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Décryptage de l’activité des marchés, conditions d’emprunt, perspectives…Guillaume Martinaud, président du réseau ORPI et Caroline Pasquereau, porte-parole du réseau de courtiers Empruntis, présentent une série d’indicateurs et apportent leurs conseils pratiques dans l'émission Figaro Immo, animée par Olivier Marin
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00:00Vous avez un projet immobilier de maison ou d'appartement, c'est très bien, mais la période, elle est plutôt mouvementée côté politique ou économique.
00:08Alors, comment faire les bons choix ? C'est ce que l'on va voir dans cette émission. Figaro Imo, c'est parti !
00:16Deux invités sur le plateau de Figaro Imo pour décrypter l'activité des marchés, mais aussi les perspectives, les conditions d'emprunt.
00:28C'est bien sûr très important. Guillaume Martineau, bonjour. Bonjour Olivier. Président du réseau coopératif Orbi. Caroline Pesquereau, bonjour.
00:37Bonjour. Porte-parole du réseau de courtiers empruntis. Alors peut-être en introduction à tous les deux, on est à la mi-octobre avec une rentrée politique un peu mouvementée, un peu instable.
00:50Vous qui oeuvrez au quotidien pour aider les Français à se loger, à emprunter, dans quel état d'esprit êtes-vous, Guillaume ?
00:59Alors paradoxalement, un état d'esprit plutôt positif parce qu'on craignait cette rentrée lorsqu'il y a eu l'annonce de la fin du gouvernement Bayrou.
01:06J'ai craint à titre personnel que ça entraîne une déstabilisation du marché et ça n'a pas été le cas.
01:13Force est de constater qu'à mi-octobre, au moment où on se parle, on a un réseau qui va mieux, qui fait plus de chiffres d'affaires que l'année dernière.
01:21Mes confrères des réseaux aussi constatent que ça va mieux. En tout cas, il n'y a pas d'effondrement du marché.
01:26Heureusement.
01:28Non, non, non. On aurait pu le 8 septembre, toutes ces annonces et puis toute cette instabilité qui est quand même énorme et on s'attend tous les jours à ce qu'il se passe quelque chose.
01:37C'est devenu un feuilleton américain. Et bien là, il ne s'est rien passé. En tout cas, il y a une forme de résilience qui s'installe.
01:45La seule chose qu'on surveille, et je suis content d'être à vos côtés, c'est de savoir ce qui va se passer sur les taux d'intérêt.
01:52En tout cas, le marché, pour le moment, va bien, mieux qu'en 2024.
01:56Donc plutôt, pour l'instant, en tout cas, optimiste sur les conditions, l'activité, en tout cas, du marché immobilier.
02:02En tout cas, à date, ça va. L'optimisme, qu'est-ce qui va se passer dans les mois qui viennent ? Je n'en sais même plus dans les mois, d'ailleurs.
02:10On ne sait plus si c'est en semaine ou en heure, ou en jour, on ne sait plus. Mais il n'y a pas eu...
02:15Début septembre, je craignais vraiment un gros ralentissement. Je pensais que ça allait s'arrêter brutalement et ça n'a pas été le cas, à part les 15 jours de septembre où les gens font leur rentrée, les rentrées scolaires et autres.
02:24Donc on sent du dynamisme dans nos agences, avec toujours les mêmes problématiques sur le logement, les mêmes interrogations dont on parlera, mais pas d'arrêt brutal.
02:32Très bien. Caroline, l'état d'esprit.
02:35L'état d'esprit, moi je partage le positivisme de Guillaume. Nous, nous avions peur aussi qu'à la rentrée, alors que cet été, il ne s'était pas passé grand-chose, alors que les OAT s'envolaient un petit peu, on avait peur que les banques répercutent ces taux.
02:50Taux d'emprunt d'État, à 10 ans notamment, qui étaient montés jusqu'à 3,55, même au-delà.
02:55Exactement, presque jusqu'à 3,60, même semble-t-il. Il fallait forcément qu'elles puissent se répercuter sur les crédits à l'habitat pour les particuliers.
03:07Ça n'a pas été le cas dès début septembre. Et puis désormais, avec toutes ces annonces, les taux d'emprunt à l'État, effectivement, commencent à baisser, baissent vraiment.
03:17Donc, nous aussi, notre volume de production, le volume de production global continue de progresser. Notre production est plutôt bonne. Les particuliers ont besoin de se loger, donc on est plutôt aussi positif.
03:34Bon, alors justement, on va rentrer dans le détail avec vos différents indicateurs à tous les deux. Guillaume, tout d'abord pour le réseau Orpi. Alors, qu'est-ce qui a été constaté ou les chiffres clairs, en tout cas, du réseau Orpi ?
03:46Plus 14% de compromis à date, plus 17% de chiffre d'affaires aussi. Donc ça, c'est quand même positif.
