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Pierre Lellouche, ancien ministre et spécialiste des questions internationales, nous éclaire sur l’actualité de la semaine dans #FaceAPierreLellouche, tous les jeudis à 16h30, présenté par Nelly Daynac.
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00:00Nous sommes jeudi, vous l'aurez compris, Pierre Lelouch m'accompagne pour face à Pierre Lelouch.
00:04Bonjour cher Pierre, ancien ministre spécialiste de politique internationale.
00:08On se retrouve comme chaque semaine pour évoquer et entendre votre analyse de l'actualité inter.
00:14On commence bien sûr par ce qui se passe au Moyen-Orient, on va aller dans pas mal d'endroits
00:18du monde
00:19et une actualité, je vous le dis, je le dis à nos téléspectateurs, passionnante autour de Pierre cet après-midi.
00:23Alors que l'Iran et les Etats-Unis d'abord semblaient être entrés dans un cycle de négociations
00:28après trois mois de guerre au Moyen-Orient, les actions militaires ont repris cette nuit entre les deux pays.
00:33Les Etats-Unis pourtant, Pierre Lelouch, ont assuré ces derniers jours que Washington et l'Iran avaient largement négocié
00:39un mémorandum d'entente sur un accord de paix, que des annonces d'ailleurs pourraient être faites au long du
00:45week-end qui arrive.
00:47Qu'est-ce qu'il faut comprendre ? On est dans un jeu de patience avec des positions complètement irréconciliables
00:52?
00:52Au long du week-end dernier ?
00:53Oui.
00:55Mais en même temps, ce mémorandum, il est invisible, il a semble-t-il pas été signé.
01:00Alors de quoi il s'agit ? D'abord, il s'agit de comprendre que malgré 13 000 frappes, malgré
01:07la décapitation du régime, l'Iran est toujours là.
01:11La première leçon qu'on connaissait, c'est que les bombardements aériens ne font pas un changement de régime.
01:18La deuxième leçon qu'on a vu apparaître, c'est que la supériorité militaire ne garantit pas une victoire stratégique
01:25et même peut conduire à une défaite stratégique si l'adversaire utilise une stratégie asymétrique.
01:31Et ce qu'ont fait les Iraniens, c'est de taper horizontalement sur leurs voisins arabes, de casser la production
01:37de pétrole et de gaz et de fermer le détroit d'Orbouz.
01:40Donc ça veut dire que concrètement, 25% de l'énergie dont le monde a besoin à chaque jour est
01:45supprimée.
01:46D'où une énorme pression sur Trump, qui les a menacés de tout pour ouvrir à nouveau le détroit, mais
01:52le détroit il est fermé.
01:53Alors là-dessus, un groupe de nations médiatrices, derrière le Pakistan, on retrouve le Qatar, on retrouve la Turquie, l
02:01'Egypte, ont inventé un mémorandum qu'ils ont vendu aux deux parties.
02:07L'idée étant que, puisqu'on ne peut pas se mettre d'accord sur les sujets, au moins on va
02:11les scinder.
02:12Donc premier sujet, réouverture du détroit dans le mois qui vient.
02:16En échange, disent les Iraniens, de l'argent qui est bloqué, c'est-à-dire quand même 24 milliards de
02:21dollars.
02:23Premier...
02:24Pas négligeable.
02:24Voilà. Et deuxième point, tout le reste, c'est-à-dire le nucléaire, mais pas les missiles, les nucléaires sera...
02:31Mais c'est scindé.
02:32Voilà, c'est ça qui est intéressant.
02:33C'est pour après.
02:34C'est d'abord le détroit et pour le nucléaire, on verra plus tard.
02:37C'est ce qu'il faut comprendre.
02:38Malheureusement, l'accord tel qu'il est est un marché dupe pour Trump, parce que les Iraniens, en même temps,
02:43ils disent
02:43« Mais attendez, nous, le détroit, il reste iranien. D'ailleurs, on a une autorité spéciale, etc. »
02:48Donc ils n'ont pas l'intention de lâcher sur le contrôle du détroit.
02:52Ils n'ont pas l'intention de lâcher sur l'enrichissement de l'uranium.
