- il y a 3 mois
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans 100% Actu. On va commencer avec mes invités, nos débats dans un instant.
00:00:06Mais d'abord, le reste de l'actualité avec Sandra Chombo. Bonjour Sandra.
00:00:13Bonjour Elodie, bonjour à tous. La SNCF recommande aux personnes vulnérables d'éviter de prendre le train.
00:00:19Le réseau ferroviaire français est fortement affecté par ce phénomène caniculaire.
00:00:23C'est ce qu'a déclaré ce matin Jean Castex, PDG de la SNCF, en déplacement à la gare Montparnasse
00:00:28à Paris.
00:00:28Des actes non sans conséquences pour les voyageurs qui peuvent se retrouver coincés dans des rames sans électricité ni climatisation.
00:00:35Les suites de l'enquête après la mort de la petite Liana.
00:00:37Les premières conclusions des inspections diligentées pour faire la lumière sur les dysfonctionnements dans ce dossier révèlent des erreurs individuelles
00:00:44et humaines.
00:00:45Dans le traitement des plaintes visant le suspect, Jérôme Barrella, le rapport doit être remis demain au gouvernement qui a
00:00:50promis des sanctions en cas de défaillance avérée.
00:00:53Et puis les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran se tiennent ce dimanche en Suisse, quatre jours après
00:00:58la signature d'un protocole d'accord déjà malmené.
00:01:01Teheran affirme que le Liban sera le principal sujet discuté avec Washington.
00:01:05Les pourparlers porteront aussi sur les avoirs iraniens gelés et ses ventes de pétrole.
00:01:09Toutes les délégations appliquées sont sur le lieu des discussions.
00:01:13Merci à vous Sandra Thionbeau.
00:01:15Et pour m'accompagner aujourd'hui, Caroline Pilastre, bonjour.
00:01:18Bonjour Elodie.
00:01:18Vous êtes éditorialiste et consultante.
00:01:20Sandra Larue, bonjour.
00:01:21Bonjour Elodie.
00:01:22Du service météo de CNews, Bernard Conadat, bonjour.
00:01:24Bonjour Elodie.
00:01:25Président du cercle de réflexion, Étienne Marcel.
00:01:28Et de l'autre côté de la table, Jérôme Jimenez, bonjour.
00:01:30Bonjour.
00:01:30Vous êtes déléguée Alliance Police et Pascal Bito-Panelli.
00:01:33Bonjour à vous.
00:01:34Bonjour Elodie.
00:01:34Experts en sécurité.
00:01:36On va commencer en évoquant la canicule et d'ailleurs à 11h30, on sera avec le ministre des Transports, Philippe
00:01:42Tabarro,
00:01:42qui va nous expliquer comment rendre nos trajets un peu moins pénibles.
00:01:46Mais en attendant, on se rend sur le terrain dans les rues parisiennes.
00:01:49On rejoint François Tiskevitch et Antoine Durand.
00:01:52Bonjour à tous les deux.
00:01:53Il me semble, François, justement, que vous êtes à proximité d'une terrasse.
00:01:57Est-ce qu'il y a du monde, François, sur place ou est-ce qu'il fait déjà trop chaud
00:02:00?
00:02:03Eh bien, écoutez, Elodie, vous pouvez le voir sur les images d'Antoine Durand.
00:02:07Il y a encore quelques personnes qui profitent de la relative fraîcheur à l'ombre de cette terrasse.
00:02:11Mais vous le voyez, le soleil arrive et d'ici quelques minutes, cette petite place sera inondée par le soleil.
00:02:17Le restaurateur nous a d'ailleurs confié qu'il n'y avait pas de réservation pour la terrasse ce midi,
00:02:22ce qui est un fait un peu inhabituel un dimanche dans cette brasserie du 16e arrondissement.
00:02:26Une fois à l'intérieur, venez avec moi.
00:02:27On peut voir qu'il y a quelques dispositions qui ont été mises en place.
00:02:31On peut voir qu'il y a, par exemple, un ventilateur qui est mis pour rafraîchir un peu les clients,
00:02:36mais aussi les gens qui travaillent ici.
00:02:40Vous voyez, ce monsieur profite de son journal avec un peu de fraîcheur.
00:02:42Et puis, les baies vitrées sur les côtés ont été également totalement ouvertes
00:02:46pour faire circuler l'air et éviter un peu ce sentiment d'étouffement
00:02:50qui peut arriver lorsqu'il y a la canicule.
00:02:53Alors, concernant la vente d'alcool, vous savez que la préfecture de police de Paris
00:02:58a interdit la consommation d'alcool sur la voie publique à partir de 7h.
00:03:02Et la vente a emporté en ce jour de fête de la musique.
00:03:05Rester à savoir si les terrasses pouvaient ou pas servir de l'alcool,
00:03:08ils ne sont pas concernés par l'arrêté.
00:03:11Ils pourront donc vendre de l'alcool puisque tous les restaurants et les débits de boissons
00:03:16qui auront les autorisations nécessaires, la fameuse licence 4,
00:03:21pourront servir de l'alcool en terrasse.
00:03:23On pourra donc consommer de l'alcool en terrasse à Paris ce dimanche
00:03:27avec forcément modération.
00:03:29Merci beaucoup François Tiskevitch et Antoine Durand.
00:03:32Et justement, cette arrêtée concernant la fête de la musique
00:03:35pour les départements classés en alerte rouge,
00:03:37on en parlera à partir de 11h30 avec mes invités.
00:03:41On va rester pour l'instant sur la canicule avec vous.
00:03:44Sandra, justement, on le voit, une partie de la France est en vigilance rouge.
00:03:49À quoi on peut s'attendre et surtout jusqu'à quand ça va durer ?
00:03:52Parce que c'est peut-être ça que se demandent nos téléspectateurs.
00:03:54Oui, alors ça va durer, ça s'installe, c'est aujourd'hui,
00:03:56vraiment le jour où ça s'intensifie.
00:03:59Mais on va rester sur un plateau très chaud pendant plusieurs jours.
00:04:03On est 35 départements en vigilance rouge,
00:04:0745 départements en vigilance orange, qui n'est pas négligeable non plus.
00:04:10Sachant que la vigilance rouge canicule,
00:04:1435 départements, c'est inédit.
00:04:16Ce paramètre canicule pour les vigilances remonte à 2004,
00:04:22juste après la canicule de 2003.
00:04:23Et on voit qu'il y a eu une véritable accélération à partir de 2019.
00:04:28Finalement, chaque année ou presque,
00:04:31ou alors une année sur deux, on a eu des canicules rouges,
00:04:35vigilance rouge pour le paramètre canicule.
00:04:37Donc ça s'accélère.
00:04:3829 degrés à Paris, il est 11h.
00:04:40Ça veut dire que c'est la plus longue journée de l'année aujourd'hui,
00:04:46solstice d'été.
00:04:48Ça peut monter jusqu'à...
00:04:49On peut gagner encore 10 degrés facilement aujourd'hui.
00:04:52Donc ça dure aujourd'hui sur l'ensemble du territoire,
00:04:55sachant qu'à 16h, la vigilance rouge pourra être étendue encore à d'autres départements.
00:05:00Sachant que les nuits sont...
00:05:02On va peut-être voir dans le détail les températures qu'on attend déjà aujourd'hui.
00:05:07Sur l'ouest, vous allez voir cette carte avec des 36, 38 degrés attendus.
00:05:14Ça, c'est pour lundi, 40 à 42 degrés sur l'ouest.
00:05:17Quand même.
00:05:18Ce sont des valeurs sous-abri.
00:05:20Imaginez le ressenti sous le soleil ou dans les transports ou dans les habitats.
00:05:24Ça risque d'être extrêmement compliqué.
00:05:26Donc ce lundi, ce mardi, on monte encore d'un cran.
00:05:29Mardi pourrait être même la journée la plus chaude à l'échelle nationale
00:05:32et même la plus chaude à l'échelle nationale de tous les temps.
00:05:36C'est-à-dire que la journée la plus chaude pour le moment,
00:05:38avec un indice thermique le plus élevé, c'était de 29,4.
00:05:43Et c'était en août 2003.
00:05:45On l'a eu aussi en juillet 2019.
00:05:48Et on pourrait atteindre, Météo France a fait une prévision,
00:05:50pour ces deux journées de lundi, mardi ou mercredi,
00:05:53un indice de 30 degrés.
00:05:55Donc c'est une moyenne qu'on fait sur quelques villes,
00:05:59température mini, maxi, et on aurait 30 degrés.
00:06:03Ça, c'est du jamais vu sur le pays.
00:06:04Donc on n'en voit pas tout de suite la fin.
00:06:06On commence quand même à l'apercevoir.
00:06:08On commence à apercevoir un signal un petit peu,
00:06:11avec de l'air un petit peu plus océanique,
00:06:13en tout cas de l'air qui arriverait par l'ouest,
00:06:16un petit peu moins chaud.
00:06:17Mais ce qu'on appelle moins chaud, ça reste, tout est relatif,
00:06:21parce qu'on part de tellement haut, avec ces températures inédites
00:06:25de 40 degrés, on va les frôler dans Paris par exemple,
00:06:29et on pourra les dépasser ailleurs, on pourra perdre 10 degrés.
00:06:33Et même si on perd 10 degrés ou 7, on reste encore à 30, 33 degrés.
00:06:37Oui, on n'est pas encore sur de la fraîcheur.
00:06:39Non.
00:06:40Les nuits risquent d'être étouffantes, et ça, on s'en est déjà aperçu,
00:06:44mais ça risque de s'accentuer encore,
00:06:46puisque les températures de journée augmentent,
00:06:49que la chaleur reste emmagasinée,
00:06:52notamment dans les villes et les appartements.
00:06:55Donc la chaleur s'infiltre partout,
00:06:57gagne du terrain, dans les domiciles et partout.
00:07:01Donc voilà, ça risque d'être difficile de récupérer la nuit.
00:07:03Et vous parlez justement de cette vigilance rouge.
00:07:06Qu'est-ce que ça veut dire, la vigilance rouge ?
00:07:08Comment on la décide ?
00:07:09Et puis surtout, quelles conséquences de cet indicateur ?
00:07:12Alors, c'est le niveau maximum de la vigilance.
00:07:17Donc ça veut dire que là, tous les corps,
00:07:20qu'ils soient fragiles ou pas,
00:07:23peuvent être atteints et fragilisés
00:07:26par ces températures intenses.
00:07:30Contrairement à la vigilance orange,
00:07:31la vigilance rouge canicule est mise en place par Météo France,
00:07:34mais en accord aussi avec tous les services sanitaires.
00:07:37Donc ça veut dire qu'au niveau des préfectures,
00:07:39on peut mettre en place des mesures particulières
00:07:43dans les hôpitaux, des moyens supplémentaires.
00:07:46Voilà, en théorie, après, sur le terrain,
00:07:48voilà, il faut voir si c'est possible.
00:07:50Il faut aussi, au niveau local,
00:07:53donc au niveau des mairies,
00:07:54peut-être annuler ou moduler ou...
00:07:59S'adapter, comme on peut.
00:08:01S'adapter exactement sur des événements
00:08:03qui pourraient être culturels ou sportifs.
00:08:06Merci beaucoup pour toutes ces précisions.
00:08:08Vous parliez justement de la façon dont il faut s'adapter.
00:08:11Le gouvernement, forcément aussi,
00:08:13essaye de trouver un certain nombre de réponses.
00:08:15Une cellule interministérielle de crise s'est tenue.
00:08:18C'était hier à Beauvau.
00:08:19On va voir, justement,
00:08:20des extraits du communiqué du gouvernement
00:08:23avec, notamment, évidemment,
00:08:25une inquiétude pour nos hôpitaux.
00:08:26Cet épisode, par ses caractéristiques,
00:08:28peut mettre durablement en tension
00:08:30nos services de santé.
00:08:31En première ligne,
00:08:32les hôpitaux, bien évidemment,
00:08:33en conséquence,
00:08:34le gouvernement engage une pleine mobilisation
00:08:36de tous les services de l'État,
00:08:38des préfets,
00:08:38des agences régionales de santé,
00:08:40des services de secours,
00:08:41pour permettre à nos systèmes sanitaires
00:08:43de tenir dans la durée.
00:08:44C'est une priorité absolue
00:08:46et c'est ce qui justifie
00:08:47une série de décisions,
00:08:49de précautions.
00:08:50Voilà pour la prise de parole,
00:08:51notamment de Matignon.
00:08:52On va regarder aussi
00:08:53ce que disait la ministre de la Santé,
00:08:55Stéphanie Risse,
00:08:56dans les colonnes du Parisien.
00:08:57Aujourd'hui,
00:08:58on ne va pas s'arrêter de vivre
00:09:00parce qu'il fait très chaud,
00:09:01mais je continuerai de répéter
00:09:02qu'il faut boire de l'eau
00:09:03et respecter les mesures de prévention.
00:09:05Bernard Cohen Haddad,
00:09:06on voit un gouvernement
00:09:08qui veut prendre les choses au sérieux.
00:09:10Il y avait beaucoup de ministres présents.
00:09:11On voit que le gouvernement
00:09:12prend tout un tas de dispositions
00:09:14et pour cause,
00:09:15on faisait référence à l'instant
00:09:16à la canicule de 2003
00:09:17avec, à l'époque,
00:09:19une gestion assez calamiteuse.
00:09:20Le ministre de la Santé de l'époque
00:09:22en bras de chemise
00:09:23à côté de sa piscine.
00:09:24On voit que depuis,
00:09:24les gouvernements ont conscience
00:09:25qu'il faut attaquer fort
00:09:27et montrer qu'on est sur le terrain.
00:09:29On a appris sur la communication politique
00:09:31parce que ça a été à plusieurs reprises
00:09:33un fiasco
00:09:33et surtout une vraie désolation
00:09:36de voir un certain nombre
00:09:37de publics le plus fragile.
00:09:38Je pense aux personnes seules,
00:09:39aux personnes âgées
00:09:40qu'on a perdues
00:09:41dans des conditions
00:09:42où on n'était pas là.
00:09:43Donc, on voit que la ministre
00:09:46nous appelle à des mesures
00:09:48de bon sens.
00:09:48C'est vrai que boire de l'eau,
00:09:50aérer, baisser les stores,
00:09:52ne pas sortir aux heures
00:09:53les plus chaudes de la journée,
00:09:54c'est une chose.
00:09:55Mais il y a aussi autre chose
00:09:56qui touche l'État
00:09:57et dont on parle un peu moins,
00:09:58Élodie Schar,
00:09:59c'est que la canicule
00:10:00coûte beaucoup à l'économie.
00:10:02C'est 0,5 points de PIB.
00:10:04C'est sur 2030,
00:10:05dès qu'on dépasse
00:10:0730 degrés,
00:10:09210 milliards d'euros
00:10:10à l'échéance.
00:10:11Pour l'Italie,
00:10:11110 milliards de l'euros
00:10:12et pour l'Espagne,
00:10:13vous voyez,
00:10:13on est à 90 milliards de l'euros.
00:10:15Donc,
00:10:15c'est un impasse en conséquence
00:10:17pour l'État
00:10:18qui a un budget
00:10:19en difficulté.
00:10:20Ça a aussi créé
00:10:22un ralentissement
00:10:23de la vie économique,
00:10:24renforcement du télétravail,
00:10:26quand il fait bon,
00:10:26quand on peut télétravailler,
00:10:28difficulté,
00:10:28vous l'avez vu,
00:10:29avec fermeture d'école.
00:10:30Donc,
00:10:30comment font les parents ?
00:10:32Il y a toute une chaîne
00:10:32d'organisation
00:10:33qui doit se mettre en place.
00:10:34ça aussi,
00:10:35ça fait partie
00:10:35d'une modification de l'économie
00:10:37et bien entendu,
00:10:38cette chaleur
00:10:38dont nous ne sommes pas habitués
00:10:40parce que même s'il y a eu
00:10:42des expériences
00:10:44dans le passé,
00:10:45nous ne sommes pas
00:10:45un pays méditerranéen
00:10:47en tout cas
00:10:47de forte chaleur habituelle
00:10:49et donc,
00:10:50on est forcément désorganisés.
00:10:51C'est pour ça aussi
00:10:52qu'un certain nombre de maires,
00:10:53je pense au maire de Paris,
00:10:54est intervenu
00:10:54extrêmement vive,
00:10:56y compris pour accorder
00:10:57la baignade dans la Seine.
00:10:59Et d'ailleurs,
00:10:59le maire de Paris
00:11:00sera avec la ministre de la Santé
00:11:02dans la soirée
00:11:03à l'hôpital Necker
00:11:04pour voir justement
00:11:04comment peut tenir l'hôpital.
00:11:07On refera un point
00:11:08sur la canicule,
00:11:09je vous le re-mentionne,
00:11:10à 11h30
00:11:11avec le ministre des Transports
00:11:12et puis,
00:11:12à midi de nouveau,
00:11:13on ira sur le terrain.
00:11:15On va changer maintenant
00:11:16de sujet malheureusement
00:11:17et reparler de Liana
00:11:19puisque évidemment,
00:11:20l'émotion,
00:11:20la colère ne retombe pas.
00:11:22Trois semaines après
00:11:23la découverte du corps
00:11:24de la fillette
00:11:25de 11 ans,
00:11:26le meurtrier présumé
00:11:27et donc ce Jérôme Barrella,
00:11:29malheureusement,
00:11:30dont vous connaissez le nom,
00:11:3041 ans,
00:11:31qui faisait déjà
00:11:32l'objet de plaintes
00:11:33pour viol.
00:11:34Alors comment a-t-on pu
00:11:35en arriver là ?
00:11:36Cela fait trois semaines
00:11:36qu'on se pose la question.
00:11:37On le saura sans doute
00:11:38plus précisément demain
00:11:40avec cette enquête administrative
00:11:42dont le rapport sera remis
00:11:43au Premier ministre,
00:11:44à Gérald Darmanin,
00:11:45au ministre de l'Intérieur
00:11:46et de l'Éducation nationale.
00:11:48On va voir malheureusement
00:11:49une série d'erreurs
00:11:51et de défaillances
00:11:51avec Kylian Salé.
00:11:54Trois semaines après
00:11:55le meurtre de Liana,
00:11:5611 ans,
00:11:56un rapport d'inspection
00:11:57doit être rendu public
00:11:59ce lundi.
00:11:59Selon nos confrères
00:12:00du Parisien,
00:12:01cette affaire est la conséquence
00:12:03d'une série d'erreurs
00:12:03et de manquements.
00:12:04D'abord,
00:12:05des défaillances
00:12:06auraient eu lieu
00:12:07dans le traitement
00:12:07des plaintes pour viol
00:12:08concernant Jérôme Barrella.
00:12:10En août dernier,
00:12:11à Toulouse,
00:12:11une plainte est déposée
00:12:12par la mère
00:12:13d'une fillette de 10 ans,
00:12:14amie de la fille
00:12:15de Jérôme Barrella.
00:12:16Dans cette affaire,
00:12:17le suspect n'a pas été entendu
00:12:18ni placé en garde à vue.
00:12:20Des expertises médicales
00:12:21et psychologiques
00:12:22corroboraient pourtant
00:12:23les affirmations de la fillette.
00:12:24Les inspections
00:12:25mettent également en lumière
00:12:27une erreur d'aiguillage
00:12:28du dossier
00:12:28jugée incompréhensible.
