après le drame
01:09:07l'aide humanitaire internationale
01:09:09monte en puissance
01:09:10sur place
01:09:12Merci beaucoup
01:09:13Audrey Berthaud
01:09:13de nous avoir informés
01:09:15et accompagnés
01:09:15pendant tout ce 100%
01:09:16actus
01:09:17On va parler maintenant
01:09:18de ce qui s'est passé
01:09:19au conseil municipal
01:09:20de Roubaix
01:09:21C'est le groupe d'opposition
01:09:22qui était aux commandes
01:09:23il y a encore quelques semaines
01:09:25qui a proposé
01:09:26qui a émis un vœu
01:09:27comme ça s'appelle
01:09:27au conseil municipal
01:09:28pour que l'une des écoles
01:09:30de la ville
01:09:31porte le nom
01:09:31de Samuel Paty
01:09:33On écoute la réponse
01:09:34de David Guiraud
01:09:35le maire insoumis
01:09:36de la ville
01:09:37Samuel Paty
01:09:38il est assassiné
01:09:39en 2020
01:09:40Vous aviez 6 ans
01:09:42pour nommer
01:09:44un bâtiment scolaire
01:09:45ou un groupe scolaire
01:09:46au nom de Samuel Paty
01:09:46Évidemment qu'on rend hommage
01:09:48à Samuel Paty
01:09:49Évidemment qu'on souhaite
01:09:50que sa mémoire
01:09:51soit transmise
01:09:51que son assassinat
01:09:53soit dénoncé
01:09:54que les conditions
01:09:54de son assassinat
01:09:55soient dénoncées
01:09:56que les appels
01:09:56qu'il a fait
01:09:57à l'aide
01:09:58parce qu'il était menacé
01:09:59soient dénoncés
01:10:00que les professeurs
01:10:01soient protégés
01:10:01Mais là
01:10:02votre décision
01:10:03franchement
01:10:03de faire un vœu là-dessus
01:10:04des fois
01:10:04la politique
01:10:05c'est pas beau
01:10:06Mais honnêtement
01:10:07vous aviez 6 ans
01:10:08pour le faire
01:10:08et maintenant
01:10:09vous voulez nommer
01:10:10le groupe scolaire
01:10:11Le Chaptal
01:10:11alors que c'est vous
01:10:12qui avez décidé
01:10:12de ce nom par ailleurs
01:10:13le groupe Paty
01:10:14Donc je ne voterai pas
01:10:16ce vœu là
01:10:17Évidemment
01:10:18qu'on rend hommage
01:10:18à Samuel Paty
01:10:19Évidemment qu'on souhaite
01:10:20que sa mémoire
01:10:20soit transmise
01:10:21que ce qui s'est passé
01:10:22soit appris aux enfants
01:10:23de Roubaix
01:10:23qu'il y ait une éducation
01:10:24par rapport à ça
01:10:25qu'on veille à la sécurité
01:10:26des enseignants
01:10:27Mais là le vœu
01:10:28je trouve qu'il va un peu loin
01:10:29en termes de manœuvre
01:10:31Alors Caroline Pilastre
01:10:32de manière factuelle
01:10:33on peut entendre
01:10:33ce que dit David Guiraud
01:10:35c'est-à-dire que
01:10:35l'ancienne majorité
01:10:37avait 6 ans
01:10:38pour le faire
01:10:39et eux-mêmes
01:10:40ont proposé
01:10:40un autre nom
01:10:41pour cette école
01:10:43En revanche
01:10:44j'ai presque envie de dire
01:10:45mieux vaut tard que jamais
01:10:46mais pourquoi se dire
01:10:47et bien après tout
01:10:47ils ne l'ont pas fait
01:10:49faisons-le nous
01:10:50majorité insoumise
01:10:51En toute honnêteté intellectuelle
01:10:53les propos de monsieur Guiraud
01:10:55sont justes
01:10:56Ils sont justes
01:10:57et factuellement c'est vrai
