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Pierre Lellouche, ancien ministre et spécialiste des questions internationales, nous éclaire sur l’actualité de la semaine dans #FaceAPierreLellouche, tous les jeudis à 16h30, présenté par Nelly Daynac.

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00:00Nous sommes jeudi et qui dit jeudi dit face à Pierre Lelouch. Bonjour Pierre Lelouch, ancien ministre spécialiste de politique
00:07internationale.
00:08Nos téléspectateurs ont l'habitude du rendez-vous, on passe en vue l'actualité internationale et vous la décryptez.
00:13On ira en Iran avec des développements importants ces dernières heures, mais on voulait commencer ensemble, cher Pierre, avec ce
00:20qui se passe en Irlande du Nord.
00:21Depuis un peu plus de 48 heures maintenant et Belfast qui a connu une nouvelle nuit de violence.
00:25Des affrontements ont eu lieu entre les forces de l'ordre, des manifestants donnant lieu à des scènes d'émeutes
00:30urbaines anti-immigrés qui font suite à une agression au couteau survenu lundi.
00:35Le principal suspect est un réfugié soudanais. Les détails dans ce sujet et Pierre Décrypte.
00:41Armés de briques et d'autres projectiles, des individus cagoulés attaquent les policiers.
00:47Les forces de l'ordre utilisent un canon à eau pour les repousser.
00:51Après l'attaque au couteau de lundi et l'inculpation d'un réfugié soudanais, Belfast a connu une nouvelle nuit
00:57de tension.
00:58Plus d'une centaine de Nord-Irlandais ont participé à ces émeutes anti-immigrés.
01:03Plusieurs voitures ont été brûlées, une maison a même été incendiée dans la soirée.
01:07Les commerces avaient baissé le rideau face au risque de débordement.
01:12Sept habitants s'opposent à la violence, mais se rangent du côté des manifestants.
01:17La raison pour laquelle on est dans la rue, c'est à cause de la violence, pas pour être violent.
01:22Les gens ne veulent pas rester chez eux pendant qu'il se passe des choses qui ne devraient pas se
01:25passer.
01:26Et il n'y a rien de plus naturel que ça.
01:29Relayé sur les réseaux sociaux par le militant identitaire Tommy Robinson ou encore le milliardaire Elon Musk.
01:35Ces violences ont été condamnées hier par le premier ministre britannique, Keir Starmer.
01:40Nous sommes unis pour appeler au calme et déterminés à rétablir l'ordre, à soutenir la police et tous ceux
01:47qui sont en première ligne et à faire en sorte que justice soit rendue.
01:52Dès aujourd'hui, de nouvelles forces de police vont être déployées pour mettre fin à ces émeutes.
01:57Des manifestations violentes, anti-immigrés qui avaient déjà secoué l'Irlande ces dernières années.
02:04Qu'est-ce qu'elles vous disent ces images Pierre Lelouch ?
02:06Ce sont les images d'un ras-le-bol général, d'un moment charnière pour l'Europe et la politique
02:11migratoire ?
02:12Probablement oui, parce qu'on voit ce genre de débordement se produire un peu partout avec une radicalisation des mouvements
02:21anti-immigrés.
02:23Ce qui est intéressant, il s'agit d'un Soudanais qui est entré par Dublin, c'est-à-dire la
02:29communauté de l'Union Européenne.
02:30Et de Dublin jusqu'à Belfast, il n'y a pas de contrôle aux frontières.
02:34Et là, il y a eu cette vidéo épouvantable où on le voit en train de massacrer un monsieur d
02:40'une quarantaine d'années.
02:43Qui tente de décalifier.
02:44Comme il y a eu d'autres incidents gravissimes, il y a deux ou trois ans, trois petites filles avaient
02:49été massacrées par un jeune d'origine rwandaise mais britannique.
02:53Il y a l'affaire Henri Novak également, il y a une dizaine de jours en Grande-Bretagne.
02:57Tout ça est en train de chauffer les esprits. Il y a un certain Robinson qui mobilise ses troupes, Nigel
03:04Farage aussi, Elon Musk intervient dans tout ça en annonçant une guerre civile.
03:10Donc tout ça fait que l'Angleterre, avec un gouvernement très fragile, a du mal à gérer cette situation qu
03:17'on retrouve dans d'autres pays européens.
03:18Et d'ailleurs, ce qui est très révélateur, c'est le changement des directives européennes sur le sujet.
