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- #hdproswe
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00Il est 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:03A la une ce matin, on ne répond pas à un drame par des cris.
00:07Après le séisme principal, cette déclaration déconnectée fait l'effet d'une réplique dévastatrice
00:12pour un exécutif déjà au cœur de toutes les critiques.
00:15Cette réponse d'Emmanuel Macron à la colère légitime des Français après la disparition de Liliana,
00:20pourtant prononcée en milieu de semaine en Conseil des ministres, ne passe toujours pas.
00:24Au-delà de la déconnexion, du manque d'empathie, il existe cette irresponsabilité permanente face aux échecs successifs.
00:32Emmanuel Macron est plus prompt à frapper fort pour parler en européen que pour épouser la peine des Français.
00:38Tant de fois, le chef de l'État a semblé si loin des préoccupations nationales.
00:43Les Français font de la sécurité une priorité, on leur répond, sentiment.
00:47Comme si l'ensauvagement du pays relevait d'un fantasme.
00:51Ces plaies n'existent pas, ces coups non plus.
00:53Ce réel est alimenté par des médias qui brainwash, anglicisme, sauce Startup Nation.
00:59Pourquoi le français en risque enraciné est si loin du macronisme mondialisé ?
01:04On entend souvent dire que la présidentielle, c'est demain.
01:07Mais pour les gaulois réfractaires, les Français qui ne sont rien, les populistes, l'international réactionnaire, les gueux,
01:14ceux qui n'ont pas traversé la rue pour chercher un job, ceux qui ont refusé de se taire face
01:19à l'horreur et la faillite de l'État,
01:21les dix prochains mois seront longs, très longs, peut-être même trop longs.
01:25Et nous en parlerons dans cette émission.
01:26Mais avant cela, c'est le point sur l'information avec Marine Sabourin.
01:30Bonjour Marine.
01:30Bonjour Eliott, bonjour à tous.
01:32Pour Sébastien Lecornu, la réponse à la mort de Liana doit être intégrale.
01:36Le Premier ministre parle d'un fait de société dans les colonnes du Parisien.
01:40En revanche, selon lui, une loi intégrale sur les violences sexuelles ne pourrait pas tout régler,
01:44répondant ainsi aux appels à inscrire à l'agenda du Parlement une loi sur le sujet.
01:48A l'international, Donald Trump indique que la signature de l'accord entre l'Iran et les États-Unis est
01:52prévue pour aujourd'hui,
01:53date non confirmée à ce stade par Téhéran.
01:56Le président américain assure qu'en cas de signature, le détroit d'Hormuz sera ouvert à tous.
02:00Et puis retour en France, dernier jour de révision pour les 530 000 élèves de Terminal.
02:04La première épreuve du bac débute demain avec la philosophie suivront ensuite les épreuves de spécialité ainsi que le grand
02:10oral.
02:11Cette année, à la demande du ministre de l'Éducation, l'accent sera particulièrement mis sur la maîtrise de la
02:16langue.
02:17Et puis, ne ratez pas, à 10h, le grand rendez-vous.
02:20Pierre Devineau reçoit Alain Boer, professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers.
02:25Merci beaucoup Marine Sabourin pour le point sur l'information.
02:28Sabrina Berlin-Bouillet du service police-justice de CNews est avec vous.
02:31Bonjour Eliott.
02:31Sabrina, bonjour. Arnaud Benedetti également.
02:34Éric Revelle, cher Éric, bonjour.
02:36Stressé parce que ce soir, il y a un grand match de rugby.
02:39Oui.
02:39Entre le stade Rochelet, le club de votre enfance.
02:42Et le stade français.
02:44Le club de votre cœur depuis plus de 25 ans.
02:46Oui, ah bah où ça ?
02:46Et donc vous allez...
02:48C'est Cornélien, c'est Cornélien.
02:49Bah, je vais quand même être du côté de la Rochelle.
02:52Eh bah écoutez, vous êtes, voilà ce qu'on appelle quelqu'un qui fait des infidélités au stade français.
02:57C'est une honte et j'espère que Max Gwasini ne vous parlera plus jamais.
03:01Je crois que je serai avec lui au même endroit d'ailleurs.
03:03Ah oui, ce soir ?
03:04Bon bah écoutez, j'espère qu'il ne vous serrera pas la main.
03:07Jean-Christophe Gallien est avec nous, cher Jean-Christophe, bonjour.
03:10Et puis nous sommes avec Judith Vintraud, grand reporter au Figaro.
03:13Vous êtes au Figaro depuis combien de temps ?
03:15Euh, un certain temps.
03:16Un certain temps.
03:17Mais pourquoi je précise cela ?
03:19Parce que dans le non-fonction, vous savez qui apparaît, on peut rajouter aussi championne de Paris, pétanque, triplette féminine.
03:27Exactement, je l'en suis un peu fière.
03:29Mais vous imaginez, c'est-à-dire que c'est une star finalement.
03:32Absolument, sur les terrains.
03:34Sur les terrains.
03:34Pointée ou...
03:35Vous tirez.
03:36Pointe.
03:36Ah bah écoutez, je ne connaissais pas cette compétence que nous rajouterons désormais.
03:42Je vous en remercie parce que ça ne dure plus d'avis.
03:46Mais vous avez un trophée ?
03:48Bien sûr.
03:48Mais pourquoi vous ne l'avez pas ramenée ce matin ?
03:50Elle est un peu encombrante.
03:51C'est une coupe qui doit faire cette taille-là.
03:53Attendez, mais c'est extraordinaire.
03:55Il faudrait que cet été, on fasse une séquence avec vous sur un terrain de pétanque.
04:00Ravi de vous retrouver, chère Judith Vintraud.
04:03Actualité judiciaire qui est au cœur de notre actualité depuis plus de deux semaines.
04:09Il y a évidemment la disparition et la mort de la petite Liana.
04:13Nous en parlerons dans quelques instants.
04:15Il y a également cette enquête judiciaire autour de Patrick Bruel.
04:21Patrick Bruel qui, je le rappelle, conteste l'ensemble des accusations.
04:24Il avait précédemment annoncé, je le rappelle, l'annulation de la majeure partie de ses prochaines tournées.
04:30Et je me tourne vers vous Sabrina puisqu'il est visé par deux nouvelles plaintes
04:34pour tentative et agression sexuelle, tentative de viol et viol et agression sexuelle.
04:39De quoi parlons-nous ce matin, Sabrina ?
04:41Deux nouvelles plaintes qui s'ajoutent au dossier Patrick Bruel.
04:43Je vous rappelle qu'il a été la semaine dernière mis en examen, placé sous contrôle judiciaire
04:47pour des faits de viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel.
04:52Le parquet avait requis d'abord une ouverture judiciaire pour neuf dossiers.
04:56Finalement, il a été mis en examen pour quatre d'entre eux.
04:58Et on apprend donc que ce vendredi, deux nouvelles plaintes ont été déposées.
05:02Une plainte pour tentative de viol et agression sexuelle, ce sont des faits qui auraient été commis en octobre 2007.
05:08Et l'autre plainte pour viol et agression sexuelle pour des faits qui auraient été commis en mai 2012.
05:14Voilà, ça s'ajoute à ce dossier déjà bien lourd.
05:18Ce que ça veut dire, c'est qu'il est possible qu'il soit réentendu.
05:21C'est même fortement possible.
05:23Alors soit il sera à nouveau placé en garde à vue, c'est une possibilité, soit il sera convoqué.
05:27Il sera face au juge d'instruction, quatre juges d'instruction et devra répondre de cette nouvelle plainte
05:32en sachant que lors de sa garde à vue, a été également ajouté trois nouvelles plaintes à son encontre.
05:38Donc vous voyez, il va être réentendu sur plusieurs plaintes qui s'ajoutent depuis cette mise en examen de la
05:43semaine dernière.
05:44Est-ce que Patrick Bruel, qui n'a pas été placé pour l'instant en détention provisoire,
05:49si ces plaintes s'accumulent, ces mises en examen s'accumulent,
05:54est-ce que potentiellement dans les prochaines semaines,
05:56on peut passer du contrôle judiciaire à la détention provisoire, Sabrina ?
06:00Comme c'est un autre dossier, ce sont d'autres affaires, évidemment que c'est une possibilité.
06:04Je vous rappelle que pour ces mises en examen, le parquet avait demandé le placement en détention provisoire.
06:10C'est finalement les juges d'instruction et puis la validation du juge des libertés de la détention
06:16qui finalement ont opté pour le contrôle judiciaire.
