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  • il y a 2 jours
Guillaume Martinaud, président du réseau Orpi et Maxime Chipoye, directeur éditorial du courtier Meilleurtaux livrent leurs analyses sur les tendances des marchés et les conditions d’emprunt, dans un contexte d’incertitudes. Emission Figaro Immo, animée par Olivier Marin sur Figaro TV.

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Transcription
00:00Vous souhaitez vous lancer dans un projet immobilier, vous avez raison, mais la période est aux incertitudes.
00:06Alors, quels sont les bons conseils ? C'est ce qu'on va voir dans cette émission.
00:09Figaro Imo, c'est parti !
00:18Deux experts sur le plateau de Figaro Imo pour analyser l'activité des marchés de l'immobilier,
00:25mais aussi nous éclairer, donner des bons conseils pratiques.
00:28Guillaume Martineau, bonjour.
00:30Bonjour Olivier.
00:31Guillaume Martineau, président du réseau France Orpi, coopérative Orpi.
00:37Maxime Chipoy, bonjour.
00:38Bonjour Olivier.
00:39Alors, vous êtes en fait directeur éditorial de Meilleur Taux, porte-parole du courtier Meilleur Taux.
00:45En introduction, justement, tous les deux, peut-être pour avoir aussi votre état d'esprit,
00:49j'aimerais vous demander comment vous percevez le contexte immobilier actuel.
00:54Il y a pas mal de turbulences.
00:56Est-ce que c'est le moment de se lancer dans un projet immobilier ?
00:59Quel est votre état d'esprit, Guillaume ?
01:02Je dirais que pour le moment, ça tient.
01:03C'est la bonne surprise de ce printemps, c'est qu'on est en progression par rapport au premier trimestre
01:07de l'année dernière.
01:08Donc, les événements géopolitiques, on craignait que ça allait avoir un impact,
01:12que ça n'ait un impact direct.
01:14Pour le moment, ce n'est pas le cas.
01:15Donc, on reste prudent.
01:17Et pour le moment, ça tient.
01:19Et c'est effectivement le moment d'acheter.
01:20Déjà parce qu'on est au printemps,
01:22donc c'est là que vous construisez votre futur parcours immobilier sur l'année,
01:27sur les rentrées scolaires et autres.
01:28Les projets de vie pour la rentrée.
01:30Les banques nous accompagnent.
01:32Il n'y a pas de...
01:33Je ne vais pas dire que tous les clignotants sont au vert,
01:35parce que ça serait oublier ce qui se passe à côté.
01:39Mais il n'y a pas d'effondrement.
01:40Donc, c'est plutôt la bonne nouvelle de cette période dans laquelle nous intervenons.
01:44Très bien. Maxime, sentiments ?
01:46Effectivement, chez Meilleur Taux aussi, on constate...
01:50On est assez serein, ce qui peut être étonnant vu la géopolitique actuelle.
01:54Mais ce qu'on constate, c'est que les banques ont certes légèrement augmenté leurs taux,
01:59mais prennent leur part, prennent leurs responsabilités
02:02et n'ont absolument pas envie de rater ce printemps,
02:04qui est un printemps toujours très important pour réussir leur année.
02:07Et donc, elles sont prêtes à faire beaucoup de compromis avec les clients.
02:11Alors justement, on le verra tout à l'heure dans un second temps
02:13sur l'évolution, justement, des taux d'intérêt et des conditions d'emprunt.
02:18On va démarrer par le marché traditionnel de l'ancien et le réseau Orpi.
02:22Guillaume Martineau, tout d'abord, quelques chiffres clés,
02:25des observations sur le premier trimestre.
02:28On est à plus 1,06 exactement.
02:30Donc, on voit que ça tient.
02:34Vraiment, il faut retenir ça.
02:36Il n'y a pas d'effondrement.
02:37On a toujours autant de gens qui s'intéressent, d'estimations.
02:40On rentre plus de mandats aussi.
02:42C'est assez intéressant parce qu'on a lancé un nouveau mandat Orpimax
02:45qui nous montre que les Français ne renoncent pas à leurs projets immobiliers,
02:49leurs projets de vente aussi.
02:51Donc, ça, c'est bien.
02:53On constate que le marché, le prix reste toujours très important pour nos clients.
02:57Critère numéro 1.
02:58Le prix, on a fait une étude dernièrement dont on parlera sûrement,
03:01mais 64% des gens qui répondent nous disent que le prix reste toujours prioritaire,
03:06très important.
03:07On a quelque chose qui nous frappe, c'est qu'il y a quasiment un Français sur deux
03:12qui répond qu'il voudrait vivre en rural.
03:14Donc, il n'y a pas de recul malgré ce qui se passe avec la crise énergétique.
03:19On aurait pu penser que l'essence freine cette envie de ruralité,
03:22en tout cas de sérénité, de vivre dans d'autres environnements.
03:26Donc, le cadre de vie qui est privilégié.
03:28Oui, aujourd'hui, je dirais qu'on achète plus un cadre de vie que des mètres carrés.
03:31Ça, c'est le grand anciennement qu'on tire de ces derniers mois.
03:34C'est que les gens aspirent à vivre paisiblement,
03:37à avoir des transports à côté.
03:39On voit que les franciliens souffrent un peu plus que les autres.
