Passer au playerPasser au contenu principal
Pierre Lellouche, ancien ministre et spécialiste des questions internationales, nous éclaire sur l’actualité de la semaine dans #FaceAPierreLellouche, tous les jeudis à 16h30, présenté par Nelly Daynac.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00...
00:13On est bien tous les deux sur cette photo-là ?
00:15Elle est pas mal ?
00:17Mais là on est en vrai, c'était virtuel.
00:20Bonjour Pierre Lelouch, merci d'être là.
00:23L'histoire est grave, la marche du monde est en marche
00:27et vous allez nous dire des choses graves cet après-midi.
00:29On va évidemment parler de la guerre au Moyen-Orient.
00:33Les Etats-Unis et Israël avaient des objectifs très clairs.
00:38Ils ont tout mis en oeuvre pour tenter de les atteindre,
00:42pour l'instant avec un succès peut-être mesuré, on va dire limité.
00:46S'il y a surtout quelque chose qu'ils n'avaient pas prévu,
00:48c'est ce qui se passe dans le détroit d'Ormuz.
00:50Alors cet après-midi on va parler de ça,
00:53on va parler de pourquoi cette guerre et où on en est,
00:56on va parler de la stratégie iranienne,
00:58on va parler de l'importance du détroit d'Ormuz
01:01et des conséquences pour les occidentaux,
01:03y compris de ce qu'il conviendrait de faire.
01:06Pour commencer, je dirais que le problème que posait l'Iran
01:11à la communauté internationale, singulièrement à Israël,
01:14mais aussi à nous, occidentaux,
01:17depuis sa fondation il y a 47 ans,
01:19depuis que ce groupe de terroristes en réalité a pris le contrôle de ce grand pays,
01:27trois fois comme la France, 90 millions d'habitants,
01:30et il a pris littéralement en otage ce peuple,
01:33qu'est-ce qu'ils ont fait ?
01:33Ils ont d'abord essayé de faire de façon permanente la bombe atomique,
01:39et ils sont arrivés de très près,
01:40puisque lors des bombardements de juin dernier,
01:43ils avaient amassé quelque chose comme 450 kilos d'uranium,
01:47enrichi de qualité militaire,
01:48qu'on n'a pas retrouvé d'ailleurs.
01:52Deuxièmement, ils ont utilisé l'arme des missiles,
01:57ils ont fabriqué des dizaines de milliers de missiles,
02:00qu'ils ont distribués aussi à leurs alliés dans la région,
02:04à Gaza, au Liban, en Syrie, en Irak,
02:08de façon à étouffer l'État d'Israël
02:11et à créer un système de déstabilisation permanente du Moyen-Orient.
02:15Donc ça, c'était le problème que posait l'Iran
02:18quand la guerre a commencé, la deuxième guerre,
02:20le 28 février dernier,
02:22pour arrêter le programme nucléaire,
02:24pour en finir avec tous ces missiles
02:25et pour mettre fin à cette stratégie de pénétration du Golfe.
02:30C'est ça les objectifs des Israéliens et des Américains.
02:33À un moment où l'Iran paraissait affaibli
02:35après les bombardements du mois de juin dernier.
02:38Et l'affaiblissement aussi de ses proxys à Gaza,
02:41en Syrie, renversement du régime, en Irak et ailleurs.
02:44Sauf que, c'est toujours comme ça avec la guerre,
02:47c'est ce que j'écris dans mon livre en Grenache,
02:49la guerre, elle n'est jamais linéaire.
02:51Et en fonction de la réponse de l'adversaire,
02:53ça devient autre chose.
02:54Et bien, qu'est-ce qu'a fait l'adversaire ?
02:55On va rentrer dans le détail.
02:58L'adversaire a décidé de la politique de la terre brûlée.
03:03C'est un régime qui est fondé sur le martyr
03:07et qui sait très bien que s'ils tombent, ils seront morts.
03:12Donc, ils iront jusqu'au bout.
03:14Donc, ils tapent tous les simuts.
03:16Ils tapent tous leurs voisins arabes.
03:19Il y a 12 pays qui ont été frappés par l'Iran.
03:21Alors, regardons la carte, peut-être,
03:23si on peut nous la mettre, du détroit d'Hormuz.
03:25Bon, que vous connaissez un petit peu maintenant,
03:26parce qu'on l'a beaucoup montré.
03:27Ça, c'est la deuxième chose qu'ils font.
03:28Tous les pays dans le pourtour.
03:29C'est qu'ils ferment le détroit d'Hormuz.
03:31Et le détroit d'Hormuz, je vais y revenir,
03:34c'est la jugulaire du commerce mondial.
03:36C'est par là que sortent 20% du pétrole,
03:38dont la Chine, le Japon, l'Asie en particulier ont besoin.
03:41C'est là que sort le gaz, dont nous avons besoin en Europe.
03:45Et c'est là, de sorte, d'autres matières
03:48sur lesquelles je vais revenir dans un instant.
03:50Donc, ils ont frappé les pays arabes de la région.
03:54Ils ont fermé le détroit d'Hormuz
03:56en coulant une vingtaine de navires.
03:58Ça suffit.
03:59Plus aucune compagnie d'assurance n'assure les bateaux.
04:03Donc, le détroit est fermé.
04:05Et à cet endroit, le détroit, il fait 50 km de large.