06:19Parce qu'il avait amené suffisamment de garanties.
06:22Il n'y avait apparemment pas de risque de pression sur le témoin.
06:25Il avait amené des garanties nécessaires pour que le contrôle judiciaire se fasse.
06:29Il a également payé une caution très importante de 500 000 euros.
06:33Donc tout ça joue.
06:34Est-ce que là, dans ce cas de figure, la question va se reposer ?
06:37Évidemment qu'elle va se reposer de la détention provisoire.
06:39Sabrina Berlin-Bouillet, je vous ai écouté cette semaine.
06:42Et d'ailleurs, à juste titre, vous aviez dit, nous ne sommes qu'au début de cette enquête judiciaire qui
06:50est une enquête tentaculaire.
06:52Nous ne sommes qu'au début de l'affaire, et je mets des guillemets à l'affaire, l'affaire Patrick
06:57Bruel, Sabrina.
06:58Oui, et la justice s'en rend compte, parce qu'il était annoncé trois juges d'instruction pour cette affaire,
07:02alors que vous voyez, il y en a eu quatre finalement.
07:04On voit que la justice comprend que l'affaire est d'une ampleur magistrale très importante.
07:09Et puis il y a cet effet médiatique.
07:11Toute la France connaît aujourd'hui le sort judiciaire de Patrick Bruel.
07:16Et évidemment, ça va délier des langues, ça va faire que des témoignages s'ajoutent, des témoignages à vérifier.
07:23Donc ça va être des procédures d'enquête.
07:25Évidemment qu'on est au début de cette affaire.
07:27Patrick Bruel a été très préparé pour cette première convocation, cette première garde à vue.
07:32Il est venu avec des dossiers, avec des éléments pour justement justifier chacun des faits qui lui étaient reprochés.
07:39Bon, maintenant, il y aura de nouvelles plaintes.
07:41Ça veut dire un gros travail de fond à nouveau à faire.
07:44Et on ne sait pas quelle en sera l'issue pour Patrick Bruel.
07:46Voilà pour les faits.
07:48Maintenant, peut-être le regard que vous pouvez porter, vous, éditorialiste, journaliste, sur cette enquête tentaculaire.
07:54Et c'est vrai que c'est un sujet, parce que Patrick Bruel est une icône française de la chanson
08:02française.
08:02C'est un sujet qui intéresse, interpelle bien évidemment, bon nombre de foyers, Judith.
08:08Oui, alors peut-être juste un commentaire.
08:10On se rend compte que dans le cas de Patrick Bruel, ni la motivation, ni les effectifs, ni les moyens,
08:17ni les ressources de la justice ne manquent.
08:20Et c'est tant mieux pour que l'affaire soit correctement instruite.
08:25Mais quand même, quel deux poids deux mesures avec le drame qui a frappé Liana ?
08:31La petite Liana.
08:32Jean-Christophe Gallien.
08:33Oui, je crois qu'on est face à quand même quelque chose qui prend une tournure très différente.
08:38La profondeur à la fois dans le temps, parce qu'il y a des affaires qui sont déjà prescrites.
08:42Il y a tous les jours, quasiment, une nouvelle plainte ou quelque chose qui sort.
08:46Vous avez raison de le dire, la parole se libère.
08:49Alors c'est plutôt bien.
08:49Ça fabrique aussi une capacité pour la justice de devoir réagir, ce qui n'est pas toujours le cas.
08:55Et ce qui explique aussi d'ailleurs la différence.
08:56C'est-à-dire que quand la parole se libère, lorsqu'elle tourne comme ça dans la société.
09:01Évidemment, dans le cas de Patrick Bruel, qui est une icône, vous l'avez dit, de l'histoire de ce
09:05pays en termes artistiques, culturels.
09:08Eh bien, c'est plus facile, évidemment, de mobiliser.
09:10C'est plus simple aussi.
09:11Attention au tribunal aussi populaire, préalable.
09:15Patrick Bruel est présumé innocent dans un contexte où même le nombre d'affaires...
09:19Je l'ai rappelé en commençant cette émission.
09:21...créer une espèce de feuilleton maintenant incroyable.
09:24Maintenant, il faut voir jusqu'au bout parce qu'en gros, le verbatim d'aujourd'hui, c'est le nombre
09:29qui crée forcément la culpabilité.
09:30Eh bien non, ce n'est pas forcément certain.
09:32On va voir ce que...
09:33Mais cette prudence vous honore, je l'ai rappelé.
09:36Il faut rappeler aussi qu'on est face à un dossier là aussi quasiment inédit, tant le nombre de témoignages
09:43s'accumule.
09:44Et parfois, ça peut surprendre Sabrina, les Français de se dire, mais comment ça se fait que tous ces témoignages
09:51s'accumulent ?
09:53Et vous avez eu une formule d'ailleurs qui marque, vous avez dit, les langues se délivrent.
09:58C'est-à-dire que vous avez une première femme qui va témoigner, raconter ce qu'elle a vécu, une
10:06première plaignante,
10:07et qui va avoir une sorte d'effet domino sur d'autres qui peut-être avaient peur à l'époque
10:14de prendre la parole sur de tels sujets.
10:17Et d'où le fait que les plaintes se multiplient aujourd'hui, Sabrina.
10:21Et vous avez aussi le symbole que représente Flavie Flamand, qui est l'une des premières plaignantes dans cette affaire
10:26qui a été ouverte contre Patrick Bruel.
10:29Et Flavie Flamand est un symbole parce qu'elle a subi elle-même des violences sexuelles étant enfant,
10:33et qu'elle en a parlé, qu'elle l'a médiatisé, et qu'aujourd'hui elle a déposé plainte contre
10:38Patrick Bruel pour des faits qui sont prescrits.
10:39Mais elle a déposé plainte tout de même, qu'elle prend beaucoup la parole, et que du coup, effectivement, ça
10:46attire l'attention, ça révèle des choses.
10:49Et puis on a changé de société aujourd'hui.
10:51Peut-être que 10 ans, 15 ans en arrière, on n'aurait pas pu comme ça déposer plainte contre un
10:57personnage aussi populaire,
10:59aussi médiatique et aussi apprécié des Français.
11:01Ça aurait peut-être été compliqué de l'entendre.
11:03Aujourd'hui, la société, les médias le relaient.
11:06Ça change aussi quelque chose.
11:08C News a proposé vendredi soir un documentaire inédit sur Patrick Bruel, du sédacteur au prédateur, point d'interrogation.
11:18C'est aussi ça qui sous-tend toute cette affaire, je le répète, tentaculaire.
11:24Et c'est très intéressant de voir le traitement médiatique qui en est fait, puisque médias partent en rage.
11:28Et France Info, moi j'ai un peu de peine pour France Info, vous savez, les médias dits de confiance.
11:35Les médias de confiance, lorsque vous reliez une information, essayez d'interpeller tout, surtout quand il y a des accusations
11:40qui sont lourdes,
11:41essayez de donner la parole à tous les partis.
11:43Vous allez comprendre, le titre de France Info hier, qui dégaine très rapidement,
11:47Mediapart accuse CNews d'avoir diffusé un entretien avec l'une de ses journalistes à son insu,
11:52dans un reportage sur l'affaire Patrick Bruel.
11:55C'est le titre.
11:56Quand vous lisez le titre de cet article, vous vous dites, dis donc, bravo CNews, les méthodes de Barbouze.
12:03C'est honteux ce qui se passe du côté de CNews.
12:07Mediapart, et c'est le communiqué du club Mediapart, parce qu'ils ont un club bien sûr,
12:11Mediapart découvre avec stupéfaction que sa journaliste qui a révélé l'affaire Bruel apparaît à son insu dans un reportage
12:16de CNews consacré aux chanteurs.
12:17Nous dénonçons avec la plus grande virulence ces pratiques contraires à toute éthique journalistique.
12:22Je ne doutais pas que Mediapart fasse preuve d'une grande éthique journalistique.
12:27Et d'ailleurs, c'est une sorte de phare dans la nuit du monde journalistique.
12:32Mediapart, dans notre journal, n'est pas le seul à avoir fait les frais.
12:37Marine Turchi, donc, a réagi dans ce reportage.
12:41Je vous propose d'en voir une petite séquence.
12:44Dans le cadre d'une autre enquête sur un cinéaste qui s'appelle Luc Besson,
12:48qu'on a recueilli trois témoignages.
12:50Mais à l'époque, ces femmes ne voulaient pas prendre la parole ouvertement.
