- il y a 5 mois
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ce 100% Actu.
00:04On va passer au crible tous les sujets qui font l'actualité en ce samedi.
00:09Mais d'abord le rappel de l'information avec Sandra Chombo. Bonjour Sandra.
00:12Bonjour Elodie, bonjour à tous. Emmanuel Macron poursuit sa visite en Grèce ce samedi au centre de ce déplacement.
00:19L'attachement commun aux valeurs européennes et les coopérations dans tous les domaines,
00:24en particulier la défense, l'économie et la culture, vous pourrez l'entendre dans quelques instants.
00:29Les émissaires américains sont attendus ce samedi au Pakistan,
00:32mais aucune rencontre n'est prévue entre l'Iran et les Etats-Unis, selon Téhéran,
00:36qui précise que les positions iraniennes seraient transmises à la partie adverse via les médiateurs.
00:42Une délégation iranienne a par ailleurs entamé des entretiens hier avec le pouvoir pakistanais.
00:48Et puis un pétrolier est arrivé hier dans la province de Bassora en Irak.
00:52C'est le deuxième depuis l'arrêt du trafic dans le détroit stratégique d'Hormuz.
00:56La semaine dernière, Bagdad avait annoncé être parvenu à un accord avec les Etats-Unis et l'Iran,
01:01afin de réduire l'impact du blocus de cette voie maritime sur les exportations pétrolières iraniennes.
01:09Merci beaucoup Sandra.
01:10Et pour m'accompagner dans ce 100% Actu, j'accueille Lara Tchékov.
01:14Bonjour.
01:14Bonjour Elodie.
01:15Journaliste au JDD.
01:16Idriss Ghali, bonjour.
01:17Bonjour.
01:17Essayiste, on va commencer avec l'actualité internationale et cette question.
01:23Est-ce que la guerre au Moyen-Orient est en train de fragiliser la puissance militaire américaine ?
01:29On rappelle ce budget record, évidemment, de plus de 1000 milliards de dollars en 2026.
01:34Mais la réalité est tout autre.
01:36Avec cette réalité finalement inattendue, les stocks de missiles commencent à fondre à grande vitesse.
01:41Les explications de Mathilde Ibanez et de Pierre Crépy.
01:45C'est l'un des paradoxes de cette guerre.
01:48Les Etats-Unis dominent militairement mais s'épuisent.
01:51En appellent quelques semaines de conflits contre l'Iran,
01:54Washington a utilisé des quantités massives de munitions stratégiques.
01:58Missiles Tomahawk, JASM, Système Patriote ou encore Intercepteur Taad.
02:04Résultat, plus de 50% de certains stocks d'avant-guerre ont déjà été consommés.
02:09Quelques exemples, plusieurs centaines de Tomahawk déjà épuisés.
02:13Près de 1000 missiles JASM utilisés sur 4000 et jusqu'à 1430 missiles Patriote tirés sur environ 2300.
02:21Selon plusieurs analyses, les Etats-Unis auraient encore les moyens de continuer la guerre en Iran.
02:27Mais le véritable risque est ailleurs.
02:29Une guerre future plus intense où les stocks pourraient manquer.
02:33Côté finances, la guerre a déjà coûté jusqu'à 35 milliards de dollars,
02:37soit presque 900 millions par jour.
02:39Et le Pentagone réclame 200 milliards supplémentaires, un plan contesté au Congrès.
02:45Car au-delà de l'Iran, c'est toute la stratégie militaire américaine qui est en jeu.
02:50Stock insuffisant, production lente.
02:52Selon les experts, il faudra jusqu'à 6 ans pour reconstituer pleinement les réserves.
02:56Un délai qui pourrait, en cas de crise majeure, limiter la capacité des Etats-Unis à défendre des zones clés
03:03comme Taïwan.
03:06Lara Chekhov, cette question est intéressante parce qu'on voit les Etats-Unis, le prix de cette guerre, 900 millions
03:11d'euros par jour.