03:52Une chose qui nous avait interpellé, début mi-septembre, il y avait une augmentation légère des prix. On avait constaté légère remontée, ce qui prouve bien qu'il y a une forme d'oubli très rapide des vendeurs,
04:03en se disant, ça y est, la crise est derrière nous. Donc cette crise politique a au moins un effet positif. Dans chaque pépin, il y a un butin.
04:09Ça a permis, en fait, à nos conseillers de redire à tous les vendeurs d'être très prudents. La période n'est pas à l'emballement ni à l'euphorie.
04:18Donc on a réussi à ramener cette hausse des prix à plus 3%.
04:22Donc c'est une moyenne nationale, évidemment, en fonction de la grande ville, la périphérie, la zone rurale.
04:28C'est une moyenne. Mais ce qu'on constate tout de même, c'est cette capacité qu'ont les gens à oublier très vite qu'on n'est pas non plus tiré d'affaires.
04:36On reste... Je pense qu'on est optimiste. Enfin, en tout cas, on est confiant et en tout cas, on apprécie ce moment où ce n'est pas un effondrement.
04:46Puisqu'après, apparaît 2023-2024 où c'était vraiment très dur. Donc les chiffres sont là, mais on a toujours des formes de tensions suivant les régions.
04:53Donc il convient d'être extrêmement prudent, réaliste, d'écouter les conseils, de ne pas s'envoler.
04:59Et si on arrive à maintenir ça, alors il n'y aura pas de grippage. On arrivera à faire des affaires et les vendeurs et les acquéreurs vont se rencontrer, ce qui est quand même important.
05:08On va revoir l'image, notamment la carte de France, avec là quand même des disparités au niveau des compromis.
05:14Là, c'est la période de juin à septembre. Plus 15% à Marseille, plus 13% à Toulouse. Qu'est-ce que c'est ? C'est un rattrapage ?
05:21C'est-à-dire que vous avez Toulouse, il y avait eu une inquiétude avec les droits de douane américains quand Trump avait, semble-t-il, évoqué que tout ce qui était aviation pouvait être touché.
05:32Donc toute cette région-là avait été un peu touchée. Marseille, il y a eu effectivement un rattrapage.
05:37Paris, ça peut s'expliquer, on pense en tout cas à nous que ça s'explique, par la disparition des investisseurs.
05:42Tous les gens qui achètent, qui ont du mal à acheter parce qu'il n'y a aucune visibilité sur l'investissement locatif.
05:48Donc en fait, vous voyez bien que c'est très compliqué. On ne peut pas lire une météo globale.
05:54Donc on voit que suivant les régions, suivant ce que font les confrères, leur pédagogie locale, on arrive à rattraper Nice.
06:01C'est mieux que ça ne l'a été. Même s'il y a moins 3%, mais on avait des chiffres plus négatifs.
06:09Donc je crois qu'il faut... Moi, quand j'ai cette carte chez moi, au sein du réseau, quand on fait nos présentations,
06:14on a 46 GE, 46 groupements d'intérêt économique. Jusqu'à peu, il y avait beaucoup de rouge.
06:20Alors c'est notre couleur, mais enfin, dans ce tableau-là, je n'aime pas trop la voir.
06:25Et en fait, à part une ou deux régions, tout est au vert. Donc on voit bien que ça a rebougé.
06:31Et ça traduit ce que certains annoncent. C'est-à-dire qu'on devrait être autour des 940 000 ventes cette année pour 2025.
06:39C'est plutôt un bon résultat.
06:41Oui, parce qu'en fait, on est toujours aux alentours, à part des années exceptionnelles comme 2022.
06:45Mais enfin, si vous regardez depuis une quinzaine d'années, c'est toujours entre 700 000 et 800 000 ventes.
06:50Donc si on est à 900 000 ou un peu plus, ça sera effectivement bon signe.
06:55Il me semble que les Français ont vraiment compris que les changements politiques,
06:59ça n'a plus le même effet qu'il y a quelques années avant les élections.
07:03Tout s'arrêtait, c'était brutal. On ne faisait plus rien parce qu'on attendait de savoir ce qui allait se passer.
07:06Aujourd'hui, on voit bien que c'est la grande... Je ne sais même plus quoi dire.
07:10Enfin, ça tourne sans arrêt. Donc les gens se disent qu'il faut se loger.
07:14Donc on fait le boulot sur les prix, sur ce qu'on doit trouver.
07:18Et puis après, on attend avec intérêt la suite.
07:22Un mot sur les marges de négociation. Où en est-on ? En tout cas chez vous, chez Orpi, à peu près ?
07:27On a plus d'offres. Quand je parle d'offres, c'est plus de biens sur le marché.
07:30On constate depuis juillet que les acquéreurs sont un peu plus... Négociés un peu plus.
07:37C'est-à-dire qu'on a des offres, pour le coup, des offres d'achat.
