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Plongez dans une audience sous haute tension où la justice s'exprime sans filtre ! Découvrez les témoignages poignants des familles, les débats des avocats et la peine prononcée dans une affaire criminelle qui ne vous laissera pas indifférent. Si vous aimez les histoires vraies et les rebondissements judiciaires, cette vidéo est pour vous ! Abonnez-vous et dites-nous en commentaire ce qui vous a le plus marqué ! #Justice #Procès #TrueCrime #Famille #Verdict
👉 Cette chaîne est réalisée en collaboration avec https://www.youtube.com/@courttv
0:00:00 - Ouverture de l'audience et corrections au rapport
0:01:13 - Présentations des preuves et organisation des témoins
0:02:31 - Déclaration de la sœur de Christine Banfield
0:22:38 - Déclaration de Deirdre Fisher, mère de Joe Ryan
0:35:29 - Témoignage de la famille Ryan et impact du crime
0:41:33 - Requêtes finales et réquisitoire de l'accusation
0:45:46 - Plaidoirie finale de la défense
0:49:27 - Sentence, motifs et clôture de l'audience
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0:01:13 - Présentations des preuves et organisation des témoins
0:02:31 - Déclaration de la sœur de Christine Banfield
0:22:38 - Déclaration de Deirdre Fisher, mère de Joe Ryan
0:35:29 - Témoignage de la famille Ryan et impact du crime
0:41:33 - Requêtes finales et réquisitoire de l'accusation
0:45:46 - Plaidoirie finale de la défense
0:49:27 - Sentence, motifs et clôture de l'audience
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NewsTranscription
00:00:00Très bien. L'affaire du Commonwealth contre Brendan Banfield.
00:00:02Brendan Banfield est présent dans la salle d'audience avec son avocat.
00:00:05Le Commonwealth est présent. Nous sommes ici aujourd'hui pour la prononcer de la peine.
00:00:08Sommes-nous prêts à procéder aujourd'hui, M. Carole?
00:00:10Très bien.
00:00:11Je sais que vous avez vu le rapport d'enquête avec votre client.
00:00:14Merci de m'avoir prévenu de vos corrections à l'avance.
00:00:17Oui, je l'ai fait et j'ai apporté les corrections suivantes au rapport d'enquête présentantiel.
00:00:22C'est à la page 5 dans le résumé matrimonial.
00:00:25Le deuxième paragraphe devrait indiquer 2022 et remplacer 2018.
00:00:30À la page 6, dans le récit sur l'éducation, M. Banfield a fréquenté l'Université Saint-Joseph
00:00:36et j'ai remplacé cela par, j'ai dit, Petrova.
00:00:40Patron.
00:00:41Patconi. D'accord. Et remplacer cela par Brooklyn. D'accord. Oui.
00:00:45Page 8, avant-dernier paragraphe.
00:00:48M. Banfield précise que les professionnels de la santé mentale lui parlaient souvent en prison.
00:00:52On lui a aussi prescrit des antidépresseurs. Cette modification a donc été faite.
00:00:57À la page 9, Surveillance communautaire, il faut écrire que M. Banfield a 41 ans au lieu de 42 ans.
00:01:03J'ai modifié le rapport d'enquête présentantiel.
00:01:06Le ministère public a-t-il des commentaires ?
00:01:08Non, madame la juge.
00:01:09Très bien. J'ajouterai alors le rapport au dossier.
00:01:12À ce stade, j'ai, je sais, M. Carole, vous avez également noté dans votre mémoire que vous n'avez
00:01:19aucune objection aux déclarations écrites des victimes que vous avez reçues.
00:01:23Est-ce exact ?
00:01:24Oui.
00:01:24Très bien. Pour le procès verbal, l'épreuve du Commonwealth.
00:01:27Les déclarations des victimes que j'ai examinées sont la déclaration de la famille de Joe Ryan, la déclaration des
00:01:33parents de Christine, la déclaration de la sœur de Christine, Danielle Hawker, H-O-C-K-E-R.
00:01:39La déclaration de l'oncle de Christine, Joseph Fontana, la déclaration de l'amie de Christine, Carrie Davis, K-A
00:01:46-R-I-Davis, la déclaration de l'amie de Christine, Lindsay Johnson, la déclaration de l'amie de Christine, Lucille
00:01:54Priolo, P-R-I-O-L-O, la déclaration de l'amie de Christine, Amanda D'Olivera-Canto, et C
00:02:02-O-L-I-V-E-I-R-A-Canto, C-A-N-T-O.
00:02:06Puis, la déclaration de Brad Gurman, l'amie de Christine.
00:02:10Est-ce que ce sont toutes les déclarations écrites? C'est bien ça. Ce sont les déclarations écrites.
00:02:14Très bien. J'ajouterai également ces déclarations au dossier. Le ministère public a-t-il d'autres preuves?
00:02:19Oui, Madame la juge. Trois témoins seront appelés.
00:02:21Très bien.
00:02:22Monsieur Carole, souhaitez-vous parler avant l'audition des témoins? Vous êtes encore debout. Je voulais vérifier. Je le suis.
00:02:27Bien. Vous pouvez vous asseoir. Vous verrez. Ça va être mon tour.
00:02:29Merci.
00:02:29Très bien. Oui, votre premier témoin.
00:02:31Madame la juge, nous appelons Danielle Hawker.
00:02:33D'accord. Monsieur Danielle Hawker, mademoiselle...
00:02:44Juste une Hawker. Mène l'affaire sous peine de sanction.
00:02:47Merci.
00:03:01Bonjour.
00:03:02Bonjour.
00:03:02Merci d'indiquer votre nom pour le procès verbal.
00:03:06Danielle Hawker, quel est votre lien avec Christine?
00:03:09C'est ma sœur.
00:03:10Et avez-vous un témoignage que vous souhaiteriez présenter au juge concernant la perte de Christine dans votre vie?
00:03:16Oui, j'en ai un.
00:03:17Allez-y. Merci.
00:03:20Encore une fois, je m'appelle Danielle Hawker et Christine Banfield est ma petite sœur.
00:03:25Ma famille est restée publiquement silencieuse depuis le meurtre de ma sœur, à l'exception d'une brève déclaration après
00:03:31la fin du procès.
00:03:34Nous avons choisi de protéger Christine et Valérie afin d'empêcher les médias de déformer nos paroles ou de donner
00:03:40du grain à moudre au guerrier du clavier.
00:03:43Nous n'avons pas échappé à l'attention des médias.
00:03:46Dans les heures qui ont suivi le meurtre de Christine, j'ai reçu un appel d'une journaliste, sous couvert
00:03:51de compassion, me demandant une déclaration et des photos de Christine.
00:03:56Depuis lors, mon mari et moi avons reçu d'innombrables appels et courriels, mais cela n'est rien comparé au
00:04:02volume écrasant que mes parents ont dû endurer.
00:04:05Christine mérite cependant d'être évoquée par ceux qui l'ont aimée.
00:04:10Le chagrin n'est pas quelque chose que l'on expose ou que l'on partage, sauf avec les personnes
00:04:15les plus proches, et même alors, il se cache le plus souvent derrière des portes closes, dans des moments de
00:04:20silence.
00:04:23Intérieurement, je me sens différente, comme si mon identité avait changé d'une manière inimaginable.
00:04:29Être une grande sœur fait partie de qui j'étais et de qui je suis encore.
00:04:33En quelques secondes à peine, on me l'a enlevé, on nous l'a enlevé.
00:04:37La justice rendue n'atténue pas le chagrin, ni ne lui laisse plus de place.
00:04:42Cela ne ramènera jamais Joseph Ryan à ses proches, ni Christine dans notre famille.
00:04:48Depuis la mort de Christine, il y a trois ans, certains jours, j'ai l'impression de vivre avec une
00:04:53bombe prête à exploser.
00:04:55La peur et l'anxiété prennent le dessus.
00:04:57Mon esprit dit à mon corps qu'il va encore arriver quelque chose de terrible.
00:05:02J'ai attendu des réponses, plus d'informations.
00:05:05J'étais dans un état perpétuel de limbe.
00:05:09Les messages quotidiens avec les photos de Valérie ont cessé, remplacés par des appels de journalistes cherchant le prochain scoop.
00:05:17Nos échanges de messages avec Christine ont cessé.
00:05:20Je ne recevrai plus jamais ces appels du soir quand elle rentrait du travail en voiture.
00:05:26Le voyage réservé pour fêter le cinquième anniversaire de Valérie le mois suivant n'aurait pas lieu.
00:05:31Ma vie s'est arrêtée, et pourtant je me sentais coupable de vivre sans la personne qui aurait dû me
00:05:36connaître le plus longtemps, disparue.
00:05:41Quand nous étions petites, Christine et moi étions souvent prises pour des jumelles.
00:05:45Nous avions presque quatre ans d'écart, ma petite sœur, ou ma sœurette, comme j'aimais l'appeler.
00:05:50Nous avions toutes les deux les cheveux bouclés, mais je ne voyais pas ce que les autres remarquaient.
00:05:56Quand je me regarde dans un miroir, il m'arrive parfois de la voir en premier, mon visage remplacé par
00:06:00le sien,
00:06:01et en un éclair, elle disparaît, me laissant déconcerter par mon propre reflet.
00:06:05Elle était elle-même, elle n'a jamais essayé d'être moi, mais elle a toujours voulu être à mes
00:06:10côtés, et moi au sien.
00:06:12Je me souviens de peu de choses avant sa naissance, seulement de quelques images plutôt que de vrais souvenirs.
00:06:20Je me souviens très bien d'être allée chez le docteur des bébés avec ma mère et ma grand-mère
00:06:24maternelle, que nous appelions Mamie Bird.
00:06:28Mamie me divertissait en se promenant dehors et en cueillant des fleurs.
00:06:33Lors d'un rendez-vous, une abeille m'a piqué et j'ai été bouleversée, cherchant ma maman.
00:06:38Mamie m'a emmenée à l'intérieur, où un babyphone montrait une image sombre et floue que je ne comprenais
00:06:43pas.
00:06:44Alors qu'elle me tenait dans ses bras, ma maman l'a montré du doigt et a dit que c
00:06:48'était le bébé.
00:06:49À tout juste quatre ans, le même âge que Valérie avait quand Christine a été tuée, j'étais ravie de
00:06:54devenir une grande sœur.
00:06:56Après sa naissance, je suis devenue nous.
00:06:59Je n'ai jamais cessé de dire « nous » quand je parle de mon enfance après sa mort,
00:07:04sauf que maintenant, quand je le fais, cela me coupe le souffle, une pause remplie d'amour qui n'a
00:07:08nulle part où aller.
00:07:11Nous étions les premières amies l'une de l'autre,
00:07:13dormant chez l'autre dans des sacs de couchage au sol ou dans des tentes au salon.
00:07:17Je suis montée plusieurs fois dans son berceau et j'ai tenté de changer sa couche toute seule, sans succès.
00:07:24Nos meilleures amies étaient des sœurs.
00:07:26Nous restions éveillés tard le samedi soir,
00:07:29attendant que notre père rentre de son service de 16h à minuit,
00:07:32regardions Saturday Night Live et mangeions des bagels chauds qu'il ramenait sur le chemin du retour.
00:07:37Notre émission préférée était la fête à la maison.
00:07:40Et nous avions des fous rires chez nos grands-parents, sans aucune raison.
00:07:44Elle s'endormait partout, même à un concert des New Kids on the Block ou en voiture,
00:07:49me demandant de la réveiller à l'arrivée.
00:07:52Elle était obsédée par les Backstreet Boys, en particulier Kevin des Backstreet Boys.
00:07:58Elle les aimait tellement qu'elle et sa meilleure amie ont campé devant un Wright Aid
00:08:02pendant que les mamans se relayaient pour dormir dans la voiture sur le parking.
00:08:06C'était dans les années 90, pas d'Internet, juste un guichet Ticketmaster en pharmacie.
00:08:12Elle adorait Brad Pitt, c'est légende, Brad Pitt à l'automne,
00:08:15au point que si elle avait eu un fils, elle l'aurait sûrement appelé Tristan.
00:08:20Nous avons grandi à la maison, jouant dans la salle de jeu du sous-sol.
00:08:24Chez nos amis, on appelait sur le fixe pour savoir s'ils pouvaient sortir.
00:08:29Pendant les vacances en famille chez nos grands-parents, dans leur piscine,
00:08:32à pêcher sur les bateaux de notre père ou grand-père,
00:08:35attraper des crabes sur un quai avec Grabby Bird, manger des gâteaux Entenmans
00:08:39et boire du café dans de petites tasses.
