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A Guerra da Argélia e o seu rasto de mortos estão a chegar ao fim. A França tem agora de encontrar um destino para um milhão de franceses da Argélia e de "Pés-Negros" e escolhe a Córsega como destino para 16.000 dessas pessoas. Esta chegada em massa marcará o surgimento de uma oposição e anunciará os primórdios do movimento nacionalista.
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AprendizadoTranscrição
00:01Seis atentados em Corso, mas também um a Marseille e um a Nice, esta noite.
00:06Todos esses atentados foram revendidos pelo Front Nacional de Liberação,
00:12um movimento clandestino, até lá, inconnu.
00:14Em maio de 1976, nasce FLNC, a Frente de Libertação Nacional da Córcega.
00:24Este facto assinalou o início de quase 40 anos de luta e violência na Córcega,
00:30colocando o governo francês contra os independentistas.
00:34O surgimento deste movimento clandestino foi o fruto de um longo processo
00:38enraizado na natureza da relação entre o Estado francês centralizador e a ilha.
01:20A Córcega
01:22Anto, c'est avant tout un pays merveilleux, le pays des vacances éternelles.
01:27Mais derrière ce décor paradisiaque se cache une réalité moins souriante.
01:32L'un des plus grands départements français est pauvre, son économie n'est guère florissante,
01:37la vie y est chère.
01:38De 300 000 habitants il y a un siècle, ils ne sont plus guère que 160 000 à demeurer dans
01:43l'île.
01:44Je pense que cette Córce-là, c'était une Córce tellement de la fatalité qu'elle vivotait.
01:50Il y avait un système clandiste qui alimentait quelques emplois, etc.
01:55Il y avait pratiquement rien.
01:56Vous savez que il y avait pratiquement pas de production autre que familial.
02:00Donc une situation extrêmement précaire avec probablement un revenu par tête
02:03qui est peut-être la moitié du revenu national.
02:06En 1957, le gouvernement français créé un plan de action regional que dava esperanças
02:13de développement économique pour l'île.
02:38Donc vous avez là 4 à 5 points ponctuels, chemin de fer, car, car, car, car...
02:46qui aggrave la situation, le sentiment d'être une île abandonnée.
02:51Et puis comme ça n'aboutit pas et que ça s'aggrave, alors après vous entrez dans une phase
02:55qui est une phase régionaliste avec, disons, la revendication des intérêts de la Córce.
03:06Le accord sur l'Algérie est réalisé.
03:09M. Louis Jacques est venu faire à l'Élysée avec M. Robert Buron et Jean de Broglie,
03:12en présence du Premier ministre, la relation des entretiens tenues avec les délégués du GPRA.
03:18Alger, cependant, et toutes les grandes villes d'Algérie,
03:21vivent l'attente du grand tournant dans un climat difficile.
03:25Le fin de la guerre de l'Argélia, en mars de 1962,
03:30change de situation de la Córce.
03:33La France a maintenant trouver un endroit pour les franceses de l'Argélia
03:38et pour les pés negrés.
03:39En conséquence, Saint-Pierre-au-Cource fait arriver flux de exilés au port de l'île.
03:46De simples fonctionnaires à grands propriétaires de terras,
03:50ascendent à cerca de 16 000 personnes, 10% de la population de l'Argélia.
03:58Il faut penser la politique de repatriément comme une urgence d'État.
04:02L'État pense le repatriément à l'échelle du million de repatriés
04:06et organise son retour à la paix sociale et à l'emploi extrêmement rapidement,
04:12sans jamais, réellement, se préoccuper de la façon avec laquelle
04:16la population locale vit cette politique absolument exceptionnelle de réinstallation.
04:22Cette arrivée, elle correspondait aux objectifs qui étaient fixés
04:25dans le plan d'action régionale.
04:29Donc, il parlait bien de colonisation agricole.
