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  • il y a 6 heures
Ce vendredi 5 juin, Igor De Maack, dirigeant associé de Vitalepargne, s'est penché sur l'investissement dans le secteur spatiale en bourse, et les revenus de SpaceX issus de l'IA selon Goldman Sachs, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Il vient de nous rejoindre d'ailleurs, on va aussi en parler avec lui, Igor Demac.
00:03Bonjour Igor.
00:04Bonjour Guillaume.
00:04C'est la Saint-Igor d'ailleurs, on n'a pas fait exprès.
00:06Oui, tout à fait. C'est un destin un peu tragique.
00:09Ah bon ?
00:10Oui.
00:12Pourquoi ?
00:12Parce qu'il est mort dans des conditions assez difficiles.
00:15Igor ?
00:15Oui.
00:16D'accord, je ne sais pas qui est Igor.
00:17Un saint orthodoxe.
00:19Ah oui, qui a mal fini. Comme beaucoup.
00:22Igor Demac, il est là, donc bonne fête Igor.
00:25Dirigeant associé de Vital Eping.
00:26Vous allez rendre votre verdict face au marché.
00:28Et ce verdict que vous allez rendre, ce moment qu'on va vivre ensemble, est-ce que vous l'assumez
00:31?
00:32Oui.
00:32On vous écoute.
00:35Il faut acheter de l'espace, mais pas forcément SpaceX.
00:39Ah tiens, ça c'est votre verdict.
00:41C'est votre verdict et vous l'assumez.
00:42Il faut acheter de l'espace en bourse, pourquoi pas, mais pas uniquement SpaceX.
00:45On parlera de SpaceX, ça veut dire que vous n'êtes pas fermé à SpaceX, mais pas uniquement SpaceX.
00:49C'est l'essentiel du message.
00:50Vous pensez à qui ?
00:51En fait, séparer les deux sujets.
00:53Il y a le contexte sectoriel de l'espace qui devient maintenant une réalité.
00:58En tout cas dans le capitalisme, mais plus juste une innovation technologique et des programmes publics.
01:03Et puis, il y a l'opération en elle-même.
01:04Vous l'avez dit vous-même, le S&P a réagi.
01:08C'était vraiment une vraie question parce que c'était une grosse entorse à la règle d'accepter une société
01:13en perte.
01:13Il y a des sujets de gouvernance dans cette opération.
01:16Les droits de vote doubles.
01:17Il y a des sujets de flottant.
01:18Il y a des sujets de lock-up.
01:19Il y a pas mal de choses sur l'opération en elle-même qui, pour un investisseur un peu vieux
01:24jeu comme moi, sont plutôt repoussants.
01:27Après, la dynamique de ce secteur, quand on parle d'autres lanceurs, des sociétés équipementières ou de la chaîne de
01:34l'espace,
01:35il est clair que les États-Unis, aujourd'hui, offrent ce qu'aucun autre pays peut offrir.
01:40C'est la marchandisation, la valorisation, pas d'une nouvelle technologie, mais d'un nouvel avenir.
01:46Et c'est Neil Armstrong qui disait, parce que l'espace, c'est un mystère, le mystère crée l'émerveillement.
01:52Et l'émerveillement, c'est la base du désir de comprendre.
01:54Et en fait, ces introductions en bourse qu'on verra sur ce thème de l'espace qui est lié à
01:59l'intelligence artificielle, au data center,
02:01c'est la base du désir de comprendre qu'on a un futur, peut-être, qui ne sera pas uniquement
02:06sur cette terre.
02:07– Exactement, ça va créer peut-être une nouvelle mythologie boursière aussi.
02:12– Oui, et malheureusement, des excès de valorisation, ça on peut l'accepter,
02:16mais il faut aussi quand même toujours revenir aux basiques opérationnels, financiers,
02:21et aux règles des marchés.
02:25Et donc, ce sujet indiciel était quand même assez important.
02:28C'est plutôt une bonne nouvelle de dire, on va prendre le temps de voir comment le modèle économique se
02:34développe.
02:34Puisque pour l'instant, il tourne un peu sur lui-même.
02:35C'est Starlink qui finance l'activité, entre guillemets, spatiale de lanceur.
02:39– Oui, donc vous n'êtes pas chaud sur SpaceX, en fait, c'est ce qu'on comprend.
02:42– Moi, je ne suis pas habilité à donner des conseils d'achat aux anges.
02:45– Non, non, vous dites ce que vous faites.
02:47– Oui, le secteur mérite.
02:49Il y a des fonds qui existent, il y en a un en France,
02:52la société Itavera, Asset Management, il y a des ETF.
02:56Je pense qu'on est plus protégé à ne pas tout mettre sur une valeur,
03:00sur une opération qui, je dois le reconnaître,
03:03est vraiment quelque chose, c'est un milestone, comme on dit en anglais.
03:06C'est vraiment, il y aura un avant après SpaceX,
03:08comme il y a eu un avant après Tesla, comme il y aura un avant après Elon Musk.
03:12Donc ne négligeons pas et ne balançons pas l'opération par la fenêtre.
03:17Mais c'est une opération qui est un peu technique et qui est un peu stratosphérique,
03:22voire lunaire en termes, sans faire de mauvais genoux.
03:25– Et vous sentez que dans l'univers de la gestion des investisseurs en bourse,
03:28ceux qui choisiront d'y investir auront à justifier plus que ceux qui n'y investiront pas ?