00:08:41Chez Lala, chez grand-mère et grand-père, nos grands-parents paternels.
00:08:47Notre grand-père paternel, barbier professionnel,
00:08:49nous a fait notre première coupe de cheveux dans le jardin
00:08:52et il nous donnait des sucettes Charms de son salon de coiffure à la maison
00:08:56et glissait 5 dollars dans nos mains quand nous partions, quand nous partions.
00:09:00Internet n'est arrivé qu'au lycée, les portables à l'université.
00:09:03On jouait dehors, attrapait des grenouilles, mettait des lucioles en bocaux
00:09:07et laissait libre cours à notre imagination.
00:09:10Nous avions des traditions familiales qui tournaient principalement autour de la nourriture,
00:09:13de la cuisine italienne, pour être précise.
00:09:16Chez nous, on mangeait des macaronis, pas des pâtes, et de la sauce, pas du gravy.
00:09:21Nous passions fêtes, anniversaires, dîners du dimanche
00:09:24et de nombreux événements avec nos tantes et oncles.
00:09:27Nos grands-parents ont beaucoup compté dans notre éducation
00:09:31car ils étaient toujours présents dans nos vies.
00:09:34Mamie Bird est décédée en septembre 2022, seulement 5 mois avant Christine.
00:09:39Notre famille pleurait encore sa perte quand Christine est morte.
00:09:43Même si nous pouvions nous ressembler, nous avions chacune notre propre personnalité.
00:09:48Elle était gentille, attentionnée et précoce quand elle était petite,
00:09:51réfléchie et sage au-delà de son âge.
00:09:54Elle voulait être infirmière depuis l'enfance, donc cela n'a surpris personne.
00:09:58Sa chaleur humaine a grandi avec l'âge.
00:10:01Elle savait mettre les gens à l'aise et les faire se sentir bienvenues sans effort.
00:10:06Les nouvelles personnes m'intimidaient et j'étais maladroite socialement.
00:10:10Elle aimait être entourée d'amis et les grands groupes ne l'intimidèrent pas comme moi.
00:10:16Elle était conseillère en résidence à l'université, toujours à la recherche de moyens d'aider les autres.
00:10:21Elle était fiable et altruiste et elle sacrifiait volontiers son temps pour aider une amie dans le besoin.
00:10:27Après l'université, nous sommes revenus vivre dans notre maison d'enfance.
00:10:31On avait un peu l'impression d'être redevenus des enfants, mais sans les sacs de couchage.
00:10:37Cela n'a pas duré car elle a commencé son premier poste d'infirmière et voulait être indépendante.
00:10:41Elle vivait à son rythme et je ne questionnais ses choix que si elle me demandait conseils.
00:10:47J'écoutais et je posais des questions pour mieux comprendre ce dont elle avait besoin avant de donner un conseil.
00:10:53Les souvenirs que nous avons partagés en grandissant ont contribué à façonner ma vision de l'amour, de la famille
00:10:59et de qui je suis.
00:11:00Ils semblaient simples et complets, remplis de rire, de sécurité et d'amour.
00:11:06Depuis que je l'ai perdu, ces mêmes souvenirs ont changé.
00:11:09Ils ne sont plus seulement joyeux, mais emprunts de chagrin, chacun me rappelant à la fois tout ce que j
00:11:15'avais et tout ce qui m'a été enlevé.
00:11:19Christine s'est mariée l'année avant que mon mari Joe et moi ne nous marions.
00:11:22Je repense à ce jour, submergée d'émotions.
00:11:26J'étais si heureuse pour elle, prête à débuter sa vie de famille.
00:11:30C'est difficile de garder ce sentiment aujourd'hui, car cela reste un souvenir heureux, mais mêlé à une profonde
00:11:35tristesse.
00:11:36Ce qui me submerge maintenant, c'est la prise de conscience que nous ne vivrons plus jamais de moments marquants
00:11:40ensemble.
00:11:41Plus d'anniversaires, de Thanksgiving, de Noël, de vacances en famille, de traditions familiales, plus de nouveaux souvenirs à créer.
00:11:50Notre famille s'en sortira, nous continuerons à célébrer, mais il manquera toujours une pièce, un vide qui remplit la
00:11:56pièce.
00:11:57Le poids de ce sentiment rend la journée difficile à traverser, comme marcher dans l'eau tout habillé.
00:12:06Quand Christine a su qu'elle attendait Valérie, elle habitait New York.
00:12:10Joe et moi vivions au New Hampshire.
00:12:13Elle m'a envoyé une carte disant « Tu me manques ».
00:12:17Ça m'a fait rire, et quand je l'ai ouverte, il y avait une échographie qui m'a tout
00:12:21de suite fait penser à elle sur ce babyphone.
00:12:23J'étais tellement heureuse pour elle.
00:12:25Au fond de moi, j'étais triste pour moi et mon mari.
00:12:28La veille seulement, j'avais passé un examen invasif après plusieurs années d'infertilité, ce qui a soulevé plus de
00:12:35questions que de réponses.
00:12:36Je n'ai pas parlé de cette intervention à Christine et regrette de ne pas avoir cherché son soutien.
00:12:42Trois mois après la mort de Christine, j'étais à l'hôpital après une opération, obtenant enfin des réponses.
00:12:48Elle aurait dû être là, me tenant la main et me rassurant en me disant que tout irait bien
00:12:52après une intervention de près de huit heures compliquée par la maladie de Fonville-Brande,
00:12:57le trouble de la coagulation que nous partagions.
00:13:00Moins d'un an plus tard, j'ai dû subir une autre opération majeure.
00:13:04J'étais terrifiée, non seulement par l'intervention, mais aussi par la possibilité de laisser ma famille derrière moi après
00:13:09avoir perdu Christine.
00:13:11Je n'avais plus de soeur pour m'aider à donner un sens à cette nouvelle réalité et à un
00:13:16avenir différent de celui imaginé.
00:13:19Cet avenir nous avait déjà été enlevé.
00:13:22Ce qui restait, c'était un chagrin ambigu qui venait s'ajouter à une perte déjà dévastatrice.
00:13:28J'essaie de ne pas trop penser au soutien qu'elle aurait pu m'offrir.
00:13:32Les conversations imaginaires que j'ai avec elle m'apportent peu de réconfort.
00:13:38Le jour où Christine a été assassinée, tournant boucle dans ma tête,
00:13:42a commencé par le texto que Joe a reçu tôt le matin de la part de mon père, écrit en
00:13:46majuscule « Appelle-moi tout de suite ».
00:13:48M'effondrer par terre après avoir attrapé le téléphone et entendu les mots de mon père.
00:13:53Le fait que Christine ait été poignardée et tuée se mélange à mes propres cris, les deux étant à jamais
00:13:58entremêlés.
00:14:00Mes parents traversaient un pont en route vers la Virginie pour passer la nuit chez Christine
00:14:04lorsqu'ils ont reçu la terrible nouvelle.
00:14:08J'étais très angoissée qu'ils prennent le volant après cette terrible nouvelle.
00:14:13Le plan de Brendan et Juliana exigeait la participation involontaire de mes parents
00:14:18pour garantir leur présence à la maison ou le retour de Juliana du travail.
00:14:22Ils devaient encore rouler plusieurs heures en annonçant le meurtre de Christine à la famille,
00:14:27recueillant à chaque fois des réactions choquées et attristées.
00:14:30Aucun parent ne devrait avoir à passer ce coup de fil, mais ils l'ont fait encore et encore.
00:14:36C'est le fardeau d'un parent qui perd un enfant.
00:14:40La couverture médiatique immédiate a déclenché de nombreux scénarios imaginés.
00:14:45J'ai eu l'impression de revivre quelque chose sans l'avoir vécu, comme si j'y étais.
00:14:50J'ai imaginé et ressenti la peur de Christine, souhaitant être là pour prendre sa place.
00:14:55Je n'avais plus de soeur. Je n'étais plus une soeur.
00:14:59J'ai dit cela au téléphone à une vieille amie ce jour-là.
00:15:02Elle m'a répondu que, même partie, nous resterions soeurs et nous avons pleuré.
00:15:08Le lendemain, j'ai pris l'avion pour la Virginie.
00:15:10Mes parents et ma tante, venues de New York, m'ont accueillie à l'aéroport.
00:15:15Ils étaient silencieux, se déplaçaient lentement et je pouvais voir la lourdeur de la perte les accabler
00:15:20alors qu'ils essayaient de supporter le poids de la douleur que ma soeur avait endurée dans les derniers instants
00:15:25de sa vie.
00:15:26Je savais que je devais être forte et retenir mes larmes pour ne pas les bouleverser davantage.
00:15:32Un jour, Joe et moi auront la responsabilité de prendre soin de mes parents lorsqu'ils vieilliront
00:15:36et nous assumerons cette responsabilité avec amour.
00:15:40Mais peu importe combien nous donnons, cela ne semblera jamais complet.
00:15:45Ce rôle était censé être partagé avec ma soeur, ensemble en tant que fille,
00:15:49prenant des décisions, nous soutenant mutuellement et traversant cette étape de la vie en famille.
00:15:56La participation involontaire serait la pierre angulaire du plan de Brendan.
00:16:00Il a utilisé des amis et de la famille pour poursuivre sa liaison avec Juliana et élaborer son plan.
00:16:06Il a impliqué sa fille dans son plan pour l'amener chez lui et tuer sa mère.
00:16:12Il a attiré Joseph Ryan qui ne se doutait de rien à sa perte.
00:16:16D'après les témoignages des proches de Joseph Ryan, il avait une âme généreuse,
00:16:20mettait les besoins des autres avant les siens et il aurait essayé de protéger ma soeur du danger, pas de
00:16:25lui en causer.
00:16:27Au cours du procès, j'ai appris que le 29 octobre 2022, Brendan et Juliana sont allés dans un stand
00:16:33de tir.
00:16:34Le même jour, notre mère, notre tante et moi leur avons rendu visite pour Halloween.
00:16:39Nous avons passé la journée à divers événements d'Halloween avec Christine et Valérie,
00:16:43tandis que Brendan et Juliana perfectionnaient cette partie de leur plan.
00:16:48En la prenant, je suis restée sans voix, ayant l'impression d'avoir été utilisée pour faciliter cela,
00:16:54simplement car je n'avais pas vu les signes.
00:16:57Depuis ce jour, j'ai repassé d'innombrables moments dans ma tête,
00:17:01me concentrant sur de petits détails et me convainquant que j'aurais dû remarquer quelque chose,
00:17:05qu'il devait forcément y avoir un indice que j'ai manqué.
00:17:08Regarder en arrière avec des informations que je n'avais pas à l'époque déforme ce que j'ai réellement
00:17:12vécu
00:17:13et pourtant le poids émotionnel de la culpabilité reste bien réel.
00:17:17La honte est profonde et cela m'a poussé à remettre en question mon propre jugement et ma perception,
00:17:23même si je comprends que j'évaluais des informations incomplètes et dissimulées.
00:17:27La culpabilité est censée être liée à un choix et je n'ai pas choisi de faire du mal.
00:17:32Bien que je comprenne, je lutte toujours contre le sentiment d'avoir été entraîné dans quelque chose
00:17:37sans y avoir consenti.
00:17:39Je sais que ces sentiments sont irrationnels,
00:17:41mais j'ignore combien de temps il me faudra pour les concilier avec ce qui a été fait à ma
00:17:46famille
00:17:46et la manière dont j'y ai été impliquée.
00:17:50Je ne connaissais pas vraiment Brendan.
00:17:52Je doute que quelqu'un le connaissait, pas la famille, ni les amis, ni Christine.
00:17:56Son témoignage a été la démonstration la plus égoïste de narcissisme que j'ai jamais vue.
00:18:02Il a tenté de la salir par des mensonges éhontés et emblâment la victime,
00:18:06l'accusant d'avoir trahi le serment qu'elle avait prêté en tant qu'infirmière,
00:18:09une accusation qui non seulement attaquait son intégrité,
00:18:12mais portait également préjudice aux patients vulnérables dont elle s'occupait.
00:18:17En tant que sœur de Christine, je ne l'ai pas seulement perdue.
00:18:21J'ai dû rester assise et écouter une version d'elle qui n'existait pas.
00:18:25Je la connaissais comme il n'aurait jamais pu la connaître.
00:18:27Je connaissais son honnêteté, sa compassion et son refus de vivre avec des secrets.
