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  • il y a 17 minutes
Regardez « On refait le monde » avec Jonathan Bouchet-Petersen, éditorialiste politique à "Libération", Arthur Bellier, journaliste politique à RTL et Christelle Craplet, directrice opinion Ipsos-BVA.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 30 avril 2026.

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Transcription
00:08Une dizaine, une vingtaine, peut-être même plus, on ne sait plus compter le nombre de candidats à la présidentielle
00:14de 2027
00:15entre ceux qui se sont très solennellement déclarés, ceux qui vont le faire, et ceux qui s'y préparent ou
00:21ne l'écartent pas.
00:22C'est peut-être parce que personne ne s'impose, en tout cas face au candidat RN, que tout le
00:27monde pense avoir sa chance.
00:28On va voir qui sont les candidats sérieux, comment faire le tri, y a-t-il un profil idéal ?
00:33On en débat avec nos invités dans Refait le Monde.
00:36Jonathan Boucher-Peterson, éditorialiste politique à Libération, bonsoir.
00:40Arthur Bélier, journaliste politique à RTL, bonsoir.
00:43Et Christelle Crappelet, directrice opinion Ipsos BBA, bonsoir.
00:47On refait le monde sur RTL.
00:50Moi je vois cette multiplication, mais on a François Hollande, Bernard Cazeneuve,
00:59François Ruffin, Clémentine Autain, ça ne peut pas durer.
01:02Moi je n'ai aucun problème avec quiconque dès lors qu'il passe par un mode de sélection que tout
01:08le monde comprend.
01:08La primaire.
01:09La primaire.
01:10Voilà, c'était Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste ce matin au micro de Thomas Soto dans RTL Matin.
01:17Olivier Faure, Christelle Crappelet, il fait aussi partie de ceux que vous testez, puisqu'il n'a pas dit non.
01:22Oui, ils n'ont pas dit non, mais ils sont beaucoup à ne pas dire non, ou à dire que
01:25ça pourrait être possible.
01:27Et il suffit de ne pas dire non finalement pour être un possible candidat.
01:30Oui, quelque part, non, mais ça en dit long je trouve quand même sur le climat politique actuel,
01:34la difficulté finalement pour des personnalités à émerger sur ce qu'elles devraient être,
01:39c'est-à-dire des idées ou une forme de charisme ou quelque chose de naturel qui fasse qu'il
01:44n'y ait pas de débat dans son camp,
01:46ou un processus comme la primaire, on voit même que même là c'est compliqué.
01:49Donc oui, ça en dit long je trouve sur le climat.
01:52Et chez les Français, ça génère de l'agacement, du fatalisme, voire même un peu de colère et de lassitude
01:57face à cette situation.
01:59Est-ce qu'on sait s'il y en a plus à gauche ou à droite des candidats aujourd'hui
02:02?
02:02Vous avez fait le compte Arthur, Arthur Bélier ?
02:05Exactement, mais à gauche ça se bouscule quand même sacrément et avec vraiment en fait, à part Jean-Luc Mélenchon
02:10pour la France Insoumise
02:11qui s'impose très clairement sur son espace politique à lui, derrière on voit même, on a cité les noms
02:16là dans le son avec Olivier Faure,
02:17juste au sein même du parti socialiste, il y a cinq noms rajoutés aux écolos.
02:22Donc je pense que c'est à gauche où ça se bouscule le plus parce qu'il n'y a
02:25pas un leader naturel qui s'impose
02:28et personne n'a une avance dans les sondages, alors qu'à droite, en tout cas sur l'espace bloc
02:33central droite,
02:34on a quand même, même s'il y a plein de candidats, Édouard Filly qui ressort un peu plus que
02:38les autres dans les sondages.
02:39Donc je crois que c'est à gauche que ça se bouscule le plus.
02:41Alors si on prend ceux qui se sont officiellement déclarés, il y a donc à gauche François Ruffin, Clémentine Autain,
02:47Jérôme Gage,
02:48chez les écologistes Marine Tondelier, Delphine Bateau et puis il y a Nathalie Artaud.
02:53Alors ça c'est que les déclarés, si vous en avez d'autres vous me le dites.
02:57Sinon, pour les potentiels, on a François Hollande, Manuel Vaz, Bernard Cazeneuve.
03:01Alors Olivier Faure, on va voir, mais là, on dirait qu'il y a quand même pas mal d'anciens
03:06premiers ministres,
03:07voire d'anciens présidents.
03:09Est-ce que c'est assez naturel finalement pour un ancien premier ministre d'être candidat, Jonathan Boucher-Beterson ?
03:14Ça fait un petit marqueur différenciant en disant, même Gabriel Attal, qui ne l'a pas été très longtemps,
03:19on fait un argument quasiment massue en disant, j'ai gouverné, je saurais comment présider.
03:24Après, quand même, on les met tous en bloc, il y a 50 nuances de candidature aussi.
03:29Parce qu'il y a ceux qui se disent, j'ai une candidature qui est tellement naturelle
03:31que je n'ai pas besoin de passer par une primaire.
03:33Ça va jusqu'à des candidats pour qui le naturel n'est pas vraiment ce qui saute aux yeux,
03:37ou en tout cas la puissance n'est pas ce qui saute aux yeux dans les sondages.
03:40Et puis il y en a d'autres qui se disent, moi je suis candidat dans un processus de désignation,
03:43dans l'objectif et l'émergence d'un candidat commun.
03:47Donc ça, ça fait quand même des différences dans ce qu'on a pu citer.
03:51Et si on prend ceux qui y croient vraiment, parce que dans tout cela,
03:54il y en a qui tentent leur chance, qui se font un peu connaître aussi.
03:57Après, c'est aussi le mot de notre époque et de notre système,
04:00c'est que le présidentialisme et l'obsession présidentielle,
04:03c'est-à-dire que chaque Français peut ressentir que le système vient amplifier,
04:06notamment depuis cette inversion du calendrier,
04:08où en gros tout découle du fait présidentiel.
04:10Les législatives, la majorité, encore que la majorité,
04:13on a vu que c'était plus compliqué aujourd'hui.
04:14Mais oui, il y a quand même, je pense, ça peut être amusant à observer, évidemment,
04:20parce que ça fait un peu la foire fouille, on a chacun un avis sur les uns les autres.
04:24Mais c'est assez dramatique, je pense que ce sont d'abord des personnalités, en fait,
04:28qui se disent, il y a peut-être une fenêtre,
04:30mais on ne sait pas exactement ce qui les différencie en termes de programme,
04:33quelles sont les options politiques, la capacité à rassembler.
04:36Enfin, on a l'impression qu'on prend un peu les choses à l'envers,
04:38et que l'émergence, le jaillissement d'Emmanuel Macron en 2016 a montré que parfois,
04:43il n'y avait pas besoin de partir de très loin.
04:45Il y avait la bonne configuration avec un François Fillon empêché par les affaires
04:49et une capacité dans un système politique où, de toute façon, globalement, les gens sont rejetés.
04:54Tous ces gens-là, il n'y a pas de...
