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  • il y a 11 minutes
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans 100% Actu, une émission qui va être largement consacrée aux matchs de ce soir
00:07et à la crainte aussi des débordements.
00:09Nos équipes sont déjà sur le terrain pour vous montrer comment Paris notamment se prépare.
00:14On sera dans un instant sur les Champs-Elysées avec Sarah Varnier et Emma Loro.
00:17On sera aussi place du Trocadéro avec Nicolas Roger et Olivier Gangloff aux abords du Parc des Princes avec François
00:24Tiskevitch et Anne-Charlène Lutin.
00:25Et puis aussi à Budapest, là où a lieu le match. On rejoindra Olivier Benkemoun et Charles Baget.
00:31Toute la rédaction de CNews est largement mobilisée toute la journée, toute la soirée.
00:36On va en parler dans un instant, évidemment avec mes invités, mais d'abord le journal avec Valentin Rouillon. Bonjour
00:41Valentin.
00:44Bonjour Elodie et bonjour à tous.
00:46Le sociologue Edgar Morin est mort hier à l'âge de 104 ans, à la fois historien, philosophe et scientifique.
00:53Il a consacré sa vie à décloisonner les savoirs à contre-courant de la sociologie traditionnelle.
00:58Auteur d'une quarantaine d'ouvrages largement traduits, son œuvre majeure, La Méthode, qu'il qualifiait lui-même d'encyclopédique.
01:05Emmanuel Macron a salué sur X les condoléances de la nation à ses proches.
01:08Le président de la République qui salue un soldat de la résistance, militant et affranchi, écrivain et penseur du siècle.
01:15Les deux enfants de 4 et 5 ans retrouvés seuls au bord d'une route du sud du Portugal le
01:2019 mai dernier ont été confiés à des membres de leur famille en France.
01:24C'est ce qu'a indiqué ce matin le parquet de Colmar, ville d'où sont originaires les deux garçons.
01:28Leur mère, âgée de 41 ans, a été placée en détention provisoire et mise en examen pour des faits de
01:33mise en danger ou abandon.
01:34Son compagnon, un français de 55 ans, lui est accusé de coups et blessures aggravés sur l'un des deux
01:39enfants.
01:40Et puis, Pitex 7, s'en est de nouveau pris aux alliés européens de Washington.
01:45Le ministre américain de la Défense leur reproche d'avoir trop longtemps ignoré les appels à renforcer leur défense.
01:49Depuis Singapour, le dirigeant a averti d'importantes décisions à venir concernant la sécurité en Europe.
01:55Donald Trump qui exige de longue date que les Européens se prennent davantage en main.
02:00Un sujet revenu sur la table ces dernières semaines face au refus de le soutenir dans la guerre contre l
02:04'Iran.
02:06Merci à vous Valentin Rouillon.
02:08Et pour m'accompagner pendant cette émission, Hélène Rouet, bonjour.
02:10Bonjour Elodie.
02:11Journaliste JDD et le général Jacques Morel, bonjour.
02:14Bonjour Elodie.
02:14Je rappelle que vous êtes général de gendarmerie et l'ancien patron de la section de recherche de Versailles.
02:18On va évidemment beaucoup parler de sécurité dans cette émission.
02:22On se rend tout de suite sur le terrain, sur les Champs-Elysées.
02:25On rejoint Sarah Varny et Emma Loro.
02:27Bonjour à toutes les deux.
02:28Sarah, quelle est l'ambiance sur place à quelques heures du début du match ?
02:32Bonjour.
02:35Écoutez Elodie, pour l'instant l'ambiance est calme ici sur les Champs-Elysées.
02:39On a pu croiser bon nombre de supporters munis du fameux maillot du PSG.
02:44L'équipe qui va donc jouer la finale ce soir.
02:47Mais les boutiques sont prévenues.
02:50Elles doivent fermer leurs portes à 17h, soit une heure avant le début du match.
