00:01BFM Bourse, Culture ETF.
00:04Optimisez vos chances en bourse, mais alors en toute paresse, vraiment laissez faire les ETF à votre place,
00:08ils prennent les tendances sans que vous n'ayez besoin de lever le petit doigt.
00:11Julie, bonjour, Julie Cohen-Arton est avec vous, c'est Culture ETF.
00:14Bonjour Guillaume, bonjour à tous, bah oui c'est l'été.
00:15Et alors si la prochaine génération de méga IPO était déjà dans vos portefeuilles sans que vous le sachiez,
00:21beaucoup pensent qu'un ETF large absorbe automatiquement les stars de la tech dès leur entrée en bourse.
00:27Et bien c'est complètement faux, l'engouement médiatique ne fait pas l'indice
00:31et c'est ce que va nous expliquer notre expert Guillaume Dambrine pour Franklin Templeton.
00:35Bonjour.
00:36Bonjour Julie, bonjour Guillaume.
00:37Bonjour.
00:37Merci d'être avec nous.
00:38Alors on débute comme chaque vendredi par les flux, on en est où au niveau des ETF depuis le début
00:43de l'année ?
00:43Alors une année qui s'annonce encore record avec des flux très dynamiques depuis le début de l'année,
00:48donc plus de 220 milliards de collectes sur les ETF en Europe,
00:53avec le mois de mai aussi très fort avec 45 milliards.
00:57Ce qu'on peut noter c'est qu'effectivement les actions US ont repris un petit peu la lumière ces
01:01dernières semaines
01:02au détriment de l'Europe et du Japon et des émergents.
01:05Mais depuis le début de l'année l'image est un petit peu plus nuancée
01:09parce qu'on a vu un besoin de diversification notamment sur l'Europe, le Japon et les marchés émergents.
01:14Alors on revient à notre sujet de méga IPO, méga IPO de SpaceX, c'était il y a tout juste
01:18une semaine.
01:19Est-ce qu'une entrée fracassante en bourse, ça signifie mécaniquement une place de choix dans un ETF ?
01:25Eh bien non, dans tous les cas pas tout de suite.
01:29Effectivement, il y a des règles d'intégration dans les indices
01:32et surtout les indices prennent en compte le flottant, ce qu'on appelle le flottant.
01:37Donc ce sont les actions qui sont vraiment disponibles pour le public.
01:39Donc si on prend l'exemple de SpaceX dont tout le monde parle depuis la semaine dernière,
01:46SpaceX c'est effectivement 2000 milliards de capitalisation, mais c'est 4 à 5% de flottant.
01:52Donc investissable, en gros c'est 100 milliards de dollars.
01:55Si on compare avec Nvidia, Nvidia c'est 2 fois et demi cette taille, c'est 5000 milliards de capi,
02:01mais avec 96% de flottant, donc un montant investissable totalement différent.
02:08Concrètement, ça veut dire que Nvidia dans le Russell 1000, c'est 7%.
02:12Si on intégrait aujourd'hui SpaceX dans le Russell 1000, ce serait de l'ordre de 0,10%.
02:16Donc effectivement, il faut relativiser avec le flottant et le fait que ce soit ça qui est pris en compte
02:23pour l'intégration dans les indices.
02:25Pourquoi un futur SpaceX ou OpenAI ou Anthropik, il y en aura beaucoup d'autres,
02:29ne rentre pas dès le lendemain dans le S&P ou le CAC 40 ?
02:31Qu'est-ce qui coince au départ ?
02:33Alors ce qui coince, ce n'est pas vraiment que ça coince, mais c'est qu'il y a des
02:36critères d'intégration dans les indices
02:38qui sont des critères premièrement techniques.
02:40La taille du flottant, la liquidité et un historique de cotation.
02:45Il y a également les règles spécifiques à chaque fournisseur d'indices qui peuvent être différentes.
02:50Certains d'entre eux ont récemment adopté des règles pour prendre en compte ces méga-IPO de façon plus rapide
02:56et donc les intégrer plus rapidement dans les indices.
02:58C'est le cas par exemple de Nasdaq ou du Russell.
03:01D'autres n'ont pas changé vraiment la politique pour l'instant.
03:04Par exemple, c'est le cas du S&P où il faudra attendre beaucoup plus longtemps
03:07pour qu'une entreprise comme SpaceX puisse être intégrée.
03:11Sur les grandes IPO à venir et puis incluant aussi SpaceX,
03:16il faut bien prendre en compte qu'actuellement le flottant de toutes ces méga-IPO est très faible.
03:21Donc ce qui concrètement limite le poids qu'ils vont représenter dans l'indice dans les futures.
03:26D'accord, mais imaginons par exemple, je choisis d'investir dans un ETF espace.
03:30Forcément l'ETF espace, lui, il doit prendre un peu SpaceX, voire beaucoup de SpaceX.
03:33Quand on voit la taille de SpaceX, est-ce que cet ETF espace sera vampirisé,
03:37étranglé par la taille de SpaceX en son sein ?
03:40Alors contrairement aux ETF sectoriels, les ETF thématiques sont en général basés sur des indices
03:47qui ont des règles de diversification beaucoup plus contraignantes
03:51et notamment avec des plafonds de pondération pour vraiment pouvoir s'exposer à la thématique dans son ensemble
03:58et ne pas se retrouver surexposé à une action en particulier.
04:02Et alors à l'intérieur d'un ETF, ça se passe comment quand il y a un nouveau géant qui
04:06entre ?
04:07Alors comment ça se passe quand il y a un nouveau géant qui rentre ?
04:10Écoutez, on doit suivre les règles de l'indice.
04:15Donc on parlait tout à l'heure du flottant.
04:17Le flottant va permettre de déterminer le poids de cette société dans l'indice
04:20et donc on va venir vendre un petit peu de tous les autres composants
04:24pour acheter cette nouvelle entrée dans l'indice.
04:28Il faut savoir que les ETF passifs ne font que de suivre strictement les règles de l'indice
04:33et donc on va avoir une montée en puissance progressive du poids de ces nouveaux entrants dans les indices
04:40en fonction de l'évolution de l'heure flottant.
04:42Merci beaucoup Guillaume Dambrine pour Franklin Templeton d'être passé de voir.
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