02:55Pour eux, c'est un droit souverain.
02:57On ne veut pas toucher aux missiles et on ne touche pas aux proxys.
03:00Donc, payer 24 milliards pour ça, Trump commençait à être attaqué férocement au Sénat.
03:07Et c'est la raison pour laquelle il a reculé dimanche.
03:11Et que depuis, dans cette espèce de négociation qui n'en est pas une, on se remet à tirer.
03:19Et les Américains ont vu des bateaux iraniens en train de poser des mines.
03:25Ils ont détruit les bateaux.
03:26Les Iraniens ont ensuite attaqué un pétrolier.
03:29Ça, c'était avant-hier.
03:30Et aujourd'hui, ce matin même, des missiles sont partis du côté iranien vers une base américaine à Koweït.
03:36Et les Américains ont tapé un certain nombre de lanceurs.
03:39Donc, on est dans une situation où Trump a un énorme problème devant lui,
03:43qui est de savoir ce qu'il va faire.
03:45Parce que plus les jours passent, plus on se dirige vers une contraction des stocks.
03:50Il n'y en a pratiquement plus.
03:51Et bientôt, on va rentrer dans une période où on va parler de pénurie, donc de rationnement.
03:57Et les sondages de Trump sont à la baisse.
03:59Il a maintenant 76% d'opinions défavorables.
04:03De notre côté, l'Iran aussi est soumis à une pression, puisqu'il n'y a plus d'argent.
04:06La situation économique en Iran est catastrophique.
04:09Donc, c'est de savoir lequel va lâcher en premier.
04:12Les options militaires pour Trump ne sont pas faciles,
04:14parce que réouvrir de force le détroit d'Hormuz, ça veut dire envoyer des hommes
04:18et perdre pas mal de matériel, des bateaux, des avions, etc.
04:22Et donc, tout le monde hésite.
04:23C'est pour ça qu'on est dans cette entre-deux-guerres qui n'est pas bonne du tout
04:27et qui risque de laisser, encore une fois, l'Iran.
04:30Si l'Iran s'en sort, il s'en sortira avec deux bombes atomiques.
04:33La première, celle qu'ils construisent depuis 50 ans.
04:35Et la seconde, celle qui consiste à prendre en otage la totalité de l'économie mondiale.
04:39Donc, c'est une assez mauvaise affaire.
04:41Après trois mois de guerre, on comprend que les menaces de Trump ne fonctionnent pas ou plus.
04:45Et puis, un dernier mot avant de passer à toute autre actualité, Pierre.
04:49Mais dans ce deal qu'on évoque ensemble, d'abord Hormuz, ensuite le nucléaire, on verra.
04:54En revanche, les missiles balistiques qui menacent directement Israël, on n'est pas au courant.
04:59Et les Émirats.
05:01Et les Émirats, vous avez raison, qui ont été plus frappés qu'Israël, vous faites bien de le rappeler.
05:07Et puis les proxys, les proxys ne sont pas du tout comme le Hezbollah, par exemple, au-dessus de Liban.
05:12Et Hamas ne veut pas désarmer.
05:13Pas dans le deal.
05:14Voilà.
05:14Tant que l'Iran tient debout, il n'y aura pas de deal sur le Liban, il n'y aura
05:18pas de deal sur Gaza.
05:19Donc, vous voyez, tout ça, c'est comme des poupées russes qui s'emboîtent les unes dans les autres.
05:23Et tant que ce régime est en place à Téhéran, je ne vois pas comment les choses vont vraiment évoluer.
05:28Encore une fois, ce que je crains, c'est qu'ils sortent plus revanchards, plus durs que par le passé.
05:33Parce que ce n'est plus vraiment une république de Molla, c'est une république d'anciens combattants, des gardiens
05:39de la Révolution.
05:40Tous ces types ont fait la guerre contre l'Irak, ils sont soudés.
05:43C'est un régime qui ressemble un peu, je vais faire de la peine à nos amis algériens, un peu
05:47au système algérien,
05:48c'est-à-dire un système sécuritaire et militaire, une dictature très dure.
