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  • il y a 13 heures
Emmanuel Levacher, directeur général d'Arquus et président de Gicat, Serge Weinberg, président de Weinberg Capital Partners, et Adeline Lemaire, directrice exécutive Fonds de fonds à Bpifrance, étaient les invités de Laure Closier, ce mardi 16 juin. Ils sont revenus sur la problématique des livraisons de l'industrie militaire à Eurosatory, sur les enjeux du financement européen via l'épargne, ainsi que sur l'impact technologique des drones, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Il est 8h12 sur BFM Business et sur RMC Live, la matinale de l'économie qui continue depuis Eurossatori à
00:06Villepinte avec nos invités.
00:07On est avec Serge Vimbert. Bonjour président de Vimbert Capital Partner. En face de vous Emmanuel Levaché, bonjour.
00:13Directeur général d'Arcus, président du J4 et Adeline Le Maire, bonjour. Vous êtes directrice exécutive fonds de fonds à
00:19BPI France.
00:20On va parler financement ensemble, évidemment parler souveraineté, évolution des commandes.
00:24On entendait tout à l'heure, il y a quelques instants, Jean-Paul Allary dire que son carnet de commandes
00:29était archi, archi, archi plein.
00:31Emmanuel Levaché, c'est comme ça dans toute la filière. Le problème, ce n'est pas les commandes, c'est
00:36délivré.
00:37Certes, les commandes sont là et l'ensemble de l'industrie d'ailleurs, on peut le sentir en fait en
00:43parcourant les allées du salon Eurossatori et en pleine effervescence.
00:46Le salon d'ailleurs bat des records, c'est vraiment plus de 2600 exposants. Donc c'est vraiment un salon
00:53record qui d'ailleurs est le plus gros salon mondial de l'industrie de l'armement terrestre et aéro-terrestre.
01:01Donc effectivement, ça illustre bien le fait que le secteur est en plein boom, porté par bien sûr la hausse
01:08de la conflictualité et porté par la nécessité de réarmer partout en Europe et dans le monde.
01:14Serge Wimbert, on se voit régulièrement, on fait des points sur l'économie de guerre. Au fur et à mesure
01:20de ces quatre dernières années de guerre en Ukraine, vous nous avez dit à un moment donné que les commandes
01:24publiques n'étaient pas là, le financement n'était pas là, on avait du mal à augmenter les cadences.
01:28Aujourd'hui, on en est où ? C'est quoi votre analyse ?
01:32Effectivement, il y a une montée en puissance qui est claire. Les commandes sont là, les crédits de paiement parfois
01:39ont un peu de retard.
01:41Il y avait, je crois, environ 10 milliards d'euros de crédits de paiement en retard à la fin décembre
01:4725.
01:49Mais globalement, la filière est quand même sous tension, sous tension capacitaire notamment.
01:55Il faut se rappeler que ces chaînes de fabrication sont des chaînes assez longues avec beaucoup de participants.
02:02Et donc, ce sont des chaînes qui sont assez faibles en réalité, dès lors que toutes les sociétés n'ont
02:09pas augmenté leur capacité elles-mêmes.
02:11Donc, un des travaux que nous avons à faire comme investisseurs, c'est d'aider ces entreprises petites et moyennes
02:19à monter en puissance et à développer leurs capacités.
02:21Le tissu industriel est encore faible, c'est-à-dire que ça reste quand même un tissu de PME et
02:26d'ETI relativement fragile ?
02:30Je ne dirais pas tant fragile qu'ayant quand même des difficultés à monter en puissance parce que ça veut
02:36dire des investissements.
02:37Ça veut dire des stocks et des investissements.
02:39Et donc, elles ont besoin de financements complémentaires.
02:43Et quand elles n'ont pas le niveau de profitabilité qui leur permet de faire ça, naturellement, elles ont besoin
02:48de s'appuyer sur des financements externes.
02:50Alors, des financements externes, il y a des fonds PREV et des GUITI, il y a la bourse, KNDES va
02:53aller en bourse, il y a BPI France qui a lancé des fonds pour les particuliers.
02:58Est-ce que le premier bilan qu'on peut en faire, les particuliers ont répondu à l'appel ? C
03:03'est un placement qui les intéresse, Adèle Le Maire ?