03:12On voit aussi la base de Donald Trump qui estime que cette guerre est très loin, trop loin peut-être
03:17pour eux,
03:18avec un enlisement ou en tout cas un risque d'enlisement.
03:21Et c'est vrai qu'on se demande si aujourd'hui les Etats-Unis ont vraiment les moyens de continuer
03:25la guerre,
03:25mais presque, j'ai envie de dire, les moyens idéologiques de convaincre encore la population que cette guerre, elle reste
03:30utile.
03:31En tout cas, le conflit est bien plus long et bien plus cher que prévu.
03:37Le 8 mars, Donald Trump disait que la guerre était gagnée en fait.
03:42Et on voit bien que 6 semaines plus tard, les tensions sont toujours en cours dans la région.
03:50Et effectivement, il faudra des années pour reconstituer ses réserves, au minimum 6 ans.
03:58Trump, en ce moment même, est en train de négocier un budget auprès du Congrès.
04:02Il est en train de négocier 350 milliards de dollars pour reconstituer les stocks.
04:08Mais on ne sait pas pour combien de temps ça va durer.
04:11On ne sait pas 350 milliards de dollars si ce sera suffisant,
04:17étant donné qu'on ne connaît pas les objectifs de guerre.
04:21Il n'y a pas de prévision.
04:22Cette guerre a été finalement mal anticipée.
04:25Et ce qu'on voit aussi, c'est que ce conflit montre la dépendance en réalité de l'armée américaine
04:31aux munitions qui sont très coûteuses.
04:34Alors où dans la guerre moderne, si vous voulez,
04:39beaucoup de pays misent sur des armements qui sont beaucoup moins chers,
04:44comme les drones par exemple.
04:45Effectivement, vous parliez de la stratégie justement et des objectifs de cette guerre.
04:49Et c'est toute la question, Driss Ghali, parce que c'est une guerre pour quoi faire ?
04:53Est-ce qu'il faut à terme une vraie extermination du régime,
04:56comme le dit Donald Trump, un régime affaibli aujourd'hui, mais toujours en place ?
05:00Est-ce qu'il faut effectivement jusqu'où on va dans la recherche pour l'uranium ?
05:06C'est ça aussi qui va déterminer quand cette guerre s'arrêtera.
05:09C'est à quel moment Donald Trump se dira, et Israël évidemment, se diront,
05:13on estime qu'on a atteint nos objectifs.
05:15Mais ce n'est pas toujours très clair l'objectif final finalement.
05:18Malheureusement, il n'est pas du tout clair, il est variable, il est très changeant.
05:21Et on a l'impression, c'est une impression d'ici depuis Paris,
05:24que Trump est désespéré, qu'il cherche de quoi clamer victoire.
05:28On en est à négocier.
05:29Et il l'a dit plusieurs fois d'ailleurs que c'était gagné, Lara le rappelait.
05:32Bien sûr, bien sûr.
05:33Et il se contredit lui-même parce qu'on est en train de discuter toujours.
05:36Hormuz n'est toujours un problème.
05:39Et la base, ma gars, est très inquiète.
05:42Ça va très mal pour les républicains aux Etats-Unis aujourd'hui.
05:45L'essence est très chère.
05:46Et juste pour revenir sur l'armement, c'est vraiment une tragédie ce qui se passe.
05:50Mais la guerre n'est pas finie.
05:52Pete Exet, qui a été nommé commis de la défense, c'est un dissident.
05:56C'est un conservateur, certes, mais c'est un dissident.
05:58Et lui, il est venu justement pour améliorer les processus d'achat.
06:02Parce qu'il dit que c'est trop cher.
06:03Un tomahawk à 2 millions d'euros.
06:05On met un an à faire.
06:06Et pas forcément adapté aux conflits qu'on voit aujourd'hui.
06:09Tout à fait.
06:10C'est un révolutionnaire au sein du Pentagone.
06:12Et là, il est piégé par cette guerre.