03:42Ils ont quand même 68% à nous dire qu'ils n'arrivent pas à se loger facilement,
03:46que c'est difficile, les conditions d'accès au travail et au logement.
03:50Donc, il y a une envie de villes moyennes, de villes paisibles
03:53où on peut avoir des transports, des écoles.
03:56Donc, les gens aspirent à ça.
03:58Oui.
03:59Donc, de la tranquillité, de l'espace de la verdure,
04:02mais toujours quand même proche de services, de transports, de proximité.
04:07Il y a cette envie à la fois de campagne, mais aussi de villes.
04:10La quadrature du cercle.
04:11C'est-à-dire que...
04:11Mais néanmoins, on voit des villes qui sortent du lot,
04:14qui ont su apporter ça.
04:15On a vu des villes comme Bourges ou comme Pau, par exemple, dernièrement.
04:18Ils sont transformés véritablement.
04:21Et ça a attiré de nouveaux clients.
04:24On voit que les jeunes aussi, ça c'est un enseignement assez important.
04:27Il y a une forme de résilience de nos jeunes acquéreurs
04:30qui ont compris qu'en fait, il n'y aurait pas de...
04:33Non pas d'amélioration, mais qu'ils n'attendent pas d'amélioration
04:36dans les prochains mois en se disant qu'il n'y aura plus de guerre,
04:38plus de chômage, enfin que tout va aller bien.
04:40Donc, les gens achètent.
04:41C'est ce que disait Maxime.
04:42On se confirme, c'est-à-dire que comme les banques jouent le jeu,
04:45nos jeunes se disent que c'est le moment d'acheter aussi maintenant.
04:47Peut-être que dans une crainte d'éventuel taux,
04:50si vraiment tout empirez.
04:52Donc, il y a une forme de résilience qui s'installe.
04:55Et ça, ça me frappe.
04:57On aurait pu croire que les gens s'arrêteraient en disant
04:59« Oh là là, arrêtons tout maintenant avec tout ce qui se passe. »
05:01Et pas du tout.
05:02Ils ont envie de continuer à acheter, se mettre à l'abri,
05:06préparer l'avenir en achetant.
05:07Donc, c'est important.
05:08Sur les prix et les secteurs,
05:10est-ce qu'il y a des choses en particulier que vous avez observées ?
05:13Non, ça reste très disparate.
05:15Au sein même de mêmes régions,
05:18il n'y a pas de choses équivalentes partout.
05:22Il y a eu une légère augmentation des prix.
05:24On a constaté qu'on était à 1,5 en niveau prix,
05:28mais ça reste quand même assez modéré.
05:30Fin septembre 2025, on avait eu une inquiétude
05:32parce qu'on avait vu les prix s'enflammer.
05:35Ça avait redescendu, on avait fait le nécessaire.
05:37Donc là, pour le moment,
05:38je pense qu'on ne va pas vers une augmentation des prix.
05:40Surtout, nos vendeurs ont compris que ce n'était quand même pas le moment
05:43d'aller exagérer.
05:44Donc, si les banques jouent le jeu,
05:46si les vendeurs maintiennent le côté raisonnable,
05:48alors il n'y a pas de raison que le marché se grippe.
05:50Il y a toujours autant d'attentes.
05:51Et l'impact du DPE sur la valeur des biens ?
05:54Toujours important, peut-être même de plus en plus important.
05:57On en reparlera sûrement après, mais les aléas climatiques,
06:00mais les banques regardent, si vous êtes bien classés,
06:04regardent dans vos conditions de financement
06:05les travaux que vous allez devoir faire.
06:07Elles regardent aussi les pleins d'essence maintenant.
06:09Donc là, la partie énergétique n'est pas négligeable
06:12en matière d'immobilier.
06:13Oui, juste un mot.
06:14On en profite sur ce sondage Orpi OpinionWay,
06:17sur cette quête sur l'environnement
06:20et de faire attention aux aléas climatiques et aux dérèglements.
06:23On a 77% des gens qui nous disent que maintenant,
06:25dans leur cadre de recherche, c'est important.
06:27On fait attention à la façade atlantique, l'érosion,
06:30les feux de forêt, les sécheresses, l'argile.
06:33Donc ce qui semblait être accessoire avant
06:38devient maintenant, dans le critère de recherche, important.
06:41Donc on a aussi des gens qui sont un peu plus âgés,
06:45qui approchent la soixantaine.
06:45Enfin, je dis ça, j'ai quasiment 60 ans,
06:48donc je peux me permettre de le dire.
06:51Mais il y a cette notion de transmission de patrimoine.
06:53Est-ce qu'on achète quelque chose
06:55qu'on va pouvoir transmettre aux enfants ?
06:56Donc l'érosion, par exemple, le trait de côte,
06:58peut avoir un impact.
06:59Puis à contrario, vous avez des jeunes qui disent
07:01« Oh là, dans 100 ans, on ne sera plus là,
07:04donc achetons maintenant et on verra plus tard. »
07:06Donc voilà, il y a deux façons d'appréhender les choses.
07:09Avec un trio gagnant,
07:10trouver le juste équilibre entre le budget,
07:12l'emplacement et la qualité de vie.
07:17Maxime, les conditions d'emprunt,
07:19la production de crédits immobiliers,
07:21les taux d'intérêt.
07:22Vous avez publié un observatoire il y a quelques jours.
