- il y a 13 heures
Lucas Le Bell, cofondateur et directeur général de Cerbair, Natalie Mazeau, directrice générale de LN Innov', et Emiland d'Alincourt, associé chez Eurogroup Consulting, associé chez Eurogroup Consulting, étaient les invités de Laure Closier, ce mardi 16 juin. Ils ont parlé des innovations technologiques nécessaires dans le domaine de la défense dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:02Il est 8h39, on est ensemble et en direct jusqu'à 9h sur BFM Business et sur AMC Live depuis
00:07Eurosatory, le salon de l'armement.
00:10Une année à ne pas rater, un salon déjà record au vu des dépenses mondiales sur l'armement.
00:14On va parler innovation avec nos invités.
00:16Lucas Lebel, bonjour, co-fondateur et directeur général de Cerber.
00:19En face de vous, Nathalie Mazot, bonjour.
00:20Vous êtes la directrice générale de LN Innoves et à côté de vous, Emilian Dalancourt, associée chez Regroup Consulting.
00:26Je commence avec vous, Nathalie Mazot, parce que vous êtes peut-être la seule qu'on connaît le moins sur
00:29le plateau.
00:30Vous, vous travaillez sur les drones.
00:32Qu'est-ce que vous faites exactement ? Vous faites un moteur à propulsion électrique, c'est ça ?
00:36A quoi ça sert ?
00:37Bonjour à tous.
00:39En effet, LN Innoves est une entreprise qui design et qui produit des moteurs électriques français, souverains.
00:48A quoi ça sert ? C'est la propulsion du drone.
00:52Mais un moteur seul ne suffit pas.
00:54On propose un GMP Copley, un groupe motopropulseur complet souverain.
00:58C'est dans ce cadre-là, en fait, que l'on expose aujourd'hui à Eurosatory.
01:03Notre offre, notre gamme de moteurs, c'est une offre qui permet de répondre à l'ensemble de la plateforme
01:09des drones.
01:10Du petit FPV, du MTO, des intercepteurs dont on parle beaucoup actuellement, jusqu'aux drones cargo, 150 kg, 200 kg,
01:18voire 500 kg.
01:19On porte des innovations dans nos moteurs, dans la gamme de moteurs haute puissance.
01:25On porte des innovations avec notre partenaire BIC, qui est un expert en bobinage, situé à Châtellerault.
01:33Et nous-mêmes, nous sommes situés sur Montauban.
01:35PME, ETI, vous vous situez où ?
01:37PME.
01:38PME, combien de salariés ?
01:39Une cinquantaine.
01:41Une cinquantaine pour un chiffre d'affaires, c'est quoi votre fourchette ?
01:44On est autour des 2 millions, 2 millions 5.
01:46C'est typiquement la cible dont on parlait tout à l'heure avec Serge Wimbert.
01:49Lucas Lebel, on s'est vu il y a un jour sur Cerber, où vous êtes dans la lutte anti
01:54-drone.
01:54Quand on s'est vu il y a un jour, on m'a dit, je vais peut-être avoir une
01:57opération capitalistique importante à annoncer.
01:59Ça y est ?
02:00Ça y est, effectivement.
02:01Je peux vous confirmer le rachat de Serge Wimbert par le fonds d'investissement français qui s'appelle Latour Capital.
02:05Oui.
02:06Et à leur côté, le fonds Innovation Défense.
02:09Alors qu'est-ce que ça va changer là ? Vous allez changer de dimension ?
02:11On va changer de dimension.
02:12Ce qui va se produire, c'est qu'avec ces nouveaux partenaires à nos côtés, on veut construire un leader
02:16mondial dans les 5 prochaines années, d'ancrage européen, en gardant le centre de décision et le siège social en
02:22France.
02:23Qu'est-ce que ça veut dire ?
02:23Ça veut dire que cette année, Serge Wimbert devrait atteindre 90% de son chiffre d'affaires réalisé à l
02:28'export.
02:28C'est ça l'ambition mondiale, c'est d'être présent sur tous les théâtres d'opération, sur tous les
02:32points chauds.
02:33L'ancrage européen, c'est parce qu'on identifie, et je pense que le contexte est tout à fait favorable
02:37pour le constater vous-même, un terreau extrêmement intéressant en termes de technologie.
02:40Il y a beaucoup d'innovation, ça va dans tous les sens.