01:10:58ce qu'il dit
01:10:58il n'y a pas de problème là-dessus
01:10:59Il n'y a aucun souci
01:11:00simplement
01:11:01j'y vois derrière
01:11:02de l'idéologie
01:11:03pardonnez-moi de me répéter
01:11:04il y a aussi du communautarisme
01:11:06derrière ça
01:11:06Je n'ai pas entendu
01:11:07beaucoup de personnes
01:11:08à l'extrême gauche
01:11:09se soucier
01:11:10de la situation
01:11:11de Samuel Paty
01:11:12par la suite
01:11:14concernant les hommages
01:11:14c'est-à-dire qu'on opposait
01:11:16toujours la laïcité
01:11:18et la religion
01:11:19c'était toujours
01:11:20extrêmement tendancieux
01:11:21Quand on ne disait pas
01:11:21qu'il aurait mieux valu
01:11:23qu'il ne montre pas
01:11:24ses caricatures
01:11:24Exactement
01:11:25c'était pernicieux
01:11:26donc je trouve que
01:11:28c'est un deux poids deux mesures
01:11:29qui sans doute
01:11:29arrange monsieur
01:11:31mais qui en soit
01:11:34est audible
01:11:35pour lui
01:11:36mais qui
01:11:36me concernant
01:11:37ne va pas
01:11:38parce que derrière
01:11:38j'y vois beaucoup
01:11:39de communautarisme
01:11:40et un dogmatisme
01:11:41qui est très lié
01:11:43une fois de plus
01:11:43à l'extrême gauche
01:11:45et je vais vous dire
01:11:46ça les arrange bien
01:11:47parce que si on a envie
01:11:48de changer l'appellation
01:11:50d'une école
01:11:50c'est très facile
01:11:51de pouvoir le faire
01:11:52et de le voter
01:11:53dans ce sens-là
01:11:54on a le droit
01:11:54d'évoluer dans la vie
01:11:55tout n'est pas statique
01:11:56donc c'est un deux poids
01:11:58deux mesures
01:11:58pour moi
01:11:59Un deux poids deux mesures
01:12:00et puis Léonard Zerbib
01:12:01là on le voit rouvé
01:12:01mais on a vu
01:12:02un certain nombre de villes
01:12:03quand Samuel Paty
01:12:05a été assassiné
01:12:05beaucoup de maires
01:12:06ont dit
01:12:06il y aura une place
01:12:07Samuel Paty
01:12:08une école
01:12:08un collège
01:12:09Samuel Paty
01:12:09et puis dans la réalité
01:12:11des faits
01:12:11y compris à Conflans-Saint-Honorin
01:12:13cela a pris beaucoup de temps
01:12:14parce qu'un certain nombre
01:12:15de maires ont eu peur
01:12:16se sont dit
01:12:16mais c'est une menace
01:12:17on reçoit des menaces
01:12:18donc il y a peut-être
01:12:19l'idéologie communautaire
01:12:20comme le dit Caroline
01:12:21mais on voit bien
01:12:22à quel point aujourd'hui
01:12:23on n'arrive pas
01:12:24à rendre hommage
01:12:24à un homme
01:12:25qui est mort
01:12:26d'un terroriste islamiste
01:12:28qui est mort
01:12:28parce qu'on ne l'a pas protégé
01:12:30on voit que ça gêne
01:12:31quand même
01:12:31toujours
01:12:31oui on a du mal
01:12:32à comprendre
01:12:33les raisons de ce refus
01:12:34à part pour des raisons
01:12:36politiciennes
01:12:36parce que c'est un vœu
01:12:37qui a été proposé
01:12:38par l'opposition
01:12:39et que David Guiraud
01:12:40explique dans son intervention
01:12:42qu'il ne veut pas montrer
01:12:42qu'il cède
01:12:43à une demande de l'opposition