00:18:32L'entendre essayer de réécrire sa vie et sa personnalité,
00:18:36c'était comme la perdre à nouveau, morceau par morceau,
00:18:39dans une pièce où elle ne pouvait pas se défendre.
00:18:42Ses mensonges n'ont pas seulement tenté de détruire sa réputation,
00:18:45ils m'ont forcé à revivre mon chagrin avec une colère et une impuissance que je ne peux pas vraiment
00:18:50décrire.
00:18:52C'est lui qui a eu d'innombrables liaisons,
00:18:54plusieurs tentatives pour trouver la bonne maîtresse
00:18:56qui finirait par l'aider à mettre son plan à exécution,
00:18:59parce que l'absurdité des questions sur un soi-disant plan
00:19:02n'a pas commencé seulement quand il a entamé sa liaison avec Juliana.
00:19:06Je pense qu'elle ne comptait pas plus pour lui que les autres.
00:19:09Elle n'était qu'une personne de plus à contrôler et à exploiter.
00:19:14Ce qu'il présentait comme de l'affection était en réalité de la manipulation.
00:19:18Ce qui paraissait être de l'amour n'était qu'une stratégie.
00:19:22S'il avait vraiment eu l'intention sincère de construire une vie avec Juliana,
00:19:26il aurait pu choisir une voie légale et honnête.
00:19:28Il aurait pu divorcer et passer à autre chose.
00:19:31Divorcer aurait impliqué de perdre le contrôle, qui a toujours été prioritaire.
00:19:35Ses actes n'étaient pas motivés par l'amour,
00:19:38mais par un désir de pouvoir, de tromperie et un mépris total pour les vies qu'il a détruites.
00:19:45La manière cruelle dont il parlait de Christine sera un jour entendue et vue par Valérie.
00:19:50Elle finira par accepter le fait que son père,
00:19:53la personne qui était censée la protéger avant tout,
00:19:56l'a utilisée et l'a directement mise en danger.
00:20:00Valérie ne gardera peut-être qu'un vague souvenir d'une vie épargnée par la perte,
00:20:04mais pendant la plus grande partie de sa vie,
00:20:06elle connaîtra sa mère à travers le chagrin et les histoires que les autres partageront avec elle.
00:20:12Nous ferons tout notre possible pour remplir ces histoires de lumière,
00:20:17afin qu'elle apprenne à connaître sa mère à travers la joie et l'amour,
00:20:20et pas seulement à travers le poids de ce qui lui a été enlevé.
00:20:25Les derniers mots et pensées de Christine devaient forcément concerner Valérie.
00:20:30Si elle avait assez agi durant le peu de temps passé avec elle,
00:20:35se soucier de qui ?
00:20:36S'occuperait d'elle, ne pas s'excuser auprès de Brendan
00:20:39et s'assurer qu'il savait à quel point il était aimé.
00:20:44Christine a dédié sa carrière d'infirmière aux soins des bébés et enfants
00:20:48les plus vulnérables lors de leurs moments difficiles.
00:20:52Elle apportait du réconfort aux parents effrayés
00:20:55qui auraient voulu prendre la place de leurs enfants.
00:20:58Son grand sourire et son rire rendaient ces moments plus supportables.
00:21:03Son rire résonne encore dans ma tête.
00:21:07Christine s'est entièrement consacrée à sa fille
00:21:09qui pleurera sa perte à chaque étape importante de sa vie.
00:21:12Je serai là, non pas pour remplacer ma sœur,
00:21:15mais pour raconter à Valérie qui était sa mère,
00:21:17lui rappeler son grand rire et son cœur encore plus grand.
00:21:21Je dirai à Valérie à quel point sa mère l'aimait.
00:21:24Et je porterai toujours à la fois le chagrin de l'avoir perdu trop tôt
00:21:28et la gratitude de l'avoir aimée pendant 37 ans
00:21:31et d'avoir été aimée par elle en retour.
00:21:35Ce lien ne prendra pas fin parce que nous serons toujours sœurs.
00:21:42Je remercie le bureau du procureur du Commonwealth
00:21:44pour son engagement envers la justice,
00:21:47ainsi que le jury pour son temps, son attention
00:21:49et son sens des responsabilités lors du verdict.
00:21:52Au service de police du comté de Fairfax,
00:21:54pour leur dévouement à rechercher la vérité
00:21:56et pour avoir honoré les vies de ma sœur
00:21:58et de Joseph Ryan à travers votre travail.
00:22:01À l'équipe des services aux victimes pour leur compassion,
00:22:04leur sollicitude et le soutien qu'ils ont apporté à ma famille
00:22:07en se dépassant pour nous dans une période inimaginable.
00:22:10Et merci à vous, votre honneur,
00:22:11pour votre engagement envers l'équité tout au long de ce procès,
00:22:15pour votre patience aujourd'hui
00:22:16et pour m'avoir permis de partager un petit aperçu
00:22:19de qui était Christine,
00:22:20de ce qu'elle représentait pour moi et ma famille
00:22:22et de la façon dont sa perte a profondément marqué
00:22:25et continuera de marquer ma vie.
00:22:28Merci.
00:22:29Merci.
00:22:30Répondez à toutes les questions de M. Carole.
00:22:32Pas de contre-interrogatoire, votre honneur.
00:22:35Madame, posez-moi vos questions.
00:22:37Merci.
00:22:37Votre prochain témoin.
00:22:38Madame la juge,
00:22:39le prochain témoin sera Deirdre Fisher,
00:22:42qui comparaît à distance.
00:22:48Madame, pouvez-vous nous entendre?
00:22:52Oui, je vous entends.
00:22:53D'accord.
00:22:55D'accord.
00:22:56Vous pouvez lever la main droite.
00:22:58Vous jurez ou affirmez de dire la vérité
00:22:59sous peine de poursuite judiciaire.
00:23:01Oui.
00:23:02D'accord.
00:23:03Oui, madame.
00:23:04Merci.
00:23:04Mademoiselle Fisher,
00:23:05pourriez-vous, s'il vous plaît,
00:23:06indiquer votre nom au procès verbal?
00:23:09Je m'appelle Deirdre Maureen Fisher.
00:23:11Et votre relation avec Joseph Ryan?
00:23:15J'étais la mère de Joseph Ryan.
00:23:17Et avez-vous une déclaration que vous aimeriez lire
00:23:20pour décrire l'impact de la perte de Joe dans votre vie?
00:23:25Oui, j'aimerais.
00:23:26Merci.
00:23:26Allez-y, s'il vous plaît.
00:23:29Tout d'abord, j'aimerais dire que j'aurais aimé pouvoir être présente au tribunal aujourd'hui,
00:23:35mais pour des raisons médicales, je n'ai pas pu assister au procès.
00:23:40Mais à ma place, ma sœur, Grasse Fisher-Litner, est ici et l'a été pendant tout le procès,
00:23:51ainsi que ma cousine, Jeanne Gillis.
00:23:54Je les remercie donc toutes les deux d'être ici pour Joe et pour moi.
00:24:01Ah!
00:24:02Et j'aimerais remercier l'honorable juge Penny S. Askeratis et ce tribunal.
00:24:12de m'avoir permis de faire une déclaration de victime aujourd'hui
00:24:17pour mon fils bien-aimé Joseph Nathan Ryan.
00:24:24Je voudrais parler de l'impact de cette perte.
00:24:27Joe, son meurtre brutal, le procès, ce meurtre
00:24:32et l'allégation cruelle et mensongère selon laquelle Joe lui-même était un meurtrier.
00:24:40Et surtout, je veux parler du genre d'homme qu'était Joe.
00:24:48Quand j'ai eu Joe, je n'avais que 16 ans.
00:24:52Je n'avais pas les moyens financiers, juridiques ou physiques d'élever mon fils.
00:25:00Même si on ne me considérait pas vraiment comme sa mère,
00:25:05je me suis battue pour avoir le droit de le voir
00:25:08et j'ai réussi à rester une présence aimante dans sa vie.
00:25:14Joe est devenu assez âgé, à 14 ans,
00:25:18pour chercher à avoir une relation plus proche avec moi.
00:25:22Il m'a dit un jour que j'étais la raison pour laquelle
00:25:26il avait appris à aimer sans condition.
00:25:30J'ai passé les vacances et les congés avec Joe.
00:25:34Il m'appelait souvent.
00:25:38Notre proximité a duré tout le reste de sa vie.
00:25:45J'ai été la dernière personne qui l'a appelée la nuit
00:25:48avant d'être brutalement assassinée.
00:25:52Il m'a envoyé une photo de lui cette nuit-là.
00:25:57C'était la dernière fois que j'ai entendu le mot « maman ».
00:26:04J'ai reçu un appel au sujet de son meurtre
00:26:07deux jours après qu'il ait eu lieu.
00:26:12Comme dans la vie.
00:26:16Dans la mort, Joe m'a été enlevé.
00:26:20Encore et encore.
00:26:22Le détective principal a expliqué
00:26:25qu'on ne lui avait pas dit que j'étais la mère de Joe.
00:26:32Il était compétissant
00:26:34et il allait continuer
00:26:36à m'inclure comme il l'a fait.
00:26:41Et l'équipe de la défense
00:26:42dans les mises à jour concernant
00:26:44l'enquête sur le meurtre et la procédure judiciaire.
00:26:48Quand il m'a annoncé l'horrible nouvelle
00:26:51que mon bébé
00:26:53avait été assassiné,
00:26:56arraché à moi une fois de plus,
00:26:58j'ai poussé un cri primal.
00:27:00J'ai pleuré.
00:27:03Depuis cette nuit-là,
00:27:05j'ai ressenti la perte
00:27:07la plus profonde
00:27:08que je puisse jamais éprouver.
00:27:11Mon unique enfant était parti.
00:27:16Mais les cauchemars
00:27:17et la douleur
00:27:19n'étaient que le début.
00:27:24Au cours de ces plus de trois années
00:27:26depuis le meurtre de Joe,
00:27:28ma vie a été remplie
00:27:30de pertes continues
00:27:31ainsi que de traumatismes émotionnels,
00:27:35médicaux et financiers.
00:27:38Je n'ai pas été capable
00:27:40de fonctionner normalement.
00:27:43J'ai dû faire face
00:27:44à une série d'appels
00:27:46aux urgences,
00:27:47de rendez-vous médicaux,
00:27:48d'hospitalisations
00:27:50et d'opérations chirurgicales.
00:27:53J'ai passé beaucoup de temps
00:27:55sans pouvoir fonctionner
00:27:57ni prendre soin de moi
00:27:59à la maison.
00:28:02C'est une conséquence directe
00:28:04du meurtre
00:28:05et du procès dévastateur
00:28:07qui a suivi.
00:28:08J'ai développé
00:28:10une maladie cardiaque
00:28:12et des ulcères.
00:28:14Le mois dernier,
00:28:15il y en aurait eu
00:28:16quelques-uns de plus.
00:28:18J'ai dû me faire
00:28:19amputer un orteil
00:28:20parce que je n'avais pas compris
00:28:22à quel point
00:28:23il était important
00:28:25de consulter rapidement
00:28:27un médecin
00:28:28face à la douleur.
00:28:31Cela signifie aussi
00:28:32que les factures médicales
00:28:34se sont à nouveau accumulées
00:28:36et qu'il est devenu
00:28:38presque impossible
00:28:39de travailler.
00:28:42Aurais-je vécu
00:28:43un traumatisme
00:28:44aussi grave
00:28:45sans la perte brutale
00:28:46de Joe?
00:28:48Certainement pas.
00:28:50Quand Joe était en vie,
00:28:52il prenait l'avion
00:28:53ou la voiture
00:28:54pour venir s'occuper de moi.
00:28:57Et quand j'avais besoin
00:28:58de lui,
00:28:59y compris pendant
00:29:00mes deux cancers,
00:29:02il était là.
00:29:05cela m'amène
00:29:06au prochain sujet
00:29:07dont je voudrais parler.
00:29:10Qui est Joe?
00:29:12Et t'es vraiment?
00:29:17Brandon Benfield,
00:29:18son équipe de défense
00:29:20et même certains membres
00:29:22de la presse
00:29:23ont décrit Joe
00:29:24de manière négligente
00:29:25comme l'intrus.
00:29:30Le type fétichiste
00:29:32adepte du sexe brutal,
00:29:35le violeur
00:29:35et le meurtrier.
00:29:41Ou simplement
00:29:43l'autre gars
00:29:43qu'on oublie facilement
00:29:45sans même montrer
00:29:46le visage de Joe
00:29:48pendant le procès
00:29:49pour meurtre.