03:24Il y avait un pacte Asie d'immigration dont Mme von der Leyen était très fière, qui a été publié
03:29il y a un ou deux ans, dans lequel elle précisait que les migrants,
03:33ils entraient et ensuite ils étaient répartis dans l'Union.
03:36Et ceux qui ne voulaient pas les prendre payaient de l'argent, rappelez-vous, ce qui avait suscité un certain
03:41émoi.
03:41Parce que toute l'Europe de l'Est ne veut pas des migrants. L'Europe du Nord a sérieusement durci
03:46les règles en Suède, au Danemark et ailleurs.
03:48Et tout ça a abouti en fait à une nouvelle directive, adoptée par le Parlement, la Commission et le Conseil,
03:54c'est-à-dire les États membres,
03:55sur ce qu'on appelle la directive retour.
03:57Alors ça, c'est l'idée au départ lancée par Boris Johnson de trouver des centres à l'étranger pour
04:03accueillir les sans-papiers,
04:06moyennant finances, naturellement.
04:08Ça n'avait pas marché parce que les tribunaux britanniques avaient sanctionné cela.
04:11Mais aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ?
04:13Dans une directive qui dit que l'Europe peut construire des centres de retour pour les migrants sans-papiers,
04:21Mélanie, aujourd'hui même d'ailleurs, vient d'obtenir un blanc-seing du procureur de la Cour européenne de justice
04:28qui l'autorise à ouvrir ce centre qu'elle a prévu de faire en Albanie pour les réfugiés.
04:34Donc on voit que, schéma aussi poursuivi aux États-Unis, où là carrément les gens sont envoyés en Afrique centrale,
04:43en République centrafricaine.
04:44Y compris d'ailleurs les réfugiés afghans, ce qui est assez malheureux.
04:48Mais enfin, on voit bien qu'un ras-le-bol, j'allais dire politique, se produit un peu dans toute
04:55l'Europe.
04:56On voit monter des forces comme l'AFD en Allemagne et c'est à six points devant la CDU.
05:02Donc vous avez des gouvernements qui sont fragilisés sur la question migratoire,
05:06qui sont préoccupés par la montée islamique, la pénétration islamique.
05:10Et ça donne ça, c'est-à-dire un changement de paradigme et de politique qui va être en question
05:18bien sûr pour la prochaine présidentielle.
05:20Ça va être une question centrale, d'ailleurs Mélenchon l'a déjà revendiqué comme question centrale puisqu'il en fait
05:26son thème, la fameuse Nouvelle France.
05:28Des images de quasi-guerre civile, même si évidemment il ne faut pas galvauder les termes,
05:33mais cette impression dans les images en tout cas, d'un face-à-face terrible qui est à l'œuvre
05:38pour l'instant en Irlande du Nord.
05:41Ils mettent le feu aux habitations où sont ces migrants, ce qui est quand même gravissime.
05:45Des images extrêmement impressionnantes.
05:47Mais bon, ça signifie aussi que...
05:48Oui, qu'il y a un vrai sentiment de ras-le-bol des populations, d'une partie des populations du
05:51moins.
05:51C'est ça le sujet.
05:52Autre thématique, et on va sur la guerre au Moyen-Orient avec ces informations du jour.
05:58L'autorité maritime iranienne qui confirme aujourd'hui la fermeture totale du détroit d'Hormuz,
06:03le passage stratégique bien sûr pour les hydrocarbures, en riposte aux frappes menées par les États-Unis dans la nuit.
06:08L'Iran verrouille Hormuz depuis le 28 février,
06:11mais jusqu'à présent les forces d'armée iranienne autorisaient quotidiennement le passage d'une vingtaine de navires dans cette
06:15zone.
06:16La surenchère qui se poursuit ces dernières heures avec Donald Trump qui promet de frapper très fort.
06:21Ce soir, dans ce message sur son réseau social préféré,
06:26dans un avenir proche, nous nous emparons de l'île de Cargue et d'autres infrastructures pétrolières stratégiques.
06:31Merci pour votre attention.
06:33Il rappelle qu'il est là pour montrer les muscles, pour bomber le torse.
06:37Mais votre avis, Pierre, et c'est ça qui est intéressant dans votre analyse,
06:41c'est qu'en fait, selon vous, et on va le développer, c'est l'Iran qui a le contrôle
06:45en fait.
06:45C'est l'Iran qui contrôle cette escalade avec un Donald Trump désormais qui apparaît plutôt sur la défensive.
06:50Oui, c'est un des paradoxes, cette histoire, parce qu'avant l'offensive du 28 février américano-israélien,
06:56l'Iran était en assez mauvaise posture.
