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  • il y a 18 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00L'accord devrait être signé demain et dès sa signature, le détroit d'Hormuz sera rouvert à tous.
00:04Voilà ce que nous dit Donald Trump. On va revenir sur les deux piliers de ce protocole d'accord.
00:07Hormuz, le nucléaire, les avoir gelés aussi iraniens dans un second temps.
00:11Mais arrêtons-nous, Patrice Sauss, ou d'abord sur cette date du 14 juin.
00:14Date évidemment en combien symbolique, puisqu'on fêtera les 80 ans du président américain.
00:19Date aussi en 1777 de la première fois où on a eu le drapeau américain.
00:24Et ça, à mon avis, est-ce que les Iraniens peuvent dire oui demain
00:27et lui faire un peu ce cadeau-là, de signer ce protocole d'accord ?
00:31Je crois que la réponse est déjà dans votre question.
00:33Cadeau iranien aux Américains.
00:35Vous voyez, il n'y a rien qui va dans ces mots alignés.
00:39Le fait est que c'est le dernier petit coup de poignard, la dernière petite pique.
00:43Mais tout le monde est d'accord sur ce bout de papier.
00:46On n'ira pas tellement plus loin.
00:48Ça fera deux pages.
00:50En police 17, il n'y a rien du tout.
00:52Vous parlez du nucléaire, mais on n'y est pas du tout.
00:54En fait, le premier objectif, c'est un cessez-le-feu et la réouverture d'Hormuz.
00:59C'est-à-dire un retour...
01:00Oui, le protocole, c'est après les 60 jours, déjà.
01:01C'est-à-dire, pour l'instant, un retour au 27 février, la veille de la guerre,
01:06en version un peu dégradée en plus.
01:08Donc, pour l'instant, on en est là.
01:09On va se donner 60 jours.
01:11Je vous donne un petit scoop, mais grosso modo,
01:14on devrait s'entendre sur deux fois 60 jours.
01:16Pourquoi ? Et là, on revient au calendrier.
01:18Pourquoi c'est important ?
01:19C'est parce qu'on arrive, en fait, quasiment au mid-terms.
01:22Quatre mois, donc, supplémentaires, c'est ça ?
01:24Mais oui, on y arrive.
01:25On enjambe en plus.
01:26Ça, c'est quand même le baiser de la mort.
01:27On enjambe des élections israéliennes.
01:29Vraiment, on enterre également Benyamin Netanyahou.
01:33Et ça, finalement, Donald Trump s'en fiche complètement
01:35et ça fait rigoler les Iraniens.
01:37Vous voyez, il y a beaucoup de cynisme pour l'instant.
01:40Donc, le 14 juin, le Flag Day, jour du drapeau, anniversaire de Donald Trump,
01:45tout ça, c'est de la com', y compris de la part du président américain.
01:48Ce qui compte pour lui, c'est qu'on arrive à ce bout de papier.
01:52Alors, justement, on va voir ce qu'on en dit en Iran de ce bout de papier.
01:57Que dit-on au sujet de la signature de ce protocole ?
01:59Bonsoir, Siavoj Ghazi.
02:01Est-ce que c'est un nom catégorique à Téhéran ?
02:04Est-ce qu'on exclut totalement une signature demain ?
02:08Oui, ça a été dit et répété par plusieurs récentes.
02:12Sabirania, des membres de l'équipe de négociateurs,
02:16le porte-parole, par exemple, du ministère des Affaires étrangères,
02:20qui est également porte-parole de l'équipe de négociateurs,
02:23un des membres de cette équipe de négociateurs,
02:29M. Marandi l'a dit également, pas question que l'Iran signe demain cet accord.
02:43Tout d'abord, l'Iran a refusé qu'il y ait une cérémonie
02:45avec la présence d'Iraniens et Américains, par exemple à Genève.
02:51Ça, c'était un premier refus.
02:52Ensuite, second refus, pas question de signer demain,
02:55précisément parce que c'est l'anniversaire de Donald Trump,
02:58donc on ne fera pas de cadeau qui permettrait à Donald Trump de créer victoire.
03:03Alors, ce qui n'exclut pas que les Américains signent ce document tout seuls
03:09et disent que finalement, le document est entré en action.
03:13Moi, j'ai interrogé il y a plus de 24 heures un conseiller du gouvernement iranien
03:18qui m'a assuré que le document avait été totalement approuvé
03:25et donc, du côté iranien, c'est aussi cette approbation qui est importante.
03:31Mais pour l'instant, on ne veut pas donner ce cadeau à Donald Trump.
03:35Donc, ça pourrait intervenir après-demain ou après-après-demain,
03:39mais pas le jour de l'anniversaire de Donald Trump.
03:44Syavosh Ghazi, en direct de Téhéran.
03:46Merci à vous, Adèle Bakawan.
03:47Est-ce que, comme le disait Syavosh,
03:49ils peuvent signer seuls et raconter un narratif, les Américains ?
03:51Et sinon, qui pour signer dans les prochains jours, côté iranien ?
03:55Côté iranien ?
03:56Franchement, on ne sait absolument rien.
03:59Parce que ça pourrait être Khalibaf, le président de l'Assemblée nationale.
04:02Ça pourrait être Abbas Arrachie qui a négocié dans les détails de ce protocole d'accord.
04:08Ça pourrait être, pourquoi pas, le président Psychian, le président de la République.