02:55Les forces de l'ordre craignent des débordements et des violences, des pillages également.
03:00Plusieurs boutiques se sont donc protégées.
03:03Nous avons les fameux panneaux de bois qui ont été installés sur cette boulangerie par exemple.
03:08Mais aussi des panneaux plus résistants, des panneaux en métal sur d'autres boutiques.
03:13Des panneaux qui permettront de protéger au maximum les boutiques des potentiels pillages et actes de violence dans la soirée.
03:20L'an dernier, une boutique de sport de cette célèbre avenue avait été totalement pillée et saccagée.
03:27Les forces de l'ordre craignent donc que des débordements de cette ampleur surgissent.
03:32Cette soirée de match, de match de PSG contre Arsenal.
03:38Les forces de l'ordre retirent également des vélos.
03:41Des stations de Vélib ont été fermées afin d'éviter qu'ils deviennent des potentiels projectiles.
03:47L'an dernier, la soirée de victoire du PSG avait été marquée par des violences et des dégradations.
03:52Les forces de l'ordre espèrent donc que cette soirée ne sera pas de la même image.
03:57Près de plus de 500 personnes avaient été interpellées.
04:00Merci beaucoup Sarah Varny.
04:02Merci à Emma Loro qui vous a accompagnée pour ce duplex.
04:05Sarah le disait à l'instant.
04:07Désormais malheureusement, les commerçants ont l'habitude.
04:10Ils barricadent les boutiques.
04:12Les riverains, eux, ont peur et souvent sont tentés de rester chez eux.
04:16Deux résumés de la situation avec Louisa Paris.
04:24Cette gardienne d'immeuble a encore en mémoire les scènes de chaos devant sa résidence l'an dernier.
04:36Voiture incendiée, tir de mortier et intrusion dans des logements.
04:39La victoire du PSG avait dégénéré en violence l'an dernier.
04:43La finale, qui se joue à Budapest cette année, sera retransmise au Parc des Princes.
04:4847 000 personnes seront présentes.
04:50Aux abords du stade, les riverains craignent de nouveau des débordements.
04:54J'aurais aimé prendre un verre dans un des bars de la Porte de Saint-Cloud et je ne sors
04:58pas, je reste chez moi.
04:59Est-ce que vous avez peur ?
05:00Oui, j'ai un peu peur, vu ce qui s'est passé l'année dernière.
05:03Pour fêter cette finale, de nombreux supporters sont attendus dans les bars et restaurants de la capitale.
05:09Pourtant, certains commerces préfèrent fermer une heure avant le coup d'envoi.
05:13PSG Bayern, l'allée, on a dû fermer à minuit, ce n'était pas prévu.
05:17Tout le monde s'est fait gazer sur la place, du coup dans le restaurant aussi, avec le vent tout
05:21est revenu.
05:21On a dû faire entrer les clients.
05:23Le match retour, on a fermé plus tôt, à 21h.
05:25Et là, du coup, on s'est dit qu'on allait fermer à 17h.
05:28Sur les Champs-Elysées, en revanche, les commerçants ont pour mot d'ordre de fermer boutique dès 17h.
05:34Certains commerces ont déjà commencé à protéger leur devanture pour faire face aux casseurs.
05:39Jacques Morel, on vient de le voir, les commerçants, les restaurateurs se barricadent, ferment leurs établissements.
05:46Les riverains ont peur de sortir et restent chez eux.
05:48On a un peu l'impression que l'État finalement a cédé et que ce soir, la rue, elle est
05:53pour les délinquants,
05:54pas pour les honnêtes gens qui ont trop peur, justement, de se mêler à ces débordements.
05:58Oui, ça ressemble un peu à ça.
06:00Et c'est une fois de plus la partie saine de la population qui est sanctionnée, qui est punie.
06:07Les commerçants perdent de chiffre d'affaires.
06:11Les braves gens qui habitent dans les quartiers concernés perdent de liberté de sortir.