06:58L'échange de missiles avec Israël n'était pas très concluant.
07:02Ils avaient perdu beaucoup de leurs tentacules en Irak, en Syrie, et même au Liban, le Hezbollah était très affaibli.
07:09Et en Iran même, rappelez-vous, des manifestations monstres et une répression impitoyable au début de l'année.
07:15Donc ils n'étaient pas en grande forme.
07:17Là, qu'est-ce qui se passe ?
07:18Ils ont été bombardés, ils ont subi 13 000 frappes, et ils ont survécu, même après la décapitation.
07:24Donc rien que cela, c'est une sorte de succès pour eux.
07:27Et puis surtout, ils ont eu cette idée très brillante, car il faut le reconnaître, c'est eux qui ont
07:35inventé les échecs.
07:36Donc qu'est-ce qu'ils ont fait ?
07:37Ils ont fait une escalade horizontale en allant taper leurs voisins arabes, les bases américaines,
07:43mais surtout les sites de production de pétrole et de gaz, notamment au Qatar.
07:47Et ils ont fermé Hormuz.
07:48Avec ça, ils ont fait quoi ?
07:50Ils ont pris en otage la totalité de l'économie mondiale, qui doit survivre avec 25% d'énergie de
07:57ses besoins en moins de tous les jours.
07:59Donc, hausse des taux d'intérêt qui vient d'être décidée en Europe, inflation aux Etats-Unis qui dépasse 4%,
08:07inflation en Europe, les produits alimentaires aussi.
08:10Et Trump, il a ça, il faut qu'il trouve une solution.
08:14Frapper très fort ce soir, ça veut dire quoi pour vous ?
08:17Ça veut dire qu'il va continuer à taper, mais je pense qu'en même temps, il négocie, il essaye
08:22de se trouver une solution.
08:23Regardez ce qu'il a dit hier soir, s'il ne signe pas d'accord, nous allons leur faire exploser
08:30la gueule demain soir également.
08:32C'est ce qu'il vient d'annoncer, il va leur faire exploser la gueule demain soir également.
08:36Ça ne veut tout dire et rien dire.
08:37En même temps, les Pakistanais qui sont les médiateurs laissent savoir à la presse occidentale et à la Maison Blanche
08:44que les Iraniens sont très divisés.
08:46Donc la négociation, elle continue, mais honnêtement, je ne vois pas comment on va y arriver parce que les Iraniens
08:52demandent de l'argent en échange de l'ouverture du détroit d'Hormuz,
08:57qui est une ouverture d'ailleurs temporaire parce qu'il veut bien ouvrir maintenant, mais quand même, ils continuent de
09:01revendiquer la nationalisation d'eau internationale,
09:04des eaux qui appartiennent aux Arabes en face.
09:07Donc ils savent qu'ils sont en position de force sur cette affaire.
09:11Tant que le régime est en place, on ne va pas trouver de solution là-dessus, ni sur les missiles,
09:15ni sur le Hezbollah.
09:17Et tout ça est en train de conduire aussi à d'ailleurs une presque cassure avec Israël,
09:21parce qu'Israël a un autre problème qui est le nord de son pays qui est attaqué depuis le Liban
09:27par des missiles et des droits.
09:28Et une grosse prise de bec entre les deux leaders, Netanyahou et Trump, ces derniers jours également.
09:32Donc le contrôle de l'escalade est en train de passer aux Iraniens.
09:36C'est pour ça que Trump réagit militairement en espérant calmer les choses pour trouver un deal.
09:42Mais je ne suis pas sûr qu'il va trouver un deal.
09:43Et c'est pour ça que vous dites peut-être que l'Iran de Trump pourrait devenir le Vietnam de
09:47Jimmy Carter ?
09:48Alors, il commence à y avoir... Alors, ce n'est peut-être pas le Vietnam de Jimmy Carter, c'est...
09:53Carter, qu'est-ce qu'il avait fait ? Rappelez-vous, il y avait cette tentative de sauvetage,
09:58des otages américains dans l'ambassade d'Iran, qui s'était traduit par un fiasco total.
10:03Et cette affaire avait pollué la fin du mandat de Carter, qui n'avait pas pu se représenter.
10:08Donc, en fait, les Iraniens, ils ont l'habitude de jouer avec la politique intérieure américaine.
10:13Et Trump risque de se trouver dans une situation à la Carter où il n'a pas d'option.