04:33Je veux dire, comment dire, les capacités techniques
04:36et l'expérience très supérieures des Algériens,
04:40enfin, des rapatriés d'Algérie par rapport aux agriculteurs locaux,
04:43faisaient qu'ils étaient en quelque sorte des acteurs rêvés
04:47pour mener à bien le renouveau agricole de la Corse.
04:52Et c'est ça qui va accaparer les esprits.
04:54Disons, dans la propagande ou dans l'expression collective du mécontentement,
04:59le phénomène pied-noir prend le dessus sur les revendications ponctuelles que j'évoquais.
05:06Dans cette plaine, la seule de l'île,
05:08c'est depuis cinq ans une véritable révolution dans le paysage.
05:11Les vignes, les pêchés, les orangés ont chassé les maquis,
05:15les cailloux et les marécages de cette région
05:17où, il y a dix ans encore, le paludisme ravageait la population.
05:22De cette métamorphose, les pieds-noirs sont les principaux artisans.
05:26La plaine orientale était un no man's land.
05:29Il a fallu défricher, créer des barrages,
05:33créer des réseaux d'irrigation,
05:34créer des bâtiments d'exploitation,
05:38financer les tracteurs, tout ce que vous voulez.
05:41On crée donc ces deux sociétés d'économie mixte,
05:43la société de mise en valeur agricole de la Corse
05:45et la société d'équipement touristique de la Corse,
05:48qui sont rapidement au centre de bien des polémiques.
05:51Lorsque la SOMIVAC était en train,
05:53je dis bien, était en train d'appliquer son programme
05:56de mise en valeur à la fois hôtelier et agricole,
06:00pression du ministère des rapatriers.
06:03Les ministères des rapatriers disaient,
06:04maintenant, faites un effort,
06:05il faut quand même accepter un quota.
06:07Un quota de pieds-noirs
06:09qui a été une enveloppe enlevée à la globalité,
06:13et qui a été perçue comme un détournement de fonds.
06:18En 1962, à Gisonac,
06:21la SOMIVAC, sur 18 lots,
06:23en accord de 16, a des rapatriés.
06:27En 1965, le directeur de la SOMIVAC
06:30annonce plus de 100 lots distribués,
06:32dont la moitié a des rapatriés
06:34qui n'ont pas d'origine corse,
06:35et 20% a des rapatriés d'origine corse.
06:38C'est l'exemple le plus représentatif
06:41de cette politique de réinstallation,
06:43où l'État met en place des structures,
06:46des prédés, des crédits,
06:49et une politique de réinstallation immédiate
06:51qui se fait sans associer la population locale
06:54et sans lui faire bénéficier des mêmes aides.
06:58Par exemple, vous, si vous aviez été rapatrié,
07:00qu'est-ce que vous auriez eu en plus sur votre exploitation ?
07:02Eh bien, j'aurais eu tout.
07:04J'aurais eu le matériel,
07:05j'aurais eu la mise en valeur,
07:07j'aurais eu l'habitation,
07:09j'aurais eu les prêts d'installation,
07:14j'aurais eu l'achat des plants,
07:17ce qui ne s'est pas produit pour nous, vous voyez.
07:20Ce qui va ressortir,
07:24c'est le sentiment de frustration,
07:27c'est le sentiment de spoliation,
07:31d'autant plus que sur ces exploitations modernes,
07:36est-ce qu'il y a les Corses qui travaillent ?
07:38Non. Les rapatriés ont fait venir la main-d'œuvre d'Algérie ou du Maroc.
07:44La Corses a l'impression longtemps qu'on l'abandonne,
07:46qu'elle demande qu'on fasse quelque chose pour elle,
07:48puis quand arrive le plan d'action régional,
07:50quand arrive les rapatriés,
07:51quand arrive la décolonisation
07:53et ses aspects de recolonisation,
07:56interpreté comme ses aspects de recolonisation,
07:59elle dit, maintenant, c'est même basse sur une île.
08:02Même basse sur une île, c'est-à-dire que la Corses est exploite,
08:05elle est colonisée par la France.
08:06Là vous êtes vraiment en situation de mouvement de bascule.