04:13Et ensuite, contre sa signature, il y aura la signature de Donald Trump.
04:17Mais oui, vous avez absolument raison, les Iraniens, ils ne vont pas faire ce cadeau à Donald Trump.
04:21Pourquoi le faire ?
04:22Ce Donald Trump qui a assassiné, c'est comme ça qu'ils le voient,
04:26le père de Mouchtaba, Ali Khamnei, n'est-ce pas,
04:29qui a éliminé 42 grandes personnalités.
04:32Ils n'ont aucune raison, vraiment, pour offrir ce cadeau à Donald Trump.
04:37Et ensuite, un dernier mot par rapport à son mémorandum,
04:40franchement, c'est un coquille vide.
04:41Mais ce n'est pas grave, ce n'est pas grave, ce n'est pas grave.
04:43On va détailler quelques-uns des 14 points, mais on voit qu'il y a deux versions complètement différentes.
04:47Ah oui, exactement, vous avez raison.
04:50Personne, à cette heure-là, il est quelle heure ?
04:52Il est 21h58.
04:54À 21h58, personne n'a eu le texte de l'accord.
04:58Tout ce qu'on a, c'est la version iranienne représentée par l'agence Mehed.
05:01D'ailleurs, on en voit un petit peu à l'écran en ce moment.
05:04C'est le feu, levé complète du blocus naval, suspension des sanctions.
05:07On va y revenir en détail.
05:09Et pour les Américains, c'est Axios.
05:12Et donc, on a deux versions officieuses qui sont radicalement opposées l'une à l'autre.
05:18Mais ce n'est pas grave.
05:19Pourquoi ce n'est pas grave ?
05:19Parce que tout simplement, les Iraniens et les Américains,
05:23comme Patrick l'a annoncé, à l'information BFM TV,
05:26vont se retrouver la semaine prochaine.
05:27Alors, justement, on va y revenir sur cette information.
05:31On va y revenir sur cette information, Patrick.
05:34Vous avez effectivement recueilli des informations auprès d'une source proche des négociations.
05:38Il y aura en tout cas la semaine prochaine, est-ce que c'est pour signer ce protocole d'accord
05:42?
05:42On ne sait pas.
05:42Il y aura une rencontre en Suisse, c'est ça ?
05:44Restons sur l'idée d'une rencontre directe entre deux très hautes personnalités,
05:49l'une américaine, l'autre iranienne.
05:51Je vais rester ambigu, mais je crois que vous comprenez plus ou moins de qui il pourrait s'agir,
05:56parce qu'on sera au plus haut niveau américain.
05:57Quand on dit très haute personnalité, on est vraiment sur haute personnalité.
06:02On est sur l'une des plus grandes personnalités dans l'administration américaine
06:06et l'une des têtes de pont dans les négociations.
06:09Il ne veut pas le dire, il ne veut pas le dire.
06:12Franchement, il n'y a plus qu'à donner un nom et envoyer par SMS pour gagner gros lot.
06:18Ce qu'il prend, c'est d'autres mots.
06:20C'est-à-dire une rencontre directe entre ces deux personnes en Suisse.
06:25Ce ne sera pas à Genève.
06:26Et le dernier élément qui est important, ce sera a priori jeudi ou vendredi.
06:31Le calendrier est très important.
06:33Et je vais y revenir pendant les jours qui vont arriver.
06:35On a parlé des dates symboliques, comme évidemment le 14 juin,
06:39mais derrière, il y a le G17 avec des dossiers qui vont être très importants.
06:43Je lève mon petit doigt parce que vous allez entendre parler d'un autre dossier,
06:47j'en suis quasiment certain, au-delà d'Hormuz et du Proche-Orient.
06:49C'est le conflit ukraino-russe.
06:52Je vous garantis qu'il va se passer des choses la semaine prochaine.
06:55Et puis, quand ça va se terminer, mercredi soir, on passe déviant au château de Versailles
07:00pour Donald Trump et pour Emmanuel Macron.
07:02Et puis le jeudi, une personnalité de très haut rang américaine devrait rencontrer,
07:07selon nos informations, une personnalité de très haut rang iranienne,
07:11une personnalité iranienne, une rencontre directe.
07:13Qu'on soit clair, voilà, quand on parle de rencontre directe,
07:16on entend les deux personnes dans la même pièce qui signent le même papier.
07:19Alors, je n'ai pas dit qu'ils allaient signer.
07:21En tout cas, qu'ils allaient s'encontrer.
07:24Ce qui change vraiment, c'est le côté direct.
07:26On va être clair aussi, on a déjà eu un déplacement de J.D. Vance,
07:30de Mohamed Ralibaf du côté d'Islamabad.
07:33L'idée est qu'on arrive encore une fois à un accord d'Islamabad.
07:36Tout le monde est d'accord sur ce point, c'est que, où que ça se passe dans le monde,
07:39on appellera ça l'accord d'Islamabad.
07:42Mais est-ce qu'il y aura signature dans le même temps ?
07:44Est-ce qu'il y aura une poignée de main ?
07:46Ça, rien n'est moins sûr.
07:47Je crois qu'on est d'accord, on peut être d'accord avec Syavosh Ghazi
07:50sur le fait que les Américains pourraient décider de signer tout seuls demain
07:53pour dire que c'est fait de leur côté.
