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A 30 de setembro de 1974, Portugal atravessa a sua maior crise desde a queda da ditadura. O presidente da República, o general Spinola, é forçado a abandonar o cargo. Este militar oportunista e conservador fez tudo para afastar o mais possível a esquerda da transição democrática. Nesta disputa, o país vai sofrer tensões tão fortes que se encontrará à beira da guerra civil.
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AprendizadoTranscrição
00:04Tomo, perante o povo português, a responsabilidade de seu integral cumprimento, como firme e cabal garantia
00:13de que não serão traídas as esperanças espertas nos corações portugueses na manhã de 25 de Abril.
00:23Quando António de Spínola fez o seu discurso inaugural como presidente de Portugal,
00:30as palavras que entoou estavam imbuídas de liberdade e democracia.
00:34O general, ainda hoje considerado por muitos como o herói da revolução dos escravos,
00:40viria a revelar-se um homem ávido de poder.
00:44No espaço de alguns meses, levaria um país inclinado para a paz à beira do abismo.
01:09Aplausos
01:39A CIDADE NO BRASIL
01:41No início dos anos 70, o boom económico do Ocidente parecia ter deixado Portugal para trás.
01:48A ditadura que tinha mantido o país sob o seu jugo durante 40 anos estava a esgotar-se,
01:56enquanto a elite fascista liderada por Salazar se agarra a sonhos de grandeza de outra época,
02:01a economia à branda, minada por 13 anos de guerra nas colónias.
02:07Il n'était pas envisageable pour eux de faire la décolonisation.
02:12Pourquoi ? Parce que Salazar disait que c'était l'essence même du Portugal,
02:18on dirait l'ADN aujourd'hui du Portugal, d'être présent outre-mer.
02:22Et que privé de l'outre-mer, c'était ça le testament salazariste d'une certaine manière,
02:26privé de l'outre-mer, le Portugal cesserait d'exister.
02:29Évidemment, à la fin des années 60, Salazar est remplacé par Marcelo Caetano
02:36et là, évidemment, les problèmes commencent à se poser.
02:42Marcelo Caetano continue la politique coloniale,
02:47la résistance à la décolonisation du régime autoritaire,
02:51mais la conjointure commence à se compliquer.
02:58No que se assemelha cada vez mais a um Vietnam portugués,
03:02toda uma geração de jovens recrutas sem experiência militar
03:05vê-se mergulhada numa guerra contra um inimigo invisível e determinado.
03:20Dentro do Estado-Maior,
03:22o cansaço dá lugar à exasperação
03:25e começam a levantar-se vozes.
03:30C'est dans ce contexte qu'a éclaté l'affaire Spinola.
03:34Alors que les journaux ne peuvent pas parler de la guerre,
03:37ils ont fait une large place à la publication très officielle
03:40d'un livre de 200 pages dont l'auteur,
03:42ancien gouverneur militaire en Guinée,
03:44avait le prestige d'un héros national.
03:47Pour la première fois,
03:48un général de cavalerie frappait de sa cravache
03:51sur la table des politiques
03:52en affirmant que la guerre ruinait le pays
03:54et que le Portugal ne pouvait pas la gagner.
03:57Le général Spinola,
03:58c'est un homme qui a un passé de militaire
04:02assez classique,
04:05officier,
04:06qui a été observateur pendant la guerre civile espagnole,
04:11qui ensuite est parti sur le front de l'Est
04:13aux côtés des troupes allemandes
04:14comme observateur,
04:17qui est devenu lieutenant-colonel en 1945,
04:20donc assez jeune, à l'âge de 35 ans,
04:22qui a servi de manière très classique
04:24le régime salazariste
04:26et qui, dans les années 60,
04:29occupe des fonctions importantes
04:30dans le cadre des guerres coloniales.
04:32Il a fait toute sa carrière
04:34au sein du régime.
04:35Il a toujours été un soutien du régime.
04:38Il a toujours partagé l'idéologie du régime.