02:42Et notamment sur ce territoire européen sur lequel on veut consolider des sociétés et les agréger autour de nous pour
02:47faire un champion souverain européen.
02:49Et on va bien sûr rester en France, c'est notre ADN, servir le souverain et protéger nos concitoyens.
02:53Émilie Andalincourt, alors je ne sais pas si LN Innof, vous êtes une boîte qui, vous ne travailliez pas dans
02:57le drone avant, c'est-à-dire que comme il n'y en avait pas, vous avez pivoté ?
03:01Alors non, on ne travaillait pas du tout dans le drone avant.
03:04On venait chacun, nous sommes deux associés, nous venions de grands groupes de la défense.
03:09Et nous avons créé justement LN Innof pour répondre aux besoins dans les drones,
03:14et notamment pour répondre aux besoins dans les drones en apportant justement cette image de souveraineté,
03:19souveraineté technologique qui était demandée.
03:22Émilie Andalincourt, on voit la guerre a changé, on a des nouvelles boîtes qui se créent,
03:25des boîtes qui n'existaient pas il y a dix ans notamment sur le drone.
03:28Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que la guerre se passe autour des drones
03:31ou c'est juste une petite lorniette du conflit ? Voyez ça comment vous ?
03:35Alors je pense qu'il y a différents facteurs.
03:37On a d'abord une transparence de plus en plus forte du champ de bataille
03:40qui est permise par les capacités du segment spatial, par les capacités de guerre électronique,
03:44par des outils de reconnaissance de plus en plus perfectionnés tels que les drones de reconnaissance.
03:48Et puis on a des menaces qui sont de plus en plus hybrides, des menaces diffuses,
03:52avec ce qu'on appelle une massification du low cost, c'est-à-dire du low cost de l'abordable,
03:57de la masse abordable.
03:58Et donc ça va se traduire par quoi ? Sur le champ de bataille, ça va se traduire par de
04:01la mobilité,
04:02de l'autonomie, de l'agilité avec des unités de combat extrêmement mobiles et réactives.
04:07C'est le cas en Ukraine. Il faut bien avoir conscience du fait que chaque brigade est appuyée par un
04:12bataillon
04:12qui est spécialisé sur les drones et qui va être en interface permanente avec les entreprises
04:17qui font évoluer ces drones. Donc c'est la vitesse d'adaptation, la vitesse d'intégration des nouvelles technologies
04:21qui devient un facteur déterminant.
04:23Et donc en termes de base industrielle technologique de défense, de BITD,
04:27on a besoin de cette dualité entre la robustesse des grands groupes, des grands MOI,
04:30et l'agilité, la réactivité, l'innovation technologique d'un certain nombre de groupes,
04:35des start-up ou de ce qu'on peut appeler la DevTech.
04:37Et vous n'êtes pas dit, alors maintenant que l'opération est faite, Lucas Lebel,
04:41vous n'êtes pas dit, ce qu'il me faudrait moi pour mon développement,
04:43c'est de m'adosser à KNDS ou MBDA.
04:46Dans votre développement, pour l'instant, vous n'en êtes pas encore là ou c'est un objectif après ?
04:51Ce n'est pas nécessairement un objectif, c'est une option qui est sur la table,
04:53qui l'était déjà sur le précédent tour d'investissement.
04:56Finalement, les choses se sont déroulées différemment,
04:58mais on est très content de partir avec un partenaire financier tel que le fond La Tour Capital
05:02qui a, en fait, et c'est un élément différenciant chez eux, un background très entrepreneurial.
05:07Donc ils savent ce que c'est que de construire des sociétés.
05:10Ils ont une ambition folle à travers la création de leur fonds Émergence Défense,
05:14qui est en train de devenir le plus grand fonds européen de défense,
05:18à diriger effectivement un capital assez conséquent.
05:22Ce fonds, il devrait avoir une taille cible de l'ordre de 650 à 700 millions d'euros,
05:25donc c'est quand même très important.
05:26Il y a une grande force de frappe, et on espère qu'elle va être dirigée vers Herber au gré
05:30de nos développements.
05:31Et bien sûr, le fonds Innovation Défense, qu'on est très content d'avoir à notre capital,
05:35qui dirige, je le rappelle, des fonds issus de la DGA, mais pilotés et administrés par la BPI,
05:41et qui illustre effectivement deux choses.
05:43Un, l'adéquation entre nos solutions et un service qui est apporté aux souverains
05:48et à la protection des concitoyens, je l'expliquais.