00:29:52Joe a été choisi
00:29:54parce que
00:29:55Brandon Benfield
00:29:56pensait qu'il ferait
00:29:57un bon pigeon
00:29:59à piéger
00:30:00pour le meurtre
00:30:01prémédité
00:30:02de sa femme.
00:30:05Comme pour tant
00:30:06d'autres choses,
00:30:08Brandon s'est trompé.
00:30:11À certains égards,
00:30:12mon fils avait des défauts.
00:30:13C'était un gars
00:30:14ordinaire.
00:30:16Mais il avait aussi
00:30:17des qualités
00:30:18extraordinaires.
00:30:20Joe était
00:30:21extrêmement attentionné.
00:30:23Il vivait avec
00:30:24sa grand-mère
00:30:25et il était dévoué
00:30:26à sa santé
00:30:27et à son bien-être.
00:30:30Il a déménagé
00:30:31en Floride
00:30:32pour s'occuper
00:30:33de son grand-père
00:30:33paternel,
00:30:34Pape.
00:30:36Avant de mourir
00:30:37de démence avancée,
00:30:39il est parti
00:30:40pendant deux mois
00:30:41s'occuper
00:30:41d'une femme
00:30:42qui l'aimait
00:30:43et qui avait subi
00:30:44une hystérectomie
00:30:46radicale
00:30:47tout en prenant
00:30:48soin de sa jeune fille.
00:30:51C'est une part
00:30:52de ce qu'était Joe.
00:30:55Joe était
00:30:56un homme
00:30:56qui croyait
00:30:57qu'il fallait
00:30:58se battre
00:30:58pour les opprimer
00:31:01et même
00:31:02pour de vrais
00:31:03chiens négligés.
00:31:07Il entrait
00:31:08dans un refuge
00:31:08pour animaux
00:31:09et demandait
00:31:10les chiens
00:31:11les plus vieux
00:31:12et les plus laids.
00:31:16Il les ramenait
00:31:17à la maison
00:31:17et les aimait
00:31:18pendant des années.
00:31:20Quand Joe
00:31:20a été assassiné,
00:31:22il a laissé
00:31:22derrière lui
00:31:23un chien
00:31:24nommé Kitty
00:31:26qu'il a attendu
00:31:30en haut
00:31:31des escaliers.
00:31:34Joe faisait
00:31:35aussi des choses
00:31:36comme jardiner,
00:31:38nourrir
00:31:39des chats
00:31:39errants,
00:31:40enseigner
00:31:41le jujitsu
00:31:42à des enfants
00:31:43autistes
00:31:44et travailler
00:31:44dans un refuge
00:31:45pour sans-abri.
00:31:47Il croyait
00:31:49que ceux
00:31:49qui avaient
00:31:49moins
00:31:52devaient être
00:31:53traités
00:31:53équitablement
00:31:54et soutenus,
00:31:55que les personnes
00:31:56noires et brunes
00:31:58ne devraient pas
00:31:58être marginalisées.
00:32:02Joe était
00:32:03aussi féministe.
00:32:06Il s'est exprimé
00:32:08sur la maltraitance
00:32:09des femmes
00:32:10au début
00:32:10du mouvement
00:32:11Me Too.
00:32:13Bien qu'il ait été
00:32:15choisi
00:32:15comme bouc émissaire
00:32:17sur un site
00:32:18considéré
00:32:19comme fétichiste,
00:32:21il était
00:32:21sur ce site
00:32:22pour trouver
00:32:23une partenaire
00:32:25consentante
00:32:26parce qu'il
00:32:27croyait
00:32:28au droit
00:32:28des femmes
00:32:29à l'autonomie
00:32:30corporelle
00:32:32et
00:32:35à leur droit
00:32:36de disposer
00:32:37de leur vie
00:32:37amoureuse
00:32:38et sexuelle.
00:32:43Joe
00:32:44n'était pas
00:32:44seulement
00:32:45la caricature
00:32:46jetable,
00:32:47la caricature
00:32:50qu'on le faisait
00:32:50passer pour.
00:32:52Il avait
00:32:52un visage,
00:32:54il avait
00:32:55un nom,
00:32:56il avait
00:32:56une vie
00:33:00mais
00:33:00Brendan
00:33:01Banfield
00:33:01lui a tiré
00:33:02en plein visage,
00:33:05a sali
00:33:06son nom
00:33:06et a traité
00:33:07sa vie
00:33:08comme si
00:33:08elle ne
00:33:09valait
00:33:09rien.
00:33:12Mon fils
00:33:13était un être
00:33:14humain
00:33:14gentil
00:33:16qui avait
00:33:17une vie
00:33:18pleine
00:33:18de sens.
00:33:20En revanche,
00:33:22Brendan
00:33:22restera
00:33:23connu
00:33:24comme un père
00:33:25violent,
00:33:25le meurtrier
00:33:27brutal
00:33:27de sa femme
00:33:29dévouée,
00:33:30compatissante
00:33:31et belle
00:33:32et un
00:33:37tueur
00:33:38narcissique
00:33:40d'un homme
00:33:41innocent.
00:33:43L'héritage
00:33:44de mon fils
00:33:45est celui
00:33:46d'un amour
00:33:46désintéressé,
00:33:48tandis que
00:33:48celui de
00:33:49Brendan
00:33:50est celui
00:33:51d'un mal
00:33:51insensé.
00:33:54Je n'ai jamais
00:33:55parlé directement
00:33:56à Brendan
00:33:57et je ne le ferai
00:33:58pas aujourd'hui.
00:34:00pour moi,
00:34:01il n'est rien
00:34:02de plus
00:34:03que ce que je viens
00:34:04de dire.
00:34:06Mais Joe,
00:34:07oui,
00:34:07Joe,
00:34:08yes,
00:34:09Joe,
00:34:10était quelqu'un
00:34:11quelqu'un
00:34:12pour moi.
00:34:13C'était mon
00:34:14petit garçon,
00:34:16mon plus grand
00:34:17soutien
00:34:20et l'homme
00:34:21que je trouvais
00:34:22vraiment spécial
00:34:23et inoubliable.
00:34:29Merci beaucoup
00:34:30de m'avoir
00:34:31permis
00:34:31de le dire
00:34:32à voix haute
00:34:33et de partager
00:34:34un peu
00:34:34de mon amour
00:34:35pour Joe
00:34:37et la perte
00:34:39que j'ai ressentie,
00:34:40que je ressentirai
00:34:41toujours.
00:34:43Il faisait partie
00:34:44de moi
00:34:45et je ne retrouverai
00:34:47jamais cela,
00:34:48mais je choisirai
00:34:50de vivre
00:34:50dans le même esprit
00:34:52combatif
00:34:52que lui
00:34:54et avec sa voix
00:34:55dans ma tête.
00:34:58Sois gentille
00:34:59avec toi-même,
00:35:00maman.
00:35:02Prends mieux
00:35:03soin de toi,
00:35:04maman,
00:35:07je t'aime,
00:35:08maman.
00:35:11Je ne t'oublierai
00:35:13pas,
00:35:13Joe.
00:35:15Je t'entends
00:35:16maintenant.
00:35:19Merci.
00:35:21Merci de répondre
00:35:22à toutes les questions
00:35:23de maître Carole.
00:35:24Y a-t-il
00:35:24un contre-interrogatoire?
00:35:25Non.
00:35:26Merci,
00:35:26mademoiselle Fisher.
00:35:27Prochain témoin?
00:35:28Merci.
00:35:29Monsieur le juge,
00:35:30le prochain témoin
00:35:31que j'appelle
00:35:31est Sangeeta Ryan.
00:35:33Très bien.
00:35:34Merci.
00:35:46L'intention de Chick-fil-A
00:35:47confirme-t-elle
00:35:48la validité
00:35:48de notre politique?
00:35:49Oui, madame.
00:36:02Bonjour,
00:36:03je m'appelle
00:36:04Sangeeta Ryan
00:36:05et je suis
00:36:06la tante
00:36:06de
00:36:08du jeune homme
00:36:09que j'ai rencontré
00:36:10à la maternelle
00:36:10avec un énorme sac à dos
00:36:12et un tout petit
00:36:13sac à main rose
00:36:14qu'on appelait
00:36:15Joey Nathan Ryan.
00:36:18Et avez-vous
00:36:19un témoignage
00:36:20à partager
00:36:21sur ce que
00:36:21la perte de Joe
00:36:22a signifié
00:36:23pour votre famille?
00:36:24Oui,
00:36:25j'en ai un.
00:36:25Allez-y,
00:36:26je vous en prie.
00:36:29Bonjour,
00:36:30honorable juge
00:36:31Askarati,
00:36:32membre de l'équipe
00:36:33du comté de Fairfax,
00:36:34membre du public,
00:36:36notre famille,
00:36:36la famille de Christine,
00:36:38amis et membres
00:36:39de la presse.
00:36:40Nous sommes
00:36:41la famille de Joe,
00:36:43ceux qui l'aimaient
00:36:43et qui l'aimaient.
00:36:45À l'exception
00:36:46d'une prise de parole
00:36:47lors de la condamnation
00:36:49de Mademoiselle
00:36:49Pérez Magalier,
00:36:50nous sommes restés
00:36:51silencieux
00:36:52depuis que cette tragédie
00:36:53a dévasté
00:36:54notre famille
00:36:55il y a trois ans.
00:36:57Monsieur le juge,
00:36:59merci de nous avoir
00:37:00écoutés en février.
00:37:02Nous avons choisi
00:37:03le silence
00:37:04par respect
00:37:05pour les forces
00:37:06de l'ordre,
00:37:06pour le ministère
00:37:07public
00:37:08et pour la famille
00:37:09de Christine
00:37:10dont la perte
00:37:11dépasse,
00:37:12dépasse l'imagination.
00:37:14Christine a été
00:37:15arrachée par la personne
00:37:16en qui elle avait
00:37:17confiance
00:37:17pour bâtir une vie
00:37:19et élever un enfant.
00:37:20Nous restons
00:37:21également silencieux
00:37:22car Joe et Christine
00:37:24ne nous ont pas seulement
00:37:25été enlevés
00:37:26le 24 février 2023,
00:37:28mais nous avons aussi été,
00:37:30mais avons aussi été
00:37:31à plusieurs reprises,
00:37:32manqués de respect
00:37:33par les mensonges
00:37:34calculés des accusés.
00:37:37Permettez-moi
00:37:38d'être clair.
00:37:39Ce n'était pas
00:37:40un moment de faiblesse,
00:37:41de confusion
00:37:42ou de perte de contrôle.
00:37:44C'était un acte délibéré
00:37:46et planifié,
00:37:47commis par quelqu'un
00:37:48qui pensait pouvoir
00:37:49déjouer le système
00:37:50et échapper
00:37:51à toute responsabilité.
00:37:54Et même après avoir
00:37:55ôté deux vies,
00:37:56l'accusé a continué
00:37:58à mentir aux enquêteurs,
00:37:59à mentir devant
00:38:00ce tribunal,
00:38:01à mentir à son enfant
00:38:02et à sa famille
00:38:03et à tenter
00:38:04de manipuler
00:38:05tous ceux
00:38:06qui voulaient bien
00:38:06l'écouter.
00:38:08Ce que nous avons vu
00:38:09n'était pas du remords,
00:38:11c'était de l'arrogance.
00:38:12C'était un effort soutenu
00:38:13pour réécrire la réalité
00:38:15afin de se protéger
00:38:16lui-même.
00:38:17C'est important
00:38:18parce que cela montre
00:38:19exactement
00:38:20qui il est.
00:38:21Il ne nous a pas seulement
00:38:22pris Joe et Christine.
00:38:24Il a essayé
00:38:25d'effacer la vérité
00:38:26de ce qu'ils étaient.
00:38:28Et ce faisant,
00:38:29il a infligé
00:38:30encore plus de souffrance
00:38:31à ceux
00:38:31qui les aimaient.
00:38:33Ce crime
00:38:33n'a pas seulement
00:38:34ôté la vie de Joe.
00:38:35Il lui a volé
00:38:36sa place dans le monde.
00:38:37Il a pris un fils,
00:38:39un petit-fils,
00:38:40un frère,
00:38:40un cousin,
00:38:41un ami,
00:38:42un soignant.
00:38:42Il a pris mon neveu,
00:38:44Joe,
00:38:45délibérément
00:38:46et a laissé
00:38:47la dévastation
00:38:48derrière lui.