04:55Même un Édouard Philippe, on est plus dans la valeur refuge autour de 20%
04:59qu'un candidat qui serait porté par un souffle.
05:02Les seuls qui sont...
05:03Mais parce que ça fait des années qu'ils sont aux portes du pouvoir
05:05et qu'il y a une forme de frustration, une cocotte qui a monté,
05:08c'est le côté Rassemblement National.
05:10Quand on voit la différence des scores,
05:11que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella,
05:13largement au-dessus des 30% en l'État,
05:15encore une fois, il y aura une campagne.
05:17Et derrière, il y a peut-être moyen sur un malentendu.
05:20Il y aura peut-être un petit trou avec un taux...
05:22Et plus il y aura de candidats, en fait,
05:24plus ils se disent que la qualification pour le second tour peut se faire très bas.
05:27Donc après, malheureusement, je pense qu'on n'a pas fini
05:30et que le départage, il va être très compliqué.
05:33Alors vous, Christelle Crappelet, vous les testez.
05:36Donc vous pouvez peut-être déjà nous dire
05:37ceux qui ont une réelle chance, en fait.
05:39Alors on ne les teste pas en termes d'intention de vote.
05:42Je le précise, chez Ipsos BBA, on n'a pas fait encore d'intention de vote.
05:45Mais on teste chez nous et avec RTL des codes d'influence.
05:48Ce qui donne une idée.
05:49Parce que déjà, comme vous le disiez,
05:51les codes d'influence, elles sont assez basses.
05:52C'est-à-dire qu'il n'y a pas beaucoup de candidats, finalement,
05:55ou même de personnalités politiques
05:56dont on souhaite vraiment les voir jouer un rôle sur la scène politique.
06:00Les deux seules qui émergent et qui tiennent un peu le haut du classement
06:05depuis plusieurs mois, c'est Jordan Bardella et Marine Le Pen.
06:08Ce sont les seules personnalités qui suscitent quand même
06:11une vraie adhésion chez leur socle électoral.
06:14Mais aussi du rejet.
06:16Mais on va dire que s'il y a un peu un désir d'une personnalité dans un camp,
06:21c'est celui-là.
06:22Et plus Bardella que Marine Le Pen ?
06:25C'est encore assez proche, finalement, dans les enquêtes.
06:28Ils sont même, quand on regarde auprès des sympathisants RN,
06:30ils sont finalement très très proches.
06:32Il y a assez peu d'écart.
06:34La seule distinction, c'est quand on leur dit
06:35qui ferait d'après vous le meilleur candidat.
06:37On sent que sur Jordan Bardella,
06:39comme il y a la tentation un peu plus affirmée
06:41de l'élargissement du socle sur la droite,
06:43qui était quand même avec des retraités,
06:44un certain nombre de publics qui se refusaient jusqu'à présent au RN.
06:48Mais en même temps, la tentation de...
06:50Alors, être Premier ministre, ça peut être un atout encore que.
06:53Ça peut aussi très vite être un boulet.
06:55Ça va peut-être de plus en plus être un boulet
06:56quand il s'agira d'être désigné comme l'héritier du macronisme.
06:59Et ça va être comme ça que vont être attaqués
07:01les Gabriel Attal ou les Édouard Philippe, évidemment.
07:03On se souvient que Nicolas Sarkozy avait tenté,
07:05après avoir été président, de revenir dans une primaire de droite
07:08qui ne lui avait pas porté chance.
07:09On voit que François Hollande,
07:11en considérant qu'il n'a jamais été battu dans les urnes,
07:13puisque c'est lui qui a décidé de ne pas y aller.
07:15On se rappelle qu'il était à 12 ou 13% de popularité.
07:18Donc, il a été empêché par lui-même.
07:21Donc, voilà.
07:21Mais c'est vrai que pour qu'un parti compte,
07:23on a l'impression, ou même qu'une petite écurie compte,
07:26on a l'impression qu'il faut le saut d'une candidature présidentielle,
07:29quitte à finir, comme Valérie Pécresse à 4,7
07:31ou Anne Hidalgo à 2,8 à l'époque.
07:33Donc, voilà.
07:34Ça peut être aussi des crashs qui laissent des traces.
07:37On a parlé pas mal des candidats de gauche.
07:40À droite, il y a Bruno Rotaillot et David Lysnard
07:43qui sont officiellement déclarés.
07:44Je crois que les autres ne le sont pas.
07:46Alors, il y a Michel Barnier, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez
07:49qui n'écartent pas une candidature.
07:52Il y a Dominique de Villepin.
07:53Alors, lui...
07:54On ne sait pas où le mettre.
07:55On ne sait pas tellement où le mettre.
07:56Où on le met, d'ailleurs ?
07:57Comment on fait ?
07:58C'est un carton chez les sympathisants LFI.
08:00Donc, ça aurait été assez surprenant.
08:02Lui, il revendique.
08:03Il a paraphrasé le général de Gaulle en disant
08:05que ce n'est pas à 60, je ne sais pas combien il a,
08:07mais à 67 ans que je vais commencer une carrière de gauchiste.
08:10C'est là-dedans qu'il est enfermé par...
08:12En même temps, Dominique de Villepin, c'est historiquement
08:14une figure singulière de la droite.
08:16C'est un chiracien, certes.
08:18Là, quand on voit ses prises de parole
08:19ou les textes qu'il publie sur les réseaux sociaux,
08:22c'est une forme de gaullisme social.
08:23Et il marche très bien sur les réseaux sociaux, je précise.
08:26Et en audience, ce qui n'est pas anodin.
08:29En intention de vote, un peu moins.
08:30Exactement.
08:31Il y a un hiatus.
08:32Et c'est ça, la différence.
08:33C'est-à-dire qu'effectivement, il est assez populaire.
08:35Et là, je regardais, par exemple, dans notre classement,
08:37il est septième chez les sympathisants LFI
08:39de par ses prises de position,
08:40notamment sur le conflit au Proche-Orient.
08:42Ça ne veut pas dire, derrière,
08:43que ça se traduirait par un vote en sa faveur.
08:45Parce que quand il s'agira, après,
08:46de réexprimer ses positions,
08:48notamment sur le champ économique,
08:50là, sans doute qu'il y aurait un hiatus.
08:51Donc, il faut bien différencier aussi la popularité
08:54ou se dire, ah tiens, cette personnalité,
08:56elle est sympathique, elle est intéressante.
08:58Pourquoi pas ?
08:59Et dans les enquêtes, ça se traduit par des opinions
09:00plutôt positives,
09:02d'un vrai vote en faveur de quelqu'un
09:04au moment où il y aura l'élection.
09:06Là, les jeux seront sans doute assez différents.
09:07Mais c'est vrai qu'il manque les programmes,
09:09il manque le fonds,
09:10il manque la capacité à se positionner.
09:12Parce qu'aujourd'hui, on est vraiment au niveau de la stratégie.
09:14À gauche, c'est LFI ou pas LFI.
09:16En gros, est-ce que c'est une gauche
09:17qui se réaffirme complètement hors de Jean-Luc Mélenchon
09:20ou qui se dit, voilà,
09:21qu'il y a des socialistes qui sont d'ailleurs
09:24un peu entre les deux,
09:24qui disent que c'est légitime de réaffirmer
09:26une identité socialiste.