05:50Et aussi et surtout, une transformation énorme dans notre industrie,
05:54au niveau français qui se prépare avec le tournant réglementaire,
05:56c'est la protection des infrastructures civiles.
05:59Alors c'est-à-dire ? C'est-à-dire que là, on a besoin de protéger nos infrastructures
06:04de l'ensemble des risques extérieurs, et que vous allez pouvoir le faire vous
06:08et d'autres acteurs privés, c'est ça ?
06:10Absolument, absolument.
06:11Ça, ça change tout ?
06:12Ça change tout, parce qu'en fait, vous voyez, Herber a 10 ans,
06:15on a été une des premières boîtes à se créer, on a été pionnier en matière de lutte anti-drone,
06:18parmi les premières boîtes au niveau mondial.
06:20Pendant 10 ans, en fait, les acteurs privés, c'est vrai en France, mais partout dans le monde,
06:23n'ont pas eu le droit, et on comprend pourquoi, de déployer des contre-mesures,
06:26et notamment des contre-mesures électroniques pour faire face au drone.
06:28Tout au plus, ces sites pouvaient détecter, ce qui ne répondait pas complètement à la problématique.
06:32Là, le réglementaire, et je le félicite, et notamment les travaux derrière du SGDSN,
06:37Une sorte de délégation de services publics, quoi.
06:39Voilà. Alors ça, ça ne va pas être n'importe quoi, évidemment.
06:41Il va falloir que ces sites, que ces entreprises, que ces opérateurs,
06:46obtiennent des autorisations, déploient des matériels homologués,
06:49mais derrière, c'est la sécurité, en fait, de toutes les infrastructures qui font vivre notre pays.
06:53On parle des sites de retraitement des eaux usées, de nœuds ferroviaires,
06:56de data centers, de sites nucléaires.
06:58Tout ce qui fait que notre économie fonctionne doit être protégée, c'est stratégique.
07:01Nathalie Mazot, dans quelle limite on arrive à être aujourd'hui totalement souverain
07:06dans la guerre technologique ?
07:07On a les composants, on a l'ensemble du développement de l'IA.
07:12Est-ce qu'il n'y a pas une barrière ?
07:14C'est-à-dire qu'on arrive avec certaines pièces, mais à un moment donné, on est bloqué.
07:16Il faut faire appel aux Américains ou aux Chinois.
07:17Oui, tout à fait, notamment, principalement sur la propulsion.
07:20C'est un sujet important et stratégique.
07:25On entend beaucoup parler d'aimants, les aimants permanents, aujourd'hui.
07:29Il faut savoir que chez LN Innove, on travaille justement sur ce sujet-là depuis très longtemps.
07:34Et on a ouvert, on travaille avec des axes.
07:38Là, on travaille sur des axes qui sont en cours de test, chez nous,
07:44principalement pour pouvoir justement se déroger de cette contrainte,
07:48notamment asiatique, principalement asiatique, sur les aimants.
07:50Il ne faut pas se le cacher.
07:52Mais attention, comme on le dit, la souveraineté ne tombe pas du ciel.
07:58Et il est très clair que c'est un travail à long terme.
08:03On y arrivera, parce qu'on y croit.
08:05On a aussi une filière européenne qui est en train de se créer.
08:08Mais ce n'est pas pour aujourd'hui.
08:10Ce n'est peut-être pas pour demain.
08:12Donc, en effet, aujourd'hui, on est toujours contraint de s'improvisionner en Asie,
08:19principalement sur ces composants-là.
08:23Mais il y a des solutions qui sont étudiées
08:26et qui nous permettra d'être de plus en plus souverains,
08:29principalement sur la filière de propulsion électrique
08:32que l'on porte chez Aleninov.
08:34Emilian Dalincourt, plus de guerre technologique,
08:36plus de dépendance à l'extérieur ?
08:39L'objectif, c'est de réduire au maximum ses dépendances.
08:42Mais une filière, c'est long.
08:44De maîtriser ses dépendances, oui, c'est long.
08:46Sur la technologie, il y a quand même des enjeux de concurrence extrêmement forts.
08:49Donc, l'enjeu, je pense, c'est de créer des architectures cybersécurisées,
08:53mais suffisamment ouvertes, standards et modulaires
08:56pour pouvoir intégrer des solutions logicielles
08:57et être extrêmement agiles.
