- il y a 11 mois
Regardez "On refait le monde" avec Richard Werly, correspondant du média suisse "Blick", Jonathan Bouchet-Petersen, éditorialiste politique à "Libération", Éléonore Caroit, députée Renaissance des Français établis hors de France, et Olivier Bost, chef du service politique de RTL.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 29 septembre 2025.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 29 septembre 2025.
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00:00Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:08Il y a trois semaines exactement, le gouvernement Bayron chutait l'Assemblée, lui refusant sa confiance.
00:15Dès le lendemain, Sébastien Lecornu était nommé à Matignon.
00:18Depuis, eh bien, on attend. On attend un gouvernement, un accord, un compromis, voire un budget, mais rien ne vient.
00:25Le Premier ministre consulte, mais on ne sait pas vraiment où il va.
00:29Il a douché les espoirs de la gauche ce week-end en disant non à toutes leurs conditions.
00:34Alors, comment comptent-ils gouverner ?
00:37On en parle avec nos invités, Jonathan Boucher-Peterson, éditorialiste politique à Libération.
00:42Bonsoir.
00:42Bonsoir.
00:43Et Léonore Carrois, député Renaissance des Français établi hors de France.
00:46Bonsoir.
00:47Bonsoir.
00:47Richard Verly, correspondant pour la France et l'Europe du quotidien suisse, Blic.
00:52Bonsoir.
00:53Oui, bonsoir, j'allais ajouter, co-auteur du Bal des Illusions,
00:57ce que la France croit, ce que le monde voit chez Grasset.
01:01Merci, bonsoir.
01:02Enfin, Olivier Bost, chef du service politique de RTL.
01:05Bonsoir.
01:06Bonsoir.
01:07On refait le monde sur RTL.
01:09Ça va falloir aussi changer, être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions.
01:19Mais je le dis aussi, il va falloir des ruptures.
01:21Et pas que sur la forme.
01:22Et pas que dans la méthode.
01:24Des ruptures aussi sur le fond.
01:25Vous avez reconnu Sébastien Lecornu, le Premier ministre.
01:30Vous avez promis, au moment de la passation de pouvoir avec François Bayrou,
01:33donc cette rupture sur la forme et sur le fond.
01:36Mais vendredi, en lisant son interview aux Parisiens, on a été pris d'un doute.
01:40Pas d'ISF, pas de taxe Zuckman.
01:43Où est la rupture promise, Eléonore Carrois ?
01:46Moi, j'ai surtout lu dans cette interview qu'il nous expliquait que le pouvoir était au Parlement,
01:51que ce ne serait pas le budget Lecornu, mais le budget qui sortirait des débats parlementaires.
01:56Alors moi, je suis vite retournée à ma liasse d'amendement, qui était déjà prête d'ailleurs,
02:00et qui n'ai jamais pu déposer en trois ans de député, date députée.
02:05Et je me suis dit, enfin, on va pouvoir débattre, discuter et avoir un budget qu'on adoptera suite à un véritable débat parlementaire.
02:13Jonathan, vous, vous avez lu, pas d'ISF, pas de taxe Zuckman et pas de réforme des retraites supprimées ?
02:19Ben oui, j'ai lu ça comme beaucoup de monde.
02:22J'ai lu ça comme le symptôme d'une impasse, en tout cas,
02:25parce qu'on a l'impression que c'était la liste des ruptures attendues,
02:28après à quel niveau, de quelle ampleur étaient ces ruptures,
02:31mais c'était sur ces dossiers-là, en tout cas, qu'il était attendu.
02:33J'entendais plus technique, plus sérieux.
02:36Bon, ça, on verra, c'est difficile de le dire dès maintenant.
02:38Ce qui est sûr, c'est plus taiseux.
02:40Ce qui est sûr, c'est pas tellement plus transparent sur les termes de la négociation.
02:43Ce qui est sûr, c'est pas tellement plus satisfaisant pour ceux avec qui il était censé entretenir un dialogue,
02:47c'est-à-dire les socialistes.
02:49Donc, c'est vrai qu'on a l'impression d'avoir eu une espèce de promesse de cornu.
02:52Je pense pas que ça ait beaucoup ému les Français, mais quand on observait ça, on se disait, il va forcément faire différemment.
02:57Et là, on a l'impression que depuis trois semaines, on revient exactement au point de départ,
03:01avec une session parlementaire qui va s'ouvrir sans qu'elle ait été formulée.
03:04Je pense qu'un mot qui pourrait être utile dans la bouche du Premier ministre, c'est de dire pas de 49-3.
03:08S'il va au bout de sa démarche de dire le fait parlementaire, ben voilà, l'examen du budget, ça se fera.
03:12Mais la dernière fois, quand il y a eu la discussion fiscale sous d'autres Premiers ministres,
03:16il y a des majorités très claires qui se sont dessinées sur un certain nombre d'options,
03:19qui ont été balayées à chaque fois.
03:20Donc, je pense qu'il faut qu'il aille au bout de l'affirmation,
03:22en disant, je suis faible, je le sais, je donne toute sa force au Parlement, ça tombe bien, c'est son rôle.
03:27Et du coup, pas de 49-3.
03:29Et il ne l'a pas dit.
03:30C'est vrai qu'il ne l'a pas dit.
03:31Il essaierait de l'éviter.
03:33Il essaierait de l'éviter.
03:34Oui, ben on va l'aider.
03:35Olivier Bost, on n'est pas revenu tout à fait au début,
03:37parce qu'il y a eu une claque, en fait, pour la gauche entre-temps.
03:40Elle l'a vécu comme ça, cette interview.
03:42Oui, alors avec quand même un nouveau rendez-vous,
03:44vendredi avec le Parti Socialiste,
03:46où il peut encore se passer des choses, effectivement, vendredi prochain.
03:50C'est vrai que là, pour l'instant,
03:51ça donne le sentiment d'une situation un peu bloquée pour le Premier ministre,
03:55mais j'ai l'impression que Sébastien Lecornu raisonne par étapes.
03:58C'est-à-dire qu'il a une première étape,
04:01qui sera celle de son discours, déclaration de politique générale,
04:06qui est une étape à passer.
04:07De toute évidence, il ne tombera pas sur cette étape-là,
04:10mais il va être obligé de se découvrir,
04:12parce que, certes, ça ne sera pas le budget, le cornu,
04:16mais il est quand même obligé de produire un budget,
04:19de présenter un budget à l'Assemblée nationale,
04:21pour qu'ensuite, il soit discuté.
04:23Et cette première étape, de toute évidence,
04:25il semble la passer,
04:26et vouloir la passer,
04:28parce que le Rassemblement national ne va peut-être pas le faire tomber tout de suite,
04:33parce qu'effectivement, un dialogue peut s'engager,
04:37au sein de l'Assemblée,
04:39et après, la prochaine étape, c'est au bout de deux mois.
04:42Donc, Sébastien Lecornu donne l'impression qu'il joue avec le temps,
04:45et qu'il passe les étapes,
04:48et que, pour l'instant, c'est un peu un mode survie.
04:50Je ne sais pas jusqu'à quand ça dure.
04:52Vous avez dit, et vous avez rappelé,
04:54il y a une réunion vendredi avec les socialistes.
04:56Ça veut dire qu'il n'y aura pas de gouvernement avant,
04:59ou alors il peut faire un gouvernement avant cette réunion ?
05:01Non, alors, il y a plusieurs choses.
05:02Il y a une question de distribution de postes clés à l'Assemblée nationale,
05:07qui gèle un peu la question du gouvernement.
05:10Ensuite, il y a un calendrier contraint pour le Président de la République.