06:14Il faut vraiment qu'il la gagne pour qu'il puisse faire sa réforme s'il a la chance d
06:17'en faire un jour.
06:17Je voudrais qu'on écoute, pour prolonger cette partie internationale,
06:20ce que disait le Premier ministre israélien, justement, sur les négociations,
06:26ce processus ou cette tentative de processus de paix.
06:29Écoutez Benyamin Netanyahou.
06:32Nous avons entamé un processus pour parvenir à une paix historique entre Israël et le Liban.
06:37Et il nous paraît évident que le Hezbollah essaie de le saboter.
06:41Nous conservons une pleine liberté d'action face à toute menace, y compris les menaces émergentes.
06:46Nous avons frappé hier et nous avons frappé aujourd'hui.
06:49Nous sommes déterminés à rétablir la sécurité pour les habitants du Nord.
06:54Lara, c'est toute la difficulté, finalement, de ces négociations.
06:57C'est qui est sincère dans la négociation et avec qui peut-on ou doit-on négocier ?
07:02Le Premier ministre israélien le dit très justement.
07:05On ne voit pas bien l'intérêt du Hezbollah à entrer, justement, dans un processus de paix,
07:09que ce soit au Liban, d'ailleurs, ou plus largement dans la région.
07:12Oui, alors, il faut savoir déjà que Netanyahou a été très clair en disant que,
07:17par tous les moyens militaires et diplomatiques, il irait jusqu'au bout pour désarmer le Hezbollah.
07:23En ce moment, il y a des négociations qui sont historiques entre le Liban et Israël
07:27qui pourraient aboutir à une reconnaissance mutuelle entre Israël et le Liban et peut-être à la paix.
07:32Alors, évidemment, ça ne convient pas au Hezbollah parce qu'il est question, dans ces négociations, de le désarmer.
07:38Donc, évidemment, pour eux, ce n'est pas entendable ni envisageable.
07:43Et pour revenir tout à l'heure sur les négociations qui sont en cours en Iran,
07:50il faut savoir aussi qu'il y a vraiment deux vitesses entre les Américains et les Iraniens.
07:57C'est-à-dire que les Américains sont pressés, et on le voit, d'aboutir à ces négociations,
08:02alors que les Iraniens prennent leur temps.
08:05Et d'ailleurs, je crois que c'est le ministre iranien des Affaires étrangères
08:09a refusé de rencontrer directement Jared Kushner et Steve Witkoff.
08:16Donc, ils font traîner les choses alors que les Américains sont pressés.
08:19Donc, effectivement, ce calendrier n'est pas le même des deux côtés.
08:22Il n'est pas le même.
08:23Et on a vu d'ailleurs à quel point les Américains, dans la première salle aussi de négociations,
08:26s'étaient impatientés très vite.
08:28On va revenir sur la situation en France et on va parler de votre pouvoir d'achat
08:33parce que cela ne vous a sans doute pas échappé.
08:36Les prix, notamment quand vous faites vos courses quotidiennes, commencent à repartir à la hausse.
08:41Alors, quels sont les produits qui sont concernés ?
08:43Quel est l'impact global sur votre budget ?
08:45Les réponses avec Sarah Fenzari et Kylian Salé.
08:49Regardez ce chariot.
08:51À l'intérieur, des produits du quotidien.
08:53Des steaks hachés, du sucre en poudre, du chocolat, des céréales.
08:57Mais sur le ticket de caisse, la note grimpe encore.
09:01Depuis l'escalade du conflit en Iran, les prix repartent à la hausse en supermarché.
09:05Plus 0,3% sur le mois d'avril, selon les dernières estimations de l'UFC que choisir.
09:10Et justement, quels sont les produits concernés ?
09:13Il y a d'abord le lait, les yaourts, les fromages et plus largement les produits frais.
09:18Avec des hausses d'environ 5%.
09:19Le poisson, comme les macros et les sardines, ont augmenté respectivement de 15,9% et 12,1%.