01:12:44il n'a pas tort
01:12:45quand il dit que
01:12:46l'opposition
01:12:47qui était l'ancienne majorité
01:12:49pendant 6 ans
01:12:50aurait pu le proposer
01:12:51et qu'en plus apparemment
01:12:52ils ont proposé
01:12:52un autre nom
01:12:53maintenant
01:12:54ce qui est un peu dommage
01:12:55je trouve
01:12:56dans notre pays
01:12:57et ça vaut pour ce conseil municipal
01:12:58mais pour d'autres
01:12:59c'est ce qui d'ailleurs
01:13:00déplait beaucoup aux français
01:13:02c'est ce côté
01:13:04guerre politicienne
01:13:05un peu stérile
01:13:06vous voyez
01:13:06pourquoi est-ce que
01:13:07parce que c'est un vœu
01:13:08de l'opposition
01:13:08le maire ne pourrait pas dire
01:13:10écoutez
01:13:10vous vous avez changé d'avis
01:13:12moi aussi
01:13:13j'estime que c'est une bonne idée
01:13:14et donc
01:13:15voilà
01:13:16et donc j'accueille
01:13:16ce vœu
01:13:17ensuite le maire rend hommage
01:13:18à Samuel Paty
01:13:19et c'est bien la moindre des choses
01:13:20mais on a du mal à comprendre
01:13:22ce qui motive
01:13:24ce refus
01:13:25donc en fait
01:13:25je suis d'accord
01:13:26avec ce que vous avez dit
01:13:27oui
01:13:28dans d'autres villes
01:13:29il y a sans doute
01:13:29un manque de courage
01:13:30il y a sans doute
01:13:31une peur
01:13:32des répercussions
01:13:33il y a sans doute
01:13:34peut-être un électorat
01:13:35qu'on veut séduire
01:13:36parce qu'on a peur
01:13:37peut-être
01:13:38je ne sais pas pourquoi
01:13:39d'ailleurs
01:13:39mais que pour x ou y raison
01:13:41et bien on ne puisse pas
01:13:42rendre hommage
01:13:43à Samuel Paty
01:13:43bon
01:13:44il y a aussi
01:13:45effectivement
01:13:45dans cette initiative
01:13:47une démarche politique
01:13:48une démarche politicienne
01:13:49mais pour autant
01:13:50je trouve ça dommage
01:13:51quand on a une proposition
01:13:52qui est intelligente
01:13:53qu'elle vienne de l'opposition
01:13:54qu'elle vienne
01:13:55d'un groupe minoritaire
01:13:56il faut savoir l'accueillir
01:13:57il faut que tout le monde
01:13:58puisse travailler
01:13:58autour de la table
01:13:59pour terminer là-dessus
01:14:00rapidement Axel Ronde
01:14:01c'est vrai qu'à chaque fois
01:14:02qu'on a de tels drames
01:14:02on se dit
01:14:03plus jamais
01:14:04on se dit qu'il faut
01:14:05rendre hommage
01:14:06à ceux qui sont morts
01:14:07dans de terribles circonstances
01:14:09et puis ça c'est au moment
01:14:10un peu de l'émotion
01:14:11une fois que le temps passe
01:14:12finalement le collège
01:14:13Samuel Paty
01:14:14il ne voit pas le jour
01:14:15finalement on commence
01:14:15à polémiquer
01:14:17en se disant
01:14:17mais est-ce qu'il aurait dû
01:14:18faire ci, faire ça
01:14:19et on voit à quel point
01:14:20aujourd'hui
01:14:21tout est sujet à débat
01:14:22et on n'arrive même plus
01:14:23en fait
01:14:23à se dire
01:14:24oui il y a des drames
01:14:25qu'il faut évoquer
01:14:25et qu'il faut avoir
01:14:26le courage de le faire
01:14:26oui moi je trouve