05:13On nomme pas un gouvernement en l'absence du Président de la République,
05:15qui sera en Allemagne,
05:17et ensuite au Luxembourg, jeudi, vendredi,
05:19donc ça bloque aussi les choses.
05:20Ça nous amène au week-end,
05:22mais c'est effectivement une bonne raison aussi de ne pas nommer un gouvernement,
05:24même si les socialistes disent qu'ils n'attendent absolument rien du gouvernement.
05:27C'est-à-dire que, sauf s'il y a Rotaillot, Wauquiez,
05:29et tous les chefs à plumes des Républicains qui intègrent le gouvernement,
05:35pour eux, la question du casting n'a absolument aucune importance.
05:37Ce qui est important, c'est ce qu'il y aura effectivement dans le budget.
05:41Richard Verly et Emmanuel Macron avaient dit qu'il fallait tendre la main à la gauche.
05:45Sébastien Lecornu a oublié cet engagement ?
05:48C'est-à-dire qu'il n'a pas réussi.
05:50Si on relit la lettre que le Président de la République,
05:54le communiqué, pardon,
05:55que la Présidence de la République avait faite
05:57lors de la nomination de Sébastien Lecornu,
05:59sa tâche, c'était de constituer ce qu'on appellerait en Allemagne
06:02un contrat de coalition.
06:03Donc d'aller visiter les différents partis,
06:05de savoir lesquels sont prêts à participer au gouvernement,
06:08et en fonction de leur désidérata,
06:10faire un contrat de coalition.
06:11Cette voie-là, elle n'a pas marché, semble-t-il.
06:14On en saura peut-être plus vendredi,
06:15mais tout démontre qu'elle n'a pas marché,
06:17puisque parmi les principales revendications
06:19du Parti Socialiste,
06:21aucune n'a été retenue.
06:23C'est quand même difficile dans ces conditions.
06:24Ils se sont montrés trop gourmands, vous pensez ?
06:26Non, je pense simplement que Sébastien Lecornu,
06:29on l'a peut-être oublié un peu trop vite,
06:31il est là pour défendre l'héritage d'Emmanuel Macron.
06:33Ce n'est pas un hasard si Emmanuel Macron
06:34a nommé l'un de ses plus proches.
06:36C'est aussi celui qui est peut-être le plus à même
06:37de protéger son héritage.
06:39Mais vous savez, dans les pays qui ont une tradition parlementaire,
06:41ce qui, on le sait, n'est pas vraiment le cas de la France,
06:43vous avez deux options.
06:44Vous avez soit le contrat de coalition,
06:46c'est le modèle allemand,
06:48donc on réunit parfois même des partis contraires,
06:50sociodémocrates et conservateurs,
06:52autour d'une plateforme,
06:53et on s'y tient jusqu'au moment où ça éclate.
06:55Je rappelle qu'en Allemagne, ça a éclaté,
06:57il y a deux ans,
06:59lorsque Olaf Scholz n'a plus pu diriger sa coalition.
07:02Puis il y a la deuxième option,
07:04c'est celle du gouvernement minoritaire.
07:06Et le gouvernement minoritaire,
07:07dans les pays parlementaires, qu'est-ce qu'il fait ?
07:08Il slalome.
07:09Il slalome entre les différents partis,
07:11et il essaye de faire avancer un projet de budget par amendement,
07:15mais effectivement, à la condition in fine de ne pas revenir au texte originel via le 49-3,
07:21puisque je le rappelle quand même,
07:23le 49-3, ça n'existe pas dans les pays parlementaires.
07:26Protéger l'héritage d'Emmanuel Macron,
07:29c'est protéger quoi ?
07:30C'est la baisse des impôts ?
07:31Le renoncement à l'ISF ?
07:33À mon sens, c'est protéger deux choses.
07:35C'est protéger une politique économique favorable aux entrepreneurs,
07:39y compris les plus riches d'entre eux.
07:4183% des entrepreneurs sont pour l'attaque Zuckman,
07:44juste pour nuancer un peu les propos.
07:45Mais en tout cas, ce n'est sans doute pas la version
07:47qu'Emmanuel Macron a de sa propre politique.
07:49Oui, on parlait de l'héritage d'Emmanuel Macron.
07:51C'est protéger l'attractivité économique de la France,
07:54et pour Emmanuel Macron,
07:56ça passe par pas d'imposition sur les fortunes les plus riches,
07:59et pas de retour de l'ISF.
08:02Et puis la deuxième chose, c'est aussi incontestablement le refus,
08:05ça on l'oublie, refus catégorique jusque-là d'Emmanuel Macron
08:08de revenir sur la réforme des retraites.
08:10Alors il n'a pas donné des gages,
08:12mais aujourd'hui, il recevait les responsables du socle commun,
08:16et il leur a dit qu'il va falloir négocier,
08:19il va falloir plus de justice fiscale.
08:24Léonore Carroi ?
08:25Pardon ?
08:25Je précise, c'est Sébastien Lecornu qui a dit ça,
08:26c'est pas Emmanuel Macron.
08:27J'ai dit Emmanuel Macron ?
08:28Non, non, non.
08:29Ah non, vous avez raison de préciser.
08:32C'est Sébastien Lecornu, effectivement,
08:34qui a reçu les responsables du socle commun.
08:36Qu'est-ce que ça peut être, cette justice fiscale,
08:39Léonore Carroi ?
08:40Non, mais il l'a aussi dit dans son interview
08:41dans Le Parisien, c'est-à-dire que...
08:44Oui, mais là, il est un peu plus précis, voilà.
08:46Oui, mieux répartir l'imposition.
08:48Pas d'impôt sur le travail, c'était...
08:49Donc c'est quoi, exactement ?
08:50Oui, exactement.
08:51En fait, on est déjà, il l'a rappelé,
08:53le pays qui a le plus fort taux d'imposition
08:54et de contribution obligatoire,
08:56donc lui n'a pas envie de les augmenter,
08:58mais une meilleure redistribution
09:00pour qu'il y ait plus de gens qui payent l'impôt
09:01et aussi pour que le travail paye davantage.
09:03Moi, je pense que l'héritage du macronisme,
09:06si on veut, ou en tout cas ce qu'on essaie de construire,
09:07c'est effectivement garder la France
09:09comme un pays attractif aux investissements.
09:11Moi, je suis députée des Français
09:12qui sont établis à l'étranger.
09:13Eh bien, ils réinvestissent en France.
09:15On n'a jamais eu autant d'attractivité de notre pays
09:18et pourtant, on doit faire encore plus.
09:20Et c'est aussi et surtout défendre une dynamique.
09:24Mais on est, nous, complètement prêts...
09:25Vous ne donnez pas beaucoup d'indices
09:26sur ce qu'ils pourraient faire avec les impôts,
09:29pour garder le même niveau d'impôt
09:30tout en faisant des transferts l'un aux autres.
09:32Mais on s'arrête souvent à des choses
09:34qui sont un peu symboliques.
09:35La taxe Zuckman, lui, il n'a pas dit
09:36que c'est hors de question.
09:37Il a juste dit qu'il doutait de son efficacité,
09:40qu'il remettait en cause les chiffres,
09:41mais en s'appuyant sur des données, sur des études
09:44qui nous étaient avancées dans un débat public
09:46et que finalement, ça touchait surtout au travail,
09:50au revenu du travail
09:51et que ce n'étaient pas les familles ultra-riches
09:54comme on le présente de manière parfois un peu caricaturale.
09:56Ça, c'était une taxe en plus.
09:57Là, c'est sur les transferts de ce qui existe.
10:00Vous n'avez pas d'infos.