04:42Lorsque Spinola publie son livre,
04:47ça a été considéré
04:49comme une défection de soutien,
04:53comme un acte de sédition.
04:56Est-ce que vous pensez être un jour
05:00le futur président du Portugal ?
05:04Vous n'êtes pas un conspirateur, non ?
05:08Je suis un Portugais.
05:11Je suis seulement un Portugais.
05:14Spinola,
05:15lorsqu'il a été obligé
05:16de démissionner
05:18après la publication de son livre,
05:21il attendait son heure.
05:22Il savait que le régime allait tomber.
05:34Na noite de 25 de abril de 1974,
05:39a canção Grândula Vila Morena,
05:42transmitida pela rádio,
05:43deu o sinal para a insurreição militar.
05:46Um grupo de jovens capitains
05:48inspirados pelos ideais comunistas,
05:50sob o nome de Movimento das Forças Armadas,
05:53lançou-se à tomada da capital,
05:55apoiado por 300 soldados.
05:58Nas primeiras horas da manhã,
06:00cercam os principais centros de poder
06:02e exortam a ditadura
06:03a entregar as armas.
06:05le coup d'état militaire au Portugal
06:08a pris par surprise
06:10la société portugais
06:11et même la communauté internationale.
06:13C'est très rare quand même
06:15d'avoir une configuration de ce type
06:16où des militaires,
06:18essentiellement,
06:20font un coup d'état
06:22pacifique
06:22pour rétablir la démocratie
06:25enverser une dictature.
06:31Barricado num antigo quartel militar,
06:33Caetano,
06:34receoso da ira das ruas,
06:36exige que um oficial de alta patente
06:38venha negociar a sua rendição.
06:41Il faut bien se rendre compte
06:43que c'était des petits capitaines
06:44qui ont fait cette révolució.
06:46Et ces capitaines avaient conscience
06:49de ne pas avoir de soutien,
06:52ou en tout cas pas beaucoup de soutien,
06:54au sein des haut gradés,
06:56des forces armées.
07:00Spínola aproveita a oportunidade
07:02para se tornar o chefe do golpe de Estado
07:04e aparecer como o herói libertador.
07:07À tarde,
07:08a ditadura caiu
07:09sem o menor derramamento de sangue.
07:27Na mesma noite,
07:29Spínola apresenta-se ao povo português,
07:32rodeado pelos seus homens de maior confiança,
07:35todos militares do antigo regime.
07:37Mas para manter as aparências,
07:39faz um discurso deliberadamente democrático.
07:44A Junta de Salvação Nacional
07:46é que presido,
07:49constituída por imperativo
07:51de assegurar a ordem
07:52e de dirigir o país
07:54para a definição e consecução
07:57de verdadeiros objetivos nacionais.
08:00O projeto de Spínola é rapidamente
08:03e simples.
08:04É o projeto de construir,
08:08de construir,
08:08de construir un sistema democrático
08:10de tipo presidentialista,
08:12tout en evitando,
08:13évidemment,
08:15a democratização
08:17social,
08:20cultural
08:20e même
08:22politica.
08:23É a construção
08:25de uma democracia
08:26a partir de nós.
08:27todo o que acontece na rua,
08:29o povo,
08:30o povo unido,
08:31o povo unido,
08:32o povo unido,
08:35não será nunca vencido,
08:36são os slogans da época.
08:38Spínola,
08:38não a cultura política,
08:41nem a orientação,
08:43a tonalidade
08:43que ele deseja dar
08:44a esse coup d'État.
08:48— On voit plutôt chez Spinola la volonté de, certes, prendre le pouvoir,
08:54mais tout en maintenant une certaine continuité avec le régime précédent
08:59et en craignant que, avec l'idée que beaucoup de personnes de la dictature avaient,
09:04c'était que le peuple n'était pas prêt pour une démocratie.
09:08Il n'était pas prêt pour voter, il n'était pas prêt pour se syndiquer librement, etc.
09:13— Aujourd'hui, la question est posée de savoir qui, du mouvement des forces armées plus radicales
09:22ou de la junte de sali-national présidée par Spinola,
09:26prendra véritablement le pouvoir au Portugal, en un mot, qui se sert de qui.