01:14:28qu'on devrait faire nation
01:14:29derrière cela
01:14:30on ne devrait pas politiser
01:14:31la mort
01:14:33d'une personne
01:14:34qui a été victime
01:14:35du terrorisme
01:14:36on devrait justement
01:14:38alors très bien
01:14:39son argumentaire
01:14:40est recevable
01:14:41au-delà de ça
01:14:42elle devrait dire
01:14:43écoutez je vais
01:14:44effectivement
01:14:45faire quelque chose
01:14:46pour en tout cas
01:14:47la ville de Roubaix
01:14:48va faire quelque chose
01:14:48pour rendre hommage
01:14:50à Samuel Paty
01:14:50alors peut-être pas
01:14:51baptiser ce groupe scolaire
01:14:53s'il pense que ce n'est pas
01:14:56forcément adapté
01:14:57oui il y a des places
01:14:58des gymnases
01:14:59il y a autre chose
01:15:01j'imagine dans la ville
01:15:01de Roubaix
01:15:02donc il pourrait faire
01:15:02une proposition
01:15:03une contre-proposition
01:15:04en disant
01:15:05oui effectivement
01:15:05Samuel Paty
01:15:07on doit l'honorer
01:15:08et ça va honorer
01:15:09notre ville
01:15:09en faisant ça
01:15:10mais vous savez
01:15:11on a du mal
01:15:11un petit peu
01:15:12à honorer
01:15:13les personnes
01:15:13qui ont lutté
01:15:15contre le terrorisme
01:15:17mes collègues
01:15:17ont attendu
01:15:18plusieurs années
01:15:19avant d'être décorés
01:15:20de la Légion d'honneur
01:15:21et il y en a encore
01:15:22plusieurs qui ne l'ont
01:15:23toujours pas
01:15:25alors que ça va faire
01:15:2610 ans
01:15:26je pense par exemple
01:15:28à mon collègue
01:15:28qui a neutralisé
01:15:29le terrorisme
01:15:30de Xavier Jugelet
01:15:31qui a été tué
01:15:31sur les Champs-Elysées
01:15:32qui n'a toujours pas été
01:15:34décoré de la Légion d'honneur
01:15:35donc on est
01:15:37ce qui sent quand même
01:15:37une moindre des choses
01:15:38et ce qui est quand même
01:15:38très facile à attribuer
01:15:39quand on voit
01:15:40charicaner
01:15:40les acteurs
01:15:41et les chanteurs
01:15:42qui reçoivent
01:15:42une Légion d'honneur
01:15:43c'est ça
01:15:44ça nous laisse un peu
01:15:45dans toi
01:15:46et on se demande
01:15:47quel est le sens
01:15:48de notre mission
01:15:49si la plus haute distinction
01:15:51de la République
01:15:52ne nous est pas attribuée
01:15:53quand on fait une action
01:15:55face à des hommes
01:15:56et des hommes
01:15:57qui étaient réellement motivés
01:15:59de nous tuer
01:16:00avec des armes de guerre
01:16:01des kalachnikovs
01:16:02et qu'on a fait face
01:16:03avec des armes de poing
01:16:04en calibre 9 mm
01:16:06c'est pas du tout
01:16:07le même rapport de force
01:16:08je pense que ces héros
01:16:09ils sont là
01:16:10et ils ne sont malheureusement
01:16:12pas assez
01:16:14en tous les cas
01:16:15décorés
01:16:16ils ne sont pas assez
01:16:18considérés
01:16:18en valeur
01:16:19considérés
01:16:20bien sûr
01:16:20moi j'ai des collègues
01:16:21qui ont besoin de ça
01:16:22ils me l'ont dit
01:16:23c'est un combat
01:16:24je veux avoir
01:16:24la Légion d'honneur
01:16:25parce que
01:16:27j'ai fait cette action