10:02Ce qui est sûr, c'est qu'il est évidemment prêt
10:04à discuter de cette justice fiscale.
10:06Il est évidemment prêt à discuter d'une meilleure répartition,
10:08c'est-à-dire que des gens plus riches payent davantage d'impôts proportionnellement.
10:12Et en ça, il est en train de tendre la main.
10:13Donc, je pense qu'il ne faut pas s'arrêter aux deux ou trois symboles.
10:16Et encore, et juste peut-être un dernier point,
10:18c'est que, et c'est l'essentiel de ce qu'il a dit à mon sens,
10:21lui, il fait des propositions.
10:22Évidemment, le budget, il est travaillé par les administrations à Bercy.
10:25Mais in fine, ce qui va sortir de ce budget,
10:28c'est ce qui va être voté au Parlement.
10:29Et c'est ça qu'il faut retenir dans ce changement de méthode
10:32qui, pour le coup, est très différent de ce qui a été fait par ses deux prédécesseurs.
10:35Jonathan Boucher-Betterson, est-ce que vous pensez que la gauche peut encore
10:38signer un accord de non-censure,
10:42dès lors qu'elle a été quand même bien baladée ?
10:45Non, je pense que ce n'est plus le sujet.
10:47C'est autant la gauche politique que la gauche en connexion avec le mouvement social.
10:52Il y a encore une autre mobilisation qui est prévue.
10:54On sent qu'on est dans un rapport de force
10:55qui n'est plus celui qui est le plus propice au dialogue.
10:58Mais c'est ce que vous disiez.
10:59C'est-à-dire que Sébastien Lecornu, il n'est pas non plus complètement naïf.
11:02Je pense qu'il a bien compris que l'enjeu pour lui, c'était de solidifier ce socle minoritaire.
11:07Et on voit la façon qu'il a de choyer côté LR, côté minorité présidentielle,
11:12en tout cas, quand macroniste.
11:14Et d'ailleurs, ça a été presque son premier réflexe
11:15de créer une forme d'intergroupe informel,
11:18de les recevoir à petit déjeuner.
11:20Et donc très vite, en fait, on a compris qu'avec les socialistes,
11:23parce que les socialistes ont compris aussi
11:24que c'était l'occasion ou jamais de porter des propositions
11:27qui les réidentifient dans le débat.
11:29Je pense que la taxe Zuckman, elle sert autant à ça
11:31que je pense qu'ils n'ont jamais vraiment pensé
11:33que Sébastien Lecornu allait signer en bas d'un papier pour la taxe Zuckman.
11:36Même si la majorité des Français sont pour,
11:38même si même dans le camp présidentiel, les électeurs sont pour.
11:41Donc il va quand même falloir sortir un peu de l'ambiguïté.
11:44C'est-à-dire que c'est très sympa d'arriver à tout feu, tout flamme,
11:46en disant, vous allez voir ce que vous allez voir,
11:48rupture, changement de méthode, négociation.
11:51Et qu'à l'arrivée, à chaque fois qu'il a pris la parole,
11:53c'est ou pour écarter la suppression de deux jours fériés,
11:57ce qui était déjà acquis sous François Bayrou,
11:58ou pour dire non à tout ce que les socialistes avaient mis sur la table.
12:01Donc, qu'est-ce que Sébastien Lecornu a à dire, à part non ?
12:04Mais, pardon, juste sur ce point,
12:07il n'y a qu'une proposition, il est en train de faire un changement.
12:10Mais qu'est-ce qu'il a proposé ?
12:11Non, mais il est en train de proposer un certain nombre d'éléments
12:14qu'il va nous soumettre au Parlement,
12:15le mardi, le premier mardi d'octobre, comme le veut la Constitution.
12:18Et, in fine, ça va être à nous d'en débattre.
12:21Oui, mais vous entendez comme moi les partis politiques,
12:24les uns après les autres,
12:25où les syndicats sortirent d'entretien avec Sébastien Lecornu,
12:28et dire, il prend des notes, il ne nous dit rien.
12:30Mais oui, mais justement,
12:31moi je trouve au contraire que c'est plutôt rassurant.
12:35C'est-à-dire qu'il va proposer sa copie du...
12:36Il va tout dire d'un coup.
12:37Mais non, mais c'est pas ça, mais il va faire une proposition.
12:40Et puis, sur la base de ça, c'est exactement ce qu'on fait à l'Assemblée.
12:42On proposera des amendements,
12:44et ce qui est important, et vous le disiez tout à l'heure...
12:45que l'Assemblée fasse le budget, comme c'est son rôle, ça ne semble pas absolument...
12:49Mais ça n'a pas été le cas depuis déjà des années.
12:51Donc, à un moment donné, moi je pense que ça, c'est plutôt une bonne chose.
12:53Et on va en parler de ce budget,
12:55et on va aussi en parler des ministres
12:57avec lesquels il pourrait constituer ce gouvernement.
13:01Ce sera juste après le rappel des titres.
13:02Le rappel des titres de l'actualité de ce lundi avec Alban Leprince.
13:21Benyamin Netanyahou présente ses excuses
13:23après les frappes israéliennes qui ont récemment visé des cadres du Hamas Adoa.
13:28Le premier ministre israélien a appelé depuis la Maison Blanche son homologue du Qatar.
13:33Premier geste de Benyamin Netanyahou reçu par Donald Trump
13:36qui souhaite mettre fin à la guerre à Gaza.
13:38Les deux dirigeants doivent donner dans les prochaines minutes une conférence de presse.
13:43Un procès après les municipales pour Rachida Dati,
13:46candidate à la mairie de Paris.
13:47La ministre des missionnaires de la culture sera jugée pour corruption
13:50du 16 au 28 septembre 2026,
13:53annonce cet après-midi du tribunal de Paris.
13:55Pour rappel, Rachida Dati est accusé d'avoir reçu 900 000 euros
13:59de la part de Renault-Nissan pour du lobbying au Parlement européen
14:02sous couvert d'une mission de conseil.
14:04Dans l'enquête sur les têtes de cochons posées devant des mosquées d'Île-de-France
14:08et les jets de peinture verte sur le musée de l'Holocauste,
14:11la Serbie a annoncé aujourd'hui l'arrestation de 11 personnes.
14:15Une douzième est toujours en fuite et agit,
14:18selon les autorités serbes,
14:19sous les instructions d'un service de renseignement étranger.
14:22Et puis, ils seront reçus demain au ministère de l'Intérieur.
14:26Mais les auto-écoles et inspecteurs vont poursuivre leur mobilisation tous les lundis.
14:30C'est ce qu'ils ont annoncé aujourd'hui après une première journée d'action
14:33pour réclamer davantage de place au permis de conduire.
14:36Merci Alban, on vous retrouve à 20h.
14:37A tout à l'heure.
14:39Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
14:44Trois semaines et toujours pas de gouvernement.
14:46Sébastien Lecornu entre dans l'histoire,
14:48comme le Premier ministre qui aura pris le plus de temps
14:50pour nommer son équipe.
14:52Il explique vouloir s'occuper du quoi avant du qui.
14:55Alors, on va essayer avec le peu de quoi
14:57dont on dispose d'imaginer le qui pourrait s'en charger
15:00avec nos invités.
15:01Eleonore Carrois, député Renaissance des Français établi hors de France.
15:05Jonathan Boucher-Pétersen, éditorialiste politique à Libération.
15:09Richard Verly, correspondant pour la France et l'Europe du quotidien suisse,
15:12Blic.
15:13Et Olivier Bost, chef du service politique de RTL.
15:16Je pense que M. Lecornu fait le choix d'être censuré, tout simplement.