00:12:30Il aurait effectué
00:12:31plusieurs allers-retours
00:12:32entre les parquets
00:12:33de Toulouse et Doche,
00:12:34retardant l'ouverture
00:12:35de l'enquête
00:12:35de plusieurs mois.
00:12:36Pendant ce temps,
00:12:37aucun acte d'investigation majeur
00:12:39n'a été engagé
00:12:40contre Jérôme Barrella.
00:12:41Déjà sous pression,
00:12:43le garde des Sceaux,
00:12:43Gérald Darmanin,
00:12:44a reconnu un immense échec
00:12:46de l'institution judiciaire.
00:12:47Je crains qu'effectivement
00:12:49dans l'affaire Liana,
00:12:51il y a eu une défaillance
00:12:53des services déparqués,
00:12:56peut-être d'autres services
00:12:56de l'État.
00:12:57On en a parlé
00:12:57avec M. le ministre
00:12:58d'Intérieur
00:12:58et M. l'Éducation nationale.
00:12:59On aurait dû appliquer
00:13:00le principe de précaution
00:13:02pour mettre de côté
00:13:04M. Barrella.
00:13:05Les conclusions,
00:13:06rendues ce lundi,
00:13:07pourraient déboucher
00:13:08sur de nouvelles enquêtes
00:13:09administratives
00:13:09et d'éventuelles sanctions
00:13:11disciplinaires.
00:13:12L'Inpilastre,
00:13:13cette enquête administrative
00:13:14est sans doute nécessaire.
00:13:15S'il y a des responsables,
00:13:16il faut qu'ils soient punis
00:13:17et que cette erreur
00:13:18ne soit pas commise
00:13:19de nouveau.
00:13:20Mais quand on commence
00:13:20à voir ces fuites,
00:13:21on nous parle d'erreur
00:13:22d'aiguillage,
00:13:24aucun acte d'investigation
00:13:25quand le dossier arrive
00:13:26à la gendarmerie,
00:13:27on se demande vraiment
00:13:28trois semaines après,
00:13:30même si ça fait trois semaines
00:13:30qu'on se pose la même question,
00:13:32comment ça a été possible.
00:13:33On rappelle que les plaintes
00:13:34pour viol sur des mineurs
00:13:37représentent moins d'un pour cent
00:13:38des plaintes.
00:13:39On espérerait
00:13:39que dans un pays
00:13:40comme la France,
00:13:40on soit quand même
00:13:41en mesure de les traiter.
00:13:42Il est primordial
00:13:43de savoir qui est responsable.
00:13:44Il y a une petite fille
00:13:45qui est morte,
00:13:46qui a été assassinée
00:13:47dans ces conditions
00:13:47sur lesquelles on ne va pas revenir.
00:13:49C'est horrible,
00:13:50la famille a pris perpétuité,
00:13:51on ne le rappellera jamais suffisamment.
00:13:53Ils méritent
00:13:54d'avoir des réponses.
00:13:55Et pour que ça ne se reproduise pas,
00:13:57ou du moins
00:13:57que ça se reproduise moins
00:13:59parce que nous ne sommes pas naïfs
00:14:00et ne nous l'aurons pas,
00:14:01malheureusement,
00:14:01la justice va tellement mal
00:14:03dans notre pays
00:14:04par manque d'effectifs,
00:14:05par manque de moyens globaux,
00:14:07c'est un fait.
00:14:08Malgré tout,
00:14:09il y a eu des énormes manquements.
00:14:10Et se rejeter la faute,
00:14:12se rejeter la balle
00:14:13est un scandale.
00:14:14Donc oui,
00:14:14moi je veux,
00:14:15comme tous les Français,
00:14:16qu'il y ait une enquête de fond
00:14:18et que les choses s'améliorent
00:14:19dans un pays
00:14:20où on ne le rappellera jamais assez,
00:14:21nous payons énormément d'impôts
00:14:23et on ne sait pas
00:14:24à l'arrivée
00:14:25où vont nos impôts,
00:14:26si ce n'est absolument pas
00:14:28dans le régalien au quotidien.
00:14:29Donc oui,
00:14:30il y a des fautifs
00:14:31et moi j'en ai marre
00:14:32en fait d'entendre
00:14:32que les uns et les autres
00:14:34n'ont pas vraiment
00:14:35une responsabilité.
00:14:36Oui,
00:14:36il y a eu une chaîne
00:14:36de responsabilités.
00:14:37Oui,
00:14:38il y a eu des lacunes
00:14:38du point A au point B
00:14:40désormais dans cette affaire.
00:14:42Et tout ce qui compte
00:14:42c'est le résultat
00:14:43et c'est le constat.
00:14:44Et justement sur ces erreurs,
00:14:45je voudrais qu'on regarde
00:14:46un petit peu
00:14:47comment cela s'est passé
00:14:48dans l'affaire notamment
00:14:49de Rosa
00:14:50dont le prénom est modifié,
00:14:52cette jeune fille
00:14:52dont la même maman
00:14:53avait porté plainte.
00:14:54On a reconstitué un petit peu
00:14:56le parcours
00:14:57de ce qui s'est passé
00:14:58avec les dates
00:14:59pour que vous compreniez bien
00:15:00et de manière extrêmement factuelle
00:15:01ce qui s'est passé.
00:15:02C'est donc le 11 septembre 2025
00:15:04qu'une analyse médico-légale
00:15:06atteste des lésions
00:15:08qui donc vont dans le sens
00:15:09du fait que cette jeune fille
00:15:10ait bien été violée.
00:15:12Le 8 octobre 2025,
00:15:14c'est une expertise psychologique
00:15:16qui va dans le même sens.
00:15:18Le 15 octobre 2025,
00:15:20le parquet de Toulouse
00:15:21se dessaisit
00:15:22et donc transmet le dossier
00:15:23au parquet d'Auge.
00:15:25C'est logique
00:15:25puisque c'est là
00:15:26où les faits ont été commis.
00:15:28Et le 4 novembre 2025,
00:15:31c'est-à-dire
00:15:31près de trois semaines après,
00:15:33le dossier arrive
00:15:34enfin physiquement à Auge
00:15:36puisqu'il a été envoyé
00:15:37par la Poste.
00:15:38Ça c'est donc
00:15:39pour la première étape.
00:15:40On va voir maintenant
00:15:41la suite.
00:15:42Le 2 décembre 2025,
00:15:44le dossier est enfin
00:15:46enregistré
00:15:47au bureau d'ordre
00:15:48et confié
00:15:48à un substitut.
00:15:50On est donc plus de deux mois après.
00:15:51Le 9 janvier,
00:15:52toujours un mois après,
00:15:54enfin le dossier est transmis
00:15:55à la gendarmerie locale.
00:15:57À la fin du mois,
00:15:58le parquet d'Auge
00:15:59réclame des actes d'enquête.
00:16:01Le 14 février,
00:16:02les gendarmes entendent
00:16:03la mère de la victime,
00:16:04puis plus rien.
00:16:06Jérôme Jiménez,
00:16:06quand on voit
00:16:07de manière très factuelle
00:16:09comment les choses se passent,
00:16:11on voit clairement,
00:16:11pardon de le dire comme ça,
00:16:12qu'il y a eu des trous
00:16:13dans la raquette.
00:16:13C'est-à-dire qu'il y a
00:16:14cette jeune fille,
00:16:15il y a des constatations physiques
00:16:16qui attestent un viol,
00:16:17une expertise psychologique,
00:16:19mais ensuite on voit que,
00:16:20comme le disait Caroline,
00:16:21tout le monde se renvoie
00:16:22un peu la balle
00:16:22et que finalement
00:16:23l'affaire n'est plus du tout suivie.
00:16:24On est sous le poids
00:16:25en fait de tout un système
00:16:26qui fonctionne très mal
00:16:27et qui est très long.
00:16:28Et ça, c'est notre quotidien.
00:16:30Donc nous,
00:16:30on le dénonce régulièrement
00:16:31à Allianz
00:16:32et c'est une difficulté.
00:16:34À cela s'ajoute
00:16:34une filière judiciaire en crise.
00:16:36Ce n'est pas nouveau,
00:16:37on le dit régulièrement.
00:16:38Donc quand on a
00:16:40autant d'affaires à traiter
00:16:41et les moyens
00:16:42que l'on a,
00:16:44nous, en bout de chaîne,
00:16:44parce que quelque part
00:16:45l'enquêteur gendarme,
00:16:46il est en bout de chaîne.
00:16:47Oui.
00:16:47Eh bien c'est difficile
00:16:48et on n'y arrive pas.
00:16:49C'est ce qu'on se donne.
00:16:50Aujourd'hui,
00:16:51il faut quand même savoir
00:16:51que sur la plaque parisienne,
00:16:53suite aux demandes
00:16:54du garde des Sceaux,
00:16:55on a identifié
00:16:561 000 dossiers
00:16:56en souffrance à Paris.
00:16:58La demande,
00:16:58je le rappelle,
00:16:59c'est Gérald Darmanin
00:17:00qui a demandé
00:17:00que les 70 000 plaintes
00:17:01qui sont,
00:17:02comme on le dit,
00:17:03en stock,
00:17:03soient réexaminées
00:17:04d'ici l'été.
00:17:05Exactement.
00:17:06Donc nous avons
00:17:061 000 dossiers à Paris
00:17:09sensibles
00:17:09qui n'ont pas encore
00:17:10été traités
00:17:11et cela va demander
00:17:127 000 sur l'île de France
00:17:14d'affaires
00:17:15où il y a justement
00:17:16des victimes mineures.
00:17:18Et pour pallier à ça,
00:17:20excusez-moi l'expression,
00:17:21on va mettre des rustines
00:17:22puisqu'on va demander
00:17:22à des policiers
00:17:23non formés,
00:17:25non spécialisés
00:17:26de traiter ces affaires
00:17:28et avec des locaux
00:17:29parce que je vous rappelle
00:17:30aussi que normalement,
00:17:31il faut des salles prévues
00:17:32à cet effet
00:17:32pour entendre
00:17:33des victimes mineures,
00:17:33la fameuse salle Solène
00:17:34et autres.
00:17:35Donc il y a des techniques
00:17:35d'investigation
00:17:38très spécifiques
00:17:39et qui demandent aussi
00:17:41un certain temps.
00:17:41J'imagine que quand on recueille
00:17:43la parole d'une personne
00:17:44qui a été victime,
00:17:45ça prend plus de temps
00:17:46évidemment qu'une personne
00:17:47qui vient pour une plainte
00:17:48dite un peu d'assurance.
00:17:48Vous savez,
00:17:49moi j'étais enquêteur
00:17:49dans une matière
00:17:50très spécifique,
00:17:51je traitais les agressions sexuelles
00:17:52et les viols dans les transports
00:17:53en Ile-de-France.
00:17:54Les victimes en dessous de 12 ans,
00:17:55je ne les entendais pas.
00:17:56Pourquoi ?
00:17:57Parce que je ne savais pas faire.
00:17:58Et que ça,
00:17:59c'est le travail
00:17:59de la brigade des protections
00:18:00des mineurs,
00:18:01c'est le travail
00:18:01de la brigade locale
00:18:03de protection
00:18:04des familles.
00:18:05Mais moi,
00:18:06je n'étais pas en mesure
00:18:07de le faire
00:18:07parce que je n'ai pas reçu
00:18:08cette information.
00:18:08Mais là,
00:18:09dans l'urgence,
00:18:11tout le monde va être
00:18:11mis à contribution.
00:18:13Et justement,
00:18:14dans l'urgence,
00:18:14vous le dites,
00:18:15et puis dans ces...
00:18:16parfois,
00:18:17ces commissariats
00:18:18qui sont débordés,
00:18:19en revanche,
00:18:20là,
00:18:20on a l'impression
00:18:21de ce que nous disent
00:18:22notamment nos confrères
00:18:23du Parisien
00:18:23que dans la brigade
00:18:24de gendarmerie,
00:18:25en l'occurrence,
00:18:26visiblement,
00:18:27il n'y avait pas
00:18:27un encombrement
00:18:28des dossiers.
00:18:29Pascal Bito Panelli,
00:18:30on voit aussi certains
00:18:31qui ont dit
00:18:31que c'est un problème
00:18:31de moyens,
00:18:32que la justice
00:18:33ait besoin de moyens,
00:18:34personne ne dira le contraire.
00:18:35En revanche,
00:18:36dans cette affaire,
00:18:36visiblement,
00:18:37ce n'est pas qu'une affaire
00:18:38de moyens,
00:18:38c'est une affaire
00:18:39d'erreur individuelle.
00:18:41Et c'est ça aussi,
00:18:42quelque part,
00:18:42qui désole.
00:18:43C'est que ce n'est pas
00:18:43juste mettre de l'argent
00:18:44qui aurait sauvé
00:18:45cette pauvre petite fille.
00:18:47Oui, c'est certain,
00:18:48Élodie.
00:18:49Vous savez,
00:18:50quand un drame apparaît
00:18:51et qu'on part
00:18:53sur une enquête approfondie,
00:18:55on voit que c'est rarement
00:18:57de l'origine
00:18:58d'une erreur simple,
00:19:00mais d'une chaîne
00:19:01de défaillance.
00:19:02Donc, évidemment,
00:19:03on constate que
00:19:04lorsqu'on abandonne
00:19:06les plus vulnérables,
00:19:08que la confiance en l'État
00:19:09vacille totalement
00:19:10et on sait que
00:19:12sur notre territoire,
00:19:14dans l'espace public,
00:19:16des prédateurs sexuels
00:19:19prospèrent
00:19:19et évidemment,
00:19:20les femmes et les jeunes femmes
00:19:21ne perçoivent plus
00:19:23l'État
00:19:24comme un véritable bouclier.
00:19:25Les chiffres ont été donnés
00:19:26par mon collègue.
00:19:28Donc, qu'est-ce qu'on peut faire ?
00:19:30Certains services sont saturés.
00:19:32Les services d'élite
00:19:34qui traitent
00:19:34de ce type d'infraction,
00:19:36dont la brigade de protection
00:19:37des mineurs parisiennes,
00:19:38sont également saturés.
00:19:41Vous avez vu
00:19:42cette aberration
00:19:43dans la transmission
00:19:45des dossiers papiers.
00:19:47On voit tout le temps
00:19:47que prend chacune
00:19:49des étapes.
00:19:49On est sur trois semaines,
00:19:50un mois, deux mois à chaque fois.
00:19:51C'est un ressemblable.
00:19:52Quand on a
00:19:52une jeune fille en danger
00:19:54et qu'un dossier reste
00:19:56plusieurs semaines
00:19:57sur un dossier,
00:19:59toutes ces aberrations
00:20:00doivent être corrigées.
00:20:01Il y a des gens
00:20:02qui doivent prendre
00:20:03leurs responsabilités
00:20:04parce que là,
00:20:04on est vraiment
00:20:05sur des erreurs
00:20:06qui sont inacceptables.
00:20:08Et justement,
00:20:09on verra dès demain
00:20:10et on le suivra
00:20:10sur CNews
00:20:11ce que contient
00:20:12précisément ce rapport.
00:20:14Certains ont déjà
00:20:15un certain nombre d'idées.
00:20:16On va regarder
00:20:17celle de Bruno Retailleau.
00:20:19Il était hier
00:20:20en meeting
00:20:21le candidat LR
00:20:22à l'élection présidentielle
00:20:23et lui réitère
00:20:24son idée
00:20:25de cours disciplinaire.
00:20:26Il dit ceci,
00:20:27les magistrats
00:20:28doivent appliquer la loi
00:20:29y compris
00:20:30dans l'exercice syndical.
00:20:31Je veux aussi
00:20:32une justice
00:20:33qui soit responsable.
00:20:35Nous créerons
00:20:35une cour disciplinaire
00:20:36pour les magistrats
00:20:37qui auraient commis
00:20:38des fautes.
00:20:39On vous a posé
00:20:40justement la question
00:20:41est-ce que vous êtes
00:20:42pour ou contre
00:20:42la création
00:20:43de ces cours disciplinaires ?
00:20:45Regardez le résultat
00:20:46de notre sondage
00:20:47CSA pour Europe 1,
00:20:48CNews et le JDD.
00:20:50Dans l'ensemble
00:20:51des Français,
00:20:51vous êtes 75%
00:20:52à considérer
00:20:53qu'il faudrait
00:20:54une cour disciplinaire
00:20:55de la magistrature
00:20:57pour prononcer
00:20:58d'éventuelles sanctions.
00:20:59Et c'est intéressant
00:20:59aussi de regarder
00:21:00le même sondage
00:21:01parti par parti
00:21:02parce qu'on voit
00:21:03que finalement,
00:21:03il y a une sorte
00:21:04d'unanimité.
00:21:05C'est-à-dire que
00:21:06les électeurs
00:21:07de tous les partis
00:21:08sont d'accord avec cela,
00:21:09un peu moins à gauche
00:21:10qu'au RN
00:21:11et à Reconquête,
00:21:12mais on voit
00:21:13qu'il y a une sorte
00:21:13d'unanimité.
00:21:15Caroline,
00:21:16c'est vrai que
00:21:16dans cette affaire,
00:21:17depuis le début,
00:21:17on se dit aussi
00:21:18que les magistrats
00:21:20ne doivent pas
00:21:21rester impunis
00:21:22quand il y a
00:21:22une responsabilité.
00:21:23C'est ça aussi
00:21:23qui peut choquer.
00:21:24C'est-à-dire que
00:21:25les forces de l'ordre,
00:21:26par exemple,
00:21:26il y a l'inspection générale
00:21:27de la police nationale,
00:21:28vous êtes dans le privé,
00:21:29vous faites une faute,
00:21:30vous êtes licencié,
00:21:31on a l'impression
00:21:32que la magistrature,
00:21:33il ne peut rien arriver
00:21:35finalement.
00:21:35Et peut-être
00:21:36que c'est aussi ça
00:21:37parfois qui explique
00:21:37que ça traîne,
00:21:38qui explique qu'il y a
00:21:39des mauvaises décisions
00:21:40parce que si on ne risque rien,
00:21:42pourquoi accélérer
00:21:42les dossiers après tout ?
00:21:43Évidemment,
00:21:44vous avez raison Elodie,
00:21:44pourquoi il resterait impuni ?
00:21:46Après tout,
00:21:47nous devons tous
00:21:48rendre des comptes,
00:21:49nous devons tous
00:21:49respecter des règles,
00:21:50quels que soient nos profils,
00:21:51que l'on travaille
00:21:52dans le public,
00:21:53le privé
00:21:53et en tant que citoyen
00:21:54tout simplement
00:21:55au niveau du civisme.
00:21:56Je suis pour cette instance
00:21:57comme beaucoup de Français,
00:21:59j'aurais répondu
00:21:59évidemment favorablement
00:22:00également
00:22:01parce que c'est une question
00:22:02de justice transpartisane
00:22:04tout simplement
00:22:04et qu'à un moment donné
00:22:06de notre vie,
00:22:06quelle que soit la situation,
00:22:08en espérant moins dramatique
00:22:10évidemment que dans
00:22:10l'affaire de la petite Liana,
00:22:12mais nous pouvons justement
00:22:14rendre des comptes
00:22:15et être face à cette justice
00:22:16qui pourrait prendre
00:22:17des décisions
00:22:18qui seraient selon nous
00:22:20injustes et immorales.