12:54Parmi elles, il y avait la directrice générale d'UniFrance, Daniel Elsner,
12:58à la tête d'un organisme très important qui promeut le cinéma français à l'étranger,
13:03qui ne voulait pas prendre la parole publiquement.
13:05Quand vous avez des accusations comme celle-ci, vous pouvez donner la parole à Guillaume Janton, le producteur.
13:10Janton Productions, c'est ceux qui ont produit ce documentaire.
13:13Force est de constater que France Info est plus rapide pour écrire un article
13:17quand Mediapart accuse, sans donner la parole à Guillaume Janton.
13:21Écoutez, hier soir, on a essayé de faire le job.
13:24C'est-à-dire qu'on a donné la parole à Guillaume Janton,
13:26qui balaie d'un revers de main toutes ces accusations en expliquant les faits, rien que les faits.
13:31Visiblement, Mediapart a une méconnaissance totale du milieu de la télévision,
13:35puisque quand vous vendez un documentaire, en l'occurrence c'est RTL, TVI, le média belge qui en avait les
13:39droits,
13:40vous pouvez le revendre dans n'importe quel pays que vous souhaitez.
13:43Il se trouve qu'il a été revendu en Suisse, dans une autre chaîne.
13:45Il y avait deux propositions de chaînes françaises pour l'acquisition de ce documentaire, dont CNews.
13:50Donc CNews a diffusé ce documentaire et était totalement en droit de le diffuser.
13:54Donc à aucun moment, nos journalistes ne se sont fait passer pour un autre média pour obtenir une interview de
14:01Mediapart.
14:01C'est complètement ridicule.
14:02D'ailleurs, quand vous regardez le documentaire, vous verrez qu'il y a beaucoup de journalistes belges dedans,
14:06qui à certains moments, la voix offre dit 90 au lieu de 90.
14:08Donc c'est bien une production originale pour la Belgique, dont les droits ont été acquis par CNews.
14:13Et ce que je trouve choquant, c'est que, comme vous l'avez dit, il y a plein de médias
14:16qui reprennent ces accusations de Mediapart,
14:18qui nous accusent d'être des menteurs, de les avoir manipulés, de nous être appropriés leur travail.
14:24Donc ce qui me fait peur, c'est que là, bon, c'est une affaire anecdotique.
14:27Mais s'ils travaillent comme ça pour le reste de leur dossier, ça m'inquiète un peu, si vous voulez.
14:31Éric Revelle, vous qui avez été patron de presse.
14:35Ce que je comprends, c'est que Mediapart ne supporte pas l'idée que l'une de ces journalistes, en
14:40fait, apparaisse dans un doc diffusé par CNews.
14:45En fait, c'est ça, c'est ça le fond du sujet.
14:48C'est-à-dire qu'au lieu de penser au sujet qui est le sujet prioritaire, c'est de savoir
14:52faire toute la lumière sur cette affaire tentaculaire
14:54et donner la parole, évidemment, aux plaignantes, mais aussi à la partie adverse,
15:00et de parler de l'affaire Bruel, qui est une affaire très importante.
15:04Ce qui les inquiète, c'est de savoir où est-ce qu'il s'est diffusé.
15:08C'est ça, mais voilà l'état d'esprit dans lequel on est aujourd'hui.
15:12Si ça avait été l'outil d'info qui aurait diffusé ça, Mediapart n'aurait pas trouvé à redire.
15:15Et d'autant plus que l'explication du producteur est très claire.
15:18Dès l'instant où ce doc a été racheté en tant que tel,
15:23ce qui aurait été pire, je vais vous dire,
15:25là, ça n'aurait peut-être pas suscité de réaction,
15:27c'était de retirer certains témoignages du doc que vous avez acheté.
15:31Là, CNews aurait été accusé d'avoir censuré des propos, vous voyez.
15:35Mais je pense que ce qui choque le plus les Mediapart,
15:38c'est que l'un de leurs jours apparaissent dans ce document.
15:41Et que ça soit diffusé par CNews.
15:43Mais quel mépris !
15:45C'est pour ça que je vous en parle maintenant.
15:47Le public de CNews ne mérite pas d'être informé.
15:51C'est pour ça que je vous en parle ce matin.
15:53Parce que c'est ça aussi, le climat dans lequel on est.
15:56Et je vais vous raconter une anecdote.
16:00Au moment du périscolaire et du scandale lorsque c'est lancé,
16:04vraiment, on essaye de donner la parole à toutes les associations
16:08et parfois à des avocates qui travaillent sur ces dossiers-là.
16:12Et on a reçu parfois des fins de non-recevoir.
16:15Alors maintenant, elles disent, non, mais c'était une incompréhension.
16:17Parce que je l'avais dit publiquement, mais c'est quand même bizarre.
16:19Vous avez des avocates qui refusent d'aller sur CNews
16:21parce que c'est CNews, visiblement,
16:23plutôt que de donner les témoignages sur les affaires du périscolaire.
16:27Et puis ensuite, elles sont revenues sur leur propos en disant,
16:28non, mais c'est une incompréhension, c'est qu'on n'a pas trouvé le bon timing.
16:31Mon œil, c'est parce qu'on l'a dit publiquement,
16:34et je ne vais pas citer ces avocates, mais certaines d'entre elles,
16:37notamment une, vous ne voulez pas aller sur le plateau de CNews
16:40plutôt que de parler du scandale du périscolaire.
16:43L'autre sujet, pardonnez-moi, c'est encore une fois que Mediapart enrage,
16:48personne ne sera surpris, mais que France Info relaie cette accusation
16:53sans donner la parole à Guillaume Janton,
16:56c'est une nouvelle fois la preuve, si vous voulez,
16:59d'un travail à géométrie variable, Arnaud Bénédetti.
17:02Ce à quoi on assiste maintenant depuis plusieurs mois,
17:05et même depuis plusieurs années, c'est une extension du domaine du sectarisme.
17:08C'est-à-dire que finalement, il devient de plus en plus difficile
17:12de pouvoir se parler, et de parler dans des médias
17:14avec lesquels on n'est pas forcément d'accord.
17:17C'est ça, en fait, la vraie question.
17:20Et on a une sorte de duplicata, j'allais dire, du cordon républicain
17:25qui voudrait s'appliquer au monde médiatique, d'une certaine façon.
17:30Il y a des médias dans lesquels on ne doit pas aller,
17:32il y a des médias auxquels il ne faut pas parler.
17:33Mais finalement, dans une démocratie qui fonctionnerait de manière apaisée,
17:39il faudrait pouvoir s'exprimer, quoi qu'il arrive,
17:43et quoi qu'on pense, dans l'ensemble des médias,
17:45sans que ce soit finalement des fractures idéologiques
17:49qui viennent quelque part s'exprimer.
17:53C'est bien le sujet.
17:54Mais au-delà d'une société apaisée,
17:56parce qu'il peut y avoir une société sous tension,
17:58mais qu'à travers les échanges, vous pouvez créer aussi un consensus
18:03ou du moins un raisonnement.
18:05Ce n'est pas le problème que la société soit sous tension.
18:08Quand on voit les difficultés aujourd'hui que traversent les Français,
18:10on peut comprendre que cette société soit sous tension.
18:14En revanche, le dogmatisme, pour ne pas dire la haine,
18:17le sectarisme de certains,
18:19font que vous balayez les priorités.
18:22Est-ce que la priorité, c'est de parler de Patrick Bruel,
18:24ou les hiérarchiser autrement ?
18:26Voilà, donc cette tartufferie a assez duré.
18:31Et permettez-moi de vous en parler ce matin,
18:33parce que Guillaume dit que c'est anecdotique, Guillaume Janton.
18:35Moi, je pense que c'est tout sauf anecdotique.
18:37C'est révélateur.
18:37C'est révélateur, justement, de ce qui se passe aujourd'hui.
18:40Et quand vous donnez des leçons de morale en permanence,
18:43balayez d'abord devant votre porte,
18:45avant de faire des leçons de morale à ces news.
18:47Parlons de la disparition de la petite Liana.
18:50Et je disais, vous savez, dans un séisme,
18:52vous pouvez avoir une première secousse,
18:53et puis quelques heures après,
18:55quelques jours parfois après,
18:56vous avez ce qu'on appelle une réplique.
18:58Et la réplique est parfois même plus forte
18:59que la première secousse.
19:01Et la phrase prononcée par Emmanuel Macron
19:04en Conseil des ministres,
19:06donc en milieu de semaine,
19:07a des conséquences encore aujourd'hui sur le terrain.
