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Faut-il acheter ou vendre dans le contexte immobilier actuel ? Découvrez les conseils d'experts pour mieux appréhender le marché !

Le marché immobilier traverse une période contrastée, entre tensions internationales, inflation et une envie d'acheter persistante. Brice Cardi, du réseau L'Adresse et Sandrine Allonier de Vousfinancer, analysent les freins et les opportunités dans l'émission Figaro Immo animée par Olivier Marin sur Figaro TV.

Comprendre les conditions d'emprunt est crucial. Les taux bancaires influencent directement la capacité des acquéreurs à concrétiser leur projet. Nous décryptons les mécanismes qui régissent le marché.

Les biens immobiliers les plus demandés sont ceux affichés à moins de 300 000 euros, et dont le prix au mètre carré reste sous la barre des 3 000 euros. Les logements prêts à habiter, sans travaux, rencontrent également un vif succès.

Face à un marché fluctuant, l'attentisme des acheteurs se mêle au volontarisme des banques. Découvrez comment aligner les planètes et saisir les bonnes opportunités malgré le contexte d'incertitudes économiques, fiscales, politiques et internationales.

#Immobilier #CréditImmobilier #MarchéImmobilier

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Transcription
00:00La période est-elle favorable pour se lancer ? Quels sont les freins ? Quelles sont les opportunités ?
00:06Conseil pratique, opportunités, conditions d'emprunt, on vous dit tout dans cette émission.
00:11Figaro Imo, c'est parti !
00:19Deux experts sur le plateau de Figaro Imo pour analyser l'activité des marchés de l'immobilier,
00:24mais aussi parler des conditions d'emprunt, parler des perspectives de la politique du logement.
00:30Brice Cardi, bonjour.
00:32Bonjour Olivier.
00:33Président du réseau L'Adresse, Sandrine Allonnier, bonjour.
00:36Bonjour Olivier.
00:37Porte-parole de vous financer.
00:38Alors peut-être en introduction à tous les deux et pour avoir un peu votre état d'esprit,
00:42entre les tensions, tensions internationales, tensions politiques et puis les envies quand même d'acheter,
00:49comment vous pourriez qualifier cette période, Brice ?
00:51On a sondé les associés du réseau L'Adresse et deux tiers d'entre eux ont répondu que le marché
00:56était en dents de scie,
00:59avec malgré tout un bon premier trimestre.
01:01Et puis malheureusement la guerre au Moyen-Orient est arrivée et ça a un petit peu compliqué les choses.
01:06Et puis cette guerre qui devait durer quelques jours se traîne un petit peu avec tout ce qu'on connaît,
01:11c'est-à-dire l'inflation, le gros problème qu'on a aujourd'hui avec le carburant qui pose beaucoup
01:16de problèmes
01:16à certains clients qui sont sur des régions où il faut se déplacer.
01:19Bref, un marché un peu compliqué mais qui reste somme toute équivalent à celui qu'on a connu l'an
01:24dernier à la même période.
01:25Bon, Sandrine ?
01:26Alors moi je dirais entre attentisme et volontarisme.
01:30C'est-à-dire qu'il y a cette envie d'acheter de la part des acheteurs et il y
01:33a cette envie de prêter de la part des banques.
01:35Mais voilà ce contexte qui pèse sur les intentions et qui crée cet attentisme, mais avec évidemment quand même des
01:42solutions.
01:42Bon, on va l'évoquer évidemment ensemble. Alors Brice, les retours terrain, le marché de l'immobilier ancien, comment se
01:50porte-t-il actuellement ?
01:51En fait ce qui est très compliqué c'est d'arriver à distinguer le sujet entre ceux qui veulent acheter
01:58et ceux qui peuvent acheter.
01:59Avec toujours l'effet yo-yo en rappelant que parfois un indicateur d'augmentation de 0,5 points sur les
02:06taux, ça peut malheureusement faire partir du marché les acquéreurs.
02:09Et ça en effet les consultants, il y a vraiment l'effet de dire parfois un bien sonne, on rentre
02:14un bien, on a le sentiment que ce bien va susciter un intérêt important avec une quinzaine, une vingtaine d
02:19'appels attendus.
02:20Et puis finalement parfois le téléphone ne sonne pas du tout. Et parfois quand il sonne c'est avec deux
02:24ou trois accueurs.
02:24Donc véritablement la vraie difficulté aujourd'hui qu'on a c'est d'analyser un marché qui varie, que ce
02:29soit les différents effets d'annonce qu'on peut avoir au niveau de nos gouvernants,
02:32même si on le verra après je pense que les nouvelles sont plutôt bonnes, faut-il encore qu'elles soient
02:35approuvées.
02:37Non, véritablement on le dit souvent, on a de la chance d'avoir son lien à nos côtés, moi je
02:42dis souvent que ce sont les banques qui font la pluie et le beau temps du marché.
02:45Et véritablement je le dis même aux consultants du réseau l'adresse, veillez bien quand un client s'intéresse à
02:50un bien et qu'au niveau de son offre malheureusement on n'y est pas,
02:53faites le distinguo entre je ne veux pas monter ou je ne peux pas monter.
02:57Et malheureusement aujourd'hui c'est 80% d'entre eux qui ne peuvent pas monter.