00:22:21Donc oui,
00:22:22il faut une instance,
00:22:23il faut un organisme,
00:22:24il faut une cour,
00:22:24appelez ça comme vous voulez,
00:22:25à mettre en place
00:22:26pour que ces magistrats
00:22:28répondent de leurs actes
00:22:29lorsqu'on estime
00:22:30que le jugement rendu
00:22:31n'est pas celui
00:22:32qui devrait être
00:22:33parce que c'est personne
00:22:34à l'arrivée
00:22:34se conduit
00:22:35comme un peu Dieu
00:22:37si je puis dire
00:22:38parce que même
00:22:38les politiques...
00:22:39On pourrait presque parler
00:22:39d'une sorte d'impunité
00:22:41c'est-à-dire qu'il ne peut pas
00:22:42en bout de chaîne
00:22:42y avoir de sanctions
00:22:43en théorie.
00:22:44Non, non,
00:22:44et puis quand on pense
00:22:45que les politiques
00:22:46eux doivent aussi
00:22:47nous devoir des comptes
00:22:49mais que les magistrats
00:22:50sont quelque part
00:22:51intouchables,
00:22:52ça n'est pas normal
00:22:53dans un état de droit.
00:22:54Et justement,
00:22:55on continuera à parler
00:22:55de ce thème
00:22:56à partir de midi
00:22:57parce que malheureusement
00:22:59il y a un certain nombre
00:23:00d'affaires absolument atroces
00:23:01où la victime
00:23:02n'aurait jamais dû croiser
00:23:03son agresseur
00:23:04soit parce qu'il n'avait pas
00:23:05à être sur le territoire national
00:23:07soit parce qu'il aurait dû
00:23:08être en prison.
00:23:09On regardera justement
00:23:10toutes ces affaires
00:23:11où il y a eu
00:23:11un certain nombre
00:23:13de dysfonctionnements.
00:23:14On marque une petite pause
00:23:15dans 100% Actu
00:23:16et restez avec nous
00:23:17dès 11h30.
00:23:18On sera avec
00:23:19Philippe Tabarro,
00:23:20le ministre des Transports
00:23:21qui va nous expliquer
00:23:22justement comment
00:23:23les trains
00:23:24et nos transports en commun
00:23:25du quotidien
00:23:25doivent s'adapter
00:23:26à cette vague de chaleur.
00:23:27On en parle juste après la pause.
00:23:29A tout de suite.
00:23:33De retour pour la deuxième partie
00:23:34de 100% Actu
00:23:36d'ici quelques instants.
00:23:37On sera avec
00:23:38le ministre des Transports
00:23:39Philippe Tabarro
00:23:39mais d'abord
00:23:40le reste de l'actualité
00:23:41avec Sandra Chombo.
00:23:42Rebonjour Sandra.
00:23:46Rebonjour Elodie.
00:23:47Rebonjour à tous.
00:23:48Un adolescent de 17 ans
00:23:50est mort par noyade
00:23:51emporté dans un courant
00:23:52hier soir
00:23:53dans la rivière d'Ordogne
00:23:54département du même nom
00:23:55en vigilance rouge
00:23:56canicule ce dimanche
00:23:57où les températures
00:23:58dépassent les 35 degrés
00:24:00chaque après-midi
00:24:00depuis mercredi.
00:24:01Plusieurs noyades
00:24:02ont été recensées
00:24:03ces derniers jours en France.
00:24:04Soyez prudents
00:24:05et baignez-vous
00:24:05dans des zones sécurisées.
00:24:07Le réseau ferroviaire
00:24:08français est fortement
00:24:10affecté par ce phénomène
00:24:11caniculaire.
00:24:12C'est ce qu'a déclaré
00:24:12ce matin Jean Castex,
00:24:14PDG de la SNCF.
00:24:15Il a présenté ses excuses
00:24:16aux voyageurs bloqués hier
00:24:18en gare de Toulouse-Matabio
00:24:19suite à une panne
00:24:20d'alimentation électrique
00:24:21à cause de la dilatation
00:24:23d'une caténaire
00:24:23liée à la canicule
00:24:24qui a paralysé totalement
00:24:26le site au départ
00:24:26comme arrivée.
00:24:27Et puis à l'international,
00:24:29la réouverture du détroit
00:24:30d'Ormuz était l'un des points
00:24:31clés du protocole
00:24:32d'accord américano-iraniens
00:24:33signé mercredi.
00:24:34Mais après les nouveaux
00:24:35affrontements au Liban hier,
00:24:37l'armée iranienne a annoncé
00:24:38que cette voie stratégique
00:24:39sera à nouveau fermée.
00:24:40Une réponse, je cite,
00:24:42à la violation
00:24:42des engagements par l'ennemi.
00:24:44Elle a menacé
00:24:44d'autres mesures
00:24:45si nécessaires
00:24:46pour contraindre l'ennemi
00:24:48à respecter ses obligations.
00:24:52Merci beaucoup Sandra Chiumbeau.
00:24:54On vous a parlé tout à l'heure
00:24:55de la canicule
00:24:56dans les rues de Paris
00:24:57et notamment en terrasse.
00:24:58On va parler maintenant
00:24:59et vous l'avez entendu
00:25:00dans le journal
00:25:01de la galère aussi parfois
00:25:02dans les transports.
00:25:04Ce matin justement,
00:25:05la SNCF a fait un point
00:25:07de situation
00:25:08et son patron,
00:25:09Jean Castex,
00:25:10a essayé d'expliquer
00:25:11aussi un certain nombre
00:25:12de complications
00:25:13sur les trains.
00:25:14Notamment,
00:25:14on écoute Jean Castex.
00:25:17Le réseau ferroviaire français
00:25:19est fortement affecté
00:25:21par ce phénomène caniculaire.
00:25:24Il est évidemment,
00:25:25c'est un réseau à l'extérieur
00:25:26et beaucoup de ces éléments
00:25:30supportent mal
00:25:31les très fortes températures.
00:25:33Je pense en partie au rail
00:25:34qui à partir d'un certain degré
00:25:36sont susceptibles
00:25:37de se dilater.
00:25:39Les caténaires,
00:25:40c'est un point important.
00:25:41Vous savez,
00:25:41les caténaires,
00:25:41c'est l'endroit
00:25:42où les trains
00:25:43prennent l'électricité
00:25:44sur le fil.
00:25:46Ces caténaires peuvent,
00:25:48sous l'effet de la chaleur,
00:25:49les fils qui les sous-tendent
00:25:50se relâcher
00:25:51et donc peuvent être
00:25:52emportés par le train
00:25:53qui passe.
00:25:54J'en profite pour dire
00:25:54que nous avons eu
00:25:56depuis le début
00:25:57de cet épisode caniculaire
00:25:59deux graves incidents
00:26:00de ce type
00:26:01qui ont beaucoup affecté
00:26:02nos voyageurs.
00:26:04L'un à la gare de l'Est,
00:26:05vous vous en souvenez,
00:26:06c'était dans la soirée
00:26:07de jeudi
00:26:07et hier,
00:26:09un incident
00:26:10de nature comparable
00:26:11à la gare Matabio
00:26:13à Toulouse.
00:26:13On vient d'entendre
00:26:14le patron de la SNCF
00:26:16et nous sommes en ligne
00:26:16avec le ministre des Transports,
00:26:18Philippe Tabarro.
00:26:19Bonjour et merci,
00:26:20monsieur le ministre,
00:26:21d'être avec nous.
00:26:22Jean Castex faisait état
00:26:23de deux incidents
00:26:24pour l'instant
00:26:25liés à cette hausse
00:26:26des températures.
00:26:27Est-ce qu'on doit
00:26:28s'attendre
00:26:28dans les prochains jours
00:26:29à de nouvelles galères
00:26:31parce que nos transports
00:26:32ne sont pas adaptés
00:26:33à de si fortes chaleurs ?
00:26:40Elles sont essentiellement
00:26:42situées en extérieur,
00:26:43sont soumises
00:26:44à des contraintes particulières.
00:26:46Alors, par exemple,
00:26:46dans le cas du train,
00:26:47on sait,
00:26:48comme l'a dit Jean Castex,
00:26:49que c'est la dilatation
00:26:51des rails
00:26:51qui sont constitués
00:26:52à 95 % d'acier
00:26:55ou des caténaires
00:26:56qui sont les câbles
00:26:57qui permettent
00:26:58d'acheminer l'électricité
00:26:59et qui ont quelquefois
00:27:01des ruptures d'alimentation.
00:27:02La surchauffe du matériel,
00:27:05vous en avez régulièrement
00:27:06parlé également
00:27:07avec des risques
00:27:08de pannes
00:27:08sur certains équipements
00:27:09et notamment
00:27:10sur la climatisation.
00:27:12Enfin,
00:27:12des températures élevées
00:27:13comme j'ai pu le constater
00:27:15hier avec les équipes
00:27:17en gare de Lyon,
00:27:18que ce soit sur les quais
00:27:20qui impactent
00:27:20le confort des voyageurs.
00:27:22On le voit,
00:27:24Monsieur le ministre,
00:27:24depuis ces dernières années,
00:27:25ces épisodes de canicule
00:27:27se multiplient.
00:27:28Il semble
00:27:29que notre réseau
00:27:29de transport
00:27:30ne soit pas
00:27:30complètement adapté.
00:27:32Qu'est-ce que cela veut dire ?
00:27:33Est-ce qu'il faut faire
00:27:33des travaux ?
00:27:34Est-ce qu'il faut trouver
00:27:35des moyens
00:27:36pour que chaque été
00:27:37les usagers
00:27:38ne subissent pas
00:27:39justement ces mêmes scènes
00:27:40qu'on est en train de voir
00:27:41d'ailleurs en ce moment même
00:27:42à l'écran ?
00:27:43Alors,
00:27:45je tiens à rappeler
00:27:46que ces scènes
00:27:48bien sûr
00:27:50existent
00:27:51et sont pénibles à vivre
00:27:53et pénalisantes
00:27:54pour les voyageurs.
00:27:56J'en suis conscient
00:27:57et je veux leur dire
00:27:58à mon tour
00:27:59que tout est fait
00:28:00pour les réduire
00:28:01au maximum.
00:28:02Je me réjouis
00:28:02que le PDG de la SNCF
00:28:04ait pu prendre lui
00:28:05directement la parole
00:28:06pour expliquer
00:28:08pourquoi,
00:28:09où,
00:28:10quand,
00:28:10comment.
00:28:10Et vous dire également
00:28:12qu'on a fait
00:28:16des mondes arrivées
00:28:17en fonction
00:28:18de priorité
00:28:19dans ce ministère.
00:28:20La question
00:28:20de la sûreté
00:28:22dans les transports
00:28:23et j'en ai souvent parlé
00:28:24sur votre antenne
00:28:25de donner des pouvoirs
00:28:26supplémentaires
00:28:27aux agents
00:28:28de police ferroviaire,
00:28:30de la CIU,
00:28:31de GPSR
00:28:32parce qu'il n'y a pas
00:28:32de développement
00:28:33de transports en commun
00:28:35sans sécurité
00:28:37pour les passagers
00:28:39et puis également
00:28:40la sécurité
00:28:41des voies,
00:28:42des infrastructures
00:28:43et là,
00:28:43on doit continuer
00:28:44dans ce pays
00:28:45à investir massivement.
00:28:47Le niveau d'investissement
00:28:48a augmenté
00:28:48ces dernières années.
00:28:49il avait pratiquement
00:28:50été abandonné
00:28:52pendant des années.
00:28:53Aujourd'hui,
00:28:53on est à 3 milliards
00:28:54d'investissement
00:28:55dans le réseau ferroviaire
00:28:56en France.
00:28:57Je vous souhaite
00:28:58dans les années à venir
00:28:59à travers une loi
00:29:00que j'ai portée au Sénat
00:29:01qui a été votée
00:29:03très largement
00:29:03et qui sera inscrite
00:29:04bientôt
00:29:05à l'Assemblée nationale
00:29:07monter le niveau
00:29:08d'investissement
00:29:08jusqu'à 4 milliards et demi
00:29:10de retirer notamment
00:29:122 milliards et demi
00:29:13de bénéfices
00:29:14des péages autoroutiers
00:29:15pour investir
00:29:16dans le réseau ferroviaire
00:29:17parce qu'il en a besoin
00:29:19parce qu'on a un réseau
00:29:20qui est vieillissant.
00:29:21Ça a été très souvent dit
00:29:22parce qu'on a
00:29:2330 ans de moyenne d'âge
00:29:25dans ce réseau
00:29:26là où certains
00:29:27d'autres pays
00:29:28sont environ
00:29:29à 15 ans de moyenne d'âge
00:29:30notamment la Suisse
00:29:31et puis parce qu'on ne régénère
00:29:33aujourd'hui
00:29:34que 700 km
00:29:35de voie par an
00:29:36c'est bien
00:29:37mais c'est insuffisant
00:29:38il faut monter au moins
00:29:39à 1000 km de voie
00:29:41et on voit
00:29:42qu'aussi
00:29:43des caténaires
00:29:43sont trop anciens
00:29:44et qu'il faut penser
00:29:46à augmenter
00:29:46et à les remplacer
00:29:48le niveau d'investissement
00:29:49de plus de 25%
00:29:50pour ces caténaires.
00:29:52En attendant que ce plan
00:29:54d'investissement
00:29:55arrive à son terme
00:29:56et que donc on puisse avoir
00:29:57des transports
00:29:58un peu plus adaptés
00:29:59quels sont les bons conseils ?
00:30:00On dit parfois
00:30:01qu'il faut essayer
00:30:02de reporter
00:30:03ces déplacements
00:30:03quand on ne le peut pas
00:30:05quel est le meilleur conseil
00:30:07comment faire
00:30:07justement pour ne pas
00:30:08se retrouver sur les voies
00:30:10à finir son trajet
00:30:11à pied
00:30:12monsieur le ministre ?
00:30:13Alors ce qu'a dit
00:30:14le président
00:30:15de la SNCF ce matin
00:30:17c'est bien sûr
00:30:17de recommander
00:30:18aux personnes vulnérables
00:30:20de ne pas prendre le train
00:30:21mais comme on recommande
00:30:22également aux personnes vulnérables
00:30:24de ne pas sortir
00:30:25de chez elles
00:30:25à certaines heures
00:30:26de la journée
00:30:27en ce moment
00:30:27de ne pas consommer
00:30:29d'alcool
00:30:30par contre
00:30:31nous avons bien conscience
00:30:32que certains français
00:30:34ne peuvent pas renoncer
00:30:35à leurs déplacements
00:30:36ce qu'ils ne font pas
00:30:37d'ailleurs
00:30:37parce que
00:30:38j'ai pu le constater
00:30:39hier
00:30:41Gare de Lyon
00:30:42c'était le cas aussi
00:30:43aujourd'hui
00:30:44Gare Montparnasse
00:30:45et dans d'autres gares
00:30:46il n'y a jamais eu
00:30:47autant de trafic ferroviaire
00:30:49et là vous avez parlé
00:30:50de certains cas
00:30:51mais il y a quand même
00:30:5215 000 trains
00:30:53qui circulent
00:30:54dans notre pays
00:30:55par jour
00:30:56que ce soit des TGV
00:30:58que ce soit
00:30:59des intercités
00:31:00que ce soit
00:31:01des transiliens
00:31:02que ce soit
00:31:02des TER
00:31:03sans difficulté majeure
00:31:05il faut le rappeler
00:31:06alors c'est facile
00:31:07de le dire
00:31:08quand vous n'êtes pas
00:31:09dans la situation
00:31:10qu'on connue
00:31:11que ce soit
00:31:12à Toulouse
00:31:13Gare de l'Est
00:31:14ou des citoyens
00:31:15dans l'Eure
00:31:16hier également
00:31:17mais je rappelle
00:31:19que quand même
00:31:20massivement
00:31:21les trains
00:31:22arrivent
00:31:23dans des conditions
00:31:23qui sont acceptables
00:31:25quand on ne peut pas
00:31:27repousser
00:31:27son déplacement
00:31:28merci beaucoup
00:31:30monsieur le ministre
00:31:30des Transports
00:31:31Philippe Tabarro
00:31:32d'avoir été avec nous
00:31:33et pour toutes
00:31:33ces précisions
00:31:35on va continuer
00:31:35à parler
00:31:36de cette canicule
00:31:37maintenant
00:31:38avec ce qui va arriver
00:31:39ce soir
00:31:39un peu partout
00:31:40en France
00:31:40à savoir donc
00:31:41la fête de la musique
00:31:42une fête de la musique
00:31:44sous haute sécurité
00:31:45d'autant plus
00:31:46avec les risques
00:31:47justement liés
00:31:48aux fortes chaleurs
00:31:49avec l'interdiction
00:31:50dans les départements
00:31:51en alerte rouge
00:31:52de consommer
00:31:53de l'alcool
00:31:54alors on va regarder
00:31:55justement
00:31:55le détail
00:31:56de toute cette préparation
00:31:57avec Kylian Salé
00:31:58et Sharon Camara
00:32:00dans les rues
00:32:01les bars
00:32:01ou les restaurants
00:32:02partout en France
00:32:03la fête de la musique
00:32:04va rassembler
00:32:05des millions de français
00:32:06pour l'occasion
00:32:07un dispositif
00:32:08de sécurité spéciale
00:32:09est prévu à Paris
00:32:10et son agglomération
00:32:124800 policiers
00:32:13et gendarmes
00:32:13ainsi que 2500
00:32:14sapeurs-pompiers
00:32:15sont mobilisés
00:32:16pour prévenir
00:32:17les risques de noyade
00:32:1910 bateaux
00:32:19de la brigade nautique
00:32:20sont engagés
00:32:21et 8 de la brigade
00:32:22des sapeurs-pompiers
00:32:23la préfecture de police
00:32:24de Paris
00:32:24veut éviter
00:32:25tout risque de chute
00:32:26dans la Seine
00:32:27elle a donc décidé
00:32:28d'interdire
00:32:28les rassemblements
00:32:29cortèges et défilés
00:32:30non déclarés
00:32:31sur certains quais
00:32:32et ce jusqu'à lundi matin
00:32:34cela concerne
00:32:35la rive droite
00:32:36du quai Henri IV
00:32:37jusqu'au quai des Tuileries
00:32:38inclus
00:32:38ainsi que la rive gauche
00:32:40du quai de la Tournelle
00:32:41jusqu'au quai Malaké
00:32:43dans tous les rassemblements
00:32:44le port d'armes
00:32:45ou de tout objet
00:32:46pouvant constituer
00:32:47une arme
00:32:47est interdit
00:32:48tout comme les feux
00:32:49d'artifice
00:32:49et autres engins
00:32:50pyrotechniques
00:32:51enfin la consommation
00:32:53d'alcool est interdite
00:32:54dans les rues
00:32:54et espaces publics
00:32:55des 35 départements
00:32:57placés en vigilance
00:32:58rouge canicule
00:32:58le ministre de l'Intérieur
00:33:00a également demandé
00:33:01aux policiers
00:33:01et gendarmes
00:33:02d'intervenir
00:33:03systématiquement
00:33:04en cas de trouble
00:33:05à l'ordre public
00:33:07Mathieu Devesse
00:33:08du service
00:33:08police-justice
00:33:09de CNews
00:33:10bonjour
00:33:10on voit en tout cas
00:33:12une fête de la musique
00:33:13sous surveillance
00:33:14et encore plus
00:33:15visiblement
00:33:16avec cet épisode
00:33:17de canicule
00:33:17d'ailleurs le gouvernement
00:33:18a rappelé le risque
00:33:19oui exactement
00:33:2145e édition déjà
00:33:22de la fête de la musique
00:33:23édition qui s'annonce
00:33:24brûlante
00:33:24et ce pour plusieurs raisons
00:33:26vous l'avez dit
00:33:26et on en a largement parlé
00:33:28bien sûr la canicule
00:33:29mais également
00:33:29le risque de violences urbaines
00:33:31notamment en fin de soirée
00:33:33ça c'est le ministre de l'Intérieur
00:33:34qui le dit
00:33:34dans une note
00:33:35qu'il a adressée
00:33:36il y a quelques jours
00:33:36au préfet
00:33:37risque donc de violences urbaines
00:33:39pourquoi ?