03:06Oui, Laure, merci beaucoup, absolument. C'est un placement qui les intéresse puisque je peux vous dire aujourd'hui, ce
03:11matin, et c'est la première fois qu'on le dit,
03:14que huit mois après le lancement du fonds BPI France Défense, la collecte dépasse les 100 millions d'euros.
03:19Donc c'est une première étape qui montre l'intérêt des Français. C'est un record en termes de nombre
03:25d'investisseurs.
03:26Nous avons 10 000 investisseurs, personnes physiques, qui ont investi dans ce fonds depuis le 14 octobre, depuis son lancement.
03:34Et c'est notamment via notre plateforme d'investissement directe aussi un record avec 32 millions d'euros collectés.
03:40Donc c'est vraiment un marqueur pour nous de l'intérêt des Français. C'est encore le début.
03:44Mais la cible, c'était 450 millions, si je me souviens bien.
03:47La cible in fine, c'est 450 millions avec un premier palier à 300.
03:51Donc on est vraiment tout à fait en ligne et même un petit peu en avance sur le rythme de
03:54collecte, puisque c'est vraiment au fil de l'eau et sur plusieurs années que ces 300 puis 450 seront
04:00atteints.
04:00Avec des investisseurs institutionnels qui prennent le relais, ou là c'est que de la collecte particulière ce dont vous
04:05nous parlez ?
04:05Là c'est que de la collecte auprès des particuliers, mais ensuite ces montants sont investis, soit directement par les
04:11équipes de BPI France,
04:12qui dans la plupart des cas co-investissent avec des fonds privés, vraiment en levier sur l'écosystème de sociétés
04:19de gestion privée,
04:20et puis via des fonds d'investissement, c'est-à-dire que le fonds BPI France Défense, souscrit par des
04:25particuliers,
04:26peut aussi investir dans des fonds spécialisés dans la défense, ou qui investissent dans la défense dans le cadre d
04:31'un portefeuille plus large,
04:32et à leur tour ces fonds investiront dans un portefeuille.
04:35C'est ce qui nous permet de penser qu'au bout de 5 ans, c'est un portefeuille de 500
04:39entreprises qui aura été constitué.
04:41Emmanuel Le Vaché, vous allez me dire, on a besoin de tout en fait, on a besoin de la BPI,
04:45du private equity, de la bourse.
04:48Est-ce qu'on est sous-capitalisé aujourd'hui dans l'armement, ou quand même on a changé de monde
04:51?
04:51Oui, je pense qu'on est en train de changer de monde, mais effectivement, comme il était dit,
04:55la chaîne d'approvisionnement est encore fragile, et c'est effectivement la montée en puissance de l'ensemble de la
05:01chaîne qui est nécessaire
05:02pour pouvoir monter en capacité sur l'ensemble, évidemment, du secteur.
05:07Donc, relative fragilité, en fait, des supply chains doit être traité, accompagné.
05:14C'est d'ailleurs un des rôles du J4, d'accompagner ces membres pour les faire monter en puissance.
05:19Il y a 500 entreprises, d'ailleurs c'est le même chiffre, 500 entreprises membres du J4,
05:23donc on les coach pour les faire monter en puissance.
05:27Avec des banques qui, même si elles disent qu'elles ont toujours été présentes auprès du secteur de la défense,
05:32disent que parfois, si elles ne financent pas, c'est parce qu'il y a des difficultés de trésorerie
05:35avec des entreprises qui sont vraiment petites, parfois familiales.
05:39Là, qu'est-ce que vous vous dites ? Il faut faire en sorte qu'on se mette à plusieurs
05:43?
05:43Il faut des rachats ? Il faut de la consolidation dans le secteur de l'armement ?
05:46Oui, alors il y a certainement plusieurs facteurs qui peuvent freiner le financement.
05:51Il y avait une réticence vis-à-vis de la défense, mais je pense que ça, c'est derrière nous.
05:56Il y a évidemment la qualité intrinsèque des entreprises en question.
06:00Donc certaines sont dans des crises de croissance, des crises de succession,
06:03mais un peu comme à l'image de l'ensemble de l'industrie française.
06:06Donc je dirais que ça, c'est à traiter au cas par cas.
06:09Mais effectivement, consolidation peut-être, accompagnement aussi dans les successions.