07:39Mais les gens reviennent un peu en arrière parce que je pense que l'inquiétude aussi pour les acquéreurs
07:44peut aussi faire qu'ils reculent un peu.
07:46Et puis il y a cette volonté de négocier, de continuer à négocier les prix.
07:50C'est pour ça que le fait que les prix, on ait réussi à ralentir un peu ce début de hausse
07:55qui semblait repartir, c'est un bon signal.
07:57Ça veut dire que tout le monde écoute.
07:59Très bien.
08:01Eh bien, on va écouter Caroline Pasquereau qui va nous éclairer maintenant pour le réseau Empruntis
08:06sur les conditions d'emprunt, les taux d'intérêt et puis peut-être la production de crédit.
08:11Où en est-on, Caroline ?
08:12La production de crédit chez Empruntis, on est similaire à la production nationale de crédit.
08:17Par rapport à l'année dernière, c'est plus 40% de production de crédit.
08:21Là, on est passé au-delà des 12 milliards d'euros de production mensuelle.
08:31On a cette stabilité depuis le printemps, depuis que les taux sont stables.
08:35On est même monté à 13 milliards d'euros de production.
08:41À titre indicatif, on est dans les mêmes proportions qu'en 2016, alors que les taux étaient à 1%.
08:47Aujourd'hui, on est à plus de 3% et on a quand même ce même volume de production.
08:53Donc, je vous rejoins complètement, Guillaume.
08:55Ça veut dire que chacun se délie un peu de ce qui se passe au niveau politique.
09:03Malheureusement, les impacts politiques ne sont plus aussi percutants sur les décisions de chacun.
09:10On est plus sur des impacts économiques.
09:12On va plus regarder ce qui se passe au niveau de la Banque Centrale Européenne, au niveau de l'inflation.
09:19C'est ça qui va être la métrique des taux et c'est ça qui va dynamiser.
09:23Alors, justement, les taux d'intérêt, où en est-on ?
09:25Alors, les taux d'intérêt, ce que je vous disais, ils sont stables depuis le printemps.
09:30Cet été, on avait 3,30% en moyenne, toute durée confondue, c'est ce que vous indiquez.
09:393,31, oui.
09:41Exactement.
09:42On voit qu'on est à 3,35 sur 20 ans.
09:44C'est la durée qui est notre jalon, plutôt.
09:493,35, c'est effectivement plus que les 3% auxquels on avait pu s'habituer au début d'année.
09:55Mais c'est bien.
09:563,35, on est dans de la normalité.
09:59Il faut vraiment considérer que ceux qui avaient pu emprunter à 1 ou 2% étaient dans une anomalie.
10:05Alors, ils ont bénéficié de cette anomalie, même s'il y avait une répercussion quand même sur les prix.
10:10Aujourd'hui, il est bon d'emprunter, toujours, parce que 3,35, ou dans les 3,30, en tout cas, on est sur des bons taux de crédit.
10:18On va voir, justement, des profils très différents entre le primo-accédant et notamment le secondo-accédant.
10:25Oui.
10:26Alors, effectivement, sur le marché, c'est à peu près 50-50, plus ou moins, c'est 45-55.
10:33Lorsqu'on était en difficulté, c'est que le primo-accédant était sorti du marché parce que c'était trop haut,
10:39il ne pouvait pas, il n'avait pas la capacité d'emprunt pour pouvoir se loger.
10:43Donc, on avait un recul du marché.
10:45Y a-t-il eu un effet prêt à taux zéro ?
10:47Alors, évidemment, il y a eu un effet prêt à taux zéro, baisse des taux, jumelé au prêt à taux zéro,
10:52avec un prêt à taux zéro aussi élargi, avec des offres qui ont été bonifiées par les établissements bancaires.
10:59Donc, c'est vrai que quand on voit le taux moyen appliqué qui est de 2,66 sur cette infographie,
11:06c'est bien en deçà du taux moyen.
11:09C'est l'effet prêt à taux zéro, c'est l'effet des prêts boostés.
11:11Mais aussi pour les jeunes, parce qu'on pourra voir aussi que les moins de 30 ans ont encore des taux plus favorables.
11:18Prêt à taux zéro essentiellement, bien sûr, dans le neuf,
11:20qui permet de couvrir jusqu'à 30% pour l'acquisition d'une maison neuve
11:24et jusqu'à 50% pour un appartement neuf, on va dire.
11:27Et puis, c'est ouvert à l'ancien, mais avec des conditions de travaux et pas partout.
11:31Les zones ont quand même été élargies.
11:34On a bien vu, si on parle effectivement des mesures du gouvernement,
11:38il y en a eu sous l'ancien gouvernement.
11:41Lequel ?
11:42C'est ce que j'allais vous dire.
11:43Lequel, parce que là, on ne sait plus.