19:10C'est-à-dire que les Français se disent,
19:11mais quand est-ce qu'on va avoir un président de la République
19:14qui comprend la colère des Français ?
19:16On ne répond pas à un drame par des cris.
19:17La précipitation et la démagogie
19:19sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur
19:21et qui ne sont pas respectueuses.
19:24Et ce n'est pas la première fois en dix ans
19:27qu'Emmanuel Macron va heurter les Français,
19:30va être incapable de faire son examen de conscience
19:33sur les fêtes de l'exécutif,
19:35puisque ça fait dix ans qu'il est là.
19:37Ce n'est pas la précipitation quand vous êtes là depuis dix ans.
19:40Et vous avez des Français qui disent,
19:41ras-le-bol, écoutez-nous, écoutez-nous.
19:44Quand c'est pour nous parler des sujets internationaux,
19:47vous êtes plus forts pour faire ça,
19:49entendre la colère des uns et des autres à l'extérieur
19:51plutôt que d'écouter votre peuple.
19:53Voyez le sujet d'Alexis Prince, d'Axel Rebeau,
19:56d'Antoine Durand et de Célia Judas.
19:58On ne répond pas à un drame par des cris.
20:03La précipitation et la démagogie
20:06sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur
20:09et qui ne sont pas respectueuses.
20:12Pas à la hauteur, c'est ainsi que bon nombre de Français
20:15qualifient les mots d'Emmanuel Macron après la mort de Liana.
20:18Pour les habitants interrogés par nos équipes,
20:20les déclarations du président semblent ignorer l'émotion
20:24suscitée par ce drame.
20:25C'est une honte qu'un chef d'État puisse dire ce genre de choses.
20:30C'est sans compassion, sans amour pour son peuple.
20:34C'est un scandale ce qu'il répond comme ça.
20:37Comme il n'a pas d'enfant, il ne peut pas juger cette affaire.
20:40Un chef de l'État déconnecté de la réalité,
20:43loin de l'indignation générale,
20:45qui semble même mépriser la colère des Français,
20:48scandalisé par les multiples dysfonctionnements
20:50de la justice dans cette affaire.
20:52Il est toujours à côté de la plaque,
20:53ce n'est pas compliqué.
20:55C'est injuste ce qui s'est passé.
20:57Moi je sais que ce serait mon enfant, ce serait pareil.
20:59Mais pour certains, ses propos n'ont rien d'étonnant.
21:02Ils illustrent davantage encore la fracture
21:04entre Emmanuel Macron et une partie de l'opinion publique.
21:07Alors après cette nouvelle controverse,
21:10certains ont tranché.
21:11De toute façon, ce que dit Macron, vous savez, ça passe là.
21:15Cette semaine, plusieurs anciens ministres alertaient pourtant le président.
21:18Une mise en garde restée sans effet.
21:22Et vous savez, vous avez dit quelque chose à Eric Revelle
21:25en écoutant le sujet, vous avez dit hallucinant.
21:28D'abord, pourquoi vous dites hallucinant ?
21:29Parce que depuis le début de ce drame,
21:33il y en a, je trouve que le président de la République,
21:35comme d'ailleurs une dame l'a dit dans ce micro-trottoir,
21:38est à côté de la plaque.
21:39Quand sa première réaction, vous vous souvenez,
21:40c'est de dire, et qu'on ne me parle pas...
21:42Des manques de moyens.
21:43Des manques de moyens.
21:44Ce n'est pas ça qu'il aurait dû dire
21:46dans sa première déclaration.
21:47On peut peut-être estimer que le parquet d'Auch
21:49a les moyens suffisants, je n'en sais rien.
21:51Mais globalement, la justice manque de moyens.
21:53Donc sa première réaction,
21:54c'est de mettre ça non pas sur le terrain de la compassion,
21:57de la douleur,
21:58mais sur le terrain de la comptabilité.
22:00Alors, il commence en disant,
22:01c'est un drame absolu,
22:02et qu'on ne parle pas des manques de moyens, pardonnez-moi.
22:04Et deuxième chose, peut-être de plus incroyable,
22:06c'est la deuxième phrase.
22:08La précipitation et la démagogie
22:09sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur.
22:11Mais dans l'affaire Naël,
22:13qui s'est précipité ?
22:14Qui a fait de la démagogie
22:17en accusant le policier
22:19d'avoir...
22:21Inexcusable, inqualifiable.
22:23Qui s'est précipité ?
22:24Bien sûr, à Marseille.
22:25Eh bien, c'est le président de la République.
22:27Donc si vous voulez,
22:28on sait que depuis le début de son quinquennat,
22:31de son double quinquennat,
22:32les questions régaliennes,
22:34il n'a pas traité.
22:36Mais là,
22:36là, c'est même pas un fossé
22:38qu'il a creusé.
22:39C'est une incompréhension totale
22:42entre la douleur
22:43qu'une grande partie,
22:44pour ne pas dire la majorité de la France,
22:46a ressenti avec l'assassinat
22:48de cet enfant de 11 ans
22:51et des déclarations du chef de l'État.
22:53J'aimerais être une petite souris
22:54dans le bureau de Sébastien Lecornu
22:57ou encore de Gérald Darmanin
22:59qui depuis plus d'une semaine
23:00vont au plus près des Français
23:02pour soit présenter leurs excuses
23:04au nom de l'institution qu'ils représentent
23:06et qui parlent d'un fait de société
23:09qui sont justement attentifs
23:12à la douleur des Français
23:13et qui essayent de reconstruire
23:16un lien qui s'est évidemment distendu
23:18avec les Français
23:19puisque les échecs se succèdent.
23:22Et vous avez un président
23:23qui en une phrase
23:24balaie tout ça,
23:25est en train de faire tomber
23:26un château de cartes
23:27qui est déjà très fragile, Judith ?
23:30C'est dramatique pour lui
23:31parce que j'imagine que
23:33comme tous les gens
23:35qui font des micro-trottoirs,
23:37vous avez essayé de trouver
23:37un commentaire différent et positif.
23:40Évidemment.
23:41Quand vous n'avez que ça,
23:42ça veut dire qu'il n'y a que ça.
23:45Emmanuel Macron,
23:46c'est narcisse à l'Élysée
23:47depuis le début.
23:48En fait, il fait systématiquement
23:50une mise en scène.
23:51La com' et la politique
23:53vont ensemble.
23:54C'est une évidence.
23:56Les personnalités
23:57qui sont élues présidents
23:59de la République
23:59s'appuient plutôt bien
24:00en général
24:01et ont un égo surdéveloppé.
24:03Mais lui, c'est vraiment
24:05narcisse qui se regarde
24:06dans le miroir
24:07qu'il construit lui-même
24:08être président.
24:10Sabrina,
24:10et ensuite la publicité.
24:11Et puis, vous savez,
24:12dans les affaires comme ça,
24:13criminelles,
24:14qui marquent l'esprit collectif
24:16comme ce qui est en train
24:17de se passer avec l'affaire Liana,
24:18plus tard,
24:19on reparlera encore de Liana.
24:20On reviendra sur cette affaire.
24:21Mais bien sûr.
24:22Et on regardera tout ce qu'il y avait autour.
24:24Et on regarde toujours
24:24qui était le chef de l'État.
24:26Qui gérait la France
24:28au moment où il y a eu
24:30cette action criminelle.
24:31Et là,
24:32on associera
24:33le président de la République,
24:35Emmanuel Macron,
24:35à ce type de déclaration.
24:36C'est ça qui restera
24:37quand on parlera
24:38du chef de l'État
24:39qui dirigeait la France
24:41lorsque Liana était...
24:41Mais après le drame
24:43de la petite Lola,
24:45qu'a-t-il dit,
24:45qu'a-t-il fait ?
24:46Après le drame de Crépole,
24:48qu'a-t-il dit,
24:48qu'a-t-il fait ?
24:49Après le drame de Philippine,
24:50qu'a-t-il dit,
24:51qu'a-t-il fait ?
24:51Après le drame d'Elias,
24:52qu'a-t-il dit,
24:53qu'a-t-il fait ?
24:54C'est exactement ça
24:56que les Français,
24:57et c'est ces questions
24:58qu'ils se posent aujourd'hui.
25:00Mais quand vous avez
25:00un président
25:01qui parle plus du monde
25:03et de l'Europe
25:04plutôt que de parler
25:05des Français enracinés,
25:07ne vous étonnez pas
25:07de ces déclarations-là.
25:08On continue d'en parler
25:09juste après la publicité.