06:15Donc autant de moyens pour rendre plus visibles, plus crédibles et plus attractives ces entreprises auprès de leurs financeurs.
06:25Il y a 500 000 entreprises à reprendre, tous secteurs confondus, d'ici 10 ans.
06:30Donc évidemment, il y en a là-dedans dans l'armement.
06:32Serge Wimbert, ça fait longtemps que vous êtes actif dans la défense.
06:35Vous allez lancer un nouveau fonds, là ?
06:36Oui, nous allons lancer un nouveau fonds.
06:39Le premier fonds fait à peu près 280 millions d'euros.
06:43Nous allons nous adresser là à des entreprises plus petites,
06:46qui font 2 à 3 millions de résultats d'exploitation.
06:49Et nous essayons de lever un fonds, cette semaine, un fonds destiné à ces entreprises,
06:56qui sera compris entre 100 et 120 millions d'euros.
06:59Donc là, 2 millions, on est vraiment sur le petit acteur, là ?
07:03Sur le bas du spectre, encore, qui est des entreprises encore plus petites,
07:06et qui sont non moins utiles.
07:08Donc il y a là énormément d'opportunités.
07:11C'est des entreprises de bonne qualité, simplement, elles sont petites.
07:15Et donc là, je pense que la thèse de la consolidation,
07:19de l'agrégation de ces sociétés est extrêmement intéressante,
07:22parce que, de manière générale, on a besoin de sous-traitants solides, forts.
07:27Parce qu'aujourd'hui, on est dans une phase d'expansion, ça n'est pas toujours le cas.
07:32Et il faut donc avoir une certaine taille pour résister aux aléas,
07:35pour notamment pouvoir développer aussi une activité duale.
07:40Donc tout ce qui permet de consolider la taille de ces entreprises,
07:43à mon avis, est extrêmement important.
07:46Sans parler même de la thématique beaucoup plus générale,
07:49consistant à renforcer les sous-traitants dans l'ensemble de l'industrie européenne.
07:53Oui. Alors justement, ce sujet européen dont on a largement parlé depuis le début de la matinale,
07:59avec ce pavé dans la marre qui a été jeté par Tom Enders, quand même, hier, dans le Handelsblatt.
08:02Je rappelle, Tom Enders, allemand, dans un journal allemand,
08:05qui aujourd'hui, il était l'ancien patron d'Airbus, il est aujourd'hui chez KNDS.
08:08Il dit qu'on fait moins confiance aux Français qu'aux Chinois.
08:12Ça interpelle quand même.
08:13C'est-à-dire qu'il y a un problème de confiance vis-à-vis de la propriété intellectuelle,
08:17vis-à-vis du commandement.
08:18Comment vous recevez ça, Serge Wimbert ?
08:20Bon, d'abord, je crois qu'il y a, dans tous les pays, un sentiment national assez fort.
08:25Et quand on a des grands acteurs internationaux en matière de défense,
08:30il est assez naturel qu'on essaye de les préserver.
08:34Et bon, c'est un réflexe qui existe, à mon sens, dans tous les pays.
08:36Mais on ne peut pas travailler ensemble sans se détruire ?
08:39Non, pas du tout. Je pense qu'il y a des exemples, d'ailleurs, de coopération,
08:42même s'ils ont été très difficiles à mettre en place.
08:45Airbus est un très bel exemple.
08:46MBDA est en éteint.
08:49Mais dans l'histoire franco-allemande, il n'y a pas que le SCAF.
08:54Il y a eu la difficulté du programme Eurodrone,
08:58dans lequel la France n'est pas extraordinairement enthousiaste désormais,
09:02puisque c'est un projet qui est assez ancien
09:04et qui ne correspond sans doute pas aux besoins des armées actuelles.
09:07Il y a MGCS, qui est un projet qui est un char avec un mélange de plateformes françaises
09:16et de tourelles ou d'équipements allemands, qui a pris 10 ans de retard.
09:21Donc on n'a pas un historique récent dans la coopération franco-allemande extraordinaire.
09:25Donc on apprend, en fait ?
09:26Je pense que, malheureusement, il y a ce paradoxe.
09:30C'est que la montée des dépenses nationales
09:33fait que les joueurs nationaux trouvent dans leurs budgets nationaux
09:36de quoi répondre à leurs ambitions.
