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  • il y a 3 semaines
Ce jeudi 4 juin, les résultats des entreprises du secteur de la technologie et les convictions de Sycomore AM, ont été abordés par Pierre Alexis Dumont, directeur des investissements chez Sycomore Asset Management, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Bonjour Pierre-Alexis Dumont, merci d'être avec nous en plateau. Vous êtes le directeur des
00:05investissements de Sycomore Asset Management. Il y a un instant on commentait la publication de
00:09Broadcom. Je vais vous parler de l'intelligence artificielle parce que comment ne pas faire
00:13l'impasse sur ce qui est en train de se passer en ce moment, que ce soit Dell qui prend
00:1740-45%
00:18l'espace de deux jours, HP plus 20 plus 25%, Johnson Young qui trouve que Marvel c'est une
00:24société super, le titre prend 35% en deux jours, l'IR, Broadcom moins 11%, bref chaque jour en fait
00:30il y a des exemples de variations très violentes. Comment vous regardez cette volatilité qui est
00:35quand même historique ? On parle pas de micro-cap. Ah non, c'est des volatilités historiques et juste
00:41pour vous donner un ordre de grandeur, depuis le début de l'année, si on regarde les différents
00:45segments de la technologie, donc la technologie, on regarde les différents segments de la technologie,
00:50il y a plus de 100% de différence entre le segment des semi-conducteurs et le segment des
00:55softwares en l'espace de cinq mois. Donc on a une dispersion et une volatilité très forte avec,
01:02il faut le dire, en ce moment un phénomène d'accélération qui crée un phénomène d'engouement.
01:07Et donc on est dans une période où la moindre annonce crée, vous le disiez très bien, des réactions
01:15boursières qui sont relativement importantes, voire très importantes, 20, 30, 40% de hausse sur des
01:22contrats dont certains, voilà, hier on a eu aussi Valeo qui prenait 14% sur un contrat, sur la batterie
01:31qui va représenter moins de 1% de son chiffre d'affaires. Donc voilà, on a...
01:35Pour l'instant ce sont des tests, le groupe a bien dit c'est des tests, c'est pas de
01:38la commercialisation encore.
01:39Mais c'est 14% en bourse, voilà. Donc tout ça pour dire que, clairement, nous on garde notre
01:46conviction que l'IA est un phénomène qui passe de phénomène d'expérimentation à un vrai boom industriel
01:52qui s'étend. Mais plus il s'étend, plus il va falloir être sélectif entre les gagnants et les
01:58perdants, puisqu'on va avoir des gagnants et des perdants. Et là, aujourd'hui ce qu'on voit c'est
02:02que ce
02:02phénomène d'engouement crée un halo qui emmène des titres sur lequel, soit vous avez deux problèmes,
02:10une opportunité certes, mais à très long terme, et avec la vitesse à laquelle avance la technologie,
02:16le très long terme c'est plus que long, voilà. On sait pas du tout dans 5 ans à quoi
02:20va ressembler
02:21la technologie des data centers, donc attention à ça. Et deuxième chose, des réactions boursières
02:30sur des sociétés qui sont grosso modo assez peu exposées directement à l'IA, c'est 1, 2, 3, 5
02:39% du
02:40chiffre d'affaires, donc avant que ça fasse une différence au niveau du groupe, il faudrait vraiment
02:45que cette division-là explose. Donc nous, on est très sélectif et on va se concentrer évidemment sur
02:51les sociétés qui sont les gagnants aujourd'hui et qui pourront continuer à l'être, puisqu'ils vont
02:57gagner beaucoup d'argent, donc ils vont pouvoir réinvestir. On voyait hier SKINX qui va doubler
03:04sa production de mémoire et qui va gagner plus de 140 milliards de dollars cette année.
03:08Donc on a un vrai avantage compétitif aux premiers entrants qui sont dans des phénomènes
03:13de boule de neige et qui peuvent, de ce fait, garder leur position.
03:17Néanmoins, on ne peut pas mettre tout sur l'intelligence artificielle, même si aujourd'hui
03:21c'est compliqué de diversifier. Quand vous voyez Air Liquide qui vous dit hier, justement,
03:25SKINX, on fait un partenariat avec eux. Schneider Electric, en début de semaine,
03:28on fait un partenariat avec Softbank. C'est-à-dire qu'en fait, même des valeurs
03:31industrielles, même des défensives comme Veolia disent « Nous, aujourd'hui, on fait de l'IA ».
03:34C'est-à-dire qu'en fait, aujourd'hui, chercher une boîte qui ne parle pas d'intelligence
03:37artificielle, c'est quand même hyper difficile.