00:33:39car il y a ce risque
00:33:41de débordement
00:33:42qui pourrait être amplifié
00:33:43vous le savez
00:33:43par l'ambiance festive
00:33:44qui règne dans la capitale
00:33:46depuis plusieurs jours
00:33:47avec cette coupe du monde
00:33:48de football
00:33:49vous avez donc à Paris
00:33:50on l'a vu dans le reportage
00:33:514800 policiers
00:33:52et gendarmes
00:33:53qui sont mobilisés
00:33:54ils étaient 8000
00:33:56à Paris
00:33:56lors de la victoire
00:33:58du PSG
00:33:59en Ligue des Champions
00:34:00il y a quelques semaines
00:34:01les sapeurs-pompiers
00:34:02bien sûr
00:34:02eux aussi
00:34:03ils seront importants ce soir
00:34:042500 à Paris
00:34:05et pour prévenir
00:34:06les risques de noyade
00:34:07ça aussi c'est très important
00:34:0818 bateaux
00:34:10voyez dans le détail
00:34:11il y en a
00:34:1210 de la brigade nautique
00:34:13et 8 de la brigade
00:34:14des sapeurs-pompiers
00:34:15sachez également
00:34:17que la préfecture
00:34:18annonce
00:34:18qu'une attention
00:34:19particulière
00:34:20sera portée
00:34:21à la lutte
00:34:22contre les atteintes
00:34:23sexistes et sexuelles
00:34:24les services judiciaires
00:34:25d'ailleurs
00:34:25de chaque commissariat
00:34:26parisien
00:34:27auront
00:34:27toute la nuit
00:34:28toute la nuit
00:34:29un enquêteur
00:34:30dédié à l'accueil
00:34:30des victimes
00:34:31et puis sachez
00:34:31que demain
00:34:32c'est lundi
00:34:32donc beaucoup
00:34:33vont travailler
00:34:34alors les concerts
00:34:34devront se terminer
00:34:35à minuit et demi
00:34:36pour respecter
00:34:37bien sûr
00:34:38les riverains
00:34:38merci beaucoup
00:34:39Mathieu Devez
00:34:40Pascal Bito
00:34:41Panelli
00:34:42maintenant on est
00:34:42malheureusement habitué
00:34:44chaque fête de la musique
00:34:46nouvel an
00:34:46ou 14 juillet
00:34:47on met un gros dispositif
00:34:49et on voit
00:34:50qu'avec ce risque
00:34:51en tout cas
00:34:51avec cette canicule
00:34:52c'est encore plus complexe
00:34:54à gérer
00:34:54et on ajoute à chaque fois
00:34:55des nouveaux défis
00:34:56aux forces de l'ordre
00:34:57finalement
00:34:57c'est ça Elodie
00:34:59vous avez raison
00:34:59ça sera ce soir
00:35:00la fête de la musique
00:35:01mais sûrement pas
00:35:02la fête des forces de l'ordre
00:35:04malheureusement
00:35:04donc on est
00:35:05face à tout cela
00:35:06si vous voulez
00:35:07dans une telle soirée
00:35:09on a la réunion
00:35:11multiforme
00:35:11globalement
00:35:12de tous les risques contemporains
00:35:13violence
00:35:15densité
00:35:15flux
00:35:17violence opportuniste
00:35:18viol
00:35:18et vol
00:35:20viol
00:35:20violence sexuelle
00:35:23affrontement de bandes
00:35:24violence urbaine
00:35:24s'y rajoute bien sûr
00:35:26deux facteurs
00:35:27l'émotion due
00:35:28à la coupe du monde
00:35:29de football
00:35:29et ce qui peut arriver
00:35:30vous avez raison de le rappeler
00:35:31et cette extrême chaleur
00:35:33ce soir
00:35:33qui va attiser
00:35:34un petit peu
00:35:35les tensions
00:35:35donc ça nécessite bien sûr
00:35:37une grande vigilance
00:35:39des forces de l'ordre
00:35:40est toujours le même principe
00:35:42de précaution français
00:35:43où on va faire
00:35:44un gros déploiement
00:35:45et un gros calibrage
00:35:47ce soir
00:35:48sur la plaque plarisienne
00:35:50et bien sûr
00:35:50sur toute la France
00:35:51en souhaitant bien sûr
00:35:53qu'on entende plus
00:35:54les musiques
00:35:56et les basses
00:35:56que les sirènes
00:35:57de nos amis
00:35:58de la police
00:35:59ou de la gendarmerie
00:36:00vous avez évidemment
00:36:01raison de le rappeler
00:36:02et puis
00:36:03le gouvernement
00:36:04justement
00:36:04fait très attention
00:36:05à ce qui va passer
00:36:06ce soir
00:36:06vous avez cité
00:36:07Laurent Nunez
00:36:08tout à l'heure
00:36:08on va voir ce que dit
00:36:09la ministre de la santé
00:36:11Stéphanie Riste
00:36:11la fête de la musique
00:36:12est toujours
00:36:13un moment de tension
00:36:14pour le système
00:36:15de santé
00:36:15mais celle-ci m'inquiète
00:36:17particulièrement
00:36:17en raison de la canicule
00:36:19on voit bien que donc
00:36:19tout l'état
00:36:20est en alerte
00:36:21pour ce soir
00:36:21et Jérôme Jiménez
00:36:23je le disais tout à l'heure
00:36:24vous êtes habitué
00:36:25malheureusement
00:36:26à devoir encadrer
00:36:27ce genre d'événement
00:36:27là on vous rajoute
00:36:28un nouveau défi
00:36:29puisqu'avec l'interdiction
00:36:31d'alcool
00:36:31dans ces départements
00:36:32en alerte rouge
00:36:33ça veut dire
00:36:34que ce seront forcément
00:36:35aux forces de l'ordre
00:36:36d'aller sur le terrain
00:36:36et d'aller verbaliser
00:36:37donc vous avez ça de plus
00:36:39à faire
00:36:40et on imagine
00:36:40que ça sera
00:36:40autant de tension
00:36:42aussi malheureusement
00:36:43potentielle
00:36:44de toute façon
00:36:44il y aura une vigilance
00:36:45accrue
00:36:46pour scruter
00:36:47si je puis dire
00:36:47toutes les personnes
00:36:48qui seront présentes
00:36:48sur la voie publique
00:36:49et moi je voudrais
00:36:50faire passer un message
00:36:50bien évidemment
00:36:51la consommation d'alcool
00:36:53est interdite
00:36:53sur l'espace public
00:36:55en dehors
00:36:56des restaurants
00:36:57ou des commerces
00:36:58parce qu'on a
00:36:59quelque part
00:36:59la garantie
00:37:00des gérants
00:37:00qui vont assurer
00:37:01la sécurité
00:37:02maintenant
00:37:02les policiers
00:37:03bien évidemment
00:37:04vont faire preuve
00:37:05de prévention
00:37:06dans un premier temps
00:37:08et que
00:37:08quand les personnes
00:37:09ça se passera bien
00:37:11au terme
00:37:12du moment du contrôle
00:37:13ils pourront
00:37:13de facto
00:37:15retirer la boisson
00:37:16ou la vider sur place
00:37:18et quelque part
00:37:18on va peut-être
00:37:19s'intéresser
00:37:19à des missions
00:37:20plus urgentes
00:37:21parce que je pense
00:37:21que ce sera
00:37:22surtout la difficulté
00:37:23de la soirée
00:37:24et je pense que
00:37:26voilà
00:37:26on y arrivera
00:37:27et pour les cas
00:37:28les plus compliqués
00:37:29sur les ivresses publiques
00:37:31manifestes caractérisées
00:37:32ils seront interpellés
00:37:34et placés en cellule
00:37:35de décrisement
00:37:35avec une amende
00:37:36de 150 euros
00:37:37mais si vous voulez
00:37:38l'arrêter
00:37:39il a quand même
00:37:39du sens
00:37:40parce que ce soir
00:37:41la difficulté première
00:37:42ça va être
00:37:43la gestion
00:37:43des comportements
00:37:45et vous l'avez dit
00:37:46le combo
00:37:47chaleur
00:37:47alcool
00:37:48fait rarement
00:37:49bon ménage
00:37:50pour les individus
00:37:51les plus hostiles
00:37:52sur les individus
00:37:53hostiles
00:37:54dont vous parliez
00:37:54à l'instant
00:37:54effectivement
00:37:55Caroline
00:37:55on voit aussi
00:37:56un gouvernement
00:37:56qui a voulu
00:37:57anticiper
00:37:58en se disant
00:37:59moins d'alcool
00:38:00n'empêchera pas
00:38:00tous les débordements
00:38:01évidemment
00:38:02mais ça peut empêcher
00:38:03une sorte de montée
00:38:04en puissance
00:38:05de certains individus
00:38:06mais on se dit
00:38:07quand même
00:38:07on est en 2026
00:38:08et on a un gouvernement
00:38:09qui a besoin
00:38:10de prévoir
00:38:11qu'il ne faut pas
00:38:12d'alcool
00:38:13quand il fait trop chaud
00:38:13de prévoir
00:38:14qu'il faut fermer
00:38:15des quais
00:38:15pour éviter
00:38:16de se noyer
00:38:17quand on se jette
00:38:17à l'eau
00:38:18et qu'on est
00:38:18complètement ivre
00:38:19on voit que le gouvernement
00:38:20fait plutôt preuve
00:38:21de bon sens
00:38:21comme vous le disiez
00:38:22à l'instant
00:38:22les français
00:38:23pourraient peut-être
00:38:24aussi réfléchir
00:38:25parfois un peu
00:38:25par eux-mêmes
00:38:27dans les deux cas
00:38:28ça serait bien
00:38:29en termes de logique
00:38:30et de bon sens
00:38:31l'État ne peut pas tout
00:38:33l'État n'est pas
00:38:33notre nounou
00:38:34et notre maman H24
00:38:36effectivement
00:38:36on lui reproche
00:38:37suffisamment
00:38:38ce manque d'anticipation
00:38:39de mesures concrètes
00:38:41pragmatiques
00:38:41c'est une bonne chose
00:38:42en termes de prévention
00:38:43et de précaution
00:38:45effectivement
00:38:45malheureusement
00:38:46on sait qu'il y a
00:38:46beaucoup de chance
00:38:47ce soir
00:38:47qu'il y ait des heures
00:38:49je souhaite que tout
00:38:50se passe bien
00:38:51mais ce cocktail
00:38:51détonnant
00:38:52fait que ça va être
00:38:54sans doute
00:38:54un cocktail explosif
00:38:56malgré tout
00:38:57c'est censé être
00:38:57encore une fête
00:38:58bon enfant
00:39:00malheureusement
00:39:00qui agrège
00:39:01tellement d'événements
00:39:02autour d'elle
00:39:03plus la canicule
00:39:04que cela risque
00:39:05de faire
00:39:06sans doute
00:39:07imploser
00:39:08certaines attitudes
00:39:09comportements
00:39:10et aussi
00:39:11moi je pense
00:39:11aux jeunes femmes
00:39:12qui peuvent subir
00:39:13le sexisme
00:39:14les viols
00:39:15ou les violences
00:39:16gratuites
00:39:17de la part de certains
00:39:17et vous avez raison
00:39:18et c'est pour ça
00:39:19qu'on rappelait
00:39:19que justement
00:39:20pour prioriser
00:39:21aussi cela
00:39:21il y aura des personnes
00:39:22dans tous les commissariats
00:39:23pour pouvoir entendre
00:39:24ces femmes
00:39:26Bernard Cohenada
00:39:27on le disait
00:39:28on voit un gouvernement
00:39:29qui essaye de calmer
00:39:30un petit peu
00:39:30la situation
00:39:31avec quand même
00:39:32des règles
00:39:33qu'il va falloir comprendre
00:39:34parce que quand c'est
00:39:35l'état
00:39:35entre guillemets
00:39:36qui organise
00:39:36il y aura
00:39:37interdiction d'alcool
00:39:38en revanche
00:39:38si vous êtes
00:39:39à quelques pas
00:39:40d'une fête
00:39:41de la musique officielle
00:39:42dans un bar
00:39:42vous pourrez consommer
00:39:43donc on voit là aussi
00:39:45une fois de plus
00:39:45toute la bureaucratie française
00:39:47dont on est capable
00:39:47de faire preuve finalement
00:39:48oui on a différents
00:39:49niveaux d'autorité
00:39:51on a l'état
00:39:52à travers
00:39:53les préfets
00:39:54qui vont gérer
00:39:55la police
00:39:56en tous les cas
00:39:57dans les grandes artères
00:39:59il y a aussi
00:39:59les municipalités
00:40:00n'oublions pas
00:40:01le pouvoir d'autorité
00:40:02des maires
00:40:03le maire de Paris
00:40:04a fait une conférence
00:40:04de presse
00:40:05c'est quand même assez rare
00:40:06que le maire
00:40:07ou la maire de Paris
00:40:08faisait une conférence
00:40:08de presse
00:40:09pour parler
00:40:09de la fête de la musique
00:40:10ou en tout cas
00:40:11de la canicule
00:40:11et puis ça a été rappelé
00:40:13tout à l'heure
00:40:13par Mathieu Devez
00:40:1445 ans après
00:40:15la fête de la musique
00:40:16elle a totalement
00:40:17changé de nature
00:40:19c'est plus une fête
00:40:20de spontanéité
00:40:21de liberté
00:40:23aussi de légèreté
00:40:24tout est organisé
00:40:26même contrôlé
00:40:28avec vous l'avez bien dit
00:40:294800 policiers
00:40:30sur place
00:40:31qui venaient
00:40:32il y a quelques jours
00:40:33d'être à Versailles
00:40:35dans l'environnement
00:40:36pour sécuriser le G7
00:40:37on voit bien donc
00:40:38que tout ça
00:40:38est très contrôlé
00:40:39pour éviter les débordements
00:40:40et puis aussi
00:40:41rappelons-le
00:40:42une difficulté
00:40:43tout simplement
00:40:44à pouvoir vivre
00:40:45parce que
00:40:45qu'est-ce qui prouve
00:40:47qu'au ce soir
00:40:48on ne pourra pas
00:40:49acheter de l'alcool
00:40:50dans un certain nombre
00:40:51de distributeurs
00:40:52on peut y en avoir
00:40:52aussi chez vous
00:40:53et sortir avec
00:40:54dans des bouteilles
00:40:55qui sont banalisées
00:40:56ça c'est pas notre ami
00:40:57policier qui va dire
00:40:58le contraire
00:40:58parce que c'est comme ça
00:40:59que ça se passe
00:41:00et puis il y a aussi
00:41:01la drogue
00:41:01la seule petite musique
00:41:02qui sera désagréable
00:41:04ce soir
00:41:04ce sera la petite musique
00:41:05qu'elle est fille
00:41:06Justement
00:41:07on va en parler
00:41:08un peu plus longuement
00:41:08mais comme vous allez
00:41:09nous quitter à la fin
00:41:10de cette partie
00:41:10Pascal Vito Panelli
00:41:11je voulais vous interroger
00:41:12aussi là-dessus
00:41:13parce que dans le combo
00:41:14de cette journée
00:41:15un peu à haut risque
00:41:16pour les forces de l'ordre
00:41:17il y a aussi
00:41:18cette fête de la musique
00:41:19entre guillemets
00:41:20organisée
00:41:20par la France Insoumise
00:41:22après une marche
00:41:22où des forces de l'ordre
00:41:24vont donc sécuriser
00:41:25une fête de la musique
00:41:26organisée par un parti
00:41:27qui estime
00:41:28je les cite
00:41:28que la police tue
00:41:29qu'on voit là aussi
00:41:30le cocktail
00:41:31malheureusement
00:41:31qui va être très compliqué
00:41:33à contenir
00:41:33Oui c'est ça
00:41:34ce soir ça va être
00:41:35une soirée assez difficile
00:41:37vous l'avez dit
00:41:38Elodie
00:41:38bon on constate
00:41:40et ce n'est pas très étonnant
00:41:41si vous voulez
00:41:42que les filles
00:41:45accélèrent
00:41:45veulent occuper
00:41:46l'espace médiatique
00:41:47avec la justice administrative
00:41:49d'ailleurs
00:41:49qui lui a donné raison
00:41:50Tout à fait
00:41:51avec imposer ses sujets
00:41:52sa thématique
00:41:53avec sans doute
00:41:55une dynamique
00:41:56d'accélération
00:41:57dans les mois qui suivent
00:41:58donc rien d'étonnant
00:41:59mais un défi de plus
00:42:01comme vous menez
00:42:02de le souligner
00:42:03pour les forces de l'ordre
00:42:04qui ne sont d'ailleurs
00:42:05pas souvent confortées
00:42:06par les filles
00:42:07malheureusement
00:42:08Jérôme Jiménez
00:42:09comme vous avez vu
00:42:09on en parlera plus longuement
00:42:10tout à l'heure
00:42:11à midi et demi
00:42:11mais comme vous avez vu
00:42:12justement
00:42:13d'abord le préfet de police
00:42:14qui demande
00:42:15d'interdire cet événement
00:42:16puis la justice administrative
00:42:18finalement
00:42:19qui l'autorise
00:42:20on imagine que
00:42:20quand on est force de l'ordre
00:42:21et que ce genre d'événement
00:42:22se finit souvent mal
00:42:23pour vous
00:42:24on n'est pas franchement
00:42:25ravi de cette décision
00:42:26Non on est déçu
00:42:26c'est vrai
00:42:27oui
00:42:27et puis à partir du moment
00:42:28où bien voilà
00:42:29il y a des craintes
00:42:32de troubles à l'ordre public
00:42:34manifestes
00:42:35et qu'elles ont été étayées
00:42:35dans un rapport
00:42:36après suffisant
00:42:38pas suffisant
00:42:39il n'y a pas la matière
00:42:40enfin moi c'est pas mon sujet
00:42:41mais en l'occurrence
00:42:44oui on est déçu
00:42:45par contre
00:42:45je vous le dis
00:42:47hier
00:42:48Manon Aubry
00:42:49de la France Insoumise
00:42:50sur une autre chaîne
00:42:51avec un de mes collègues
00:42:52d'Alliance
00:42:52s'est engagé personnellement
00:42:54à ce que
00:42:54ce soir
00:42:55ça se passe bien
00:42:57et bien
00:42:57donc acte
00:42:58et on fera le bilan
00:42:59demain matin
00:42:59et bien on verra
00:43:00si Manon Aubry
00:43:01peut rendre compte
00:43:01effectivement
00:43:02des faits et gestes
00:43:03de toutes les personnes
00:43:03qui assisteront
00:43:04à cette fête de la musique
00:43:06merci Mathieu Deves
00:43:07pour toutes vos précisions
00:43:08merci Pascal Bito Panelli
00:43:10de m'avoir accompagné
00:43:11pendant cette première heure
00:43:12on marque une courte pause
00:43:13et on se retrouve
00:43:14pour parler de nouveau
00:43:15de la canicule
00:43:16est-ce qu'il faut
00:43:17un grand plan
00:43:18glime
00:43:18le rassemblement national
00:43:20l'appel de ses voeux
00:43:21une partie de la classe politique
00:43:23explique au contraire
00:43:25que ça la va
00:43:25contre l'écologie
00:43:26on en parle
00:43:27juste après la pause
00:43:28à tout de suite
00:43:32de retour
00:43:33pour la deuxième heure
00:43:33de 100%
00:43:34actu
00:43:35on va reparler
00:43:35de la canicule
00:43:36dans un instant
00:43:37mais d'abord
00:43:37l'actualité
00:43:38avec Sandra Chombo
00:43:39rebonjour Sandra
00:43:43rebonjour Elodie
00:43:44rebonjour à tous
00:43:44justement
00:43:45la canicule perturbe
00:43:46la 45ème fête
00:43:48de la musique
00:43:48prévue ce dimanche
00:43:50en particulier
00:43:50dans les 35 départements
00:43:52placés en vigilance rouge
00:43:53météo France
00:43:54annonce 41 degrés
00:43:55par endroit
00:43:56certaines villes
00:43:57ont annulé
00:43:57des concerts prévus
00:43:58d'autres ont repoussé