09:26Autre catégorie touchée, le riz, plus 10,2% et les pâtes, plus 8,1%.
09:33Alors, pourquoi ces hausses ?
09:35À cause de l'énergie.
09:36Le pétrole augmente et toute la chaîne suit.
09:38La production, le transport, la distribution, comme un effet domino.
09:43Concrètement, pour un ménage qui dépense une centaine d'euros par semaine en alimentation,
09:48cela représente environ 4 à 5 euros supplémentaires par panier de courses.
09:53Et j'en profite pour vous dire que ce soir, vous pouvez retrouver notre documentaire
09:58qui sera diffusé à 22h.
10:00Les Français déclassés travaillaient pour survivre.
10:03C'est un grand reportage avec autant, malheureusement, d'exemples de Français
10:07qui galèrent aujourd'hui, notamment pour faire leurs courses ou tout simplement pour survivre.
10:12C'est vrai que, Driss Galli, j'ai envie de dire, ce sont à la fin toujours les mêmes qui
10:16trinquent.
10:16Cela fait déjà plusieurs semaines que les Français ont vu le prix des carburants qui a explosé.
10:21Certains qui hésitent maintenant à prendre leur voiture.
10:24Comme l'avaient annoncé d'ailleurs les experts,
10:26cela arrive maintenant sur les prix de ce qu'on consomme quotidiennement.
10:29Des Français qui en ont marre et surtout qui n'ont parfois même plus les moyens de faire face à
10:34ces hausses.
10:34Un panier de 100 euros, une augmentation de 5 euros,
10:36pour quelqu'un qui fait ses courses régulièrement.
10:39Aujourd'hui, cela représente un vrai budget.
10:40Bien sûr, et dans un pays qui emberne économiquement depuis 10 ans.
10:44Malheureusement, cette crise arrive au bout du cycle du macronisme
10:47où, malheureusement, Macron n'a pas tenu sa promesse.
10:49Je le regrette pour nous tous qui allons au supermarché,
10:51qui avons des enfants, qui voyons les salaires qui ne progressent pas assez par rapport à l'inflation.
10:56Parce que l'inflation est une chose, mais si les salaires au moins progressaient.
10:59On a vraiment la double pelle.
11:01On a une économie en berne sans vraiment de grands espoirs.
11:04Malheureusement, je le dis encore, on a raté.
11:05Et peut-être qu'on n'est pas tout à fait le cas.
11:08Les grandes révolutions, l'IA, tout ça.
11:10Et les Français ne voient pas.
11:12Ils comprennent que la crise vient du Moyen-Orient.
11:15Mais ils n'ont plus de ligne de fuite, d'horizon pour dire...
11:18Ils subissent, mais ils n'espèrent plus.
11:21Et on nous dit qu'il n'y a pas les gilets jaunes.
11:23Mais les gens, quand ils sont descendus dans la rue il y a quelques années,
11:25ils ont été quand même très maltraités.
11:27Donc, ça a laissé quand même des détresses.
11:28Et puis, ce n'est pas parce qu'aujourd'hui, il n'y a pas de colère populaire,
11:31par ailleurs, qu'elle n'arrivera pas.
11:33Vous parliez justement de cet espoir ou non des Français.
11:36On vous a posé la question dans ce sondage CSA pour Europe 1, CNews et le JDD.
11:41La question était celle-ci.
11:43Est-ce que vous êtes inquiet pour votre pouvoir d'achat dans les mois à venir ?
11:47La réponse, elle est très claire.
11:4978% d'entre vous sont inquiets.
11:51Je voudrais qu'on regarde aussi, justement, je demande à Maxime Lavandier,
11:53la même question partie par partie.
11:56Eh bien, vous allez voir que, de toute façon, tous les partis politiques, pour une fois, sont d'accord.
12:01À gauche, ils sont 80% à être inquiets.
12:03Majorité présidentielle, 63%.
12:04La droite, 77%.
12:05RN et reconquête, 76%.