11:45Lequel, je crois que c'était quand même sous M. Bayrou.
11:47Valérie Létard avait quand même mis des choses en place.
11:50C'était très bien pour nous tous, pour nos deux industries, l'industrie de l'immobilier.
11:56Et il y a une continuité quand même qui est souhaitée sur toutes ces mesures.
12:01On voit que ça a porté ses fruits parce qu'on a eu un retour des acquéreurs pour les prêts à taux zéro,
12:05des personnes qui avaient mis en suspens leurs projets,
12:09qui ont repassé la porte de notre réseau de courtiers et empruntices
12:15parce qu'il y avait de nouvelles mesures qui étaient mises en place.
12:18Alors, qu'est-ce que l'on pourrait dire, peut-être tous les deux, justement,
12:21en tout cas ceux qui ont un projet de vie, d'acquisition de maison ou d'appartement continu.
12:25Il y a toujours des projets.
12:27Par contre, peut-être pour l'investisseur, là, il peut attendre,
12:31d'avoir quand même plus de visibilité en termes de fiscalité, de financement.
12:36Quels sont à la fois les freins et les leviers, Guillaume ?
12:38Les freins, justement, c'est qu'il n'y a pas de visibilité, il n'y a pas de stabilité fiscale.
12:42On passe par des phases de montagne russe.
12:45François Bayrou devait annoncer, a priori, parce qu'on avait compris,
12:49début septembre, un statut du bailleur privé.
12:51Donc, tout le monde commençait à retrouver le sourire.
12:53Patatrasse et quitte le gouvernement.
12:55Et là, on découvre, hier ou avant-hier, que dans le projet de loi de finances,
12:59il n'y a pas d'amendement là-dessus.
13:00Donc, je pense que les investisseurs ont tendance à déserter,
13:05parce que vous ne pouvez pas acheter si vous n'avez pas de visibilité.
13:10Ce dont on parlait, je vous rejoins, sur les primo-excédents,
13:12ça nous a frappé, ils sont revenus, effectivement.
13:13Donc, ceux qui doivent acheter pour se loger, on les a, on les voit.
13:17Même dans l'ancien, avec Travaux.
13:18Oui, oui, on les voit, parce que les prix ont pu se renégocier.
13:22Il y a eu cet effet depuis deux ans.
13:24On s'est réhabitués à des taux, et je vous rejoins aussi,
13:26sur le fait qu'on soit à 3, 3,30, c'est la norme.
13:30Ce qui n'était pas normal, c'était avant.
13:32Par contre, les investisseurs n'ont aucune visibilité.
13:35Nous, on ne sait pas quoi leur dire.
13:36On ne sait plus quoi dire, finalement, au pouvoir public,
13:38parce que, quels que soient les ministres,
13:41on s'aperçoit que ça change sans arrêt.
13:43Donc, il n'y a pas de...
13:45En fait, ce matin, j'entendais la députée,
13:47enfin, la maire de porte-parole des LR qui parlait de logement.
13:51Alors, nous sommes jeudi 16 octobre, je précise.
13:54Au moment où nous enregistrons l'émission.
13:56Voilà.
13:56Et elle parlait de logement.
13:58Et beaucoup parlent de logement.
14:00Tous parlent de logement.
14:01Et moi, la question que je serais tenté de leur poser,
14:03c'est, mais quelle est votre vision et quelle est votre politique du logement ?
14:06Parce qu'en parler, c'est une chose.
14:08On est dans l'incantation.
14:09Sans faire de politique aucune, je ne juge pas.
14:12On doit loger tous les Français.
14:13Mais je ne vois pas, je n'entends pas depuis 4 ans une politique de logement.
14:18Donc, les investisseurs, pour acheter, doivent avoir une vision.
14:24Et aujourd'hui, je mets au défi quiconque a des enfants de loger ses enfants en région,
14:28ou n'importe où, même sur Paris.
14:30Vous ne trouvez rien.
14:30Parce qu'il n'y a pas de bien à louer.
14:32Il y a la queue dans les agences.
14:33On n'ose pas mettre un bien sur le marché parce qu'on a 200 appels d'un coup.
14:37Ce n'est pas normal.
14:39Et ça, ça perdurera tant que les pouvoirs publics et les gouvernements, quels qu'ils soient,
14:43ne prennent pas ça en main.
14:45Caroline, et pour inciter à investir dans l'immobilier ?
14:48Inciter, je rejoins complètement Guillaume.
14:51Comment ?
14:52Comment il faut assurer la continuité de ce qui a été déjà réalisé dans des propositions,
14:59à mon sens.
15:01Les réajuster s'il y a besoin.
15:02Ça changera peut-être, effectivement, en fonction de la couleur politique.
15:06Je vous rejoins.
15:07Mais on a besoin de cette stabilité.
15:09Il ne faut pas recommencer à zéro.