25:11On revient dans un instant.
25:12A tout de suite.
25:16On poursuit notre discussion
25:18autour de la déclaration
25:19d'Emmanuel Macron
25:20et cette phrase
25:20qui a blessé tant de Français.
25:22On ne répond pas
25:22à un drame par des cris.
25:24Cette phrase a entraîné
25:27un édito de Pascal,
25:29vous savez,
25:29dans les colonnes du JDD
25:30qui, chaque dimanche,
25:31prend la plume.
25:32Il dit qu'on ne répond pas
25:33par un drame,
25:34par des cris.
25:37Et la dernière petite phrase
25:38d'un président
25:39qui, depuis 2017,
25:40blesse les Français
25:41à coups de formule abrupte.
25:42Il n'a aucune empathie,
25:43ai-je entendu cette semaine.
25:45Appelons ça
25:46le syndrome de Marie-Antoinette
25:47quand elle disait
25:48ou quand l'histoire
25:49lui fait dire,
25:49parce que c'est plus l'histoire
25:50qui lui fait dire
25:51que la réalité,
25:52s'ils n'ont pas de pain,
25:53qu'ils mangent de la brioche.
25:55Les gaulois réfractaires,
25:56le pognon de dingue,
25:57qu'ils viennent me chercher,
25:58les mots remplacent les actes.
25:59Chaque crise
26:00produit une formule.
26:02Chaque formule
26:02amène un débat.
26:04Chaque débat
26:04repousse la question principale.
26:06Qu'a-t-il fait ?
26:07Était-il utile
26:08en janvier 2022
26:09de heurter
26:10les résistants à la vaccination,
26:11les non-vaccinés ?
26:12J'ai très envie
26:12de les emmerder.
26:13Et donc,
26:13on va continuer
26:14de le faire jusqu'au bout.
26:15C'est ça la stratégie.
26:16Quatre ans plus tard,
26:17un consensus scientifique
26:18existe pour affirmer
26:20que la vaccination
26:21n'empêchait pas
26:22la transmission
26:23du virus.
26:24Arnaud Benedetti.
26:25Ce qui est tout à fait paradoxal
26:27avec ce président,
26:28il s'est fait lire
26:29en 2017
26:30sur l'idée
26:31de dépasser
26:31les clivages
26:32et d'apaiser
26:32la société française.
26:34Et finalement,
26:35pendant dix ans,
26:36il n'aura cessé
26:37de cliver
26:37et d'hystériser
26:38la société française,
26:40entre autres,
26:41par ses déclarations
26:42et puis parfois
26:42par sa politique.
26:44Finalement,
26:45je crains que ce soit
26:46ce que l'on retienne
26:47de ces dix années
26:48d'exercice du pouvoir,
26:50cette espèce
26:51de morgue
26:53et d'arrogance aussi,
26:54il faut bien employer
26:54le mot,
26:55d'un président
26:56qui n'a finalement
26:57non seulement
26:58pas compris le pays,
26:59clairement,
27:00qu'il ne connaît pas bien,
27:02forcément,
27:03et nécessairement,
27:04mais qui en plus
27:05ne comprend pas
27:08quelle doit être
27:08la fonction
27:09d'un président de la République.
27:10La fonction
27:10d'un président de la République,
27:11au-delà d'impulser
27:13évidemment un certain nombre
27:14de grandes politiques,
27:15c'est aussi
27:16d'être capable
27:16de rassembler.
27:17Bien sûr.
27:18Et là,
27:18il ne rassemble pas.
27:20La journaliste politique
27:21du GD...
27:21Puisqu'il crée
27:22de la polémique
27:22à l'intérieur
27:23de la polémique.
27:23Lara Tchékov,
27:24la journaliste politique
27:25du GDD hier soir,
27:27émettait cette hypothèse,
27:28elle disait
27:28cette déconnexion,
27:29c'est aussi peut-être
27:30le fait qu'il n'ait jamais
27:31été élu local.
27:32Oui.
27:33Jean-Christophe Gallim.
27:34Oui, c'est pas vrai
27:34parce que Georges Pompidou
27:35n'avait pas été élu local
27:36si très tardivement
27:37et il était
27:38complètement connecté
27:39au pays.
27:39Non, mais moi,
27:40j'essaye de comprendre
27:41pourquoi,
27:43lorsque les Français
27:44font de la sécurité
27:46la priorité,
27:48on vous parle
27:48de faits divers
27:49au lieu de faits de société,
27:50de brainwashing,
27:51au lieu de comprendre
27:52qu'il y a un réel
27:54souci aujourd'hui.
27:55Emmanuel Macron,
27:56c'est pas simplement
27:56qu'il n'a pas été élu local,
27:57c'est qu'il gagne très tôt
27:59et qu'il gagne
27:59une deuxième fois.
28:00Donc, il faut se rappeler
28:01quand même que
28:02sa violence,
28:03sa déconnexion avec le pays,
28:04elle date d'avant 2002,
28:05ses déclarations
28:06d'avant 2002.
28:06Il est réélu.
28:09Et donc,
28:09à partir du moment
28:09où il est réélu,
28:10s'il vous plaît,
28:11il est dans une trajectoire
28:12qui n'est plus du tout
28:14celle de l'IANA,
28:15des Gilets jaunes,
28:15ce que vous voulez.
28:16Qu'est-ce qui était important
28:17cette semaine pour lui ?
28:18La préparation du G7,
28:19le dîner avec Donald Trump
28:20pour fêter les 254 anniversaires
28:21à Versailles.
28:22Et pourquoi c'est important pour lui ?
28:23C'est la suite
28:24qui est importante pour lui.
28:25C'est plus...
28:26Les deux mandats
28:27ne sont que des points d'appui
28:29pour une suite de carrière
28:30qui ne s'arrêtera pas pour lui,
28:31évidemment,
28:32le lendemain de l'élection présidentielle
28:34qui va venir en 2027.
28:35Donc, dans son agenda personnel,
28:37on peut même imaginer
28:38qu'à la première élection 2017,
28:41évidemment,
28:41il veut être président de la République,
28:42il veut redevenir
28:43président de la République,
28:43mais derrière,
28:44il veut autre chose derrière.
28:45Et aujourd'hui,
28:46son agenda,
28:46ce n'est pas la France.
28:48Très concrètement,
28:49les enjeux qui l'intéressent,
28:50ce ne sont pas les enjeux
28:51des Français
28:51ou de la France au quotidien,
28:53c'est qu'est-ce qui peut se passer
28:54et qu'est-ce que je prépare
28:55pour moi,
28:56pour 2027, après.
28:58Louis Alliot,
28:58justement,
28:59revient sur ce caractère
29:01très personnel,
29:02sans pour autant
29:04avoir cette capacité
29:05d'avoir un rapport charnel
29:07avec les Français
29:08et de regarder autour de lui.
29:09Louis Alliot,
29:10le maire de Perpignan.
29:12Écoutez,
29:12je crois qu'il a une caractéristique,
29:15ce président,
29:16c'est qu'il ne pense qu'à lui.
29:18Donc,
29:18je me demande
29:19s'il y a un seul sujet
29:20qui le touche
29:21à part sa propre personne.
29:23Et c'est très,
29:24d'ailleurs,
29:24révélateur
29:25de tout son mandat,
29:26de tous ses mandats,
29:27avec le résultat
29:28qu'il aura additionné
29:30à la fin
29:31de ses 10 ans de mandat
29:32et avec tous les scandales
29:34qui auront pu émailler
29:37les scandales
29:37et les tragédies aussi,
29:39il faut le dire.
29:40Mais je crois que voilà,
29:42il est d'une légèreté
29:43qui est confondante.
29:45Bon,
29:46on essaye d'aller sur le terrain
29:47maintenant des propositions politiques
29:48parce que c'est un drame national
29:50et qui très rapidement
29:51a amené les candidats
29:53à la présidentielle
29:54à proposer des choses.
29:56Et notamment,
29:57d'anciens premiers ministres
29:59de son rang,
30:01c'est-à-dire de la Macronie.
30:03Ce sera très difficile,
30:04d'ailleurs,
30:05j'imagine pour eux,
30:06de sortir de cet héritage
30:08macroniste.
30:10Je ne sais pas
30:11dans quel état d'esprit
30:12ils sont cette semaine
30:13en se disant
30:13mais on essaye finalement
30:15d'avancer,
30:16de proposer des choses,
30:17d'être au plus près
30:17des Français
30:18et vous avez un président
30:20qui poursuit justement
30:21de creuser ce fossé-là.