04:08Et en fait, la voie de navigation,
04:09elle est de l'ordre de 5 km.
04:11Donc, c'est assez facile pour eux
04:13de créer une situation de blocus.
04:15Mais alors, je fais juste une petite incise.
04:17Quand les Américains disent,
04:18et Donald Trump lui-même l'avait dit en conférence de presse,
04:21on a mis à mal et complètement anéanti
04:24leur flotte navale,
04:25ce n'était pas tout à fait vrai.
04:27J'allais y revenir tout à l'heure.
04:28Ils ont cassé la marine iranienne de surface,
04:33les frégates, les bateaux un peu importants.
04:35Il leur reste en gros une dizaine de sous-marins.
04:38Mais surtout, il reste la flotte
04:40des gardiens de la Révolution
04:41qui est composée de petits patrouilleurs très rapides
04:45de vedettes avec des drones à l'intérieur des missiles
04:47qui sont cachés dans les grottes.
04:50Toute la frontière, enfin, toute la rive iranienne
04:53du golfe Persique, c'est un millier de kilomètres.
04:57Ce sont des falaises avec beaucoup de grottes.
04:59Et c'est à partir de ces endroits
05:01qu'ils planquent leurs bateaux
05:02ou bien qu'ils tirent sur les navires
05:04qui passent à proximité.
05:06Et donc, c'est très facile pour eux de bloquer,
05:08voire ensuite de miner.
05:09Mais alors, le minage du golfe,
05:11ça gênerait leur commerce.
05:12Une mine, elle est non discriminante en général.
05:16Donc, pour l'instant, on a un golfe bloqué
05:19avec 150 navires bloqués de part et d'autre du golfe.
05:24Alors, pourquoi c'est vital ?
05:25Alors, ce qui est nouveau depuis 24 heures,
05:30c'est là que je parlais d'histoire en marche,
05:31c'est que l'Iran, maintenant, tape sur les installations.
05:35Alors, ils avaient commencé début mars,
05:36mais là, c'est des attaques massives
05:38sur les champs pétroliers,
05:40les champs gaziers à Qatar
05:42et même en Arabie Saoudite.
05:45Et là, on met en l'air
05:48la production elle-même du gaz et du pétrole.
05:50Donc, on est entré dans une échelle différente.
05:54On est en train de bousiller
05:55les recherches de galves et de pétrole
05:58dont le monde a besoin.
05:59Mais les Israéliens font pareil sur les ressources irlandes.
06:01Les Israéliens ont frappé un champ qui s'appelle South Pars
06:06qui est juste en face du Qatar.
06:08Vous savez que le Qatar et l'Iran
06:09se partagent un des champs gaziers les plus grands au monde.
06:13Les Israéliens ont donc attaqué la partie iranienne.
06:16Les Iraniens ont répliqué sur le Qatar.
06:18Bref, c'est une catastrophe pour l'approvisionnement.
06:22Donc, même si demain, par miracle,
06:23on réussissait à ouvrir le détroit d'Hormuz,
06:26les installations, elles, ne fonctionnent plus.
06:28Et donc, on va avoir un vrai problème.
06:31D'ores et déjà, le pétrole est monté à 115 dollars.
06:34Le gaz, à plus 50.
06:36Alors là, aujourd'hui, vous avez une réunion à Bruxelles.
06:38Un conseil européen qui était censé s'occuper de l'Ukraine
06:42et d'autres choses et du prêt à l'Ukraine.
06:43Il va être en plein dans ce qu'est-ce qu'on fait
06:45avec le prix du gaz.
06:46Parce que le prix du gaz, comme vous le savez peut-être,
06:49il conditionne le prix de l'électricité,
06:51comme j'ai dit la dernière fois.
06:53Et en plus de ça, avec ce prix du gaz,
06:56vous avez la mise en cause du très beau système
06:59de Mme von der Leyen qui était la taxe carbone.
07:02Pour dire à nos entreprises de décarboner,
07:04on leur faisait payer une taxe carbone fondée
07:06sur le prix du gaz.
07:07Donc, si on maintient ce système,
07:09on va finir de ruiner l'industrie européenne.
07:11Et l'Italie et d'autres pays disent, on arrête ça.
07:15Donc ça, ça fait partie de toutes les conséquences
07:17en chaîne de cette histoire.
07:19Et si vous le permettez, je voudrais qu'on passe
07:20à la stratégie iranienne,
07:22donc la stratégie de la terre brûlée.
07:24Et on se trouve dans une situation
07:28où ils ne veulent même pas négocier.
07:30Ils attendent que les Américains se lassent.
07:32Ils ont pris en otage l'économie mondiale.
07:34Et ils attendent que les Occidentaux disent,
07:37pousse, on arrête.
07:38Simplement, si on arrête,
07:39on va laisser ce régime en place
07:41avec deux bombes atomiques.
07:43La vraie qu'ils sont en train de construire.
07:46Et la deuxième bombe atomique,
07:47qui est la domination totale des champs de pétrole
07:49et du détroit d'Ormond.
07:50Est-ce que vous dites qu'il ne faut pas s'arrêter en cours de route ?
07:52Je dis que si on s'arrête aujourd'hui,
07:55on va avoir un régime revanchard, fragilisé,
07:58qui va penser qu'il y a une chose,
08:00se venger, être encore plus dur avec sa population.
08:03Et de toute façon, comme il n'a plus rien à perdre,
08:06prendre le contrôle de toute la région
08:07et faire chanter la planète entière.