07:25Si on devait en faire la synthèse.
07:26Alors si on doit en faire la synthèse,
07:28l'essentiel, c'est qu'on est en pleine récupération.
07:32On est sorti de la période de crise du point bas
07:35qui était 2023-2024,
07:37avec évidemment la remontée des taux.
07:39Et depuis l'année dernière,
07:41on est sur une perspective qui est très positive,
07:43puisque en termes de financement,
07:46on est aux alentours de 15 milliards d'euros
07:47qui sont financés par mois.
07:49Le point bas était à 7,5 milliards.
07:52On n'a quand même pas rattrapé les 20 milliards
07:54des périodes les plus hautes en post-Covid,
07:57quand les taux étaient à 1,5%.
08:00Mais on est dans une période de remontée.
08:03On espère qu'elle va durer
08:04et continuer comme ça dans les prochains mois.
08:06Et on est surtout dans des conditions
08:08qui sont beaucoup plus saines,
08:09puisque quand on avait du 1%,
08:12et ça, c'est un message important à dire,
08:14c'est que le 1%.
08:14Il faut s'en rappeler qu'on a eu du 1%.
08:16Il faut s'en rappeler,
08:16mais il ne faut pas trop s'en rappeler.
08:18Il faut aussi vite l'oublier,
08:19parce que c'était une anormalité.
08:20Il y en a qui ne l'oublient pas, mais bon.
08:22Oui, mais ils vont apprendre à l'oublier, malheureusement.
08:25C'était une anormalité
08:26qui était due à la fois à la crise de 2008
08:30et bien sûr au Covid derrière.
08:32Mais c'est un taux qu'on n'a jamais vu depuis 5 ans
08:34et qu'on ne reverra pas ensuite.
08:37Le lien entre les transactions et les taux d'intérêt ?
08:40Le lien est évidemment direct,
08:42puisque plus les taux sont bas,
08:44plus ça favorise les transactions.
08:46C'est pour ça qu'on a battu tous les records
08:48dans les années 2020-2022,
08:51quand les taux étaient très bas
08:52et quand on a eu l'invasion de l'Ukraine
08:55et l'inflation qui a suivi derrière.
08:57Les taux ont fortement et très rapidement augmenté
08:58et le marché s'est très rapidement grippé.
09:01Et c'est là où on a atteint les points bas
09:03sur les ventes immobilières,
09:05en tout cas sur l'ancien,
09:06puisque là je parle essentiellement de l'ancien.
09:08Le neuf étant un autre sujet à part.
09:11On va voir l'évolution des taux d'intérêt,
09:13évidemment, qui sont scrutés,
09:14qui sont regardés,
09:15même si les banques voient en fonction
09:18des différents profils et ajustent, bien sûr.
09:21On voit les bons, les très bons taux
09:23et les taux excellents.
09:25Ce qu'on peut dire,
09:26c'est qu'on est aux alentours de 3, 3,5 %.
09:30Si on se réfère à la période des 1 %,
09:32ça semble évidemment extrêmement cher.
09:35Par contre, nous, ça fait 20 ans
09:36qu'on fait cet observatoire du crédit immobilier.
09:39Depuis 20 ans, la moyenne des crédits immobiliers
09:42est à 3,5 %.
09:43Donc, on est actuellement dans un marché
09:45totalement normal sur lequel on peut faire
09:47de belles affaires et faire des beaux projets
09:49pour l'avenir.
09:50Moi, à titre perso,
09:52j'ai acheté mon premier achat,
09:53j'ai dû le faire en 2010,
09:55j'avais pris un crédit à 4 %,
09:564,5 % peut-être.
09:58Et franchement, ça s'est très bien passé
09:59et ça m'a permis de devenir insider du marché
10:01et de pouvoir devenir secondo accédant ensuite.
10:04Et on peut renégocier ?
10:05Et on peut, évidemment.
10:07Le taux, il est bloqué pour les banques,
10:09il n'est pas bloqué pour vous.
10:10Et si jamais les conditions s'améliorent,
10:12ils ne vont pas drastiquement s'améliorer,
10:15on le pense en tout cas dans les mois à venir,
10:17mais vous pouvez toujours renégocier
10:18avec votre banque ou une autre.
10:19Alors, on va voir quelques exemples
10:21d'emprunteurs type.
10:23Allons-y.
10:24OK.
10:26Donc voilà, ça, c'est les profils d'emprunteurs.
10:28Alors, la moyenne en termes...
10:31Ça, c'est les revenus.
10:32On aura les revenus, l'âge, le montant financé.
10:3636 ans, 5100 euros par mois.
10:40Généralement, là, on cumule peut-être deux personnes.
10:43C'est un couple.
10:43C'est généralement un couple, en effet.
10:4636 ans.
10:47La chose la plus cohérente en France
10:48entre les différentes régions, c'est l'âge.
10:51Parce que, quelle que soit la région,
10:53on emprunte entre 35 et 37 ans.
10:57Les revenus sont évidemment beaucoup plus disparates.
11:00Entre l'île de France, d'un côté,
11:01où vous avez des revenus qui s'approchent de 7000 euros.
11:04PACA, qui est un peu une exception,
11:06où on est au-dessus de 5000 euros.
11:07Et puis, le reste de la France,
11:09tout qui tourne autour de 4000, 4500 euros.