06:16On est samedi soir.
06:17Je viens de passer à côté de la Tour Eiffel.
06:19C'est noir de monde.
06:22Il y a plein de touristes.
06:24On va leur mettre une fanzone au Champ de Mars, peut-être cet après-midi et dans le week-end.
06:30C'est-à-dire que c'est des gens qui ne sont peut-être même pas au courant qu'il
06:32y ait un match de foot.
06:33Ils vont se retrouver d'un seul coup cernés par des milliers de jeunes en folie.
06:40Il semblerait qu'on est incapable d'empêcher ces mouvements qui sont un peu typiques à la France, à part
06:49les hooligans dans d'autres pays.
06:51Mais typiquement en France et à Paris, on a du mal à juguler ça.
06:57On travaille dans l'effet de surprise.
07:03On ne sait pas où ils vont venir.
07:05Ça va venir dans différents quartiers.
07:07Il y a des fanzones vers la porte de Saint-Cloud.
07:10Donc ça va être encore un endroit très difficile.
07:15Donc c'est compliqué d'anticiper.
07:17Le préfet de police doit être en mal de savoir si vous voulez quels vont être les effectifs des supporters.
07:27Mais ce ne sont pas des supporters.
07:28Oui, des casseurs.
07:29On va les appeler des casseurs.
07:30Les supporters, je pense qu'ils seront réellement dans le parc des Princes.
07:36Les effectifs, les gendarmeries, c'est très important.
07:39J'ai fait le point tout à l'heure.
07:41Il y a 26 escadrons qui sont engagés dans Paris.
07:45Plus 600 gendarmes départementaux sur les départements de la Grande Couronne.
07:50Donc c'est des efforts financiers très importants pour l'État et pour les administrations, police et gendarmerie.
07:58La solution, ça ne serait que dans une sévérité extrême sans doute vis-à-vis des gens qui sont interpellés.
08:07Alors ceux qui sont interpellés, ce ne sont peut-être pas les plus mauvais.
08:09C'est ceux qui courraient le moins vite.
08:10Oui, mais au moins ça servirait d'exemple.
08:11Mais ça servirait d'exemple et il y aurait un risque, si on participe à une telle manifestation, de ne
08:17pas rentrer chez soi, de ne pas repasser à la maison, chercher sa brosse à dents et se retrouver directement
08:22immobilisé, si vous voulez, pour 15 jours ou pour 3 semaines.
08:27Il ne faut pas mettre des peines très longues, mais des peines exemplaires qui dissuadent notamment les plus jeunes.
08:33Parce qu'effectivement, Hélène Roué, on en parlera de cette réponse pénale dans un instant.
08:37Mais on voit bien la logique aujourd'hui, c'est de mettre de plus en plus de forces de l
08:41'ordre sur les terrains.
08:4222 000 dont 8 000 rien qu'à Paris.
08:45Mais on voit aussi quelque part la logique de l'exercice.
08:48À chaque match, on met plus de forces de l'ordre sur le terrain.
08:51Et ensuite, comme le disait Jacques Morel, on a l'impression qu'il n'y a pas vraiment de solution,
08:55que l'État réagit mais qu'il n'agit pas en réalité.
08:58Oui, c'est ça. Il y a une certaine forme de peur aussi dans l'État.
09:01On en vient parfois même à espérer qu'il va pleuvoir ce soir, qu'il y aura un orage pour
09:05justement se dire
09:06« Bon, s'il pleut, peut-être que moins de monde viendra ».
09:08On a face à nous un véritable mouvement de confinement sécuritaire.
09:11On le voit, c'est vrai que sur les Champs-Elysées, quand on voit que les magasins ont l'autorisation
09:15d'ouvrir jusqu'à 17h,
09:17et alors qu'ils commencent déjà dès ce matin à se fermer pour se préparer précisément,
09:21vous l'avez dit, les conséquences économiques sont absolument énormes.