10:20Et où, ayant utilisé la force, il se trouve dans une situation qui n'arrive pas à modifier complètement le
10:27système.
10:27Donc, tant que le régime est en place, je ne vois pas comment il cède, ni sur le nucléaire, ni
10:32sur le Hezbollah, ni sur le détroit d'Hormuz.
10:35Donc, il se peut que tout ça dégénère en une reprise de la guerre.
10:40C'est une chose possible.
10:42Et on verra dès ce soir si les menaces de Donald Trump sont mises à exécution.
10:46On revient un petit peu plus près de chez nous, Pierre Lelouch, si vous le voulez bien.
10:49Et l'histoire d'un crash en plein vol pour le SCAF.
10:53Le SCAF qui est l'acronyme de système de combat aérien du futur.
10:57Puisque l'intrigue, on a appris qu'Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz se sont entendus pour ne
11:02plus poursuivre la construction d'un avion de combat commun.
11:06Qui a été lancé en 2017 par le président français Angela Merkel.
11:09Qui avait été rejoint par l'Espagne deux ans plus tard.
11:11qui devait remplacer le Rafale en France, l'Eurofighter allemand d'ici 2040.
11:17C'est un coup dur l'abandon de ce projet pour Paris et Berlin, pour l'Europe, pour la défense
11:21européenne plus largement.
11:23C'est surtout le signe des temps.
11:25A savoir que les Allemands se sentent suffisamment forts pour faire sans la France.
11:30Dans un secteur où de son côté, Dassault, Thalès, Safran, etc.
11:35Nous avons en France toutes les compétences susceptibles de faire un vrai avion de combat pour le futur.
11:41On l'a montré et Dassault voulait continuer.
11:44Sauf que les Allemands, avec leurs alliés espagnols, revendiquaient les deux tiers de l'opération.
11:52Tandis que Dassault voulait continuer à avoir le leadership.
11:54Donc ça ne pouvait pas marcher au niveau des industriels.
11:57Et c'est une mort annoncée depuis six ans.
12:00Ça n'avance pas.
12:01On a fait semblant de garder le...
12:03C'était la fausse bonne idée au départ ?
12:07C'était un symbole politique.
12:08L'Europe de la défense, les thèmes favoris de Macron, la souveraineté, l'autonomie stratégique, etc.
12:14Mais tout ça contredit la réalité qui est quoi ?
12:19Qui est que depuis dix ans, il n'y a eu aucun programme d'armement franco-allemand.
12:24Aucun.
12:24Ni sur la patrouille maritime, ni sur l'hélicoptère Tigre dont les Allemands se sont retirés,
12:30ni sur d'autres sujets comme par exemple le char, le char franco-allemand.
12:36Ce sont des sujets qui sont évoqués à longueur de journée, mais qui n'aboutissent jamais.
12:41Alors là, les Allemands sont en train de jouer un très mauvais tour, à mon avis.
12:44Mais on verra si j'ai raison.
12:45Sur le char qui devait être le char franco-allemand entre le Giat, c'est-à-dire Nexter aujourd'hui,
12:51allié avec Krauss-Maffei, la vérité c'est qu'ils sont en train de construire un autre char
12:57avec une autre société allemande qui s'appelle Rheinmetall.
13:00Donc on risque d'avoir là aussi une déconvenue majeure dans les premières semaines.
13:04On va découvrir qu'il n'y a pas de char, il n'y a pas d'avion,
13:07et que l'Allemagne est en train de démarrer ses propres programmes spatiaux.
13:10Pourquoi ? Fondamentalement parce qu'ils ont l'argent.
13:14Ils sont passés de rien à 120 milliards de dépenses militaires par an,
13:19c'est-à-dire le double de l'armée française.
13:22Résultat, aujourd'hui même il y a un salon aéronautique en Allemagne,
13:26Merz vient d'annoncer que l'aérospatial est très important,
13:29donc ils vont foncer avec plusieurs options,
13:33y compris s'allier avec les Britanniques et les Japonais,
13:36ou s'allier avec des Suédois.
13:38Donc beaucoup de gens attendent le cash venu d'Allemagne,
13:41donc je ne suis pas inquiet pour eux, ils vont trouver des partenaires.
13:44Nous, le problème qu'on va avoir avec nos magnifiques industries,
13:47c'est qu'on n'a pas l'argent pour construire l'avion.
13:49Donc il va aussi falloir qu'on trouve des partenaires.
13:52Il nous reste un peu plus de 5 minutes, Pierre Lelouch, ensemble,
13:55beaucoup de thématiques.