15:12Repartir avec des mesures qu'il va falloir réétudier, etc.
15:16Il y a des choses qui avaient été proposées.
15:19On est vraiment dans un no man's land.
15:21Donc, il faut absolument qu'il se passe quelque chose.
15:24Même s'il faut le corriger après parce qu'il pourrait y avoir des failles.
15:27Et les investisseurs, aujourd'hui, quoi leur dire, effectivement ?
15:30Aujourd'hui, on leur disait, ça va bientôt sortir.
15:33On ne peut rien leur dire encore aujourd'hui.
15:35Et maintenant, ceux qui voudraient investir, attendent.
15:39Ceux qui, encore quelques mois, se disaient, tant pis, j'y vais,
15:42parce qu'il faut quand même le faire.
15:43Les taux sont bons.
15:44L'offre est bonne.
15:45J'y vais.
15:46Là, on se dit que peut-être, il faut attendre.
15:48Mais est-ce qu'on va avoir quelque chose avant les élections présidentielles ?
15:53Ce que je n'arrive pas à comprendre, en fait,
15:55c'est que ça concerne tout le monde.
15:56Parce qu'on parle de l'investisseur privé.
15:58Mais quand il achète, il y a une chaîne derrière qui travaille.
16:00C'est-à-dire que les promosseurs, tout le secteur du neuf est sinistré.
16:04Donc, ça fait travailler beaucoup de gens.
16:06Jusqu'au client final, finalement, qui nous importe tout.
16:08C'est ce locataire qui rentre, qui pousse une porte et qui a besoin de se loger.
16:11Donc, ce n'est pas un problème de riche.
16:13C'est un problème de...
16:14Il faut que l'investisseur puisse avoir un retour sur cet investissement.
16:18Prenne un risque.
16:18Parce qu'investir, acheter un bien, c'est prendre un risque.
16:21C'est l'entretenir.
16:22Ça fait travailler les entreprises du bâtiment.
16:23Donc, il y a certainement une raison.
16:26Je pense que fiscalement et le budget, on voit le niveau de la dette.
16:28Donc, on ne peut pas demander des miracles.
16:30Et nous, on n'attend pas des miracles.
16:32Ce qu'on attend simplement, c'est une stabilité.
16:34Qu'on nous dise, écoutez, voilà, c'est comme ça.
16:36Ça ne bouge pas pendant 15 ans.
16:38Mais pas de promesses inconsidérées.
16:41On reste réaliste.
16:42On ne demande pas à la Lune.
16:44Et puis, on permet de loger des familles, des étudiants.
16:46Ça profite à tout le monde.
16:47Quelles que soient les tendances, ça profite à tout le monde.
16:50Et je suis effaré par le nombre d'appels qu'on peut recevoir.
16:53Et même moi, à titre personnel, de gens qui m'appellent en me disant,
16:55tu ne peux pas intervenir sur telle agence en région parce qu'on a vu un appartement.
16:59Il y a tant de dossiers.
17:00On voudrait pouvoir loger notre fils.
17:01On en est là.
17:02C'est-à-dire que les gens, c'est le système D en permanence.
17:06Le DPE, MaPrimeRénov', est-ce qu'on est à la hauteur des enjeux ?
17:10Où en est-on, Caroline ?
17:11Là, on a besoin aussi d'une lecture simple.
17:15Ça a été mis en place.
17:16C'est très bien.
17:16Il faut des mesures novatrices.
17:19Il faut qu'on arrive à sortir un petit peu de tout.
17:21Il faut qu'on remette des logements sur le marché.
17:24Il faut inciter effectivement les bailleurs à réaliser des travaux
17:29pour que ça revienne dans le système de location.
17:32Donc, on a des bonnes nouvelles, a priori,
17:34puisqu'il y aurait jusqu'à 800 000 logements qui reviendraient.
17:37À partir du 1er janvier 2026, avec l'électricité, là.
17:41Exactement.
17:42Ça a pris en compte.
17:43De nouveaux calculs, en fait.
17:44De nouveaux calculs.
17:45On n'est pas à l'abri de calculs encore qui viendraient changer encore une fois.
17:51C'est ce manque de lisibilité qui est toujours assez gênant.
17:54Moi, je suis contente à chaque fois que je vois qu'il y a une mesure qui est prise,
17:57quelle qu'elle soit, parce que si elle a pour objectif de dynamiser,
18:02de remettre des biens sur le marché, de remettre des biens à la vente,
18:06c'est extrêmement bénéfique pour tous.
18:10Est-ce qu'ils sont utiles ?
18:11Oui, ils sont de toute façon utiles.
18:14Mais on a besoin quand même d'avoir cette lecture simple.
18:17Alors, tant les agents immobiliers, quel que soit leur réseau,
18:20que les courtiers sont là pour décrypter aussi tout ça,
18:24parce que chacun est noyé et lit tout et n'importe quoi sur ces mesures.