09:24Je tiens à rappeler quand même et à enfoncer la plus grande porte ouverte d'aujourd'hui,
09:27le match n'est pas à Paris.
09:29Et quand on regarde les effectifs de police, j'entendais ce chiffre ce matin, c'est fou,
09:328000 policiers à Paris, ils sont 4000 à Budapest.
09:354000 où a lieu le match, là où a lieu le match et là où il pourrait éventuellement y avoir
09:42des supporters, des hooligans, etc.
09:44Sauf qu'en fait, en France, on déploie deux fois plus de policiers alors que le match n'est même
09:48pas chez nous.
09:48On va continuer justement à se rendre sur le terrain pour voir les préparatifs.
09:52D'abord du côté du Parc des Princes où justement il sera possible de voir le match.
09:57On reçoit François Tiskevich et Anne-Charlène Lutin.
10:00Comment cela se prépare de votre côté, François ?
10:06Oui Elodie, vous le voyez sur les images d'Anne-Charlène Lutin.
10:10Un impressionnant dispositif de policier est déjà en place.
10:12Environ 10 camions de CRS et des gendarmes sont présents car ici à 300-400 mètres se trouve le Parc
10:19des Princes
10:19qui s'apprête à accueillir dans quelques minutes près de 48 000 personnes qui vont pouvoir assister au match sur
10:25écran géant.
10:26Alors forcément, les riverains ici craignent des débordements, des débordements qu'ils ont connus l'an dernier.
10:31Il y a quelques semaines, lors de la demi-finale retour de Ligue des Champions,
10:35des riverains qui nous ont expliqué vouloir se barricader.
10:38Ils ont fait leur course ce matin.
10:40Puis ils resteront chez eux toute la journée pour éviter bien surtout les risques de débordements
10:45puisqu'il y a quelques semaines, des scènes d'enfer avaient été vécues par ces riverains.
10:50Certains individus avaient voulu rentrer dans des résidences.
10:54D'autres avaient pris à partie des policiers avec des tirs de mortiers
10:58quand d'autres encore ont carrément voulu se rendre sur le périphérique parisien et le bloquer.
11:05Donc les riverains s'attendent à une nuit agitée.
11:07Certains nous ont expliqué même qu'ils allaient devoir fermer leurs fenêtres malgré la chaleur
11:10pour éviter d'entendre les tirs de mortiers.
11:12Les tirs de mortiers qui résonnent ici régulièrement tard le soir
11:15après les matchs de foot jusqu'à 2-3 heures du matin.
11:18Donc les riverains s'apprêtent à vivre une journée et une soirée particulièrement difficiles.
11:23Merci beaucoup François Tiskevitch et Anne-Charlène Lutin.
11:26On va prendre maintenant la température du côté du Trocadéro
11:29qui est une autre zone sensible identifiée par les autorités.
11:33Nicolas Roger et Olivier Gangloff, bonjour à tous les deux.
11:36Est-ce qu'autour de vous également, il y a beaucoup de forces de l'ordre
11:39et un dispositif qui est en train de se mettre en place ?
11:45Alors bonjour Elodie.
11:46Non, ici il n'y a pas vraiment de traces de la police depuis 2 heures.
11:50Donc on a aperçu qu'un seul camion passait.
11:53En revanche, il y a une véritable forme d'angoisse ici.
11:56Nous avons fait le tour des commerçants avenue Clébert.
11:59Pour la grande majorité, ils sont inquiets pour leur établissement.
12:02Les restaurateurs les plus téméraires nous ont confié
12:04rester ouverts ce soir tout en fermant leur terrasse avant le match.
12:08L'un d'entre eux a même engagé un service de sécurité.
12:11D'autres fermeront vers 16 heures, 2 heures avant le coup d'envoi du match.
12:18Vous l'aurez compris, en fait ici c'est chacun sa méthode
12:20parce qu'ils disent ne pas avoir reçu de consignes de la part des autorités
12:24en ce qui concerne les habitants du quartier.