09:27Et en même temps, on ne peut pas fermer la porte
09:29à l'ensemble des électeurs de Jean-Luc Mélenchon
09:30parce qu'a priori, ils sont plus nombreux
09:32que ceux du reste de la gauche.
09:33Quel est le bon calendrier ?
09:35Parce qu'il y a ceux qui ont choisi
09:36de se déclarer d'autre part.
09:37Quels sont les avantages et les inconvénients ?
09:39C'est vraiment la question que se posent en ce moment
09:41les états-majors de tous les partis.
09:43On a vu des candidats démarrer assez tôt.
09:46Bruno Retailleau qui s'est dit,
09:47tiens, il faut y aller avant les municipales
09:48pour marquer le coup.
09:49On a vu qu'au final, son lancement de campagne
09:51est passé un peu inaperçu derrière les municipales.
09:53Édouard Philippe devait accélérer juste après sa victoire
09:56à la mairie du Havre avec un meeting.
09:58Ils ont tout de suite calmé le jeu,
09:59sentant que les Français n'étaient pas prêts
10:02à tout de suite rentrer dans la présidentielle.
10:04Jean-Luc Mélenchon, semblerait-il,
10:06devrait accélérer peut-être dès ce dimanche,
10:08peut-être en tout cas d'ici l'été,
10:10en devenant officiellement,
10:11parce que ce n'est toujours pas le cas,
10:12le candidat de la France Insoumise.
10:14Chez Raphaël Glucksmann, en revanche,
10:16même si on va commencer avec des meetings d'ici l'été,
10:18on va attendre vraiment septembre
10:19pour lancer la candidature en se disant
10:22qu'on va laisser passer l'été,
10:23laisser les Français partir en vacances
10:24et après on ira vraiment parler des idées
10:27parce que, comme disent beaucoup de politiques,
10:29une idée neuve en juillet
10:30est une idée ancienne quelques mois plus tard,
10:33en octobre,
10:33donc il ne faut pas lasser les Français.
10:35Christelle Crappelet,
10:36est-ce que les candidats favoris
10:37un an avant l'emportent ?
10:40Je crois qu'on peut citer
10:41un certain nombre de contre-exemples.
10:43On avait Alain Juppé
10:44qui devait être président en 2017
10:48et qui ne l'a pas été.
10:49Non, franchement, un an avant,
10:51ça ne marche pas.
10:52En fait, la configuration...
10:54Il y a deux qui le disent.
10:55Non, mais je le dis d'autant plus volontiers
10:57qu'on répète toujours
10:58qu'on mesure des opinions à l'instant T
11:00et qu'un an avant,
11:01il y a heureusement
11:02des évolutions qui sont mesurées.
11:05Mais comme on le dit nous-mêmes,
11:06on cite plein plein de noms,
11:07donc on voit bien
11:08que la configuration politique,
11:09elle n'est pas figée.
11:10Il se passe des choses,
11:11il se passe des affaires.
11:12Vous mentionniez François Fillon.
11:13À l'époque aussi,
11:15Dominique Strauss-Kahn était le favori
11:16avant l'affaire du Sofital
11:19qui a eu lieu en mai.
11:21Donc finalement,
11:22à l'instant T,
11:23là, on pourrait encore dire
11:24que la justice peut changer
11:26la donne à tout moment.
11:26Voilà, la justice,
11:27les affaires et les programmes.
11:28Robert Bourgie a fait son retour,
11:30d'ailleurs.
11:30Exactement.
11:31Juste dans le complément d'enquête
11:33pour cibler Dominique de Villepin.
11:34Ça rappelle évidemment des souvenirs.
11:36Et puis évidemment,
11:37la justice aussi dans le cadre
11:38de Marine Le Pen.
11:39Le Pen, c'est une primaire judiciaire
11:40pour tous les deux.
11:41Exactement.
11:42Alors, on va commencer
11:42à faire le tri pour vous,
11:44chers auditeurs,
11:45ce soir,
11:45parce qu'il ne faut pas
11:46se voiler la face,
11:46il n'y aura pas de la place
11:47pour tout le monde.
11:48Primaires, sondages
11:49et même argent
11:50vont permettre d'écrémer.
11:51On vous explique juste après
11:52l'essentiel de l'info
11:53avec Nathalie Michel.
12:01Merci d'écouter RTL.
12:09Anne-Sophie Lapix,
12:10on refait le monde sur RTL.
12:12Il est 19h30,
12:13l'essentiel de l'info
12:14avec Nathalie Michel.
12:15170 000 manifestants
12:17attendus demain
12:18dans les cortèges
12:19de la fête du travail.
12:20Estimation des services
12:21de renseignement à Paris,
12:2220 000 personnes,
12:23devraient marcher
12:24pour défendre
12:25les droits des travailleurs.
12:26Les autorités anticipent
12:27l'infiltration
12:28d'environ 300 black blocs.
12:30Un 1er mai
12:31où les fleuristes
12:32et les artisans boulangers
12:33pourront bel et bien
12:34faire travailler leurs salariés
12:36à condition qu'ils soient volontaires,
12:38par écrit et payés double.
12:40Confirmation ce soir sur RTL
12:41du ministre de l'économie
12:43qui évoque une forme de tolérance
12:45par rapport à la loi.
12:46A Montélimar,
12:47le maire dénonce
12:48une tentative d'intimidation
12:49après l'agression hier soir
12:51du chef de la police municipale.
12:52D'après l'élu local,
12:54le policier qui était en civil
12:55a été pris à partie
12:56par une dizaine de personnes
12:58avant d'être roué de coups
12:59et mis à terre
13:00par un individu assez jeune.
13:02A Washington,
13:03les au revoirs
13:04devant la Maison Blanche
13:05entre Donald Trump
13:06et le roi Charles III
13:07à la fin de la visite d'État
13:09du souverain britannique.
13:10Le plus formidable des rois
13:12a lancé le président américain.
13:14Merci Nathalie Huichet.
13:16On vous retrouve à 20h.
13:18Anne-Sophie Lapix.
13:19On refait le monde
13:20jusqu'à 20h sur RTL.
13:22On comprend bien
13:23que tout le monde
13:23ne pourra pas y aller.
13:24Il va y avoir des modes
13:25de sélection organisés
13:27ou naturels.
13:28Les primaires,
13:29les sondages,
13:30les signatures,
13:31les soutiens d'élus
13:32donc qu'il faut récolter
13:33et puis l'argent,
13:34ce qui est loin d'être
13:35une condition négligeable.
13:36On en débat avec nos invités.
13:37Jonathan Boucher-Pétersen,
13:39éditorialiste politique
13:39à Libération,
13:40Arthur Bélier,
13:41journaliste politique à RTL
13:42et Christelle Crappelet,
13:44directrice d'opinion Ipsos BVA.
13:46On refait le monde sur RTL.
13:49Vous auriez-vous
13:50être candidat précisément ?
13:51On verra le temps venu.
13:52On est à 15 mois
13:53de l'élection présidentielle.