08:09Donc on a un système qui est très, très compliqué.
08:15En plus, les Iraniens ont laissé entendre
08:17qu'ils ont des conditions,
08:19qu'ils ont au moins trois conditions.
08:21Oui, il y a les droits à payer.
08:22D'abord, qu'on lève les sanctions
08:24et qu'on paye des réparations.
08:26Deuxièmement, qu'on leur laisse faire
08:27l'enrichissement de l'uranium et de la bombe atomique.
08:30Et troisièmement, qu'on leur garantisse
08:33que plus personne n'attaquera l'Iran.
08:35Donc voilà un peu où on en est.
08:36Et ça, ce n'est pas une situation très, très simple.
08:41Pourquoi c'est vital ?
08:42Qu'est-ce qui transite par là,
08:44outre les hydrocarbures ?
08:45Parce qu'il y a beaucoup de choses
08:46qui dépendent aussi du passage.
08:49Et ça a des implications et des conséquences
08:51sur d'autres pans de l'économie
08:53qu'on n'a pas forcément toujours en tête.
08:54Absolument.
08:55S'agissant du gaz et du pétrole,
08:57l'Agence internationale d'énergie,
08:58qui est basée à Paris,
08:59a dit que c'est la plus grande disruption
09:01du commerce du pétrole dans l'histoire.
09:03S'agissant des autres matières,
09:05aujourd'hui, l'Organisation mondiale du commerce,
09:08aujourd'hui, vient de dire qu'il y a un problème
09:10pour l'alimentation mondiale.
09:12Pourquoi ?
09:13Parce que du détroit d'Hormuz sort aussi
09:16les engrais et l'urée.
09:18Alors, je vais vous donner quelques chiffres.
09:20Un tiers de l'urée mondiale,
09:22et c'est quand même 680,
09:24le prix a déjà doublé,
09:27et sort par le détroit d'Hormuz.
09:3040% du commerce mondial des engrais
09:33passe par le détroit d'Hormuz.
09:34Pour l'agriculture, on en voit des illustrations, là.
09:36Ce qui est absolument vital,
09:38parce que c'est les phosphates,
09:39c'est les engrais,
09:40et c'est ce qui conditionne, demain,
09:42le prix du blé.
09:43Alors, pour l'instant,
09:44il n'y a pas des pays immédiats,
09:45mais il y a des pays
09:47qui sont en semis en ce moment,
09:49où ça va vite se faire sentir.
09:51Ça a un autre impact majeur,
09:54c'est sur le transport aérien,
09:55parce que le détroit d'Hormuz,
09:58c'est aussi le kérosène de tous les avions.
10:00Et il faut savoir que sortait du détroit d'Hormuz
10:03quelque chose comme un demi-million de barils jour,
10:06qui servait à prévisionner
10:07toutes les compagnies aériennes.
10:09D'où l'augmentation,
10:11le doublement du prix du kérosène,
10:12qui était à 85,
10:13qui est passé à 200 dollars.
10:15Et qui va occasionner des surtaxes.
10:16Évidemment, sur tous les billets d'avion
10:18et sur le transport aérien.
10:19Troisième impact, la chimie.
10:22L'industrie chimique,
10:23qui est déjà touchée par la fermeture du gaz russe,
10:27et c'est des entreprises qui ont besoin d'énergie,
10:30là aussi tout ça va être répercuté.
10:34Et enfin, il y a un point qui est très douloureux,
10:38y compris pour moi,
10:39qui roule en diesel par exemple.
10:40Tous ceux qui roulent en diesel,
10:42les paysans, les pêcheurs,
10:45tous ceux-là vont voir la note exploser.
10:47Et des conséquences économiques de cette affaire
10:49en termes d'inflation
10:50et en termes de croissance
10:52ne font que commencer.
10:54Avec en plus des installations
10:55dont je vous disais
10:57que depuis hier,
10:58elles sont directement attaquées.
11:00Voilà ce qui est en train de se passer.
11:01Donc on est en train de gripper l'économie mondiale.
11:03Oui.
11:04Avec des croissances qui vont chuter,
11:06avec des conséquences sur les populations.
11:09Voilà, les Iraniens ont montré
11:10qu'un, ils étaient dominants sur le Golfe
11:14puisque capables de taper tous leurs voisins
11:15et pas seulement Israël.
11:16Vous savez qu'il y a plus de missiles
11:18qui sont tombés sur les Émirats
11:19que sur Israël.
11:20Depuis longtemps, les Iraniens ont un vaste mépris
11:23pour ces monarchies de Bédouins
11:24qui ont plein d'argent.
11:26Donc eux, ils ont 90 millions d'habitants.
11:29Ils estiment que la région est à eux.
11:30Donc ça s'appelle Golfe Persique.
11:32Et ces petits Émirats à 150 000 personnes,
11:35franchement, on ne les impressionne pas.
11:36Alors qu'ils ont un dôme aussi de fer,
11:38enfin, version mini, version peut-être un peu plus...
11:41Non, justement.
11:42Non, mais les Émirats à Dubaï,
11:43il y avait une protection.
11:44Les Émirats ne sont pas protégés.
11:46Alors qu'on parlait d'un dôme...
11:48Non, non, non, il y a des interceptions.
11:50Mais il n'y a rien qui ressemble à la protection.