03:01Donc véritablement la vraie difficulté c'est d'aligner les planètes avec ici et là, avec un marché, j'ai
03:06été le premier et je l'assume à avoir annoncé que le marché avait repris en effet quelques couleurs,
03:10rappelons que 2025 a été nettement meilleure que 2024, mais avec toujours le piège de confondre un marché qui reprend
03:17des couleurs avec un certain dynamisme au niveau des volumes,
03:20mais pas forcément une augmentation des prix et puis toujours la difficulté de comparer des choses avec des périodes comparables.
03:26Et en ce qui concerne l'offre et la demande, où en est-on alors ?
03:29Alors ça se traduit par moins d'acquéreurs pour les effets et les raisons que je vous ai données.
03:34En revanche la bonne nouvelle, c'est pour ça que je garde un discours extrêmement optimiste, on a plus de
03:38biens à proposer.
03:39Mais également une tendance qu'on a observée dans le réseau l'adresse, c'est qu'on s'aperçoit qu
03:43'on a entre 80 et 90% d'acquéreurs
03:46qui s'intéressent finalement à seulement 10 à 20% du stock des biens à vendre.
03:51Donc ça c'est une véritable analyse et qui crée justement beaucoup d'insatisfaction, notamment auprès des vendeurs qui pensent
03:58avoir fait l'effort consenti.
03:59Et malheureusement parfois ça marche, parfois ça ne marche pas encore.
04:02Qu'est-ce qui se vend le mieux ?
04:04Des biens qui sont généralement inférieurs à 300 000 euros.
04:07Alors en rappelant plus que le prix médian aujourd'hui en France est à 300 000 euros, clairement les biens
04:12qui sont chers partent beaucoup moins vite.
04:15D'où l'importance de respecter l'estimation de départ et de ne pas prendre le risque, même si on
04:20est souvent tenté quand on est propriétaire,
04:21de tenter sa chance à vouloir mieux vendre son bien.
04:24Donc clairement ce sont les biens dont les prix sont inférieurs à 300 000.
04:27Les villes dont le prix est inférieur à 3 000 euros le mètre carré, donc ça prive beaucoup de grandes
04:32agglomérations.
04:33Voilà, donc en gros et puis des biens parfaitement en bon état, je m'y perdais un peu.
04:38La tendance qu'on a connue il y a une dizaine d'années où on avait envie de tout démolir
04:42et tout refaire à son goût, ça clairement c'est complètement révolu.
04:47Aujourd'hui au contraire on veut tout l'inverse, on veut un bien qui est prêt à habiter, voire même
04:51presque meubler.
04:54Les travaux aujourd'hui inquiètent, je ne parle même pas de travaux d'amélioration de performance énergétique.
05:00Trouver un artisan RGE, PRGE, c'est le parcours du combattant.
05:03Donc un bien qui n'est pas au prix, qui n'est pas forcément bien placé et surtout dont il
05:09y a des travaux à réaliser, celui-ci franchement il a peu de chances aujourd'hui de trouver un accord.
05:12Il peut rester longtemps sur le marché.
05:14Quels sont les secteurs Brice où la dynamique est en marche ? Secteur géographique peut-être ?
05:18Alors il y a eu une variante, c'est-à-dire qu'en effet on a eu la chance il
05:22y a un an de revoir les grandes agglomérations revenir pour tout l'inverse de ce que je viens de
05:26vous raconter.
05:27Parce que les banques avaient revu les conditions d'octroi, elles étaient un petit peu moins gourmandes au niveau de
05:31l'apport qui condamnait beaucoup en effet le prix là où, enfin les régions où le prix de l'immobilier
05:36est cher.
05:37Donc à l'inverse, les secteurs toujours le même, le littoral français.
05:42Donc là carrément, ça ne bouge pas avec bien évidemment des profits qui sont extrêmement différents entre l'Occitanie, PACA,
05:49la côte aquitaine.
05:51Un secteur qui plaît beaucoup et en plus je dis ça parce qu'on est très bien représenté, parce qu
05:54'on a une trentaine d'agences là-bas, c'est la Vendée.
05:56Pourquoi ? Parce qu'on y trouve la mer, on y trouve un superbe coucher de soleil et que les
06:00prix sont extrêmement abordables.
06:01Donc le littoral et puis après les villes que je vous ai évoquées, c'est-à-dire des villes où
06:05il fait bon vivre avec un prix de l'immobilier qui est inférieur à 3 000 euros.
06:09On a plein d'exemples, Narbonne, Angers, Carcassonne, bon bref.
06:13Quand vous pouvez avoir tous les avantages au niveau transport, se sentir bien dans sa ville et que vous êtes
06:19sur un prix qui est extrêmement abordable,
06:21généralement si vous respectez le prix conseillé par le professionnel immobilier, généralement vous trouvez rapidement un accord.
06:26Marge de négociation, où en est-on à peu près, pour avoir une idée ?
06:30Ce qui est certain, c'est que c'est là ici qu'il y a peut-être une tendance, un
06:34constat assez important.
06:36Comme vous le savez, le reste une coopérative, donc moi j'ai double casquette.
06:38J'ai la chance d'avoir une dizaine de cabinets sur des secteurs extrêmement disparates entre Île-de-France, Paris,
06:43Évreux, Toulouse, bref.
06:45On a deux choses, on a le bien qui se vend généralement assez bien, assez vite avec une variable qui
06:52va généralement être inférieure à 5%.
06:54Et celui-ci, on va dire que c'est un bien qui est un peu neuf, alors quand je dis
06:57neuf, façon de parler, mais qui vient d'arriver sur le marché.
06:59Et qui a respecté justement ce que je disais préalablement, c'est-à-dire le prix conseillé par le professionnel.