13:55Ce n'est pas une petite décision
13:57quand même.
13:57Un engagement pour la France,
13:58il n'est pas nouveau,
14:00il est ancien
14:01et je ressens
14:02comme un devoir
14:03personnel
14:04et politique
14:05de m'avancer davantage
14:07sur la scène nationale.
14:08Ce n'est pas un problème
14:09personnel
14:10d'être candidat
14:11à la fonction présidentielle.
14:13Ce n'est pas du tout
14:15l'idée de revanche
14:16qui n'a jamais fonctionné.
14:17Je n'y pense pas
14:19le matin en me rasant
14:20ou le soir en me couchant
14:20c'est une autre question.
14:22Vous aurez peut-être reconnu
14:25dans le lot
14:25Gabriel Attal,
14:26Dominique de Villepin,
14:27François Hollande,
14:28Gérald Darmanin.
14:29Il m'en manque peut-être un
14:30que je n'aurais pas reconnu.
14:32Mais enfin,
14:32tous ceux-là
14:33ne sont pas encore
14:35officiellement candidats.
14:36Mais alors,
14:37c'est devenu
14:37un mode de sélection
14:38adopté par la droite
14:39et la gauche
14:39aux dernières présidentielles,
14:40les primaires.
14:42Est-ce que c'est une machine
14:43à gagner
14:44ou à perdre ?
14:45Tiens,
14:45Arthur Bélier.
14:46Les derniers exemples
14:48montrent que c'est
14:49une machine à perdre.
14:51On se rappelle
14:52de la victoire
14:53de Valérie Pécresse
14:54à droite,
14:55elle,
14:55cinq ans avant,
14:56celle de François Fillon
14:57qui ont donc fait
14:58les scores qu'on leur connaît.
15:00À gauche,
15:01la dernière primaire
15:01a été gagnée
15:02par Benoît Hamon.
15:03Pareil,
15:03il a fait 6%
15:04en 2022.
15:06Le dernier exemple
15:07gagnant,
15:08c'est la primaire
15:09du Parti Socialiste
15:10en 2011
15:11qu'a départagé
15:12François Hollande
15:13et Martine Aubry.
15:14Là,
15:14ça a marché.
15:14Et là,
15:15ça a marché.
15:15Bingo pour François Hollande
15:16qui devient président.
15:18Après,
15:18est-ce que c'est
15:20les primaires
15:20qui ont engendré
15:22la défaite ?
15:22Dans le cas de François Fillon,
15:23peut-être qu'il aurait gagné
15:24derrière
15:25s'il n'y avait pas eu
15:26le Pénélope Gate
15:27et l'affaire des costumes.
15:28Est-ce qu'on peut
15:29tout mettre
15:29sous le pauvre dos
15:30des primaires ?
15:31Peut-être
15:31quand la formule
15:33qui revient beaucoup
15:33dans la bouche,
15:34c'est que c'est
15:34le moins mauvais
15:36des mauvais systèmes
15:37pour départager les gens
15:39quand on n'a pas
15:39d'autres solutions.
15:40Ça reste un moyen
15:42démocratique
15:42parce qu'en fait,
15:42les gens votent
15:43et ce n'est pas que
15:43de la négociation,
15:44du rapport de force,
15:46donner du pouvoir
15:46au sondage
15:47qu'on respecte évidemment
15:49et donner trop de pouvoir
15:50au sondage.
15:51Donc,
15:51elles sont encore
15:52sur la table
15:52ces primaires.
15:53Jonathan Boucher-Pétersen,
15:54pourquoi certains sont
15:56opposés aux primaires
15:56et d'autres pas ?
15:57C'est juste en fonction
15:58de leur propre intérêt
15:58parce que quand il y a
16:00des primaires
16:00par exemple au Parti Socialiste
16:02on dit que ça va être
16:03un discours un petit peu plus
16:04qui s'adresse plus aux militants
16:05qui va l'emporter
16:06et pas forcément...
16:06En fait,
16:07tout dépend de ce qu'on appelle
16:07primaires parce que
16:08derrière la primaire
16:09il y a ce qu'on appelle
16:09les primaires fermées
16:10et les primaires ouvertes.
16:11Les primaires qu'on évoquait
16:12celles de François Fillon
16:13ou celles de François Hollande
16:15on parle de primaires
16:16qui rassemblent
16:16plusieurs millions de personnes
16:17donc ça permet justement
16:18à l'inverse
16:18de sortir du discours
16:20complètement centré
16:21sur l'appareil.
16:21La Bruno Rotailleau
16:22par exemple
16:23désignée par LR
16:24on parle de quelques dizaines
16:25de milliers d'électeurs
16:26donc ça ne permet pas
16:27de parler au pays
16:27donc il y a cette espèce
16:28de dichotomie qui se joue
16:29moi je pense que
16:30quand il n'y a pas
16:31de candidats naturels
16:32et quand il y a autant
16:33de cafarnahomes
16:34dans les différents camps
16:35Et c'est le cas aujourd'hui ?
16:36C'est clairement le cas
16:38aujourd'hui un peu partout
16:39c'est peut-être
16:40un peu plus clair à droite
16:40parce qu'Edouard Philippe
16:41est parti de loin
16:42et continue à aller tout seul
16:43mais est-ce qu'Edouard Philippe
16:44est capable de rassembler
16:45LR, les gens de chez
16:47Gabriel Attal
16:48le modem
16:49moi je ne mettrais pas
16:50ma main à couper
16:51et à l'inverse
16:52à gauche
16:53on voit bien
16:53qu'il y a Jean-Luc Mélenchon
16:54qui est dans son couloir
16:55qui lui pour le coup
16:56a le mérite de la cohérence
16:57il a toujours refusé
16:58tout mode de désignation
16:59qui pourrait le contraindre
17:00à devoir soutenir
17:01par exemple un socialiste
17:02si un socialiste
17:03emportait cette primaire
17:03donc il y a une cohérence
17:04en revanche pour tous les autres
17:06et ça va à d'anciens
17:06Mélenchonistes
17:07plutôt anciens insoumis
17:09type François Ruffin
17:10Clémentine Autain
17:11et ça va jusqu'à
17:12alors là ce qui est étonnant
17:13à gauche c'est que
17:14Raphaël Glucksmann
17:14faisait de son opposition
17:15à la primaire
17:17en disant
17:17moi je ne participe pas
17:18avec LFI
17:18on a bien compris
17:19qu'LFI n'en faisait pas parti
17:21et Glucksmann n'y est toujours pas
17:22pendant ce temps-là
17:22Glucksmann n'a pas vraiment
17:23installé sa candidature
17:24puisque Bernard Cazeneuve
17:25François Hollande
17:26Jérôme Gage
17:27sont sur cette gauche
17:28non né à l'effet
17:29alors qu'il discutait entre eux
17:30il y a eu plein de rassemblements
17:32honnêtement pour l'instant
17:33Raphaël Glucksmann
17:33ne convainc pas
17:34ceux qui devraient le soutenir
17:35François Hollande se dit
17:36que dans le contexte de guerre
17:37sur un malentendu
17:38sur un malentendu
17:39sur un anti-Macron
17:40sur un retour à la normale
17:43sur
17:43fort d'une expérience
17:44fort d'une expérience