08:09Cette changement reflète-se tant au crescente descontentement social,
08:14comme dans l'émergence de plusieurs mouvements regionalistes.
08:17Le mal-être de la Corses est maintenant pressioné d'une manière politique.
08:24Dans l'ensemble des organisations qui prétendent redéfinir
08:28le lien existant entre la Corse et la République française,
08:31la première qui véritablement veut s'affirmer en tant qu'organisation de masse,
08:37c'est l'Action Régionaliste Corse qui est créée en 1967.
08:40Ça c'est certain.
08:42Avant cela, on a beaucoup plus des comités ou des clubs
08:47que des organisations de masse.
08:49Je voudrais vous dire que nous espérons que la mise sur la place publique
08:55de toute cette turpitude morale, généralisée et quotidienne,
09:00j'insiste, dont souffre la Corse,
09:02j'espère que cela vous donnera une nausée salutaire
09:06et pourquoi pas peut-être salvatrice.
09:09Dans les discours de l'Arc, on voit très bien que le régionalisme,
09:12ce n'est pas le régionalisme tel que l'entend le gouvernement français de l'époque.
09:15C'est un régionalisme qui est plutôt sur le modèle italien,
09:20où les régions disposent de pouvoir d'intervenir dans le domaine législatif déjà.
09:25Ça va beaucoup plus loin qu'une régionalisation dite fonctionnelle,
09:28telle que celle que promeut le gouvernement français dans les années 50 et 60.
09:33C'est une nouvelle forme de gérer le territoire français
09:37en donnant davantage de responsabilité aux acteurs, aux régions, aux élus régionaux.
09:45C'est la raison pour laquelle on demande une assemblée régionale
09:49élue au suffrage universel.
09:50Il faut ouvrir l'université, il faut rendre la langue obligatoire,
09:54il faut faire en sorte que les terres ne profitent qu'aux Corses.
09:58Ça aussi, corcisation des emplois.
10:02La Corse aux Corses.
10:03Depuis quelques années, la Corse avait arrivé beaucoup d'argent.
10:06Celui de l'État, celui de société privée,
10:08et surtout celui de nouveaux venus,
10:10les pieds noirs qui ont même fait venir des ouvriers arabes.
10:13Aujourd'hui, les Corses réagissent.
10:15Violemment même, comme à Prunelli d'Iffiumorbe,
10:17au cœur de la plaine orientale,
10:19où le plastique a frappé trois fois,
10:21trois maisons sur des lourds de la Sommivac,
10:23la société de mise en valeur agricole de la Corse,
10:25et qui devait être emménagée par des pieds noirs.
10:30Le passage d'une conscience régionale
10:35avec fort mouvement revendicatif
10:38commence à s'accompagner d'actes de violence assez tôt.
10:42D'actes de violence, mais qui ne sont pas le fait d'une globalité,
10:45qui ne sont pas le fait d'une...
10:47qui sont ponctuelles.
10:49Et ces premiers actes de violence,
10:51qui surprennent d'ailleurs en Corse,
10:53c'est la manifestation de plastiquage,
10:57plastiquage d'une, deux fermes,
10:59plastiquage d'un local de la Sommivac.
11:02Il y a des gens qui ont commencé à s'organiser,
11:03surtout sur la région de la plaine,
11:05et qui ont commencé à poser le problème.
11:07Il y a beaucoup de gens qu'on va retrouver à l'Arc,
11:10qu'on va retrouver à la FNC,
11:11qui se sont battus,
11:13qui ont commencé à se battre,
11:14en portant atteinte à certains intérêts.
11:17Ce n'est pas des attentats massifs,
11:19c'est des formes de protestation,
11:23avec sur les murs, la Corse au Corse, etc.,
11:26à Colomfort.
11:27C'est l'expression de cette frustration
11:30dont je parlais tout à l'heure,
11:32mais ce n'est pas encore...
11:34L'attentat n'est pas encore, en soi,
11:36une démarche politique.