09:31— Dans cette junte de sali-national, il a dû composer avec le MFA, le mouvement des forces armées.
09:37Le mouvement des forces armées, il avait donc un programme très à gauche.
09:46Et en vue de la réconciliation nationale, on a fait appel aux exilés politiques
09:56pour montrer donc qu'on construisait une démocratie, une démocratie pluraliste.
10:04— Aujourd'hui, président de la République, il remporte son premier Paris
10:10en formant un gouvernement de transition.
10:13Le président du Conseil, M. Palma Carlos, n'appartient à aucun parti politique.
10:17Il passe pour avoir défendu vigoureusement les libertés individuelles.
10:21Le ministre des Affaires étrangères est M. Mario Suarez, secrétaire général du Parti Socialiste.
10:26C'est à Paris qu'il s'était exilé pendant quatre ans
10:29avant de retrouver Lisbonne à quelques heures près, en même temps que Alvaro Cugnall,
10:35le secrétaire général du Parti Communiste, qui devient ministre d'État.
10:39— Les communistes lutteront pour rétablir la paix
10:42et réaliser les profondes réformes démocratiques qui sont maintenant à notre portée.
10:54— Quand le gouvernement prévisoire se forme, à partir de la mi-mai 1974,
11:00il y a la question évidemment du Parti Communiste.
11:02Est-ce qu'il faut l'avoir au sein du gouvernement
11:04en tant que représentant d'une force politique
11:07qu'on n'arrive pas à bien mesurer, parce qu'il y a peu d'élections,
11:10ou est-ce qu'on le laisse à l'extérieur,
11:11et des personnes comme Mario Suarez notamment,
11:13qui va devenir ministre des Affaires étrangères,
11:15grâce au contact qui a tissé en Europe occidentale,
11:19notamment en France, mais aussi en Allemagne,
11:20vont plutôt plaider pour que le Parti Communiste
11:22soit intégré au gouvernement.
11:25Et chose dont il faut bien voir à l'époque,
11:27qui fait extrêmement peur au niveau international.
11:29C'est-à-dire que depuis 1947,
11:31il n'y a plus de communistes dans des gouvernements européens.
11:35Et cela fait peur,
11:36parce qu'on est encore dans un climat de guerre froide.
11:38— Et Spino se préoccupe tout de suite
11:41en former des partis à droite.
11:44le Parti le plus à droite de notre démocratie
11:47est, au fond, une initiative de Spino
11:50qui a peur déjà d'une certaine predominance
11:55de la gauche antifasciste
11:59dans le gouvernement de coalision.
12:08À cabeça do cortejo do 1º de maio,
12:11Soares e Cunhal mostram a unidade da esquerda
12:14forjada na clandestinidade.
12:17Encerrado no seu palácio presidencial,
12:20Spino já se sentia ameaçado por esta união do povo
12:23e dos partidos que exigiam a descolonização imediata.
12:35— Dans son esprit, il voulait maintenir un empire.
12:39Mais il voulait construire, si vous voulez,
12:41une espèce de « commonwealth » à la portugaise,
12:43une espèce de fédéralisme.
12:45Il n'était pas du tout question d'indépendance.
12:47Il était question d'autonomie.
12:49— Donc ça, ça veut dire que la guerre n'est pas tout à fait terminée
12:52et qu'il faut maintenir des troupes sur place
12:54pour continuer à contrôler ces territoires.
12:59Et par contre, certains militaires du MFA,
13:02leur but, c'est la décolonisation.
13:04— C'est dans le programme du MFA,
13:06le mouvement des forces armées.
13:08Il y a 3D, décoloniser, démocratiser, développer.
13:12Et décoloniser, pour beaucoup de jeunes officiers
13:15et membres du mouvement des forces armées,
13:17c'est vraiment le cœur, la chose sur laquelle il faut aller vite
13:22et sans trouver de chemin de traverse.