05:52Alors eux, ils continuent à pendre des gens tous les matins et tous les soirs, ils organisent des manifs à
05:58Téhéran pour montrer que le régime est soutenu.
06:00Donc, au milieu de ça, le peuple iranien souffre, ils sont tous au chômage, les usines ont fermé, il n
06:06'y a pas d'argent.
06:07C'est très dur à vivre.
06:08Et un statu quo assez dramatique sur le plan géopolitique également.
06:11Et un Moyen-Orient complètement au feu.
06:13On avance dans notre décryptage de l'actualité internationale.
06:17On parle du pape.
06:18Alors le pape...
06:19Léon XIV, je fais le petit lancement Pierre pour nos téléspectateurs.
06:22Il a rendu public le 25 mai sa première encyclique qu'il consacre à l'intelligence artificielle.
06:28Il avertit dans ce texte ses puissances.
06:32Il est nécessaire que le monde entier désarme l'IA, remettre l'humain au centre.
06:38Il considère que la révolution technologique en cours est d'ampleur au moins aussi considérable que celle du XIXe siècle.
06:44Et que les algorithmes opaques contrôlés par des firmes privées menacent de faire apparaître de nouvelles formes de déshumanisation.
06:51Discours courageux que vous vouliez mettre en avant de la part du pape.
06:54Très courageux.
06:55D'autant plus courageux que, vous l'aurez noté, les politiques se taisent.
06:59Et nous, on rentre dans une campagne présidentielle.
07:02J'ai à entendre ce que l'on dit du côté français sur cette chose qui est une révolution.
07:08Comme disait Kissinger, à 99 ans, il avait écrit sur le sujet.
07:12Et il a comparé l'IA à l'avènement de l'invention de la presse à imprimer, de l'impression.
07:19De la machine à imprimer.
07:20De la machine à imprimer.
07:21Et c'est vrai, ça va tout changer.
07:23Mais de façon radicale.
07:24Le problème, c'est qu'aujourd'hui, c'est un oligopole américain et de l'autre côté chinois qui détiennent
07:31ces technologies, qui détiennent l'argent.
07:33Et les risques de domination, y compris des États, sont très grands.
07:38Et le pape a vraiment fait un travail pionnier en soulignant ça, non pas sous la forme de technophobie,
07:45mais en disant voilà ce qui arrive, il faut faire attention à la domination.
07:48Il faut prendre la mesure de ce qui est en train de défermer.
07:50Je vais vous donner deux exemples de ce qui est en train de se passer.
07:53Le premier, c'est donc, j'allais dire que pendant ce temps-là, l'IA continue de conquérir nos vies.
07:58Deux exemples.
07:59Un exemple en Chine, où là, un nouveau pas est franchi en termes de surveillance des populations.
08:04Vous m'en avez parlé hier, j'ai trouvé ça assez hallucinant.
08:07Normalement, si vous voulez, les caméras de surveillance qu'on connaît, y compris en France, sont des surveillances réactives.
08:14On voit un acte, on réagit.
08:16Là, il passe avec des caméras IA dont le but, c'est de faire de la surveillance prédictive.
08:23C'est-à-dire qu'en faisant jouer les images, plus tout ce qu'on sait des personnes, parce qu
08:28'ils auront accumulé une tonne de données sur les personnes,
08:32ils sauront si telle personne qu'on voit là ou qu'on a vue là va entrer de façon illégalement
08:38dans un lieu public,
08:38s'il va avoir un comportement dangereux, un type qui se balade sur un pont s'il va se suicider
08:43ou pas.
08:44Ce genre de truc invraisemblable qui est en train de se passer.
08:47Ils commencent à déployer quelque chose qui est en fait de la prescription de caractère,
08:53parce qu'ils auront analysé, il y a suffisamment de données pour savoir qu'est-ce que vous allez faire,
08:57vous, quand vous allez dans la rue, avant que vous le fassiez.
09:00C'est vrai que quand on parle de l'IA, on a parfois l'impression d'être dans des films.