11:37Ça n'a rien à voir avec les fameuses nuits bleues,
11:40qu'on aura dans les années 70,
11:42et qui, elles, sont une stratégie politique.
12:10Ce rapport, dit-il,
12:15si l'on veut développer la Corse,
12:18il faut, pour cette île,
12:20une immigration massive,
12:25qui, à très court terme,
12:27devra porter la population à 160 000 habitants.
12:30Nous ne sommes même pas à 250 000, à l'époque.
12:33Le rapport d'une seule institute dit
12:34que si on va comme ça,
12:37la Corse va devenir une réserve d'Indiens.
12:39Réserve d'Indiens, pourquoi ?
12:41Parce que les Corses ne vont pas profiter
12:43de ces nouvelles structures hôtelières.
12:46Ce n'est pas eux qui vont en profiter.
12:47Ni au point de vue du capital qui est investi,
12:49ni au point de vue du personnel.
12:50Le personnel l'ont fait venir de l'extérieur.
12:52C'est ça, la France prométhéenne,
12:54de ce que j'appelle la France prométhéenne.
12:56C'est de croire que le développement en général,
12:59qu'il soit agricole, qu'il soit touristique,
13:01qu'il soit celui de cette France très sûre d'elle
13:04dans l'étranger glorieuse,
13:06c'est de croire que tout cela
13:09va apporter la paix des populations
13:11qui ne rêvent que d'avoir de l'argent
13:12et du développement économique.
13:14Et ça se fait, évidemment,
13:15au détriment de quelque chose
13:17que l'État ne perçoit pas,
13:18qui est celui de l'identité régionale et locale.
13:27Pour couronner le tout, je dirais,
13:30va se greffer l'affaire des Beaux-Rouches
13:33et qui finit par mettre le feu aux poudres.
13:37Tous les jours,
13:38ce petit pétrolier quitte le port italien de Scarlino.
13:42Deux heures plus tard,
13:44il déverse 1500 tonnes de déchets
13:46entre le Cap Corse
13:48et l'île italienne de Cap Raya.
13:50À la fin de l'année,
13:52plus de 350 000 tonnes de cébou
13:54seront déversées là.
13:57Lorsqu'on découvre qu'il y a pollution,
14:00pollution qui menace justement
14:02les côtes corse, les pêcheurs
14:04et toute une vie locale
14:06qui a sa logique,
14:09qui vivait d'elle-sous,
14:11on pourrait se dire,
14:12comme on dit,
14:12qui vivait de son propre revenu,
14:14il y a là la rencontre
14:17entre, disons, une réaction
14:20de protestation,
14:22d'indignation de la population.
14:24Comment la Corse est un dépotoir ?
14:31C'est une mobilisation qui rassemble énormément de monde,
14:34bien au-delà des quelques régionalistes.
14:36Mais malgré tout,
14:37ce sont ces mobilisations qui permettent
14:38notamment à Edmond Simeone
14:40d'apparaître comme peut-être
14:43un personnage majeur
14:44pour la politique en Corse.
14:46Ça permet de mettre en valeur
14:47sa détermination
14:48et aussi peut-être
14:51sa sagacité
14:52puisque lors d'une manifestation,
14:53je crois que c'était en janvier 1973,
14:55les manifestants ont envahi
14:56la sous-préfecture
14:57et ont failli lâcher le sous-préfet.
14:59C'est Edmond Simeone
15:00qui a sauvé le sous-préfet.
15:02S'il y a eu des heurtes
15:03entre policiers et manifestants,
15:05ça demande quand même
15:05l'esprit des corse en ce moment.
15:07C'est parce que ça va quand même
15:07Les Français nous ont pris notre langue.
15:11Ils nous ont pris notre terre.
15:12On n'a rien fait.
15:13Comme en Bretagne.
15:14Et maintenant,
15:14ils vont nous prendre notre mer.
15:16Et ils veulent qu'on ne fasse rien.