15:19Je ne sais pas comment vous expliquer qu'un Premier ministre
15:22qui nous explique qu'il va souhaiter cette fois-ci
15:23un dialogue moderne, franc, transparent
15:26et qui nous promet noms et merveilles.
15:28On n'y a pas cru.
15:29Voilà la réponse de la patronne des Verts, Marie Tondelier,
15:32à cette interview de Sébastien Lecornu.
15:34Elle dit qu'il fait le choix d'être censuré.
15:37Effectivement, sans les socialistes,
15:39il est dans la main du RN, en fait.
15:40C'est ça, Olivier Bost ?
15:42Ce qui vient un peu compliquer le jeu,
15:49c'est que pour l'instant, le RN ne veut pas le censurer immédiatement.
15:52Mais assez rapidement.
15:53Ce qui déconnecte l'arme, pour l'instant, temporairement des socialistes.
15:58Mais effectivement, les socialistes restent, pour l'instant,
16:01la clé de Sébastien Lecornu,
16:04qui doit aussi, on le disait tout à l'heure,
16:05garder son bloc central uni pour y arriver.
16:10L'équation politique, en fait, n'a pas bougé depuis un an.
16:15Et on en est au troisième Premier ministre,
16:17qui essaye de se démener avec ça.
16:19Je le disais, ça fait quand même trois semaines qu'on attend ce gouvernement.
16:23Richard Averly, est-ce que c'est si grave, finalement,
16:25de se passer le gouvernement dans trois semaines ?
16:27Qu'est-ce qui se passe ?
16:28Écoutez, si vous lisez la presse internationale,
16:30c'est pas si grave.
16:31La presse internationale, ces derniers temps,
16:33a beaucoup commenté le jugement de Nicolas Sarkozy.
16:35Ça ne vous étonnera pas.
16:35Mais Sébastien Lecornu et le fait qu'il n'y ait pas de gouvernement en France,
16:40en fait, il y en a un en affaires courantes,
16:42mais pas de nouveaux gouvernements,
16:44ça n'interpelle pas et ça n'inquiète pas plus que ça.
16:47Et pour deux raisons.
16:48D'abord, parce que vu de l'étranger,
16:50il faut quand même le rappeler,
16:51l'interlocuteur, c'est Emmanuel Macron.
16:52Le système français est ainsi fait
16:54que c'est vers Emmanuel Macron qu'on se tourne.
16:56Et là, par contre, il y a des interrogations.
16:58Comment va-t-il finir son mandat jusqu'en mai 2027 ?
17:01Là, les voisins de la France sont quand même très inquiets.
17:04Et puis, la deuxième raison pour laquelle il n'y a pas plus d'inquiétude que ça,
17:08c'est que, quelque part, pendant que les choses continuent,
17:12le gouvernement peut-être dépense moins.
17:14Et c'est la fameuse année blanche.
17:16Vous savez, on en a parlé,
17:16ça s'est resté dans la tête des observateurs étrangers.
17:19Peut-être que la meilleure manière pour la France d'économiser,
17:22c'est qu'il n'y ait pas de gouvernement.
17:23Je dis ça en souriant,
17:24mais c'est un peu ce qu'on entend quand on sort de France,
17:27à savoir, finalement,
17:28est-ce que ce n'est pas la classe politique
17:30qui, parce qu'elle doit en permanence donner des gages,
17:32fait que l'État ne cesse de dépenser en France.
17:35Il dépense trop.
17:36Alors que s'il y avait une espèce d'année blanche qui ne se dit pas,
17:39ça ne choquerait personne.
17:40Je rappelle qu'il y a une deuxième notation financière
17:42qui va intervenir, si je ne me trompe pas,
17:43le 24 octobre.
17:44Ce sera l'agence Moody's.
17:46Et peut-être que Sébastien Lecornu compte aussi là-dessus
17:48pour sonner la cloche au Parlement.
17:50Ce qu'on entend aussi,
17:51c'est que quand il y a une instabilité,
17:53les Français consomment moins,
17:55la production...
17:56les entrepreneurs n'investissent pas.
17:59Oui, mais vu de l'étranger,
18:00ce n'est pas perçu comme une instabilité.
18:02Et je dirais que ça,
18:02c'est la vertu de la Ve République.
18:04C'est parce que tout remonte à Emmanuel Macron
18:07et qu'Emmanuel Macron, pour l'instant,
18:08est toujours en poste,
18:09est bien en poste,
18:10et qu'il a dit et réaffirmé
18:11qu'il ne quitterait pas son poste
18:13avant mai 2027.
18:14Cet argument de l'instabilité,
18:15il n'effraie pas tellement à l'étranger pour le moment.
18:18Alors, Sébastien Lecornu,
18:20dans son interview,
18:20a posé des conditions
18:21pour être ministre,
18:23parce qu'il va bien falloir le former,
18:24ce gouvernement,
18:24être capable de discuter,
18:27de négocier avec le Parlement,
18:28les partenaires sociaux,
18:29les collectivités locales.
18:31Et alors, je vois cette tribune,
18:33Eleonore Carrois,
18:34que vous avez signée.
18:35Le Premier ministre ouvre des débats,
18:36nous sommes prêts, discutons.
18:38Et là, vous expliquez,
18:40que vous êtes prêts à négocier,
18:42à trouver des compromis.
18:43Vous êtes candidate.
18:45Mais on a toujours été prêts
18:46à trouver des compromis.
18:48Vous savez, depuis que j'ai été élue députée,
18:49j'ai davantage travaillé
18:50de manière transpartisane
18:52avec des députés
18:52d'autres groupes politiques,
18:54pratiquement,
18:55qu'avec les députés de mon groupe.
18:57Est-ce que c'est une tribune
18:58du socle commun ?
18:58Du socle commun,
18:59mais qui montre bien
19:00que nous, depuis le début,
19:01depuis qu'on a été élu en 2022,
19:03en l'occurrence après moi,
19:04en 2023,
19:05puis en 2024,
19:06on n'a pas cessé
19:07de tendre la main.
19:08Parce qu'on s'est retrouvé
19:09perçu comme étant responsable
19:11de la situation
19:12qui résultait de la dissolution,
19:13alors que comme les autres,
19:14on est retourné en élection
19:15et comme les autres,
19:16on a été réélu.
19:17Parce qu'ensuite,
19:18il a fallu composer
19:18avec un Premier ministre
19:20qui venait de la droite,
19:21des LR,
19:22qui n'était pas
19:22de notre famille politique
19:23et qui était en train
19:25de nier.
19:25Michel Barnier,
19:26exactement,
19:26qui est député depuis aujourd'hui
19:28et qu'on félicite
19:29pour son élection.
19:31Exactement.
19:32Et puis ensuite,
19:32avec François Bayrou,
19:33c'était la même chose.
19:34Donc nous,
19:34en fait,
19:35depuis le début,
19:35on est dans cette position
19:36où on est prêt à discuter
19:38et de toute façon,
19:39c'est aussi dans notre ADN
19:40parce qu'au sein
19:41de notre famille politique,
19:42vous avez des gens
19:42qui sont plutôt issus
19:43de la gauche,
19:44des gens qui sont plutôt
19:45issus de la droite
19:45et je pense que c'est sain
19:47et je pense qu'aujourd'hui,
19:48c'est le moment
19:49pour les députés
19:50qui sont dans l'opposition
19:51de montrer qu'ils sont capables
19:53de co-construire avec nous
19:54et aussi sur le budget
19:55qui est peut-être
19:55la partie la plus difficile.
19:57En tout cas,
19:58les ministres devront aussi
19:59partager les grandes orientations
20:01du socle commun.
20:02Quel est le message ?