11:53C'était pourtant le deal au départ pour leur sécurité.
11:56C'est ce qu'ils avaient négocié avec les Américains.
11:57Alors justement, c'est une des choses
11:58qui est en train de se casser la figure.
12:00Cette espèce de grand accord historique
12:02depuis 1945
12:04entre les pays du Golfe et les États-Unis.
12:07Tu m'apportes ta sécurité,
12:09je te donne du pétrole et du gaz garantis.
12:11On voit que ce n'est pas vrai.
12:11Alors ça, c'est en train de se fissurer.
12:14C'est ce que les Iraniens veulent démontrer,
12:17que ce sont eux les patrons.
12:18C'est pour ça que je disais,
12:19partir aujourd'hui,
12:20même si Trump est dans la difficulté,
12:22il est critiqué par la presse,
12:25par les sondages,
12:26par ses propres collaborateurs.
12:28Le chef du renseignement a dit
12:30que tout ça, c'était improvisé, sans objectif.
12:32Et une responsable aussi du renseignement.
12:34Il a, bien sûr,
12:35Tolti Gabbard aujourd'hui dit que
12:37non, non,
12:38il n'y avait pas de reprise
12:39du programme nucléaire iranien
12:41depuis le mois de juin,
12:42alors que Trump a dit
12:43exactement le contraire.
12:44Donc tout ça,
12:45ce n'est pas très très bon pour lui.
12:48Donc il est dans une situation
12:49de fragilité.
12:50Mais j'ajoute que
12:51s'il est tenté de sortir,
12:53s'il était tenté de sortir aujourd'hui
12:55de cette nasse où il s'est mis lui-même,
12:57d'ailleurs,
12:58en n'envisageant pas
12:59que le détroit d'Harmouz
13:00puisse être fermé,
13:01alors même que les Iraniens
13:02l'avaient déjà fait
13:03dans les années 80.
13:05L'avaient même inscrite
13:05dans leur doctrine militaire
13:07depuis 2006.
13:08C'est impensable
13:09de rentrer dans une affaire
13:10comme celle-là
13:10sans imaginer
13:12que les Iraniens
13:13puissent bloquer
13:14le détroit d'Harmouz.
13:14Alors,
13:15que faut-il faire maintenant
13:16dans ces conditions ?
13:17Là aussi,
13:17l'histoire est en marche.
13:18Parce que,
13:20qu'est-ce qui s'est passé ?
13:21Les Américains se rendent compte
13:22qu'ils n'ont pas
13:23les démineurs,
13:24les dragueurs de mines
13:25qu'il faut pour aller
13:27éventuellement soulager
13:29le passage,
13:30escorter les bateaux.
13:31Donc,
13:31ils demandent
13:32à leurs alliés
13:33et ils sont en droit
13:34de le faire
13:34puisque les Japonais,
13:36les Chinois,
13:37ils ne sont pas leurs alliés,
13:38mais les Japonais,
13:39les Coréens
13:39et les Européens...
13:40Voilà la demande
13:41de Donald Trump.
13:42On n'a pas le son,
13:42on aura le son de Macron
13:43tout à l'heure.
13:44Ce sont les principaux bénéficiaires.
13:45La France,
13:46le Japon,
13:46la Corée du Sud,
13:47le Royaume-Uni
13:47et d'autres
13:48enverront des navires
13:49dans la région
13:49afin que le détroit d'Harmouz
13:50ne soit plus menacé
13:51par un pays
13:53totalement décapité.
13:54Ça, c'était un appel
13:55très clair,
13:56un appel du pied
13:56auquel on ne peut pas
13:57répondre favorablement.
13:58Ça, c'était il y a deux jours.
14:00Bon,
14:00l'accueil en Europe
14:01a été...
14:02Glacial.
14:03Glacial,
14:04sur le thème
14:05tu casses,
14:06tu répares.
14:07On va écouter Emmanuel Macron.
14:08En anglais,
14:09ça se dit
14:12you're broken...
14:13You break it,
14:14you fix it.
14:14You break it,
14:15you fix it.
14:16OK.
14:17Et donc,
14:18la réponse a été unanime.
14:20Française,
14:21anglaise,
14:22allemande,
14:22italienne,
14:23ce n'est pas notre guerre
14:24on ne s'en mêle pas
14:25et on en était là
14:26jusqu'à hier soir.
14:28On écoute Emmanuel Macron
14:29qui dit non poliment.
14:35Et donc,
14:36jamais la France
14:37ne prendra part
14:37à des opérations
14:38d'ouverture
14:40ou de libération
14:40du détroit d'Harmouz
14:41dans le contexte actuel.
14:43Une fois la situation
14:44plus calme,
14:44c'est-à-dire une fois
14:45que le cœur des bombardements
14:46aura cessé.
14:49Nous sommes prêts,
14:50avec d'autres nations,
14:51à prendre la responsabilité
14:54système d'escorte,
14:55mais c'est tout un travail
14:56à la fois politique,
14:57technique,
14:59avec évidemment
15:01l'ensemble des acteurs
15:03du transport maritime,
15:04avec les assureurs
15:05et opérationnels
15:06que nous devons bâtir.
15:07Ce travail supposera
15:08des discussions
15:09et une déconfliction
15:10avec l'Iran
15:12parce qu'en aucun cas
15:13ça ne peut être
15:14une opération
15:15de vive force.