00:43:59le début des festivités
00:44:00à la fin de journée
00:44:014800 policiers
00:44:03et gendarmes
00:44:03ainsi que 2500
00:44:04sapeurs-pompiers
00:44:05seront mobilisés
00:44:06à Paris
00:44:06et son agglomération
00:44:07les suites de l'enquête
00:44:09après la mort
00:44:09de la petite Liana
00:44:10les premières conclusions
00:44:11des inspections diligentées
00:44:13pour faire la lumière
00:44:14sur d'éventuels
00:44:14dysfonctionnements
00:44:16révèlent des erreurs
00:44:17individuelles et humaines
00:44:18dans le traitement
00:44:19des plaintes
00:44:19visant le suspect
00:44:20Jérôme Barrella
00:44:21le rapport doit être
00:44:22remis demain
00:44:23au gouvernement
00:44:23qui a promis
00:44:24des sanctions
00:44:25en cas de défaillance
00:44:26avérée
00:44:27et puis l'Iran
00:44:28ne cherche pas
00:44:28la bombe nucléaire
00:44:30mais ne renoncera pas
00:44:31à l'enrichissement
00:44:31selon son président
00:44:33ce dimanche
00:44:34au moment où
00:44:34des négociations
00:44:35entre Téhéran
00:44:36et Washington
00:44:36se tient à Burgenstock
00:44:38en Suisse
00:44:38la délégation iranienne
00:44:40affirme que le Liban
00:44:41sera le principal sujet
00:44:42discuté
00:44:42les pourparlers
00:44:44porteront aussi
00:44:44sur les avoirs iraniens gelés
00:44:46et ses ventes
00:44:46de pétrole
00:44:50Merci à vous
00:44:51Sandra Tchombeau
00:44:52on va parler de nouveau
00:44:53je vous le disais
00:44:53de la canicule
00:44:54on disait il y a une heure
00:44:56que le gouvernement
00:44:56était mobilisé
00:44:57et bien le président
00:44:58de la République
00:44:59également
00:45:00s'est exprimé
00:45:01sur les réseaux sociaux
00:45:02Emmanuel Macron
00:45:02qui rappelle
00:45:03les bons gestes
00:45:04face à la canicule
00:45:06veillons les uns
00:45:07sur les autres
00:45:07soyons collectivement
00:45:08attentifs à nos aînés
00:45:09à nos enfants
00:45:10et aux personnes
00:45:10isolées
00:45:11ou fragiles
00:45:13et avec cette image
00:45:15qui rappelle les bons gestes
00:45:16rester au frais
00:45:17boire de l'eau
00:45:18éviter de boire de l'alcool
00:45:19se vaporiser éventuellement
00:45:22manger plutôt
00:45:22des aliments frais
00:45:24voilà pour la prise
00:45:25de parole
00:45:26d'Emmanuel Macron
00:45:27cette canicule
00:45:28on en parle notamment
00:45:28avec vous
00:45:29Sandra Larue
00:45:30merci d'être de nouveau
00:45:31avec nous
00:45:31alors ce que les français
00:45:33doivent se demander
00:45:33c'est à quoi on doit
00:45:34s'attendre
00:45:35et surtout
00:45:36jusqu'à quand on va avoir
00:45:37très chaud
00:45:37oui alors ça continue
00:45:39ça continue
00:45:39là d'ailleurs
00:45:39d'heure en heure
00:45:40les températures grimpent
00:45:41actuellement on relève déjà
00:45:42à midi
00:45:4431 degrés à Paris
00:45:45à Strasbourg
00:45:46il fait déjà
00:45:4733 degrés à Lyon
00:45:4834 à Bordeaux
00:45:4934 à Guéret
00:45:51à Angoulême
00:45:52ou encore à Montluçon
00:45:5335 à Draguignan
00:45:5431 à Toulouse
00:45:55bref on est quasiment
00:45:57déjà partout
00:45:58à midi
00:45:58dans des valeurs
00:45:59supérieures ou égales
00:46:00ou bien supérieures
00:46:01même par endroit
00:46:02à 30 degrés
00:46:04donc ça va continuer
00:46:05c'est la journée
00:46:05la plus longue
00:46:06de l'année
00:46:07c'est le solstice d'été
00:46:08donc 16 heures
00:46:10d'ensoleillement
00:46:11ça va chauffer encore
00:46:12on attend une hausse
00:46:13des températures
00:46:14jusqu'à 17-18 heures
00:46:15on fera le point demain
00:46:17mais c'est vrai que
00:46:19ça ne va pas s'arranger
00:46:20tout de suite
00:46:21on va avoir
00:46:21un plateau très chaud
00:46:23donc aujourd'hui
00:46:24ça s'accentue
00:46:25on va peut-être voir
00:46:26les cartes aujourd'hui
00:46:26des valeurs qui peuvent
00:46:28déjà frôler
00:46:28les 41 degrés
00:46:30localement
00:46:30entre le nord de l'Auvergne
00:46:31le Béry
00:46:32le Poitou-Charente
00:46:32le nord de l'Aquitaine
00:46:33pour la journée
00:46:35pour la nuit aussi
00:46:36ça va être extrêmement
00:46:37inconfortable
00:46:38évidemment
00:46:38puisque la chaleur
00:46:40s'emmagasine
00:46:41dans les appartements
00:46:42dans les villes
00:46:43et évidemment aussi
00:46:44le bitume conserve
00:46:45toute cette chaleur
00:46:46donc ça c'est pour aujourd'hui
00:46:4738 à 40
00:46:48vous voyez du sud-ouest
00:46:49en remontant sur le centre-ouest
00:46:51en remontant sur même
00:46:53les frontières du nord
00:46:55à Paris
00:46:55on attend quand même
00:46:56une valeur extrêmement élevée
00:46:57aujourd'hui
00:46:5836-38 degrés
00:46:59demain
00:47:00donc lundi
00:47:01ça s'accentue
00:47:0240 à 42 degrés
00:47:03on parle
00:47:04sur l'ouest
00:47:05sur le centre-ouest
00:47:06on parle ici
00:47:07de températures sous-abris
00:47:08alors évidemment
00:47:08si vous êtes en plein soleil
00:47:10c'est un ressenti
00:47:11qui est irrespirable
00:47:12suffocant
00:47:13c'est à l'échelle nationale
00:47:15évidemment
00:47:17et pour la journée
00:47:18de mardi
00:47:18également
00:47:19donc a priori
00:47:20au vu des dernières cartes
00:47:21de Météo France
00:47:22vous voyez
00:47:23la poche de violette
00:47:25de 40-42 degrés
00:47:26a tendance même
00:47:27à s'agrandir
00:47:29encore pour la journée
00:47:30de mardi
00:47:30à s'étendre
00:47:31exactement
00:47:31sur une bonne moitié ouest
00:47:33et puis partout ailleurs
00:47:3438 à 40 degrés
00:47:35des nuits
00:47:36donc je vous le disais
00:47:36inconfortable
00:47:37là aussi
00:47:38ça monte aussi
00:47:39comme la journée
00:47:40ça monte
00:47:41et bien la nuit
00:47:41aussi ça monte
00:47:42donc ça devient suffocant
00:47:43la nuit
00:47:4320 à 23 degrés
00:47:44localement 25 degrés
00:47:46évidemment dans les îlots urbains
00:47:48dans les appartements
00:47:49on n'en parle pas
00:47:50ce sera pareil
00:47:51pour la journée
00:47:51de la nuit
00:47:53de lundi
00:47:53à mardi
00:47:5423 à 26 degrés
00:47:56et alors a priori
00:47:57pour parler de la fin
00:47:59de cet épisode
00:48:00on sait qu'on va avoir
00:48:01une semaine
00:48:01extrêmement difficile
00:48:03à priori
00:48:04à partir de vendredi
00:48:05si les températures
00:48:06vont rester encore
00:48:08extrêmement élevées
00:48:08on a quand même
00:48:09de l'air un petit peu
00:48:10plus océanique
00:48:10il pourrait y avoir
00:48:11un petit peu plus
00:48:12d'air océanique
00:48:13qui arrive par le nord-ouest
00:48:14ça restera encore
00:48:15très chaud vendredi
00:48:16mais l'indice de confiance
00:48:17pour le moment
00:48:18n'est que de 2 sur 5
00:48:20et samedi
00:48:20à priori
00:48:21on verrait une baisse
00:48:22un peu plus significative
00:48:23des valeurs
00:48:24mais on part de tellement haut
00:48:25que cette baisse
00:48:26voudra dire que
00:48:27si on a 38
00:48:29toute la semaine
00:48:30ou 39-40
00:48:31on aura 31-33 degrés
00:48:33donc on reste encore
00:48:34bien au-dessus des normales
00:48:35je vous rappelle
00:48:35les normales
00:48:3623 degrés de normal
00:48:37au nord
00:48:3726 au sud
00:48:39c'est les températures
00:48:39qu'on atteindra
00:48:41le matin
00:48:42effectivement
00:48:43on comprend qu'on va avoir chaud
00:48:44pendant un moment
00:48:45et qu'il va falloir
00:48:45s'accrocher
00:48:46vigilance rouge
00:48:47pour une partie
00:48:48des départements français
00:48:49qu'est-ce que cela signifie
00:48:51justement cette fameuse vigilance
00:48:52alors cette vigilance rouge
00:48:54qui compte
00:48:55aujourd'hui
00:48:5635 départements
00:48:58sont passés en vigilance
00:48:59rouge
00:48:59canicule
00:49:00qui pourraient s'étendre
00:49:02à plusieurs départements
00:49:03encore aux alentours
00:49:05de 16h
00:49:05Météo France
00:49:06va revoir la situation
00:49:08pour le moment
00:49:0935 en rouge
00:49:1045 en orange
00:49:12la vigilance rouge
00:49:13c'est la vigilance maximum
00:49:15on ne peut pas faire au-dessus
00:49:16donc c'est une décision
00:49:17qui est prise par Météo France
00:49:18mais qui est aussi prise
00:49:20par tous les services sanitaires
00:49:22c'est une décision
00:49:24prise en collaboration
00:49:25pour justement
00:49:25permettre aux préfets
00:49:27de prendre des mesures
00:49:28permettre aux maires
00:49:30aussi localement
00:49:31de prendre des mesures
00:49:33en ce qui concerne
00:49:33les événements
00:49:34et puis
00:49:34d'alerter aussi
00:49:36tous ces préfets
00:49:37et ces maires
00:49:38de venir
00:49:39en soutien
00:49:42à la population
00:49:43en prenant des mesures
00:49:45dans les hôpitaux
00:49:46peut-être davantage de moyens
00:49:48voilà
00:49:48essayer de mettre en place
00:49:50des heures de travail
00:49:51aménagées
00:49:52dans les crèches aussi
00:49:53dans les écoles
00:49:54merci beaucoup
00:49:55Sandra Larue
00:49:56pour toutes ces précisions
00:49:57j'en profite pour saluer
00:49:58Romain Eskenazi
00:49:59bonjour
00:50:00merci d'être avec nous
00:50:01je rappelle que vous êtes
00:50:02député du Val d'Oise
00:50:03et le porte-parole
00:50:03du parti socialiste
00:50:05à l'Assemblée nationale
00:50:06on va parler encore
00:50:07juste quelques instants
00:50:08de la canicule
00:50:09avec notamment
00:50:10ce fameux plan clim
00:50:11vous l'avez peut-être
00:50:12entendu sur nos antennes
00:50:14Marine Le Pen
00:50:14par exemple
00:50:15estime que face
00:50:16aux futures vagues
00:50:17de chaleur
00:50:17et bien il faut
00:50:18climatiser massivement
00:50:20notamment les espaces
00:50:21publiques
00:50:22notre pays pour l'instant
00:50:23clairement est en retard
00:50:24par rapport à ses voisins
00:50:26une partie de la classe politique
00:50:27est totalement opposée
00:50:28au contraire
00:50:29à ses mesures
00:50:30on regarde justement
00:50:31la situation avec
00:50:32Michael Dos Santos
00:50:34c'est un sujet
00:50:35qui divise la classe politique
00:50:37si je suis élue
00:50:38présidente de la république
00:50:39je mettrais en place
00:50:41un plan massif
00:50:42de climatisation
00:50:44en commençant
00:50:45par les espaces
00:50:46où il y a les gens
00:50:47les plus vulnérables
00:50:48il ne faut surtout
00:50:49pas faire ça
00:50:49climatiser partout
00:50:51ça veut dire
00:50:51augmenter les dégâts
00:50:52du côté des français
00:50:54les avis divergent également
00:50:55la climatisation
00:50:57a encore trop souvent
00:50:58mauvaise presse
00:50:59trop cher
00:51:00trop énergivore
00:51:02néfaste pour l'environnement
00:51:03pourtant
00:51:04ce spécialiste l'assure
00:51:06les appareils sont désormais
00:51:07très performants
00:51:09aujourd'hui
00:51:09une climatisation
00:51:11ne consomme pas
00:51:11ce que consommer
00:51:12une climatisation
00:51:13il y a ne serait-ce que 5 ans
00:51:14mais par rapport
00:51:15à une chaudière fuel
00:51:16ou par rapport
00:51:17à une chaudière gaz
00:51:19la climatisation
00:51:20qui peut faire du froid
00:51:21et du chaud
00:51:22pollue beaucoup moins
00:51:24selon l'expert énergétique
00:51:25HelloWatt
00:51:25un peu plus d'un quart
00:51:26des maisons
00:51:27sont équipées
00:51:28en climatisation
00:51:29c'est deux fois moins
00:51:30pour les appartements
00:51:31des indicateurs en hausse
00:51:33de 4% en moyenne
00:51:34par rapport à 2025
00:51:36néanmoins
00:51:37la France
00:51:37accuse un retard
00:51:38par rapport
00:51:39à de nombreux pays
00:51:39ceux du sud de l'Europe
00:51:41les Etats-Unis
00:51:42ou encore
00:51:43les pays asiatiques
00:51:44un plan clim
00:51:45pourrait alors
00:51:46changer la donne
00:51:47quand vous achetez
00:51:48une voiture
00:51:48aujourd'hui
00:51:49si vous n'avez pas
00:51:49le GPS
00:51:50et la clim
00:51:50c'est impensable
00:51:52dans les logements
00:51:53dans les bureaux
00:51:54dans les hôpitaux
00:51:55dans les EHPAD
00:51:56dans les écoles
00:51:56ça devrait être systématique
00:51:58selon les projections
00:52:00de RTE
00:52:00gestionnaire
00:52:01du réseau
00:52:01de transport
00:52:02d'électricité
00:52:03la moitié
00:52:04des logements français
00:52:05devrait être équipée
00:52:06de climatiseurs
00:52:07d'ici à 2035
00:52:09et parmi les réactions
00:52:10celles de la ministre
00:52:11de la Santé
00:52:12Stéphanie Riste
00:52:12dans les colonnes
00:52:13du Parisien
00:52:14elle est très claire
00:52:15la ministre
00:52:15elle dit ceci
00:52:16sur ce plan clim
00:52:17c'est une proposition
00:52:18caricaturale
00:52:19car la climatisation
00:52:20seule
00:52:21ne suffit pas
00:52:22évidemment
00:52:22aujourd'hui
00:52:23il ne viendrait pas
00:52:24à l'idée
00:52:24de construire
00:52:24un hôpital
00:52:25non rafraîchie
00:52:26ou sans climatisation
00:52:27intégrée
00:52:28Bernard Conada
00:52:29il y a vraiment
00:52:29des positions
00:52:30très opposées
00:52:31Marine Le Pen
00:52:32dit on climatise
00:52:33partout
00:52:34du côté de la gauche
00:52:36de l'échiquier politique
00:52:37on climatise
00:52:38le moins possible
00:52:39et Stéphanie Riste
00:52:40qui a l'air d'être
00:52:40un petit peu
00:52:41entre les deux
00:52:42écoutez on est rentré
00:52:43dans la campagne présidentielle
00:52:44donc forcément
00:52:44tout ce qu'on dit
00:52:45ici ou là
00:52:46on ne s'attendait pas
00:52:46à ce que la clim
00:52:47soit un sujet
00:52:47mais pourquoi pas
00:52:48mais tous les sujets
00:52:49vont être de la campagne
00:52:50vous le savez
00:52:51vous êtes éditoriiste politique
00:52:52Elodie
00:52:53moi ce qui m'intéresse
00:52:54c'est comment on pense
00:52:56la société
00:52:57les entreprises
00:52:58et la vie dans la cité
00:52:59de manière responsable
00:53:00avec aussi
00:53:01un enjeu de décarbonation
00:53:02il faut aussi le reconnaître
00:53:03c'est ça aujourd'hui
00:53:04qui nous touche
00:53:05il y a beaucoup de travaux
00:53:06qui ont été faits
00:53:07dans les grandes métropoles
00:53:08je pense en Ile-de-France
00:53:08à la mairie de Paris
00:53:09il y a eu une commission
00:53:11de travail
00:53:11sur les plus de 50 degrés
00:53:13donc on sait comment faire
00:53:14il faut des moyens
00:53:15il faut du temps
00:53:16moyens qu'on n'a plus
00:53:17vraiment
00:53:18dont on n'a plus
00:53:18dont l'Etat n'a pas
00:53:19donc je pense que cette politique
00:53:21elle est un peu stérile
00:53:22bien entendu
00:53:23qu'il faut mettre
00:53:23des climatisations
00:53:24quand c'est utile
00:53:25mais la climatisation
00:53:26même si ça ne consomme
00:53:27pas de l'explicité
00:53:29le serveur
00:53:31le moteur
00:53:31il dégage
00:53:32de la chaleur
00:53:33quand même
00:53:33donc tout ça
00:53:34fait partie d'une réalité
00:53:35donc il faut
00:53:36faire en sorte
00:53:37de mettre du bon sens
00:53:38de voir des moyens
00:53:39de faire en sorte
00:53:39qu'on puisse mieux vivre
00:53:40et mieux travailler
00:53:41dans l'entreprise
00:53:43mieux vivre dans la cité
00:53:44mieux travailler dans l'entreprise
00:53:45avec une qualité de vie
00:53:47c'est ça aujourd'hui
00:53:48avec des moyens aussi
00:53:49qui sont responsables
00:53:50on ne parle pas de rien
00:53:51il y a quand même des pays
00:53:52on évoquait tout à l'heure
00:53:53les pays du sud
00:53:54qui sont habitués
00:53:55les pays y compris
00:53:56du Maghreb
00:53:57ou d'Afrique
00:53:58qui utilisent la climatisation
00:53:59on voyait les Etats-Unis
00:54:0090% de climatisation
00:54:02aux Etats-Unis
00:54:03donc on sait faire
00:54:04faisons aussi
00:54:05à l'idée de notre pays
00:54:07avec nos valeurs
00:54:08notre attente
00:54:08je rappelle
00:54:09d'une économie plus verte
00:54:10plus humaine
00:54:10plus responsable
00:54:11et évitons
00:54:13alors ça fait partie
00:54:14du jeu politique
00:54:14c'est polémique un peu stérile
00:54:15parce que
00:54:16ceux qui sont dans l'attente
00:54:18aujourd'hui
00:54:18sont les français
00:54:19et surtout les français
00:54:20les plus fragiles
00:54:20qui n'ont peut-être pas
00:54:21les moyens
00:54:21de s'adapter
00:54:22c'est effectivement aussi
00:54:23une question de moyens
00:54:24justement comme vous le disiez
00:54:26pour un certain nombre
00:54:26de français
00:54:28on va changer maintenant
00:54:29de sujet
00:54:30et reparler de justice
00:54:31et des services d'enquête
00:54:33puisque depuis l'affaire Liana
00:54:34dont on parlait tout à l'heure
00:54:35évidemment il y a une onde
00:54:36de choc en France
00:54:38avec des magistrats
00:54:39avec aussi des forces de l'ordre
00:54:40parfois qui sont
00:54:41pointées du doigt
00:54:42et pour eux
00:54:42c'est un véritable traumatisme
00:54:44pour tous ces enquêteurs
00:54:45qui travaillent dans l'urgence
00:54:46qui n'ont pas assez de temps