07:55On était tous en train d'opiner du chef quand Syavosh parlait.
07:57Et puis chacun aura son narratif.
07:59Le fait est qu'il y a un seul texte, ça c'est certain, personne ne l'a vu.
08:03Le reste, on a l'impression parfois que c'est un mélange de Torah et de Coran,
08:06c'est-à-dire qu'il y a un texte, mais alors on dit l'interprétation.
08:09Adèle Bakawan, quand on dit aussi qu'on a appris la date de l'inhumation de Moshabah Rameneh.
08:15Ali, son père qui a été tué dès le début du conflit.
08:19Ça sera le 9, merci Anthony Dabila, ça sera le 9 juillet.
08:23Les cérémonies commencent le 4.
08:24Quand on se dit ça, on se dit qu'est-ce qu'on ne s'approcherait pas quand même
08:27vers la fin de quelque chose ?
08:28Puisque les Iraniens avaient dit que ce sera après la guerre qu'il y aura l'inhumation.
08:32Si, si, vous avez absolument raison.
08:34On s'approche des Iraniens et des Américains, à la fois pour Donald Trump,
08:37l'autre côté, et pour les Iraniens.
08:39S'il se permet de lancer ce processus de deuil d'Ali Khamenei,
08:45qui a dirigé le pays après, c'est le deuxième imam, si vous voulez, après Rouménie.
08:50C'est un symbole très très très fort.
08:54Entre 4 et 9 juillet, c'est qu'ils ont le minimum de garantie de sécurité
09:00que les Américains et les Israéliens.
09:014 juillet, jour de l'indépendance des États-Unis aussi, les 250 ans.
09:04Voilà, voilà, exactement.
09:05Et donc oui, absolument, ils s'orientent petit à petit pour une sortie,
09:09mais une sortie de cette crise qui pourrait rester vraiment une zone grise.
09:14C'est-à-dire quoi une zone grise ?
09:15C'est-à-dire une zone dans laquelle on n'a ni paix ni guerre.
09:19Parce que les Iraniens, ils savent parfaitement que les Américains
09:21n'ont pas suffisamment de volonté pour proposer aux Iraniens ce qu'ils demandent.
09:29Le dossier le plus simple, c'est les avoir gelés.
09:32Le dossier le plus compliqué, c'est le programme atomique.
09:36Eh bien, entre les deux, les désaccords sont profonds.
09:39Alors, venons-en justement à ce projet d'accord, en tout cas de mémorandum,
09:44pour l'expliquer vraiment.
09:46On va voir ce qu'il contient.
09:47Il y a 14 points au total, selon ce que nous dit l'agence de presse iranienne Mer.
09:50On en a sélectionné quelques-uns.
09:52Cessez le feu permanent et immédiat sur tous les fronts, y compris au Liban.
09:56Ça, c'est important.
09:57Retrait des forces américaines, des environs de l'Iran.
09:59Pas d'ingérence américaine dans les affaires iraniennes.
10:02Levé complète du blocus, suspension des sanctions sur la vente de pétrole.
10:06Anthony Dabila, quand on voit tout ça,
10:08si c'est ce document qui est bien signé dans les jours qui viennent,
10:11c'est une victoire de l'Iran, non ?
10:13Alors, il y a la place, comme vient de le dire Adèle,
10:16dans l'interprétation pour un succès d'une partie ou de l'autre.
10:21Il est où, le succès américain, là, pardon ?
10:22Le succès américain, là-dedans, il est où ?
10:24On ne sait pas si c'est le texte.
10:26Non, c'est le côté iranien, l'agence de presse iranienne Mer.
10:28Et donc, par exemple, prenez le retrait des forces américaines, des environs.
10:33S'ils enlèvent toute leur base des États du Golfe,
10:36évidemment, c'est une défaite.
10:38En revanche, si ça veut dire enlever les navires qui sont au large de l'Iran,
10:41bon, ce n'est pas quelque chose qui serait de l'ordre de la défaite.
10:45On s'éloignera un petit peu.
10:47Et je vais vous donner une info, là, j'en suis absolument sûr.
10:51On va débattre de l'interprétation exactement comme on le fait maintenant,
10:55après l'accord.
10:57Parce que c'est ce que Patrick a dit,
10:59ce sera un mélange de Coran et de Torah.
11:01Je suis tout à fait d'accord avec cette formule.
11:05Toutes les manières qui seront...
11:07Ce sera des bullet points qui seront dans ce mémorandum.
11:10Le mémorandum, c'est vraiment un résumé qu'on donne à un chef
11:13pour lui dire, voilà, telle est la situation.
11:15Oui, c'est quelques pages par rapport à un accord qui aura beaucoup plus de place.
11:17Et donc, on va avoir des formulations qui seront très générales.
11:20Et c'est le destin de tout accord de paix.
11:23Le traité de Versailles après la Première Guerre mondiale,
11:25les accords de Potsdam après la Seconde,
11:28les accords déviants,
11:29les accords qui ont mis fin à la guerre du Vietnam.
11:31Par rapport au texte et à la réalité,
11:33il y a la confiance entre les deux parties qui ont signé,
11:38voire plus que d'eux,
11:39et l'applicabilité, la crédibilité des clauses.
11:42Et par exemple, la guerre du Vietnam,
11:44officiellement, elle s'est finie en 1973
11:46avec la division du Vietnam Nord-Sud
11:49comme la Corée l'est aujourd'hui.