09:38Et donc toute la théorie de l'européanisation,
09:42en tout cas des rapprochements entre les entreprises européennes,
09:46est un peu mis à mal par la montée des budgets.
09:50Évidemment, si chacun a dans son pays de quoi satisfaire ses ambitions...
09:54Ils cherchent moins la coopération.
09:55Et bien sûr.
09:57Et alors, dans le cas de l'Allemagne, il y a un phénomène très particulier.
09:59L'année prochaine, le budget allemand de la défense sera le double du budget français.
10:04Donc il y a énormément de moyens,
10:06et évidemment énormément de candidats en Allemagne
10:08pour récupérer la plus large partie de ce budget.
10:11Vous avez l'impression, Emmanuel Levaché,
10:13que les Allemands se disent qu'ils n'ont pas besoin de nous ?
10:17Je ne sais pas si on peut dire ça.
10:18En tout cas, pour revenir en général sur le principe de la coopération,
10:22je pense qu'ils restent tout à fait pertinents et nécessaires.
10:26Au niveau européen, on n'est pas obligé d'être toujours dans un face-à-face
10:29avec les Allemands ou avec d'autres.
10:31Le bilatéral a ses vertus,
10:33mais on peut aussi aller dans des coopérations plus larges.
10:36D'ailleurs, c'est des mécanismes complexes,
10:39mais encouragés et financés par la Commission
10:42au travers du Fonds européen de défense
10:43et des différents instruments qui sont mis en place.
10:45Il y a des exemples de programmes qui sont bien amorcés
10:48et qui poussent au rapprochement avec...
10:51et qui créent ce climat de confiance dont vous parliez
10:54qui est absolument indispensable
10:55pour pouvoir se rapprocher avec des entreprises
10:58qui étaient avant plutôt vues comme des concurrents.
11:01Donc, ce sentiment partagé d'une nécessité d'investir
11:05et de développer ensemble des nouveaux produits,
11:07je pense qu'il existe.
11:08Après, ça n'enlève pas, effectivement,
11:12parfois, le regain un peu d'égoïsme national, je dirais,
11:17mais qui est un peu une force antagoniste
11:19à celle qui nous amène à coopérer et à partager.
11:22Aline Le Maire ?
11:23Oui, mais l'augmentation de ces budgets
11:25dans les différents pays, ça reste une bonne nouvelle
11:27pour les différents écosystèmes de PME.
11:29Et toute la chaîne de valeur doit pouvoir en bénéficier.
11:33Pour peu, comme ça a été dit,
11:34qu'elle soit bien accompagnée.
11:36Et donc, chez BPI France,
11:37c'est vraiment l'intégralité de nos outils,
11:39l'intégralité de la boîte à outils
11:41qu'on met à disposition des entreprises.
11:43Vous avez parlé de coaching,
11:44où c'est 300 missions de conseils
11:46qui ont été réalisées l'année dernière
11:47pour des entreprises de la BITD.
11:50On mobilise le financement, les prêts, les garanties
11:52pour avoir la couverture la plus large possible
11:54de la base industrielle et technologique de la défense.
11:57Et sur l'investissement, c'est aussi 300 millions d'euros,
12:00donc c'est deux fois plus qu'en 2024,
12:02qui ont été investis dans des entreprises de la BITD en 2025.
12:06Et c'est quoi les critères d'investissement ?
12:09C'est tous sur le drone,
12:10parce qu'en ce moment, c'est ce qu'il faut.
12:13Vous allez chercher des entreprises sur des questions de munitions.
12:16C'est quoi vos critères d'investissement ?
12:18Sur les secteurs, c'est très large.
12:20La question de l'appartenance à la base industrielle
12:23et technologique de la défense,
12:24ce n'est pas nous qui décidons.
12:26C'est la direction générale de l'armement
12:27qui tient ce registre à jour
12:29en fonction de la criticité des solutions développées
12:32par les différentes entreprises.
12:33Et nous, on pense que c'est l'intégralité du spectre
12:36qui doit être couvert.
12:37Les entreprises technologiques,
12:39les start-up, même très tôt,
12:40qui ont des solutions en cybersécurité,
12:42en défense tech,
12:43mais également les PME et les ETI
12:46qui sont le cœur vivant de cette chaîne de valeur
12:48et dont les fonds propres doivent être renforcés
12:50pour leur permettre de faire face
12:52aux carnets de commandes qui sont en augmentation.