03:40Alors, vous posez la bonne question. Ça, c'est clair. C'est qu'aujourd'hui, le problème
03:44que l'on a, c'est un phénomène de diversification. Après, j'ai envie de dire qu'il y a
03:47des
03:47bonnes nouvelles. Les bonnes nouvelles, c'est que comme le périmètre s'élargit,
03:52on n'est plus concentrés sur les Magnificent Seven ou les Hyperscalers. Maintenant, on a
03:58l'infrastructure IA. On a le phénomène qui s'étend aussi à l'Asie. Et l'Asie est aussi
04:03une source d'opportunités très intéressante sur ce point-là. Et après, on a l'infrastructure
04:08qui crée une opportunité sur les matières premières. Donc, c'est lié à l'IA.
04:14Mais si demain, on veut se protéger en se disant « Le Nasdaq ou le S&P va peut-être
04:22on ne va pas prendre 50% tous les 6 mois ou tous les 2 mois ». Si demain, ça
04:25baisse,
04:25comment on peut se dire « Tiens, demain, si je me réveille, le S&P fait moins 4,
04:30je peux dormir tranquille ».
04:31Alors, c'est une bonne question. Il y a une des possibilités, c'est déjà de se diversifier
04:39à l'intérieur de l'IA et d'être sélectif. Et la deuxième possibilité, c'est de préparer
04:45à l'avenir. Donc, aujourd'hui, on a un phénomène qui est le détroit d'Ormose,
04:49qui crée quand même des disruptions dans l'économie. Et donc là, nous, on prépare
04:53les portefeuilles à ces disruptions-là avec deux grandes conséquences qui est un,
04:58aujourd'hui, on va avoir une période relativement longue d'inflation plus élevée
05:04qu'attendue et sans doute de prix de l'énergie et de prix des matières premières qui vont
05:07rester à des niveaux élevés. Donc, ça, ça nécessite de réinvestir sur la partie
05:13matières premières, hors forcément de l'électrification, mais sur d'autres thématiques
05:17que celle que la partie aluminium. Voilà. Donc, ça, c'est des sociétés comme North
05:24Hydron en Europe, des choses de ce type. Donc, ça, c'est le premier point. Et après,
05:29il y a le phénomène de souveraineté qui va faire, notamment sur l'Europe, qui va faire
05:34qu'on va avoir des investissements. On commence à avoir des investissements. Et là, on a une
05:38capacité, aujourd'hui, de diversifier hors un peu de ce phénomène. Il y a sur la partie
05:42défense, sur la partie infrastructure, qui nous semble intéressant.
05:46Mais tout ce qui est staple, la conso, là, on ne parle pas d'IA. Quand on parle de lessive,
05:51d'alimentaire, etc., non, ça ne vous intéresse pas ? Ou, je ne sais pas, d'autres secteurs
05:54qui ne sont pas liés à l'IA.
05:56Alors, vous parliez de Ralph Lauren. Donc, déjà, sur la partie conso, il y a aussi une
06:00vraie dispersion. En Europe, vous avez Montclair, qui est une marque qui marche très bien.
06:05Donc, on reste exposé sur cette partie consommation. Et par contre, on prépare les portefeuilles,
06:11c'est vrai, à une réouverture potentielle d'Hormuz, qui créerait un phénomène d'appel
06:17d'air et de bol d'air sur, notamment, la partie consommation. Donc, on a, aujourd'hui,
06:24identifié des sociétés qui seraient intéressantes dans ce contexte-là, des sociétés telles qu'Unilever,
06:32voilà. Aujourd'hui, on a vraiment eu une dispersion énorme, et vous le disiez, 40%
06:37de hausse sur la tech. Et nous, on anticipe que, voilà, dans un contexte où les choses
06:43s'améliorent, on aura un catalyste suffisant pour revenir sur cette partie-là. Et nous,
06:47en plus, l'autre chose, c'est que ça diversifie les portefeuilles, ce qui est clairement
06:53le but recherché.
06:54Plus 45% pour le S&P Tech en l'espace de deux mois et demi, en l'espace de
06:59dix semaines.
06:59Alors, je lisais ce matin sur CNBC, les analystes de BTIG disent très clairement
07:03qu'on est en zone de surachat. Ça s'est rarement produit. Et souvent, ça finit pas très bien.
07:08Bon, on verra comment ça va se passer. Justement, on va en parler avec Jean-Louis Cussac.
07:11Merci beaucoup, en tout cas, de nous avoir accompagné ce matin.
07:14Pierre-Alexis Dumont, le directeur des investissements de Sycomore Asset Management.
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