13:27Premier face-à-face pour la paix entre le Portugal
13:29et l'un de ses territoires africains
13:31où la guerre dure depuis 12 ans, la Guinée-Bissau.
13:34La négociation s'ouvre cet après-midi à Londres
13:36entre la délégation du gouvernement provisoire portugais,
13:39conduite par le socialiste Mario Soares,
13:41nouveau ministre des Affaires étrangères,
13:43et les représentants du PIGC, le parti de l'indépendance,
13:46dirigé par António Pereira.
13:50Marginalisé dans son propre gouvernement,
13:53Spínola sent que le pouvoir l'est à escapar.
13:56En meados de julho de 1974,
14:00il a essayé son premier coup d'Etat,
14:01assumant plein de pouvoirs sur les forces armées.
14:05La stratégie est de renforcer les pouvoirs du président,
14:10déceler, préparer une véritable élecció presidencielle,
14:15à l'horizon des deux ans qui viennent,
14:19retarder les élecció pour une assemblée constituant,
14:23et donc créer un espace que seul pourrait occuper Spínola et ses proches.
14:28Esta tentativa de tomada de poder autoritário
14:31alarma os jovens capitains do MFA,
14:34que estão determinados a não deixar que a sua revolução lhes seja tirada.
14:4015 juillet, forcé par le très puissant mouvement des forces armées,
14:44le général de Spínola doit limoger Palma Carlos
14:46et nommer à sa place un colonel aux idées plutôt progressistes,
14:50Vasco Gonçalves.
14:51Du coup, les militaires entrent en force au gouvernement,
14:547 postes au lieu d'un seul.
14:56Les militaires sont venus dans le gouvernement
14:58pour garantir l'accomplissement du programme des forces armées,
15:02pour garantir le processus démocratique,
15:04pour avoir la certitude que nous aurons des élections libres et justes
15:08et avec des chances égales pour tous les citoyens portugais.
15:20A entrada do MFA no governo provoca movimentos sociais em tout le pays.
15:28Onde quer que se formem sindicatos,
15:31a autogestão e a coletivização são introduzidas.
15:35O golpe de Estado transforma-se gradualmente
15:37numa revolução anticapitalista.
15:44Spínola se rende compte que, en fait,
15:46il est dépossédé du pouvoir executif,
15:49chose auquel il ne s'attendait pas vraiment,
15:52au profit du gouvernement.
15:54Donc, en fait, qu'il est là comme un spectateur,
15:57uniquement pour, justement,
16:00faire en sorte que les forces armées,
16:03donc les secteurs conservateurs des forces armées,
16:08cautionnent la révolution,
16:10mais qu'en fait, il ne sert pas à grand-chose.
16:11Et il tient des propos tout de suite pour dénoncer le désordre potentiel,
16:17le risque communiste qui menace,
16:20donc passer d'une dictature à une autre forme de dictature,
16:23c'est un peu l'idée qu'il développe.
16:25Et donc, pour éviter, pour conjurer ce risque,
16:28très vite, il met en place l'idée,
16:30il essaye d'instaurer l'idée qu'il est l'homme de la situation.
16:33Il sait qu'il a des soutiens en dehors du MFA.
16:38Il sait qu'il a des soutiens, justement,
16:41dans ce nostalgique du pouvoir,
16:47enfin, du régime estadonoviste.
17:02Pour ce qui concerne l'actualité à l'étranger,
17:05beaucoup de regard sont tournées vers Lisbonne,
17:07en raison des événements graves qui viennent de se dérouler.
17:11La manifestation de la majorité silencieuse n'aura pas eu lieu.
17:14La droite et l'extrême droite portugais
17:16espéraient faire de cette manifestation de soutien au général de Spinola
17:19une riposte à l'emprise croissante des socialistes et des communistes
17:23sur la vie politique portugaise.
17:25Mais les forces de gauche, aidées par l'armée,
17:27ont réussi à empêcher la manifestation.
17:29Barrage sur toutes les routes menant à Lisbonne,
17:31arrestation de 300 personnalités de la droite,
17:34dont beaucoup du Parti libéral.