12:08Et c'est vrai que, Lara, c'est là d'où la colère populaire peut venir, comme le disait Driss.
12:12Des Français qui subissent, j'allais dire, une crise, en fait, des crises à répétition
12:17et surtout qui ne voient pas franchement, en fait, comment les choses vont s'améliorer derrière.
12:20Oui, mais c'est sûr que la crise, de toute façon, pourra durer des mois.
12:23Vous ajoutez cela à l'augmentation du prix du pétrole.
12:29Pour les consommateurs, on s'attend à une hausse de 2% des prix d'ici au mois de juin.
12:35Et donc, l'agriculture mondiale, effectivement, pourrait être touchée.
12:40Il y avait une étude de l'INSEE qui disait également hier, je crois,
12:44que le moral des ménages était également en baisse, avec une inquiétude et des craintes
12:50autour d'une résurgence du chômage, dans un contexte où les salaires sont faibles
12:55et, évidemment, ne suivent pas.
12:58Et cette étude disait que plus de 60% des Français avaient réduit leurs dépenses
13:05pour absorber le choc.
13:07Alors, concernant les dépenses alimentaires, il y a une question qui se pose,
13:11c'est qu'étant donné que le gouvernement, pour le moment, ne prévoit pas de mesures d'aide,
13:14ils ont déjà fait la politique du chèque pour les carburants.
13:17Est-ce qu'il faut rouvrir la négociation des prix entre les distributeurs et les industriels ?
13:22Elles ont été clôturées le 1er mars dernier
13:26et avaient abouti à des hausses de prix inférieures à 1% en moyenne.
13:31Et aujourd'hui, les organisations professionnelles,
13:33notamment dans le secteur agricole et agroalimentaire,
13:37appellent à rouvrir, effectivement, ces discussions pour limiter l'inflation sur les prix à la consommation.
13:44Et puis, pour soulager aussi un petit peu, évidemment, ces Français qui souffrent,
13:47et vous pourrez suivre aussi à 14h une émission de Thierry Cabane, un Midi News,
13:52qui consacrera une très large page et même d'ailleurs toute son émission au témoignage.
13:57On va à la rencontre des Français et on vous donne évidemment la parole.
14:01On va parler maintenant d'immigration avec une question.
14:05Est-ce que l'Union européenne, dans sa globalité, vit un déferlement migratoire ?
14:09Parce qu'il y a des chiffres qui ont été publiés par le Centre de recherche et d'analyse
14:14et ils sont éloquents.
14:16En Europe, plus de 64 millions de personnes sont nées à l'étranger.
14:20Ils étaient 40 millions en 2010.
14:22Pour que vous ayez un indicatif de comparaison,
14:25on regarde justement ce rapport avec Augustin Donadieu.
14:28L'Europe enregistre en 2025 un chiffre record d'immigrés sur son sol.
14:33Selon le Centre de recherche et d'analyse de l'immigration,
14:3664,2 millions de personnes nées à l'étranger se trouvent dans l'Union,
14:40soit 2,1 millions de plus en un an.
14:43Un chiffre en hausse continue.
14:45Ils étaient 40 millions en 2010.
14:48L'Allemagne reste en tête avec 18 millions d'immigrés.
14:51L'Espagne connaît la plus forte progression.
14:53Plus 700 000 en un an pour atteindre 9,5 millions de personnes.
14:58La raison ? Des régularisations massives d'immigrés.
15:01L'Espagne, l'Italie, qui étaient autrefois des pays d'immigration,
15:07sont devenus massivement des pays d'immigration.
15:12Il faudra que ces pays soient très vigilants en matière d'intégration,
15:16en matière d'exigence de maîtrise de leur langue.
15:20Avec l'Allemagne et la France, l'Italie et l'Espagne concentrent 75% des demandes d'asile.
15:25Mais l'Allemagne demeure le premier pays d'accueil des réfugiés
15:28avec 2,7 millions de personnes protégées.