13:56La Coupe du Monde ou l'intelligence artificielle ?
13:59Sur la Coupe du Monde, il y a quand même un truc qui...
14:02Parce que la Coupe du Monde 2026 débute ce soir.
14:04Rapidement, un petit lancement pour nos téléspectateurs.
14:06Comme tous les 4 ans, la FIFA donne rendez-vous pour un mois de compétition de foot.
14:09Cette édition, la première à 48 équipes, va battre tous les records financiers.
14:1315 milliards !
14:14Des pauses fraîcheurs obligatoires lors des mi-temps,
14:17qui sont davantage dédiées à rincer les annonceurs qu'à soulager les joueurs.
14:21Des maillots officiels à 160 euros, des bières dans les stades à 20 dollars.
14:25Est-ce qu'on acte à un divorce entre le foot populaire et le foot business ?
14:29C'est le foot business à fond, à fond les manettes.
14:33C'est très intéressant la présidente mexicaine qui refuse d'aller assister au match
14:37parce que les pauvres n'y ont pas accès puisque les billets sont à 1000 euros, 1000 dollars.
14:41Match d'ouverture ce soir au stade Aztèque de Mexico.
14:44Ce qui est fabuleux, c'est l'histoire de Gianni Infantino.
14:48Le président de la FIFA.
14:49Que Trump appelle Johnny parce qu'il ne sait pas dire Gianni.
14:51Mais Gianni Infantino, qui était l'adjoint de Platini, rappelez-vous, à l'UEFA,
14:57est devenu le grand patron de ce barnum géant à 15 milliards.
15:01Et qu'est-ce qu'il fait, Gianni ?
15:03Eh bien, il passe son temps avec Trump.
15:05Trump l'a reçu plus que n'importe quel autre chef d'État à l'étranger.
15:09Vraiment ?
15:10Absolument. Il a été présent à la cérémonie d'investiture de Trump.
15:15Il a installé son QG de la FIFA à Miami, à côté de Maral Largo, la maison de Trump.
15:22Il a loué un bureau vide, d'ailleurs, à New York, dans la Trump Tower.
15:27Il lui a quasiment remis un prix Nobel de la paix également.
15:29Il lui a inventé un prix Nobel de la paix pour lui.
15:31Et plein d'autres choses.
15:32Il a été au sommet de la pêche de Gaza, en Égypte, avec une casquette USA.
15:38Et il était à l'avant-première de Melania.
15:40Donc, on ne peut pas trouver un meilleur pote pour Trump que ce Gianni Infantino,
15:45qui est un sacré renard du désert, lui.
15:48C'est un pas mauvais dans les affaires.
15:50Un petit mot, peut-être, sur la présence de l'équipe iranienne,
15:53qui participe à la Coupe du Monde, qui a obtenu les visas,
15:57qui devait avoir son camp de base aux États-Unis,
15:58qui se retrouve à Tijuana, au Mexique,
16:00qui n'a pas le droit de passer la moindre nuit sur le sol américain.
16:04C'est quand même une ville assez malfamée aux États-Unis,
16:07surtout avec la drogue.
16:08Mais je voudrais quand même dire un mot sur l'intelligence artificielle.
16:11Alors, l'intelligence artificielle, je rappelle juste que Javier Milei,
16:14le président argentin, mise sur l'intelligence artificielle,
16:18il veut créer des statuts pour des sociétés automatisées,
16:21avec des agents IA, mais sans aucun humain.
16:24Voilà, c'est ce que vous venez de dire.
16:25C'est ce que vous venez de dire, qui est complètement flippant, vertigineux.
16:29Et il a dû faire, peut-être.
16:30Une société uniquement composée de robots,
16:34dirigée par un robot,
16:35qui fait de l'intelligence artificielle,
16:37va pouvoir s'enregistrer en Argentine,
16:39et faire du profit avec un système de responsabilité limité.
16:44Autrement dit, s'ils tuent leurs employés,
16:45ou s'ils font des choses horribles,
16:47on ne sait pas très bien quel droit va s'appliquer.
16:50Théoriquement, ils auront pignon sur rue.
16:53Les robots, ils ont pignon sur rue,
16:55dans le cadre de modifications du droit commercial argentin,
16:59qui est, encore une fois, totalement vertigineux,
17:01mais qui annonce quand même...