07:03Et puis, et ça c'est assez nouveau, notamment du côté d'Évreux, on a eu deux biens qui se
07:08sont vendus, qui étaient à vendre depuis plus d'un an.
07:11Avec toujours le même constat, une maturité certainement du côté du projet du vendeur, avec une baisse de prix en
07:16deux temps.
07:17D'abord, une première baisse de prix à 10%.
07:19Et ça c'est important que les vendeurs qui montrent...
07:2210% c'est pas négligeable.
07:23C'est pas négligeable, mais enfin un bien qui n'est pas vendu et qui est à vendre depuis un
07:26an.
07:26Clairement, on n'attire pas les mouchelles du vinaigre, il faut réagir.
07:29Vraiment pas au bon prix au départ.
07:29Exactement pas au bon prix, et bien en double étape.
07:32D'abord une baisse de 10% pour susciter un nouvel attrait avec des nouveaux acquéreurs sur le marché.
07:37Et pour un des deux, à nouveau une seconde baisse, encore de 5%.
07:41Ce qui fait que pour un des deux, 15% de baisse.
07:42D'accord. Le marché locatif, toujours en panne ?
07:46Toujours en panne, avec quelques endroits qui se sont arrangés.
07:49Par exemple à Angers, pareil, on est très bien représenté avec une vingtaine d'agences.
07:52On a eu une rentrée de septembre 2024, où on n'avait pas un seul trois pièces à proposer, à
07:57louer.
07:58En 2025, ça s'est beaucoup détendu, notamment par le marché qui est un petit peu reparti.
08:03Dès le moment où les primo-accédents, et on félicite et on se félicite, on est très heureux de voir
08:08leur retour.
08:09Dès le moment où vous avez des primo-accédents pour la plupart des locataires qui libèrent des logements,
08:11donc clairement c'est tendu, surtout sur certains types de logements, notamment les petites surfaces,
08:16et dans les villes où on a du mal pour être primo-actif ou étudiant, Paris pour ne pas le
08:21nommer, et d'autres.
08:22Mais sur des logements familiaux, ça va un petit peu mieux que l'an dernier.
08:24D'accord, un mot du DPE, toujours regardé à la loupe, toujours...
08:29Moins regardé, pareil comme quoi l'espèce humaine a tendance à rapidement s'adapter,
08:36quelque chose qui était une priorité, qui était quelque chose d'anxiogène pour pouvoir projeter,
08:41et parfois même c'était carrément un repoussoir.
08:43On sait, on le disait assez souvent, qu'on avait parfois des belles jusqu'à 20-25% sur les
08:48biens qui malheureusement avaient une mauvaise lettre,
08:49même certains biens qui étaient absolument boudés par des acquéreurs.
08:52Aujourd'hui, très franchement, il y a moins de blocages, notamment beaucoup avec les annonces qui ont été proposées.
08:59Déjà, la requalification par rapport aux qualifications de chauffage électrique, il fait quand même qu'il y a 600 000
09:04logements qui sont revenus.
09:06Et puis en effet, cette annonce tant attendue, en espérant que le Parlement aura raison de bien voter cette loi,
09:11qui va permettre en effet de décaler le calendrier.
09:14Avec les propriétaires qui s'engageraient à faire des travaux.
09:163 ans ou 5 ans, exactement.
09:18Donc clairement, aujourd'hui, c'est un sujet qui est regardé, mais beaucoup moins qu'avant.
09:22En revanche, je ne sais pas si on aura le temps d'en parler, il y a le DPE collectif
09:25aujourd'hui,
09:25qui est un sujet qui mérite d'être soulevé, parce qu'il y a une sorte d'incompréhension en fonction
09:32de comment se situe l'immeuble.
09:33Est-ce qu'il est un bon élève avec le PPPT qui a été voté, donc le plan pluriannuel de
09:41travaux, ou pas ?
09:43Et c'est là qu'il y a un vrai, ça mériterait même un débat entre professionnels de syndic de
09:47la propriété pour voir ce qu'il y a eu de leurs sentiments.
09:48Bon, ben ça, on le fera. Engagement est pris.
09:51Condition d'emprunt très importante, et Brice le soulignait.
09:55Où en est-on, Sandrine, déjà sur la production de crédit ?
09:58Alors, sur la production de crédit, elle est très bien repartie sur le début de l'année 2026.
10:03Je dis repartie parce que l'année 2025 avait été excellente, avec 35% de production de crédit en plus.
10:09Eh bien, cette tendance s'est poursuivie au moins sur les trois premiers mois de l'année,
10:14avec trois mois de progression encore de production de crédit d'après les sources Banque de France.
10:18Et chez vous financés, sur les quatre premiers mois de l'année, il y a presque 20% de crédit
10:23en plus que l'année dernière,
10:25qui avait été pourtant une très bonne année. Donc ça, ça montre le volontarisme des banques,
10:31leur volonté de prêter et des acheteurs aussi au rendez-vous.
10:34Donc finalement, ces craintes qu'on avait en ce début d'année d'une remontée des taux
10:41qui auraient pu casser la dynamique de marché, pour l'instant, on ne l'a pas vu arriver.