20:02Pas de débauchage à gauche,
20:04il n'y aura pas de...
20:05Il peut y avoir toujours
20:06une ou deux personnalités.
20:07Je ne suis pas sûr
20:07que quand Manuel Valls
20:07a été débauché,
20:08ça a absolument troublé la gauche.
20:11Donc non,
20:11je pense qu'on ne sera pas
20:12en tout cas
20:12dans un élargissement
20:15résidentiel,
20:16ce qui était déjà
20:16la feuille de route
20:17de François Bayrou
20:18la fois précédente,
20:19ce qui était aussi quand même
20:20la feuille de route
20:21de Sébastien Lecornu.
20:22Donc là,
20:22il y a une impasse.
20:23Mais j'entends,
20:24j'allais dire,
20:25chacun est dans son rôle,
20:26c'est énorme.
20:27Mais j'ai l'impression
20:27que tous les groupes politiques
20:28arrivent pour dire
20:29mais nous,
20:30on ne demande que ça
20:31de négocier.
20:31Pas LFI qui dit
20:33pardon,
20:34je ne viendrai même pas.
20:35Non,
20:35c'est quand même conséquent.
20:36N'empêche que,
20:38moi j'ai assisté
20:38à la précédente discussion budgétaire
20:40où pour le coup,
20:41il n'y avait pas beaucoup
20:41de députés macronistes
20:42quand des majorités
20:43se créaient entre
20:43le bloc de gauche
20:45et en partie
20:46le Rassemblement National
20:46sur certains sujets,
20:47notamment la fiscalité.
20:50Donc je pense que,
20:50en fait,
20:51plutôt que de dire
20:52on est prêt à négocier,
20:54il faudrait plutôt dire
20:55quelles sont les lignes rouges
20:56qui sont formulées
20:56depuis tant d'années
20:57qui aujourd'hui
20:58sont des points de négociation,
21:00des sujets sur lesquels
21:01il ne s'agit pas
21:01de s'accrocher
21:02au bilan d'Emmanuel Macron
21:03mais de considérer
21:04que ce bilan est minoritaire
21:05dans le pays,
21:06minoritaire dans les urnes.
21:07Mais on l'a fait.
21:08Non.
21:08Ah bah si,
21:09sur l'imposition par exemple,
21:11vous avez des impositions
21:11exceptionnelles cette année
21:13et l'année dernière.
21:14Moi j'étais complètement contre.
21:16Il n'y a pas de remise en cause
21:17de la politique macronienne.
21:18Mais la politique macronienne
21:20c'est un peu un fantasme
21:21à un moment donné.
21:21Un président qui a 17%
21:22de popularité
21:22qui a perdu
21:23les deux précédentes élections.
21:26Vous dites ça
21:26comme si c'était...
21:27Les élections européennes
21:29et les élections législatives.
21:31Vous avez un groupe
21:32qui a profité
21:32comme beaucoup d'autres
21:33du front républicain
21:34dans une dynamique
21:35qui était en rien
21:36une validation de la politique.
21:37Donc en fait,
21:37je pense que les Français
21:38ne comprennent pas
21:39c'est qu'il y a eu
21:40des claques électorales.
21:41Il y a eu une impopularité record
21:43qui est documentée
21:43semaine après semaine
21:44et on a l'impression
21:45d'être toujours
21:46face aux mêmes personnes.
21:47Mais en fait,
21:48qu'est-ce que vous voudriez ?
21:49En fait,
21:49on impose davantage
21:51les Français ?
21:51Non, ce n'est pas une vocation
21:52d'imposer davantage.
21:53Non, mais parce que finalement
21:54on a l'impression
21:54que c'est là
21:55où se joue la division.
21:57Quelque part,
21:57nous on n'arrête pas
21:58de faire des gestes
21:59et de tendre des mains
22:01et moi je vous disais
22:01de manière transpartielle.
22:03Je dis juste
22:03qu'en tant qu'observateur,
22:04j'ai l'impression qu'on peut
22:06parler à des macronistes
22:07en 2017 comme aujourd'hui,
22:09c'est pratiquement les mêmes,
22:10c'est problématique.
22:10Moi, je n'étais pas là
22:11en 2017
22:11et je peux vous dire
22:12que depuis le début,
22:13on ne fait...
22:14Enfin, je n'étais pas
22:14à l'Assemblée Nationale,
22:15j'étais là comme vous
22:16à regarder ce qui se passait
22:17dans notre pays.
22:17Non, mais je ne suis pas
22:17avec vous parce que vous êtes
22:17sûrement une des plus ouvertes
22:19sur ces questions-là
22:19mais il faut quand même
22:20se rendre compte
22:20du discours de Gabriel Attal
22:22encore ce week-end
22:23pour la rentrée de son parti,
22:24le discours de François Bayrou,
22:26le discours d'Edouard Philippe.
22:27Voilà, on n'est pas face
22:27à des gens qui sont prêts
22:29à lâcher quoi que ce soit
22:30sur ce que les urnes
22:31ont sanctionné.
22:31On va voir donc
22:32qui va rentrer dans le gouvernement
22:33et puis pour quel projet,
22:35quel budget, le quoi.
22:37Sébastien Lecornu
22:37a donné quelques petites pistes,
22:39alors pas vraiment de rupture
22:40pour le moment,
22:41on en parle dans un instant.
22:43Jusqu'à 20h,
22:44Anne-Sophie Lapix
22:45refait le monde sur RTL.
22:50RTL, on refait le monde.
22:52Anne-Sophie Lapix.
22:53C'est bien beau de prendre son temps
22:55mais il nous faut un budget
22:56et vite si l'on veut respecter
22:57les délais d'examen
22:58par le Parlement
22:59et puis pas de temps à perdre
23:00car nos finances sont dans le rouge
23:01quand même
23:02et que l'incertitude
23:02aggrave la situation.
23:04On en parle avec nos invités
23:05Jonathan Boucher-Peterson,
23:06éditorialiste politique
23:07à Libération,
23:08Richard Verly,
23:09correspondant pour la France
23:10et l'Europe du quotidien
23:11suisse Blic,
23:13Olivier Bost,
23:13chef du service politique
23:15de RTL
23:15et Léonore Carrois,
23:17député Renaissance
23:18des Français
23:19établi hors de France.
23:20Alors je peux vous dire
23:20que pendant la pause,
23:21on a tout mis sur la table.
23:23Vraiment,
23:23les impôts,
23:24la réforme de retraite.
23:25Beaucoup plus que dans le bureau
23:26de Sébastien Lecornu.
23:28Qu'il vienne,
23:31Sébastien Lecornu,
23:32tout peut se faire
23:32dans ce studio.
23:34Voilà,
23:35on discute ferme.
23:37On n'a quand même pas dit
23:38qui allait rester
23:39et qui allait partir
23:40dans ce gouvernement.
23:42Olivier Bost,
23:42vous avez quelques
23:42petites informations ?
23:44Oui,
23:45alors globalement,
23:47ça va être un équilibre global
23:48qui sera respecté.
23:49Probablement,
23:50moins de ministres,
23:51promesse éternelle,
23:52mais Sébastien Lecornu
23:53a quand même
23:53quelque intérêt
23:54à réduire l'équipe
23:56pour de l'efficacité.
24:00Et ensuite,
24:01les principaux postes
24:02qui sont aujourd'hui
24:03en interrogation,
24:04c'est ceux
24:05qui nous occupent
24:06dans nos discussions,
24:07à savoir les finances,
24:08à Bercy,
24:09qui sera le ministre
24:10de l'économie,
24:11qui sera le ministre
24:12des finances.
24:13C'est le principal
24:14point d'interrogation.