30:22Au-delà du narcissisme
30:24d'Emmanuel Macron,
30:25ce qui est frappant chez lui,
30:26c'est que,
30:27rappelez-vous,
30:28le titre de son livre-programme,
30:29c'était Révolution.
30:31Que disent aujourd'hui
30:32ses anciens premiers ministres,
30:34Gabriel Attal,
30:34Édouard Philippe ?
30:35Que dit tout le monde ?
30:36Il faut une révolution
30:39à peu près
30:39dans tous les domaines,
30:40en l'occurrence
30:41suite à l'assassinat
30:44de Liana
30:44dans le domaine judiciaire
30:46et dans le domaine policier,
30:48mais on est à un moment
30:49où ce qu'il avait
30:52brandi comme étendard
30:54devient une exigence absolue,
30:56sauf qu'il a eu deux mandats
30:57pour le faire
30:58et qu'il n'a rien fait.
30:59Et je le rappelle à chaque fois,
31:00mais le débat d'entre-deux-tours
31:01en 2022,
31:02les 40 dernières secondes,
31:03la carte blanche,
31:04il promet de faire
31:05de son second mandat
31:06la protection des enfants
31:08une pierre angulaire.
31:09Lorsqu'il arrive
31:09et qu'il est élu,
31:11il marche avec son épouse
31:13Brigitte Macron
31:14entourée d'enfants.
31:16Donc là aussi,
31:16c'est symbole,
31:17on est dans le verbe,
31:18on est dans l'image
31:19et jamais dans l'action,
31:20malheureusement,
31:21diraient certains.
31:22Alexis Prince,
31:22Sarah Fenzari
31:23et François Tiskevitch
31:24ont essayé de lister
31:25les propositions
31:27à gauche
31:28comme à droite
31:29après le drame
31:30qui a bouleversé
31:31la France
31:31et l'affaire Liane.
31:34La castration chimique
31:36pour les délinquants sexuels
31:37jugés les plus dangereux
31:38et susceptibles de récidiver,
31:40c'est la proposition
31:41du candidat
31:42les républiques
31:43un brune au retailleux.
31:44Du côté du Rassemblement national,
31:46Jordan Bardella
31:47souhaite un changement
31:48de philosophie
31:49en matière pénale
31:50et carcérale.
31:52Il faut construire
31:53des places de prison,
31:54mettre en place
31:55des peines minimales.
31:56S'agissant des prédateurs sexuels,
31:58leur place est en prison.
31:59Il devrait y avoir
32:00une perpétuité réelle
32:01pour ce type d'individu.
32:04Alourdir les peines
32:05des délinquants sexuels,
32:06c'est aussi l'une
32:07des propositions
32:08de Gabriel Attal.
32:09Le candidat du groupe
32:10Ensemble pour la République,
32:12souhaite l'alignement
32:13de celles encourues
32:13pour les viols sur mineurs
32:15sur celles encourues
32:15pour meurtres
32:16ou encore
32:17l'imprescriptibilité
32:18des crimes sur mineurs.
32:20Edouard Philippe
32:21propose-lui
32:22un dispositif
32:22permettant aux parents
32:23d'avoir des informations
32:24sur les adultes
32:26qui rentrent en contact
32:27avec leurs enfants
32:28sur le même modèle
32:29qu'autre manche.
32:30En Angleterre,
32:31il y a la Sarah Aslow
32:31qui permet à chaque parent
32:33de saisir la police
32:33pour faire vérifier
32:34l'absence d'antécédent
32:35d'une personne
32:36entrant en contact
32:37avec son enfant.
32:38Je veux sortir
32:39de cette logique
32:39où les familles
32:40découvrent les risques
32:41après le drame.
32:41A gauche,
32:43on axe les priorités
32:44sur la prévention.
32:45L'écologiste
32:46Marine Tondelier
32:47veut par exemple
32:48initier les enfants
32:49dès le plus jeune âge
32:50à l'éducation,
32:51à la vie affective
32:51et sexuelle.
32:53D'autres souhaitent
32:54un renforcement
32:54des moyens de la justice.
32:56Bernard Cazeneuve
32:57propose de rappeler
32:58des magistrats retraités
32:59pour accélérer
33:00le traitement des dossiers.
33:02Autre sujet de débat,
33:03le fichage
33:04des pédocriminels.
33:05Plusieurs responsables politiques
33:07à droite et au centre
33:08réclament un fichier
33:09spécifique des délinquants
33:10sexuels
33:10sur le même modèle
33:12des fichiers S.
33:13Mais ça va encore plus loin
33:14puisque CNews a proposé
33:16un sondage cette semaine
33:17avec l'institut CSA,
33:19CNews European LJDD.
33:20Êtes-vous pour ou contre
33:21un référendum
33:22sur le rétablissement
33:23de la peine de mort
33:24pour les crimes
33:24qui touchent les enfants ?
33:26Et vous avez 68%
33:28des Français
33:28qui répondent oui
33:30contre 32% non.
33:33Vous avez quasiment
33:337 Français sur 10
33:34qui sont favorables
33:35à ce référendum.
33:37Il serait intéressant aussi
33:37de voir dans le détail
33:38si c'est transpartisan,
33:40à savoir est-ce qu'à gauche
33:41comme à droite,
33:42on est favorable
33:43à ce qu'il y ait
33:45ce référendum.
33:46Et c'est d'une courte tête
33:48pour le non
33:49du côté de la gauche,
33:51du côté de la majorité
33:53présidentielle,
33:54c'est 50-50
33:56et à droite
33:56comme RN et reconquête,
33:58on est majoritairement
33:59pour Jean-Christophe Gallien.
34:00Écoutez,
34:01on est très concrètement
34:03dans un temps d'émotion aussi,
34:04mais ce temps d'émotion
34:05il se relie
34:06à une ligne de fond.
34:07Vous avez parlé
34:08d'Emmanuel Macron
34:08pour monter plus loin.
34:10L'idée qu'on ne sait pas traiter,
34:13on ne fait pas face
34:14à ces prédations,
34:15on ne fait pas face
34:16à cette criminalité
34:17qui touche les enfants,
34:18on ne sait pas la traiter.
34:19Mais c'est un peu pareil
34:19sur la criminalité
34:21face à l'autorité,
34:22c'est-à-dire face à la police.
34:23Il y a aussi,
34:23pour y faire un sondage équivalent,
34:26moi je crois qu'il y a quand même
34:27au-delà des propositions,
34:28il y a aussi quelque chose
34:29qui est ressorti
34:29et des rapports
34:30qui l'ont montré
34:31qui étaient un peu cachés
34:31depuis 2020-2022.
34:33C'est l'idée
34:35que la fonction publique,
34:36qu'elle soit de justice,
34:38de police,
34:38de gendarmerie et d'ailleurs,
34:39doit plus travailler,
34:41doit plus s'engager,
34:42doit être plus humaine.
34:43On parlait du président
34:44de la République,
34:44il faut que lorsqu'on voit
34:45enfants viols,
34:46enfants crimines,
34:47on n'attende pas
34:48qu'un jour,
34:49trois semaines,
34:49un mois
34:49ou qu'on oublie,
34:50il faut que ça soit immédiat,
34:51qu'il y ait des urgences
34:52quasiment judiciaires,
34:53immédiates.
34:54C'est quelque chose
34:54qui doit se faire.
34:55Et lorsqu'on regarde
34:56le temps passé à travailler
34:58dans certaines parties,
35:00qu'elles soient,
35:01en tout cas régaliennes
35:02de la fonction publique,
35:03on peut s'interroger
35:04quand même sur le management
35:04qui est fait
35:05de tous ces gens-là.
35:06Ils le doivent,
35:07ils sont fonctionnaires,
35:08ils sont à un travail éminent,
35:09ils doivent le faire
35:10beaucoup plus engagé.
35:11Arnaud Bénetti,
35:12Eric Revelle, rapidement.
35:13Non, mais rapidement,
35:14c'est que de toute façon,
35:15il y a un autre sujet
35:16qui est quand même pointé
35:17dans cette affaire,
35:17au-delà de toutes les questions
35:18de politique pénale,
35:20de procédure,
35:21de protection des enfants,
35:22c'est la question
35:22de la responsabilité
35:23des magistrats aussi,
35:24parce qu'il y a manifestement
35:25dans cette affaire,
35:26il semblerait quand même
35:27qu'il y ait un certain
35:27nombre de manquements
35:29qui soient à l'origine
35:30de ce drame
35:31absolument épouvantable.