11:51Sauf que deux ans après, le Nord-Vietnam,
11:53qui avait donné toutes les garanties pour que le Sud survive,
11:56a envahi la partie Sud, a réunifié le Vietnam.
12:00Et les Américains n'ont rien fait.
12:01Ce n'était pas du tout ce qui était prévu dans l'accord.
12:03Mais c'est ce qui s'est passé.
12:05Et on verra quelle va être la crédibilité,
12:07la viabilité de l'accord qui sera trouvé.
12:09Général Cholet, quand Donald Trump écrit
12:11sur son réseau Trousse social ce soir,
12:13le Détroit d'Hormous sera ouvert de façon immédiate,
12:14ouvert à tous.
12:15On n'en est pas encore là.
12:17Ça va prendre un peu de temps.
12:18Et je pense qu'il y aura cette question du droit de péage iranien.
12:20On ne reviendra pas avant le 28 février.
12:23Tout ça pour ça.
12:26Pour les téléspectateurs, je pense qu'il est important de rajouter,
12:30ce n'est pas un traité de paix.
12:31C'est un protocole d'accord pour lancer des négociations
12:35qui vont durer 60 ou deux fois 60 jours.
12:38Et moi, il y a deux jours, j'ai eu l'occasion
12:40d'exprimer mon scepticisme sur cet accord.
12:44Il semble quand même qu'on n'a jamais été aussi proche
12:47puisque pakistanais, qatariens, tout le monde a œuvré.
12:53Mais l'urgence, c'était le déblocage du Détroit d'Hormous.
12:56Et il semblerait qu'il y aura peut-être un déblocage,
13:00mais avec un péage.
13:01Oui, comme le dit Anne, ce que nous dit l'agence iranienne,
13:05c'est réouverture du Détroit d'Hormous sous 30 jours
13:07aux conditions iraniennes.
13:09Les conditions iraniennes, c'est quoi ?
13:11C'est un péage obligatoire ?
13:12Mais bien sûr.
13:12Donc c'est pire que la situation de la guerre.
13:14Pas seulement un péage, mais aussi une loi.
13:17Ils ont fait une loi pour donner un cadre juridique
13:21au Détroit d'Hormous.
13:21Pour dire qu'il passe ou qu'il ne passe pas aussi.
13:23Exactement.
13:23Ce cadre juridique, ça veut dire quoi ?
13:25Ça veut dire désormais, le Détroit d'Hormous
13:27est notre propriété.
13:29C'est vraiment le mot propriété.
13:31Et ensuite, ils ont mis en place une autorité de gestion.
13:34Alors donc, ok pour la réouverture du Détroit d'Hormous,
13:37mais un, vous devez reconnaître que le Détroit d'Hormous nous appartient.
13:41Deux, c'est cette autorité qui gère le Détroit d'Hormous.
13:43Et ce qui veut dire qu'on est dans une situation
13:46qui est moins bonne que celle du 28 février,
13:49où effectivement il va y avoir un accord entre l'Iran et Oman
13:54pour gérer ces eaux qui sont déclarées non internationales.
13:58Et c'est vrai, physiquement, ce sont deux eaux qui sont territoriales.
14:03Mais on crée un précédent absolument dramatique,
14:06puisqu'on peut avoir maintenant des revendications
14:09à travers le monde similaires.
14:11Donc oui, les armateurs, ils vont peut-être pouvoir payer,
14:14je ne sais pas combien, on parle d'un million par pétrolier,
14:18ce qui représenterait peut-être 0,2%, j'ai entendu,
14:21du prix de la cargaison.
14:22Mais on crée un précédent.
14:24Ce qui ne fera pas baisser le prix du pétrole demain, en tout cas.
14:27En tout cas, moi, ce que je constate,
14:29c'est que les Américains ont l'état de ces 14 points vus du côté iranien.
14:35J'allais dire, c'est une défaite en race campagne.
14:37Donc, d'un point de vue militaire...
14:39Mais Patrick, ils signeront jamais cette version-là, les Américains ?
14:41Mais parce qu'encore une fois, c'est l'interprétation de l'agence mer
14:45qui est une agence iranienne.
14:47D'ailleurs, c'est assez étonnant de lire les comptes rendus des agences.
14:51Parce qu'on a l'impression, ça a l'air d'être une facilité de langage,
14:54les agences de presse iraniennes ont l'impression
14:55que c'est Alain Perfit, l'Iranien, qui arrive, version de l'ORTF.
15:00Pas du tout.
15:00Vous avez, par exemple, l'agence Farce.
15:02L'agence Farce, elle est proche des gardiens de la Révolution.
15:05Et elle a commis quelques tweets il y a deux heures environ.
15:09Et ils étaient vraiment très intéressants.
15:11Parce que ça a très bien commencé en mode propagande iranienne.
15:15Évidemment, on voit clair dans le jeu de Donald Trump.
15:17C'est son anniversaire le 14 juin et il ne faudrait pas qu'on tombe dans le piège.
15:22Et puis, à la fin de ce communiqué papier de l'agence Farce,
15:27il y a presque une menace vis-à-vis des négociateurs en disant
15:32qu'on va voir le degré de sérieux et de sincérité des négociateurs
15:36face à ces manœuvres ostentatoires.