17:02Il sent le vent tourner,
17:03l'IA va changer le monde,
17:05et peut-être que Javier Millet devrait inspirer
17:07certains leaders plus proches de chez nous,
17:09qui normalisent l'intelligence artificielle,
17:13sans forcément créer de grandes sociétés d'IA.
17:16Non ?
17:16Le vrai truc, c'est que le seul qui a parlé d'IA en Occident,
17:21c'est le pape.
17:22Oui, c'est vrai.
17:22Tous les hommes politiques ne disent pas un mot
17:24de quelque chose qui est absolument révolutionnaire
17:27et probablement plus important
17:29que l'invention de l'arme atomique et du nucléaire.
17:31C'est franchement très, très important
17:33ce qui est en train de se profiler.
17:34Et cette décision, aussi bizarre qu'elle est,
17:38elle a l'air d'être bizarre,
17:39est très importante.
17:40La petite pastille du jeudi ?
17:42Ah bah oui.
17:43Donald Trump, le 3 juillet 2025,
17:46c'est vrai que vous êtes attaché à la pastille Trump,
17:49le 3 juillet 2025, il y a quasiment un an.
17:52Il a évoqué pour la première fois,
17:54lors d'un discours dans l'Iowa,
17:55une future soirée de l'UFC,
17:58c'est des combats de MMA,
18:00qui auraient lieu à la Maison-Blanche
18:01pour le 250e anniversaire
18:02de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis.
18:05Beaucoup ont cru à une nouvelle blague
18:08du président américain.
18:10Onze mois plus tard, regardez ces images,
18:12la Maison-Blanche et ce décorum de UFC,
18:16Ultimate Fighting Championship,
18:17donc tous les coups ou presque sont permis,
18:20des images du jour,
18:21de l'installation de ce ring
18:22dans la Maison-Blanche
18:23pour une soirée dans la nuit de dimanche,
18:25dimanche à lundi.
18:25Avec des arches qui sont plus hautes
18:27que la Maison-Blanche,
18:28il adore ce sport,
18:30il a dit que c'est les types
18:31les plus forts du monde.
18:32Alors les combattants vont défiler
18:35dans le bureau ovale
18:36avant de se rendre sur le ring.
18:38Incroyable.
18:39Le public est uniquement composé
18:41de combattants américains,
18:43de l'armée américaine,
18:44mais pas les gros,
18:44les plus costauds possibles,
18:46sélectionnés par le patron
18:48du Pentagone lui-même
18:49et donc il s'est payé
18:51pour son anniversaire.
18:52Il y a une stratégie politique
18:53parce qu'il veut renouer
18:54avec sa base républicaine.
18:56On sait que c'est un sport
18:58dont les républicains raffolent.
18:59Il est lui très très populaire
19:01dans ce milieu-là,
19:02mais donc c'est complètement surréaliste.
19:04Il a transformé la Maison-Blanche
19:06en ring de MMA.
19:08Et il est très proche de Dana White
19:09qui est le grand argentier,
19:10le grand patron
19:11de l'organisation UFC aux Etats-Unis.
19:15Il nous reste qu'un seconde.
19:16On a bien eu Kadhafi
19:17en face de...
19:18C'était dans un autre genre,
19:19mais là, c'est...
19:20Ce n'est pas exactement
19:21la même histoire,
19:22mais en effet.
19:23Il me reste 10 secondes
19:24pour vous remercier
19:25sur des belles images,
19:26peut-être, Pierre Lelouch,
19:27parce qu'on peut être fier
19:28de la patrouille de France,
19:30quand même.
19:30Fier de la patrouille,
19:31fier de Lafayette,
19:33de Rochambeau,
19:34de l'amiral de Grasse,
19:35de la victoire de Yorktown
19:36et de Chesapeake Bay,
19:39en rappelant qu'à cause de ça,
19:41Louis XVI a perdu sa tête
19:43et il y a eu la réalité...
19:44Parce qu'on s'est ruiné
19:45en aidant à l'indépendance américaine
19:47et du coup,
19:48il y a eu la révolution française.
19:50En tout cas,
19:50la patrouille de France
19:51a fait rêver les New Yorkais
19:52avec ce passage hier
19:54pour le 250e anniversaire
19:55de l'indépendance américaine.
19:57Merci Pierre,
19:57à jeudi prochain.
19:58Merci à vous.
19:58Merci à tous
19:59de nous avoir suivis.
20:00Punchline dans un instant,
20:01Laurence Ferrari.
20:02J'ai le plaisir de vous dire
20:03à demain,
20:0415h pour 120 minutes.
20:05Merci à tous.
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