00:54:47pas assez de moyens
00:54:48et forcément
00:54:48qui vivent très mal
00:54:50tout ce qu'ils entendent
00:54:50sur leur travail
00:54:51reportage justement
00:54:52avec Régine Delfour
00:54:54et François Tiskevitch
00:54:56Des dossiers
00:54:57qui s'amoncèlent
00:54:58sur les bureaux
00:54:59partout en France
00:55:00les policiers
00:55:01croulent sous les affaires
00:55:02de violences sur mineurs
00:55:03avec le risque
00:55:05d'un nouveau drame
00:55:05On peut passer
00:55:06à côté
00:55:07de quelqu'un
00:55:08qui réitère
00:55:09des faits
00:55:10qui va passer
00:55:11effectivement
00:55:12de nouveau
00:55:12à l'acte
00:55:13et qui va mener
00:55:14à une nouvelle affaire
00:55:15Liana
00:55:16et c'est bien ça
00:55:17que nos enquêteurs
00:55:19sont au niveau moral
00:55:20très impactés
00:55:21au niveau des risques
00:55:22psychosociaux
00:55:22parce qu'ils se disent
00:55:23je ne suis pas à l'abri
00:55:25de ma faute
00:55:26parce qu'ils peuvent
00:55:27se mettre la responsabilité
00:55:28également sur eux
00:55:29L'affaire Liana
00:55:29a mis en lumière
00:55:30des dysfonctionnements
00:55:31de la justice
00:55:32mais aussi au sein
00:55:33des services d'enquête
00:55:34une mise en cause
00:55:35jugée injuste
00:55:36par les enquêteurs
00:55:37Les équipes là
00:55:39elles sont
00:55:39elles sont vraiment
00:55:41j'ai envie de dire
00:55:42presque traumatisées
00:55:43par rapport
00:55:44à ce qui a été dit
00:55:45Aujourd'hui
00:55:45on rejette
00:55:46la responsabilité
00:55:47sur le premier
00:55:48maillon de la chaîne
00:55:48que sont
00:55:49les enquêteurs
00:55:50chargés de ces affaires
00:55:52Les policiers
00:55:53dénoncent
00:55:53un manque cruel
00:55:54de moyens
00:55:55Allons-Champagne
00:55:56par exemple
00:55:57où ils sont
00:55:58deux aux affaires mineures
00:56:00deux fonctionnaires
00:56:01formés
00:56:02pour une charge
00:56:03de 500 dossiers
00:56:04voilà
00:56:05donc c'est
00:56:07une réalité
00:56:07c'est un manque
00:56:08de moyens
00:56:08sachant qu'il faut
00:56:09des personnels
00:56:10formés aux mineurs
00:56:10il faut les locaux
00:56:11spécifiques
00:56:12il faut effectivement
00:56:14pouvoir oeuvrer
00:56:15avec du matériel
00:56:16performant
00:56:17ce qu'on n'a pas
00:56:17Les syndicats de police
00:56:18réclament notamment
00:56:19un logiciel performant
00:56:20pour la rédaction
00:56:21des procédures pénales
00:56:23Romain Eskenazi
00:56:24on sait que demain
00:56:25il y aura donc
00:56:25le fameux rapport
00:56:26sur l'enquête administrative
00:56:27qui sera rendu
00:56:28au gouvernement
00:56:29selon les fuites
00:56:30on voit déjà
00:56:30des responsabilités
00:56:31semble-t-il
00:56:32individuelles
00:56:33mais on entend aussi
00:56:33là cette réalité
00:56:34de terrain
00:56:35avec des magistrats
00:56:36des enquêteurs
00:56:37qui eux font bien
00:56:37leur travail au quotidien
00:56:39et forcément
00:56:39qui ont un peu du mal
00:56:40avec tout ce qu'on dit
00:56:41s'il y a eu des dysfonctionnements
00:56:42il faut sans doute
00:56:43qu'ils soient punis
00:56:44mais il ne faut pas non plus
00:56:44qu'on oublie la réalité
00:56:45de terrain
00:56:46de ces enquêteurs-là
00:56:47ou de ces magistrats
00:56:48Je suis parfaitement
00:56:49d'accord avec vous
00:56:50vous savez que l'affaire Liana
00:56:51a révélé finalement
00:56:52au grand jour
00:56:53un problème
00:56:54que nous on identifie
00:56:55comme systémique
00:56:56par manque de moyens
00:56:56il y a en France
00:56:58deux fois moins de juges
00:56:59que la moyenne européenne
00:57:00six fois moins
00:57:01qu'en Allemagne
00:57:01quatre fois moins de procureurs
00:57:02qu'en Allemagne
00:57:03et je ne parle même pas
00:57:04effectivement des moyens
00:57:05pour les enquêteurs
00:57:06les gendarmes
00:57:07ou les policiers
00:57:08donc c'est une évidence
00:57:09qu'il manque de moyens
00:57:10il y a aujourd'hui
00:57:1170 000 dossiers
00:57:12qui dorment aujourd'hui
00:57:13dans lesquels
00:57:13il y a potentiellement
00:57:15des violeurs
00:57:16qui sont en liberté
00:57:16et qui pourraient récidiver
00:57:17donc au-delà
00:57:18des responsabilités individuelles
00:57:20c'est possible
00:57:21qu'il y en ait
00:57:22et c'est normal
00:57:22et c'est légitime
00:57:23pour la famille normalement
00:57:24notamment
00:57:25qu'il y ait une enquête
00:57:25administrative
00:57:26mais cela ne doit pas
00:57:27mettre de côté
00:57:28le manque de moyens
00:57:30structurels
00:57:30qu'il y a aujourd'hui
00:57:31dans notre système
00:57:32à la fois d'enquête
00:57:34et de justice
00:57:35parce qu'effectivement
00:57:36Caroline Pilastre
00:57:37on voit aussi
00:57:39le danger parfois
00:57:40de réagir
00:57:40entre guillemets
00:57:40sous le coup
00:57:41de l'émotion
00:57:42c'est-à-dire que cette enquête
00:57:42s'il y a des fautes individuelles
00:57:44qu'elle soit sanctionnée
00:57:45mais derrière
00:57:46il faut forcément
00:57:46se demander
00:57:47ce qu'on fait
00:57:48pour que ça n'arrive plus
00:57:49parce que si cette enquête
00:57:50pointe des dysfonctionnements
00:57:52ça veut dire que le mieux
00:57:53c'est de les éviter
00:57:54à l'avenir
00:57:54j'entends ce que vous dites
00:57:55mais forcément
00:57:56c'est de l'émotion
00:57:57souvent on entend
00:57:58que la politique
00:57:59ne doit pas être affecte
00:58:01et émotionnelle
00:58:02c'est faux
00:58:03dans une histoire pareille
00:58:04où une petite fille
00:58:04a été assassinée de la sorte
00:58:06je le redis
00:58:06ça a été quoi
00:58:07la réaction de nous tous
00:58:09à part être horrifiés
00:58:11dégoûtés
00:58:11et trouver qu'il y a eu
00:58:12un manquement
00:58:13une défaillance
00:58:14sur toute la chaîne
00:58:15il y a une responsabilité
00:58:16quoi qu'il en soit
00:58:17j'en ai rien à faire
00:58:18du profil
00:58:19des uns ou des autres
00:58:20ce que je veux savoir
00:58:21et encore moins
00:58:22que la famille
00:58:23si je puis dire
00:58:23parce que ça n'est pas moi
00:58:24qui dans ma chair
00:58:25ait vécu ce drame
00:58:26qui est responsable ?
00:58:28parce que cette petite fille
00:58:29ça aurait pu être nous
00:58:30ça aurait pu être notre fille
00:58:31notre soeur
00:58:32etc
00:58:33donc ça n'est pas normal
00:58:34ce qui s'est passé
00:58:35ça n'est pas normal
00:58:35ce qui se passe dans ce pays
00:58:37concernant ces affaires dramatiques
00:58:39on n'est pas en train
00:58:40de parler d'histoire anecdotique
00:58:42on est en train de parler
00:58:42de vie humaine
00:58:43donc effectivement
00:58:44vous avez raison monsieur
00:58:46pardon
00:58:46c'est structurel et systémique
00:58:47au niveau du manque de moyens
00:58:49du manque d'effectifs
00:58:50mais quoi qu'il en soit
00:58:51de A à Z
00:58:52on a entendu cette histoire
00:58:54où rien ne va
00:58:55depuis le départ
00:58:57donc bien sûr
00:58:58que les uns et les autres
00:58:59doivent répondre
00:59:00de leurs actes
00:59:00et tout acte a des conséquences
00:59:02puisque nous
00:59:03devons respecter
00:59:04en tant que citoyens
00:59:05la loi
00:59:05les règles de vie communes
00:59:07eux aussi
00:59:08et ils doivent surtout
00:59:09en répondre à la justice
00:59:10mais surtout à la famille
00:59:12Romain Eskenazi
00:59:12on voit certaines propositions
00:59:13notamment du côté
00:59:14de Bruno Rotaillot
00:59:15expliquant qu'il faut
00:59:17potentiellement
00:59:17pouvoir punir
00:59:19les magistrats
00:59:19avec une cour disciplinaire
00:59:20ou au faire élire
00:59:21directement les procureurs
00:59:23par les français
00:59:23qu'est-ce que vous pensez
00:59:24vous de ces propositions
00:59:26écoutez je ne les partage pas
00:59:27aujourd'hui
00:59:28il y a des professionnels
00:59:30qui font part
00:59:31de leurs difficultés
00:59:31qui expliquent effectivement
00:59:32l'attente qu'il y a
00:59:34avec les dossiers
00:59:34qui s'accumulent
00:59:35le manque de moyens humains
00:59:37des audiences
00:59:38qui sont officiellement prévues
00:59:39et s'ils allaient jusqu'au bout
00:59:40jusqu'à 6h du matin
00:59:41et donc forcément
00:59:42on reporte un certain nombre
00:59:43de dossiers
00:59:43qui sont eux-mêmes reportés
00:59:45la fois suivante etc
00:59:45donc non
00:59:46moi très honnêtement
00:59:47le fait de dire
00:59:48et de menacer justement
00:59:50les magistrats
00:59:51et que la réponse
00:59:51soit systématiquement
00:59:52la sanction
00:59:53enfin vous savez
00:59:54je ne pense pas
00:59:54qu'un magistrat
00:59:55si jamais il savait
00:59:57qu'il était menacé
00:59:58de sanction
00:59:58aurait mieux jugé
00:59:59et empêché finalement
01:00:01un violeur d'être en liberté
01:00:02ou un assassin
01:00:03d'assassiner un enfant
01:00:06je ne suis pas certain
01:00:07en menaçant les magistrats
01:00:10voilà
01:00:10moi je n'ai pas l'impression
01:00:11qu'aujourd'hui
01:00:12les magistrats
01:00:12aient besoin d'être menacés
01:00:14pour faire mieux leur travail
01:00:15j'ai l'impression
01:00:16qu'il manque de moyens
01:00:16pour faire bien leur travail
01:00:17c'est pareil pour les enquêteurs
01:00:19je ne suis pas certain
01:00:20qu'en faisant des lois
01:00:21en leur disant
01:00:21désormais
01:00:21si vous faites mal votre travail
01:00:22vous êtes menacés
01:00:23vous savez
01:00:24je pense que tout magistrat
01:00:25et tout policier
01:00:25et c'était très bien exprimé
01:00:27par le responsable syndical
01:00:28juste avant
01:00:29font ce métier là aussi
01:00:30parce qu'ils ont une conscience
01:00:31professionnelle
01:00:31et lorsqu'ils rentrent chez eux
01:00:32en se disant
01:00:33peut-être qu'aujourd'hui
01:00:34j'ai laissé un prédateur sexuel
01:00:36ou un assassin en liberté
01:00:37je pense que cette menace
01:00:38est suffisante
01:00:38et que ça ne sert à rien
01:00:39d'aller dans la surenchère
01:00:40de Bruno Rotaillot
01:00:42pour menacer les magistrats
01:00:43et les enquêteurs
01:00:44de prison
01:00:45si jamais ils font mal leur travail
01:00:46je voudrais qu'on regarde
01:00:47un autre cas de dysfonctionnement
01:00:49c'est celui de Karine Jambu
01:00:50on vous en avait parlé
01:00:51justement sur l'antenne
01:00:52c'est cette jeune femme
01:00:53qui a été violée
01:00:54via un système
01:00:55de confusion des peines
01:00:56son violeur a été libéré
01:00:58et il va s'installer
01:00:59dans la même ville qu'elle
01:01:01et bien cette semaine
01:01:02elle a remis une pétition
01:01:03de plus de 150 000 signatures
01:01:05à une députée ensemble
01:01:06pour la République
01:01:07Laure Miller
01:01:08CNew justement était sur place
01:01:09on regarde ce que disaient
01:01:11Karine Jambu
01:01:11et sa maman
01:01:12qui l'accompagnent
01:01:12dans ce combat
01:01:14je vous remets du coup
01:01:15toutes ces signatures
01:01:18en ayant l'espoir
01:01:19que les choses changent
01:01:20c'est un geste fort
01:01:22et plein d'espoir
01:01:23d'une mère et sa fille
01:01:24venues porter leur combat
01:01:26devant l'Assemblée nationale
01:01:28si pour nous il est trop tard
01:01:29il faut penser aux autres
01:01:32hier Laurence Brunet-Jambu
01:01:34et sa fille Karine
01:01:35ont remis à la députée
01:01:36Laure Miller
01:01:37les 150 000 signatures
01:01:39recueillies dans le cadre
01:01:40de leur pétition
01:01:41mettant en cause
01:01:43le mécanisme
01:01:43de la confusion des peines
01:01:45inscrits dans le droit français
01:01:46avec le nombre de signatures
01:01:48on voit bien que
01:01:49là il est clairement
01:01:50demandé
01:01:51que les choses changent
01:01:52mère et fille
01:01:53espèrent désormais
01:01:54transformer cette mobilisation
01:01:56citoyenne
01:01:56en débat politique
01:01:58On a eu l'engagement formel
01:02:00de Laure Miller
01:02:00et je crois en sa parole
01:02:02ça va être un premier pas
01:02:03mieux protéger nos enfants
01:02:05c'est à dire
01:02:05en les protégeant
01:02:07de la sortie
01:02:08de leurs agresseurs
01:02:08Aujourd'hui
01:02:09on peut confondre
01:02:11deux peines
01:02:11quand quelqu'un a
01:02:12en l'occurrence
01:02:13violé des enfants
01:02:15à plusieurs reprises
01:02:16et bien on peut confondre
01:02:17l'ensemble des peines
01:02:18et donc ce qui conduit
01:02:20ce monsieur par exemple
01:02:20à ressortir au bout de 8 ans
01:02:22alors que la peine
01:02:23était de 30 ans
01:02:23et donc c'est possible
01:02:25déjà dans la loi
01:02:26pour les faits de terrorisme
01:02:27l'idée c'est de pouvoir
01:02:28l'inclure
01:02:29l'impossibilité
01:02:30de confusion des peines
01:02:31pour des faits de violence
01:02:33sur des enfants
01:02:34sur des mineurs
01:02:34Pour l'heure
01:02:35la députée Laure Miller
01:02:36s'est engagée
01:02:37à déposer un projet de loi
01:02:39avant la rentrée
01:02:41On parlait tout à l'heure
01:02:42de l'émotion
01:02:43Bernard Conadat
01:02:44et quand j'ai pu échanger
01:02:44avec la maman de Karine
01:02:45elle disait justement
01:02:46que les médias
01:02:47avaient aidé
01:02:47à ce que ce combat
01:02:48arrive sur la scène politique
01:02:50et c'est vrai que
01:02:51on découvre
01:02:52comme l'expliquait très bien
01:02:53la députée
01:02:54que grâce à un système
01:02:55de confusion des peines
01:02:56on risque 30
01:02:56on n'en fait que 8
01:02:58de cette peine là
01:02:58parce qu'on en a fait d'autres
01:02:59évidemment
01:03:00avant on marche sur la dette
01:03:01c'est presque une prime
01:03:02à connaître un maximum
01:03:03de crimes
01:03:04pour qu'à la fin
01:03:05on ait moins de peine de prison
01:03:06c'est un peu ça la logique
01:03:07Oui mais ça fait partie
01:03:08malheureusement
01:03:08de notre système pénal
01:03:09et notre philosophie pénale
01:03:10ce qui n'est pas le cas
01:03:11dans d'autres pays
01:03:12alors moi je pense
01:03:13que le débat présidentiel
01:03:14excusez-moi d'insister là-dessus
01:03:16va permettre
01:03:17un vrai échange
01:03:18sur le système
01:03:20que nous attendons
01:03:21les Français
01:03:22ont une volonté
01:03:23d'une meilleure justice
01:03:24plus proche
01:03:26et plus efficace
01:03:27c'est pour ça
01:03:27qu'on évoquait tout à l'heure
01:03:28aussi la responsabilisation
01:03:30des magistrats
01:03:31mais qui dit responsabiliser
01:03:32on dit reconnaissance
01:03:33aussi du travail
01:03:34par leur mérite
01:03:34on ne peut pas vouloir
01:03:35l'un sans l'autre
01:03:36c'est un vrai débat
01:03:38et on ne peut pas faire ça
01:03:39dans l'urgence
01:03:39ni l'ego par l'ego
01:03:41si vous le permettez
01:03:42c'est une vraie remise en cause
01:03:45en chantier
01:03:46de notre système pénal
01:03:47et des peines afférentes
01:03:48c'est une attente
01:03:49des Français
01:03:49c'est une attente
01:03:50des victimes
01:03:50et c'est aussi
01:03:51une attente
01:03:52pour plus de citoyenneté
01:03:54et plus d'égalité
01:03:54Jérôme Gimenez
01:03:55c'est vrai que la logique
01:03:56derrière cette confusion
01:03:57des peines
01:03:58elle peut choquer
01:03:58parce qu'on se dit
01:03:59qu'un criminel
01:04:00plus il commet d'acte
01:04:01finalement presque
01:04:02moins il est puni
01:04:03et on entend justement
01:04:04Karine qui expliquait
01:04:05que c'était important
01:04:06de se sentir soutenu
01:04:07on dit beaucoup
01:04:08évidemment qu'il faut
01:04:09entendre la parole
01:04:10une fois de plus
01:04:10des femmes et des enfants
01:04:11quand on voit après
01:04:12ce genre de décision de justice
01:04:13on a l'impression
01:04:14qu'on n'y est pas encore
01:04:14tout à fait
01:04:15déjà nous on entend
01:04:16très bien le cri du coeur
01:04:16de cette dame
01:04:18c'est alarmant
01:04:19mais quelque part
01:04:20nous les policiers
01:04:21on vit la même chose
01:04:22au quotidien
01:04:22quand on interpelle
01:04:24à multiples reprises
01:04:25des auteurs
01:04:26d'infractions graves
01:04:27que ce soit des délits
01:04:28ou des crimes
01:04:29et qu'on les croise
01:04:31régulièrement
01:04:31sur notre chemin
01:04:32c'est toute l'impuissance
01:04:33on se dit que parfois
01:04:34oui malheureusement
01:04:35en France on travaille à vide
01:04:36on travaille à vide
01:04:37et avec souvent
01:04:38effectivement des forces
01:04:38de l'ordre
01:04:39qui nous expliquent
01:04:39que sur le terrain
01:04:40on fait son travail
01:04:41avec beaucoup de motivation
01:04:42mais qu'on recroise
01:04:42les mêmes
01:04:43dès le lendemain
01:04:44Romain Esquenazie
01:04:45sur cette confusion
01:04:46des peines
01:04:46est-ce qu'il faut
01:04:47effectivement une réflexion
01:04:49est-ce qu'il faut
01:04:49supprimer cette confusion
01:04:51des peines
01:04:51quelle est la position
01:04:52de votre parti là-dessus ?