00:38:52Chaque jour,
00:38:53nous constatons
00:38:54l'impact
00:38:54de cette perte.
00:38:55La grand-mère
00:38:56de Joe,
00:38:56Connie,
00:38:57qui l'a élevée
00:38:58depuis bébé,
00:38:59vit désormais
00:38:59avec un chagrin
00:39:00qui n'a cessé
00:39:01de grandir.
00:39:02Elle était présente
00:39:03à chaque étape
00:39:04importante de sa vie,
00:39:05son enfance,
00:39:06ses années d'école,
00:39:07son bal de promo,
00:39:08sa première voiture,
00:39:09sa transition
00:39:10vers l'âge adulte.
00:39:12Et en retour,
00:39:13comme l'a dit Deirdre,
00:39:15Joe était là pour elle.
00:39:16Il a construit
00:39:17sa vie autour du fait
00:39:18de prendre soin
00:39:19de ses grands-parents
00:39:19et de s'assurer
00:39:20qu'il ne soit jamais seul.
00:39:23Depuis son décès,
00:39:24sa santé a décliné.
00:39:25Elle est absente
00:39:26aujourd'hui.
00:39:27L'absence de Joe
00:39:28n'est pas abstraite.
00:39:30Elle est constante,
00:39:31visible
00:39:31et dévastatrice.
00:39:35Joe était une personne
00:39:36gentille et aimante.
00:39:38Il était drôle.
00:39:38Il croyait
00:39:39en la bonté des autres.
00:39:40Il était un ami,
00:39:42un protecteur
00:39:42et quelqu'un
00:39:43qui apportait de la lumière
00:39:44dans la vie
00:39:45de ceux qui l'entouraient.
00:39:46Il est profondément aimé.
00:39:48On se souvient de lui.
00:39:49Il comptait
00:39:50et il compte toujours.
00:39:52Notre unique réconfort,
00:39:53c'est cela,
00:39:54l'amour perdure.
00:39:56Il vit dans les histoires
00:39:57que nous racontons,
00:39:58dans la façon
00:39:58dont nous portons Joe
00:39:59avec nous
00:40:00et dans la manière
00:40:01dont nous choisissons
00:40:02de vivre nos vies
00:40:02à l'avenir.
00:40:04Aujourd'hui,
00:40:05nous parlons.
00:40:05Aujourd'hui,
00:40:06nous trouvons notre voix
00:40:07et aujourd'hui,
00:40:08notre silence prend fin.
00:40:10Nous passerons nos jours
00:40:11et nos vies
00:40:11à prononcer le nom de Joe.
00:40:13Nous perpétuerons
00:40:14sa gentillesse,
00:40:16son côté loufoque,
00:40:17son amour
00:40:17et son esprit.
00:40:19Son absence
00:40:19se fera toujours sentir.
00:40:21Sa chaise restera vide
00:40:22lors de nos réunions,
00:40:23mais sa présence
00:40:24ne nous quittera
00:40:25jamais vraiment.
00:40:28Nous ne pardonnons pas.
00:40:29Ce n'était pas un accident.
00:40:31C'était une décision calculée,
00:40:33suivie d'une tentative
00:40:34délibérée
00:40:35et continue d'échapper
00:40:36à la responsabilité
00:40:37et de déformer la vérité.
00:40:41Aujourd'hui,
00:40:42nous reprenons
00:40:42la mémoire
00:40:43de Joe et Christine
00:40:44au mensonge,
00:40:45à la manipulation
00:40:46et à l'homme
00:40:47qui pensait pouvoir
00:40:48contrôler leur histoire
00:40:50même après avoir
00:40:51pris leur vie.
00:40:52Ils ne contrôlent plus rien.
00:40:53Nous repartons d'ici
00:40:55la tête haute,
00:40:56non pas dans le silence,
00:40:57mais avec un but.
00:40:58Nous honorerons
00:40:59Joe et Christine
00:41:00en vivant avec
00:41:01la même gentillesse
00:41:02et le même amour
00:41:03qu'ils ont donné
00:41:04si librement,
00:41:05si généreusement.
00:41:06Merci de nous avoir
00:41:07donné l'opportunité
00:41:08d'être la voix de Joe
00:41:09et la voix de Christine.
00:41:11Et merci pour votre service,
00:41:13votre service envers
00:41:14la communauté,
00:41:15juge Asgarati,
00:41:16alors que vous approchez
00:41:17de la retraite.
00:41:18Que chacun trouve
00:41:19comment aimer plus fort
00:41:20et apporter davantage
00:41:21de gentillesse au monde.
00:41:23Merci de la famille Ryan.
00:41:25Merci.
00:41:26Répondez à toutes les questions
00:41:27de Monsieur.
00:41:27Carol.
00:41:28Pas de contre-interrogatoire ici.
00:41:29Très bien.
00:41:30Et vous pouvez vous asseoir.
00:41:31Merci.
00:41:32Très bien.
00:41:33Votre prochain témoin ?
00:41:34C'était mon dernier témoin.
00:41:35Très bien.
00:41:36Les éléments de preuve
00:41:37de l'accusation.
00:41:38La défense a-t-elle des preuves ?
00:41:39Sawyer.
00:41:40Très bien.
00:41:41Plaidoirie ?
00:41:42Oui, madame.
00:41:52Madame la juge,
00:41:53je souhaite clarifier
00:41:54notre demande
00:41:55avant de présenter
00:41:56mon argumentation.
00:41:58Nous demandons une peine
00:41:59de réclusion à perpétuité
00:42:00à purger dans l'affaire
00:42:01FE 2024-666,
00:42:03chef d'accusation numéro 1.
00:42:05Comme nous le savons,
00:42:06il est impossible
00:42:07d'imposer deux peines
00:42:08de réclusion à perpétuité
00:42:09selon les deux parties
00:42:10de la loi concernée.
00:42:12Je veux être claire,
00:42:13c'est ce que nous demandons
00:42:13au tribunal,
00:42:14et voici pourquoi.
00:42:16Et je demande également
00:42:18au tribunal d'imposer,
00:42:19évidemment,
00:42:20les trois enrequis
00:42:20par le chef d'accusation
00:42:22numéro 5
00:42:22dans ce même dossier.
00:42:23Et dans l'affaire
00:42:25FE 2024-873,
00:42:27chef d'accusation numéro 1,
00:42:29je vous demande
00:42:29de le condamner
00:42:30à cinq ans
00:42:31et de ne rien suspendre
00:42:32de cette peine.
00:42:34Madame la juge,
00:42:35Brendan Banfield,
00:42:36a planifié et exécuté
00:42:38les meurtres
00:42:39de deux victimes innocentes,
00:42:40sa femme Christine
00:42:42et Joe Ryan,
00:42:43un inconnu pour lui.
00:42:44Il a planifié
00:42:46leurs meurtres
00:42:46pendant plusieurs mois
00:42:47avec l'aide
00:42:48de sa co-accusée
00:42:49et maîtresse,
00:42:50Juliana Perez Magliaviz.
00:42:52Il a planifié
00:42:54des meurtres impitoyables
00:42:55et brutaux,
00:42:56tirant une balle
00:42:57dans la tête de Joe,
00:42:58poignardant Christine
00:42:59à plusieurs reprises
00:43:00dans le cou
00:43:00et ordonnant à Juliana
00:43:02de tirer une seconde fois
00:43:03sur Joe.
00:43:04Il a manipulé
00:43:06la scène de crime
00:43:07et menti
00:43:07sur les circonstances
00:43:08de leur mort,
00:43:09présentant Joe
00:43:10comme un intrus violent
00:43:12alors qu'il avait choisi Joe
00:43:13comme sa deuxième victime.
00:43:15Se faisant passer
00:43:16pour Christine,
00:43:16il cherchait en ligne
00:43:17quelqu'un pour réaliser
00:43:18un fantasme de viol
00:43:19en dehors de son mariage.
00:43:21Aucune de ces versions
00:43:22n'est proche de la vérité,
00:43:24ce sont des mensonges.
00:43:26Christine était une fille,
00:43:27une sœur,
00:43:28une mère,
00:43:28une infirmière
00:43:29et une amie.
00:43:30Ses parents,
00:43:31sa sœur,
00:43:32ses collègues
00:43:33et ses amis
00:43:33vous ont parlé de Christine
00:43:35et combien elle compte
00:43:36pour eux.
00:43:38Joe était un fils,
00:43:39un frère,
00:43:39un petit-fils,
00:43:40un oncle,
00:43:41un cousin
00:43:41et un amoureux
00:43:42des animaux dévoués.
00:43:43Sa mère,
00:43:43Deirdre,
00:43:44et les membres
00:43:44de sa famille,
00:43:45Ryan,
00:43:45vous ont dit
00:43:46à quel point
00:43:46il comptait pour eux
00:43:47dans leur vie.
00:43:48Ces familles
00:43:49ne pourront plus partager
00:43:50des moments marquants
00:43:51comme les diplômes,
00:43:53mariages
00:43:53ou fêtes
00:43:54avec Christine et Joe.
00:43:56Il est important
00:43:57pour nous
00:43:57de nous souvenir
00:43:58aussi des moments
00:43:59intangibles
00:43:59que ces familles
00:44:00ont perdus.
00:44:02Christine a été tuée
00:44:03avant l'entrée
00:44:03en maternelle
00:44:04de sa fille.
00:44:05Christine ne prendra
00:44:06jamais de photos
00:44:07du premier jour d'école
00:44:08avec sa fille
00:44:08ni n'assistera
00:44:09à la journée sportive
00:44:10ou à une sortie scolaire.
00:44:12Christine ne saura
00:44:13jamais
00:44:13quelles activités
00:44:14sa fille aime.
00:44:15Jouera-t-elle au football
00:44:16ou rejoindra-t-elle
00:44:17une équipe de natation
00:44:18l'été?
00:44:19Sera-t-elle passionnée
00:44:19de théâtre
00:44:20ou de musique?
00:44:21Deviendra-t-elle artiste?
00:44:23Christine ne sera pas là
00:44:24pour le savoir
00:44:25ni pour offrir
00:44:25à sa fille
00:44:26des opportunités
00:44:27de découvrir
00:44:28ce qu'elle aime.
00:44:29Et Valérie
00:44:30n'aura pas
00:44:30les conseils
00:44:31et l'amour
00:44:31de sa mère
00:44:32pour l'aider
00:44:32à se découvrir
00:44:33elle-même.
00:44:35Joe est aimé
00:44:36et chéri
00:44:36par sa famille
00:44:37et ils ont dû
00:44:38endurer un faux récit
00:44:39qui présentait Joe
00:44:40comme un criminel violent.
00:44:41Il était un aidant dévoué
00:44:43prenant soin
00:44:44de son grand-père
00:44:45sa grand-mère
00:44:46et sa mère
00:44:46n'hésitant pas
00:44:47à changer sa vie
00:44:48pour être auprès d'eux
00:44:49lorsqu'ils avaient besoin
00:44:50de lui.
00:44:51Il aimait
00:44:51et prenait soin
00:44:52des animaux négligés
00:44:53et maltraités.
00:44:54Il était célibataire
00:44:54lorsqu'il a été assassiné.
00:44:56Il ne se mariera pas.
00:44:57Il ne deviendra pas père.
00:44:58Il ne fondera pas
00:44:59de famille
00:44:59ni ne créera
00:45:00de nouveaux souvenirs
00:45:01avec la famille
00:45:02présente ici aujourd'hui.
00:45:04Benfield
00:45:05et son co-accusé
00:45:05sont la cause
00:45:06de la perte incommensurable
00:45:07subie par les familles
00:45:08de Christine
00:45:09et de Joe.
00:45:11Rien ne peut
00:45:11atténuer
00:45:12leur dévastation.
00:45:14Aucune de nos actions
00:45:15ou paroles
00:45:15ne ramènera
00:45:16Joe et Christine
00:45:17auprès de leur famille.
00:45:18Cette condamnation
00:45:19met fin
00:45:20au processus judiciaire,
00:45:21mais elle ne met pas
00:45:22fin au chagrin
00:45:22de qui que ce soit.
00:45:24Pour toutes ces raisons,
00:45:25je vous demande
00:45:26d'imposer chaque minute
00:45:27d'incarcération active
00:45:28que la loi exige
00:45:30et que la loi permet.
00:45:31M. Benfield
00:45:32ne devrait plus jamais
00:45:33voir le soleil
00:45:34en homme libre.
00:45:36Merci, M. le Président.