15:16Donc lui,
15:16il veut privilégier
15:17la diplomatie
15:18et ne pas envoyer
15:19ses troupes.
15:19C'était l'opinion
15:20de tous ses collègues
15:21européens.
15:22L'anglais,
15:23l'allemand,
15:24l'italien,
15:24bien sûr l'espagnol
15:25qui est le gauchiste
15:26de service
15:27qui lui est carrément
15:28pacifiste.
15:29Tout le monde disait
15:29c'est votre guerre,
15:30on ne s'en mêle pas.
15:31Vous l'avez cassé,
15:32vous le réparez.
15:33Bon,
15:34sauf qu'il ne peut pas
15:34le réparer
15:35et que Trump
15:35est dans une situation
15:36qui devient problématique
15:38sur le plan politique
15:39pour lui.
15:39Il faut rappeler
15:40qu'il a des élections
15:41au mois de novembre
15:41et il a la célébration
15:43du 250e anniversaire
15:44des Etats-Unis
15:45au mois de juillet.
15:46Donc il faut quand même
15:46que cette situation
15:48soit apaisée.
15:49Mais on ne voit pas
15:50très bien comment.
15:50Les Iraniens ne cèdent pas
15:52et ne cèderont pas
15:53tant qu'ils seront
15:53en état de gouverner
15:55et malgré les décapitations
15:58diverses et variées
15:58de tout l'état-major,
16:00sécuritaire,
16:01militaire,
16:01politique,
16:02théologique,
16:03le système
16:04mis en place
16:05par les Mollah
16:05continue à fonctionner
16:07et on continue
16:08à envoyer des missiles
16:09et surtout des drones
16:10un peu partout
16:11dans la région.
16:11Écoutons Kirsten Hammer
16:12pour les Anglais.
16:16Nous travaillons
16:17avec d'autres
16:18pour élaborer
16:18un plan crédible
16:19concernant le détroit
16:20d'Hormuz
16:22afin de garantir
16:23la reprise
16:24de la navigation
16:24et du passage
16:25dans cette zone.
16:29Je tiens à préciser
16:30que cela ne sera pas
16:31et n'a jamais été envisagé
16:32comme une mission
16:33de l'OTAN.
16:34Il devra s'agir
16:35d'une alliance
16:35de partenaires
16:36et c'est pourquoi
16:37nous collaborons
16:37avec ces partenaires
16:38tant en Europe
16:39et dans le Golfe
16:40qu'avec les Etats-Unis.
16:42Et là,
16:42je voulais juste
16:43vous préciser
16:43à l'instant
16:44parce que ça vient
16:44de tomber en dépêche,
16:45l'agence maritime
16:46de l'ONU
16:47demande via une résolution
16:48un corridor
16:50d'évacuation
16:51à Hormuz.
16:54Il faut encore
16:55que les Iraniens
16:56l'acceptent.
16:57Oui,
16:58bien sûr,
16:58bien sûr
16:59et c'est loin
17:00d'être le cas
17:01parce qu'ils tiennent
17:02littéralement
17:03le monde
17:04par la jugulaire.
17:05Le monde entier
17:06y compris
17:06leurs amis chinois
17:08mais toute l'Asie,
17:09l'Europe,
17:09etc.
17:11Bon,
17:12la réponse initiale
17:13des Européens
17:13c'était non.
17:15Tu l'as cassé,
17:16tu répares.
17:17Et quand ce sera
17:18à peu près réparé,
17:19on donnera un coup de main
17:20pour Hormuz.
17:21Mais il a répondu
17:21je crois
17:22Donald Trump derrière.
17:23Il a dit bon,
17:23ok,
17:24si je ne répare.
17:24Trump est furieux
17:25comme il l'a rarement été
17:27de l'après son entourage.
17:29Il considère
17:29que pendant 45 ans,
17:31l'OTAN
17:32a protégé l'Europe
17:34en échange de rien
17:35qui se sont fait
17:36littéralement rouler
17:37dans la farine
17:37et pour une fois
17:38que les Américains
17:39ont besoin de l'Europe,
17:40ils ne sont pas au rendez-vous.
17:41Évidemment,
17:41tout ça,
17:42c'est une grande caricature
17:43puisque les Américains
17:45ont toujours profité
17:45du fait que l'OTAN
17:46leur garantissait
17:47de vendre des armes,
17:48de dominer l'Europe,
17:49etc.
17:49Mais je ne veux pas
17:49rentrer dans ce débat.
17:51Lui vit ça
17:51comme une insulte
17:53à l'Amérique.
17:53Donc c'est un divorce
17:54à l'italienne ?
17:55Il y a un divorce
17:56sauf qu'il y a
17:58une heure de ça,
18:00un communiqué
18:01vient de sortir
18:03signé par
18:045 États européens
18:05plus le Japon,
18:06donc vous savez,
18:06la France,
18:07l'Angleterre,
18:08l'Allemagne,
18:09l'Italie,
18:09la Hollande
18:10et le Japon
18:10disent
18:11« Bon,
18:11on va intervenir
18:13pour sécuriser
18:14le Golfe
18:15et le détroit d'Ormos »,
18:17ce qui est complètement nouveau
18:18et limite,
18:20alors il faut voir
18:20l'impact que ça va avoir,
18:22mais moi je l'interprète
18:24comme un véritable revirement
18:26de la position initiale
18:27des Européens.