12:26Certains parlent du match avec dépit.
12:28Ils déplorent un changement de mentalité dans la façon de célébrer la victoire aujourd'hui,
12:32une victoire aujourd'hui à Paris.
12:35Certains ont également peur de ne pas pouvoir stationner ici ce soir.
12:38Effectivement, il y a plusieurs panneaux interdictions de stationner dans l'avenue Clébert.
12:43Chose curieuse, ils ont été placés une semaine à l'avance
12:46en prévision du 10 km prévu le week-end prochain à Paris.
12:49Malgré l'agacement anticipé et l'inquiétude des riverains et commerçants ici,
12:55pour le moment, je vous l'ai dit donc en début, au début il n'y a pas de trace
12:59de la police ici.
13:00Merci beaucoup Nicolas Roger, merci à Olivier Gangloff qui vous a accompagné.
13:04Ce qu'on entend, Jacques Morel, c'est absolument incroyable.
13:06Du côté des Parcs des Princes, les riverains ont peur, ont peur qu'on rentre dans leurs immeubles.
13:11Ils disent qu'ils ferment les fenêtres parce qu'ils en ont marre des tirs de mortier
13:15qu'ils entendent régulièrement.
13:17Ce soir, il y a peut-être la célébration d'une victoire du PSG.
13:20On voit dans quelles extrêmes limites on en arrive avec des gens qui ont peur
13:24et une ville qui semble nécessaire de défendre aujourd'hui.
13:28C'est ça, on a l'impression d'être assiégé par des groupes de racailles.
13:34Parce que moi j'ai tendance à penser qu'il faut vraiment faire la distinction
13:37entre les supporters parce qu'on mélange un peu les deux.
13:41Et qui subissent aussi d'ailleurs ces supporters.
13:43Voilà, les supporters, ils sont capables effectivement d'exprimer leur mécontentement
13:49si leur équipe a perdu et d'exprimer leur joie si leur équipe a gagné.
13:53Mais ce n'est pas les gens dangereux.
13:56Les dangereux, c'est des gens qui n'ont rien à voir avec ça.
13:59C'est des gens qui viennent en fait pour agresser les forces de l'ordre
14:03parce que c'est leur premier challenge, c'est d'aller se confronter avec les forces de l'ordre.
14:07Deuxièmement, l'opportunité de faire les courses pour la fête des mers
14:11ou pour, je ne sais pas quelle occasion, dans les grands magasins du côté de la Porte de Saint-Cloud,
14:17du côté de l'avenue Clébert et du côté des Champs-Elysées.
14:21Donc c'est honteux.
14:22Donc il faut être vraiment en capacité, si vous voulez, avec des unités promptes à réagir,
14:27à faire des interpellations et avec des véritables sanctions.
14:32C'est-à-dire que les gens qui sont interpellés, ils sont immédiatement sortis de la voie publique,
14:36emmenés dans des jôles de la police, déjà ça en fera moins sur la manifestation probable de ce soir.
14:46Au fur et à mesure qu'il va y avoir des exactions, il faut absolument faire des interpellations
14:50et les sortir de la voie publique.
14:52Je voudrais qu'on écoute ce que dit le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
14:56Il était interrogé sur la crainte de ces débordements.
15:00Écoutez Laurent Nunez.
15:02Sur la chaîne que vous représentez, on parle beaucoup de la célébration des Lensois.
15:06Mais nous savions qu'à Lens, les choses allaient bien se passer.
15:09Et nous savons qu'elles pourraient moins bien se passer pour une célébration du Paris Saint-Germain.
15:12Parce que parfois, vous n'avez pas le même public.
15:14Parfois, vous avez sur ces célébrations à Paris un public qui vient, une minorité de personnes,
15:19une minorité de personnes, quelques centaines de personnes,
15:22mais qui viennent pour faire créer le désordre et faire en sorte qu'il y ait des débordements.