24:15Pour le reste,
24:15comme je le disais
24:16tout à l'heure,
24:16c'est pas...
24:16Ça veut dire
24:17qu'Éric Lombard,
24:18c'est fini pour lui ?
24:19A priori, oui.
24:19Oui.
24:20Pourquoi ?
24:21Parce que les socialistes,
24:23notamment,
24:23il avait un rôle important
24:25d'entremetteur
24:26avec les socialistes
24:27et aujourd'hui,
24:28même les socialistes
24:29ne le considèrent plus
24:30comme un interlocuteur intéressant.
24:31il n'est pas suffisamment politique
24:34aux yeux de beaucoup de gens.
24:36Même s'il s'entendait
24:36très très bien,
24:37c'est un ami d'Olivier Fort,
24:38ça ne suffit pas
24:39pour rester à Bercy.
24:41A priori,
24:41je dis a priori
24:42parce qu'il peut toujours
24:43y avoir des surprises
24:43dans la matière
24:44et puis c'est surtout
24:44une décision
24:45qui est souvent prise
24:46jusqu'à la dernière seconde.
24:48Mais après,
24:48sur l'équilibre global,
24:50il n'y a pas de...
24:51Si vous voulez,
24:51il n'y a pas une star
24:52qui va arriver
24:53et qui va venir modifier
24:54un équilibre politique.
24:55Il n'y a pas d'ouverture,
24:56on le disait,
24:56politique à en attendre.
24:58S'il y avait des socialistes
24:59qui étaient recrutés,
25:00le parti socialiste
25:01ne pourrait pas le supporter.
25:03Sébastien Lecornu
25:03a même pris l'engagement
25:04auprès d'eux
25:05de ne pas aller piocher
25:06des gens chez eux.
25:07Et la droite
25:07pourrait le supporter ?
25:09Parce que c'était peut-être...
25:10Non mais la question
25:10ne se pose pas en fait.
25:11Je pense que les socialistes,
25:12ce n'est pas du tout
25:13leur enjeu
25:13et ce n'est pas non plus
25:14l'enjeu de Sébastien Lecornu.
25:15Ça n'apporte rien,
25:16ça ne résout rien
25:17sur le plan politique.
25:18Donc,
25:18ce n'est pas la question.
25:20Je pense que c'est pour ça
25:21que je ne dis pas
25:22que le gouvernement
25:23sera un non-événement.
25:24Mais en tout cas,
25:25ce n'est pas ça
25:25qui va dicter la suite.
25:27Ce n'est pas ça
25:27le plus important pour la suite.
25:28Non,
25:29je suis tout à fait d'accord
25:30sur le fait
25:30que ça ne dicte pas la suite.
25:31En revanche,
25:31on a vu quand même
25:32un certain nombre
25:33de prises de position
25:33à l'intérieur du socle commun,
25:35notamment après le vote
25:36de confiance sollicité
25:37par François Bayrou,
25:38où en gros,
25:39le groupe macroniste,
25:41Horizon,
25:42ont considéré
25:43qu'ils avaient fait le plein
25:44pour soutenir François Bayrou,
25:45ce qui n'était pas du tout
25:46le cas du groupe LR
25:47qui s'est quand même coupé en deux.
25:49Horizon, par exemple,
25:50c'est deux ministres
25:50pour un soutien plein et entier.
25:52Le groupe LR,
25:53c'est sept ministres
25:54et maintenant les macronistes...
25:55Ce sont les tarifs
25:55que vous nous donnez là ?
25:56Non, mais ils considèrent
25:57qu'LR est trop bien payé
25:58en gros par rapport
25:59à leur fiabilité
26:00dans un vote de confiance.
26:01On a vu quand même
26:02que le groupe
26:03s'était largement fracturé.
26:04Il y a le cas de Rachida Dati
26:05qui a un point de friction
26:07un peu important
26:07parce que maintenant
26:08qu'elle a été désignée
26:09candidate LR
26:10à la mairie de Paris,
26:11elle est retournée
26:12dans la famille LR.
26:12Il faut qu'elle compte
26:13sur le cheptel macroniste,
26:16sur le cheptel de droite.
26:17Et après, Rachida Dati,
26:18on l'évoquait je crois
26:19dans les titres,
26:20le fait que la date
26:21de son procès
26:21était fixée dans un an
26:23que l'échéance municipale
26:24quand même se rapproche,
26:26qu'on ne peut pas dire
26:27que sa façon de gérer
26:28le ministère de la Culture
26:29ait été absolument saluée
26:31par tous les macronistes.
26:32Donc c'est vrai
26:32qu'il y a aussi une question
26:33autour de sa personne,
26:35même si le point central
26:36c'est évidemment
26:37qui est à Bercy
26:38pour négocier
26:39la justice fiscale.
26:40Alors là, pour le coup,
26:42vu de l'étranger,
26:42il y aura quand même un enjeu
26:43parce que certes,
26:44je le disais,
26:45il n'y a pas cette impression
26:47à la personnalité
26:48d'Emmanuel Macron
26:48et le fait que le président
26:49de la République en France
26:50est perçu comme celui
26:51qui garantit la stabilité
26:53du pays,
26:54mais le poste de ministre
26:55de l'économie et des finances
26:56sera très scruté.
26:57Il sera très scruté
26:58notamment par qui ?
26:59Par l'Allemagne.
27:00Ça ne vous échappe pas
27:01qu'aujourd'hui l'Allemagne
27:02a un programme de relance
27:03massif de son économie,
27:05notamment dans l'industrie
27:06de la défense,
27:06que tout ça,
27:07ce sont des sujets
27:08qu'il faut porter politiquement.
27:09Il faut les porter
27:10au niveau français,
27:11au niveau franco-allemand,
27:12au niveau européen.
27:14Et de ce point de vue-là,
27:15ce n'est pas du tout
27:16la même configuration.
27:17Il ne faut pas croire
27:17qu'un ministre des Finances
27:20qui serait simplement là
27:22pour arranger un budget
27:23suffira.
27:24Il y a des vrais enjeux
27:25aujourd'hui
27:26et ça va vite.
27:27On connaît la pression
27:28de Donald Trump
27:28avec les Etats-Unis.
27:29Ils vont demander
27:30la permission
27:30au chancelier allemand ?
27:32Écoutez,
27:33je ne pense pas
27:34qu'on demande la permission
27:35au chancelier allemand,
27:36mais je pense que
27:37sur des grands dossiers actuels,
27:38il faut vraiment nommer
27:40à la tête de l'économie
27:41et des finances
27:41quelqu'un qui est capable
27:42de parler avec Berlin
27:44et surtout quelqu'un
27:45qui est capable de prouver
27:46aux Allemands
27:47qu'on peut faire confiance
27:48aux Français.
27:49Parce que si ça se met
27:50à tanguer du côté de Berlin,
27:52alors là,
27:52les choses vont se compliquer
27:53très sérieusement.
27:54Sébastien Lecornu
27:55a évoqué quand même
27:56les contours de son budget.
27:57On a des éléments.
27:58Il reste en ligne
27:59avec la trajectoire
28:00de François Bayrou.
28:01Un déficit de 4,7%
28:04au lieu de 4,6%
28:06du PIB.
28:06On ne parle plus
28:07de 44 milliards,
28:08mais de 41 milliards.
28:10Et Léonore Carrois
28:10en parle sur le même budget.
28:12C'est la proposition
28:14qui va être faite.
28:15Encore une fois,
28:16je suis désolée
28:16de me répéter,
28:17mais ce qui est important
28:18c'est de se dire
28:19que cette copie-là,
28:20c'est une copie
28:20qui va être remise
28:21au Parlement,
28:22comme le veut notre Constitution,
28:23sur laquelle on va débattre.