00:45:37Plaidoirie, M. le Président.
00:45:38Merci.
00:45:46Votre honneur,
00:45:47la Défense reconnaît
00:45:49que le verdict du jury
00:45:50laisse très peu de place
00:45:51à la discrétion,
00:45:52mais il y a certains points
00:45:54que j'aimerais discuter
00:45:55concernant l'argumentation
00:45:56du Commonwealth
00:45:57ainsi que le récit
00:45:59qui a été présenté.
00:46:00Le Commonwealth a soutenu
00:46:02pendant des années
00:46:02une théorie d'usurpation
00:46:04d'identité
00:46:04alors qu'il avait déjà
00:46:05les réponses
00:46:06grâce à l'expert
00:46:07en criminalistique numérique.
00:46:08Merci.
00:46:09En coulisses,
00:46:10des policiers tentaient
00:46:11de modifier l'avis
00:46:12de l'expert
00:46:13et le détective Miller,
00:46:14à son crédit,
00:46:15a résisté.
00:46:16En fait,
00:46:17ce résumé exécutif
00:46:18auquel il a témoigné
00:46:19est resté le même,
00:46:20à l'exception d'un nouveau fait,
00:46:21le témoignage modifié
00:46:23du co-accusé.
00:46:24Le Commonwealth a fait
00:46:25un effort considérable
00:46:27pour minimiser le rôle
00:46:28que la criminalistique numérique
00:46:30joue dans ces enquêtes
00:46:31et d'autres.
00:46:32Ils n'ont jamais appelé
00:46:33leurs témoins
00:46:34pour l'affaire du Commonwealth
00:46:35et cette stratégie
00:46:36a porté ses fruits
00:46:37car le jury a vu cela
00:46:39comme une question
00:46:39de crédibilité
00:46:40entre le co-accusé
00:46:41et mon client.
00:46:43C'était une question
00:46:44bien plus simple
00:46:45à trancher pour eux
00:46:47que d'analyser
00:46:48des preuves numériques
00:46:49et scientifiques complexes.
00:46:52En en faisant
00:46:53une question de crédibilité,
00:46:55il n'était plus nécessaire
00:46:56de résoudre
00:46:57si le co-accusé
00:46:58ignorait comment accéder
00:46:59au compte suspect
00:47:00qui a accédé
00:47:02à l'ordinateur portable
00:47:03de Christine Benfield
00:47:04au moins dix fois
00:47:05alors que Brendan Benfield
00:47:06n'était ni près de la maison
00:47:07ni de l'appareil.
00:47:10Deuxième question.
00:47:11Comment Christine Benfield
00:47:12n'a-t-elle pas découvert
00:47:13l'authentification à deux facteurs
00:47:15sur son téléphone personnel
00:47:16alors que le co-accusé
00:47:18a affirmé avoir pris
00:47:19ce téléphone discrètement
00:47:20à Christine Benfield
00:47:21avant de le remettre
00:47:22à sa place ?
00:47:23Et enfin,
00:47:24en ce qui concerne
00:47:25l'informatique légale,
00:47:27comment ce plan,
00:47:28selon le co-accusé,
00:47:29a-t-il été exécuté
00:47:31le 23 février
00:47:32la veille du meurtre ?
00:47:34Avec l'ordinateur portable
00:47:35de Christine,
00:47:36elle accédait à son travail
00:47:38et faisait ses achats
00:47:39en quelques minutes.
00:47:40Ces questions demeurent,
00:47:43monsieur le juge,
00:47:44et il incombait
00:47:45au jury d'y répondre.
00:47:47En ce qui concerne
00:47:48l'analyse des traces de sang,
00:47:49en faisant de la crédibilité
00:47:51du code d'un contre
00:47:52Brendan la question centrale,
00:47:54il n'était pas nécessaire
00:47:55de résoudre des questions
00:47:56telles que
00:47:57« Pourquoi Joe Ryan
00:47:58avait-il une blessure
00:47:59à la main
00:48:00qui aurait tenu le couteau ? »
00:48:02Ceci a été corroboré
00:48:03par le médecin légiste.
00:48:06Pourquoi l'ADN de Joe Ryan
00:48:07était-il sous les ongles
00:48:08de Christine Benfield ?
00:48:11Pourquoi l'ADN
00:48:13ni les empreintes digitales
00:48:14de Brendan Benfield
00:48:15n'apparaissait-il
00:48:16sur aucun certificat
00:48:18d'analyse pertinent ?
00:48:20Avec des preuves claires
00:48:21que Joe Ryan
00:48:22a fourni le couteau,
00:48:23pourquoi n'a-t-on pas
00:48:24envisagé que l'ADN de Joe
00:48:26se trouvait à la jonction
00:48:27de la lame
00:48:28et du manche du couteau ?
00:48:30Et que celui de Brendan Benfield
00:48:32n'apparaissait pas
00:48:33sur cet objet ?
00:48:38Pourquoi n'avoir pas envisagé
00:48:39que Joe Ryan ait frappé
00:48:41Brendan dans le dos
00:48:42après sa blessure par balle ?
00:48:44Et l'analyse sanguine
00:48:45montre qu'il s'agissait
00:48:46du sang de Christine Benfield,
00:48:49ce qui indique
00:48:49que Christine a saigné
00:48:51à cause de Joe Ryan.
00:48:54Et finalement,
00:48:55monsieur le juge,
00:48:56pourquoi n'avons-nous pas
00:48:57entendu la police de Fairfax
00:48:59au sujet de qui était
00:49:00Joe Ryan
00:49:01ou d'autres officiers
00:49:02concernant le dossier
00:49:03du Commonwealth ?
00:49:07La co-accusée,
00:49:09même dans son témoignage
00:49:10et à de nombreuses reprises
00:49:11auparavant,
00:49:12a indiqué qu'elle n'a jamais
00:49:13vu Brendan toucher
00:49:14le corps de Joe Ryan.
00:49:18Monsieur le juge,
00:49:19le jury s'est prononcé
00:49:20et nous devons accepter
00:49:21cette décision.
00:49:22Mon client risque
00:49:23d'être condamné
00:49:24alors que tant de questions
00:49:25restent sans réponse.
00:49:27Merci.
00:49:27Très bien,
00:49:28merci, monsieur le président.
00:49:29Très bien,
00:49:30monsieur Benfield,
00:49:30si vous pouviez vous lever,
00:49:31monsieur.
00:49:40Monsieur,
00:49:41souhaitez-vous dire
00:49:42quelque chose
00:49:42à ce moment
00:49:43avant que la sentence
00:49:44ne soit prononcée ?
00:49:45Oui.
00:49:49Je suis profondément déçu
00:49:51par le système judiciaire
00:49:52qui a échoué envers moi,
00:49:54Christine,
00:49:54ma fille Valérie,
00:49:56les Benson
00:49:56et toute ma famille.
00:49:58j'ai été condamné
00:50:00pour un crime
00:50:00que je n'ai pas commis,
00:50:02ce qui est impossible
00:50:03comme l'ont prouvé
00:50:03l'accusation,
00:50:05ces experts
00:50:05et témoins.
00:50:08Les propos de l'accusation
00:50:10et de leurs témoins
00:50:11ne concordent pas
00:50:11avec les preuves.
00:50:13Mon droit de défendre
00:50:14ma famille,
00:50:15mon domicile
00:50:16et moi-même
00:50:16m'a été retiré.
00:50:18C'est un droit protégé
00:50:19que je suis sûr
00:50:20que tout le monde ici
00:50:21s'est possédé.
00:50:22Mon droit a été ignoré.
00:50:25Je suis condamné
00:50:26sur des circonstances impossibles.
00:50:27L'accusation a imposé
00:50:29la théorie du catfishing
00:50:30aux enquêteurs.
00:50:32Les enquêteurs,
00:50:32en désaccord avec la théorie
00:50:34du catfishing,
00:50:35ont été harcelés,
00:50:36rabaissés
00:50:37puis transférés
00:50:37contre leur gré.
00:50:39Trois experts
00:50:40en criminalistique numérique
00:50:41ont confirmé
00:50:41l'absence
00:50:42de catfishing.
00:50:44Cela inclut
00:50:45le détective de Fairfax,
00:50:46le détective Miller,
00:50:48leurs experts.
00:50:49Ceci est une citation
00:50:50de son rapport.
00:50:52Les événements
00:50:53se sont déroulés
00:50:54sur une période
00:50:55de 46 jours
00:50:55du 9 janvier 2023
00:50:57au 24 février 2023.
00:50:59Aucune preuve
00:51:00que Christine
00:51:01ait perdu le contrôle
00:51:02de ses appareils
00:51:02durant cette période.
00:51:04Christine est également
00:51:06active
00:51:06avec ses spécificités
00:51:08qui lui sont propres
00:51:10à peu près
00:51:11au moment concerné.
00:51:13Christine présente
00:51:14également une tendance
00:51:15à être active
00:51:15sur ses appareils
00:51:16pendant les périodes
00:51:17concernées
00:51:17au cours de l'année
00:51:18précédant la période
00:51:19en question.
00:51:20Cela inclura
00:51:21une activité régulière
00:51:22sur les e-mails
00:51:23et le navigateur
00:51:23entre 23h00
00:51:25et 1h00 du matin.
00:51:29Bien que
00:51:37ce ne soit pas détaillé
00:51:38Désolé.
00:51:58Le rapport du détective Miller
00:52:00a été envoyé
00:52:00à l'université
00:52:01de l'Alabama
00:52:02pour une relecture
00:52:03indépendante
00:52:04par des pairs.
00:52:05Ceci est une bonne pratique
00:52:06déclarée
00:52:07pour l'informatique légale.
00:52:09Holly Kennedy
00:52:10de l'université
00:52:11de l'Alabama
00:52:11était d'accord
00:52:12avec le processus
00:52:13du détective Miller
00:52:14et a conclu
00:52:15qu'il n'y avait eu
00:52:16aucune perte d'appareil,
00:52:18aucune perte de domination
00:52:19ni de contrôle
00:52:20pendant cette période.
00:52:24Lorsque Juliana
00:52:25a été interrogée
00:52:25sur les détails
00:52:26de l'affaire,
00:52:27elle n'a pas pu vérifier
00:52:28ou se souvenir
00:52:29des informations.
00:52:31Juliana ne connaissait pas
00:52:32le mot de passe
00:52:32du téléphone de Christine,
00:52:34de l'ordinateur portable,
00:52:35du compte e-mail,
00:52:36de Telegram
00:52:36ou des comptes
00:52:37FetLife.
00:52:38Elle ne connaissait même pas
00:52:40le nom du compte e-mail.
00:52:43Comment aurait-elle pu
00:52:44y accéder
00:52:44sans aucune
00:52:45de ces informations ?
00:52:48Juliana a affirmé
00:52:49qu'elle avait écrit
00:52:50des messages,
00:52:51mais elle n'a pas pu
00:52:51en identifier un seul
00:52:53qu'elle aurait écrit.
00:52:54Juliana a dit
00:52:55que le compte Gmail
00:52:56avait été créé
00:52:56sur l'ordinateur portable
00:52:58alors qu'il avait été
00:52:58créé sur le téléphone,
00:53:00puis elle a dit
00:53:00que j'avais supprimé
00:53:01l'authentification
00:53:02à deux facteurs,
00:53:03ce qui n'a jamais été supprimé,
00:53:05jamais caché
00:53:06et était toujours là.
00:53:07L'application Telegram
00:53:08n'a jamais été cachée
00:53:10non plus,
00:53:10elle a toujours été disponible
00:53:12sur l'ordinateur portable
00:53:13de Christine.
00:53:16Elle n'a jamais été désinstallée
00:53:18puis réinstallée
00:53:18et a toujours été disponible.
00:53:21Lorsque Juliana a été interrogée
00:53:23au sujet du compte e-mail,
00:53:24voici ce qu'elle a déclaré.
00:53:27Ce n'était pas moi
00:53:28qui me connectais,
00:53:29mais Brendan
00:53:29qui accédait au compte e-mail.
00:53:31La question a ensuite
00:53:32été reformulée
00:53:33et renvoyée,
00:53:34puis répétée
00:53:35et voici sa deuxième déclaration.
00:53:37Ce n'était pas moi
00:53:38qui me connectais.
00:53:40Le compte e-mail
00:53:41a été consulté
00:53:42une dizaine de fois
00:53:43en mon absence.