15:38Je dis quasiment dans le texte.
15:40C'est la première fois qu'on voit une agence de presse iranienne,
15:43mais donc proche des gardiens de la Révolution,
15:45qu'il y a aux négociateurs, attention.
15:46Il y a une autre agence qui fait partie, c'est une agence semi-officielle
15:50qui dit qu'il y a des manifestations en ce moment même invérifiables
15:54dans les rues de Téhéran contre Mohamed Halibaf
15:57parce que ces manifestants s'opposent à un accord,
16:01à tout accord avec les Américains.
16:03Donc, vous voyez que ce n'est pas si clair que ça
16:05que lorsque l'agence maire sort ce point en 14 points,
16:08je peux vous donner autre chose, c'est CNN ce soir
16:10qui cite un responsable américain assurant que dans le texte,
16:13il est prévu que les Américains viennent chercher l'uranium iranien.
16:16Et là, je vous renverse la question.
16:18C'est impossible à signer pour les Iraniens.
16:20Encore une fois, personne n'a le texte,
16:22sauf ces deux parties qui s'apprêtent à signer électroniquement ce...
16:26Alors, justement, sur l'uranium,
16:28on va regarder ce que Donald Trump dit aussi sur True Social.
16:31Voici ce qu'il écrit au sujet du nucléaire.
16:33Le moment venu, lorsque le calme sera revenu,
16:35nous dit le président américain,
16:37nous irons récupérer la poussière nucléaire
16:39enfouie profondément sous les imposantes montagnes de granit
16:41grâce à nos magnifiques bombardiers B2
16:43et à leurs brillants pilotes.
16:44Puis, nous la désintégrerons et la détruirons,
16:46que ce soit en Iran ou aux Etats-Unis.
16:48Qu'est-ce que vous comprenez là-dedans, Patrick ?
16:49Alors, on va laisser le militaire parler
16:51parce que le B2, j'ai pas l'impression qu'ils aient un énorme crochet.
16:53Général Chollet, qu'est-ce que vous comprenez quand vous lisez ça ?
16:55Moi, je comprends que Trump a déjà des échos
16:58comme quoi il perd la face.
17:02Et donc, il va devoir y retourner ?
17:04Il revient avec une menace, une menace militaire.
17:06Comme vient de le dire Patrick, le B2 n'est pas équipé d'un grappin.
17:10Donc, le B2, il ne sait faire qu'une chose,
17:12c'est de l'arrivée des bombes extrêmement précises
17:14et extrêmement lourdes.
17:15Donc, l'idée, ce type de menace,
17:17c'est je vais repartir à la destruction des stocks.
17:21Je vais repartir d'ici 60 jours, une fois le calme revenu.
17:23Pourquoi il ne l'a pas fait avant ?
17:25Donc, en fait, c'est des menaces
17:27qui semblent pour l'instant complètement gratuites.
17:30Mais c'est une menace parce qu'on est en train,
17:33sans doute déjà, de critiquer les termes des 14 points.
17:37Je rajoute quand même qu'on parle de cesser le feu.
17:39Mais regardez ce qui se passe à Gaza.
17:41Regardez ce qui se passe au Liban.
17:42Regardez ce qui se passe dans le Détroit.
17:44C'est un cesser le feu où on n'arrête pas d'avoir
17:46ou des escarmouches ou de sérieux échanges de tirs.
17:50Donc, il n'y a pas de garantie de sécurité actuellement.
17:53Vous nous dites qu'on n'est pas encore à la signature du protocole d'accord ?
17:55Je pense que le dernier 100 mètres va être compliqué.
17:58Si, on est très très proche de signer ce protocole d'accord.
18:03Mais pourquoi on signe le protocole ?
18:05Parce que tout simplement, tout ce que Donald Trump dit,
18:07c'est la communication, c'est l'interprétation de ce protocole.
18:11Tout ce que les Iraniens disent, c'est l'interprétation.
18:13Le texte doit être assez flexible
18:17pour que les Iraniens puissent le signer.
18:20et pour que les Américains puissent le signer.
18:23Si le texte est précis pour dire
18:25qu'on donne la main aux Américains
18:27pour aller chercher l'Uranéum en Russie,
18:29les Iraniens ne pourront jamais le signer.
18:31Et si, par exemple, le texte par rapport au Détroit d'Hormoz
18:34est assez précis pour dire
18:36que le Détroit d'Hormoz sera réouvert,
18:39mais en condition iranienne,
18:40Donald Trump ne pourra jamais signer.
18:42Mais par contre, le texte,
18:44les 14 points, je ne sais pas,
18:46c'est 14, 16, 17, 18,
18:48plutôt, personne n'a accès.
18:49Ce texte-là doit être assez ambigu,
18:51assez vague, assez flexible
18:53pour que les deux puissent le signer.
18:55Et ensuite, franchement,
18:56l'agence Maire,
18:58Patrick a très bien raison,
19:00l'agence Maire, lorsqu'il a cité
19:01les 14 points,
19:03Abbas Ararchi,
19:03le ministre des Arrées étrangères,
19:04il a fait un tweet pour dire
19:06qu'il faut cesser d'aborder
19:08ou spéculer sur les...
19:09Ah oui, il y a discope
19:10aux spéculations hier.