15:17Cette crise des bourrouges,
15:18elle met aussi, comment dire,
15:21elle est aussi au centre
15:22d'un événement important.
15:23C'est-à-dire,
15:24c'est une action d'éclat
15:26de la première organisation clandestine,
15:29on dira significative,
15:31le Fronté-Baysan-Logours
15:32sous délibération,
15:34qui plastique des navires
15:35de la compagnie italienne
15:36de Montedison.
15:37A FPCL
15:38réalisou vários atentados
15:40et reivindicou
15:41la responsabilité
15:42pour la première Noite Azul
15:44de la île,
15:45à 4 de janvier de 1974.
15:48Un autre mouvement clandestine,
15:49Justicia Paulina,
15:51fait sa marquee
15:52au faire explodir
15:53un avion
15:54au aeroport de Bastiat.
15:56A partir d'ailleurs,
15:57la violence clandestine
15:58entrée dans le debate
16:00de cours
16:00et changeait la dialectique.
16:05Autonomie,
16:05le mot est lâché.
16:07Aujourd'hui,
16:08la revendication est politique.
16:09La solution choisie,
16:10c'est l'autonomie,
16:11à ne pas confondre
16:12avec l'indépendance.
16:14C'est un cadre institutionnel
16:16qui permettrait aux Corses,
16:17tout en restant dans la légalité française,
16:20de décider,
16:21eux-mêmes,
16:21de leur destin.
16:23Donc Adia Madiogastellare,
16:25un texte qui est publié
16:26à l'initiative surtout
16:27de la tendance,
16:27on dira socialisante,
16:29du régionalisme,
16:30marque le basculement
16:31vers l'autonomisme.
16:33Quand on dit passage
16:34du régionalisme
16:35à l'autonomisme,
16:37moi, je pense,
16:37c'est surtout
16:38la grande différence
16:40qualitative,
16:41c'est l'affirmation
16:42du peuple corse
16:42et de ses droits nationaux.
16:44C'est là où il y a
16:44une vraie différence
16:45avec Adia Madiogastellare
16:46et avec le basculement
16:48aussi de l'Arc
16:49qui devient
16:50d'Action Régionaliste Corse,
16:51devient Action Eperina
16:52Chidagours
16:53et se déclare
16:54en faveur de l'autonomie
16:55quelques mois plus tard.
16:56C'est une revendication politique.
16:58Vous avez une revendication
16:59qui se politise
17:00de plus en plus
17:01et qui se pose
17:02en termes de
17:04régions contre l'État.
17:06Je crois que la
17:08radicalisation de 1973,
17:10elle est due surtout
17:11à des erreurs
17:13du gouvernement français.
17:15Tout cet ensemble
17:17de mécontentement
17:18a jouer un rôle
17:20assurément décisif
17:21dans la radicalisation
17:22de l'ensemble
17:22des régionalistes
17:23qui de plus en plus
17:25sont basculés
17:26au niveau institucional
17:27dans la revendication
17:28d'autonomie
17:29et ont un discours
17:31qu'on dirait
17:31de plus en plus
17:31national.
17:32Et d'ailleurs,
17:33en 1973,
17:34il y a même
17:34ce fameux éditorial
17:35de Maximeon d'Archetti
17:36qui est intitulé
17:38Je suis nationaliste de Corse.
17:39Na île,
17:40também nas universidades
17:42do continente,
17:43a voix des jeunes
17:44fait-se ouvir.
17:45Os estudantes de Nice
17:46lançaram
17:47a Consultade
17:48Studante Corsi
17:49et créaram
17:51le journal
17:51O Rubombo.
17:53D'esta façon,
17:54ils peuvent faire
17:55ouvir une voix
17:55plus radical
17:56dans l'arc,
17:58de la plupart
17:59de ces membres.
18:02Je crois que c'est
18:03comme un jour
18:03on est confronté
18:04à...
18:04On est arrivés
18:05au point de mon retour,
18:06je crois que...
18:08Vous pourrez aller
18:09un jour
18:09sur l'indépendance,
18:10ça ne vous gênerait pas ?