18:28Pourquoi ce revirement ?
18:29Tout simplement
18:30parce que c'est en train
18:31de prendre des allures
18:32de Troisième Guerre mondiale.
18:33Quand vous faites sauter
18:34les réservoirs de pétrole
18:36et de gaz,
18:37vous êtes paralysé
18:37la planète
18:38et là les Européens
18:39et les Japonais ont dit
18:40« Peut-être qu'il faut
18:42donner un coup de main
18:42aux Américains
18:43parce qu'ils ne vont pas
18:43s'en sortir tout seuls ».
18:45C'est comme ça
18:45que j'interprète
18:47ce qui est en train
18:48de se passer.
18:49De toute façon,
18:50malgré ça,
18:51alors je ne sais pas
18:51ce qui va se jouer
18:52dans les jours qui viennent,
18:54mais l'aide
18:55des Européens
18:56et des Japonais,
18:57ce n'est pas pour demain matin.
18:58Le gros de l'escadre française
19:00est en Méditerranée,
19:01il faut l'amener
19:02dans le Golfe,
19:03il faut que les Japonais
19:04amènent les navires
19:05qu'ils ont aussi,
19:06il faut que tout ça
19:06soit coordonné.
19:08Et pendant ce temps-là,
19:09le problème,
19:09c'est de savoir
19:10si les frappes
19:11vont continuer.
19:12Alors Macron
19:13et ses collègues européens
19:14ont demandé
19:15un moratoire
19:15sur les frappes
19:17contre les installations
19:18de production
19:19du gaz et du pétrole.
19:21Mais il y a
19:21une évolution sémantique,
19:22pardon,
19:22mais il disait,
19:23Emmanuel Macron,
19:24on ne sera là
19:24que pour des opérations
19:25défensives.
19:26Et là,
19:26il dit,
19:26on va sécuriser.
19:27Sécuriser,
19:28c'est déjà un terme
19:28plus proactif.
19:29Il y a une évolution
19:30couplée à une demande
19:32aux Iraniens
19:32de cesser d'attaquer
19:35les champs gaziers
19:35et les champs pétroliers.
19:36On n'a aucune garantie
19:37là-dessus.
19:37Mais non,
19:39mais non,
19:39bien sûr.
19:40Donc on est dans
19:40une situation qui est...
19:41Alors on va écouter
19:42Donald Trump,
19:42il est en direct
19:43de la Maison-Blanche.
19:43le plus de voix
19:45pour elle.
19:49C'est une femme
19:49fabuleuse.
19:50Nous avons
19:51de très bonnes relations.
19:52Nous avons parlé
19:53de commerce
19:53et d'autres choses.
19:57Et je suis ravie
19:58de vous avoir.
19:59C'est un honneur.
19:59Merci beaucoup.
19:59C'est un honneur.
20:30Je pense que c'est un honneur.
20:31Je pense que c'est un honneur.
20:32Je pense que c'est un honneur.
20:34Je pense que c'est un honneur.
20:34Je pense que c'est un honneur.
20:35Je pense que c'est un honneur.
20:38Je pense que c'est un honneur.
20:39Merci Donald de m'avoir invité.
20:46Vous voyez, on vit...
20:47Il faudra voir qui le président
20:49dans quelques minutes
20:50répondra aux journalistes
20:51parce que, comme vous le savez,
20:53c'est un studio de télévision,
20:54le bureau Oval.
20:55Donc derrière
20:55les deux délégations,
20:57il y a 50 journalistes.
20:59Et le Japon est concerné
21:00par la civilisation.
21:01Le Japon, comme je l'ai dit,
21:02veut faire partie
21:03de cette coalition
21:04qui va participer
21:06à l'élevée des...
21:07En tout cas,
21:08qui va aider
21:09au déblocage
21:10du détroit d'Hormuz.
21:11Revenons au divorce.
21:12Voilà.
21:13Le divorce,
21:13c'est très, très important.
21:14De la maison de temps.
21:15Parce qu'on vient de vivre
21:16avec Trump
21:16une année très compliquée
21:17en Europe
21:18avec l'histoire du Groenland,
21:20l'histoire des taxes
21:21à l'importation,
21:23des attaques
21:24sur la démocratie en Europe.
21:25Bref,
21:26les choses ne vont pas
21:27bien du tout.
21:27Sur l'Ukraine,
21:29les Américains
21:30se sont désengagés
21:31et se sont positionnés
21:32en neutre,
21:34en médiateur
21:35entre Poutine
21:36et l'Europe.
21:37Et là,
21:37vous avez les Européens
21:38qui, au départ,
21:39s'étaient positionnés
21:40comme neutres
21:40aussi dans le Golfe.
21:42Donc,
21:43qu'est-ce qui reste
21:43de l'Alliance Atlantique ?
21:44Si d'un côté,
21:45vous avez un neutre
21:46quand ça ne lui convient pas,
21:47puis l'autre neutre
21:48quand ça lui convient pas.
21:48Bref,
21:49le ciment Atlantique,
21:51la relation très profonde
21:53qu'il y avait entre l'Europe
21:54et les Etats-Unis
21:54risque de faire les frais
21:56de cette affaire
21:57et je pense qu'il y aura
21:57des conséquences.
21:58Après,
22:00la question,
22:01c'est de savoir
22:01si les Européens
22:02sont capables
22:03de dépenser l'argent nécessaire.