00:53:45Cela inclut la période
00:53:46où j'étais dans le Maryland,
00:53:48au Flet C,
00:53:48une installation gouvernementale
00:53:50sécurisée
00:53:51qui nécessitait un rendez-vous
00:53:53et une vérification d'identité
00:53:54pour y entrer.
00:53:57Si Juliana n'est pas entrée,
00:54:00n'a pas accédé
00:54:01à ses comptes e-mail,
00:54:02mais qu'ils étaient
00:54:02quand même connectés,
00:54:03il n'y a qu'une seule autre personne
00:54:05qui aurait pu accéder
00:54:06à ses comptes
00:54:06et ses Christine.
00:54:09Il y a également deux cas
00:54:11où ni Juliana ni moi
00:54:12n'étions à la maison
00:54:14lors des connexions.
00:54:15Cela inclut la matinée
00:54:16du 24 février
00:54:17quand j'étais parti travailler
00:54:18et qu'on m'a vu
00:54:19sur la vidéo au McDonald's
00:54:20et Juliana avait quitté la maison.
00:54:22Ses déplacements
00:54:22ont été suivis
00:54:23et vérifiés par GPS.
00:54:25Son téléphone s'est connecté.
00:54:26Elle était garée
00:54:27dans le cul de sac
00:54:27et son Apple Watch
00:54:28avait enregistré ses pas
00:54:29en quittant la maison.
00:54:31Et selon son propre témoignage,
00:54:32elle avait également déclaré
00:54:33qu'elle avait quitté la maison.
00:54:35Pourtant, après cela,
00:54:36une session a de nouveau
00:54:37été ouverte sur l'ordinateur portable
00:54:38et il a de nouveau été consulté.
00:54:42Joe Ryan a sans aucun doute
00:54:43apporté le couteau chez moi.
00:54:45Aucune trace ADN
00:54:46ni empreinte digitale
00:54:47à moi sur le couteau.
00:54:48L'ADN de Joe Ryan
00:54:50se trouve sur le couteau
00:54:51juste à la jonction
00:54:52entre le manche et la lame.
00:54:55L'ADN est exactement là
00:54:57où on l'attendrait
00:54:57pour quelqu'un
00:54:58utilisant le couteau avec force.
00:55:00Ceci est en outre confirmé
00:55:02par la blessure
00:55:03que Joe a au pouce
00:55:04dans sa main.
00:55:06Le médecin légiste
00:55:07a confirmé la blessure
00:55:08au pouce de Joe.
00:55:10Cela pourrait être causé
00:55:11par le couteau.
00:55:13Je n'ai aucune blessure
00:55:14aux mains,
00:55:15rien qui indique
00:55:15que je n'ai jamais tenu
00:55:16le couteau.
00:55:18L'ADN de Joe
00:55:19se trouve aussi
00:55:20sous les ongles
00:55:20de Joe Ryan.
00:55:22Désolé,
00:55:23l'ADN de Joe
00:55:24se trouve aussi
00:55:24sous les ongles
00:55:25de Christine,
00:55:26ce qui indique
00:55:26qu'elle a essayé
00:55:27de se défendre contre lui.
00:55:30Les mains de Joe Ryan
00:55:31présentent un mélange
00:55:32de l'ADN de Joe
00:55:33et de Christine.
00:55:35Quand il s'est relevé
00:55:36et m'a frappé dans le dos,
00:55:37cela a été transféré
00:55:38à l'arrière de ma veste.
00:55:40La déclaration originale
00:55:42de Juliana
00:55:42du 24 février
00:55:43indiquait que je n'avais
00:55:45jamais touché Joe.
00:55:46Elle a répété cela
00:55:47lors de ses deux dépositions
00:55:48et au procès.
00:55:49L'accusation a répété
00:55:51à plusieurs reprises
00:55:51que j'avais manipulé
00:55:52la scène
00:55:53et déplacé Joe Ryan.
00:55:54Je ne me suis jamais
00:55:55éloigné de Christine.
00:55:56J'ai seulement essayé
00:55:57de lui porter secours.
00:56:00Juliana a dit
00:56:01que j'avais versé
00:56:02du sang sur Joe.
00:56:04Cela ne correspond pas
00:56:05aux conclusions
00:56:05du médecin légiste
00:56:06ni de l'expert
00:56:07en projection de sang
00:56:08qui ont décrit
00:56:09qu'il s'agissait
00:56:10de transferts
00:56:11et non de gouttelettes.
00:56:14Christine a obtenu
00:56:15des billets pour le zoo
00:56:15et les a envoyés
00:56:16à Juliana.
00:56:17Il n'y a eu
00:56:18aucune incitation
00:56:19pour cela.
00:56:20Christine a inscrit
00:56:21le zoo sur le calendrier
00:56:22et dans l'emploi
00:56:23du temps de Juliana.
00:56:24Seule Christine
00:56:24aurait pu planifier
00:56:25la rencontre
00:56:26le 24 février.
00:56:28La rencontre
00:56:29entre Christine
00:56:29et Joe
00:56:30a été confirmée
00:56:30plus d'une semaine
00:56:31à l'avance,
00:56:32mais seule Christine
00:56:33aurait pu choisir
00:56:33le 24 février
00:56:35car elle était
00:56:35censée travailler.
00:56:37Personne d'autre
00:56:38n'aurait su
00:56:38que ce jour-là
00:56:39serait disponible.
00:56:40Le 24 février,
00:56:42elle n'avait demandé
00:56:43un congé au travail
00:56:44que pour le 23 février
00:56:49et personne d'autre
00:56:50n'avait été informé
00:56:51de son congé jusque-là.
00:56:54Le département de police
00:56:55du comté de Fairfax
00:56:56n'a jamais vraiment
00:56:57enquêté sur Joe Ryan.
00:56:58Aucun mandat de perquisition
00:56:59n'a jamais été exécuté
00:57:01au domicile de Joe.
00:57:02Seules deux femmes
00:57:03ont été interrogées
00:57:04au sujet de leur relation
00:57:06avec Joe
00:57:06et toutes deux ont déclaré
00:57:08qu'elles étaient très mal
00:57:09à l'aise avec lui.
00:57:11Elles ont décidé
00:57:12de ne plus le voir.
00:57:13L'une d'elles
00:57:14était tellement mal à l'aise
00:57:15qu'elle est allée voir
00:57:16son thérapeute
00:57:17le lendemain.
00:57:17Voici ses propos.
00:57:20Elle ne pouvait pas.
00:57:22Elle se sentait
00:57:23tellement déplacée.
00:57:24Elle trouvait sa salle
00:57:26et il était mal à l'aise
00:57:27envers elle.
00:57:32Je crois qu'un seul
00:57:33des amis de Joe
00:57:33a également été interrogé.
00:57:36Il a déclaré
00:57:37que lors d'une confrontation,
00:57:39Joe pouvait étrangler
00:57:41ou étouffer quelqu'un.
00:57:42C'est le profil de Joe
00:57:44sur les réseaux
00:57:44où il affirme avoir étudié
00:57:45l'art de briser des coups
00:57:46à Harvard.
00:57:50Et pour ajouter à cela,
00:57:51où Christine a-t-elle été
00:57:52poignardée
00:57:53dans le coup
00:57:54pour lequel Joe
00:57:55semble avoir
00:57:56une certaine prédilection ?
00:58:00Ces choses
00:58:01sont certaines
00:58:03sont certaines
00:58:04des citations
00:58:07d'autres personnes,
00:58:08pas les miennes.
00:58:10Joe avait également
00:58:11déjà blessé
00:58:12une autre femme.
00:58:14C'est dans ses propres messages,
00:58:16dans ses propres mots
00:58:17qu'il disait
00:58:18qu'il était attiré par ça.
00:58:26Par ailleurs,
00:58:27il existe
00:58:28des vidéos entières
00:58:29des affaires internes
00:58:30concernant cette affaire.
00:58:33Donc,
00:58:34soit le détective Bryant,
00:58:36soit le lieutenant
00:58:37Diagio ment,
00:58:39d'après ce qu'ils ont dit
00:58:40au procès,
00:58:41parce que le lieutenant
00:58:42Diagio a refusé,
00:58:44Diagio a nié avoir dit
00:58:46que Juliana avait été arrêtée
00:58:48en tant qu'innocente.
00:58:50Pendant ce temps,
00:58:52le détective Bryant
00:58:53a dit que cela
00:58:54lui avait été mentionné
00:58:55par Diagio
00:58:56dans sa vidéo
00:58:56des affaires internes.
00:58:58Les deux sont sous serment,
00:59:00donc l'un d'eux
00:59:01commettrait une violation
00:59:03Giglio.
00:59:05De plus,
00:59:06le détective Nielsen
00:59:07a déclaré
00:59:08que Juliana
00:59:09avait été arrêtée
00:59:10pour la faire retourner
00:59:11et aucune autre raison
00:59:13n'a été donnée.
00:59:21Christine était une personne
00:59:22merveilleuse et aimante,
00:59:24comme vous l'avez entendu
00:59:25de la part
00:59:25de nombreuses personnes ici.
00:59:28C'était une infirmière
00:59:29aimante et compatissante.
00:59:32Pendant le COVID,
00:59:33elle s'est portée volontaire
00:59:34pour s'occuper
00:59:35de nombreuses personnes
00:59:36qui étaient malades
00:59:37et en difficulté.
00:59:38Elle s'est inscrite
00:59:39pour des gardes supplémentaires.
00:59:40Elle s'est inscrite
00:59:41pour les cliniques
00:59:42de vaccination.
00:59:44Elle s'est occupée
00:59:44de sa fille.
00:59:45Elle l'a inscrite
00:59:46à des cours de danse.
00:59:48Elle était présente
00:59:49pour les récitals.
00:59:53Je l'aimais beaucoup.
00:59:55Malgré ce que vous pouvez
00:59:56penser de mes aventures,
00:59:57notre mariage fonctionnait
00:59:59pour nous.
00:59:59Ce n'était pas quelque chose
01:00:00que je cherchais à terminer.
01:00:03Il n'y avait pas...
01:00:04Il a été dit à d'autres femmes
01:00:06que je n'allais jamais
01:00:07quitter Christine.
01:00:09Ça a toujours été dit comme ça.
01:00:16Christine tenait beaucoup
01:00:18à sa famille
01:00:18et à ses amis.
01:00:20Je n'essaie pas,
01:00:21je n'essaie en aucune façon
01:00:22de diminuer
01:00:23ce qu'a été sa vie.
01:00:24Ce qu'a été sa vie.
01:00:28Elle était vraiment
01:00:29une mère attentionnée,
01:00:30une épouse attentionnée,
01:00:32une infirmière aimante.
01:00:39Mais je ne suis pas responsable
01:00:41de sa mort.
01:00:42Ce n'est pas un couteau
01:00:43que je n'ai jamais tenu
01:00:44dans ma main
01:00:45et je ne l'ai jamais poignardé.
01:00:49Merci.
01:00:51Très bien.
01:00:52M. Banfield,
01:00:53un jury composé de vos pères,
01:00:54après avoir entendu
01:00:55toutes les preuves,
01:00:56vous a déclaré coupable
01:00:57du chef d'accusation
01:00:57numéro 1
01:00:58de l'acte d'accusation,
01:01:002024-666,
01:01:01meurtre aggravé
01:01:02de deux personnes
01:01:02lors du même acte
01:01:03ou même opération.
01:01:05Vous avez été reconnu coupable
01:01:06du chef 4
01:01:07de l'acte 2024-666,
01:01:09meurtre aggravé
01:01:10de deux personnes
01:01:11sur trois ans,
01:01:12chef d'accusation numéro 5
01:01:13de l'acte d'accusation
01:01:142024-666,
01:01:15usage d'une arme à feu
01:01:16lors de la commission
01:01:17du crime
01:01:17et chef d'accusation
01:01:18numéro 1
01:01:18de l'acte d'accusation
01:01:192024-873,
01:01:21mise en danger d'un enfant.
01:01:22Selon la loi de Virginie,
01:01:24bien que reconnu coupable
01:01:25de deux chefs de meurtre
01:01:26aggravés,
01:01:27le tribunal ne peut
01:01:27vous condamner
01:01:28que pour le chef
01:01:29numéro 1
01:01:29de l'acte d'accusation
01:01:322024-666,
01:01:34La loi exige
01:01:35une peine d'emprisonnement
01:01:36à perpétuité
01:01:36pour ce chef d'accusation
01:01:37qui est désormais
01:01:38la peine la plus lourde
01:01:39que l'on puisse recevoir
01:01:40dans le Commonwealth
01:01:40de Virginie.