19:11Et 5 minutes plus tard,
19:135 minutes plus tard,
19:14la même agence a critiqué
19:15Abbas Ararchi pour dire
19:17votre récit correspond
19:19au récit de Donald Trump
19:20et donc c'est une trahison
19:21par rapport au récit national.
19:23Vous voyez, donc,
19:23on ne sait pas qui est derrière
19:25les Iraniens,
19:26qui est derrière le texte
19:27et qui vaut quoi.
19:28Un mot encore sur l'uranium.
19:30Regardez cette information
19:30que nous donne CNN
19:31qui cite 5 sources
19:32proches des renseignements américains.
19:35Le Téhéran aurait miné
19:37ses stocks d'uranium.
19:39Alors là,
19:40qu'est-ce qu'on appelle...
19:41Qu'est-ce qu'on entend
19:41par miné ses stocks d'uranium ?
19:43Ça veut dire quoi ?
19:43Ça veut dire qu'on a posé
19:44des mines,
19:44impossible d'y aller.
19:45Il y a sans doute
19:45un ou plusieurs endroits
19:47où ces 400 et quelques kilos
19:48sont entreposés
19:49et ils ont miné les accès.
19:51Ça veut dire qu'ils se sont
19:53prémunis d'une éventuelle
19:54opération militaire
19:55américaine ou israélienne
19:56pour aller chercher
19:58ces 400 kilos.
19:59Dans ce contexte,
20:00elle est complètement exclue
20:01une opération ?
20:01Ça veut dire que
20:02dans un milieu non permissif,
20:03ça veut dire tant que
20:04les Iraniens n'auront pas
20:05donné leur feu vert
20:06pour qu'on vienne chercher
20:09ces 400 et quelques kilos,
20:10il n'y a pas de possibilité
20:11d'aller les chercher,
20:12il y a possibilité
20:13de les détruire.
20:14Mais pourquoi maintenant
20:16les Américains et les Israéliens
20:17sauraient précisément
20:18où ils sont ?
20:19Ou en tout cas,
20:20comment ils seraient en mesure
20:21cette fois d'aller les détruire
20:22alors qu'ils auraient pu le faire
20:23depuis 104, 105 jours ?
20:26Je ne sais plus.
20:27106.
20:27Mais ça aurait pu être miné où ?
20:28Parce qu'on se souvient
20:29qu'il y avait deux entrées
20:30qui avaient été bombardées
20:31à Natanz au début de la guerre.
20:32Il n'y a plus d'entrées.
20:33C'est ce que nous dit aussi
20:35Emmanuel Gallichet.
20:35Mais est-ce que ça peut
20:36se concentrer du côté
20:36d'Ispan, par exemple ?
20:37On a parlé d'Ispan,
20:39mais rien ne nous dit
20:39qu'il n'y en a pas à Natanz,
20:40qu'il n'y en a pas à Fordo,
20:41qu'il n'y en a pas ailleurs.
20:42Moi, j'aurais été iranien,
20:44mais ces 400 kilos,
20:45je les aurais largement dispersés.
20:47Envoyés un peu partout.
20:48Et puis effectivement,
20:49j'aurais protégé
20:51les lieux de stockage.
20:52Moi, je voudrais revenir
20:53quand même aussi
20:53sur cet uranium
20:54avec cette dilution.
20:57J'ai été sous-directeur
20:59prolifération
20:59à la direction
21:00du renseignement militaire
21:01il y a quelques années.
21:02Donc j'ai un peu
21:02réouvert mes cahiers
21:04de l'époque.
21:05La dilution,
21:06il y a trois modes
21:07de dilution.
21:08Il y a utiliser
21:09les centrifugeuses
21:10dont sont équipés
21:12les Iraniens,
21:13mais encore faut-il
21:15que ces centrifugeuses
21:16fonctionnent
21:16et les faire utiliser
21:18à l'envers.
21:18Ça veut dire
21:19un processus réversible.
21:21Mais moi,
21:22je n'ai aucune indication
21:23sur l'état
21:24de ces centrifugeuses.
21:26La bouchère,
21:27celle qui est tenue
21:27par les Russes.
21:28Ça, c'est la centrale.
21:30Ce ne sont pas
21:31des centrifugeuses.
21:32Et après,
21:32vous avez soit
21:34une méthode
21:35dite physique,
21:36soit une méthode
21:36dite chimique
21:37avec des affleurures,
21:39etc.
21:39Et il semblerait...
21:41C'est quoi la différence
21:41juste très vite ?
21:42Ça veut dire
21:43que vous avez physique,
21:44ça veut dire
21:44que vous ajoutez
21:45de l'uranium naturel
21:47ou très peu enrichi
21:48et vous le mélangez
21:49avec l'uranium
21:50très enrichi.
21:51Et du coup,
21:51vous avez une densité
21:52qui diminue
21:53et de 400 kilos,
21:55vous passez à,
21:56je ne sais pas moi,
21:576 tonnes,
21:587 tonnes,
21:5810 tonnes
21:59d'un uranium
22:00qui est appauvri
22:01quelque part,
22:02dont on diminue
22:03l'enrichissement.
22:04Et puis,
22:04il y a la méthode chimique
22:05où on met
22:06ce qu'on appelle
22:07de l'UF6,
22:08de hexafluor,
22:09je ne sais plus quoi,
22:10où c'est un mélange chimique.
22:12Donc,
22:12si vous voulez,
22:13il y a trois méthodes.