09:03Là, ce que vous nous racontez, moi ça m'a fait penser à ce film Minority Report avec Tom Cruise,
09:07je ne sais pas si vous l'avez vu,
09:08où on anticipe justement les actes des gens et on les arrête avant qu'ils les aient commis,
09:14parce qu'on sait que dans le futur, ils pourraient les commettre.
09:16Et puis je pense aussi, pour notre deuxième actualité que vous vouliez souligner,
09:19au film Warcraft, un film culte de 1983, où il y a un ado qui est pirate informatique.
09:27Il pirate un super calculateur militaire et à la fin, la machine simule des millions de guerres nucléaires.
09:32On y va.
09:33Eh bien, on y va, à l'université d'Oxford, on a demandé à trois intelligences artificielles de mener un
09:40jeu de guerre
09:41en intégrant donc des données géopolitiques.
09:43Et le résultat ?
09:44Et des armes nucléaires.
09:45Et le résultat.
09:46D'ailleurs, avant de parler d'Oxford, il faut quand même dire que l'IA est déjà utilisée dans la
09:50guerre,
09:50en Ukraine, comme dans le Golfe, et par les Israéliens aussi.
09:54Donc tout le monde, les grandes firmes américaines sont déjà sur le champ de bataille.
09:58D'accord ?
09:58Et là, on demande à l'IA, il y a trois grandes puissances qui possèdent l'arme nucléaire,
10:02qu'est-ce qui va se passer ?
10:03Alors, c'est un jeu de guerre.
10:04Les militaires connaissent ça par cœur, et même les diplomates,
10:07ont organisé des jeux de guerre où chaque personne, parce qu'au départ ce sont des humains,
10:12est censé être le chef d'État d'un pays avec des armes nucléaires.
10:16On leur donne un briefing sur la situation géopolitique,
10:20le nombre d'armes qu'ils ont, le nombre d'armes qu'il y a de l'autre côté,
10:23et puis on leur dit, ben voilà.
10:25Voilà le postulat de départ, qu'est-ce qui se passe ?
10:26Voilà, et ben donc ces trois robots, donc chat GPT avec un GPT, un chat numéro 5,
10:35le clone d'Anthropic, et le troisième c'est le Gemini de Google,
10:39ces trois-là ont été trois chefs d'État, donc dans une situation de guerre.
10:43C'est dingue.
10:43Alors, résultat c'est que sur 21 simulations et 329 interactions entre ces braves robots,
10:51j'allais dire, dans tous les cas de figure, sauf un, Julien, sauf un, l'arme nucléaire a été utilisée.
10:59Combien de cas ?
11:01Dans 329 interactions sur 21 situations de guerre entre les trois,
11:07dans tous les cas, sauf une, l'arme nucléaire a été utilisée.
11:10Et ce qui est dément, c'est qu'ils ont analysé l'attitude de chacun de ces robots.
11:15Il y en a un qu'ils ont appelé Jekyll et Mr. Hyde, c'était l'Open AI, le chat
11:21GPT.
11:21Alors celui-là, il faisait semblant d'être calme, mais quand il se réveillait, il lâchait des bombes.
11:26Le second, le Claude...
11:27Autre semblance avec des personnes existantes serait purement fortuite.
11:31Le Claude, ils l'ont appelé faucon calculateur, parce que celui-là, il avait une attitude de recul par rapport
11:38aux frappes des autres,
11:38mais quand il rentrait aussi dans la guerre.
11:40Et le troisième, Gemini, c'est plus la théorie du fou, c'est-à-dire que totalement erratique,
11:47et tout d'un coup, ça dégénère en armes nucléaires.
11:50Donc tout ça est assez...
11:52Donc le jour où l'IA est générale de corps d'armée, le monde court à sa terre.
11:57C'est-à-dire que ce qui est démontré là, c'est que si jamais ils prennent le contrôle, ces
12:02machines,
12:03avec les armes dont nous disposons, on peut s'inquiéter sur l'avenir de l'humanité.
12:09Cinq minutes pour trois actualités, Pierre Lelouch.
12:13La Chine n'a jamais construit autant d'usines en Europe.
12:17Les usines chinoises se multiplient en Europe, en France aussi,
12:20redessinent la carte industrielle du continent.
12:22Face à cette montée en puissance, l'Union européenne cherche la bonne réponse.