11:13Et puis ensuite, on a évidemment les montants empruntés.
11:16L'apport personnel, notamment, les montants empruntés.
11:19222 000 euros.
11:20Ça, c'est montant en moyen, en France.
11:23Effectivement.
11:23Un montant qui est tiré à la hausse,
11:25vous vous en doutez, par l'île de France.
11:27Puisqu'on est sur 300 000 euros, un peu plus même,
11:31de montants en moyen empruntés en île de France.
11:34PACA est dans une moindre mesure,
11:38Auvergne-Rhône-Alpes, mais plutôt Rhône-Alpes,
11:40qui tire aussi la moyenne vers le haut.
11:42Et puis, le reste de la France qui tourne,
11:44qui est en général entre 180 et 200 000 euros empruntés.
11:47Voilà, et la moyenne nationale sur l'apport par région,
11:51là, on est à 56 000 euros.
11:53Oui, c'est ça.
11:54Un apport qui a beaucoup varié ces dernières années,
11:56puisque, évidemment, quand les taux étaient plus bas,
12:00les emprunteurs mettaient moins d'apport.
12:02Ça a été une variable d'ajustement.
12:05Et dernièrement, l'apport a un peu baissé.
12:07Et il y a aussi un changement de pratique
12:09de la part des établissements,
12:10qui ne demandent plus forcément un apport maximum,
12:12mais qui préfèrent que vous placiez une partie
12:14de votre rapport potentiel,
12:16typiquement dans une assurance vie chez eux,
12:18plutôt que de tout mettre dans le crédit,
12:21parce que ça permet de fidéliser le client,
12:23ça permet de faire des commissions différentes
12:25et supplémentaires.
12:26Et donc, c'est plutôt malin.
12:28Et puis, on va voir un dernier chiffre clé.
12:31C'est 54 % des crédits qui sont souscrits aujourd'hui
12:34sur une durée de 25 ans,
12:36alors que c'était 41 % il y a encore 5 ans.
12:40Et on est à 54 % aujourd'hui,
12:42et sachant qu'il y a énormément de primo-excédents,
12:45quasiment un crédit sur deux a été accordé
12:48à un primo-excédent.
12:49En tout cas, dernier semestre de l'année 2025,
12:53c'est une tendance qui continue ?
12:54Oui, effectivement.
12:55Ça, c'est vraiment la donnée qui nous alerte le plus
12:59chez Meilleurto.
13:00C'est que la durée de crédit est devenue
13:03la principale variable d'ajustement
13:05pour réaliser son projet.
13:07Sauf que là, on commence à atteindre des limites.
13:09On n'a plus d'un Français sur deux
13:11qui emprunte à 25 ans
13:12et les autorités interdisent aux banques
13:15de faire des crédits supérieurs à 25 ans.
13:18Parfait.
13:18Guillaume, une réaction, oui.
13:19Moi, je réagis sur les taux d'intérêt.
13:21Vous disiez qu'effectivement,
13:22il fallait oublier ces taux à 1 %.
13:23La difficulté pour nous,
13:24c'est que les gens qui ont acheté à 1 %,
13:27ne veulent pas revendre parce qu'ils se disent
13:28je ne vais pas aller me recoller un taux plus élevé.
13:31Alors, on avait espéré militer,
13:34alerter en disant peut-être
13:35qu'une portabilité des prêts serait intéressante
13:37pour nous, enfin, quand je dis pour nous,
13:39pour les Français,
13:39pour pouvoir pousser les gens à déménager.
13:42Parce que vous avez des gens qui disent
13:43je ne vais pas revendre
13:44parce que j'ai un prêt très faible.
13:48Financièrement, ils ont raison.
13:48Et où je vous rejoins,
13:49c'est que ce n'était pas forcément une bonne solution
13:51de les avoir à 1 %,
13:51parce que c'est ce qui a conduit
13:52quand même à une hausse des prix derrière,
13:54parce que les gens se disaient
13:55les taux sont bas.
13:56C'est un mal habitué.
13:58Voilà, donc là, on est en train,
13:59mais vous parliez de...
14:00On a un point d'ancrage
14:00qui n'est pas forcément le bon.
14:02Vous parliez de 4 %,
14:03moi, j'ai commencé à travailler,
14:04on était à 14%.
14:06Ça vous donne...
14:06C'est un peu de 14,
14:08maintenant, on peut dater l'âge des gens.
14:09Absolument.
14:10Alors, justement, les perspectives,
14:12parce que beaucoup vous écoutent,
14:13de savoir est-ce qu'on se lance
14:15ou pas, est-ce qu'on investit.
14:16Si on a un projet de vie, on y va.
14:18On attend un petit peu.
14:19Les perspectives, d'abord, Guillaume.
14:21Et moi, je crois qu'il faut se lancer
14:23parce que de toute façon,
14:24il faut se constituer sa retraite
14:25d'une manière ou d'une autre.
14:26Donc, se loger, c'est important.
14:28Espérer que tout ira bien.
14:30Là, prochainement,
14:31on a tous compris que c'était pas...
14:32C'est plutôt « et toi, le ciel t'aidera ».
14:34Donc, non, il faut effectivement y aller
14:37parce que les taux restent tout de même modérés.
14:40Il y a une envie.