08:59Je pense qu'on est en train de passer, finalement,
09:01d'une logique de grands programmes verticaux
09:03à une logique de système,
09:05avec des équipements, des matériels,
09:07des objets technologiques interconnectés.
09:08L'étape suivante, ce sera sans doute de passer
09:10d'une logique de système à une logique d'architecture.
09:12Une logique d'architecture, c'est quoi ?
09:13C'est finalement une architecture standardisée, centrale,
09:17régie en partie ou appuyée par l'intelligence artificielle,
09:20sur laquelle on viendra plugger les solutions,
09:23notamment logicielles,
09:24qui permettent d'avoir une supériorité technologique,
09:26facteur de supériorité opérationnelle.
09:27Mais ça veut dire déjà passer par Mistral,
09:30ne pas utiliser...
09:31On a déjà un certain nombre d'acteurs français,
09:33européens de premier plan.
09:35Il y a des acteurs allemands aussi.
09:36Il y a des acteurs français,
09:38des acteurs allemands,
09:39sur les drones, des acteurs ukrainiens également,
09:41qui bénéficient d'un retour d'expérience extrêmement réactif.
09:44La force des Ukrainiens, c'est la force de leur rétex.
09:45Le rétex est permanent.
09:47Et c'est par le rétex qu'ils enrichissent finalement en permanence
09:49l'innovation technologique
09:50et qu'ils réussissent à être à la pointe.
09:52Donc c'est ces enjeux-là de souveraineté technologique
09:54qu'il faut adresser rapidement.
09:56Il nous reste 3 minutes,
09:58j'aurais qu'on dise un mot des cadences.
09:59Lucas Lebel, avec NDS tout à l'heure,
10:00on parlait de certaines usines
10:02qui avaient triplé les cadences en moins d'un an,
10:05ce qui paraît relativement incroyable.
10:07C'est quand même assez lourd.
10:09Vous, vous êtes dès le départ dans une cadence infernale.
10:12Ça fonctionne comment ?
10:13Oui, c'est très impressionnant également en matière de lutte anti-dône.
10:15On est parfaitement indexé au progrès,
10:17à la pénétration du drone sur le champ de bataille.
10:19Nous, notre ordre de grandeur sur les deux dernières années,
10:21ça a été des rythmes de production multipliés par 10.
10:23Ah oui.
10:24Voilà, donc c'est quand même effectivement très impressionnant.
10:26Là, on a des demandes à l'endroit de clients à l'export
10:29pour des quantités supérieures à 100 unités.
10:31Là où habituellement, nos quantités maximales par commande,
10:34c'était de l'ordre peut-être de 10, 15, 20, grand maximum.
10:37Ah oui.
10:37Là, on dépasse la centaine.
10:38Il n'y a rien à voir en fait en termes de zéro, en termes de non plus zéro.
10:41Oui, tout à fait.
10:41On part en fait derrière nous d'un chapitre
10:44où en fait il y avait beaucoup d'expérimentation.
10:46On était dans une phase exploratoire
10:47où en fait nos clients devaient se familiariser avec ces technologies,
10:50comprendre de quoi y retourner,
10:51à maintenant un sentiment d'urgence que plus personne ne peut ignorer.
10:54Et donc, on passe dans du déploiement,
10:56avec de la cadence et avec des volumes très importants
10:58qui doivent être déployés pour couvrir ce marché.
11:00Vous avez la capacité de livrer,
11:02vous avez les talents parce que vous pouvez faire la même chose
11:05dans l'énergie ou le nucléaire.
11:06Ils ont les mêmes besoins, les mêmes cadences, les mêmes difficultés.
11:09Vous arrivez à recruter suffisamment
11:11pour répondre à ce genre de commandes à trois chiffres ?
11:14Effectivement, c'est un enjeu, c'est une difficulté.
11:16Je vous mentirais si je vous disais que c'est simple.
11:18Pour autant, aujourd'hui, on estime que Saber est bien dimensionné
11:20pour ces prochaines années
11:21et surtout s'appuie sur un certain nombre de partenaires
11:23qui nous permettent de délivrer des cadences très importantes.
11:26Je pense notamment au groupe Athermes par exemple
11:27qui assure la production de notre ligne de produit
11:30qui rencontre le plus vif succès.
11:32Et puis aussi, c'est un petit peu la...
11:34Vous faites des partenariats entre industriels ?
11:35Exactement.