10:45Alors, depuis le mois de mai, c'est plus calme. Là, on a vraiment eu un mois de mai plus
10:50calme à cause des ponts,
10:51notamment, et des gens qui se sont un peu détournés de leurs projets, et beaucoup de banquiers en vacances aussi,
10:57il faut bien le dire. Donc voilà, sur le mois de mai, on a eu plutôt une tendance à la
11:02stabilité,
11:03mais vraiment, on reste sur une année dynamique, ce qui n'est pas étonnant,
11:06puisque les banques avaient pour objectif de faire davantage de crédit en 2026 qu'en 2025.
11:12Taux d'intérêt, où en est-on concrètement ?
11:14C'est lié, c'est que cette volonté des banques de prêter les a conduits, finalement, à limiter les hausses
11:20des taux.
11:20Donc finalement, sur le début de l'année, on est peut-être sur une hausse d'entre 0,20 et
11:240,30.
11:25C'est très limité, globalement, avec encore des possibilités de décote.
11:29C'est-à-dire que sur les bons profils, on peut encore emprunter entre 3 et 3,2 %.
11:343,2 %, c'est la moyenne, à peu près.
11:36Non, sur les très bons profils, on peut emprunter entre 3 et 3,2 sur 20 ou 25 ans,
11:41ce qui est très bas sur longue période.
11:44Et sinon, en moyenne, on est à 3,30 % sur 15 ans, 3,5 % sur 20 ans et
11:523,60, 65 % sur 25 ans.
11:54Et si en regardant le rétroviseur, par rapport à l'année dernière, au même moment,
11:58où en est-on sur justement cette évolution des taux d'intérêt ?
12:01De 0,20, 0,30.
12:02Donc c'est infime.
12:03C'est très limité.
12:04Il faut savoir que quand un taux augmente de 0,10, c'est seulement quelques dizaines d'euros de plus
12:11sur le crédit.
12:12Donc c'est finalement assez peu sensible pour les emprunteurs.
12:16En tout cas, on voit bien que ça n'a pas cassé la dynamique de la demande.
12:19On entend dire aussi de faire attention, non pas sur les taux d'intérêt aussi,
12:23mais sur le taux d'usure qui risque de bloquer certains candidats emprunteurs.
12:27Vous confirmez ?
12:28En cette situation de hausse des taux, il y a toujours cette crainte que les taux d'usure,
12:33qui sont, on le rappelle, les taux plafond officiels,
12:36donc c'est les taux au-delà desquels les banques n'ont pas le droit de prêter,
12:39eh bien ces taux d'usure avaient posé des gros problèmes en 2022-2023
12:42parce qu'on avait eu une hausse des taux beaucoup plus rapide.
12:46Eh bien là, on recommence à avoir quelques profils bloqués,
12:49notamment des plus de 60 ans parce que l'assurance de prêt coûte plus cher
12:52et sur des durées plus courtes parce que mécaniquement les frais pèsent plus lourd.
12:56Mais pour l'instant, on ne veut pas trop tirer la sonnette d'alarme
13:00puisqu'on est quand même encore dans un marché dynamique
13:03et seulement quelques cas de blocage de taux d'usure
13:05sur lesquels on arrive à trouver quand même des solutions,
13:08notamment en baissant le coût de l'assurance.
13:10Profil d'emprunteur chez vous financé ?
13:12Alors, des jeunes, mais qui vieillissent quand même un peu.
13:15On est en moyenne à 37,5 ans.
13:18Il y a 5 ans, on n'était qu'à 33 ans en moyenne,
13:21donc on voit qu'il y a plus de maturité.
13:22C'est aussi lié au marché de l'emploi, qu'on soit en CDD plus tardivement.
13:26Des revenus annuels à 70 000 euros à 2.
13:30Ce qui est intéressant, c'est qu'on voit que l'apport a beaucoup augmenté.
13:33On est aujourd'hui à 55 000 euros d'apport en moyenne,
13:37donc c'est 18% de taux d'apport,
13:39avec un taux d'endettement qui reste lui aussi
13:42en dessous des 33% d'endettement qu'on a en tête.
13:45Donc voilà, des gens qui ont des projets plutôt raisonnables
13:48avec de l'apport sur des durées qui s'allongent aussi
13:51pour compenser la hausse des taux.
13:53Donc là, on est maintenant sur plus de 21 ans.
13:57Donc là aussi, ça a progressé.
13:59Mais voilà, on voit que finalement,
14:00le marché s'adapte à ces légères hausses de taux
14:02pour ne pas être pénalisé.
14:06Les prochaines échéances,
14:07il va y avoir notamment la BCE, la Banque Centrale Européenne.
14:10Il y a aussi des risques d'augmentation de taux
14:13et après, une conséquence pour les particuliers ou pas ?
14:16Oui, alors c'est le risque-là.
14:17On est un petit peu dans un contexte pas simple
14:21puisqu'on a des banques qui, à la fois, veulent prêter,
14:24donc qui veulent limiter la hausse des taux,
14:26qui veulent prêter à leur cible de clientèle,
14:28c'est-à-dire les primo-accédants, les beaux revenus,
14:31mais également les secondo-accédants
14:32qui veulent acheter plus grand
14:34et qui reviennent aussi sur le marché.
14:36Et d'un autre côté, des conditions de refinancement
14:38qui se tendent avec un OAT
14:40qui a encore quelques jours dépassé les 4%,
14:43avec la BCE qui devrait augmenter ses taux
14:46mi-juin pour lutter contre l'inflation qui dépasse 3%.
14:50De quel ordre à peu près ?
14:52Ça devrait être un quart de point.
14:53Donc ça aussi, les banques vont devoir le répercuter,
14:56peut-être plus faiblement,
14:57mais c'est vrai qu'on se dirige plus vers une hausse des taux
14:59qu'une baisse.