15:31Le problème de l'Europe dans son ensemble est sa démographie pas assez forte,
15:35selon Patrick Stéphanini.
15:37La croissance du nombre des migrants installés dans l'Union européenne,
15:40elle va se poursuivre.
15:41Tant que nous n'aurons pas réussi à redresser notre démographie,
15:46vous savez que c'est très difficile.
15:48Malgré ces chiffres, l'Espagne a décidé de régulariser
15:51dans les prochaines semaines 500 000 sans-papiers.
15:54Dries Ghali, quand on voit ce chiffre, plus de 64 millions de personnes
15:58qui sont nées à l'extérieur de l'Union européenne et qui y sont aujourd'hui,
16:02se pose forcément la question de l'assimilation, de l'intégration,
16:06quels que soient les pays où vont ces personnes,
16:08même si on voit que c'est plutôt en Espagne, en Italie, en France ou en Allemagne.
16:12Quand on voit ce chiffre, on comprend pourquoi ça ne fonctionne pas en fait ?
16:15Bien sûr, bien sûr.
16:18On se dit que les partis dits populistes ont un boulevard devant eux,
16:22à moins que ce boulevard soit fermé par des mesures autoritaires.
16:25Et on se pose la question de la nouvelle Europe qui est en train de naître,
16:28parce que ça fait 60 ans qu'on fait l'Europe,
16:30mais cette Europe est de moins en moins européenne, culturellement, esthétiquement.
16:34On le voit dans les grandes villes, Berlin, Londres, tout ça.
16:37On a l'impression parfois d'être dans les mêmes lieux.
16:39Les villes se ressemblent tellement, c'est ce qu'on appelle la diversité,
16:42les quartiers dits populaires et tout ça.
16:44Et on commence à avoir des réactions vraiment épidermiques,
16:46parce que comme le politique...
16:47On l'avait vu notamment au Royaume-Uni.
16:48Au Royaume-Uni, Irlande, vous avez des gens qui ont presque brûlé des hôtels
16:51pour certains réfugiés ou des illégaux.
16:56Donc c'est la question du XXIe siècle, comment l'Europe va gérer ça,
16:59se refermer complètement ou bien faire une intégration.
17:03C'est une question qui est immense, parce que je voudrais juste dire un point,
17:06c'est du jamais vu depuis un millier d'années ou 1500 ans.
17:10Ce qu'on nous dit l'Europe...
17:11Oui, on a gagné en fait, si on regarde les chiffres,
17:12on gagne presque un pays en termes de population qui arrive en Union européenne.
17:16Et qui est d'origine extra-européenne, donc avec des matrices mentales, religieuses différentes.
17:20Et puis c'est vrai qu'on voit aussi, là c'est sur toute l'Union européenne,
17:24mais la Rachecov, on voit des politiques qui ne sont pas toujours cohérentes.
17:27Quand on voit, par exemple en Allemagne, le chancelier est prêt à trouver un moyen
17:30de renvoyer les Syriens qu'Angela Merkel avait accueilli,
17:33quand dans le même temps l'Espagne régularise 500 000 personnes,
17:36on se dit, dans le même espace où on est censé agir en commun,
17:40on a des politiques totalement incohérentes, voire d'ailleurs totalement opposées.
17:44On a des politiques opposées, vous le dites très bien.
17:46D'ailleurs, les principaux pays concernés par cette immigration massive,
17:50donc ce chiffre de 64 millions qui est historique,
17:54c'est une augmentation de 2,1 millions par rapport à l'année dernière.
17:58Les principaux pays aujourd'hui qui sont concernés et qui concentrent les plus grands flux d'immigration
18:04sont l'Allemagne, l'Italie, la France et l'Espagne.
18:07Forcément, chez nous, ça fait pression sur les services publics,
18:10donc l'école, l'hôpital et puis évidemment la sécurité.
18:14Et il y a aussi, même si l'Allemagne a effectivement le plus d'immigrés en nombre total,
18:21il y a des petits pays comme Chypre, Malte et Luxembourg
18:25qui ont beaucoup plus d'immigrés par rapport à leur population.