17:37Il a été dans cette stratégie gaulliste
17:40de lien direct avec le peuple,
17:43notamment le 28 septembre, qui a échoué,
17:45parce que soit le peuple qui était organisé,
17:48il n'était pas organisé pour Spinola,
17:50c'était le peuple organisé par le Parti communiste,
17:52qui lui avait une organisation,
17:56une certaine efficacité dans la mobilisation populaire de ses militants,
18:00chose que n'avait pas Spinola.
18:01Il y a une forme d'entêtement aussi dans sa posture,
18:05son jusqu'au boutisme,
18:07durant le mois de septembre 1974,
18:10qui fait qu'il ne prend pas certainement toute la mesure
18:13de l'hostilité des oppositions
18:18qui sont en train de se former autour de lui.
18:24Et perante la totale impossibilité
18:27de, en ce moment-là,
18:29se construire une démocratie authentique
18:32au service de la paz et du progresso du pays,
18:37renuncie au cargo de présidente de la République.
18:42Ce que beaucoup de personnes disent sur Spinola
18:44dans l'ensemble de son activité politique en 14-15,
18:48c'est que ce n'était pas un très bon homme politique,
18:51c'est-à-dire qu'il ne sentait pas,
18:52il n'avait pas une intuition politique
18:53de sentir ses forces et ses faiblesses.
18:58Spinola est maintenant un inimigo
19:00declaré de la Revolu-Saint.
19:02Le ex-président de Posto
19:04passe à clandestinité
19:06et se devient un conspirateur.
19:09Et il entraîne dans son sillage
19:11un certain nombre de personnages,
19:13de militaires, d'hommes,
19:15qui sont persuadés
19:16qu'il faut conjurer ce risque du communisme.
19:22A 11 de março de 1975,
19:25tenta un último golpe de force
19:27à frente de un groupe de milicianos
19:29de extrema-direita.
19:31A sua tentativa desesperada
19:34é rapidamente aniquilada pelo MFA.
19:36A humilhação é total.
19:40Abandonado pelos seus homens,
19:42consegue fugir e voa para o Brasil,
19:45o refúgio dos exilados da ditadura.
19:47Le 11 mars 1975,
19:49c'est vu par les franges
19:51les plus radicales du MFA,
19:52mais aussi par le Parti communiste portugais
19:53qui appuie le MFA
19:55comme une volonté de la réaction
19:56de reprendre le pouvoir,
19:59de mettre fin aux acquis de la Révolution.
20:01Et donc, ça va renforcer le MFA
20:03qui va se poser encore plus
20:05en garant
20:07de la défense,
20:08de la Révolution
20:09et de ses acquis.
20:11C'est ce qui va faire
20:12prendre conscience
20:12et légitimer
20:13le discours
20:14de ceux
20:14qui,
20:15comme Mario Soares,
20:16le Parti socialiste,
20:18appellent de leur vœu
20:19la tenue
20:20d'élections libres,
20:20les premières
20:21depuis près d'un demi-siècle,
20:23et qu'il ne faut pas
20:24là-dessus
20:25transiger
20:25et repousser
20:27ou trouver
20:28des subterfuges.
20:29Il faut faire ces élections.
20:34Le 12 avril,
20:35la parole sera donc au peuple.
20:36On y verra plus clair
20:37sur ses aspirations réelles.
20:39Ce jour-là,
20:40on saura s'ils ne jugent pas
20:41que l'actuelle Révolution
20:42va trop loin,
20:43à gauche.
20:47Les deux formations
20:48qui arrivent en tête
20:49et très largement,
20:50c'est le Parti socialiste
20:51et le Parti populaire démocrate.
20:53Le peuple s'est mobilisé,
20:55est allé voter massivement
20:56à plus de 90 %,
20:58ce qui est absolument incroyable.
21:00Et donc,
21:00c'est à partir de là
21:01que cette polarisation
21:02entre deux logiques
21:04va s'accroître.