15:00Alors pour ça, les banques ont des stratégies,
15:02mettre en place des prêts aidés,
15:04des prêts d'appel,
15:05parce qu'on est dans un secteur très concurrentiel,
15:07il y a moins d'emprunteurs, on l'a dit,
15:09sauf qu'elles veulent prêter plus.
15:10Et on est toujours dans le printemps de l'immobilier ?
15:12On est toujours dans le printemps de l'immobilier
15:13et ces banques qui se battent un peu entre elles
15:16pour réaliser leurs objectifs,
15:17à coups de crédit à 0,99% pour les primo,
15:212,50% pour tous les emprunteurs.
15:22Toutes les banques font ça, lesquelles alors ?
15:24La plupart, essentiellement des banques mutualistes,
15:26mais on a aussi des grandes banques nationales
15:29qui font des taux spéciales primo-accédants.
15:31Donc c'est leur moyen de venir
15:36compenser un peu la hausse des taux
15:37qu'elles sont obligées d'appliquer,
15:38malheureusement compte tenu de l'évolution
15:40des conditions de refinancement.
15:42Ça, c'est l'un des éléments clés,
15:43notamment bien sûr la solvabilité.
15:45Qui peut acheter ? Comment ?
15:47Et c'est pour ça que justement,
15:48qui peut acheter ?
15:48J'aimerais rebondir sur tout ce qui a dit Sandin
15:50qui est extrêmement intéressant.
15:52Sandin disait, en effet,
15:53l'augmentation de 0,20 points,
15:56c'est finalement qu'une dizaine d'euros,
15:57parfois même moins.
15:58Vu cet angle-là,
16:00il est vrai que ce n'est pas un frein.
16:02Maintenant, il est important de rappeler
16:03que dès le moment où les taux montent,
16:05les taux montent finalement,
16:07la poche, on change de poche.
16:08C'est-à-dire que là où la poche,
16:09c'était celle du vendeur,
16:10finalement, l'argent in fine au niveau du crédit
16:13sur 20 ou 25 ans,
16:15finalement, la différence va dans la poche du banquier.
16:17Mais la chose qui est la plus importante
16:19à rappeler à celles et ceux qui nous écoutent,
16:20c'est qu'une augmentation de 0,20, 0,25 points
16:23sur un prêt à 200 000 euros,
16:25c'est souvent derrière la nécessité
16:27de gagner 4 800 euros net par mois
16:30versus 4 500.
16:32Et on est aujourd'hui dans un contexte
16:33au niveau de l'emploi,
16:3480% aujourd'hui des emplois,
16:36ce sont des CDD.
16:37Très franchement,
16:38je ne connais pas beaucoup d'entreprises
16:39aujourd'hui sur des postes de permanence
16:40ou de sédentaire qui augmentent.
16:42Donc, c'est juste là de dire,
16:43tout d'ailleurs,
16:43quand je vous expliquais la notion
16:44de vouloir de pouvoir,
16:45la notion de,
16:46on a beaucoup d'appels
16:47et puis après,
16:48on n'a pas beaucoup d'appels,
16:49en fonction justement de l'accompagnant
16:51que vont avoir certains de nos clients,
16:53est-ce qu'ils ont justement
16:53la bonne banque pour les accompagner ?
16:55Et nous, l'intérêt,
16:56de s'adosser à des courtiers
16:57qui vont, eux,
16:58aller sonder différentes banques,
17:00vous pouvez véritablement
17:01vous retrouver à être capable
17:02d'acheter un bien au mois de mars
17:04et de ne plus avoir la capacité
17:06de le faire au mois d'avril
17:07ou au mois de mai.
17:08C'est ça qu'il faut vraiment rappeler.
17:09C'est-à-dire que véritablement,
17:10l'indicateur,
17:11ce n'est pas seulement 10 ou 15 euros
17:12ou 6 euros de plus par mois.
17:13Mais vous temporisez un peu
17:14ce que dit Sandrine.
17:15Exactement.
17:15Vous êtes dans le marché,
17:16vous sortez du marché.
17:17Et c'est ça qui est très compliqué
17:18à suivre pour nos consultants,
17:20pour nos clients
17:20et surtout pour nos vendeurs.
17:22Vous le sentez,
17:22cette fragilité aussi ?
17:24Oui, en fait,
17:24c'est que certains ont tendance
17:26à attendre des jours meilleurs.
17:28Mais ce que veut dire Brice,
17:29c'est que la situation
17:30ne sera pas meilleure
17:31dans quelques mois.
17:32Au contraire,
17:33en période de hausse des taux...
17:34Il y a des dégâts quand même.
17:35Il y a des gens
17:36qui sont exclus.
17:37En période de hausse des taux,
17:38on va avoir mécaniquement
17:39une capacité d'emprunt
17:40qui va baisser
17:41et du coup,
17:42des gens qui ne pourront plus
17:43se positionner sur les mêmes biens.
17:45Donc aujourd'hui,
17:46on a un attentisme,
17:47mais on considère au contraire
17:49qu'attendre
17:50n'est pas la bonne solution
17:51puisque la situation
17:52risque d'être moins favorable
17:54en fin d'année.
17:55Là,
17:56les banques veulent plutôt
17:56faire leurs objectifs
17:57sur le début de l'année.
17:59Même si on a un OAT
18:00qui est volatile,
18:01il reste quand même là
18:02aux alentours de 3,6%.