11:36On sous-traite la production auprès d'industriels
11:38qui ont l'outillage, les cadences,
11:40la ressource humaine pour traiter des volumes importants.
11:42Et enfin, à l'export, on a de plus en plus de demandes
11:45pour gagner un petit peu en autonomie
11:46et pour avoir du matériel qui est produit,
11:49ne serait-ce que partiellement localement,
11:51des demandes que ce soit pour du transfert de technologie,
11:53pour établir des chaînes de production à l'export,
11:54gagner en réactivité et diversifier un petit peu tout ça.
11:57Nathalie Mazot, vous avez les mêmes problématiques chez vous ?
11:59Alors justement, c'est justement ce que je me disais.
12:01On fait exactement le même constat.
12:02On a été obligés, et c'est normal,
12:04de passer vers des phases de test
12:06pour justement suppléer l'offre,
12:08si on peut le dire, asiatique, américaine
12:10et d'autres pour ne pas les nommer.
12:13Et aujourd'hui, on commence à avoir
12:15les cadences de commandes qui augmentent.
12:18Et comment on garantit en fait
12:22le fait de pouvoir répondre à ces cadences-là ?
12:24Eh bien, c'est de la production en masse.
12:26Et la production en masse, nous, on y travaille depuis deux ans,
12:28avec un homologue ukrainien,
12:30avec lequel nous travaillons,
12:33et qui nous permet également,
12:34parce que ça a un double sens,
12:36de tirer de cette production en masse,
12:38on en tire le bénéfice au titre de la compétitivité,
12:41à savoir, aujourd'hui...
12:43Vous produisez là-bas, vous produisez...
12:44Alors, on produit en Ukraine,
12:45et on produit à partir de septembre,
12:47à Montauban, sur notre site,
12:48au sein du Grand Montauban,
12:50qui nous permettra en fait de pouvoir sortir
12:52entre 20 000 et 50 000 moteurs électriques par mois.
12:56Ah oui.
12:57Qui permettra également de répondre
12:58à l'ensemble des plateformes drones.
13:02Ça, c'est une première chose.
13:03Et pour revenir justement à ces cadences,
13:06et à cette compétitivité dont on parle beaucoup,
13:09quand on parle de souveraineté technologique,
13:11pour y répondre, on produit en masse,
13:14et on tire le bénéfice justement
13:15de cette production en masse
13:16que l'on a également en Ukraine,
13:18pour pouvoir tirer les prix, bien évidemment,
13:20et avoir une offre très compétitive
13:23par rapport à l'Asie,
13:24à savoir des prix quasiment identiques.
13:25Vous vous retrouvez sur les appels d'offres,
13:27vous arrivez à avoir le même...
13:29C'est pareil, de votre côté, chez Cerber.
13:32Vous n'êtes pas en compétition
13:34sur le prix avec la Chine ?
13:35Si, si, ça nous arrive bien sûr
13:37d'être en compétition sur le prix.
13:38Mais vous arrivez à avoir quasiment le même niveau ?
13:40D'un point de vue technique, oui.
13:42On est à l'état de l'art,
13:43en particulier sur nos matériels.
13:44Technique, mais pas sur le prix ?
13:44Sur le prix, c'est toujours un petit peu difficile.
13:46Il y a beaucoup de sociétés chinoises
13:47qui sont subventionnées en réalité
13:48par leur gouvernement,
13:50avec des techniques commerciales
13:51parfois qui ne sont pas toujours très justes.
13:53Quand il y a du dumping, c'est compliqué.
13:55Mais vous, vous y arrivez ?
13:57Ah non, on y arrive, tout à fait.
13:58On y arrive parce qu'on a justement
14:00le bénéfice de cette production en masse en Ukraine.
14:02Ils ont quand même la capacité
14:03de produire 500 000 moteurs par mois.
14:05C'est l'effet de guerre, malheureusement.
14:07Mais quoi qu'il en soit,
14:09ce bénéfice-là est au service de la France
14:11notamment et de l'Europe.
14:13Merci beaucoup Nathalie Mazot,
14:14Lucas Lebel et Emiliand Alancourt
14:15de nous avoir accompagnés ce matin
14:17dans la matinale de l'économie
14:18depuis Eurosatorie à Villepin.
14:20Toute la journée évidemment sur BFM Business.
14:21On continue de suivre ce salon événement.
14:24C'est leон, c'est le tien.
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