18:12Je crois que
18:13j'ai été assez clair
18:14tout à l'heure,
18:14je pense que
18:15tout dépendra
18:16de l'issue
18:17du dialogue
18:17entre nous
18:18et Paris.
18:19Nice,
18:20c'était
18:20l'endroit
18:21où l'arc
18:22était comme
18:23un poisson dans l'eau.
18:24Disons que
18:25les étudiants
18:26de l'arc
18:26étaient les plus
18:27dynamiques
18:27par rapport aux autres
18:29qui avaient une vision
18:31plus idéologique
18:32du problème
18:33mais moins
18:34engagée
18:36sur le terrain
18:36de l'action.
18:37C'est-à-dire que
18:38l'arc était prêt
18:39à manifester
18:40les drapeaux,
18:41tout ça,
18:41très tôt.
18:48Et si l'université
18:49d'été
18:49débute par un certain
18:50folklore,
18:51les débats
18:52sont des plus sérieux.
18:54Tous les problèmes
18:55qui agitent l'île
18:55sont ici évoqués.
19:01L'université
19:02d'été
19:03elle est
19:04comment dire
19:05drivée
19:06par un militant
19:07de l'arc
19:07mais ce ne sont pas
19:08des congrès
19:09de l'arc.
19:09Au contraire,
19:10il y a une ouverture
19:12qui est assez remarquable.
19:14L'université
19:15d'été
19:16s'inscrit
19:18dans ce qu'on appelle
19:19le riaquiste
19:21culturel.
19:22Le riaquiste
19:23c'est
19:23la volonté
19:24de renouer
19:27avec des racines
19:28et renouer
19:29avec des racines
19:30du point de vue
19:30de la langue,
19:31du point de vue
19:32de la poésie,
19:33du point de vue
19:33de la littérature,
19:35du point de vue
19:36de la culture
19:36en général.
19:37Et c'est un mouvement
19:38qui,
19:39je pense,
19:40pendant dix ans,
19:41de 1973
19:41à 1983,
19:43a été à la fois
19:45intimement lié
19:46à la revendication
19:48politique
19:49et s'est développé
19:50de façon très autonome.
20:09Ce mouvement
20:10de riaquiste
20:11culturel
20:11va se cristalliser
20:12autour
20:12de la demande
20:13de réouverture
20:14de l'Université
20:15de Corté.
20:16Et là,
20:16le gouvernement
20:17va envoyer
20:19Liberbou.
20:20Liberbou,
20:21c'est jamais
20:21très mouillé,
20:22pour ainsi dire,
20:23c'est un missionnaire,
20:24donc il recueille
20:25des éléments,
20:26il en fait part
20:27et tout.
20:28Il est très prudent
20:29en matière
20:29de promesses,
20:32mais à tel point
20:33qu'on dira
20:33que les étudiants
20:35se sont fait flouer
20:36par Liberbou
20:37parce qu'il a fait
20:38de la présence
20:39sans véritablement
20:40apporter quelque chose.
20:41notamment la fraction
20:43issue
20:44du syndicat étudiant
20:45de Nice
20:46considère
20:46qu'il n'y a plus
20:47rien à discuter
20:47avec l'État
20:49et qu'il faut passer
20:50à l'action directe
20:51et illégale,
20:52ce que refusent
20:53la direction de l'Arc
20:54et les frères
20:55Simeone.
20:56Et à partir de là,
20:57on cherche forcément
20:58à les maintenir
21:01dans le giron,
21:01à ne pas les laisser
21:02s'embarquer
21:03dans la dynamique
21:05clandestine
21:05qui est déjà
21:06bien initiée
21:07par le FPCL
21:08et l'Eustace
21:08d'Apauline
21:09depuis 1973, 1974.
21:10D'ailleurs,
21:11certains de ces jeunes
21:12militants de l'Arc
21:13sont déjà aussi
21:14des militants clandestins.