17:45je notais que
17:45Dominique de Villepin
17:46et François Hollande
17:46ils ont en commun
17:47d'avoir été dans la même promo
17:48de l'ENA
17:48à l'époque
17:50avec Ségolène Royal
17:51aussi à l'époque
17:51donc ça ferait
17:52un sacré paquet de candidats
17:53et la primaire
17:55elle est prévue pour l'instant
17:56donc après
17:56et elle est demandée
17:57par les électeurs de gauche
17:58elle est demandée même
17:59jusque chez les insoumis
18:00parce qu'eux pensent
18:01que Jean-Luc Mélenchon
18:03participer à une primaire
18:04la gagnerait
18:05mais je crois qu'on est
18:06sur 86%
18:07des sympathisants de gauche
18:08qui réclament une primaire
18:09le seul élément
18:10un peu marquant
18:10politiquement dans la vie
18:11d'un sympathisant de gauche
18:12ces dernières années
18:13ça a été la NUPES
18:15et encore plus
18:15le nouveau Front Populaire
18:16donc cette idée unitaire
18:18au-delà des batailles d'appareils
18:20des écuries
18:20des inimitiés
18:21des histoires humaines
18:22qui ponctuent
18:23et qui parfois expliquent
18:24aussi les choix politiques
18:25l'idée que la gauche
18:26si elle n'est pas unitaire
18:27si elle n'est pas rassemblée
18:28elle va être un personnage secondaire
18:30encore une fois
18:30de cette présidentielle
18:31ça les partis ont un peu de mal
18:32à le digérer
18:33mais les électeurs
18:34l'ont très clairement en tête
18:35et un dernier mot pour dire
18:36que la faiblesse d'une primaire
18:38c'est pas la nature des débats
18:39ou la capacité à entraîner
18:40plusieurs millions de personnes
18:41c'est l'insincérité des gens
18:43qui disent
18:43au début
18:44je m'engage à soutenir
18:45celui qui va gagner
18:46c'est vrai
18:48ce qui a plombé
18:49un Benoît Hamon
18:50c'est d'abord le fait
18:51qu'il a fallu gérer
18:52l'espèce de
18:53de cafarnaum
18:55qu'il y a eu
18:55avec des gens
18:56qui avaient dit
18:56moi je m'engage
18:57à soutenir celui qui gagne
18:58et que pendant ce temps-là
18:59Jean-Luc Mélenchon
19:00il a avancé
19:00et il a tracé
19:01mais un Benoît Hamon
19:02au sortir de la primaire
19:03il est à 14%
19:04donc bon
19:05beaucoup moins
19:06Christelle Craplet
19:07est-ce que les sondages
19:08finalement
19:08ce n'est pas
19:09plus fiable
19:10je vous provoque un petit peu
19:13mais en fait
19:14il y a quand même
19:15pas mal de candidats
19:16qui estiment
19:16qu'il va falloir voir
19:17ce qui se passe
19:18au niveau des sondages
19:19dans les derniers mois
19:19en fait
19:20mais alors
19:21on est très à l'aise
19:22avec ça
19:22parce qu'on nous pose
19:23souvent la question
19:23et nous on trouve ça
19:24assez inquiétant
19:25qu'on s'en remette
19:26au sondage
19:26on rappelle qu'on est
19:27avant tout un thermomètre
19:29nous on est censé
19:29prendre le pouls de l'opinion
19:31on défend évidemment
19:31nos outils
19:32on estime qu'ils sont utiles
19:33dans une campagne
19:34mais pas pour départager
19:35comme ça
19:36officiellement des candidats
19:37pourquoi ?
19:38parce qu'en fait
19:38comme on le dit d'ailleurs
19:39souvent c'est une photographie
19:41à l'instant T
19:41donc ça évolue
19:42donc à quel moment
19:43on considérerait
19:44que ce serait
19:44le bon moment pour désigner
19:46hop on arrête
19:46et là on dit
19:47que le sondage
19:48de ce moment-là
19:48est-ce que c'est septembre
19:50décembre
19:50c'est le bon
19:51donc déjà
19:52il y aurait une absence
19:52de consensus
19:53sur ce sujet-là
19:54pareil
19:55c'est quelle configuration
19:57enfin il n'y a pas non plus
19:58de
19:58quelles questions posées
19:59pour départager
20:00quel corps électoral
20:01prendre
20:02donc non
20:03nous on considère
20:04que ce n'est pas
20:05au sondage
20:05de départager
20:07officiellement
20:07évidemment que
20:08c'est bien
20:09qu'il y ait des enquêtes
20:10qui permettent
20:10de donner des éléments
20:12c'est pas nouveau
20:12tous les candidats
20:13évidemment les regardent
20:14mais en plus
20:15si vous êtes assez peu
20:16départagé à 2-3 points
20:18enfin on va voir
20:18que ça va vite être contesté
20:19donc non
20:20je pense qu'il vaut mieux
20:21qu'il y ait soit
20:22un processus
20:23de désignation interne
20:24soit comme vous le disiez
20:25les primaires
20:25tous les défauts
20:26malgré tous les défauts
20:27qu'on peut leur voir
20:28ça reste un vote
20:30mais le problème
20:30c'est que derrière
20:31s'il n'y a pas consensus
20:32sur l'organisation
20:33sur les participants
20:34et derrière
20:35un rassemblement
20:35derrière celui qui a gagné
20:36c'est sûr que ça pose soucis
20:37c'est assez frappant
20:38quand on discute aujourd'hui
20:39avec les stratèges
20:40dans différents partis politiques
20:41de ceux qui ne veulent pas de primaire
20:42c'est comment leur stratégie
20:43se base sur
20:44oui en septembre
20:45on aura pris plus 2 points
20:46par rapport à lui
20:47c'est vrai que si on a perdu 2
20:49ça sera plus compliqué
20:50juste déjà
20:50si on se maintient
20:51ça sera super
20:52il y aura une dynamique
20:52et comment en fait
20:53ils basent leur stratégie
20:54sur l'analyse
20:55à des demi-points près
20:57de tous les sondeurs
20:58mais ce que je trouve moi absurde
21:00c'est que le sondage
21:01devient l'élément clé
21:02de la campagne
21:03mais en fait
21:03nous on va voir
21:04qu'il y a des augmentations
21:05si derrière
21:06il y a une mesure forte
21:07qui est annoncée
21:09s'il y a des débats
21:10s'il y a une polémique
21:10s'il y a des échanges
21:12s'il y a une campagne
21:12on dit parfois
21:13que certains candidats
21:14progressent quand ils ne parlent pas
21:15donc il y a aussi ça
21:17Philippe a plutôt fait ce choix
21:18en tout cas
21:18de se protéger
21:19parce que quand il est sorti
21:20sur où la présidentielle
21:21anticipée
21:22ça lui a coupé
21:24sur la retraite
21:25à 67 ans
21:26c'est pas hyper populaire
21:27dans le pays
21:27il y a aussi
21:29une sorte de petit matelas
21:30sur lequel il décide
21:31de s'appuyer