15:26Ça n'est pas tout à fait le même public, effectivement.
15:28Alors nous, on se prépare.
15:29Deux choses, Hélène.
15:30Premièrement, l'aveu d'échec totalement assumé du gouvernement.
15:33On sait que ça pourrait mal se passer.
15:35Écoutez, si on le sait, déjà tant mieux.
15:37On est d'accord sur le constat.
15:38Et quand, effectivement, une petite minorité de personnes,
15:41mais on vient de voir à trois endroits de la capitale,
15:43ce que cette petite minorité de personnes impose à nos forces de l'ordre,
15:47il y a tous les commerçants.
15:48Et j'imagine que certains téléspectateurs ont peut-être du mal à comprendre
15:51comment une petite minorité de personnes peut créer le chaos dans Paris.
15:56Et je reprends votre mot.
15:57On a l'impression que Paris peut être en état de siège.
15:58Oui, bien sûr.
15:59Moi, cette déclaration de Laurent Nunez, je la trouve assez édifiante.
16:02Parce que, déjà, elle avait d'échecs sur le fait qu'on savait qu'à Lens,
16:05ça allait bien se passer.
16:06Mais je trouve que Laurent Nunez, en fait, ne va pas au bout de la logique.
16:08C'est-à-dire qu'en fait, il dit les choses sans les dire.
16:11Et quand il dit « ce n'est pas le même public »,
16:12ah bon ? Mais c'est qui alors ?
16:14Aller jusqu'au bout ?
16:15Enfin, pourquoi ?
16:16C'est quoi la différence entre les Lensois et, effectivement,
16:18les personnes qui habitent à Paris ?
16:19Les personnes qui habitent dans la Grande Couronne de Paris ?
16:22Allons au bout de la logique ?
16:23Qu'est-ce que ça veut dire, cette phrase ?
16:24Donc, moi, c'est vrai qu'on a le sentiment qu'on fait un petit peu,
16:27si vous voulez, on commence le travail,
16:28mais en réalité, on ne le finit pas.
16:29On s'attaque aux conséquences et jamais aux causes.
16:31Pourquoi ces jeunes-là sortent à ce moment-là, etc.
16:33Et si vous me permettez une simple nuance vis-à-vis de ce que vous avez dit,
16:37vous avez raison, ce n'est pas la faute des supporters du PSG,
16:40ce n'est pas la faute du PSG.
16:41Je suis complètement d'accord avec vous.
16:42En revanche, tout n'est pas dénué, si vous voulez, du football non plus.
16:46Moi, je me rappelle de cette image folle dans le documentaire
16:48que vous avez d'ailleurs diffusé sur CNews jeudi soir sur l'ultra-violence.
16:52Souvenez-vous, pendant la demi-finale,
16:53cette femme qui a été agressée à l'intérieur de sa voiture,
16:56précisément par des supporters, en l'occurrence, du PSG,
16:59parce qu'elle portait le mauvais maillot.
17:00Et en l'occurrence, elle ne supportait pas le PSG,
17:02elle supportait le Bayern, elle a bien le droit de le faire.
17:04Et en fait, les nombreuses personnes sont arrivées autour de sa voiture
17:07pour déjà casser sa voiture, par ailleurs la menacer,
17:10par ailleurs lui demander d'enlever son maillot,
17:12ce qui est très classe, demander ça à une femme, très très classe.
17:14Donc, il y a quand même, si vous voulez, un petit rapport,
17:18dans certains cas en tout cas, qui selon moi est quand même lié au football.
17:21Et justement, je voudrais aussi qu'on parle,
17:23parce que vous l'avez déjà évoqué Jacques Morel,
17:24forcément de la réponse pénale.
17:25Parce que si ce soir, il y a des débordements,
17:28on sait que demain, on aura un nombre d'interpellations.
17:31Et CNews, à chaque fois, suit notamment les comparutions immédiates
17:35et ce qui frappe.