21:15Foi neste contexto
21:17tenso que rebentou
21:18o escândalo
21:18da Vinaccia.
21:19Os colonos,
21:20pés negros,
21:21tinham organizado
21:22um tráfico
21:23em grande escala
21:24de vinhos artificiais,
21:25com a complicidade
21:27dos bancos
21:27e o consentimento
21:28do Estado.
21:32La mise à jour
21:34des abus
21:35de certains colons
21:37dans la plaine orientale
21:39en matière
21:39de vinification
21:40et l'argent facile
21:42qui venait
21:43de cette chapitalisation
21:45et de ces jeux financiers
21:49qui l'accompagnaient
21:49a été mis à jour
21:51et exploité
21:53par l'Arc,
21:54essentiellement,
21:55en disant
21:56que le scandale
21:58de la colonisation,
22:01entre guillemets,
22:01comme il disait,
22:02dans la plaine orientale
22:03va jusqu'à favoriser
22:05la fraude,
22:06etc.
22:07Et donc,
22:09là qu'a été
22:09l'élément porteur
22:11de la denonciation
22:12de cet abus
22:13et que ça,
22:15ça a eu un écho.
22:16Apanhados
22:17no turbilhão
22:18das revelações
22:19e do écho
22:20que estão a gerar
22:21entre a população
22:22e os jovens,
22:23os dirigentes
22:24da ARC
22:25endurecem
22:25o seu discurso.
22:27Y a-t-il
22:28un peuple corse?
22:30Oui!
22:33Ce peuple corse
22:34a-t-il droit
22:35à la vie?
22:36Oui!
22:38La Corse
22:39est-elle
22:40une colonie?
22:41Oui!
22:43La Corse
22:44doit-elle être
22:44décolonisée?
22:46Oui!
22:47L'Arc doit-il
22:48baisser les bras
22:49ou doit-il se battre?
22:50Oui!
22:53Question capital,
22:55est-elle
22:56est-elle
22:56prête
22:56à faire
22:57la lutte
22:57dure
22:58et
22:58non-égale
22:59à nos côtés?
23:00Oui!
23:03Oui!
23:03Oui!
23:03Oui!
23:06Oui!
23:06A 21 de agosto
23:08de 1975,
23:10un groupe
23:10de militantes armados
23:12de caçadeiras
23:13occupou pacificamente
23:14la vega
23:15de Henri de Peie,
23:16a norte
23:17de Aléria,
23:18un des responsables
23:19pelo sistema
23:20de burla.
23:20Este acontecimento
23:22terá impacto
23:23na história
23:23da Córsega.
23:27Aléria
23:27n'était
23:28certainement
23:28pas une histoire
23:29de capitalisation
23:30et de vinaison.
23:31Nous ne savions pas
23:32pourquoi nous occupions
23:33cette cave.
23:34Nous l'occupions,
23:35nous sommes venus,
23:36nous l'occupions,
23:36parce que nous faisions
23:37participer au jour,
23:38les moraux,
23:38etc.
23:39Nous l'occupions
23:40parce qu'il y avait
23:41un problème politique
23:42et que nous venions
23:43le poser
23:43de manière
23:44spectaculaire.
23:45Mais nous ne pensions pas
23:46qu'il devait y avoir
23:46des morts,
23:47c'est clair.
23:48Très important
23:48à savoir,
23:49c'est que l'opération
23:50d'Aléria
23:50n'a pas vocation
23:51à s'éterniser
23:52ni même
23:53à s'approprier
23:55l'ensemble
23:55de la propriété
23:57redistribuée
23:57directement
23:58à des agriculteurs
23:59corses.
24:00L'action d'Aléria
24:00doit se terminer
24:01par une réunion
24:02avec des acteurs
24:04du secteur,
24:04ce qu'on appelle
24:05les socioprofessionnels,
24:06et ensuite
24:07par un meeting politique.
24:08Donc,
24:09on ne peut pas
24:09parler forcément
24:10d'une menace
24:12très importante
24:13pour l'ordre public.