28:24Vous dites que ça permet
28:25ensuite d'atteindre les 3%,
28:27même échéance
28:28que François Bayrou.
28:28Ça c'est une question
28:29d'engagement international,
28:31c'est une question de souveraineté,
28:32c'est une question aussi
28:33de poids de la dette
28:34et de coût de la dette.
28:35C'est combien est-ce
28:35qu'on a envie de rembourser ?
28:37Parce que ça nous coûte
28:38de l'argent en réalité
28:39d'être aussi endetté.
28:40Donc à partir du moment
28:41où on pose ça,
28:42c'est aux parlementaires
28:43de faire des choix responsables,
28:45de trouver des majorités
28:46comme vous disiez tout à l'heure
28:46en fonction des sujets.
28:49Et là on parle du budget.
28:50Le budget c'est vraiment
28:51le nerf de la guerre
28:52et c'est peut-être
28:53ce qui cristallise davantage
28:54les postures et les oppositions.
28:56Mais après il va falloir avancer,
28:57il va falloir proposer,
28:58faire des projets.
28:59C'est pour ça que les ministres
29:00de ce gouvernement
29:01vont devoir parler
29:02avec les différents groupes
29:03de l'Assemblée nationale
29:04et faire preuve d'ouverture
29:06comme il l'explique lui-même
29:07dans son interview.
29:08On va continuer à parler
29:09de ce budget
29:10et puis on va voir
29:11ce qui se passe
29:12si jamais ils n'arrivent pas
29:13à le faire adopter,
29:13ce budget,
29:14s'il est censuré rapidement.
29:16Que se passera-t-il ?
29:16On en parle dans un instant.
29:18On refait le monde sur RTL.
29:20Avec Anne-Sophie Lapix
29:23Anne-Sophie Lapix
29:26On refait le monde
29:27jusqu'à 20h sur RTL.
29:29On a quand même
29:30quelques petites indications
29:32sur le budget
29:32que prépare en ce moment
29:34Sébastien Lecornu.
29:35On va en parler
29:36et puis on va voir
29:37ce qui se passe
29:37si jamais
29:38il n'arrive pas
29:39à le faire adopter,
29:39ce budget,
29:39et puis surtout
29:40il n'arrive pas
29:40à maintenir son gouvernement.
29:42On le fait avec nos invités,
29:44avec Jonathan Boucher-Pedersen,
29:45éditorialiste politique
29:46à Libération,
29:47avec Richard Verly,
29:48correspondant pour la France
29:50et l'Europe du quotidien
29:51suisse Blic,
29:52avec Olivier Bost,
29:53chef du service politique
29:54de RTL,
29:54et avec Eleonore Carrois,
29:56député Renaissance
29:57des Français
29:57établi hors de France.
29:59On a des petites indications
30:00et je pensais notamment
30:02aux 6 milliards
30:03de réduction
30:04des dépenses
30:05de l'État.
30:06Olivier Bost,
30:06c'est beaucoup,
30:07non, 6 milliards ?
30:08Alors,
30:08c'est effectivement beaucoup.
30:10Je ne sais même pas
30:10pour être tout à fait franc
30:12où est le premier milliard
30:13parce que 6 milliards,
30:14ça veut dire
30:15des réformes
30:16vraiment structurelles,
30:17c'est-à-dire qu'il faut
30:17très clairement soit stopper
30:19des politiques,
30:20soit supprimer
30:21des services publics,
30:23soit réformer
30:23un certain nombre de choses.
30:24L'État a déjà quand même,
30:26pour le coup,
30:27fait pas mal d'efforts
30:28ces dernières années
30:29si on regarde les choses.
30:31Donc,
30:316 milliards,
30:32je ne sais pas où ils sont,
30:32très honnêtement.
30:34Après,
30:34il y a l'idée
30:35avec Sébastien Lecornu
30:36de faire un nouvel acte
30:38de décentralisation,
30:39ce qui revient donc
30:40à déporter
30:41un certain nombre
30:42de choses
30:42qui sont faites par l'État
30:43aujourd'hui
30:43sur les collectivités locales.
30:45Et là,
30:46ça veut dire
30:46que c'est les collectivités locales
30:47qui font l'effort
30:48des 6 milliards.
30:49Les collectivités locales,
30:50elles ont déjà fait
30:502 milliards d'économies
30:52l'an dernier,
30:53elles étaient promises
30:53à 2 milliards encore
30:55cette année.
30:56Bon,
30:57il faut voir après.
30:58Il y a forcément
30:59un moment
30:59où il faut faire
31:00des choix
31:01et notamment
31:02des choix
31:02sur les politiques
31:04qui sont menées.
31:05Là,
31:05pour l'instant,
31:06c'est des très grands chiffres.
31:07C'est,
31:08entre guillemets,
31:09facile
31:09de balancer des chiffres.
31:10On peut aussi
31:12en lancer
31:13sur la lutte
31:14contre la fraude.
31:15C'est un autre axe
31:15de Sébastien Lecornu.
31:16On peut lancer
31:17comme ça
31:17toute une série de chiffres.
31:18Après,
31:18très concrètement,
31:19il faut quand même
31:19voir ce que ça veut dire.
31:21J'en ai un autre.
31:22C'est le journal des Echos
31:23qui a relevé
31:23que Sébastien Lecornu
31:25évoquait une hausse
31:25des dépenses de retraite
31:26de 6 milliards
31:27alors que c'est
31:298 milliards
31:30la prévision.
31:31Est-ce que cela signifie
31:32qu'il pourrait demander
31:33un effort
31:34aux retraités,
31:35Eleonore Carrois ?
31:36En tout cas,
31:37ça fait partie
31:37des hypothèses
31:38qui sont sur la table
31:40de vouloir vous stopper
31:41dans votre élan
31:42et dévoiler le budget
31:44avant l'heure.
31:45Mais on va le voir
31:46ce budget
31:46et on va en débattre
31:47à l'Assemblée.
31:48Vraiment,
31:49c'est ça qu'il faut retenir.
31:50Si on le fait
31:51par avance le budget,
31:53si on commence
31:53à se dire
31:54que ça va être
31:54les propositions
31:54du Premier ministre
31:55qui vont primer,
31:56on prend le problème
31:57à l'envers
31:58et on repart
31:58dans ce qui n'a pas marché
31:59au cours des derniers mois
32:00et ce n'est vraiment
32:01pas ce que je souhaite.
32:02Donc, on verra
32:03mais en tout cas,
32:05on ne privilégie pas
32:06les hausses d'impôts,
32:07on ne privilégie pas
32:07de faire payer
32:08les retraités
32:08mais il va falloir
32:09à un moment donné
32:10qu'on atterrisse
32:10quelque part
32:11et oui,
32:12la réduction
32:13des dépenses de l'État,
32:14moi ça me semble
32:14être une piste
32:15tout à fait bonne
32:17et il faudra voir
32:18comment ça traduit.
32:18On n'est que dans les pistes,
32:19là ça n'avance pas trop.
32:20Ça va venir.
32:21La semaine prochaine,
32:22on l'aura à se juger.
32:23Alors, qu'est-ce qui se passe
32:24si le gouvernement
32:25est censuré ?
32:26Le député du RN
32:27Jean-Philippe Tanguy
32:28dit redouter
32:28que le gouvernement
32:29fasse traîner les choses
32:30jusqu'à la fin de l'année
32:31pour finir
32:37Constitution ?
32:37Vous croyez à ce scénario
32:38Jonathan Boucher-Betterson ?