35:32Et je pense qu'en effet,
35:33la question de la responsabilité
35:35personnelle des magistrats,
35:37à un moment donné,
35:38doit être engagée.
35:39En tout cas,
35:40cette question doit être posée,
35:41sachant que finalement...
35:43Mais ça serait
35:44un changement de paradigme,
35:45c'est-à-dire que vous abrogez
35:46par exemple la loi Taubira,
35:48la politique menée
35:48par François Hollande
35:49et Mme Taubira,
35:50qui a été ensuite suivie
35:52des faits par Emmanuel Macron,
35:54Nicole Belloubet
35:55ou encore Éric Dupond-Moretti.
35:56Et c'est ce que veut
35:57par exemple Édouard Philippe.
35:58Édouard Philippe souligne
36:01cette incongruité,
36:02c'est-à-dire que vous avez
36:03un parquet qui est
36:04finalement pas
36:07aux ordres,
36:07je mets des guillemets
36:08aux ordres,
36:08du ministre de la Justice.
36:11Le parquet met en œuvre
36:13la politique pénale,
36:14qui est une politique publique
36:15et je ne comprends pas
36:16qu'une politique publique
36:16puisse être faite
36:17indépendamment du gouvernement.
36:19Non seulement je pense
36:20que le parquet doit rester
36:20sous l'autorité du garde des Sceaux,
36:22mais oui,
36:23le ministre devrait pouvoir
36:24donner des instructions
36:25individuelles, Éric.
36:26Oui, absolument,
36:27ce que disait Arnaud.
36:28C'est le bon sens.
36:28C'est le bon sens absolu
36:30et la loi Taubira
36:33a mis en place
36:34un système
36:35complètement,
36:36j'allais dire,
36:37au détriment
36:37des victimes
36:39et plus
36:39du côté des bourreaux.
36:41Mais ce que je dois dire
36:41aussi quand même,
36:43pardon,
36:43c'est que toutes les mesures
36:44qu'on vient d'entendre
36:45dans le sujet
36:45de la classe politique,
36:46la classe politique
36:47tout à coup
36:48foisonne
36:49d'idées,
36:50foisonne.
36:51Qu'ont-ils fait
36:51pendant 10 ans ?
36:53Ben voilà.
36:53C'est la question
36:54que tout le monde se pose.
36:56Rapidement,
36:57c'est une photographie
36:58de l'instant,
36:59mais l'actualité politique
37:01justement oblige
37:01puisqu'on est
37:02à moins d'un an
37:03de la présidentielle
37:04et cette photographie,
37:05elle commence à se répéter.
37:07Je parle des sondages
37:08pour le premier tour
37:09de la présidentielle.
37:09Vous avez une forme
37:10d'hégémonie
37:11du Rassemblement national
37:12qui est haut,
37:13très haut,
37:13que ce soit Jordan Bardella
37:14ou Marine Le Pen
37:15et puis ensuite,
37:16vous avez les challengers
37:17pour le second tour.
37:19Il y a au centre
37:20Gabriel Attal
37:21et Edouard Philippe
37:22et puis ensuite
37:23à gauche,
37:25finalement,
37:26un match
37:27qui se joue
37:27entre Jean-Luc Mélenchon
37:30et Raphaël Glussmann.
37:32François Tiskevich
37:33nous explique tout.
37:35Il y a des dates
37:36qui ne s'effacent jamais
37:38de notre histoire.
37:39À moins d'un an
37:39de l'élection présidentielle,
37:41la seule chose
37:42dont les sondages
37:42sont certains,
37:43c'est la qualification
37:44pour le second tour
37:45du Rassemblement national.
37:47Que ce soit avec
37:47Jordan Bardella
37:48ou Marine Le Pen
37:49comme candidat,
37:50le RN oscille
37:51entre 33%
37:52et 35% des voix,
37:54selon les hypothèses
37:55du sondage Opinion Way
37:56publié dans le journal
37:57du dimanche.
37:58Pour la seconde place,
38:00quatre candidats
38:00peuvent se hisser
38:01pour le second tour.
38:02Edouard Philippe,
38:03Gabriel Attal,
38:05Raphaël Glussmann
38:06et Jean-Luc Mélenchon.
38:08Au sein du bloc central,
38:10Edouard Philippe
38:11fait mieux que Gabriel Attal.
38:12Le coprésident d'Horizon
38:14est à 19%
38:15alors que le président
38:16du groupe Ensemble
38:17pour la République
38:18n'atteint pas les 15%.
38:19C'est mieux que le candidat
38:21les Républicains
38:21Bruno Retailleau
38:22qui récolte entre 8 et 9%
38:24des intentions de vote.
38:26À gauche,
38:27dans les trois hypothèses
38:28du JDD,
38:29Jean-Luc Mélenchon
38:29ne se qualifie jamais
38:30pour le second tour.
38:32Le candidat insoumis
38:33est non seulement
38:34devancé par Edouard Philippe,
38:35mais Raphaël Glussmann
38:37fait jeu égal avec lui,
38:38voire le devance
38:39d'un point
38:39avec 14%
38:40d'intention de vote,
38:41compte 13%
38:42pour Jean-Luc Mélenchon.
38:44À dix mois
38:44de l'élection présidentielle,
38:46le suspense reste donc entier
38:48pour savoir
38:49qui affrontera
38:49le Rassemblement National
38:50au second tour.
38:53Prudence, évidemment,
38:54parce qu'on est loin,
38:55très très loin
38:56de ce premier tour.
38:57Jean-Christophe Gallien.
38:57Très loin,
38:58mais si vous voulez,
38:59moi je crois qu'on est face
38:59à un moment
39:00qui sera parce qu'on a vécu
39:01deux mandats d'Emmanuel Macron,
39:02qui sera beaucoup plus dense,
39:03beaucoup plus fort,
39:04beaucoup plus dramatique.
39:06Ça sera un vote
39:07qui parlera à chacun d'entre nous
39:09avec une responsabilité profonde
39:10de chacun d'entre nous.
39:11Et moi je vous le dis,
39:11vous pouvez mettre
39:12qui vous voulez au milieu
39:13entre le Rassemblement National,
39:14Bardella ou Le Pen,
39:16et de l'autre côté
39:16Jean-Luc Mélenchon,
39:17vous aurez cette finale-là.
39:19Et malgré les efforts
39:20de Gabriel Attal,
39:21d'Edouard Philippe,
39:22de M. Retailleau,
39:24ce moment-là
39:24va être ce moment
39:25de choix,
39:26de choix,
39:27qui sera un grand choix
39:28pour ce pays.
39:29Prime à la radicalité donc.
39:31Exactement.
39:32Allons sur le terrain
39:33d'Ivry sur 6.
39:34C'est quand même le résultat
39:35de la politique mise en place
39:36par Emmanuel Macron
39:37qui s'appelle le « En même temps ».
39:38C'est quand même ça le résultat.
39:40Exactement.
39:40Bravo Emmanuel Macron.
39:41On est sur scène
39:42et nous en parlons
39:43depuis hier matin
39:45et je constate
39:46qu'on est toujours
39:47les seuls à en parler
39:47sur les chaînes d'information
39:48et sur les grandes radios.
39:50La presse a commencé
39:51à en parler,
39:52le Figaro,
39:53le Parisien,
39:54parfois l'AFP aussi,
39:56mais en oubliant
39:57peut-être l'élément essentiel.
39:59Vous avez eu cette scène
40:00au Conseil municipal
40:00livrée sur scène
40:01dans le Val-de-Marne
40:02durant laquelle
40:03un élu RN
40:04pour protester
40:05après le rejet
40:06de sa proposition
40:06d'adopter un amendement
40:07afin d'interdire
40:08le port de signes religieux
40:09au Conseil municipal
40:10a sorti une croix
40:12avant de réciter
40:12un « Je vous salis, Marie ».
40:14Il a été accusé
40:15rien que ça
40:16de crime politique
40:17par le maire
40:19d'Ivry-sur-Seine
40:20qu'on essaye de solliciter
40:21qui pour l'instant
40:22ne répond pas
40:22et j'espère qu'il va pouvoir
40:23nous répondre
40:24pour avoir sa définition
40:27du crime politique
40:28et puis parler de sa ville
40:29parce que j'ai cru
40:30comprendre également
40:32que dans la ville
40:32par exemple
40:33le cinéma municipal
40:35n'avait pas passé
40:36et proposé
40:37à ses administrés
40:38le film
40:39L'abondante
40:40Samuel Paty
40:40j'aimerais comprendre
40:42aussi pourquoi
40:43il ne passe pas
40:44et puis quelle est sa notion
40:46de sa...