18:04Et aujourd'hui,
18:06bien malin,
18:07qui pourra prédire
18:08quelle sera la situation
18:09au mois de septembre ?
18:11Pas de taux à 4%
18:12d'ici 3 à 4 mois ?
18:14Non, certains avaient fait
18:15ces pronostics-là,
18:17mais non,
18:17du fait de la concurrence
18:19interbancaire,
18:20non,
18:20les taux à 4%,
18:21je ne les vois pas.
18:22Ce serait pour les banques
18:23se tirer une balle dans le pied
18:24et je pense que ce n'est pas
18:25du tout leur intention.
18:27Non,
18:27je rebondis
18:29sur la notion
18:30justement d'optimisme
18:32et la notion
18:32de ne pas attendre
18:33et qu'attendre
18:33n'est pas le bon choix
18:34en disant qu'aujourd'hui,
18:36dans les indications
18:36qu'on a,
18:37un client sur deux,
18:38un accueil sur deux,
18:39aujourd'hui,
18:39c'est un primo accédant.
18:41Généralement,
18:42même si le temps passe,
18:44plus jeune que certains autres
18:45et l'optimisme,
18:46c'est certain,
18:47c'est qu'aujourd'hui,
18:47ces primo sont convaincus
18:48que demain ne sera pas meilleur.
18:50Et ils sont aidés
18:51avec le prêt à taux zéro,
18:52avec beaucoup d'aides
18:53de collectivité.
18:54Donc cette notion
18:56de se dire
18:57ce qui est pris
18:57n'est plus à prendre
18:58et en gros,
18:58aujourd'hui,
18:59je peux acquérir un bien,
19:00j'ai du choix,
19:01je le dis,
19:02la période est excellente
19:03pour les acquéreurs.
19:04On a aujourd'hui,
19:05il faut quand même se rappeler
19:05que dans les années ultra dynamiques
19:06qu'on a connues,
19:07maintenant quelques années,
19:083-4 ans,
19:09on se plaignait
19:10de ne pas avoir
19:11de biens à proposer,
19:12on se plaignait
19:12de ne même pas avoir
19:13le temps de les visiter
19:14qu'ils étaient déjà vendus.
19:16Aujourd'hui,
19:17on a du choix,
19:19on a la capacité
19:20justement de pouvoir
19:20prendre son temps,
19:22parfois pour nous,
19:23professionnels,
19:23trop,
19:24trop de temps,
19:25mais du temps
19:25pour pouvoir justement
19:26faire venir des experts,
19:29pour pouvoir garantir
19:30que les travaux
19:31sont réalisables ou pas,
19:31etc.
19:33Véritablement,
19:33c'est quelque chose
19:34qui me semble être
19:34très très bon aujourd'hui
19:35pour quelqu'un
19:36qui veut franchir le cap
19:37d'être propriétaire.
19:38Qu'est-ce qui permettrait,
19:39selon vous,
19:40de fluidifier le marché,
19:41l'activité ?
19:42Le retour des investisseurs,
19:44et c'est là-dessus
19:45que pour l'instant,
19:45on n'est pas optimiste
19:46et qu'on espère
19:47que ce sera mieux après,
19:49puisqu'il va y avoir
19:50des assouplissements,
19:51notamment du dispositif
19:52chambrun.
19:53Aujourd'hui,
19:54il est capital
19:54de faire revenir
19:55les investisseurs,
19:56c'est moins de 10%
19:57des emprunteurs
19:58chez vous financés,
20:00alors qu'à un moment,
20:00ça a atteigné 20%
20:02quand on avait
20:02des dispositifs
20:03Pinel,
20:04Célier,
20:04etc.
20:04Donc aujourd'hui,
20:06c'est ce marché locatif
20:07qui reste en panne
20:09et il y a vraiment
20:10aussi un problème
20:10de rotation des biens.
20:12Donc de rotation des biens
20:13avec des locataires
20:15qui ne deviennent pas
20:16primo-accédants,
20:17mais également des primo-accédants
20:18qui voudraient acheter
20:19plus grand,
20:20mais qui ne veulent pas
20:20lâcher un crédit
20:21à 1%,
20:22et on peut les comprendre,
20:24ou qui avaient acheté
20:24cher en période
20:25post-Covid.
20:26Donc voilà,
20:27il y a quand même
20:27ce manque de rotation
20:28des biens
20:29et des mesures
20:30comme par exemple
20:30le prêt à taux zéro
20:31familial
20:33qui est débattu
20:34en cette période
20:36pourraient permettre
20:36en donnant
20:37un prêt à taux zéro
20:38de 100 000 euros
20:39à des primo-accédants,
20:41des familles
20:41qui s'agrandissent
20:42de pouvoir libérer
20:44des plus petits biens
20:45pour acheter plus grands.
20:46Brice,
20:46justement,
20:48pour fluidifier le marché
20:49ou en matière
20:50de politique du logement,
20:51comment vous voyez les choses ?
20:52Plus de clarté,
20:53plus de simplicité,
20:54plus de stabilité.
20:55Après des notes positives,
20:57en effet,
20:57je rebondis sur ce qu'a dit Sandrine,
20:58ceux qui sont aux abonnés absents,
20:59les investisseurs.
21:01Sur un marché équilibré,
21:02généralement,
21:02on est à 30% d'investisseurs
21:04aujourd'hui dans le réseau
21:04en mesure des chiffres
21:06qui sont à peine à 15%.
21:07De moitié.