14:41Donc, je ne découragerai pas
14:43des jeunes de se lancer.
14:44Après, il faut pouvoir leur trouver
14:45ce qu'ils souhaitent.
14:46Il faut une offre de logement.
14:48Il faut qu'on ait une politique...
14:49Des solutions, qu'il y ait un accompagnement aussi.
14:51On ait une politique du logement.
14:52Alors, on va l'évoquer, justement,
14:54sur la politique du logement.
14:55Mais, Maxime, deux scénarios
14:58de meilleurs taux.
14:59Quels sont-ils ?
15:00Alors, deux scénarios, effectivement,
15:01au vu du contexte actuel géopolitique en particulier,
15:05de la guerre en Iran en particulier.
15:07Donc, nous, on a fait deux hypothèses
15:09parce qu'on sait que les gens
15:10veulent un peu de visibilité.
15:11Donc, si le conflit se stabilise
15:13ou se résout rapidement
15:15et qu'il n'y a pas forcément
15:16de grosse flambée de l'inflation
15:18ou une flambée qui est de court terme,
15:20on devrait rester d'ici la fin de l'année
15:22à des taux aux alentours
15:23de 3, 3,5%.
15:25Donc, c'est à peu près
15:26les taux qu'on connaît aujourd'hui.
15:27Ce qu'on a actuellement,
15:28c'est-à-dire que ça ne bouge pas ?
15:29Ça ne bouge pas vraiment.
15:30Ça ne va pas plus haut
15:31parce qu'il n'y a pas besoin.
15:32Il n'y a pas plus d'inflation
15:33et la Banque Centrale Européenne
15:35n'a pas besoin de trop bouger ces taux.
15:36Mais à l'inverse,
15:37ça ne va pas baisser beaucoup plus
15:38puisqu'on va rapidement.
15:40On y est déjà un peu.
15:41On y sera sans doute
15:42encore plus en septembre.
15:43On va rentrer dans la période électorale
15:45et l'OAT des Français
15:47connaîtra sans doute
15:48quelques tensions
15:48selon les sondages
15:50et les propositions
15:50des différents candidats.
15:51Donc, on ne table pas
15:53sur une baisse
15:55forcément plus importante
15:56que 3%.
15:56Ça, c'est le scénario optimiste.
15:58Le pessimiste ?
16:00Le pessimiste,
16:01tout en restant dans le raisonnable,
16:03c'est-à-dire un conflit en Iran
16:04qui perdure
16:05sans devenir
16:07une inflammation généralisée.
16:10Une inflation
16:11qui reprend de la vigueur
16:13met en parallèle
16:14un ralentissement économique
16:16qui va faire
16:17que la Banque Centrale Européenne
16:18ne pourra pas quand même
16:19faire exploser ses taux
16:20parce qu'elle doit juguler
16:21entre le contrôle de l'inflation
16:23mais aussi le maintien
16:24d'une certaine activité économique.
16:26Mais elle pourrait les augmenter
16:27à la mi-juin.
16:27Elle pourrait les augmenter
16:28de 25 points,
16:3050 points peut-être.
16:31Et dans ce cas-là,
16:31on s'orienterait plutôt
16:32vers des taux
16:34qui iraient sur 20 ans
16:35aux alentours de 4%.
16:36Donc, ça, c'est le deuxième scénario
16:38des taux à 4%
16:40fin d'année
16:40sur ce scénario
16:41plus pessimiste.
16:43Et nous, on surveille l'essence.
16:44Guillaume.
16:44Si l'essence continue
16:46à augmenter
16:46dans nos territoires
16:47ruraux et ailleurs,
16:48il y aura forcément
16:49un impact à un moment donné
16:50même si on voit dans l'étude
16:51que les gens veulent aller habiter
16:53dans ces zones-là.
16:54Donc, on surveille ça
16:55de très près
16:56parce qu'on voit bien
16:57que ça joue.
16:58Les banques analysent
16:59le pouvoir d'achat aussi,
17:00l'usure de la voiture,
17:01le coût de transport,
17:03l'énergie.
17:03Donc, tous ces indicateurs-là
17:06nous invitent
17:07à la grande prudence.
17:08On constate que ça va bien.
17:10Il n'y a pas de...
17:10Je n'aurais aussi pu arriver
17:11en vous disant
17:12qu'on ne fout plus rien
17:13dans nos agences.
17:13Ben non.
17:14Non, mais vous savez,
17:16je dis toujours les choses
17:17telles qu'elles sont.
17:18Donc, on n'a pas ça.
17:19Donc, merci.
17:20Pour le moment, ça tient.
17:22Mais on surveille ça.
17:24Oui, effectivement.
17:24Le coût de l'essence
17:25est aussi quelque chose
17:26qu'on voit.
17:27On a eu récemment
17:28un client dans la Loire
17:30qui a laissé tomber
17:31son projet immobilier.
17:32Alors, lui,
17:32c'était quand même
17:32pour des raisons assez objectives.
17:33Mais il y a aussi
17:34le psychologique
17:34qui pourrait jouer,
17:35qui a laissé tomber
17:36son projet d'acquisition
17:37d'une résidence
17:38qui était à 40 km
17:40de son bureau.
17:40Il a fait ses calculs.
17:42À cause de ça.
17:43Les allers-retours
17:43lui coûteraient trop cher.