01:16:29alors c'est en plus
01:16:30un côté thérapeutique
01:16:32derrière cela
01:16:32parce que vous savez
01:16:33quand on va neutraliser
01:16:34un terroriste
01:16:35malgré tout
01:16:36quand tu es une personne
01:16:37ce n'est pas anodin
01:16:38un policier
01:16:39qui tue quelqu'un
01:16:39même s'il est
01:16:40dans son droit
01:16:42même s'il fallait le faire
01:16:44mais vous restez pas
01:16:46intacte
01:16:47face à cela
01:16:47beaucoup de collègues
01:16:48sont sous antidépresseurs
01:16:51quand j'entends certains
01:16:52dire qu'on est des cow-boys
01:16:53mais c'est n'importe quoi
01:16:54il faut parler à ceux
01:16:55qui savent de quoi ils parlent
01:16:56la réalité
01:16:56et je pense qu'effectivement
01:16:58il ne faut pas politiser
01:16:59ce débat
01:17:00sur les héros de la nation
01:17:01et M. Paty
01:17:02en est un
01:17:03parce qu'à un moment donné
01:17:04il a été aussi lâché
01:17:06par certains
01:17:07et il faut
01:17:09reconnaître cela
01:17:10et pour ça
01:17:10ça passe par
01:17:11des inaugurations
01:17:13de collèges
01:17:14d'écoles
01:17:15et de gymnases
01:17:16de places
01:17:17oui on doit
01:17:18en parler
01:17:19oui on doit évidemment
01:17:20en parler
01:17:20on doit arrêter
01:17:21de polémiquer
01:17:22comme vous le disiez
01:17:22ou de politiser
01:17:24évidemment
01:17:24la bravoure
01:17:25de vos collègues
01:17:26ou le sacrifice
01:17:27notamment
01:17:27de ce professeur
01:17:28pour les quelques minutes
01:17:29qui nous reste
01:17:30je voudrais qu'on parle
01:17:30de ce qui s'est passé
01:17:32du côté de l'université
01:17:33Lyon 2
01:17:34c'est un professeur
01:17:35d'histoire médiévale
01:17:36il s'appelle
01:17:36Julien Théry
01:17:38et bien l'université
01:17:39l'a interdit
01:17:40d'exercer pendant
01:17:4018 mois
01:17:41après avoir qualifié
01:17:43de génocidaire
01:17:44à boycotter
01:17:44ce sont évidemment
01:17:45ces mots
01:17:45pas les miens
01:17:4620 personnalités
01:17:47dont une majorité
01:17:48qui sont de confession juive
01:17:49il a d'ailleurs publié
01:17:50aussi un visuel
01:17:51qui reprenait des clichés
01:17:53antisémites
01:17:53les explications
01:17:54en septembre dernier
01:17:57ce message sur facebook
01:17:59avait déclenché
01:18:00la polémique
01:18:01le professeur d'histoire
01:18:03Julien Théry
01:18:04mentionnait
01:18:0520 génocidaires
01:18:06à boycotter
01:18:06en toutes circonstances
01:18:07l'enseignant
01:18:09à l'université
01:18:10Lyon 2
01:18:10reprochait
01:18:11à ses 20 personnalités
01:18:12majoritairement
01:18:13de confession juive
01:18:14d'avoir émis
01:18:15des réserves
01:18:16quant à la reconnaissance
01:18:17par la France
01:18:18de l'état palestinien
01:18:19en réaction
01:18:21début décembre
01:18:22l'université
01:18:23Lyon 2
01:18:23avait suspendu
01:18:24Julien Théry
01:18:24à titre conservatoire
01:18:26ce jeudi
01:18:27elle lui a interdit
01:18:28d'exercer
01:18:28pendant 18 mois
01:18:29une sanction
01:18:30assortie