18:30Et aujourd'hui, quand on voit par exemple que l'Espagne va régulariser 500 000 étrangers,
18:36je répète ce qu'a dit Bruno Retailleau parce qu'il a eu une vision très claire
18:40et des mots très justes en critiquant cette décision,
18:43en disant qu'elle était contraire à l'esprit européen.
18:46Et il avait évoqué l'idée de mettre l'Espagne au banc des nations européennes
18:52et craignant que ça fasse un appel d'air vers la France.
18:56Oui, cet appel d'air, effectivement, on le verra ou pas dans les prochains mois.
18:59Et puis un autre exemple justement de cette immigration,
19:02c'est des chiffres qui nous sont parvenus en ce qui concerne les livreurs.
19:06Quand vous commandez votre nourriture, notamment sur les applications,
19:09on découvre que dans les profils de ces livreurs,
19:1298,7% d'entre eux, c'est une quasi-totalité, sont nés à l'étranger
19:17et que 64,4% sont sans titre de séjour, à savoir en conditions irrégulières.
19:23Et Driss Galli, ça rejoint ce qu'on disait avant,
19:26ce sont des personnes qu'on n'intègre plus, qu'on assimile plus,
19:29soit parce qu'on ne peut pas, soit parce qu'elles ne le veulent pas.
19:32Et donc forcément qu'ils vont aller prendre ce genre d'emploi.
19:34C'est du 63 heures, je crois, en moyenne par semaine.
19:36C'est un salaire de misère.
19:38Et donc on a toute une autre société aussi qui se met en place.
19:42Ils travaillent pour des plateformes qui sont des plateformes qui sont des multinationales.
19:45Et on se dit, pourtant, ça ne gêne personne.
19:48Vous avez tout dit, ça ne gêne personne, ça ne gêne pas les clients,
19:50ça ne gêne pas les plateformes qui ont des magnifiques politiques de RSE sur leur site.
19:53Et qui, évidemment, doivent le savoir, parce que quand vous êtes à presque 100%,
19:55c'est qu'il y a un vrai sujet quand même.
19:56Évidemment.
19:57Et puis, ça pose la question même de l'intégration,
19:59parce que pour travailler pour ces plateformes-là,
20:01vous avez des logiciels sur les téléphones
20:03qui vous dispensent de parler français,
20:05ni même de connaître Paris, parce que c'est le GPS et tout ça.
20:08Donc, il y a toute la question, comment on peut s'intégrer ?
20:11Parce qu'avant, le travail était une voie d'intégration.
20:13Maintenant, en travaillant, on ne s'intègre pas parce qu'on parle l'anglais de l'application
20:19et on n'a même pas le rapport avec le français, on va dire, le client,
20:22parce que c'est très déshumanisant.
20:24Oui, oui.
20:25On donne le truc, on s'en va, il n'y a même pas d'argent qui circule.
20:29Donc, c'est vraiment une espèce de cauchemar capitaliste.
20:32Et on voit, juste un dernier point,
20:33que le grand capital vraiment ubérisé, tout ça,
20:37rejoint un peu l'extrême gauche,
20:38parce que finalement, c'est l'exploitation des masses populaires du tiers-monde
20:42qui sont là et qui sont, moi, je les vois en bas de chez moi.
20:44Vous avez des jeunes ou d'Asie du Sud-Ouest ou du Maghreb.
20:48Ils sont deux grappes séparés.
20:50Ils passent la nuit à boire des cafés et à attendre le...
20:53Oui, et à attendre la livraison
20:54et de pouvoir effectivement gagner un salaire de misère.
20:57Et c'est vrai que Lara, on le voit bien aussi.
20:59Et c'est un peu, ça rejoint ce que disait Patrick Stéphanie
21:01dans le sujet précédent.
21:03Ce sont des emplois que les personnes en situation régulière
21:06ne voudraient sûrement pas.