01:01:41Cette loi précise
01:01:42était la disposition
01:01:43relative au meurtre capital
01:01:44jusqu'à ce que la Virginie
01:01:46abolisse la peine capitale
01:01:47en 2021.
01:01:48Vous avez été reconnu
01:01:49coupable de crimes
01:01:50qui, il y a 5 ans,
01:01:51auraient valu
01:01:52la peine de mort.
01:01:54Cela reflète
01:01:55la gravité
01:01:55de vos crimes et actes.
01:01:57La prison à vie
01:01:58est une peine
01:01:59réservée
01:02:00à un très petit
01:02:00nombre de personnes.
01:02:02Ceux jugés
01:02:03par la communauté
01:02:04ne devraient plus
01:02:04jamais être libres.
01:02:06C'est une peine sévère,
01:02:07mais dans ce cas,
01:02:08elle est justifiée.
01:02:09Durant mes 18 années
01:02:11de juge,
01:02:12j'ai vu des centaines
01:02:13d'accusés
01:02:13comparaître
01:02:14et j'ai dû prononcer
01:02:15leurs sentences.
01:02:17Dans la plupart des cas,
01:02:19les gens ont fait
01:02:19des erreurs,
01:02:20lutté contre des addictions
01:02:22ou ont agi
01:02:22sous la colère,
01:02:23choisissant la violence
01:02:25à un moment décisif.
01:02:26Elles étaient
01:02:27qui n'étaient pas
01:02:27foncièrement mauvaises,
01:02:28mais ont pris
01:02:29de terribles décisions
01:02:30et en ont subi
01:02:31les conséquences.
01:02:32Prononcer une peine
01:02:33dans ces cas
01:02:34est difficile
01:02:34et me pèse souvent
01:02:35longtemps après l'audience.
01:02:37Avant,
01:02:38aujourd'hui,
01:02:38seulement deux fois
01:02:39j'ai vécu quelque chose
01:02:40de différent
01:02:40dans ma salle d'audience.
01:02:42Deux personnes
01:02:43sans remords
01:02:44ayant prémédité
01:02:45et planifié
01:02:45des crimes violents,
01:02:47laissant de nombreuses
01:02:48victimes et de la dévastation.
01:02:50En écoutant les preuves
01:02:52dans cette affaire
01:02:52et en entendant
01:02:53votre témoignage,
01:02:54il est évident
01:02:55que je fais à nouveau
01:02:56face au même genre
01:02:57de mal.
01:02:59Votre mépris
01:02:59pour la vie
01:03:00de votre épouse
01:03:00que vous deviez aimer
01:03:01est presque inconcevable.
01:03:03Vous avez comploté
01:03:05pendant des mois
01:03:05un plan machiavélique
01:03:07impliquant tant d'éléments,
01:03:08y compris la tromperie
01:03:09et la manipulation.
01:03:11Attirez un homme
01:03:12totalement innocent
01:03:12dans votre piège mortel,
01:03:14continuez après les meurtres
01:03:15sans aucun remords
01:03:16et pas une seule fois,
01:03:17pas une seule fois,
01:03:18pensez à l'impact
01:03:19sur la fille de Christine,
01:03:21la victime silencieuse
01:03:22et tragique
01:03:22de votre comportement.
01:03:24Vous ne lui avez pas
01:03:25seulement enlevé sa mère,
01:03:26vous l'avez plongée
01:03:27dans l'horreur
01:03:27que vous avez créée.
01:03:29Elle est jeune,
01:03:30mais un jour
01:03:31elle comprendra
01:03:32qui vous êtes
01:03:33et ce que vous lui avez pris,
01:03:34c'est-à-dire tout.
01:03:36La perte de sa mère,
01:03:37qui ne fera jamais partie
01:03:38de sa vie en grandissant,
01:03:40celle de sa famille
01:03:40et de la sécurité
01:03:41dans laquelle elle vivait.
01:03:43Tout cela est perdu
01:03:44à cause de votre comportement
01:03:45calculé et égoïste.
01:03:47Il est impossible
01:03:48de comprendre
01:03:49ce que Joseph Ryan
01:03:50a vécu
01:03:50en vous voyant entrer
01:03:51dans la pièce,
01:03:52se faire tirer
01:03:53une balle dans la tête,
01:03:54devenir aveugle,
01:03:55vous entendre
01:03:55ordonner au co-accusé
01:03:56de lui tirer dessus
01:03:57à nouveau.
01:03:58Et Christine,
01:04:00imaginez ses dernières pensées
01:04:01alors qu'elle pensait
01:04:02au départ
01:04:02que vous étiez là
01:04:03pour la sauver
01:04:04de ce qu'elle croyait être
01:04:05une attaque brutale,
01:04:06puis vous voir au-dessus d'elle
01:04:08en train de la poignarder
01:04:09encore et encore
01:04:10avec un couteau dans le cou.
01:04:12Sa récente prise de conscience
01:04:13que tout cela venait de vous
01:04:15et dans ses derniers instants,
01:04:16pensant à sa fille.
01:04:18La peine que j'impose aujourd'hui
01:04:19reflète non seulement la loi,
01:04:21mais aussi le jugement
01:04:21de la communauté.
01:04:23Le jury n'a pas trouvé
01:04:24votre témoignage crédible.
01:04:26Votre témoignage montre
01:04:27au tribunal
01:04:27que vous vous croyez toujours
01:04:28le plus intelligent
01:04:29de la salle.
01:04:31On pourrait espérer
01:04:32qu'un jour
01:04:32vous regretterez
01:04:33ce que vous avez fait
01:04:34à Christine,
01:04:35Joe,
01:04:36sa fille
01:04:36et leur famille,
01:04:37mais rien ne le laisse penser
01:04:38d'après ce que j'ai vu.
01:04:40Le niveau de cruauté,
01:04:42de calcul
01:04:42et d'inhumanité
01:04:43dans cette affaire
01:04:44reflète quelque chose
01:04:45de bien plus profond
01:04:45que la colère
01:04:46ou l'impulsivité.
01:04:47Cela reflète le mal,
01:04:49c'est pourquoi cela
01:04:49ne me pèse aucunement
01:04:50et n'est aucune hésitation
01:04:52à vous condamner
01:04:52à la réclusion à perpétuité.
01:04:54Pour le chef d'accusation
01:04:56numéro 1
01:04:56de 2024-666 meurtres aggravés,
01:04:59je vous condamne
01:04:59à la réclusion à perpétuité
01:05:01dans un pénitencier
01:05:02pour le reste
01:05:02de votre vie naturelle,
01:05:03sans possibilité
01:05:04de libération conditionnelle,
01:05:05sans remise de peine
01:05:06pour bonne conduite,
01:05:07ni aucun crédit
01:05:08de peine acquis
01:05:08ou libération conditionnelle.
01:05:10Concernant le chef
01:05:11d'accusation numéro 5
01:05:12de 2024-666,
01:05:14usage d'une arme à feu
01:05:15lors d'un crime,
01:05:16je vous condamne
01:05:17à trois ans
01:05:17de prison ferme,
01:05:18peine obligatoire
01:05:19non suspendue.
01:05:20Comme l'exige la loi,
01:05:22six mois supplémentaires
01:05:22sont ordonnés
01:05:23et assortis d'un sursis
01:05:24pour l'approbation
01:05:25après libération,
01:05:26ce qui est nul dans ce cas,
01:05:27mais doit faire partie
01:05:28de la peine.
01:05:29Pour le chef
01:05:30d'accusation numéro 1
01:05:31de l'affaire 2024-873
01:05:33mise en danger d'enfants,
01:05:34je vous condamne
01:05:34à cinq ans de prison.
01:05:36La loi impose
01:05:37six mois supplémentaires
01:05:38avec sursis
01:05:39pour l'approbation
01:05:39après libération,
01:05:41ce qui reste nul ici,
01:05:42mais doit être inclus
01:05:43dans la peine.
01:05:44Chacune de ces peines
01:05:45est consécutive,
01:05:46c'est-à-dire l'une
01:05:46après l'autre.
01:05:47Et puisque vous avez été
01:05:48reconnu coupable
01:05:49d'un crime en Virginie,
01:05:50un échantillon de votre ADN
01:05:51sera prélevé
01:05:52et soumis à la base
01:05:52de données de la police
01:05:53de l'État de Virginie.
01:05:55Voici la sentence du tribunal.
01:05:56Des questions, M. Carole?
01:05:58Des questions?
01:05:59Non, votre honneur,
01:06:00mais le Commonwealth
01:06:01a une autre demande,
01:06:02si vous le permettez.
01:06:03Oui, madame.
01:06:04Le Commonwealth demande
01:06:05qu'une condition de la peine
01:06:06soit que le prévenu
01:06:07n'ait aucun contact
01:06:08avec sa fille, Valérie.
01:06:11Ceci est à la demande
01:06:12de sa tutrice Adlitem,
01:06:13de sa thérapeute
01:06:14et de son avocate.
01:06:15Je comprends,
01:06:15mais sans probation,
01:06:16comment respecter
01:06:17une ordonnance de non-contact?
01:06:18Madame la juge,
01:06:19je pense qu'avec les six mois
01:06:21de suivi post-libération,
01:06:23la même mesure s'applique
01:06:24même s'il n'y a aucune chance
01:06:25que ces six mois
01:06:26soient jamais imposés.
01:06:27Ils sont suspendus à condition,
01:06:29comme l'exige la loi.
01:06:30Cette condition fonctionnerait
01:06:32pareil.
01:06:32Mais cela ne s'appliquerait
01:06:34qu'à ses peines,
01:06:35n'est-ce pas?
01:06:36C'est exact.
01:06:37Je ne peux pas lui interdire
01:06:38tout contact
01:06:39si je le condamne
01:06:40à la prison à vie.
01:06:41Compris, Madame la juge.
01:06:42Je demande.
01:06:43Très bien.
01:06:43Je dois simplement
01:06:44refuser cette demande.
01:06:45Merci.
01:06:46Très bien,
01:06:46Monsieur Benfield,
01:06:47vous avez le droit
01:06:48de faire appel
01:06:48de la décision de ce tribunal.
01:06:49Vous devez déposer
01:06:50votre appel dans les 30 jours
01:06:51suivant l'ordonnance finale
01:06:52de cette affaire.
01:06:54Je crois que Monsieur Carole
01:06:55ne vous représentera pas
01:06:55à l'appel.
01:06:56Est-ce correct,
01:06:57Monsieur Carole?
01:06:58Très bien.
01:06:59Alors, Monsieur Benfield,
01:07:00souhaitez-vous engager
01:07:00votre propre avocat
01:07:01ou voulez-vous
01:07:02que le tribunal
01:07:02vous en désigne un?
01:07:06Cela n'a pas encore
01:07:07été décidé.
01:07:07Je vais vous désigner
01:07:09un avocat.
01:07:09Si vous souhaitez ensuite
01:07:11en choisir un autre,
01:07:12vous pourrez le faire.
01:07:13D'accord, Monsieur?
01:07:14Puisque Monsieur Carole
01:07:15m'a prévenu
01:07:16de ses intentions,
01:07:17ma greffière a trouvé
01:07:18un avocat désigné
01:07:19par la Cour d'appel
01:07:20prêt à prendre
01:07:21votre affaire.
01:07:22Le tribunal désigne
01:07:24Brandon Sloan
01:07:24comme votre avocat
01:07:25pour l'appel
01:07:26et a déjà ordonné
01:07:27la transcription
01:07:27du procès de mai,
01:07:29désormais accessible
01:07:29à votre avocat.
01:07:30Il ne devrait donc pas
01:07:31y avoir de retard
01:07:32dans votre appel,
01:07:33d'accord?
01:07:33Monsieur Sloan,
01:07:34je suis sûre
01:07:34qu'il viendra vous voir
01:07:35dans les prochains jours.
01:07:36Très bien, Monsieur?
01:07:37Oui.
01:07:37Très bien.
01:07:38Autre chose sur cette affaire,
01:07:39vous êtes sous la garde
01:07:40du shérif.
01:07:41Merci.
01:07:42Mademoiselle Jill,
01:07:42je vais faire une pause
01:07:43de 10 minutes
01:07:44et je reviendrai terminer
01:07:45le reste du rôle
01:07:45de l'audience
01:07:46de prononcer des peines.
01:07:47D'accord?
01:07:48Autre chose,
01:07:49Mademoiselle Sainz,
01:07:50la cour est suspendue.
01:07:51Merci.
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