22:14Il semblerait
22:15que les Iraniens
22:17ne sachent pas faire
22:18la démarche physique
22:20et chimique.
22:20Ils ne savent faire
22:21que si les centrifugeuses
22:23sont encore en état
22:24la méthode
22:27de centrifugation.
22:28Ça veut dire quoi ?
22:29Ça veut dire que
22:29si les Iraniens
22:30les conservent
22:31sur le sol iranien,
22:33eh bien,
22:33ils n'ont même pas
22:34les moyens
22:35de le diluer.
22:36Donc,
22:36cet accord,
22:36il est vraiment extrêmement...
22:38Oui,
22:38donc,
22:38on propose la dilution,
22:39ça aussi,
22:40ça ne veut rien dire.
22:40La dilution,
22:42elle devra sortir,
22:43sauf si les Iraniens
22:44ont conservé
22:45les capacités
22:45de leur centrifugeuse intacte.
22:48Allez,
22:48on va se poser cette question aussi.
22:49Est-ce que cette signature
22:50peut encore capoter
22:51si, par exemple,
22:51les bombardements israéliens
22:52au sud de Liban
22:53continuent,
22:54si le Hezbollah décide,
22:55comme il l'avait fait d'ailleurs,
22:56on s'en rappelle,
22:56dans la nuit du 7 au 8 juin,
22:58de répliquer avec des missiles balistiques,
23:00ce qui était d'ailleurs
23:00une première
23:01depuis la mise en place
23:01du Cicel Feu.
23:02Alors,
23:02on a vu qu'Israël
23:03avait continué
23:03ces bombardements aujourd'hui
23:04avec l'appel à évacuer
23:05de 24 localités,
23:08mais néanmoins,
23:08néanmoins,
23:09il se passe des choses
23:10sur place.
23:11On va retrouver Amélie Rosig
23:12tout de suite.
23:13Est-ce que cette annonce,
23:14Amélie,
23:14d'un accord imminent
23:16demain,
23:17dit Donald Trump,
23:17entre Iraniens et Américains,
23:19est en train de rebattre
23:20les cartes sur place,
23:22notamment en ce qui concerne
23:23la situation au sud de Liban ?
23:27Alors,
23:28sincèrement,
23:28sur la situation sur le terrain,
23:30pour le moment,
23:30non,
23:31ça rebat les cartes.
23:32si vous voulez,
23:33politiquement,
23:34parce que ça met la pression
23:35sur le Premier ministre,
23:36Benjamin Netanyahou.
23:37D'ailleurs,
23:38demain soir,
23:39il organise un mini conseil
23:41de sécurité autour de lui.
23:43C'est comme un conseil de défense.
23:44Ces conseils-là,
23:44ils ont lieu une à deux fois
23:46par semaine
23:46depuis le début de la guerre
23:48en Iran le 28 février dernier.
23:50Mais là,
23:51demain soir,
23:51ce mini conseil de sécurité,
23:53il portera spécifiquement
23:55sur la situation au sud de Liban,
23:58même si,
23:58visiblement,
23:59Israël,
24:00Benjamin Netanyahou,
24:01n'ont pas les détails techniques
24:02de ce protocole d'accord.
24:05D'ailleurs,
24:05quand il l'a appris hier soir,
24:07il avait dit être surpris.
24:09Voilà pour ce mini conseil de sécurité.
24:11L'objectif,
24:11c'est quoi ?
24:12C'est de prendre une décision politique,
24:14c'est-à-dire de savoir,
24:15on sait que le protocole d'accord,
24:16il concerne le Liban.
24:18On ne connaît pas avec précision
24:20les détails de ce qu'il y a dedans,
24:21mais la vraie question,
24:22c'est de savoir,
24:23est-ce qu'Israël va se retirer ou non
24:25du territoire du sud du Liban ?
24:27Si l'on en croit Israël Kratz,
24:29le ministre de la Défense,
24:30il est absolument hors de question
24:32de se retirer,
24:33ce n'est absolument pas à l'ordre du jour.
24:35Donc la question demain soir,
24:37ce sera peut-être de se poser
24:38la question de la ligne jaune.
24:40Est-ce que donc,
24:41sur le terrain,
24:42l'armée israélienne
24:43cesse de gratter du terrain,
24:45notamment au nord du Litanie,
24:47du fleuve Litanie par exemple ?
24:49Et donc pour revenir
24:50à cette ligne jaune,
24:51c'est tout l'objet
24:53des débats de demain soir.
24:55Et Benjamin Netanyahou,
24:56dans son pays,
24:58a une oppression monstre
24:59parce qu'il est critiqué
25:00de toutes parts
25:01pour finalement être
25:02pieds et poings liés
25:04face aux décisions
25:05de Donald Trump.
25:06Tout à l'heure,
25:07avec Colline Chambol,
25:07nous étions à une manifestation
25:09à Tel Aviv,
25:10une manifestation qui a lieu
25:11tous les samedis soirs
25:12anti-guerre
25:13et on a pu voir
25:14des slogans
25:15pas franchement sympathiques
25:16à l'encontre
25:17de Benjamin Netanyahou
25:18laissant entendre
25:19qu'il était
25:19le petit chien
25:20de Donald Trump
25:21et que finalement,
25:22de toute façon,
25:23il n'aurait aucun droit
25:25de citer sur cet accord.