01:18:31d'une privation
01:18:32de salaire
01:18:32une décision
01:18:34saluée par
01:18:35Philippe Baptiste
01:18:36le ministre
01:18:36de l'enseignement
01:18:37supérieur
01:18:38face à l'antisémitisme
01:18:40il ne peut y avoir
01:18:41ni ambiguïté
01:18:42ni complaisance
01:18:43la fermeté
01:18:44face à toute dérive
01:18:44de ce type
01:18:45est une condition
01:18:46de la confiance
01:18:46de nos concitoyens
01:18:47dans l'université
01:18:48selon le rectorat
01:18:50l'enseignant
01:18:51a été jugé
01:18:51responsable
01:18:52de manquement
01:18:52au devoir de dignité
01:18:53de mesures
01:18:54et d'exemplarité
01:18:55ce n'est pas
01:18:56le premier incident
01:18:57en lien avec
01:18:58l'université Lyon 2
01:18:59selon Laurent Wauquiez
01:19:00ancien président
01:19:01de la région
01:19:02Auvergne-Rhône-Alpes
01:19:03l'université
01:19:04va faire l'objet
01:19:05d'une mission
01:19:05d'inspection
01:19:06par l'état
01:19:07Caroline Pilastre
01:19:08on va dire
01:19:09les choses
01:19:10peut-être plus clairement
01:19:11que ce qu'on lui reproche
01:19:12ce sont des propos
01:19:13très clairement
01:19:13antisémites
01:19:14il est suspendu
01:19:1518 mois
01:19:16alors c'est gentil
01:19:16pendant ces 18 mois
01:19:17il ne sera pas payé
01:19:18il ne sera pas payé
01:19:19à rester chez lui
01:19:20mais on se dit
01:19:21on a un professeur
01:19:22d'histoire médiévale
01:19:24de l'université
01:19:25qui tient des propos
01:19:26antisémites
01:19:27qui les assume
01:19:27sur les réseaux sociaux
01:19:28avec tous les pires
01:19:29clichés antisémites
01:19:30possibles
01:19:31c'est juste
01:19:3218 mois de suspension
01:19:33ça ne me semble pas
01:19:33très cher payé
01:19:34cette personne pour moi
01:19:35devrait être renvoyée
01:19:36c'est une partie
01:19:37de notre pays
01:19:38qui est gangrénée
01:19:39depuis le 7 octobre
01:19:40dans tous les secteurs
01:19:41pardonnez-moi
01:19:42d'activité
01:19:43quand vous êtes
01:19:44en désaccord
01:19:45sur certains aspects
01:19:46tout en ayant de la nuance
01:19:47vous êtes traité
01:19:48de génocidaire sioniste
01:19:49clairement
01:19:50c'est devenu
01:19:51l'insulte à la mode
01:19:52l'insulte suprême
01:19:53de la part de certains
01:19:56effectivement
01:19:56cette personne
01:19:57qui enseigne
01:19:58à des personnes jeunes
01:20:00donc potentiellement
01:20:01manipulables
01:20:02et ou malléables
01:20:04va uniquement
01:20:05subir cette sanction
01:20:0718 mois
01:20:08et ensuite
01:20:09il va revenir
01:20:09vous croyez
01:20:10qu'il va changer
01:20:10d'idéologie
01:20:11vous croyez
01:20:12qu'il va arrêter
01:20:13d'être antisémite
01:20:14du jour au lendemain
01:20:15en allant aussi loin
01:20:16imaginez
01:20:17quelqu'un
01:20:18de la communauté juive
01:20:19qu'elle soit laïque
01:20:20ou religieuse
01:20:20faire ce genre de choses
01:20:21à l'inverse
01:20:22après le 7 octobre
01:20:23vis-à-vis des pro-palestiniens
01:20:26et ou des pro-amas
01:20:27que se passerait-il ?