17:45La politique du logement,
17:46le plan relance logement
17:48du ministre de la Ville
17:49et du logement
17:50Vincent Jambrun.
17:51Qu'est-ce que ça vous inspire,
17:53Yo, Martineau ?
17:54J'étais très heureux,
17:56moi, en janvier,
17:57fin de l'année janvier,
17:58parce que je voyais
17:59que notre ministre poussait.
18:01Et je pense qu'il a
18:01vraiment envie de le faire.
18:02Donc, je ne remets pas en cause
18:04sa volonté de le faire.
18:05Mais ce que ça m'inspire,
18:06c'est que pour le moment,
18:07je suis comme sereine.
18:07Je ne vois rien venir.
18:08Les décrets d'application
18:10ne sont pas passés.
18:11Il y a eu beaucoup
18:12d'incantations.
18:13Sur l'ancien,
18:14on n'est pas favorisés
18:15sur l'ancien.
18:16Ça va peut-être aider
18:16un peu les promoteurs
18:17et encore.
18:18Il nous a dit ici même,
18:19parce qu'il est venu,
18:20Vincent Jambrun,
18:20que notamment sur l'ancien,
18:22on allait revoir
18:23sur l'obligation de travaux
18:25de passer de 30 à 20 %
18:26et que les étiquettes A et B,
18:28c'était pas réaliste.
18:29Et qu'on puisse faire bénéficier
18:30aussi les maisons de ça,
18:31parce que vous avez
18:32quand même beaucoup
18:32de gens qui louent.
18:33Donc, encore une fois,
18:34je ne veux pas stigmatiser...
18:34On se sera ajusté.
18:35Je ne veux pas stigmatiser
18:37notre ministre
18:37qui m'a donné l'impression
18:39de vraiment vouloir
18:39faire bouger les choses.
18:40La difficulté,
18:41c'est que là,
18:42on est dans une espèce
18:43de poteau noir,
18:44comme on dit dans la marine.
18:45C'est qu'on ne sait pas
18:46ce qui se passe.
18:47On n'entend plus parler de rien.
18:48Reprenez janvier,
18:50tous les journaux
18:50parlaient de ça,
18:51statut du bailleur privé,
18:53partout.
18:53Et là,
18:54on ne parle plus de rien.
18:56Donc, c'est un peu inquiétant.
18:57Maintenant,
18:58ça nous invite à comprendre
18:59qu'il faut compter sur soi,
19:00pas trop attendre
19:02des pouvoirs publics,
19:03espérer une politique
19:04du logement plus stable.
19:06Là, c'est quand même chaotique.
19:07Mais c'est pour ça que...
19:09Et vous lancez, justement,
19:10une consultation citoyenne.
19:12Tout à fait,
19:13parce qu'on fête
19:13les 60 ans d'Orpi.
19:14Donc, on veut montrer
19:16qu'on continue
19:16à aller s'intéresser
19:18à tout le monde.
19:18Parce que nous,
19:18on a constaté
19:19qu'il y a une vraie fracture
19:20sociale, territoriale,
19:22les besoins de financement,
19:23d'assurance,
19:24toute la problématique
19:25du logement.
19:26Donc, on s'adresse
19:26à tous les Français.
19:28On a lancé ça le 7 avril.
19:29On est à l'heure actuelle
19:30à quasiment 26 000 répondants.
19:32Donc, on va continuer
19:33jusqu'à fin juin.
19:34Et on portera ça
19:35début septembre
19:36à tous les responsables
19:37des partis politiques
19:38en leur montrant
19:40ce à quoi aspirent
19:41nos concitoyens.
19:42Et après,
19:43à eux de construire
19:44la politique du logement
19:46qu'ils nous proposeront
19:47pour la future élection.
19:48Parce qu'on voit bien
19:49qu'il y a une distanciation
19:52trop importante
19:52entre ce qu'attendent
19:53les Français
19:53et ce que proposent
19:54les pouvoirs publics.
19:56Donc, cette consultation
19:57citoyenne prend bien.
19:59Elle vient renforcer
20:00ce qu'on a fait
20:00d'éco-opinion.
20:01Maintenant, on connaît
20:02le paysage géographique,
20:04ce qu'attendent
20:04les propriétaires,
20:06les locataires.
20:06Maintenant, on attend
20:07les mesures concrètes.
20:09Comment louer,
20:10comment accéder,
20:11comment pouvoir rendre
20:11un logement,
20:12comment pouvoir récupérer
20:13un logement,
20:14les droits d'enregistrement,
20:17la portabilité des prêts,
20:18tout ce qui peut faire
20:19que les gens puissent
20:19se loger.
20:21Maxime,
20:21qu'est-ce qui permettrait
20:22de fluidifier l'activité
20:24et accompagner un peu plus
20:26de le parcours résidentiel
20:28ou l'accession
20:28à la propriété ?
20:30Alors, ce qui est clair,
20:31c'est qu'il n'y a pas
20:31une seule recette miracle.
20:33Plusieurs leviers, oui.
20:35Plusieurs leviers,
20:37redynamiser la construction
20:38du neuf,
20:39la réhabilitation,
20:41alléger peut-être
20:41les obligations
20:43en termes de DPE,
20:44puisqu'on a très bien vu
20:45dans les chiffres
20:46les conséquences
20:48de la mise en place
20:49des DPE
20:49sur la rentabilisation
20:51de l'investissement locatif,
20:54libérer du foncier,
20:55baisser les normes.