17:35Le chiffre d'interpellations, en général,
17:38on ne peut le trouver pas assez élevé, mais en tout cas, il existe.
17:40Et puis quand on regarde ce qui se passe derrière,
17:42en réalité, c'est un peu circulé, il n'y a rien à voir.
17:44Par ceux qui ont pu être interpellés lors de la demi-finale,
17:46il y a fort à parier, qui seront encore dans les rues ce soir.
17:49Donc forcément, il y a une impunité.
17:51Oui, alors, les qualifications pénales, si vous voulez,
17:53pour les exactions sur la voie publique,
17:56sont sûrement trop faibles.
17:59Il y a quand même, c'est appliqué à des gens
18:03pour lesquels ça défraie la chronique,
18:04la bande organisée.
18:05Bon, la bande organisée, si vous voulez,
18:08on est quand même vraiment dans ce cas-là.
18:11C'est des bandes qui arrivent de départements périphériques,
18:14parce que ce n'est pas des Parisiens qui manifestent.
18:17Ça vient des départements périphériques de Paris.
18:21Ils viennent en équipe avec les transports en commun.
18:24Ils viennent avec du matériel.
18:25Vous avez cité les mortiers qui sont des armes par destination.
18:29Donc, on est avec des gens qui cassent, qui volent,
18:33qui sont équipés avec des mortiers ou des armes par destination.
18:37On est vraiment...
18:37Il y a tous les éléments constitutifs de la bande organisée.
18:41Donc, il faudrait leur appliquer les mêmes tarifs
18:43qu'aux gens qui sont pris dans d'autres affaires
18:45pour la bande organisée.
18:47Et là, ça permet vraiment de les immobiliser
18:50pour un temps relativement important.
18:53Je pense que malheureusement, il n'y a que des sanctions comme ça
18:56qui pourraient venir à bout de ces ordres.
18:58Oui, et puis effectivement, qu'ils cesseront aussi
19:00ce sentiment sans doute d'impunité.
19:03On vient de voir comment les choses se préparaient à Paris.
19:06On va aller maintenant à Budapest,
19:08là où aura lieu le match.
19:09On rejoint Olivier Benkemoone et Charles Baget.
19:11Bonjour à tous les deux.
19:13On le disait, Olivier, il y a sans doute plus de crainte
19:15de débordement de notre côté à Paris
19:18que du vôtre à Budapest.
19:22Évidemment, ici, il n'y aura pas de débordement.
19:24Vous savez, d'abord, ici, on a des fans.
19:26Il y a 30 000 fans du PSG qui sont ici, 30 000 supporters.
19:30La plupart ont des tickets, donc ils vont directement au stade.
19:35Tout est encadré depuis hier.
19:36Ils sont arrivés dans un terminal qui n'est pas le même, d'ailleurs,
19:39que celui de Arsenal.
19:40On fait en sorte qu'ils ne se croisent pas.
19:42Mais ils sont très sympas, les supporters de Arsenal.
19:46Donc, tout a été fait en sorte pour que ce soit séparé.
19:49Il y a 4 000 policiers qui sont ici mobilisés.
19:52Et c'est la première fois dans l'histoire de la Hongrie
19:54qu'il y a autant de policiers mobilisés.
19:56Donc, chacun a sa zone, à sa fanzone.
19:59Donc, lorsque vous arrivez, vous êtes transféré, en quelque sorte.
20:02Puis après, vous allez au stade.
20:04Alors, comme il y a plus d'Anglais, les Anglais adorent venir,
20:06même s'ils n'ont pas de ticket.
20:08Là, autour de moi, il n'y a quasiment que des supporters
20:10des gunners de Arsenal.
20:12Donc, on a l'impression que la ville est pleine
20:15de supporters anglais.
20:17Mais voilà, a priori, ça va bien se passer.
20:19Il y a eu des micro, micro incidents hier.
20:21Mais on pense, d'ailleurs, que ce sont des supporters anglais
20:24à Vinay qui se sont battus entre eux.