01:04:53Ecoutez je découvre
01:04:54cette proposition de loi
01:04:55qui manifestement
01:04:56sera déposée prochainement
01:04:57moi je ne vais pas
01:04:58me prononcer
01:04:59je n'ai pas lu
01:04:59la proposition de loi
01:05:00effectivement
01:05:01le cas de cette victime
01:05:03de viol relève
01:05:03manifestement une incohérence
01:05:05donc ça mérite
01:05:05de s'y pencher
01:05:06et de regarder
01:05:07mais je ne peux pas
01:05:08monsieur l'a très bien dit
01:05:09c'est un élément
01:05:10assez fondamental
01:05:11de notre système
01:05:12de justice aujourd'hui
01:05:13je découvre cette proposition
01:05:14de loi
01:05:14je ne vais pas me prononcer
01:05:15pour ou contre là maintenant
01:05:16mais je la lirai avec attention
01:05:17parce qu'effectivement
01:05:18le témoin de cette victime
01:05:19interpelle
01:05:21avec un agresseur
01:05:22qui devait faire
01:05:2330 ans de prison
01:05:23et qui se retrouve
01:05:24dans la même ville qu'elle
01:05:25seulement 8 ans après
01:05:26ça soulève effectivement
01:05:27des interrogations
01:05:28j'ai beaucoup de respect
01:05:29pour ma collègue députée
01:05:31qui est très investie
01:05:32sur la question
01:05:32de protection des victimes
01:05:33donc elle a une crédibilité
01:05:35sur ces sujets
01:05:35et donc je lirai
01:05:36sa proposition de loi
01:05:37avec attention
01:05:38on en débattra collectivement
01:05:39à l'Assemblée nationale
01:05:40on va marquer une dernière pause
01:05:42dans ce 100% actu
01:05:43et puis on parlera aussi
01:05:45de cette fête de la musique
01:05:46et notamment
01:05:47avec un concert
01:05:48qui est organisé
01:05:49par la France Insoumise
01:05:50le préfet de police
01:05:51avait interdit l'événement
01:05:53finalement
01:05:53la justice administrative
01:05:55l'a maintenu
01:05:56et puis on dira aussi
01:05:57un mot
01:05:57à la fin de la situation
01:05:59en Iran
01:06:00à tout de suite
01:06:04De retour pour la dernière partie
01:06:05de 100% actu
01:06:07dans un instant
01:06:07on va parler de la marche
01:06:08et du concert organisé
01:06:10par la France Insoumise
01:06:11pour la fête de la musique
01:06:12mais d'abord
01:06:13le reste de l'actualité
01:06:14avec Sandra Chambour
01:06:15bonjour Sandra
01:06:18bonjour Elodie
01:06:19bonjour à tous
01:06:20le réseau ferroviaire français
01:06:22est fortement impacté
01:06:23par cet épisode caniculaire
01:06:25c'est ce qu'a déclaré
01:06:26Jean Castex
01:06:27PDG de la SNCF
01:06:29il a également présenté
01:06:30ses excuses
01:06:30aux voyageurs
01:06:31d'un train Ouigo
01:06:31bloqué hier
01:06:32à proximité
01:06:33de la gare de Toulouse
01:06:34suite à de lourds travaux
01:06:35dus à une panne électrique
01:06:37les passagers
01:06:37ont parcouru à pied
01:06:38le dernier kilomètre
01:06:39le long des rails
01:06:40sous des températures
01:06:41avoisinant les 35 degrés
01:06:42dans ce contexte
01:06:44les écologistes
01:06:44ont lancé une pétition
01:06:45pour réclamer
01:06:46un congé climatique
01:06:47Marine Thondelier
01:06:48chef de file des verts
01:06:49a évoqué
01:06:49les grandes lignes ce matin
01:06:50il serait de 5 jours maximum
01:06:52par an
01:06:52sans perte de revenus
01:06:54et permettra à chaque personne
01:06:55de faire face
01:06:56à une canicule
01:06:56une inondation
01:06:57un incendie
01:06:58ou une fermeture d'écoles
01:06:59liées au climat
01:06:59cette proposition
01:07:00s'inspire notamment
01:07:01du modèle espagnol
01:07:02adopté en 2024
01:07:03et puis à l'international
01:07:05l'Iran a averti
01:07:06que les pourparlers
01:07:07avec les Etats-Unis
01:07:08ne peuvent avancer
01:07:09sans paix au Liban
01:07:10et déclare que
01:07:11ce sera d'ailleurs
01:07:12le principal sujet
01:07:13discuté cet après-midi
01:07:14lors des négociations
01:07:15entre Téhéran
01:07:16et Washington en Suisse
01:07:17tout comme les avoirs
01:07:18iraniens gelés
01:07:19et ses ventes de pétrole
01:07:21le président iranien
01:07:22a aussi déclaré
01:07:23que son pays
01:07:24ne cherchait pas
01:07:25la bombe nucléaire
01:07:26mais ne renoncerait pas
01:07:27à l'enrichissement
01:07:30Merci à vous Sandra Tchombaud
01:07:31de nous avoir informé
01:07:32pendant tout ce 100%
01:07:33actu
01:07:34on va donc parler
01:07:35de ce concert
01:07:36qui aura bien lieu
01:07:37concert organisé
01:07:38par la France Insoumise
01:07:39pour la fête de la musique
01:07:41je rappelle que
01:07:41dans un premier temps
01:07:42le préfet de police
01:07:43l'avait interdit
01:07:44mais le tribunal administratif
01:07:46finalement
01:07:46est revenu
01:07:47sur cette interdiction
01:07:48pour quelle motivation
01:07:50on voit cela
01:07:50avec Louisa Paris
01:07:54des milliers de personnes
01:07:55seront présentes
01:07:56place de la république
01:07:57mais également
01:07:58les forces de l'ordre
01:07:59le concert de la France Insoumise
01:08:00annulé par la préfecture
01:08:02de police de Paris
01:08:03a finalement été autorisé
01:08:05une décision
01:08:06rendue par le tribunal
01:08:07administratif de Paris
01:08:08composée d'un président
01:08:09et de deux conseillers
01:08:11ces trois membres
01:08:12ont estimé
01:08:13que le trouble
01:08:13à l'ordre public
01:08:14n'était pas assez caractérisé
01:08:15le préfet de police
01:08:17ne démontrait pas
01:08:17qu'il ne serait pas
01:08:18en mesure
01:08:19d'assurer le maintien
01:08:19de l'ordre
01:08:20en prenant des mesures
01:08:21de nature
01:08:22à garantir l'exercice
01:08:23de la liberté de réunion
01:08:24les forces de l'ordre
01:08:26vont devoir jouer l'adaptation
01:08:27face à un public
01:08:28qualifié d'hostile
01:08:29à leur égard
01:08:30par la préfecture
01:08:31de police de Paris
01:08:32j'espère vraiment
01:08:34que les personnes
01:08:35sont là
01:08:35pour les bonnes raisons
01:08:36qu'il y aura
01:08:36un service d'ordre
01:08:37pareil de compte
01:08:38de la France Insoumise
01:08:40qui y assurera
01:08:40et qu'il n'y aura pas
01:08:42de provocation
01:08:43ou de mots
01:08:45ou de slogans
01:08:46anti-police
01:08:47comme on a pu l'entendre
01:08:48sur ces dernières années
01:08:50le syndicat
01:08:51de police alliance
01:08:52se dit déçu
01:08:53de la décision
01:08:53du tribunal administratif
01:08:55et affirme
01:08:56qu'il y a des raisons
01:08:56plausibles
01:08:57aux difficultés
01:08:58de maintien de l'ordre
01:08:58de cette manifestation
01:09:00prévue par la France Insoumise
01:09:03Jérôme Jiménez
01:09:04en train de vous entendre
01:09:05dire que vous espériez
01:09:05vraiment
01:09:06que ça allait bien se passer
01:09:07et qu'il n'y ait pas
01:09:08de slogan anti-police
01:09:08je fais rarement ça
01:09:09mais je vais quand même
01:09:10vous réinterroger
01:09:10sur vos propres propos
01:09:12c'est de l'ironie
01:09:13ou vous êtes très optimiste
01:09:14aujourd'hui ?
01:09:15Non
01:09:15on a les mêmes craintes
01:09:17que le préfet de police
01:09:17bien évidemment
01:09:18c'est notre métier
01:09:18de la sécurité
01:09:19donc oui
01:09:20on a des craintes
01:09:20et les craintes
01:09:21elles sont réelles
01:09:23donc on espère
01:09:25que ça restera
01:09:26une fête populaire
01:09:28mais ce qui est triste
01:09:29aujourd'hui
01:09:30et on pourrait
01:09:31dire tellement de choses
01:09:32c'est qu'on est bien loin
01:09:33de l'esprit
01:09:34de la fête de la musique
01:09:35de 1982
01:09:36ce qui est triste
01:09:37c'est qu'une nouvelle fois
01:09:38on va rappeler
01:09:39des collègues
01:09:40notamment des CRS
01:09:41d'Unité de Force Mobile
01:09:42en nombre
01:09:43qui étaient mobilisés
01:09:44pendant plus d'une semaine
01:09:45sur le G7
01:09:45les policiers
01:09:47sont pas
01:09:47sur les matchs de foot
01:09:48sur etc
01:09:48exactement
01:09:49donc les policiers
01:09:50sont fatigués
01:09:50en plus de ça
01:09:51on va avoir une pensée
01:09:52forte pour eux
01:09:53parce que ce soir
01:09:53on va aller les voir
01:09:54sans être avec eux
01:09:55aussi sur le terrain
01:09:55mais travailler
01:09:57dans ces conditions-là
01:09:59et notamment
01:10:00sur ce secteur spécifique
01:10:02que va être République
01:10:03on espère
01:10:04oui fortement
01:10:05que les gens
01:10:05ne vont pas venir
01:10:06et entendre
01:10:07des propos
01:10:07anti-police
01:10:09que quelque part
01:10:10les organisateurs
01:10:12et les fistes
01:10:12ne souffrent pas
01:10:13sur les braises
01:10:14pour faire en sorte
01:10:15ils ont déjà organisé
01:10:15des manifestations
01:10:16contre la police
01:10:17je rappelle
01:10:17qui étaient
01:10:18de manière systémique
01:10:19violente et raciste
01:10:20donc souffler sur les braises
01:10:21ça a déjà été fait
01:10:22a priori
01:10:22écoutez
01:10:23je vous ai dit tout à l'heure
01:10:24moi il me tarde de voir
01:10:25il y a une personne
01:10:26donc Manon Aubry
01:10:27a pris ses responsabilités
01:10:30quelque part hier
01:10:31sur une chaîne concurrente
01:10:32auprès d'un de mes collègues
01:10:33d'Alliance Police Nationale
01:10:34en disant que tout allait bien se passer
01:10:35donc tac
01:10:36on fait le bilan demain matin
01:10:37mais j'ai du mal à y croire
01:10:39et on peut être évidemment optimiste
01:10:40parce que le mieux
01:10:41serait évidemment
01:10:42que tout se passe bien
01:10:43Manon Aubry
01:10:43vous l'avez mentionné
01:10:44elle était l'invité tout à l'heure
01:10:46d'Europe 1, CNews et Les Echos
01:10:48elle s'est exprimée justement
01:10:50sur ce concert
01:10:51on l'écoute
01:10:53c'est avant tout
01:10:54en effet un camouflet
01:10:55pour le préfet
01:10:56qui a tenté d'interdire
01:10:58sur la base
01:10:59d'arguments absolument fallacieux
01:11:01et qui sont démontés
01:11:02un à un
01:11:02par la décision du tribunal administratif
01:11:04le préfet de police
01:11:05ne justifie pas
01:11:05au regard des pièces
01:11:06produites au dossier
01:11:07du risque de troubles matériels
01:11:08à l'ordre public
01:11:09ça c'est pour le premier argument
01:11:11ensuite le deuxième argument
01:11:13c'est que
01:11:15sur le risque
01:11:17soi-disant de débordement
01:11:19de la France insoumise
01:11:20etc
01:11:21là aussi
01:11:22le tribunal administratif
01:11:23le démonte
01:11:24en disant
01:11:25il ne résulte pas
01:11:26de l'instruction
01:11:26que les organisateurs
01:11:27du concert
01:11:28sur la place de la République
01:11:29aient été impliqués
01:11:30dans des violences
01:11:31entre groupes antagonistes
01:11:32de l'ultra gauche
01:11:33et de l'ultra droite
01:11:34je ne vais pas vous faire
01:11:37discuter
01:11:37la décision de justice
01:11:38mais sur cette organisation
01:11:40la France insoumise
01:11:41nous explique
01:11:41que c'est un simple concert
01:11:42à l'issue d'une marche
01:11:43on voit bien
01:11:44que ce n'est pas juste
01:11:45un concert
01:11:45quand un parti politique
01:11:46organise un événement
01:11:47comme celui-là
01:11:48c'est une manifestation politique
01:11:49presque comme une autre
01:11:51oui tout à fait
01:11:52alors je vous remercie
01:11:53je ne vais effectivement
01:11:54pas commenter
01:11:54la décision de justice
01:11:55je pense que
01:11:55si le tribunal a pris
01:11:56cette décision
01:11:57c'est qu'ils ont considéré
01:11:57en conscience
01:11:58que cette manifestation
01:11:59pouvait se dérouler
01:12:00dans des conditions
01:12:01pas plus difficiles
01:12:01que le reste de la fête
01:12:02de la musique
01:12:02je rappelle que
01:12:03pour vos collègues
01:12:04la fête de la musique
01:12:05c'est un jour particulièrement
01:12:07compliqué de l'année
01:12:08moi je me souviens
01:12:09la France insoumise
01:12:10n'existait pas encore
01:12:11et on est déjà sortis
01:12:12sur Paris
01:12:13et il y a eu des difficultés
01:12:14parce qu'il y avait
01:12:14des bandes de jeunes
01:12:15qui n'allaient pas du tout
01:12:16pour faire la fête
01:12:16mais pour créer de l'embrouille
01:12:18etc.
01:12:18donc de toute façon
01:12:19c'est une soirée chaude
01:12:20pour les forces de l'ordre
01:12:21et donc là
01:12:22c'est un concert supplémentaire
01:12:23donc manifestement
01:12:24qui pouvait se dérouler
01:12:25sans rajouter plus de troubles
01:12:27alors non plus non
01:12:27moi ce que je regrette
01:12:28c'est que pour moi
01:12:29c'est une fête universelle
01:12:30moi je suis un militant politique
01:12:32j'ai des idées politiques
01:12:33que je défends
01:12:34en tant que militant
01:12:35et puis même en tant qu'élu
01:12:36mais je considère que
01:12:36ce jour-là
01:12:37c'est la fête de la musique
01:12:38c'est une fête qui est universelle
01:12:40on doit pouvoir partout
01:12:40dans Paris
01:12:41en particulier sur la place
01:12:43emblématique de la place
01:12:44de la République
01:12:44pouvoir danser
01:12:45chanter
01:12:45faire la fête
01:12:46dans une forme de communion
01:12:47et d'union
01:12:48sans forcément marquer
01:12:49une appartenance politique
01:12:50voire un clivage
01:12:51par rapport à d'autres partis
01:12:52etc.