12:25L'industrie européenne, question très simple et directe, est-elle en train d'être colonisée par la Chine, Pierre Lelouch
12:31?
12:31Et même détruite.
12:32Elle est en train d'être...
12:34Ce qui se passe aujourd'hui, c'est que le déficit commercial entre l'Europe et la Chine,
12:38tenez-vous bien, c'est 1 milliard d'euros par jour.
12:41360 à l'année, bientôt 500.
12:44Bon.
12:44Deuxièmement, 1 million d'emplois ont été détruits dans l'industrie européenne.
12:48Pourquoi ?
12:48Les raisons, on les connaît.
12:5090% des boîtes chinoises qui travaillent en Europe sont subventionnées par l'État.
12:544% du PIB chinois sert à subventionner ces boîtes.
12:58Et troisièmement, surcapacité en Chine, un marché intérieur insuffisant,
13:02et surtout des droits de douane américains.
13:05Donc tout ce qu'ils fabriquent en excédent, ils l'envoient en Europe.
13:07Et on voit déjà ce qui s'est passé dans le secteur des...
13:14Des automobiles ?
13:15Non, des panneaux solaires.
13:16Oui.
13:17Aujourd'hui, ils sont en train d'attaquer l'éolien et les turbines des éoliens,
13:20donc les fabricants de turbines européens, les Siemens et autres.
13:23On vient d'écrire à la Commission pour dire que c'est catastrophique.
13:26Et là, dans l'automobile, alors là c'est une capitulation sans condition,
13:29parce que ce qui se passe, c'est que les producteurs européens,
13:35comme ils n'arrivent plus à vendre,
13:37les espaces de capacité de production non utilisés sont confiés à des boîtes chinoises.
13:42Donc les boîtes chinoises vont produire à l'intérieur de sa usine.
13:45Qu'est-ce qu'on fait pour l'empêcher, Pierre ?
13:47Alors, ce qu'on fait, c'est une réunion demain.
13:50Tout commencer par une réunion, de toute façon.
13:52Ce qu'on fait, c'est des discours.
13:53Macron a fait un discours avant-hier.
13:56L'équipe de France de l'électrification,
13:58il a annoncé un milliard d'investissements chez Stellantis,
14:03sauf que chez Stellantis, on vous explique,
14:06malheureusement, les usines vont laisser de la place aux Chinois.
14:12Donc, ce qui est très embêtant,
14:13c'est que demain se tient une réunion de la Commission
14:17pour savoir ce qu'on va faire avec les Chinois.
14:18Sachez qu'aujourd'hui, pour prendre une mesure,
14:20quand on sait qu'une entreprise chinoise fait du dumping,
14:24qu'est-ce qui se passe ?
14:24On lance une enquête, ça dure deux ans.
14:26Une fois que vous avez les résultats de l'enquête,
14:29il faut prendre une décision.
14:30Ça dure encore deux ou trois ans.
14:32Et quand vous avez pris une décision, par exemple, au Portugal,
14:35elle n'est pas appliquée à bord de Bulgarie.
14:36Donc, il faut complètement changer le système
14:39et adopter un système un peu plus viril.
14:41C'est celui des États-Unis contre la Chine.
14:43Sinon, on va se faire littéralement dévorer sur place
14:45et on va regarder les emplois disparaître.
14:48C'est catastrophique.
14:49Terrible.
14:49Avant votre célèbre pastille, désormais mondialement attendue.
14:53Je n'ai pas le temps de vous parler de l'aide au développement
14:55et la santé américaine.
14:55Avant votre célèbre pastille, parlons de l'aide au développement.
14:59On est mal pardonné encore.
15:00Après le brutal démantèlement de leur système d'aide au développement,
15:05on connaissait USAID, on sait que l'Amérique est sortie notamment de l'OMS.
15:09Alors, les États-Unis redéfinissent leur stratégie de santé mondiale
15:14et d'aide au développement, sauf qu'il y a une nouvelle doctrine.
15:16On veut bien vous aider, mais il va falloir nous donner des contreparties.
15:20Et du fric.
15:20En une minute.