21:32moi ce que je trouve
21:32très dangereux
21:33avec les sondages
21:33c'est ce que vous disiez
21:34c'est qu'on va se retrouver
21:35mais avec des candidats
21:36qui jusqu'au bout
21:36vont dire
21:37non non mais là
21:37c'est pas maintenant
21:38mais dans deux semaines
21:39je sens qu'il se passe quelque chose
21:41les sondages je ne le vois pas encore
21:42moi quand je me balade
21:43honnêtement j'ai des retours
21:44qui sont excellents
21:44et ils vont tous être
21:45dans cette idée
21:46de on pousse on pousse on pousse
21:47et on va se retrouver
21:48au premier trimestre 2027
21:49avec des candidats
21:50et après
21:52imaginez comment on crée
21:52les conditions
21:53d'un rassemblement
21:53qui apparaît naturel
21:55alors il y a quelqu'un
21:56qui a l'air de croire
21:57qu'il y aura un rassemblement
21:58face à elle
21:58face à eux
21:59c'est Marine Le Pen
22:00qui a dit récemment
22:01qu'elle préférait avoir
22:03un candidat
22:04mettons
22:04Edouard Philippe
22:05face à elle
22:05plutôt que
22:06Jean-Luc Mélenchon
22:07déjà on ne sait pas
22:08si c'est vraiment
22:08ce qu'elle souhaite
22:09parce qu'évidemment
22:10c'est plus compliqué
22:11a priori
22:12oui elle aurait plus de chances
22:12de gagner sûrement
22:13face à un Jean-Luc Mélenchon
22:14mais je pense qu'on peut
22:15la croire sur l'idée
22:16que face à un Jean-Luc Mélenchon
22:18il y aurait peut-être
22:19plus de rejet
22:19de Jean-Luc Mélenchon
22:20que d'adhésion au RN
22:21alors que si elle gagne
22:23face à un Edouard Philippe
22:24elle pourra vraiment dire
22:25qu'elle a gagné
22:26sur un vote d'adhésion
22:27donc ça lui donnerait
22:29un peu plus
22:29un matelas plus confortable
22:30pour gouverner derrière
22:31mais est-ce qu'elle a raison
22:32sur le fait
22:33qu'il peut y avoir
22:33une union
22:35derrière un seul candidat
22:37face à elle
22:37que ce soit au centre
22:39c'est le pari
22:41de Bernard Cazeneuve
22:42par exemple
22:42qu'on a vu sortir
22:43cette semaine
22:44en disant qu'il se préparait
22:44pour 2027
22:45de François Hollande aussi
22:47c'est les gens
22:47qui dans leur stratégie
22:49pensent plutôt
22:50à aller chercher
22:50dès le premier tour
22:52les voies du centre droit
22:53donc les voies
22:54potentiellement
22:55d'Edouard Philippe
22:55plutôt que de celles
22:56de Jean-Luc Mélenchon
22:57et donc de faire
22:57cette union
22:58des raisonnables
22:59des républicains
23:00des gens sérieux
23:01une espèce de front républicain
23:03avant l'heure en fait
23:03anti-extrême
23:04voilà
23:05est-ce que
23:06c'est macroniste quoi
23:07finalement
23:08un peu
23:08c'est un peu dix ans
23:09qu'on entend ça
23:10le cercle de la raison
23:11le nini
23:13les extrêmes
23:14vous ne croyez pas
23:14non moi je pense
23:15que c'est pas
23:16les français
23:17ils sont pétrés
23:18de contradictions
23:19mais on sent quand même
23:19qu'on est à un moment
23:21où on a envie de choix
23:21où on a envie de choix
23:22affirmé
23:23et on voit que les candidatures
23:23qui s'installent
23:24c'est parce qu'elles ont
23:25des choses à dire
23:26après on est d'accord
23:26pas d'accord
23:27mais côté RN
23:28on voit globalement
23:28quel est le corpus idéologique
23:30même s'il y a des nuances
23:30entre Jordan Bardella
23:32et Marine Le Pen
23:33côté Jean-Luc Mélenchon
23:34on peut faire
23:35beaucoup de
23:36beaucoup de constats négatifs
23:37sur la façon dont
23:38l'opinion au sens large
23:39mais il est très identifié
23:40le programme
23:41il est bossé
23:41depuis des années
23:42et il le développe
23:43et voilà
23:44donc je pense que
23:44tous les trucs
23:45qui sont des coups de bière
23:46à trois bandes
23:47de stratégie
23:47il y a des miettes
23:49un peu
23:49la poussière de Peter Pan
23:51et moi je vais tout ramasser
23:52et ça va le faire
23:53moi j'y crois pas beaucoup
23:55parce que
23:55encore une fois
23:56ce sont des micro-camps
23:58qui sont eux-mêmes
23:59très éclatés
24:00donc c'est vrai que
24:00même Edouard Philippe
24:02rassemblait LR
24:04le centre-gauche
24:05de Gabriel Attal
24:06même s'il y a quand même
24:06beaucoup de marqueurs de droite
24:07dans ce centre-gauche
24:08et ce que je disais
24:09le reste du macronisme
24:10c'est le socle commun
24:12nous on l'utilise comme mot
24:13ça n'existe pas
24:14le socle commun
24:14le socle commun
24:15ça a marché dans
24:16quelques demi-gouvernements
24:18à la marge
24:19voilà mais si
24:20il n'y avait que des malheureux
24:21à la fin
24:21il n'y avait que des malheureux
24:22à la fin
24:22et des gens qui n'ont pas
24:23voilà
24:23et c'est plutôt ceux
24:24qui sont le plus loin
24:25de cette période-là
24:26c'est-à-dire Edouard Philippe
24:27premier ministre du quinquennat
24:29très en retrait quand même
24:30de la vie publique
24:31pendant toutes ces années-là
24:32qui ne s'est pas trop abîmé
24:33dans cette espèce
24:35de joyeux bordel
24:37un peu navrant
24:37qu'on a pu voir
24:38à l'Assemblée nationale
24:39ces derniers temps
24:40voilà
24:40c'est très difficile
24:41d'y voir clair
24:42ce qui est sûr
24:42c'est que le symptôme
24:43de toutes ces candidatures
24:44c'est que ça ne va pas très fort
24:45sur le plan démocratique
24:46et que les partis politiques
24:47sont devenus
24:48en gros
24:49une sorte de
24:51rassemble des écuries
24:51qui n'ont pas grand-chose
24:52en commun
24:53d'ailleurs on voit bien
24:54même quand le PS
24:55par exemple fournit
24:56un document de 145 pages
24:57avec un programme
24:58sur lequel Chloé Riedel
24:59a bossé
25:00des choses intéressantes
25:01de rupture
25:01de mise à distance
25:02de la social-démocratie
25:03enfin une tentative
25:04d'essayer de se réinventer
25:05sur le fond
25:06même au sein des socialistes
25:06ils n'étaient pas tous failli
25:07non mais voilà
25:08il n'y avait pas de chiffrage
25:09non plus
25:09il n'y avait pas de chiffrage
25:10mais ça c'est vrai
25:11pour beaucoup de programmes
25:12oui enfin
25:13quand on se rapproche