22:05Pas seulement de parler,
22:06comme le fait M. Macron,
22:07qui parle très bien,
22:08mais derrière,
22:09l'économie ne suit pas.
22:10Le seul pays en Europe
22:11qui réarme aujourd'hui,
22:12c'est l'Allemagne
22:13et accessoirement la Pologne.
22:14Donc,
22:14on va là aussi
22:15vers un autre déséquilibre.
22:17Donc,
22:17on a un moment
22:18vraiment clé.
22:20Est-ce que cette affaire
22:22des bombardements,
22:23des sites pétroliers et gaziers
22:24va entraîner le monde
22:25vers une conflagration ?
22:27Ce n'est pas exclu
22:28parce que l'Iran...
22:29Pour l'instant,
22:30l'Iran
22:32ne donne aucun signe
22:33qu'ils vont céder.
22:34Donc,
22:34à moins d'un miracle
22:35où il y a un changement
22:36de gouvernement en Iran
22:37et où tout d'un coup,
22:38les choses se calment,
22:39il n'y a plus de blocage
22:41et plus personne
22:42n'attaque personne,
22:43à moins de ça,
22:44on aura un Iran
22:45qui va continuer à frapper,
22:46la guerre va continuer,
22:48va avoir un effet économique
22:50très prononcé
22:51sur toutes les économies
22:52y compris le Japon,
22:53l'Europe,
22:54la Chine aussi
22:55qui a besoin de ce pétrole.
22:55On va vers une guerre longue
22:56et qu'est-ce qu'on fait
22:57si le baril dépasse
22:58les 200 dollars ?
22:59Ce n'est pas exclu.
23:00Ce n'est pas exclu.
23:01Si la guerre continue
23:02et qu'en plus
23:03les installations de production
23:06sont littéralement dézinguées,
23:08en Arabie Saoudite même,
23:10les Iraniens ont attaqué
23:12le port de Yambou
23:12sur la mer Rouge,
23:14donc c'est l'autre possibilité
23:15d'évacuation du pétrole
23:16qui est déjà attaquée.
23:18Donc il s'arrange
23:20pour interdire
23:21toute sortie
23:22qui brocure pure
23:23de la région.
23:24Soit ça s'arrête,
23:28soit...
23:28Et donc cette...
23:32Pardon.
23:33Bon, on va rester
23:35encore un petit peu.
23:36Vous étiez en ligne
23:38avec Washington.
23:39Exactement.
23:39Non, je demandais
23:40si on gardait cette image
23:41et si on s'apprêtait
23:42peut-être à écouter
23:43Donald Trump
23:43s'il a des choses à dire
23:44en effet.
23:45Mais Trump va répondre
23:45au journalisme
23:46et je pense que ce sera
23:47peut-être un petit peu plus tard.
23:49Simplement,
23:50au cas où il prend la parole
23:51parce que vous savez
23:52qu'il est très imprévisible
23:53comme homme.
23:55Moi, une question
23:56sur cette guerre
23:56qui va durer
23:57selon votre appréciation.
23:59Très bien.
23:59Qu'est-ce qui se passe
24:00au niveau des crédits américains ?
24:02Parce que vous savez,
24:02vous avez bien lu comme moi,
24:04que le Pentagone
24:04a demandé une enveloppe
24:05de 200 milliards
24:07supplémentaires
24:08au Congrès
24:09pour validation.
24:11Pour acheter les munitions.
24:12Pour acheter les munitions
24:13parce qu'il faut renouveler
24:14les stocks y compris
24:15de tout ce qui est missiles
24:17d'interception, etc.
24:18Ça se tarit,
24:19ça se réduit quand même
24:20considérablement.
24:21Qu'est-ce qui se passe
24:21si ce prêt n'est pas octroyé,
24:23si cette enveloppe
24:24n'est pas accordée ?
24:25Enfin, ce sera discuté
24:26au Congrès.
24:26Vous savez comme moi
24:27que même dans le camp Maga,
24:28il commence à y avoir
24:29des réticences.
24:29Oui, oui.
24:30On n'est pas encore
24:31à un point de bascule ?
24:32Non, pas encore, non.
24:33Mais c'est vrai
24:34qu'il y a une critique
24:36qui monte
24:36avec les mauvais sondages
24:38de Trump
24:39et surtout le prix
24:40de l'essence.
24:41Alors le prix de l'essence
24:41c'est très important
24:43aux Etats-Unis.
24:43Il y a un seuil magique
24:44de 4 dollars le gallon,
24:46c'est-à-dire 1 dollar
24:47par litre.
24:48Oui, c'est ça.
24:49Ce qui en France
24:49nous paraît un cadeau
24:50mais pour eux
24:51c'est la limite maximum.
24:53Non, sûr.
24:54Cette limite maximum
24:55est déjà franchie
24:56dans 8 Etats aux Etats-Unis.
24:58Donc le choc politique
24:59il est là,
25:00les sondages sont mauvais,
25:01il est attaqué de l'intérieur.
25:03Bon, après il faut
25:04qu'ils gagnent cette guerre
25:05parce que, je répète,
25:06si ils sortent maintenant,
25:08on laisse l'Iran
25:09dominer l'Orient,
25:11dominer le monde arabe
25:12et tenir littéralement
25:14à la gorge
25:14l'ensemble de l'économie mondiale
25:16parce qu'ils pourront
25:16contrôler le traité.