15:21C'est totalement surréaliste.
15:23Donc, ils ont flingué l'USAID.
15:25Ils sont sortis de l'OMS, mais ils lancent un plan santé mondial.
15:29Alors, le plan santé mondial, il est réduit de moitié par rapport au financement,
15:32de l'ordre de 27 milliards, je crois, de dollars,
15:36plutôt que les 44 précédents.
15:38Donc, les pays du tiers monde à qui ils s'adressent sont priés,
15:41d'abord de mettre de l'argent au pot,
15:43et deuxièmement, de leur donner la totalité de leurs données de santé
15:47pendant 25 ans, en échange d'un peu d'argent pendant 5 ans.
15:52Alors, évidemment, c'est une sorte de recolonisation génétique,
15:56puisqu'ils vont avoir toutes les infos en Afrique,
15:59il va y avoir 2 milliards et demi d'hommes.
16:00Avec ça, on va fabriquer une industrie pharmaceutique américaine au top,
16:05puisqu'elle aura toutes les données,
16:06mais les Américains disent quand même que ce n'est pas du tout du colonialisme,
16:10si au contraire, parce que Trump est un grand humaniste,
16:13et que si vous avez un problème de virus, vous venez nous voir au Center for Disease Control,
16:19on va vous trouver la solution.
16:20On veut bien l'aider, mais il ne faut pas pousser quand même.
16:22Alors, c'est tout à fait incroyable ce qui est en train de se passer là aussi.
16:27Pierre, il nous reste 45 secondes avant de se dire rendez-vous la semaine prochaine,
16:31vous vouliez m'offrir un petit billet, et je l'accepte avec plaisir.
16:35C'est le nouveau billet de 250 dollars ?
16:37Billet de 250 dollars ?
16:38Ça existe un billet de 250 dollars ?
16:40Ça va exister, c'est le billet de l'anniversaire des Etats-Unis,
16:43et devant, il y a qui dedans ?
16:45On le reconnaît.
16:46Il y a Donald avec la signature de son secrétaire au Trésor,
16:50Bessette.
16:51Donc là, vous êtes en train de m'expliquer que c'est un vrai billet
16:53qui va être en circulation, avec lequel les Américains pourront aller faire leurs courses
16:56ces prochaines semaines ?
16:57Il ne faut encore voter une loi, elle n'est pas encore votée.
16:59Mais la dame qui dirige le service où on imprime la monnaie,
17:04on va appeler ça la monnaie de Washington,
17:06elle a dit que les conditions n'étaient peut-être pas réunies sur le plan légal,
17:10elle a été virée, tout simplement.
17:13La suivante, c'est ce qu'il faut dire.
17:15Mais donc je pense qu'on aura probablement ce billet.
17:17Et si ce billet existe, c'est pour quand ?
17:20Dans les mois qui viennent ?
17:21Pour l'université, en juillet.
17:21Ah oui, pour le 4 juillet, les 250 ans de l'indépendance des Etats-Unis.
17:24C'est ça, ils veulent l'imprimer.
17:25C'est pour ça que c'est 250 dollars.
17:26C'est impossible d'imprimer ça aussi vite.
17:28Et les gens qui ont été placés par Trump à la tête de cet établissement
17:32ont renvoyé la dame en disant « si, si, ce sera prémois du billet ».
17:34Quand on sait construire une salle de balle en quelques mois,
17:36on peut construire un billet, imprimer un billet.
17:39C'est assez fascinant au milieu de tout ce qui se passe dans le monde.
17:43Il s'occupe de ça, il s'occupe de sa salle de balle
17:45et il s'occupe aussi d'éliminer tous les adversaires possibles à l'intérieur du plan.
17:49On n'est pas Donald Trump qui veut Pierre Lelouch.
17:52Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
17:53Au rendez-vous, bien sûr, jeudi prochain pour face à Pierre Lelouch.
17:56C'est la fin de ce 120 minutes info.
17:58Je vous donne rendez-vous avec plaisir demain à 15h.
18:00En attendant, c'est Laurence Ferrari qui prend la suite sur CNews avec Punchline.
18:04Très bonne fin de journée.
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