20:56C'est vraiment tout
20:56un ensemble de recettes
20:57qui pourraient
20:59redynamiser le marché.
21:00Et il y a vraiment
21:01urgence,
21:01puisque,
21:02comme vous le disiez,
21:03on attend les décrets
21:04et les ambitions
21:07sont grandes
21:07sur ce plan du gouvernement.
21:09Il n'y a vraiment
21:09pas beaucoup de semaines
21:11à perdre
21:11si on veut les réussir.
21:12Et du côté bancaire,
21:13les taux d'usure notamment,
21:14peut-être de le revoir
21:15mensuellement,
21:16est-ce que vous faites partie
21:16de ceux qui militent
21:17pour ça ?
21:18Oui, effectivement,
21:19les taux d'usure
21:20peuvent poser des problèmes
21:21dans des périodes
21:22de remontée fortes du crédit.
21:24On n'en est pas là
21:25aujourd'hui
21:25pour la plupart des crédits.
21:26On voit quand même
21:27que de temps en temps,
21:28ça peut bloquer
21:28pour les renégociations
21:30de crédit,
21:30par exemple,
21:31ou pour certains profils,
21:33notamment plus seniors,
21:34sur lesquels le coût
21:35de l'assurance emprunteur
21:36pour raisons de santé
21:38fait qu'on peut rapidement
21:39atteindre le taux d'usure.
21:40On est à 4,48% sur les prêts
21:43entre 10 et 20 ans
21:44et notamment quelques seniors
21:46sur des durées courtes
21:47ont été pénalisés
21:48et n'ont pas pu accéder
21:49justement.
21:51On connaît des situations
21:52de blocage
21:53qui aujourd'hui
21:53sont quand même
21:54plutôt l'exception
21:56mais on sait faire
21:58du taux d'usure mensuel.
21:59Les banques sont prêtes
21:59à le faire.
22:01Donc, autant dynamiser
22:02et assouplir ce système
22:04qui reste très protecteur
22:05pour les emprunteurs
22:07mais qui pourrait être modernisé.
22:09Et desserrer aussi peut-être
22:10les conditions d'octroi
22:11des crédits aussi ?
22:12Alors, ce qu'on constate
22:15dans notre étude
22:16c'est que quand la plupart
22:18du marché est aujourd'hui
22:19à 25 ans
22:21il faut se poser la question.
22:22L'idée c'est évidemment
22:23pas de prêter sur 50 ans
22:24mais en attendant
22:25que le marché redémarre
22:26et qu'on ait une offre
22:29qui est plus importante
22:31laisser aux banques
22:32la responsabilité de prêter
22:33pourrait être une bonne chose.
22:34Oui, Guillaume.
22:35Le marché redémarre
22:36en fait le marché
22:37a pas calé
22:38parce que depuis 2025
22:39il fonctionne bien.
22:41Oui, il redémarre
22:42par rapport à 2023, 2024.
22:43C'est vraiment cette dynamique
22:44qu'il faut passer.
22:45On est bien reparti.
22:45Il ne faut pas casser la dynamique.
22:47C'est vrai que je suis heureux
22:48d'entendre que les banques
22:49jouent le jeu
22:51mesurent ce qui se passe
22:51parce que ça a toujours
22:52un effet psychologique.
22:53Donc le marché est là
22:54c'est plutôt le volume
22:56de bien acheter
22:57de bien allouer
22:58et on voit bien
22:59toute la complexité
23:01ce qui est en train
23:02de se passer sur Paris
23:03où on va de nouveau
23:04peut-être bloquer
23:06les propriétaires.
23:07Donc tout ça n'incite pas
23:09enfin en tout cas
23:09il faut inciter
23:11les pouvoirs publics
23:12et les maires
23:13à pouvoir permettre
23:14de fluidifier
23:15ce marché
23:16qui est quand même
23:16un peu grippé.
23:17Et le mot-clé
23:18c'est la confiance.
23:19Confiance déjà
23:19entre propriétaires,
23:21locataires.
23:22Et confiance aussi
23:23vers nos pouvoirs publics
23:24qui ne changent pas
23:25les règles en cours de route
23:26parce que quand vous achetez
23:27et vous faites un investissement
23:28vous avez besoin aussi
23:29de stabilité sur la durée.
23:31Et on ne peut pas vous dire
23:32là on fait comme ça
23:33trois ans après on change
23:35on arrête la taxe foncière
23:36on met ci
23:36on reprend ça
23:38c'est le jeu du bon taux
23:39et un investisseur
23:40lui veut de la sérénité.
23:41Ouais.
23:42Pour terminer
23:43quels sont vos bons conseils
23:45tous les deux
23:45quand on souhaite
23:46emprunter
23:47ou acquérir
23:48ou vendre un bien immobilier ?
23:50Guillaume ?