18:29Il faut savoir les décrypter pour qu'elles soient du concret,
18:32pour pouvoir passer au stade du projet, à la réalisation.
18:35Et on a besoin de confiance, on a besoin de transparence.
18:37Guillaume, sur le DPE notamment.
18:39Écoutez, sans très redonnant, j'ai quand même discuté avec un député dernièrement
18:43qui devait faire des travaux et qui m'a lui-même avoué
18:45qu'il ne comprenait rien à ma prime rénov'.
18:47Donc je me dis, si vraiment vous-même, vous imaginez le reste des Français,
18:52c'est-à-dire qu'on a besoin de simplicité, je pense.
18:56Il y a une espèce de tourbillon permanent.
18:58C'est de l'agitation permanente et on a besoin de...
19:02Mais à force de le répéter, je me demande si je ne vis pas dans un numéro télévisé
19:05ou c'est du prisonnier ou vous répétez la même chose
19:08et vous finissez par croire que personne ne vous entend.
19:11Donc c'est les courtiers, les banquiers, les présidents de réseau,
19:16tous les acteurs du logement disent la même chose.
19:20Donc soit on nous dit une bonne fois pour toutes,
19:22on ne peut pas arrêter de demander et faites avec.
19:25Et là, tout le monde s'adapte.
19:27Ou alors on prend des mesures courageuses qui porteront, qui aideront les gens.
19:33Parce qu'en fait, aider le logement, c'est aider l'économie.
19:35Il doit y avoir une raison qui m'échappe.
19:37S'ils ne le font pas, je ne pense pas que ce soit pour nous embêter.
19:39Donc il y a forcément quelque chose.
19:41Mais ma prime rénov', il faut avoir fait polytechnique pour comprendre les textes.
19:45Et tout le reste est à l'avenance.
19:46C'est-à-dire qu'on vous...
19:47On met, on retire, on retire pour six mois, mais on remet.
19:50Il y a 800 000 le premier.
19:52Donc comme bientôt, on va regarder le signe astral
19:53pour savoir si vous rentrez, si vous êtes du bon des camps.
19:56Donc c'est devenu le Far West.
19:59Et pour autant, ce sont des obligations désormais.
20:02C'est rentrer dans les obligations.
20:03Vous, vous devez, dans les agences immobilières, les indiquer.
20:06Les banques en tiennent compte.
20:08Oui, ça, il n'y aura pas de retour en arrière.
20:09Il n'y aura pas de retour en arrière, mais c'est absolument nécessaire.
20:12Justement, la lecture soit simple.
20:13Parce que les conditions des taux aussi, par exemple,
20:17les conditions d'octroi du crédit,
20:19dépendent aussi de la note du bien.
20:22Avant, il y avait l'emprunteur,
20:23le bien, la leçon, l'offre et la demande,
20:25savoir s'il y avait une fluidité dans le marché.
20:27Et désormais, il y a le bien en lui-même.
20:29C'est pour ça qu'il ne faut pas confondre ma prime rénov' et les DPE.
20:31Les DPE sont vraiment très importants.
20:34Nous, on a soutenu toutes les mesures courageuses, finalement,
20:37qui avaient été prises.
20:38Parce que c'est beaucoup de travaux pour les Français.
20:41Mais ça stabilisera et ça donnera un meilleur confort de vie
20:44pour nos compatriotes.
20:46Et les DPE, je vous rejoins, effectivement,
20:47les banques regardaient avant la distance,
20:49la voiture, l'usure.
20:50Maintenant, le DPE.
20:51Il y a eu ces changements aussi de DPE.
20:536 mois avant, les DPE tels, hop, après, on a changé
20:56parce qu'on s'est rendu compte que c'était une aberration.
20:59Oui, il faut s'accrocher.
21:00On a besoin de lisibilité.
21:02Oui, voilà.
21:02Alors, à propos, justement, de lisibilité,
21:05on va écouter vos conseils pratiques
21:06pour ceux qui souhaitent emprunter,
21:08pour ceux qui souhaitent acheter ou vendre un logement.
21:11Conseils pratiques pour emprunter, actuellement.
21:13Alors, mettre toutes les cartes,
21:15d'avoir toutes les cartes en main
21:17et d'avoir un bon jeu, si on en reste sur les cartes.
21:21Dès lors qu'on sait qu'on va mûrir un projet,
21:25il faut avoir des comptes qui soient sains.
21:29Les banques regardent, effectivement, les comptes.
21:31Une bonne gestion de comptes,
21:32ça veut dire qu'il y aura un bon remboursement de son emprunt.
21:36C'est du bon sens.
21:38Mais ça fait toujours du bien de le dire.
21:40Il faut prévoir, effectivement, son projet,
21:43le mûrir, se faire accompagner.