24:18Honnêtement,
24:19on ne pensait pas
24:20qu'il devait y avoir
24:20d'assaut.
24:22C'était un peu
24:23la kermesse.
24:24Mais enfin,
24:25quand 500 ou 600
24:27gendarmes mobiles
24:27arrivent avec
24:28les hélicoptères,
24:29les petits chars,
24:30là, on comprend
24:30qu'on rentre
24:31dans une autre dimension.
24:32Et on était prêts,
24:34on était déterminés.
24:35Ceci est la première
24:37sommation
24:39aux affaires
24:39usables
24:40de la force.
24:42Reste à la force.
24:43Nous avons
24:44un jouet,
24:44un jouet,
24:45un jouet,
24:46un jouet,
24:46un jouet,
24:47un jouet,
24:47un jouet,
24:49face à ça,
24:50vous avez un fou
24:53qui tient
24:53les rênes de l'État.
24:56Giscard
24:56est en vacances
24:58on ne sait pas où.
24:59Chirac,
25:00c'est en août,
25:01Chirac,
25:02Premier ministre,
25:03n'est pas à Paris.
25:04Celui qui tient
25:05les rênes de l'État,
25:06c'est Ponyatowski.
25:09C'est un obsessionnel
25:11de la violence
25:12d'État.
25:25Conformément à ce qui a été décidé,
25:27je vais aller me constituer prisonnier.
25:29Je pense que maintenant,
25:31en particulier,
25:31au niveau des jeunes,
25:32il y a un processus d'escalade
25:34qui est engagé
25:35et qu'il ne faudra pas s'efforcer
25:36de continuer à traiter
25:37un problème politique
25:38et de revendication
25:39de dignité et d'identité
25:40comme un problème économique.
25:55Cinq jours après Allaire,
25:56il y a les événements de Bastia
25:58avec un policier tué
26:01et 18 autres blessés
26:02par balle
26:02dans une atmosphère
26:03qui est quasi insurrectionnelle
26:05ou insurrectionnelle,
26:06je veux dire,
26:06qui est unique
26:07dans l'histoire
26:07du nationalisme corse,
26:08sont les suites
26:10de ces événements d'Allaire
26:11qui concrétisent
26:13la fracture
26:14entre les plus modérés
26:15et les plus radicaux.
26:19Là,
26:20ceux qui veulent vraiment
26:21aller plus loin
26:22se rendent compte
26:22qu'il n'y a plus rien à discuter
26:24avec les frères Simeone.
26:26Et ils vont commencer
26:27à discuter
26:30de la création du FLNC
26:31censée unir
26:33les organisations clandestines
26:35préexistantes.
26:36Aujourd'hui,
26:37deux mois après,
26:38avez-vous le sentiment
26:39que les événements
26:40d'Alleria et de Bastia
26:41pouvaient être évités ?
26:43Incontestablement,
26:44ceux d'Alleria
26:44pouvaient l'être
26:45si le dialogue
26:47n'avait pas été cassé net.
26:50Mais après Allaireia,
26:52il y a eu Bastia
26:54et c'est ça qui est grave
26:55car Bastia,
26:57c'est la réaction populaire.
26:59Et cette réaction,
27:01hélas,
27:02il faut le souligner
27:03et il faut que chacun comprenne
27:05le risque d'être qu'un début.
27:07A partir d'aquí,
27:09la FLNC
27:10occupera un lieu central
27:12dans la Corsque
27:12et en France
27:13et affirmerà,
27:14au long de toute la sa existence,
27:16la sa legitimité
27:17pour représenter
27:18le peuple corse.
27:19Corsque,
27:20c'est l'initio
27:21de un braço de ferro
27:22com o Estado francès
27:23que terminerà
27:24en 2014.
27:27Corsque,
27:28l'initio
27:29de un'initio
27:29de un'initio
27:30de un'initio
27:42pour l'initio
27:44de un'initio
27:44de un'initio
27:46pour l'initio
27:56Legenda Adriana Zanotto
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