21:08De moitié,
21:09donc il manque beaucoup de monde
21:10au portillon.
21:12Clairement,
21:13ce qui est positif aujourd'hui,
21:14c'est que le ministre
21:16Vincent Jambin,
21:17pour ne pas le nommer,
21:18a quand même su reprendre
21:19tout le travail
21:20de certains députés
21:20et Valérie Létard
21:21qui a fait un excellent travail.
21:25On est encore
21:26dans l'effet d'annonce
21:27avec, selon nous,
21:28certaines sources,
21:29l'idée que le Parlement
21:30semble soutenir
21:31les propositions
21:32et elles sont nombreuses.
21:34Et puis,
21:34on reparle du logement.
21:35On a remis le logement
21:36au centre des enjeux.
21:37C'est important,
21:38alors qu'avant,
21:39on n'en parlait quasiment pas.
21:40On est complètement d'accord.
21:41Après,
21:42tout à l'heure,
21:43le Sondheim disait
21:44bien malin,
21:44celui qui pourra,
21:45très franchement,
21:46je pense que réellement,
21:47ça va se dénouer
21:48après les élections.
21:502027.
21:50Je parle des investisseurs.
21:52C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
21:53à part si les décisions
21:55ne seront pas prises
21:55avant la fin de l'année,
21:56en espérant qu'elles le soient.
21:57Il y a le projet de loi logement
21:58qui devrait peut-être être
22:00peut-être en septembre prochain.
22:01Voilà,
22:02mais bon.
22:03Bref,
22:04on ne rentre pas
22:04dans les complications législatives.
22:06Mais bon,
22:06toujours est-il
22:06qu'il y a beaucoup
22:07d'effets d'annonce
22:08et qui vont extrêmement
22:10dans le bon sens.
22:10Tout à l'heure,
22:11on parlait du Jean Brun.
22:12Dans la première lecture,
22:13les maisons n'étaient pas concernées.
22:15C'était une erreur.
22:16Et dans l'ancien aussi.
22:17Exactement.
22:18Donc les maisons,
22:18elles sont remises.
22:19On était à 30%
22:20par rapport aux travaux.
22:21On est descendu à 20%.
22:22On était au niveau d'étiquettes
22:23qui n'étaient absolument
22:23pas réalisables.
22:24Aujourd'hui,
22:25elles le sont.
22:25C'est du bon sens.
22:26On a le sentiment
22:27que le bon sens est là.
22:28Après,
22:28il faut-il voir.
22:29Parce que par exemple,
22:30les premiers dispositifs
22:31de ce qui a été mis en place
22:32dans le neuf,
22:33aujourd'hui,
22:33il y a un élan,
22:34il y a un effet d'annonce.
22:35On ne peut pas dire
22:35que les résultats soient quand même
22:43simples.
22:44Il faut s'y retrouver.
22:44D'où le problème de stabilité.
22:46On ne va pas rebondir sur le DPE.
22:48Enfin, le DPE,
22:48entre le moment où il était là,
22:49il est pété,
22:49il n'est pas là.
22:50Le mode de calcul,
22:51on n'y est pas.
22:52Très franchement,
22:53même en tant que professionnel,
22:56franchement,
22:56parfois,
22:56on s'arrache les cheveux.
22:58Donc là,
22:58on a besoin de stabilité.
23:00Ce qui est sûr,
23:00c'est qu'on avait besoin
23:01d'être entendu.
23:02On l'est.
23:03Besoin d'avoir des choses
23:04qui vont dans le bon sens.
23:05Ça a l'air d'être le cas.
23:06Ce qu'on souhaiterait juste,
23:07c'est que si ça va jusqu'au bout,
23:09c'est que ça puisse être
23:09suffisamment stable
23:10pour qu'on puisse avoir
23:11au moins le temps
23:11de l'expliquer à nos clients
23:13pour qu'ils puissent
23:13le mettre en oeuvre.
23:14Mais voilà,
23:15aujourd'hui,
23:15il n'y a que les investisseurs
23:16qui font que le marché
23:18n'est pas aussi bon
23:19que celui qu'on aimerait avoir.
23:20Avec également une note positive,
23:22c'est qu'à défaut
23:23de ne pas avoir le nombre,
23:24on a un profil d'investisseur
23:26qui est assez surprenant
23:27et qui montre
23:27que malgré toutes les périodes
23:29qu'on traverse,
23:29la technologie,
23:30la crypto-monnaie,
23:31l'IA,
23:31tout ce qu'on peut entendre
23:33dès le moment où on ouvre
23:34nos écrans,
23:35ce sont des jeunes
23:36aujourd'hui qui investissent.
23:37Vous voyez,
23:37il y a quand même un signal
23:38qui est très positif,
23:39c'est tout à l'heure
23:39on parlait d'attentisme,
23:40et bien ceux qui ne veulent pas attendre,
23:41ce sont les jeunes,
23:41les primo,
23:43et les investisseurs aujourd'hui,
23:44on a des profils,
23:45les tanguistes,
23:46pour ceux qui ont la référence,
23:47qui sont encore chez leurs parents
23:48et qui n'en sont pas propriétaires forcément,
23:50mais qui ont décidé
23:51de ne pas attendre
23:52et d'acheter un logement
23:53en investissement locatif.
23:54On a le profil des nomades
23:55qui ne se sont pas accélérés
23:57avec l'effet post-confinement.