23:51De regarder sa situation personnelle
23:53de ne pas trop surréagir
23:55aux événements
23:55parce que je pense
23:56à ce monsieur
23:56qui a peut-être loupé
23:57la maison de sa vie
23:58à 40 kilomètres
23:59parce que l'essence
24:00est à tel prix là
24:01et si ça se trouve
24:02dans deux mois
24:02on revient
24:03à quelque chose de raisonnable
24:04donc je crois qu'il faut
24:06garder la tête froide
24:07oui c'est un temps long
24:08penser qu'on se loge
24:10nous on ne fait pas
24:11de l'immobilier spéculatif
24:12c'est vraiment
24:12de l'immobilier résidentiel
24:14donc ne jamais perdre de vue
24:15que vous achetez quelque chose
24:16où votre famille habite
24:18ou vous-même habitez
24:19donc il faut prendre
24:20un peu de recul
24:20et c'est ce que nous
24:21disent très justement
24:22nos jeunes compatriotes
24:24c'est que
24:24ils sont assez résilients
24:26donc ils veulent acheter
24:27à 47%
24:28ils ont un projet
24:29donc continuons à regarder
24:31ce côté là
24:32Et pour les vendeurs ?
24:33Les vendeurs
24:34c'est de bien regarder
24:35de bien lire le Figaro
24:37et tous les journaux
24:39qui donnent
24:40non pas de bonnes nouvelles
24:41mais qui donnent
24:42une réalité
24:43et de suivre l'actualité
24:45parce que ce qui se passe
24:46à Hormuz
24:46a des conséquences
24:48dans le Loir-et-Cher
24:49donc
24:49enfin je dis le Loir-et-Cher
24:51comme j'aurais pu dire
24:51les Landes
24:53donc d'être prudent
24:54et de ne pas s'enflammer
24:55et de faire attention
24:57aux sirènes
24:57donc si on maintient
24:58des prix raisonnables
24:59on a en face
25:01des acquéreurs
25:01à acheter
25:02Des conseils
25:03Maxime ?
25:04Alors deux conseils
25:05le premier
25:05c'est de se mettre
25:06des œillères
25:07et effectivement
25:07de ne pas écouter
25:08les médias
25:09quand il s'agit
25:09de la situation internationale
25:10les projets immobiliers
25:12j'étais plus gentil
25:13les mauvais médias
25:17les projets immobiliers
25:18c'est des projets de long terme
25:19et effectivement
25:20peu importe
25:21l'écume
25:22de l'actualité
25:26ça n'empêche pas
25:27de faire des beaux projets
25:28sur le long terme
25:29le deuxième conseil
25:30c'est plutôt
25:31pour les jeunes
25:32devenez propriétaire
25:34le plus tôt possible
25:34on voit que c'est
25:35extrêmement important
25:36de devenir insider du marché
25:38de rentrer dans le marché
25:40parce qu'avec des niveaux de prix
25:43qui sont élevés
25:44il vaut mieux sacrifier
25:46quand on est jeune
25:46un peu de surface
25:48pour rentrer dans le marché
25:49pour pouvoir
25:50quelques années plus tard
25:51quand on est plus installé
25:52qu'on a éventuellement des enfants
25:54faire une culbute
25:54et acheter plus grand
25:56le dernier conseil
25:57parce que j'allais l'oublier
25:58c'est évidemment
25:58de dire à vos auditeurs
26:00de répondre à la consultation citoyenne
26:02sur le logement
26:03parce que c'est le moyen
26:04d'aller porter
26:05les attentes des français
26:06et de pouvoir exprimer
26:08vraiment ce qu'on doit faire
26:09ce qui doit être fait
26:11donc ça je crois
26:12que c'est le moment
26:12où jamais
26:12dans ces périodes électorales
26:13on peut aller
26:14se faire entendre
26:15et porter un peu plus
26:16des projets
26:16donc le conseil
26:18que je leur donne
26:19c'est de ne pas hésiter
26:20à s'exprimer
26:22optimiste pour 2026
26:23le dernier mot
26:23à tous les deux
26:25oui oui optimiste
26:26sauf catastrophe thermonucléaire
26:28l'année devrait bien se passer
26:29les taux sont à des niveaux
26:31tout à fait acceptables
26:32donc il n'y a pas de raison
26:33on rappelle taux moyen
26:34taux moyen
26:34entre 3,20
26:363,30
26:36sur 20 ans
26:38donc si on a un projet
26:39si on a un besoin
26:40ou une envie
26:41il ne faut vraiment pas hésiter
26:42et se lancer
26:43Guillaume
26:43alors moi je suis optimiste
26:44par nature
26:45mais quand même
26:46d'être circonspect
26:47en tout cas
26:47oui bien sûr
26:48je ne vais pas vous dire
26:49que je vais être pessimiste
26:50parce que ça serait terrible
26:51mais de bien regarder
26:52ce qui se passe
26:53pour être raisonnable
26:54et de ne pas s'enflammer
26:55voilà
26:55mais je optimise
26:57parce que les chiffres
26:58nous montrent
26:59que ça tient
26:59donc pour le moment
27:00ça tient
27:00donc espérons que ça tienne encore
27:03et bien ça va tenir
27:04merci en tout cas
27:05à tous les deux
27:05merci pour vos éclairages
27:07Maxime Chipoy
27:08meilleur taux
27:08merci beaucoup
27:09merci à vous
27:10Guillaume Martineau
27:11Orpi
27:12merci infiniment
27:13et à très bientôt
27:15pour une prochaine émission
27:17de Figaro
27:17Imo
27:18Sous-titrage Société Radio-Canada
27:19Sous-titrage Société Radio-Canada

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