25:14de l'élection
25:14ça deviendra très important
25:15bien sûr
25:17alors on va voir
25:18quel est le meilleur profil
25:19qui peut créer la surprise
25:20qui peut battre
25:21le candidat du Rennes
25:22puisque c'est finalement
25:22quasiment l'enjeu
25:23de cette élection
25:24comme s'il y avait déjà
25:25une présélection
25:26du premier candidat
25:27on en débat après la pause
25:33cette émission vous plaît
25:34abonnez-vous au podcast
25:36sur l'appli RTL
25:39RTL
25:39on refait le monde
25:40Anne-Sophie Lapix
25:42il y a pas mal de choix
25:43on l'a compris
25:44à cette date
25:45et à la fois
25:45personne qui s'impose
25:46vraiment à côté
25:47du candidat RN
25:48pour la présidentielle
25:492027
25:49quel est le profil
25:51du candidat
25:51susceptible de rassembler
25:53de créer la surprise
25:54on va demander
25:54à nos invités
25:55de se mouiller un peu
25:56et nos invités
25:57sont Jonathan Boucher-Pétersen
25:59éditorialiste politique
26:00à Libération
26:00Arthur Bélier
26:01journaliste politique
26:02à RTL
26:03et Christelle Crappelet
26:04directrice opinion
26:05Ipsos BVA
26:06et puis attendez
26:06on va demander
26:07à quelqu'un d'autre
26:07on va demander
26:08à Chad GPT
26:10si je prends
26:10un critère
26:11assez consensuel
26:12équilibre
26:13entre capacité
26:14de décision
26:15expérience
26:15de l'état
26:16et image
26:17de stabilité
26:17un profil
26:18comme Edouard Philippe
26:19est souvent perçu
26:20comme sans approchant
26:21aujourd'hui
26:23voilà
26:23Jonathan Boucher-Pétersen
26:25je suis consterné
26:25je suis consterné
26:27quels sont les critères
26:28de Chad GPT
26:29on ne sait pas
26:30mais c'est un consensus
26:31mou
26:31c'est ça que vous voulez dire
26:33après je pense
26:34que ce qui est compliqué
26:35en fait
26:35dans l'élection présidentielle
26:37et particulièrement
26:37cette fois-ci
26:38c'est que le bon candidat
26:39de premier tour
26:39n'est pas forcément
26:40le bon candidat
26:41de deuxième tour
26:42c'est qu'au premier tour
26:43il faut s'identifier
26:44il faut cliver
26:45on est quand même
26:45sur des profils
26:46qui polarisent
26:48quand même
26:48pour exister
26:49après Edouard Philippe
26:50c'est encore un peu
26:51autre chose
26:51mais moi j'attends
26:52de voir
26:52parce qu'Edouard Philippe
26:53je ne suis pas sûr
26:54que le boulevard
26:55ne soit pas
26:55sans quelques
26:57dodanes
26:57d'ici l'arrivée
26:59et au deuxième tour
27:00il faut justement
27:01être celui qui n'est pas trop clivant
27:02pas trop polarisant
27:03pour être capable
27:04de rassembler
27:05autour d'un espèce
27:06de programme commun
27:07qui serait pas seulement
27:08le côté faire barrage
27:09au RN
27:10là où il y a une vraie difficulté
27:11c'est que les seuls
27:11qui continuent à avoir
27:12le barrage républicain
27:14comme faisant partie
27:14de leur ADN
27:15c'est les électeurs de gauche
27:16donc forcément
27:17ça a plutôt tendance
27:17à favoriser
27:18un électeur de droite
27:19pour être le réceptacle
27:20de ce vote de gauche républicain
27:22en plus du vote
27:22plus partisan de la droite
27:23donc c'est vrai
27:24c'est ça qui est
27:25la principale qualité
27:26d'Edouard Philippe
27:27dans un deuxième tour
27:28c'est que la gauche
27:29est prête à voter pour lui
27:30face au RN
27:32l'inverse n'est plus vrai
27:33tout le discours
27:34des Bruno Retaillot
27:35d'une partie des macrodistes
27:36d'ailleurs
27:36de les extrêmes
27:37de mettre Jean-Luc Mélenchon
27:38et Marine Le Pen
27:39sur le même plan
27:40de créer une indifférenciation
27:41et pas de risque spécifique
27:43de l'extrême droite
27:44ça on sent que ça pèse
27:45énormément
27:45c'est un peu ma question
27:47difficile suivante
27:48est-ce que
27:49on peut penser
27:51que le candidat
27:52face au Front National
27:53au RN
27:54sera plutôt
27:54un candidat de gauche
27:56ou de droite
27:56selon vous
27:57Christelle Crappelet ?
27:57alors là je ne me garnerais bien
27:59de répondre
27:59je vous ai dit tout à l'heure
28:01qu'un an avant
28:01non bien sûr
28:02mais par rapport
28:04à ce que vous disiez
28:05bien sûr qu'il faut
28:05un peu cliver
28:06mais moi je trouve
28:07que c'est les limites
28:07un peu de Jean-Luc Mélenchon
28:08parce qu'il a tellement clivé
28:10qu'aujourd'hui
28:11c'est de très loin
28:12et bien plus
28:13que le RN
28:14la figure
28:15qui est la plus rejetée
28:16et je trouve que c'est la limite
28:17parce que cet électorat centriste
28:18je suis d'accord avec vous
28:19qu'il est un peu volatile
28:21on ne sait pas exactement
28:22où il se situe
28:23et si c'est seulement
28:24la raison qu'il incarne
28:25ça ne donne pas très envie
28:26il ne veut surtout pas
28:27se retrouver face
28:28à un deuxième tour
28:29Jean-Luc Mélenchon
28:30Marine Le Pen
28:31et on a des électeurs
28:33de centre-gauche
28:33qui pourraient aussi se dire
28:34bah moi dès le premier tour
28:36je vais finalement choisir
28:37un candidat de droite
28:39parce que je ne veux pas
28:39être confronté
28:40à cette situation-là
28:42et moi je trouve
28:42qu'il a tellement clivé
28:43Jean-Luc Mélenchon
28:44qu'il s'est coupé quand même
28:45une partie
28:46du
28:47appelons-le
28:48le centre-gauche
28:49et que ça va être compliqué
28:50quand même
28:50même si lui est persuadé
28:51qu'ils reviendront tous
28:52face au Rassemblement National
28:54s'il était au second tour
28:55j'en suis pas si convaincue
28:56au regard de ce qu'on voit
28:57dans les enquêtes
28:58A noter toutefois
28:59que Jean-Luc Mélenchon
29:00à chaque élection
29:01parce que c'est quand même
29:01pas sa première
29:03il est très bas
29:04dans les sondages
29:05un an avant
29:06et même parfois
29:07quelques mois avant
29:08et il surprend
29:10il y a un phénomène là-dessus
29:12il a une capacité incroyable
29:14de faire campagne
29:15et puis d'insuffler
29:16une dynamique
29:17et ensuite
29:17de rassembler en son nom
29:18mais je crois
29:19que ce qui est un petit peu nouveau