21:05D'une part,
21:06une logique révolutionnaire,
21:07ceux qui ont fait la révolution,
21:09le MFA,
21:10appuyé par le PCP,
21:11qui considère
21:12qu'ils ont une sorte
21:14de légitimité
21:15à gouverner
21:16parce que c'est eux
21:16qui ont libéré
21:17le peuple du fascisme,
21:19et d'autre part,
21:20les partis politiques,
21:20et notamment le PS et le PSD,
21:22qui peuvent dire
21:23qu'eux deux,
21:25ils sont majoritaires.
21:29Non,
21:30ne vouloir
21:31écouter les résultats
21:32éleitoreux,
21:33le MFA
21:34pretende
21:34continuer
21:35sa Revolució
21:35Vemlè
21:36et lance
21:37un vaste plan
21:38de nationalisações
21:39sans consulte.
21:41Em protesto, os líderes do PS e do PSD abandonam a nova Assembleia.
21:47No início do verão de 1975, o país parecia mais dividido do que nunca.
22:10Militares terriens, conservateurs e profundamente católices s'inquiètent d'une deriva gauchiste.
22:15Não vamos falar de uma ditadura, militares ou comunidades ou qualquer coisa.
22:20O Portugal parece ser ao bordo da guerra civil.
22:26Alguns vêm esses países ou essas populações do Nord como pessoas que vêm um retorno à a dictadura.
22:31Não era isso que eles vêm.
22:32Eles vêm que os resultados dos eleitos do 25 avril de 1975,
22:37que havia dado uma majoridade ao PS e ao PSD,
22:43ou seja, 5 anos no governo.
22:46É a pobreza do Estado que fez problemas durante o ano de 1975
22:51porque mais ninguém dá o sentimento de governar o país.
22:56E é ali que se está o pergunte do pergunte do que a gente chama a Révolution dos EUA,
23:02essa transição, essa transição democrática.
23:05E lá, de toda a evidência,
23:07on cherche os homens em capacidade de rassemblar.
23:14Spinola tenta de tirar parte de essa ambiência de guerra civil
23:23para não só obteria de apoio internacional,
23:30de financiamento,
23:32mas também resta vivante na memória coletiva.
23:35e, então, se construir essa imagem de homem providencial que viendra a sauver a nação.
23:45Do outro lado do Atlântico,
23:48Spinola sopra sobre as brasas de um conflito que ele próprio ajudou a criar.
23:52Onde a União Soviética exerce presentemente o seu esforço principal,
23:59coberto da bandeira da paz, da liberdade e da democracia.
24:30Mas o seu plano de invadir Portugal à frente de um exército
24:35parece anacrónico e destinado a fracassar.
24:41Em Portugal, o MFA e o Partido Comunista,
24:46enfraquecidos por divisões internas,
24:48deixaram o campo aberto para o regresso ao poder do PS e do PSD
24:52no final de novembro de 1975.
24:55O processo de democratização parecia agora irreversível,
25:00deixando Spinola e os seus sonhos de reconquista caírem no esquecimento.
25:07Ele não incarnaia o Portugal,
25:10ele incarnaia o seu corpo defendente,
25:13mas o Portugal de antes, o Portugal de antes,
25:16e em nenhum caso,
25:18um certo número de valores que eram substanciales
25:21a esse movimento,
25:22a essa energia que a incarnado a Révolution dos Oeillais.
25:26Então, ele era um homem,
25:27de uma certa maneira, do passado,
25:29de uma visão dos rapports de forças internacionais,
25:32dos rapports de forças sociais,
25:33que não eram mais os quais aspirava uma parte da população.
25:38Então, ele era um homem
25:39que jogou quase no tard
25:44um papel para o qual ele não era preparado.
25:47A sombra do Mazinheira
25:51Que já não seria aidade
26:00Jurei teu por companheira
26:04Grande ou a tua vontade
26:09Grande ou a tua vontade
26:14Jurei teu por companheira
26:20A sombra do Mazinheira
26:26Que já não sabia aidade
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