23:58Aujourd'hui,
23:59on a des gens qui ne savent pas
23:59où il va l'habiter,
24:00donc finalement,
24:00c'est souvent le bon pote
24:01qui va lui dire
24:02tiens,
24:02j'ai acheté un appartement,
24:03il y en a un autre avant d'à côté,
24:04est-ce que tu y vas ?
24:05Donc on a des gens
24:05qui ne sont pas propriétaires,
24:06qui sont locataires
24:07et qui investissent dans le logement.
24:09Donc de savoir,
24:09nous professionnels,
24:11qu'on a aujourd'hui,
24:12que ce soit en RP
24:13ou en investissement,
24:15les jeunes qui finalement
24:16nous confirment
24:17que d'avoir un toit
24:18au-dessus de la tête,
24:19c'est bon
24:19et que ça reste une valeur refuge,
24:21c'est extrêmement rassurant
24:22pour la vie.
24:22Et c'est encourageant.
24:23On passe au conseil pratique,
24:25peut-être Sandrine,
24:26justement pour ceux
24:27qui souhaitent emprunter
24:28aujourd'hui les bons conseils.
24:30Alors soigner son dossier,
24:32puisqu'on l'a vu,
24:33il y a quand même
24:34des écarts de taux importants
24:35et meilleur sera le dossier,
24:37meilleur sera le taux.
24:38Donc il faut vraiment
24:39faire attention
24:40avec si possible
24:4110% d'apport.
24:42Mais il y a quand même
24:43une tolérance.
24:44Aujourd'hui,
24:44on peut emprunter avec 5%,
24:45notamment si on est jeune,
24:47avec un profil évolutif.
24:49Là-dessus,
24:49les banques sont moins regardantes
24:51si on peut prouver
24:52une gestion des comptes saine.
24:54Donc attention évidemment
24:55aux découvertes bancaires.
24:57Les banques ne sont pas fans
24:58non plus des gens
24:59qui ont des comptes
25:00dans les banques en ligne
25:01puisque il ne faut pas oublier
25:02que la banque vous fera
25:03un bon taux
25:03si elle sait
25:04qu'elle peut récupérer
25:04la relation bancaire
25:06et qu'elle peut vous procurer
25:08des livrets d'épargne,
25:10etc.
25:10Donc montrer pas de blanche
25:11auprès de son banquier
25:12et puis bien mettre
25:14en concurrence les banques
25:15ou aller voir un courtier
25:16parce que vraiment
25:17pour un même profil,
25:18on peut avoir des écarts
25:19à 0,60, 0,70.
25:21Ce qui n'est pas l'incligeable,
25:22bien sûr.
25:23Tout à fait,
25:23surtout dans cette période
25:24de hausse de taux.
25:25Et grâce à des prêts aidés,
25:27comme on a parlé,
25:28des prêts à taux bonifiés,
25:29on peut gommer vraiment
25:30la hausse des taux
25:31et arriver dans l'ancien
25:33à des taux moyens
25:34sur les différentes lignes
25:35à moins de 3 %
25:36et dans le 9,
25:37là, on peut arriver
25:38à des taux à 1,5 %.
25:40Vraiment, dans le 9,
25:41il y a des très bonnes opportunités
25:42avec ce prêt à taux zéro.
25:44Donc voilà,
25:45c'est le moment d'y aller.
25:47Il y a vraiment du potentiel
25:49pour l'instant en tout cas.
25:50Très bien.
25:51Même question, Brice ?
25:52Quelques conseils comme ça ?
25:54Côté acquéreurs,
25:55une fois de plus,
25:558 sur 10 d'entre eux
25:57vont passer par la casse crédit.
25:58Je pense que Sandrine
25:58a largement posé le décor.
26:02Peut-être rajouter côté acquéreurs
26:03de ne pas rentrer dans le piège
26:05parce que c'est souvent
26:06parfois le premier choix
26:07qui est souvent le bon
26:08mais on a tendance
26:09à vouloir se rassurer
26:10et en visiter d'autres
26:10et souvent on le regrette
26:12mais ça, c'est un peu cliché
26:12mais je le rappelle quand même.
26:14Côté vendeurs,
26:15côté vendeurs
26:15et c'est plutôt à ceux-là
26:16que j'ai envie de témoigner,
26:19c'est vraiment de leur dire
26:20à passer par un professionnel,
26:22soyez à l'écoute.
26:23On rappelle qu'on a nous,
26:24on est engagé
26:25dans une obligation de résultat.
26:27On fait partie des rares métiers
26:28dans ce monde
26:28où on n'a pas une obligation de moyens,
26:30on n'est payé qu'aux résultats.
26:31On n'a aucun intérêt
26:32à brader leur appartement,
26:34à brader leur bien.
26:34L'idée en revanche,
26:35c'est comme une impression,
26:36on n'a jamais deux fois l'occasion
26:37de faire une bonne impression.
26:38Eh bien, c'est exactement
26:39la même chose
26:39quand vous mettez en vente
26:40votre bien.
26:42Si vous passez par un professionnel,
26:43écoutez-le,
26:44faites-lui confiance.
26:45Eh bien, on vous a écouté
26:46et on vous fait confiance.
26:47Merci à tous les deux.
26:48Brice Cardi du réseau
26:50L'Adresse.
26:50Merci Olivier.
26:51Merci.
26:52Sandrine Alenier
26:53de vous financer.
26:54Merci beaucoup.
26:54Merci Olivier.
26:55Et à très bientôt
26:56pour une prochaine émission
26:58de Figaro.
26:59D'Ivo.
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