20:26À part ça, la police a bien dit ici,
20:29qui est très mobilisée, a bien dit
20:30si vous avez le visage couvert, c'est ce tolérance zéro.
20:33Si vous vous comportez mal, vous avez un comportement agressif,
20:35c'est tolérance zéro.
20:36Le message est absolument clair ici.
20:39Merci beaucoup, Olivier Benkemoun.
20:41Et merci à Charles Bajet qui vous accompagnait.
20:42C'est défiant, comme on disait effectivement Hélène.
20:44C'est visiblement à Budapest.
20:46Moins d'inquiétude que de notre côté.
20:48Pour terminer cette émission,
20:50on va parler rapidement de Gabriel Attal
20:51parce que vous pourrez suivre le discours du candidat
20:54à partir de 14h sur CNews.
20:57Et on rejoint sur place
20:58Yoann Uzaï et Coralie Auberti
21:01qui sont à proximité de l'endroit du meeting.
21:03Qu'est-ce qu'on doit attendre
21:05de ce premier grand meeting,
21:06donc du candidat Attal, cher Yoann ?
21:11Eh bien, écoutez, Elodie,
21:13nous allons assister à partir de 14h15
21:16à un meeting fédérateur et optimiste
21:18car c'est une campagne présidentielle optimiste
21:21que veut mener Gabriel Attal
21:23contre le déclinisme et le marasme ambiant.
21:25Si Gabriel Attal est candidat,
21:27c'est pour faire rêver les Français,
21:29pour leur redonner espoir.
21:31Voilà ce que l'on nous dit dans son entourage.
21:33Il va décliner plusieurs thématiques
21:35lors de ce discours.
21:364, il parlera de l'école, des frontières,
21:39des salaires et de l'intelligence artificielle
21:42sur laquelle il veut mettre un accent particulier.
21:45Il fera donc des propositions
21:47sur ces 4 thématiques-là
21:48et puis il nous dira quelle est sa méthode,
21:50quelle sera sa méthode pour diriger le pays
21:52s'il arrive à l'Elysée en 2027.
21:55Le meeting a été pensé également
21:56pour montrer que Gabriel Attal est très entouré.
22:00Il y a environ 80 parlementaires
22:01qui seront à ses côtés, quelques ministres,
22:03tout cela pour essayer de faire oublier
22:05les divisions en interne
22:06puisque par exemple, vous savez que
22:07Yaël Braun-Pivet ou encore Elisabeth Borne,
22:10l'ancienne première ministre,
22:11ne seront pas présentes.
22:12Elisabeth Borne qui a d'ailleurs quitté
22:14les instances dirigeantes du parti Renaissance.
22:17Alors la campagne va se poursuivre
22:19à un rythme effréné
22:21puisque Gabriel Attal prévoit déjà
22:23un nouveau meeting ici à Paris
22:25au début du mois de septembre.
22:27D'ici là, ce sont des centaines de milliers
22:29de tracts qui vont être distribués
22:31un peu partout en France.
22:32Ce n'est pas question pour lui de faire de pause
22:34durant l'été contrairement à Edouard Philippe.
22:36Il a un déficit dans les sondages à rattraper
22:39et pour cela, il compte aller sur le terrain
22:41de manière extrêmement régulière.
22:43Merci beaucoup Yohann Uzaï.
22:45Merci à Coralie Auberti qui vous a accompagné
22:48pour ce duplex.
22:49Et je vous rappelle donc que vous pourrez suivre
22:50ce meeting de Gabriel Attal
22:52à partir de 14h sur CNews.
22:55On arrive au terme de ce 100% actu.
22:57Merci à tous les deux
22:58d'avoir été mes invités.
23:00Tout de suite, vous retrouvez
23:01Laurence Ferrari et Michel Onfray
23:03dans Face à Onfray.
23:05Je vous dis rendez-vous à 15h.
23:06A tout à l'heure.
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