12:54Sur le drone, Emmanuel Le Vaché,
12:56il y a quelques années,
12:58à Eurosatory, on disait
12:59on n'a pas la filière,
12:59on n'a pas avancé,
13:00on est trop en retard.
13:01Là, aujourd'hui, on a Cerber,
13:03on a Alta Ares,
13:04on a Turgis et Gaillard.
13:06En assez peu de temps,
13:07parfois même en 18 mois,
13:08on a développé des PME
13:10qui désormais ont un carnet de commandes
13:12largement rempli,
13:13se structure,
13:13lève des fonds.
13:14Ça a changé de monde.
13:16Heureusement,
13:17et pas que les entreprises que vous citiez,
13:19puisque depuis les start-up,
13:21beaucoup d'initiatives,
13:22un foisonnement d'initiatives
13:24sur les petites,
13:25les très petites,
13:26mais aussi les grands groupes,
13:27bien sûr, qui s'y mettent.
13:28Et aujourd'hui,
13:29vous parcourez les allées du salon,
13:31il y a des drones,
13:32il y a des robots partout,
13:34ce qui est normal.
13:34Et encore une fois,
13:35ça correspond à l'évolution du besoin,
13:38les retours d'expérience
13:39du champ de bataille,
13:40des champs de bataille,
13:41et une absolue nécessité
13:43qui est prise en compte,
13:44bien sûr,
13:44par les industriels
13:45pour répondre à cette demande
13:46urgente, pressante
13:48des opérationnels.
13:50Donc oui,
13:51on y est.
13:52Je crois que finalement,
13:53on avait peut-être raté
13:55un train,
13:56le premier wagon,
13:57je dirais,
13:58des premiers drones
14:00ou de la première génération
14:01de drones,
14:01mais aujourd'hui,
14:02on est complètement
14:03dans la course
14:04pour la nouvelle génération
14:06de drones
14:08et de robots
14:08du champ de bataille.
14:09Serge Wimbert,
14:10sur les questions d'innovation,
14:11on a rattrapé un retard
14:12qu'on avait peut-être
14:13au début de la guerre
14:14en Ukraine ?
14:15Je serais peut-être
14:17un tout petit peu
14:18moins optimiste
14:18que M. Levaché.
14:19Je pense qu'on est
14:21encore un peu en retard.
14:23Notamment,
14:24le montant des commandes
14:25reste limité.
14:26Mais effectivement,
14:27nous avons vu apparaître,
14:28sous des formes d'ailleurs
14:29assez variées,
14:30des entreprises
14:31qui ont des potentiels
14:32pour devenir des acteurs.
14:34Certains ont déjà
14:35des carnets de commandes
14:36significatifs.
14:37On n'a pas encore
14:38le niveau
14:39de commandes publiques
14:40qui permettent
14:41de développer
14:42vraiment en vraie grandeur
14:43les capacités industrielles
14:45qui vont avec les drones.
14:46Et là,
14:47qu'est-ce qui manque ?
14:48Vraiment,
14:48c'est les commandes ?
14:49Je pense qu'il y a
14:50en amont les commandes.
14:51Il y a aussi
14:52la conviction
14:54que doivent se faire
14:55les forces
14:56sur la place
14:57des drones
14:57dans leur format
15:00qui est encore,
15:01à mon sens,
15:02sans doute
15:02en discussion.
15:04Ce qui est important,
15:05c'est qu'on ait déjà
15:07des options,
15:08la possibilité éventuellement
15:09de monter en puissance.
15:10Mais il faut vraiment
15:11qu'on atteigne
15:12le stade industriel
15:13dans un certain nombre
15:14de cas
15:14pour leur permettre
15:15de jouer un rôle
15:16parce qu'on ne peut pas
15:17se dire,
15:18un peu comme l'expérience
15:19de l'Ukraine l'a montré,
15:20que quand on en aura besoin,
15:23on en fera.
15:24Il faudrait qu'on soit prêts avant.
15:26Merci beaucoup
15:26à tous les trois
15:27d'être venu ce matin
15:27dans la matinale de l'économie
15:29depuis Eurosatory.
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