25:17En réalité, ce qu'il faut
25:19c'est un accord d'ensemble
25:20entre les Etats-Unis,
25:22la Russie, la Chine
25:23et l'Europe
25:23pour mettre fin
25:25et puis les autres
25:26productions arabes
25:27pour mettre fin
25:28à cette situation
25:28une espèce de nouveau
25:30congrès de Vienne,
25:31si vous voulez,
25:32qui s'achèverait
25:33par un accord,
25:34par un traité
25:35qui garantit
25:36le libre passage
25:37sur le détroit d'Hormuz.
25:39Ce type de traité
25:40existe déjà
25:41dans les années 20 et 30.
25:43Il y a un précédent
25:45qui est très connu,
25:46c'est celui du Bosphore.
25:47En 1936,
25:48il y a ce qu'on appelle
25:49le traité de Montreux
25:50où on a garanti
25:52le libre passage
25:53des navires
25:54sous la responsabilité
25:55du gouvernement turc
25:56et vous avez vu
25:57que ce traité a fonctionné
25:58y compris pendant
25:59la guerre d'Ukraine.
26:00Il faut qu'on arrive
26:01à quelque chose
26:02qui garantit
26:03la liberté de circulation
26:04dans cette zone.
26:05Très bien.
26:05Mais si vous faites
26:06ce traité quand même,
26:08ça veut dire
26:08que vous composez
26:09avec le régime iranien
26:10tel qu'il est ?
26:11Après la guerre.
26:12Vous ne pouvez pas
26:13le négocier en pleine guerre.
26:14Cette chose-là vient
26:15une fois que tout le monde,
26:16on n'est plus
26:17dans la situation de guerre,
26:18chacun regarde ses intérêts.
26:20L'intérêt de chacun,
26:21c'est que la libre circulation
26:23des marchandises,
26:25du pétrole,
26:26des libres cadres durs
26:26puisse continuer
26:27sur le détroit de Dormuz.
26:30Et là, il y aurait
26:31quelque chose à jouer
26:31pour la diplomatie française.
26:34On va écouter Donald Trump.
26:36Aujourd'hui,
26:37nous avons reçu un grand soutien
26:40une bonne relation
26:41avec le Japon
26:42sur ce sujet.
26:43Et je suis convaincu
26:44que sur la base
26:47de ce qui nous a été dit
26:48hier et avant-hier,
26:51le Japon s'implique
26:54comme il le devrait.
26:55Oui, c'est bien le cas.
27:06Contrairement à l'OTAN.
27:12Souhaitez-vous lever les sanctions
27:13sur le pétrole iranien ?
27:16Y aura-t-il plus de troupes
27:17dans la région ?
27:19Non, pas de troupes
27:20pour l'instant.
27:22Si c'était le cas,
27:23je ne vous le dirais pas d'ailleurs.
27:23Mais pas de troupes
27:25pour l'instant.
27:26Nous allons faire
27:27tout ce qui est nécessaire
27:28pour que le prix
27:31n'augmente pas.
27:32Le Dow était
27:35à 50 000
27:36il y a quelques semaines.
27:40Ils avaient dit
27:41que ce que je souhaitais faire
27:42n'était pas possible.
27:44Et moi, je ne pensais pas
27:45que les choses
27:45allaient dérouler aussi rapidement.
27:46Donc, 50 000
27:49en un an,
27:50pas 4.
27:51Le S&P était
27:53à 7 000
27:54ce qui était
27:56encore plus impossible
27:57à penser
27:57que le Dow
27:58serait à 50 000.
27:59Donc, on a fait
28:00ce qu'il fallait faire.
28:01Tout allait bien.
28:02Notre économie
28:03fonctionne.
28:04Les prix
28:05restent faibles.
28:07On était
28:08à 1,99 $,
28:101,95 $
28:11pour le pétrole.
28:13Et ensuite,
28:14j'ai vu ce qui se passe
28:15dans l'Iran
28:16et j'ai dit
28:17je déteste
28:17devoir faire
28:19incursion
28:19mais je vais
28:19devoir le faire.
28:22Et je pensais
28:22d'ailleurs
28:22que les prix
28:23allaient être
28:24beaucoup plus importants
28:25mais ce n'est pas le cas.
28:26Et une fois
28:27qu'on aura fini
28:28notre incursion
28:28notre monde
28:29sera plus en sécurité.
28:31Et la Première Ministre
28:32est d'accord
28:32avec moi
28:32à ce sujet.
28:33Elle est d'accord.
28:35L'Iran
28:36agit terriblement.
28:37Tous les pays
28:37sont d'accord d'ailleurs.
28:38L'Iran est une menace
28:39sérieuse pour le monde
28:40au Moyen-Orient
28:41et dans le reste du monde.
28:43Tout le monde
28:43est d'accord avec moi.
28:44Je pense que
28:45chaque pays
28:46est d'accord
28:47avec moi
28:47sur ce sujet.
28:49Et donc
28:50je souhaitais
28:52apaiser les tensions
28:54et bien sûr
28:55avec cette incursion
28:56il y aurait un problème
28:57économique
28:58et je pensais d'ailleurs
28:58que les retombées économiques
28:59seraient bien pires
29:00bien bien pires
29:00et ce n'est pas le cas.
29:02Et bientôt
29:02délicerés.
Commentaires

Recommandations