25:27Je rappelle quand même
25:27qu'hier,
25:28un haut responsable américain
25:29disait bien
25:30qu'Israël garderait
25:31quoi qu'il arrive
25:32son pouvoir d'autodéfense.
25:33Donc,
25:34si le Hezbollah
25:35continue d'attaquer
25:36sur les terres d'Israël
25:38par des drones
25:38ou des missiles,
25:39eh bien Israël
25:40pourra riposter
25:41accord ou pas accord,
25:42protocole en cours,
25:42discussion technique ou pas ?
25:44C'est très clair.
25:45Merci Amélie Rosic
25:45avec Coline Chambol
25:47en direct de Tel Aviv.
25:48On l'a appris grâce à vous,
25:49Patrick Sos,
25:50le Charles de Gaulle
25:50va rentrer dans les prochains jours
25:51à Toulon
25:52après cinq mois
25:53déploiement dans le Moyen-Orient.
25:54Il va être remplacé.
25:55Général Chollet,
25:55on profite de votre présence
25:56pour vous demander
25:57si cette rotation
25:58traduit une volonté
25:59de désengagement.
26:00Est-ce qu'on oublie
26:00cette mission de sécurisation
26:01du Détroit
26:02à laquelle la France
26:03entendait participer ou pas ?
26:04Alors le Charles de Gaulle,
26:06ça faisait combien de mois ?
26:07Cinq mois ?
26:08Il est parti le 27 janvier
26:09de Toulon,
26:10direction le nord
26:11et puis à un moment
26:11direction le sud.
26:12Là, il faut faire une relâche
26:13parce que c'est extrêmement épuisant.
26:15Donc c'est normal
26:16qu'il rentre.
26:17Maintenant,
26:18l'enjeu,
26:19ça ne sera pas forcément
26:21des frappes aériennes,
26:22ça ne sera pas forcément
26:23une surveillance
26:24depuis les aires
26:25du Détroit d'Ormuz.
26:25Ça sera peut-être
26:26un enjeu,
26:27probablement même un enjeu
26:28de chasse aux mines.
26:29Et donc,
26:30ce n'est pas forcément
26:30le groupe aéronaval
26:31qui est le mieux placé
26:32pour cela.
26:33D'autant plus
26:34que l'armée française
26:35dispose aussi
26:36de bases au sol
26:37et elle est capable
26:38depuis la Jordanie,
26:39depuis Djibouti
26:40ou depuis les Émirats
26:42d'envoyer des avions.
26:44Il y a une alternative
26:45aux avions embarqués
26:46sur le Charles de Gaulle.
26:48Mais selon moi,
26:49le principal enjeu
26:50dorénavant,
26:51s'il y a un véritable
26:52cessez-le-feu,
26:53si le Détroit
26:54reçoit l'accord
26:56de toutes les parties
26:57pour qu'on ouvre
26:58de nouveau
26:59à la circulation maritime
27:00et qu'on puisse
27:02effectivement
27:03se mettre
27:03à la chasse aux mines,
27:04l'enjeu,
27:05ce sera les chasseurs
27:06de mines
27:06que les pays
27:09européens,
27:10français,
27:11belges,
27:11hollandais,
27:12britanniques,
27:13pourraient peut-être
27:13engager dans le cadre
27:14de cette coalition
27:16des volontaires
27:17qui avait été évoquée.
27:18Et puis un mot,
27:19quand même,
27:19c'est que le Charles de Gaulle
27:20il est remplacé.
27:21Il est remplacé
27:22par un port-hélicoptère
27:23en physique,
27:23c'est le Mistral.
27:24Et en fait,
27:25puisqu'on est plus sur...
27:25Donc il ne faut pas y voir
27:26un message plus...
27:27Non, non,
27:28en fait,
27:28grosso modo,
27:30sa période de réparation
27:31était prévue
27:32pour la mi-juillet,
27:34ce sera plutôt
27:34la fin juillet,
27:35il va partir.
27:36Et ce qui compte,
27:36c'est le Mistral,
27:37en fait,
27:37c'est surtout
27:38un état-major interarmé
27:39qui va pouvoir coordonner
27:41par exemple
27:42une opération
27:42de déminage
27:43de la coalition.
27:44Donc finalement,
27:44c'est un gros bateau
27:46remplacé par un autre
27:46très gros bateau.
27:47Il ne faut pas y voir
27:48un message politique,
27:49en tout cas,
27:50si ce n'est
27:51la suite de l'engagement.
27:53La suite de l'engagement,
27:54c'est très clair.
27:54Merci à tous.
27:56On va marquer
27:57une courte pause,
27:58on est de retour
27:58dans un instant
27:59avec ce qui fait
28:00l'actualité en France.
28:01Ce qui fait l'actualité
28:01en France,
28:02c'est l'affaire Liana
28:04et les suites
28:04après le deuil,
28:05la colère
28:06et les questions
28:07que se posent beaucoup.
28:08Certains réclament
28:08la tête du garde des Sceaux,
28:10Gérald Darmanin,
28:10et tout l'exécutif,
28:12d'ailleurs,
28:12qui chute fortement
28:13dans les sondages.
28:14L'affaire est en train
28:15de devenir politique.
28:16On en parle juste après ça.
28:17A tout de suite.
28:18Sous-titrage Société Radio-Canada
28:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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