01:20:29clairement
01:20:29sa vie serait menacée
01:20:30en dehors d'être intimidée
01:20:31donc c'est scandaleux
01:20:32et moi j'en ai marre en fait
01:20:34qu'on parle de ces sujets
01:20:35mais que le gouvernement
01:20:37réellement n'agisse
01:20:37absolument pas
01:20:38parce que beaucoup d'entre eux
01:20:39ne sont même pas condamnés
01:20:40et c'est un scandale
01:20:41et il n'y a rien d'étonnant
01:20:42à ce que beaucoup
01:20:43de personnes
01:20:44de confessions juives
01:20:46préfèrent
01:20:46partir en Israël
01:20:47faire leur alia
01:20:48pour être protégés
01:20:49et préservés
01:20:49plutôt que de rester dans leur pays
01:20:51vous avez parlé justement
01:20:51du gouvernement
01:20:52parce que
01:20:53dans la réaction
01:20:54du ministre de l'éducation
01:20:55de l'enseignement supérieur
01:20:56Léonard
01:20:56il se satisfait
01:20:58de cette sanction
01:20:58après voilà
01:20:59chacun peut estimer
01:21:00qu'elle soit nécessaire
01:21:02suffisante
01:21:02ou qu'elle ne soit pas suffisante
01:21:03mais c'est quand même
01:21:04le même Philippe Baptiste
01:21:05qui disait
01:21:05que l'islamo-gauchisme
01:21:07ne peut pas exister
01:21:08à l'université
01:21:08puisque ce mot
01:21:09n'a pas de définition
01:21:10là je ne sais pas
01:21:11ce qu'il veut
01:21:12pour avoir un peu plus
01:21:13de précision
01:21:14pour comprendre
01:21:15à quel point
01:21:16c'est vraiment un fléau
01:21:17dans nos universités
01:21:18et pas qu'à Lyon 2
01:21:18par ailleurs
01:21:19Oui mais c'est un fléau
01:21:20à l'université
01:21:21c'est un fléau partout
01:21:22Oui bien sûr
01:21:23parce qu'il faut quand même
01:21:24rappeler qu'aujourd'hui
01:21:25vous avez 53%
01:21:27des actes antiracistes
01:21:28qui sont des actes antisémites
01:21:29et qui correspondent
01:21:31à 1% de la population
01:21:32donc il y a une surreprésentation
01:21:34parmi les actes
01:21:34à caractère raciste
01:21:35d'actes antisémites
01:21:38donc voilà
01:21:39comme Caroline l'a rappelé
01:21:41aujourd'hui
01:21:41l'insulte
01:21:42par excellence antisémite
01:21:44en 2026
01:21:44c'est génocidaire
01:21:45Oui
01:21:45donc effectivement
01:21:47repris allègrement
01:21:48repris
01:21:51ou sioniste
01:21:52etc
01:21:52et il suffit d'aller
01:21:53sur les réseaux sociaux
01:21:54notamment
01:21:54pour voir à quel point
01:21:55ce sont
01:21:55mais aujourd'hui
01:21:56des insultes
01:21:57qui fusent
01:21:59sur les réseaux sociaux
01:22:00ensuite pour revenir
01:22:01sur ces faits
01:22:02et sur la sanction
01:22:02je comprends que
01:22:03ça vous paraisse
01:22:04une sanction faible
01:22:05mais il faut savoir
01:22:05quand même
01:22:05dans la fonction publique
01:22:06c'est une sanction
01:22:07assez lourde
01:22:07c'est une sanction
01:22:08du 3ème groupe
01:22:09d'accord
01:22:09donc les sanctions
01:22:10du 3ème groupe
01:22:11elles peuvent aller
01:22:11jusqu'à 2 ans d'exclusion
01:22:1218 mois c'est quand même
01:22:14pas rien
01:22:14et si le ministre
01:22:15avait proposé la révocation
01:22:16il y avait un risque
01:22:17qu'ensuite
01:22:18ce soit considéré
01:22:19comme disproportionné
01:22:20par le juge
01:22:21et que donc
01:22:21finalement
01:22:22la sanction
01:22:22soit tout simplement
01:22:24suspendue
01:22:24ou annulée
01:22:25donc évidemment
01:22:26il faut que
01:22:27ce type de fait
01:22:28continue à être réprimé
01:22:30parce que c'est pas
01:22:30un cas isolé
01:22:31il y a d'autres professeurs
01:22:32dans d'autres universités
01:22:33qui se permettent
01:22:34ce type de commentaire