21:07Le taux d'heure à faire versus le salaire reçu,
21:10évidemment, c'est décourageant.
21:12Et donc, finalement, on encourage aussi cette immigration irrégulière.
21:15On encourage en tout cas que des personnes prennent ces emplois,
21:19quelle que soit leur situation sur le territoire.
21:21Oui, parce que ce sont des métiers qui sont facilement accessibles.
21:24D'autant que les plateformes, quand on veut...
21:27Parce que j'avais déjà essayé de faire des sujets sur Uber Eats,
21:31Deslivreaux et ses livreurs, sont impossibles à joindre.
21:36Elles ne communiquent pas, elles n'existent pas.
21:37On ne sait même pas où sont leurs sièges.
21:39Le siège de Deslivreaux, moi, je ne sais pas où il est.
21:42Et donc, effectivement, ces personnes sont livrées à elles-mêmes,
21:44d'autant que ce sont des métiers qui sont dangereux.
21:47Donc, s'ils ont des accidents, ils ne sont pas assurés.
21:50Ils n'ont pas de sécurité sociale.
21:52Et les contrôles, effectivement, sont très réduits.
21:56Enfin, il n'y en a pas, en réalité.
21:57Pour qu'on soit sur ces chiffres, on imagine que les contrôles n'existent quasiment pas.
22:00Exactement.
22:01Donc, c'est un monde parallèle qui s'organise sous nos yeux.
22:05Et personne ne fait rien.
22:06Et justement, il sera question d'immigration tout à l'heure à 16h10,
22:10puisqu'on va vous diffuser ce reportage, ce documentaire,
22:14les vrais chiffres de l'immigration.
22:16On en regarde d'abord un extrait.
22:17Et puis, vous verrez le reportage complet à 16h10.
22:21En 2025, l'immigration a atteint un niveau record.
22:25384 000 titres de séjour ont été délivrés,
22:28soit une hausse de 11% par rapport à l'année précédente.
22:31Il n'y a jamais eu autant d'immigration en France qu'aujourd'hui.
22:34L'immigration, c'est vraiment devenu un fait social total,
22:37c'est-à-dire une réalité qui a des impacts sur tous les aspects de notre vie en société.
22:41Dès que vous avez une enquête d'opinion sur l'immigration,
22:43vous avez toujours entre deux tiers et les trois quarts des sondés
22:46qui estiment que les niveaux d'immigration reçus en France sont aujourd'hui trop élevés.
22:49C'est évidemment 95% des électeurs du Rassemblement national, c'est cohérent.
22:53Mais c'est aussi deux tiers de l'électorat macroniste, du Bloc central.
22:57C'est souvent une petite moitié de l'électorat de gauche.
23:00Même tendance du côté du droit d'asile,
23:02dispositif permettant à une personne étrangère de rester en France
23:05lorsqu'elle est menacée dans son pays.
23:0778 000 personnes en ont bénéficié en 2025.
23:10En augmentation de 12% sur un an.
23:13Sur le papier, ce droit pourrait concerner un grand nombre de personnes à travers le monde,
23:17susceptibles de venir vivre légalement en France.
23:20Nous avons pu estimer à l'Observatoire de l'immigration et de la démographie
23:23qu'il y a près de 600 millions de personnes, 580 millions à travers le monde
23:27qui remplissent aujourd'hui objectivement au moins l'un des critères
23:31qui permettent d'obtenir un statut d'asile en France.
23:34Et je vous rappelle donc le rendez-vous,
23:36ce documentaire sera diffusé à 16h10 sur CNews.
23:40Merci à tous les deux d'avoir été les invités de 100% Actu.
23:44Tout de suite, vous retrouvez Laurence Ferrari et Michel Onfray
23:47dans Face à Onfray.
23:48Je vous dis rendez-vous à 15h pour 120 minutes.
23:51Info, à tout à l'heure.
23:53Merci.
23:55Merci.
23:55Merci.