40:47C'est un maire communiste
40:48je le rappelle
40:48parce que
40:49sur la définition
40:50de crime politique
40:51c'est pour ça
40:51que j'aimerais vraiment
40:51avoir sa définition
40:52du crime politique
40:53pour ce maire communiste.
40:55Voyez le sujet
40:56il est signé
40:56Nicolas Roger.
40:58Vous refusez la laïcité
40:59c'est bien ça
41:00si vous refusez la laïcité
41:02dans ce conseil municipal
41:05donc on sera
41:07placé sous le signe
41:08de la croix
41:08à chaque conseil municipal
41:09dorénavant
41:10et que la croix
41:11vous bénisse tous
41:12que Dieu vous bénisse
41:13et je vais dire
41:14je vous salue Marie
41:15d'ailleurs
41:15je vous salue Marie
41:16pleine de grâce
41:17C'est cette scène
41:18qui a provoqué
41:19la colère
41:20du maire communiste
41:21d'Ivry-sur-Seine
41:22Sainte Marie
41:22Mère de Dieu
41:23priez pour nous
41:23pauvres pécheurs
41:25Ce que vous venez
41:26de faire
41:26monsieur Nader
41:28signe
41:30votre crime
41:31politique
41:32et je dois
41:33vous remercier
41:34monsieur Nader
41:35pour la caricature
41:37que vous offrez
41:38ce soir
41:39en un seul conseil
41:41de ce qu'est
41:41l'extrême droite
41:42dans notre pays
41:43au nom du règlement
41:44intérieur
41:45que nous venons
41:46de voter
41:47vous venez
41:48d'enfreindre
41:48toutes les règles
41:50je vous demande
41:51je vous somme
41:52de quitter
41:53cette assemblée
41:54communale
41:54immédiatement
41:58Une séquence
41:59qui intervient
42:00quelques instants
42:01après le rejet
42:02d'un amendement
42:02proposé par l'élu
42:04du rassemblement
42:04national
42:05visant à interdire
42:07le port de signes
42:08religieux
42:08ostensible
42:09lors des conseils
42:10municipaux
42:10Le maire
42:12a justifié
42:13son choix
42:13L'abbé Pierre
42:14dont la mémoire
42:16est un peu
42:16entaché
42:17par quelques déviations
42:18était lui aussi
42:21député
42:22de l'assemblée nationale
42:22et il portait
42:23les signes
42:25d'appartenance
42:26à un ordre
42:27de prêtrise
42:27Au conseil municipal
42:29d'ivris-sur-Seine
42:30deux élus portent
42:31le voile
42:32dont l'adjoint
42:33pointe au maire
42:33Si je suis élu
42:35aujourd'hui
42:35c'est pour mes convictions
42:36pour mes engagements
42:37et je suis fière
42:38d'être ici
42:39d'être élu
42:40avec mon voile
42:42C'est à la suite
42:43de cette déclaration
42:44que l'élu
42:45du rassemblement
42:46national
42:46a décidé
42:47d'exprimer
42:48sa foi catholique
42:49après avoir
42:50refusé
42:51de quitter
42:51la salle
42:52comme demandé
42:52par le maire
42:53ce dernier
42:54a suspendu
42:56la séance
42:58Judith Vintroub
43:00cette déclaration
43:01du maire communiste
43:03donc d'ivris-sur-Seine
43:05comment vous jugez
43:06et décodez
43:06ce qui est en train
43:07de se passer ?
43:07Déjà quand même
43:08c'est d'une ironie
43:09tragique
43:10qu'ils qualifient
43:11de crime
43:12crime politique
43:13l'initiative
43:15de cet élu
43:16alors que
43:17quand on connaît
43:18les crimes réels
43:19et pas les crimes politiques
43:20seulement
43:21du parti communiste
43:23bon
43:24il y a quand même
43:25certaines interrogations
43:27et puis surtout
43:28quel de poids de mesure
43:29parce que ce maire
43:31communiste
43:32s'illustre
43:33dans ses déclarations
43:37quotidiennes
43:37ou presque
43:38par son ironie
43:40vis-à-vis
43:41du catholicisme
43:42vis-à-vis
43:43du judaïsme
43:43il y a une religion
43:44dont il se moque
43:46absolument
43:46jamais
43:47c'est l'islam
43:48vous pouvez regarder
43:48les reportages
43:49sur la façon
43:50dont il tigère
43:51sa commune
43:51l'islam
43:52c'est patouche
43:53Jean-Christophe Gallien
43:54on est au coeur
43:57de ce qu'on disait
43:57tout à l'heure
43:58ce carrefour
44:00civilisationnel
44:00en 2027
44:02j'en veux beaucoup
44:02Emmanuel Macron
44:03et François Hollande
44:05peut-être en poil
44:05sur la fin
44:06de Nicolas Sarkozy
44:07de nous obliger
44:08à faire un choix
44:09aussi incroyable
44:10et que la France
44:11soit dans cette situation
44:11de devoir choisir
44:12et l'illustration
44:13de ce qui s'est passé
44:14dans ce conseil municipal
44:15la réaction du maire
44:16nous montre bien
44:16que c'est un moment clé
44:18mais vous n'avez pas besoin
44:18de choisir
44:19vous pouvez aussi légiférer
44:20et je pense que ça fait
44:21consensus chez les français
44:22mais non mais ça fait
44:23consensus chez les français
44:24vous pouvez épouser
44:26quelle que soit
44:26votre religion
44:27avoir une conviction religieuse
44:30et bien évidemment
44:31et vous mettez
44:32vos convictions religieuses
44:34en dehors
44:35d'un conseil municipal
44:37je vous propose
44:38d'écouter
44:38la réaction
44:39rapidement
44:39très rapidement
44:40puisqu'après
44:40on va saluer Pierre
44:41des habitants
44:42donc c'est vraiment
44:44on a tendu le micro
44:45une première réaction
44:46des habitants
44:46d'Ivry sur scène
44:48je pense que
44:49peut-être dans le fond
44:50la personne
44:51escale à tort
44:52escale à raison
44:53s'il y a une règle
44:54à doit être pour tout le monde
44:54n'est pas sélective
44:55je ne sais pas
44:56s'il faut les interdire
44:57mais si on les interdite
44:58c'est pour tout le monde
44:59et si on les autorise
45:00c'est pour tout le monde
45:01je ne suis pas pour
45:02de toute façon
45:04que l'on pratique
45:05sa religion
45:07personnellement
45:08je ne suis pas contre
45:10seulement voilà
45:11faire du prosévitisme
45:12je suis contre
45:13je trouve ça inadmissible
45:15quand n'importe qui
45:19peut faire n'importe quoi
45:21ils peuvent s'habiller
45:22comme ils veulent
45:22c'est au service
45:24de tous les ivriens
45:25personne
45:27ne doit porter
45:28la religion
45:29sur soi
45:30ce qui m'interpelle
45:32dans ces premiers témoignages
45:34ces trois témoignages
45:35c'est que le premier
45:36vous avez un visage caché
45:37c'est quand même
45:40incroyable
45:40Pierre de Villeneau
45:41est avec nous
45:41cher Pierre
45:42nous sommes pressés
45:42et je ne veux pas
45:44commencer le grand rendez-vous
45:45en retard
45:46ravi de vous retrouver
45:47Alain Bourreur
45:48qui sera là
45:48professeur mérite de criminologie
45:50au conservatoire national
45:51des arts et métiers
45:52il publie un livre sur Epchat
45:53il lance sa question
45:54il sera aussi beaucoup question
45:55de l'affaire Liana
45:57qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
45:59c'est-à-dire que tout le monde
45:59dit dysfonctionnement
46:00moyen
46:01très bien
46:02mais comment on fait
46:02pour reconstruire
46:04on en parle avec Alain Bourreur
46:05et bien c'est à suivre
46:06dans un instant
46:07sur CNews
46:07merci à tous les six
46:08merci à Tania Tiolet
46:10qui a préparé ses émissions
46:11tout au long du week-end
46:12comme chaque week-end
46:12et nous on se retrouve
46:14ce soir
46:14le baron noir
46:15face au chevalier blanc
46:16le face-à-face
46:17Julien Mgolnadel
46:18Julien Drey
46:19et puis ensuite
46:19l'heure des pros 2
46:20restez sur CNews
46:21bien sûr
46:21après l'heure des pros 1
46:22C'est parti.
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