01:12:53donc moi c'est un petit peu
01:12:54c'est ça que je regrette
01:12:55je pense que moi
01:12:56des démarches
01:12:56des rassemblements
01:12:57pour le racisme
01:12:58contre le racisme
01:12:59évidemment
01:13:00moi c'est quelque chose
01:13:01j'en ai déjà participé
01:13:03à plusieurs
01:13:04mais c'est vrai
01:13:05que tout mélanger
01:13:06ce jour-là
01:13:06et faire une marche
01:13:08une manifestation
01:13:08une forme de meeting politique
01:13:09sur la place de la République
01:13:10le jour de la fête
01:13:12de la musique
01:13:12je pense que c'était pas
01:13:13forcément le jour
01:13:14et que c'est plutôt
01:13:14un jour de communion
01:13:15et d'union
01:13:16plutôt qu'un jour
01:13:17de clivage partisan
01:13:18justement là-dessus Caroline
01:13:19effectivement c'est ce qu'on voit
01:13:20dans cette journée
01:13:21puisque c'est aussi une marche
01:13:22qui va précéder ce concert
01:13:23de la France Insoumise
01:13:24c'est d'organiser
01:13:26un événement
01:13:27où en fait
01:13:27on va un peu quand même
01:13:28choisir les militants
01:13:30et où on exclut beaucoup
01:13:31parce qu'évidemment
01:13:31c'est la France Insoumise
01:13:32donc on sait qu'il y a ceux
01:13:34qui appartiennent
01:13:35et qui selon eux
01:13:36partagent les combats
01:13:37et il y a les autres
01:13:38qui sont tous fascistes
01:13:39si on caricature
01:13:39de toute façon
01:13:40ce que dit la France Insoumise
01:13:41et en l'occurrence
01:13:42je suis même pas sûre
01:13:42de caricaturer par ailleurs
01:13:43ce qu'ils disent
01:13:44Vous faites bien de me parler
01:13:45d'inclusion et d'exclusion
01:13:46ces derniers jours
01:13:46me concernant Elodie
01:13:48effectivement c'est plus
01:13:49un meeting politique
01:13:49une fête de la musique
01:13:50les concernant
01:13:51ils vont parler d'antiracisme
01:13:53noble cause
01:13:54que nous défendons
01:13:55pratiquement tout
01:13:56j'ai envie de vous dire
01:13:57en tout cas tout
01:13:57sur ce plateau
01:13:58mais est-ce qu'ils vont parler
01:13:59aussi du délit
01:14:00de l'antisémitisme
01:14:01j'en suis pas vraiment sûre
01:14:02et puis ce que je trouve
01:14:03insupportable
01:14:04c'est de toujours
01:14:05tout politiser
01:14:05la musique en soi
01:14:07est orientée
01:14:08en fonction des artistes
01:14:09bien évidemment
01:14:10que vous en avez
01:14:10qui sont à gauche
01:14:11et ou à droite
01:14:12et ou transpartisans
01:14:14j'ai envie de vous dire
01:14:14oui ou certains
01:14:15vous ne vous posez
01:14:16même pas la question
01:14:16vous aimez juste la musique
01:14:17c'est exactement ça
01:14:18c'est-à-dire que la musique
01:14:19est universelle
01:14:20elle est éclectique
01:14:22on a le droit
01:14:22en fonction de sa sensibilité
01:14:25ou non
01:14:25d'apprécier tel ou tel courant
01:14:27quand vous aimez le jazz
01:14:28vous êtes forcément de droite
01:14:29quand vous aimez la techno
01:14:30comme moi
01:14:30vous êtes évidemment
01:14:31pas forcément de gauche
01:14:32ou de droite
01:14:33mais qu'est-ce que ça veut dire
01:14:34donc personne n'est dupe
01:14:35concernant ce rassemblement
01:14:37qui est un rassemblement
01:14:38lié à la période
01:14:40pré-électorale
01:14:41et ça va être malheureusement
01:14:42du communautarisme
01:14:44peu diversifié
01:14:45avec le slogan
01:14:46habituel
01:14:47du vivre ensemble
01:14:48et de la super tolérance
01:14:49mais qui n'en est pas
01:14:50car tout le monde
01:14:51ne pourra pas y aller
01:14:52et que si certains
01:14:53d'entre nous décident
01:14:54d'y participer
01:14:55et bien ce sera
01:14:56leurs risques et périls
01:14:56oui et effectivement
01:14:58on pense aussi
01:14:58aux forces de l'ordre
01:14:59et aux journalistes
01:14:59qui doivent couvrir
01:15:00ce genre d'événement
01:15:01pour qui malheureusement
01:15:02ça ne se passe pas
01:15:03toujours bien
01:15:04je voudrais qu'on regarde
01:15:05ce que disait hier
01:15:05Bruno Retailleau
01:15:06qui était en meeting
01:15:07au parc floral
01:15:08il s'est exprimé
01:15:09sur la France insoumise
01:15:10et sur ce concept
01:15:11que vous connaissez
01:15:12maintenant de nouvelle France
01:15:13la nouvelle France
01:15:13donc défendue
01:15:14par la France insoumise
01:15:15est un nouvel antisémitisme
01:15:17qui s'abreuve
01:15:18aux sources
01:15:18de l'islamo-gauchisme
01:15:20leur nouvelle France
01:15:21à eux
01:15:21c'est un nouveau sectarisme
01:15:23c'est une violence
01:15:25Bernard Conadat
01:15:26ce sont les mots
01:15:26de Bruno Retailleau
01:15:28qu'est-ce que vous pensez
01:15:29de cette déclaration ?
01:15:31Écoutez, on sait très bien
01:15:32que dans la gauche
01:15:34LFI est aujourd'hui
01:15:36en dehors
01:15:36de cette gauche
01:15:37de gouvernement
01:15:38qui a été une gauche
01:15:38humaniste
01:15:40ouverte
01:15:40et qui a partagé
01:15:42on a une gauche
01:15:43qui est radicalisée
01:15:44alors qui est proche
01:15:45d'une radicalisation
01:15:47de la société
01:15:48c'est pour ça
01:15:49que cette marche
01:15:50racialiste
01:15:51et anti-raciste
01:15:53est un oxymore
01:15:55pour LFI
01:15:55on le voit bien
01:15:56qu'il y a une volonté
01:15:56de fracturer la société
01:15:58elle est aussi
01:15:59pour une sixième république
01:16:00c'est-à-dire la fin
01:16:01de nos institutions
01:16:02qui ont pourtant été
01:16:04digérées par la gauche
01:16:04vous vous rappelez
01:16:05le livre de François Mitterrand
01:16:07le coup d'état permanent
01:16:08ça n'y a pas empêché
01:16:09de faire de septennat
01:16:10et d'avoir François Hollande
01:16:11comme président de la République
01:16:12donc la gauche
01:16:13de gouvernement
01:16:14a su digérer
01:16:14aujourd'hui on a un pari
01:16:16qui n'aime pas
01:16:16LFI n'aime pas
01:16:18cette gauche-là
01:16:18elle est en opposition
01:16:19avec cette gauche
01:16:20elle fracture cette gauche
01:16:22elle fait même cavalier seule
01:16:23puisqu'ils sont
01:16:24vous le savez très bien
01:16:24contre cette fameuse primaire
01:16:26qu'une partie de la gauche veut
01:16:27donc on a un vrai
01:16:29enjeu
01:16:29de sectarisation
01:16:30de radicalisation
01:16:31de la société
01:16:32de fracturation de la société
01:16:34et puis on a
01:16:35sur cette fête de la musique
01:16:36un hold-up politique
01:16:38qui est fait
01:16:38la place de la République
01:16:39qui est cannibalisée
01:16:41par un parti politique
01:16:42alors que ça resterait
01:16:59de rassemblement
01:16:59quelle que soit la religion
01:17:01quelle que soit l'orientation sexuelle
01:17:03quel que soit
01:17:04comment dirais-je
01:17:05l'engagement politique
01:17:06c'est bien ça
01:17:07qu'on attend aujourd'hui
01:17:08on reste sur
01:17:09une sectarisation
01:17:10et là-dessus
01:17:11il faut reconnaître
01:17:12que Bruno Retailleau
01:17:13avec lequel je ne suis pas
01:17:14toujours d'accord
01:17:15a pas tort
01:17:15je vous voyais réagir
01:17:16Romain Scanasie
01:17:17quand Bernard Konadat
01:17:18faisait référence
01:17:19justement aussi
01:17:19aux différences
01:17:20entre la gauche
01:17:22de gouvernement
01:17:23donc à laquelle
01:17:23vous appartenez
01:17:24je pense
01:17:25dans votre bouche
01:17:25évidemment Bernard
01:17:26et la France insoumise
01:17:28moi j'ai toujours
01:17:29milité en tant que socialiste
01:17:30avec des gens
01:17:30qui étaient plus à gauche
01:17:31que moi
01:17:32plus écologistes
01:17:33pour les écologistes
01:17:34ou plus sociaux
01:17:35pour les communistes
01:17:36on discute
01:17:37on n'est pas d'accord
01:17:38on arrive à un accord
01:17:39et puis finalement
01:17:40on arrive à militer ensemble
01:17:41voire à gouverner
01:17:42des communes
01:17:42par exemple
01:17:43des régions ensemble
01:17:44donc moi finalement
01:17:45ce n'est pas les positions
01:17:46de fond
01:17:48programmatiques
01:17:48je parle
01:17:48quand je lis le programme
01:17:49dans la France insoumise
01:17:50il y a plein de choses
01:17:51avec lesquelles je ne suis pas d'accord
01:17:52parce que je trouve
01:17:52que ça va trop loin
01:17:53je trouve que ce n'est pas pragmatique
01:17:55je trouve que ce ne serait pas efficace
01:17:57mais ce n'est pas tellement sur le fond
01:17:58c'est plus dans la manière
01:17:59dont ils font de la politique
01:18:00moi je me suis retrouvé
01:18:01avec des insoumis
01:18:01deux fois sur le terrain
01:18:03récemment
01:18:04je suis allé à l'appel
01:18:06du rassemblement
01:18:07pour monsieur Bagayoko
01:18:09devant sa mairie
01:18:09suite à un certain nombre de propos
01:18:10que j'avais trouvé moi choquant
01:18:11sur un élu de la République
01:18:13et puis il y a un député insoumis
01:18:14qui a fait siffler
01:18:15le parti socialiste
01:18:16et SOS Racisme
01:18:17à la tribune
01:18:18de ce rassemblement antiraciste
01:18:19où il y avait Mathieu Anotin
01:18:20le concurrent socialiste
01:18:21de Balai Bagayoko
01:18:22qui était dans le public
01:18:23je trouvais ça un petit peu gros
01:18:24et puis au premier mai récemment
01:18:26on a croisé le cortège de LFI
01:18:28qui criait
01:18:29tout le monde déteste le PS
01:18:30qui avait des panneaux
01:18:30contre le PS
01:18:31et à un moment donné
01:18:32je ne comprends pas effectivement
01:18:34ce combat et cette obsession
01:18:35de se dire
01:18:35la priorité pour nous
01:18:36pour notre mouvement
01:18:37c'est de battre le parti socialiste
01:18:39on a un peu l'impression
01:18:40que Jean-Luc Mélenchon
01:18:40n'est pas sorti
01:18:42du congrès
01:18:43du parti socialiste
01:18:43de la revanche
01:18:44qui veut prendre
01:18:44contre François Hollande
01:18:45permanente
01:18:46et à un moment donné
01:18:47je pense que ce mouvement
01:18:48doit comprendre
01:18:48que le vrai enjeu
01:18:49pour la gauche aujourd'hui
01:18:50c'est de battre la droite
01:18:51et l'extrême droite
01:18:51et pas de se compter entre nous
01:18:52quand tout mouillé
01:18:53on pèse à peu près 30%
01:18:54de l'électorat de ce pays
01:18:55et on verra justement
01:18:56comment se déroule
01:18:57cette fête
01:18:58entre guillemets
01:18:58de la musique
01:18:59organisée par la France insoumise
01:19:01il nous reste peu de temps
01:19:01mais je voudrais
01:19:02qu'on parle un peu
01:19:02de la situation internationale
01:19:04avec vous
01:19:05Antrani Carvorpian
01:19:06bonjour et merci
01:19:07d'être avec nous
01:19:07vous êtes analyste
01:19:08internationale
01:19:09au millénaire
01:19:10on va parler évidemment
01:19:11de l'Iran
01:19:12l'Iran qui avertit
01:19:13c'était il y a quelques minutes
01:19:14que les pourparlers
01:19:15avec les Etats-Unis
01:19:16ne peuvent avancer
01:19:17sans paix au Liban
01:19:19on sait que J.D. Vence
01:19:20est arrivé sur place
01:19:21justement pour cet accord
01:19:23qu'est-ce qu'on doit
01:19:24comprendre
01:19:24on semblait si proche
01:19:26d'un accord
01:19:26dans le même temps
01:19:27où l'étroit d'Hormuz
01:19:28est de nouveau fermé
01:19:30est-ce que
01:19:30les négociations
01:19:32finalement
01:19:32est-ce que cet accord
01:19:33est en train de s'éloigner
01:19:36Merci évidemment
01:19:37pour l'invitation
01:19:38en réalité
01:19:39je ne dirais pas
01:19:39qu'on est en train
01:19:40de s'éloigner
01:19:41d'un potentiel d'accord
01:19:42mais à l'origine
01:19:42il faut rappeler
01:19:43qu'on était sur un
01:19:44protocole d'accord
01:19:45quoi qu'il en soit
01:19:46donc un memorandum
01:19:47of understanding
01:19:48comme dirait les Américains
01:19:49et que tout
01:19:50était destiné
01:19:51en tout cas
01:19:51les points sensibles
01:19:52c'est-à-dire
01:19:54la capacité nucléaire
01:19:55l'enrichissement
01:19:56de l'uranium
01:19:57sa dilution
01:19:57c'était des points
01:19:58qui étaient supposés
01:19:58être négociés
01:20:00à compter d'aujourd'hui
01:20:01et durant un laps
01:20:02de temps
01:20:02de 60 jours
01:20:03donc in fine
01:20:03là vous le montrez
01:20:04à l'écran
01:20:04je vois bien
01:20:05en termes de trafic
01:20:06par rapport au détroit d'Hormuz
01:20:08on a effectivement
01:20:09des bateaux
01:20:09qui sont quand même
01:20:11bloqués par centaines
01:20:12ça c'est une réalité
01:20:13et ce que j'en déduirais
01:20:15par rapport
01:20:16aux différentes délégations
01:20:17présentes en Suisse
01:20:18actuellement
01:20:19côté Iran
01:20:19on a le ministre
01:20:21des affaires étrangères
01:20:22on a le représentant
01:20:23du parlement
01:20:24Galibaf
01:20:25et on a également
01:20:26il faut le rappeler
01:20:27le gouverneur
01:20:29de la banque centrale
01:20:30iranienne
01:20:31ce qui fait que
01:20:31l'enjeu financier
01:20:32est tout à fait énorme
01:20:33il faudrait je pense
01:20:34se focaliser
01:20:35aujourd'hui et demain
01:20:36puisque J.D. Vance
01:20:37est supposé rester
01:20:38je crois un ou deux jours
01:20:39selon ses dires
01:20:40en Suisse
01:20:40donc il faudrait voir
01:20:41effectivement
01:20:42l'aspect financier
01:20:44parce que comme on l'a su
01:20:45depuis le début
01:20:46Trump avait l'ambition
01:20:47de créer
01:20:49il avait dit à l'époque
01:20:49une sorte de joint venture
01:20:51entre l'Iran
01:20:52et les Etats-Unis
01:20:53pour pouvoir
01:20:54effectivement filtrer
01:20:55les passages de bateaux
01:20:57et bénéficier
01:20:57d'une partie
01:20:59des bénéfices
01:21:00maintenant
01:21:01je serais curieux
01:21:02de voir effectivement
01:21:03les problématiques
01:21:04financières discutées
01:21:05et voir si
01:21:06finalement
01:21:07Oman
01:21:07et l'Iran
01:21:08vont décider
01:21:10de façon éventuellement
01:21:11secrète
01:21:12de bloquer
01:21:13effectivement
01:21:14le détroit d'Hormuz
01:21:14de façon administrative
01:21:15et financière
01:21:16comme ils ont déjà
01:21:17commencé à le faire
01:21:18avec le Hormuz Safe
01:21:19qui est un droit
01:21:20de passage maritime
01:21:22payable en crypto-monnaie
01:21:23visiblement on s'éloigne
01:21:24pas de cet accord
01:21:25mais en tout cas
01:21:26visiblement
01:21:26il y a une chose
01:21:27dont on s'éloigne
01:21:28ce sont les objectifs
01:21:29de guerre
01:21:30initiaux
01:21:31quand on voit
01:21:31pourquoi Donald Trump
01:21:32disait faire la guerre
01:21:34notamment pour éradiquer
01:21:35le régime
01:21:36notamment pour mettre fin
01:21:37de manière incontestable
01:21:38au nucléaire iranien
01:21:40en réalité
01:21:41pour l'instant
01:21:41on est très loin
01:21:42de ces objectifs initiaux
01:21:44vous avez à 100% raison
01:21:46et donc vous discutez
01:21:47un peu plus
01:21:48de la problématique
01:21:49liée à Israël également
01:21:50pour faire un petit rappel
01:21:52l'Iran conditionne
01:21:53la bonne tenue
01:21:54des négociations
01:21:55a un cessez-le-feu intégral
01:21:58entre le Liban
01:21:59donc sous-entendu
01:22:00le Hezbollah
01:22:01et Israël
01:22:02effectivement l'Iran
01:22:03hargue que récemment
01:22:04donc il y a
01:22:05pas plus tard qu'un jour
01:22:07donc des attaques
01:22:08ont été réitérées
01:22:09de la part d'Israël
01:22:10sur le Hezbollah
01:22:12ce qui effectivement
01:22:13met en exergue
01:22:14la problématique
01:22:16existentielle d'Israël
01:22:17ça c'est une réalité
01:22:18mais on a l'impression
01:22:19que les initiatives
01:22:20qui sont prises
01:22:21sans véritablement
01:22:23consulter Israël
01:22:24sur ces questions-là
01:22:25sont un peu dangereuses
01:22:27pour l'avenir
01:22:27entre le sud Liban
01:22:29et le nord d'Israël
01:22:30notamment
01:22:30puisque on sait très bien
01:22:31qu'en Israël
01:22:32les détracteurs de Netanyahou
01:22:33sont nombreux
01:22:33on a l'ancien Premier ministre
01:22:35on a l'ancien ministre
01:22:36de la Défense
01:22:36Lieberman
01:22:37qui je pense
01:22:38pourront s'en donner
01:22:39à cœur joie
01:22:40si Netanyahou
01:22:41finalement ne poursuit pas
01:22:42ses attaques
01:22:42puisque la problématique
01:22:43est double
01:22:44pour Israël ici
01:22:45c'est-à-dire continuer
01:22:46à attaquer
01:22:47pour sauver sa crédibilité
01:22:48et éventuellement
01:22:49être sûr
01:22:50d'une dénucléarisation
01:22:52côté Iran
01:22:52ce qui n'est pas facile
01:22:53et d'un autre côté
01:22:54les élections législatives
01:22:56d'octobre
01:22:56qui sont un enjeu crucial
01:22:58pour Netanyahou
01:22:58donc je pense
01:22:59qu'il faudrait
01:23:00plus de concertation
01:23:02et pas
01:23:03un rapport
01:23:04exclusivement bilatéral
01:23:05Etats-Unis-Iran
01:23:06dans le cadre
01:23:06de ces négociations
01:23:07Merci beaucoup
01:23:08Antranique et Borkian
01:23:09d'avoir été avec nous
01:23:10et pour toutes
01:23:11ces précisions
01:23:12sur la situation
01:23:13internationale
01:23:14on arrive au terme
01:23:15de ce 100%
01:23:17actu
01:23:17Caroline Bernard-Kwanadad
01:23:18merci d'avoir été avec nous
01:23:20Jérôme Jimenez
01:23:21merci
01:23:21et bon courage
01:23:22à tous vos collègues
01:23:23qui seront sur le terrain
01:23:24encore ce soir
01:23:25merci monsieur le député
01:23:26aussi d'être venu
01:23:27sur notre plateau
01:23:28tout de suite
01:23:28c'est Enquête d'Esprit
01:23:29moi je vous dis
01:23:30rendez-vous à 15h
01:23:31pour 60 minutes info
01:23:32à tout à l'heure
01:23:33merci d'avoir regardé cette vidéo
01:23:35merci d'avoir regardé cette vidéo
01:23:35à tout à l'heure
01:23:36merci d'avoir regardé cette vidéo
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