32:40Je préfère ne pas y croire
32:41honnêtement
32:42parce que là
32:42on serait vraiment
32:43dans une dérive
32:44qui poserait clairement question.
32:46Je préfère entendre
32:47la version
32:48à mes yeux
32:49trop optimiste
32:50de ma contradictrice
32:52en face sur
32:53place au dialogue,
32:54place à la négociation.
32:55Vous allez voir,
32:56ça va changer.
32:57Je le répète,
32:57je l'ai dit en début d'émission,
32:59je pense que ça ne fonctionne
33:00que si on pose
33:01comme un préalable
33:01le fait parlementaire
33:02comme indépassable,
33:03c'est-à-dire
33:03pas de 49-3,
33:05une vraie bascule
33:06dans une démocratie parlementaire,
33:08voir ce que ça donne.
33:10Je pense que c'est,
33:10honnêtement,
33:11il n'y a pas de légitimité
33:12politique plus importante
33:13que la capacité
33:14des députés
33:15à se mettre d'accord
33:16ou pas.
33:17Mais comme je suis
33:17un peu plus lucide que ça,
33:18je pense qu'il va
33:19continuer avec cette formule
33:21de j'espère
33:21ne pas en avoir besoin
33:22tout en poser
33:23un cadre trop rigide
33:24pour à l'arrivée
33:26essayer effectivement
33:27de gagner du temps
33:27parce que c'est ce qu'on a
33:28observé depuis trois semaines
33:29et qu'effectivement
33:30c'est un peu l'enjeu
33:31de cette fin de mandat.
33:32Arriver à étirer le temps
33:33pour se retrouver
33:34trop près des municipales
33:35et de dire
33:36faire baisser la tension
33:37sur la dissolution
33:38parce que c'est quand même
33:39ça qu'ils planent.
33:40Globalement,
33:40c'est côté LR,
33:41ils se disent
33:41moi j'en ai plus peur.
33:42Côté RN,
33:43ils disent moi j'en ai envie.
33:44Côté LFI,
33:45ils en ont envie.
33:45Côté socialiste,
33:46ils se disent
33:46on a repris un peu
33:47du poil de la bête.
33:48On nous identifie,
33:49pourquoi pas ?
33:50Et à la fin,
33:51je crois que les seuls
33:51qui ont vraiment très très peur
33:52de la dissolution
33:53et je les comprends
33:54sont les macronistes.
33:56Richard Verly,
33:57tout à l'heure,
33:57on disait qu'on pouvait attendre
33:58qu'on pouvait passer
33:59trois semaines
34:00sans gouvernement.
34:01Est-ce qu'on peut avoir
34:01un gouvernement
34:02qui se contente
34:02d'expédier les affaires courantes ?
34:04En Belgique,
34:05ils ont tenu des mois,
34:06des années
34:06et ça se passait
34:08plutôt pas mal.
34:09Alors,
34:09ce n'est pas comparable.
34:10Moi,
34:11pour avoir été correspondant
34:12à Bruxelles,
34:12j'ai suivi la fameuse crise belge.
34:14Vous vous souvenez
34:15de plus de 500 jours
34:16sans gouvernement.
34:17Ce n'est pas comparable
34:18pour au moins
34:19deux raisons essentielles.
34:21D'abord,
34:21c'est la place de la France
34:22dans l'économie
34:23de la zone euro.
34:23Je rappelle quand même
34:24que c'est la deuxième économie
34:25de la zone euro.
34:26Donc,
34:26quoi qu'il arrive en France,
34:28ça a des impacts,
34:29c'est une sorte de séisme
34:30dont les secousses
34:31se feront sentir
34:32au niveau de la zone euro
34:33dans son ensemble.
34:34Et puis,
34:34le deuxième élément,
34:35c'est que la France
34:35a beaucoup plus d'engagement.
34:37Je parlais tout à l'heure
34:38de la défense.
34:39C'est des engagements
34:40qui pèsent lourd
34:40dans des programmes industriels
34:42et aujourd'hui,
34:43on le voit avec l'affaire
34:44des drones,
34:44la menace russe,
34:45etc.,
34:46c'est des programmes
34:46existentiels pour l'Europe.
34:48Donc,
34:48on ne peut pas décorréler
34:49la panne budgétaire française
34:51des risques
34:52que ça fait courir
34:53à l'Europe.
34:54Au fond,
34:56c'est qu'il voudrait remplacer
34:58le contrat de coalition
34:59qu'il n'arrive,
35:00semble-t-il,
35:01pas à obtenir
35:01par un contrat
35:02de sérieux budgétaire.
35:03C'est-à-dire qu'au fond,
35:04un certain nombre de partis,
35:05les socialistes,
35:06le bloc macroniste,
35:08le LR,
35:09s'engageraient à un contrat
35:10de sérieux budgétaire,
35:10c'est-à-dire à ne pas voter
35:12des aberrations
35:13et ce ne serait pas
35:14un contrat de coalition.
35:15Mais est-ce que ça,
35:15c'est possible ?
35:16C'est un peu ce qu'espérait
35:17François Bayrou ?
35:18Pardon ?
35:18C'est un peu ce qu'espérait
35:19François Bayrou ?
35:20Exactement.
35:20Alors François Bayrou,
35:21il a essayé au marteau,
35:23en tapant sur la tête
35:24de ses interlocuteurs.
35:25Apparemment,
35:26Sébastien Lecornu
35:27a peut-être une autre méthode,
35:28mais je ne l'ai pas encore
35:29totalement comprise.
35:30C'est discussion,
35:31c'est négociation,
35:32c'est...
35:33Non mais vraiment,
35:33il n'arrête pas.
35:34Vous dites que ça fait trois semaines
35:35et il ne fait rien ?
35:37Non mais vraiment,
35:38si vous me disiez
35:40que ça fait trois semaines
35:40qu'il a été nommé
35:41mais il ne fait rien,
35:42mais il ne fait...
35:42C'est le bluff,
35:42c'est la principale arme
35:43de négociation.
35:44Que consulter ?
35:45Moi, je veux tout à fait
35:46oui à la négociation
35:47mais avec de la clarté.
35:48J'ai une feuille de route,
35:49voilà ce que je mets sur la table.
35:50Mais il construit
35:51la feuille de route
35:51avec les parlementaires.
35:53Alors l'avantage,
35:53c'est qu'on ne va plus
35:54patienter trop longtemps.
35:55C'est ça,
35:56c'est la semaine prochaine.
35:57Et Olivier Faure a demandé
35:58que vendredi,
35:59le Premier ministre
35:59lui présente un budget complet.
36:01Merci beaucoup.
36:02Merci à vous tous
36:03d'être venus
36:03sur notre plateau.
36:06Demain,
36:06Thomas Soto
36:07recevra
36:08Michel Barnier
36:09et...
36:10j'essaie de me souvenir
36:12en fait
36:12parce que j'ai perdu ma fiche
36:13et Marc-Olivier Fogiel
36:14recevra
36:15Priscillia Presley
36:16si je me souviens bien.
36:17Tout à fait.
36:19Il est l'heure
36:20d'écouter
36:21André Dusselier.
36:22Bonsoir André.
36:23Bonsoir Anne-Sophie.
36:24Quelle est la belle histoire ?
36:24Ce soir,
36:25c'est l'histoire
36:25de Montand et Signor
36:26que je vais vous raconter.
36:28Deux monstres
36:28du cinéma français
36:29et un amour passionné
36:31mais tumultueux.
36:33Le roman d'une vie,
36:34c'est dans un instant
36:35sur RTL.
36:37Merci beaucoup André.
36:38RTL,
36:38il est 20h...
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