01:22:36et on ne peut pas
01:22:37se prévaloir
01:22:38de la liberté
01:22:39d'enseignement
01:22:39quand on se permet
01:22:40ce type de comportement
01:22:42ça vaut aussi
01:22:43d'une manière générale
01:22:44dans l'ensemble
01:22:45de l'éducation nationale
01:22:46ou dans le reste
01:22:47de la fonction publique
01:22:48donc voilà
01:22:48je trouve en tout cas
01:22:50on peut au moins dire
01:22:51qu'il y a eu une réaction
01:22:52est-ce qu'elle était suffisante
01:22:54ça c'est un autre débat
01:22:55mais je crois que la réaction
01:22:56était quand même
01:22:56assez adaptée
01:22:57par rapport à ce qu'on pouvait faire
01:22:59compte tenu des propos
01:23:00et compte tenu peut-être
01:23:01de l'antériorité
01:23:02des faits reprochés
01:23:03à cet agent
01:23:04Avant de terminer cette émission
01:23:06je voudrais vous rappeler
01:23:07ce rendez-vous
01:23:08sur l'antenne de CNews
01:23:09à partir de 18h
01:23:11notre grand reportage
01:23:12sur les vrais chiffres
01:23:13de l'immigration
01:23:15on vous en livre un extrait
01:23:16avant donc de retrouver
01:23:17le documentaire complet
01:23:18à 18h
01:23:20En 2025
01:23:21l'immigration a atteint
01:23:23un niveau record
01:23:25384 000 titres de séjour
01:23:26ont été délivrés
01:23:27soit une hausse de 11%
01:23:29par rapport à l'année précédente
01:23:30Il n'y a jamais eu
01:23:32autant d'immigration
01:23:33en France qu'aujourd'hui
01:23:33L'immigration
01:23:34c'est vraiment devenu
01:23:35un fait social total
01:23:36c'est-à-dire
01:23:36une réalité qui a des impacts
01:23:38sur tous les aspects
01:23:39de notre vie en société
01:23:40Dès que vous avez
01:23:41une enquête d'opinion
01:23:42sur l'immigration
01:23:42vous avez toujours
01:23:43entre 2 tiers
01:23:44et les 3 quarts des sondés
01:23:45qui estiment
01:23:46que les niveaux d'immigration
01:23:47reçus en France
01:23:47sont aujourd'hui trop élevés
01:23:48c'est évidemment
01:23:4995% des électeurs
01:23:51du Rassemblement National
01:23:51c'est cohérent
01:23:52mais c'est aussi
01:23:532 tiers de l'électorat
01:23:54macroniste du bloc central
01:23:56c'est souvent
01:23:57une petite moitié
01:23:57de l'électorat de gauche
01:23:59Même tendance
01:24:00du côté du droit d'asile
01:24:02dispositif permettant
01:24:03à une personne étrangère
01:24:04de rester en France
01:24:05lorsqu'elle est menacée
01:24:05dans son pays
01:24:0778 000 personnes
01:24:08en ont bénéficié
01:24:09en 2025
01:24:10En augmentation
01:24:11de 12% sur un an
01:24:12sur le papier
01:24:13ce droit pourrait concerner
01:24:15un grand nombre
01:24:15de personnes à travers le monde
01:24:16susceptibles de venir
01:24:18vivre légalement en France
01:24:19Nous avons pu estimer
01:24:20à l'Observatoire
01:24:21de l'immigration
01:24:21et de la démographie
01:24:22qu'il y a près de
01:24:24600 millions de personnes
01:24:24580 millions
01:24:26à travers le monde
01:24:27qui remplissent aujourd'hui
01:24:28objectivement
01:24:29au moins l'un des critères
01:24:31qui permettent d'obtenir
01:24:32un statut d'asile en France
01:24:34On arrive au terme
01:24:35de cette émission
01:24:36Merci à tous les trois
01:24:37d'avoir été les invités
01:24:39tout de suite
01:24:40la suite des programmes
01:24:41sur CNews
01:24:41d'abord en cas d'esprit
01:24:43et puis moi je vous dis
01:24:43rendez-vous à 15h
01:24:45pour 60 minutes
01:24:46Info à tout à l'heure
01:24:47Sous-titrage Société Radio-Canada
01:24:49Merci à tous les deux
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