21:45C'est toujours le bon moment,
21:48surtout quand on est primo-accédant,
21:49d'emprunter, dans des conditions
21:51qui sont de la normalité aujourd'hui.
21:55Les taux, selon vous, ne vont pas bouger
21:57d'ici la fin de l'année, ou très peu ?
21:59C'est difficile de se projeter ?
22:00C'est très difficile, mais, effectivement,
22:02sortir de l'été, on s'attendait à une hausse
22:05qu'on n'a quasiment pas eue.
22:07On a eu 0,10%
22:09lorsqu'il y en avait
22:11sur les durées les plus standards.
22:13On s'attendait à ce que, peut-être,
22:16il y aurait une petite hausse
22:18qui serait réalisée d'ici la fin de l'année.
22:20Mais comme les taux d'État
22:23viennent de baisser,
22:24on a déjà, nous, certains établissements
22:26qui viennent de corriger, à la baisse.
22:28À la baisse.
22:28Donc, les taux d'intérêt pour les particuliers.
22:30Ça, c'est une bonne nouvelle.
22:32Il fallait commencer par ça.
22:35Pour vouloir travailler un tout,
22:36je ne vous dis pas que les taux vont baisser.
22:38Déjà, je n'en sais rien.
22:40Mais c'est que certains vont corriger.
22:42C'est-à-dire que les dossiers de crédit
22:44qui rentrent aujourd'hui, de toute façon,
22:46sont pour les volumes de production
22:47de l'année 2026.
22:49D'accord.
22:49Donc, les banques ont des volumes
22:51de production à respecter, etc.
22:52Donc, les vannes ne sont pas du tout fermées.
22:54Les banques sont plutôt ouvertes.
22:55Elles cherchent plutôt des bons profils.
22:57Quand on est dans un marché
22:58qui fonctionne bien,
23:00elles vont chercher plus des profils.
23:02Elles vont être un peu plus regardantes.
23:03D'où la qualité de son dossier,
23:05son projet qui est bien mûri,
23:07des comptes qui sont sains.
23:08Donc, ça, ce sont effectivement les conseils.
23:10Et sur notre projection de taux,
23:13certaines ont quand même besoin aussi
23:16de rattraper le retard qu'elles ont eu
23:17au courant de l'été
23:18quand les taux ont beaucoup augmenté.
23:20C'est-à-dire qu'elles empruntaient,
23:21elles, plus cher.
23:21Donc, ça leur coûtait presque de l'argent
23:23de prêter.
23:24Donc, elles vont peut-être ne pas bouger
23:25parce que là, ça se détend pour elles
23:27un petit peu.
23:27Donc, elles vont avoir un facteur stress
23:29moins important.
23:29mais peut-être que certaines
23:33qui ont envie de prendre de l'avance
23:34sur 2026,
23:36et c'est la banque en question
23:37à laquelle je pense,
23:39va un peu baisser ses taux.
23:41D'accord.
23:41Et alors que d'autres vont rester, peut-être.
23:43Bon.
23:43Voilà.
23:44On s'est stable.
23:45Tout des bonnes nouvelles.
23:46Guillaume Martineau.
23:47Je pense sur l'acquisition.
23:48De bonnes nouvelles.
23:49Les conseils.
23:50Les conseils, c'est de,
23:51si on reste dans le thème du jeu,
23:53c'est justement de ne pas jouer,
23:54c'est d'acheter quelque chose
23:55pour se loger,
23:56pas pour faire un coup.
23:56Là, je parle pour les gens
23:57qui achètent pour habiter,
23:59pas d'investissement.
24:01On n'achète pas un produit,
24:02on achète un logement.
24:02On achète un logement
24:03et c'est toujours important
24:04de se rappeler de ça.
24:05De vérifier évidemment
24:07que ce que vous achetez
24:08peut se revendre
24:09parce que quand on achète,
24:10il faut toujours penser à la revente.
24:11Donc, acheter quelque chose
24:13qui soit facilement revendable.
24:15Mais après,
24:16les conseils, c'est difficile
24:18parce que les conseils,
24:19c'est de dire
24:19de ne pas se laisser aveugler
24:21par un joli jardin
24:23ou quelque chose comme ça.
24:24C'est vraiment de visiter.
24:25Par exemple, un conseil,
24:26on arrive en novembre,
24:27octobre-novembre,
24:28je dirais que c'est le bon moment
24:29pour visiter
24:30parce que quand vous visitez
24:31en novembre, décembre,
24:33vous voyez les jardins
24:34à l'état naturel,
24:36sans fleurs, sans rien,
24:36vous voyez si les maisons
24:37sont bien chauffées.
24:38Donc, c'est en fait
24:39un très bon moment.
24:40Souvent, les gens attendent
24:41le printemps
24:41et avec plus de 30 ans
24:43d'immobilier,
24:44je m'aperçois
24:44qu'il vaut mieux visiter
24:45octobre, novembre, décembre
24:46et acheter à ce moment-là
24:47parce que vous voyez
24:49vraiment la réalité,
24:50vous voyez le bien
24:50au pire moment.