03:33Ou c'est l'inverse, c'est ceux qui choisiront de ne pas investir qui devront se justifier ?
03:35– Oui, je pense que c'est plutôt ce cas-là.
03:37Et moi, ce que je remarque, parce qu'on a des remontées d'investisseurs retail,
03:41le cas où on devra justifier de ne pas en avoir eu, etc.
03:44Parce qu'en fait, en ce moment, se crée une bulle
03:47où des investisseurs petits boursiers particuliers disent
03:51« il faut en avoir, pas en avoir ».
03:52C'est un peu le truc dont on parle en dîner en ville.
03:56Ce genre de choses en matière boursière n'apportent pas toujours des gains de succès.
04:00Mais on ne peut ni nier le succès d'Elon Musk sur plein de sujets,
04:04ni ni sa vision d'avenir, ni ni non plus le fait que ce secteur arrive en bourse
04:11comme l'intelligence artificielle et qu'il n'y a que les États-Unis
04:14qui offrent cet écrin de valorisation et de potentialité d'investir dans des nouveaux domaines.
04:20– C'est ça, la potentialité, c'est hyper important.
04:22Et Goldman Sachs, alors qu'il accompagne l'IPO, ils sont un peu jugés partis,
04:25mais Goldman Sachs estime que les revenus du groupe liés à l'IA
04:29vont passer de 3 milliards de dollars en 2025,
04:313 milliards à 322 milliards d'ici 2030.
04:34C'est-à-dire que les revenus liés à l'IA au sein de ce groupe
04:37seront multipliés par 100, par 100 en à peine 5 ans.
04:39– Oui.
04:39– Je me suis arrêté, ils sont à la fois jugés partis.
04:43Je n'ai pas écouté la fin.
04:44– Oui, alors si on regarde par exemple les satellites,
04:47parce que finalement les lanceurs, ça sert surtout à mettre des satellites en orbite
04:50pour l'instant, pas trop à aller sur la Lune.
04:52En 1957, il y a le premier satellite russe, Poutnik.
04:56Bon, là aujourd'hui, il y en a 16 000 autour de la Terre, 13 000 actifs.
04:59Bon, je pense qu'on va avoir une accélération exponentielle
05:03qui est assez proche de ce que vous décrivez sur l'intelligence artificielle.
05:06– Puis il y a deux choses qui sont remarquables dans SpaceX,
05:09c'est que c'est des progrès pour l'humanité qu'on peut voir à l'œil nu.
05:14Je ne sais pas si vous avez déjà vu une traînée de satellites Starlink.
05:17– Non, je n'ai jamais eu l'occasion.
05:19– Tu ne l'as jamais vu ?
05:19– Alors, tu peux les traquer, il y a un site pour les traquer,
05:23en pleine nuit, en été, c'est archi impressionnant.
05:26Ça marche, c'est quelque chose qui marche.
05:28Les boosters qui reviennent à la verticale,
05:31se posaient précisément sur une plateforme,
05:33on peut le voir 10 000 fois, ça restera toujours aussi fascinant,
05:36on dirait la fusée de Tintin.
05:37C'est aussi ça que la bourse achète,
05:40c'est pas non plus 100% du rêve,
05:42c'est des choses qui existent,
05:43qui sont en train de créer des standards.
05:45Ça, ça se monnaie.
05:46– Oui, alors ça se monnaie,
05:48mais ce sera une valorisation à 94 fois le chiffre d'affaires,
05:52Space X, 94 fois le chiffre d'affaires,
05:54alors qu'au moment de son IPO, Amazon,
05:57c'était trois fois le chiffre d'affaires.
05:59C'est ça, l'ordre de grandeur.
06:00– C'est là où nous, en tant que vieux boursiers,
06:03on est un peu en difficulté d'analyse,
06:06parce que qu'est-ce que ça veut dire,
06:0794, 82, 103 ?
06:09Après, en fait, on n'est plus dans le multiple.
06:12Donc, s'il y a des gens qui ont envie d'y croire,
06:14parce que c'est un peu un acte de foi,
06:16je dirais que...
06:18Allez-y, mais n'oubliez pas que ça reste un acte de foi,
06:21qu'il y a d'autres lanceurs,
06:22il y a Blue Origin,
06:24on parlera d'autres valeurs,
06:25il y a Rocket Labs,
06:26la United Launch Alliance,
06:28l'alliance entre Boeing, Lockheed.
06:32Donc, vous voyez,
06:34c'est pas un monopole, Space X,
06:36c'est pas le seul à lancer des fusées,
06:38Ariane s'y met,
06:39donc je pense que ça fait partie d'une évangélisation
06:43et d'une concrétisation d'un secteur
06:46qui, oui, d'ici 50 ans,
06:49ne sera pas celui qu'il y a aujourd'hui.
06:50Donc, on est un peu obligé de s'y intéresser
06:54aujourd'hui en tant qu'investisseur.
06:55On est en train de se chauffer,
06:56là déjà, on n'a quasiment parlé que de ça
06:57à une semaine de l'introduction en bourse de Space X
06:59que vous pourrez suivre aussi au cœur de BFM Bourse,
07:01les premières cotations,
07:02a priori, c'est vendredi prochain,
07:03on est quasi sur 99,9% de chance.
07:05C'est un milestone,
07:06il y aura un avant, un après.
07:07Exactement.
07:08Merci beaucoup, Igor Demac,
07:10bonne fête.
07:10Merci, encore.
07:12Vital et Paragnel.
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