24:52Et donc, ça,
24:52c'est un côté, je dirais,
24:53pratique, pratico-pratique.
24:55Même question
24:56pour Caroline
24:57sur les taux d'intérêt.
24:58Sur les prix de l'immobilier,
24:59ceux qui vous écoutent aussi,
25:00ce n'est pas évident non plus,
25:01mais quel est votre sentiment,
25:03les tendances,
25:04Guillaume Martineau ?
25:04Les tendances ne sont pas
25:05à la hausse.
25:06Donc, ceux qui m'écoutent,
25:07s'il y en a qui m'écoutent,
25:08c'est surtout ne repartez pas,
25:10ne commettez pas l'erreur
25:11de réaugmenter vos prix.
25:13On voit bien en agence,
25:14moi, j'ai deux agences
25:15et je vois bien
25:16ce qui se passe.
25:18Nos acquéreurs
25:19sont circonspects.
25:20Donc, aux vendeurs,
25:22surtout, faites des estimations,
25:25méfiez-vous des sirènes,
25:26regardez la réalité,
25:28mettez-vous à la place
25:28d'un acquéreur.
25:29Moi, je leur demande toujours,
25:30mes conseillers,
25:31de calculer les mensualités,
25:32de dire à un vendeur,
25:33voilà, pour acheter votre bien,
25:35voilà ce qu'il faut comme apport
25:36et voilà ce que ça coûte par mois.
25:37Et souvent,
25:38les vendeurs
25:40ne pourraient pas racheter
25:40leurs propres biens.
25:41Donc, soyons vigilants.
25:45Je pense que la légère correction
25:47qui vient de se faire
25:48est une bonne chose.
25:50En fait, il faut toujours
25:51qu'il y ait un moment de crise
25:52pour que les gens
25:52prennent conscience qu'eux.
25:54Donc, voilà.
25:54Donc, là, on est dans un moment
25:55où c'est relativement bien.
25:58Donc, ne cassons pas la machine.
25:59Ceux qui veulent vendre
26:00arriveront à vendre.
26:01Très bien.
26:01Pour terminer en conclusion
26:02à tous les deux,
26:03peut-être un mot
26:04de vos développements respectifs
26:05du côté d'Andre Pintis.
26:08Alors, nous,
26:08on est assez orientés
26:10aux technologies.
26:11Oui.
26:13On a déjà fait,
26:15par le biais de notre groupe,
26:17quelques avancées
26:18qui vont nous permettre
26:19de fluidifier les opérations,
26:22de les simplifier.
26:23On a un vrai côté humain
26:24et on pense que,
26:26comme un agent immobilier,
26:27le courtier a ce devoir,
26:31en fait,
26:32d'accompagnement.
26:34Et c'est vraiment rassuré.
26:36Donc, tout ce qui ne peut pas
26:37être traité par les machines,
26:37de l'empathie,
26:39de l'écoute,
26:39etc.,
26:40sera traité
26:41et continuera à être traité
26:42par nos franchisés
26:43et nos courtiers.
26:44Mais on est en train
26:45de développer,
26:46notamment via
26:47l'intelligence artificielle,
26:49beaucoup de modules
26:50qui vont nous permettre
26:51une meilleure lecture,
26:52la simplification
26:53dans le process.
26:54Guillaume Martineau.
26:56Alors, notre réseau
26:57reprend des agences.
26:58Donc là,
26:59on est plutôt contents.
27:00On a développé
27:00le concept d'Orpi Village.
27:01Donc, on va dans les territoires
27:02là où il n'y avait pas d'agence.
27:04Donc, ce ne sont pas
27:04des agences low cost,
27:05des agences avec le même service
27:06où il y a peu de marché.
27:08Et on élargit notre offre.
27:09C'est-à-dire qu'on a créé
27:09des filiales sur l'assurance,
27:11sur le financement aussi,
27:12pour aider,
27:12pour accompagner nos clients,
27:14pour trouver des financements
27:15et des assurances
27:16un peu plus simplement.
27:17Donc, on travaille évidemment
27:18avec l'intelligence artificielle
27:20parce que ça bouleverse
27:20le paysage.
27:24d'agence.
27:25Eh bien, merci à tous les deux.
27:27Merci de nous avoir donné
27:28des couleurs,
27:28en tout cas de ce marché
27:29qui, pour l'instant,
27:30est dynamique.
27:32Guillaume Martineau-Orpi,
27:33merci infiniment.
27:34Merci.
27:34Caroline Pasquereau
27:35pour Empruntis,
27:36merci beaucoup.
27:37Merci Olivier.
27:38Et à très bientôt
27:39pour une prochaine émission
27:41de Figaro Imo.