29:20et on l'a vu
29:21au moment des municipales
29:22c'est qu'aujourd'hui
29:23il y a un rejet
29:23notamment très fort
29:24qui mobilise en face aussi
29:25et qui mobilise en face
29:27des électeurs
29:28qui jusqu'à présent
29:28n'auraient jamais voté
29:30Marine Le Pen
29:31ou Jordan Bardella
29:32et là pourrait se dire
29:33oulala
29:34finalement le danger
29:34est plus là
29:35moi je suis d'accord
29:36avec le résultat
29:37mais je pense que l'explication
29:38elle est autant
29:39sur la porosité idéologique
29:40et le discours
29:40d'un Bruno Retailleau
29:41qui n'entretient plus
29:42la moindre différenciation
29:44républicaine
29:44avec le RN
29:45sur quasiment
29:45tous les sujets
29:46à part des petits curseurs
29:48sur les questions économiques
29:49qui ne sont pas
29:49plutôt secondaires
29:50mais qui en termes de valeur
29:51c'est rarement
29:52sur ces questions-là
29:53qu'on a fait barrage
29:54voilà
29:55et je rappelle
29:55et pour le coup
29:56moi je pense
29:56qu'il y a quand même
29:57une responsabilité
29:57je rappelle
29:58Emmanuel Macron
29:59quand il a été élu
30:00président de la République
30:00par deux fois
30:01avait mis dans sa feuille de route
30:02en disant
30:03là-dessus que je voudrais être jugé
30:04la capacité à faire baisser
30:05le Rassemblement National
30:06donc moi je veux bien
30:07que Jean-Luc Mélenchon
30:08soit le principal vecteur
30:10du vote RN
30:10parce qu'il aurait trop polarisé
30:12la vie politique
30:13moi j'ai quand même l'impression
30:14voilà
30:14que si Marine Le Pen
30:15est à 35% aujourd'hui
30:16ça interroge aussi
30:17ceux qui sont au pouvoir
30:18depuis 10 ans
30:19sur voilà
30:20on l'a vu
30:22dans beaucoup
30:22beaucoup d'occasions
30:23et sur beaucoup de sujets
30:24régaliens
30:25identitaires
30:26immigration
30:27et autres
30:27voilà
30:29la digue
30:30c'est pas simplement
30:30quelque chose
30:31qui se décrète
30:31le jour de l'élection
30:32c'est quelque chose
30:32qui doit se faire vivre
30:33dans le débat public
30:34et les digues
30:35elles se sont largement
30:36fissurées
30:37dans certains camps
30:37elles ont allègrement sauté
30:40je vais poser une question
30:41totalement baroque
30:42est-ce qu'un programme
30:43peut soudain
30:43faire la différence
30:44est-ce que des propositions
30:46choc
30:46qui emporteraient
30:47l'adhésion des français
30:49pourrait faire émerger
30:50un candidat
30:51en tout cas on voit
30:52qu'il y a des
30:52non mais parfois
30:53c'est l'incarnation
30:53qui est le plus difficile
30:54parce que
30:55notamment le programme
30:56de LFI
30:56ça a toujours été
30:57un objet amusant
30:58pour les sondeurs
30:59parce que quand on prend
30:59des items
31:00les uns
31:02séparément des autres
31:03par exemple sur la justice
31:04fiscale
31:04justice sociale
31:05rapport à la démocratie
31:07sur beaucoup
31:07beaucoup de sujets
31:08on voit que ça
31:09ça rassemble
31:10assez largement
31:11les français
31:11et qu'aujourd'hui
31:12le boulet du programme
31:13c'est presque son incarnation
31:14par la figure
31:15de Jean-Luc Mélenchon
31:16donc c'est pour ça
31:16qu'on ne l'a pas dit
31:17mais en septembre
31:18il y a une primaire
31:19de la gauche
31:20de certaines gauches
31:21en tout cas
31:22donc pas ceux
31:22qu'on a cités
31:23les Raphaël Glucksmann
31:25François Hollande
31:25Bernard Cazeneuve
31:26mais les écolos
31:28a priori les socialistes
31:29et un certain nombre
31:30de personnalités
31:31qui ont été
31:31chez les insoumises
31:32ça
31:32quand on voit
31:33la bataille des retraites
31:34quand on voit
31:35les débats
31:35autour de la taxe
31:36Zuckmann
31:36quand on voit
31:38pas mal de sujets
31:38quand même
31:39de vie quotidienne
31:39de pouvoir d'achat
31:40de souveraineté aussi
31:42moi je suis pas
31:43je pense que les choses
31:44sont loin d'être faits
31:45qu'entre maintenant
31:46et le dernier trimestre
31:47de l'année
31:48beaucoup peut encore bouger
31:50C'est sûr
31:51beaucoup peut bouger
31:52et puis on espère
31:53qu'à un moment
31:54on aura aussi
31:54un débat d'idées
31:55sur lesquelles
31:56se prononcer
31:56Edouard Philippe
31:57qui effectivement
31:58pour l'instant
31:58profite en étant silencieux
32:00sa mesure sur la retraite
32:02à 67 ans
32:03c'est certain
32:04qu'elle est très impopulaire
32:05et elle a quand même
32:06laissé des traces profondes
32:07ne serait-ce qu'à 62 ans
32:09donc je vois mal
32:09comment autour d'une mesure
32:10comme celle-ci
32:11il pourrait fédérer
32:12et pas justement
32:12ramener chacun un peu
32:13dans son camp
32:14donc non bien sûr
32:15et heureusement
32:16que les choses vont changer
32:18après ce que vous disiez
32:19on le voit tout à fait
32:20dans les enquêtes
32:21il y a une adhésion
32:21assez forte
32:22à certaines mesures
32:25économiques
32:25qui sont portées
32:27par la gauche
32:27en miroir
32:28il y a aussi
32:29une adhésion assez forte
32:30parfois sur les sujets
32:31d'immigration
32:31et sur des postures
32:32assez dures
32:33y compris chez des sympathisants
32:34de gauche
32:35donc ce serait bien
32:36à un moment
32:36que chaque candidat
32:37aussi clarifie
32:38un peu ses positions
32:39et qu'on aille
32:40sur un débat d'idées
32:40Des petites mesures de fond
32:41peuvent faire la différence
32:42on se rappelle à la fin
32:43de la campagne législative
32:44en 2024
32:45le RN est donné
32:46il y a des projections
32:47où ils ont quasiment
32:48une majorité absolue
32:48bon il y a les brebis galeuses
32:50ces candidats
32:50mal castés par le parti
32:52et puis il y a
32:52cette politique sur l'emploi
32:55dans certains postes
32:55de fonctionnaires
32:56des binationaux
32:57et en fait
32:57qui pourrit un peu
32:58la fin de campagne
32:59du RN
32:59pendant une semaine
33:00ils doivent s'en dépêtrer
33:01donc on voit quand même
33:02et heureusement
33:03on a envie de dire pour nous
33:04quand même
33:04que le fonds
33:04peut avoir une influence
33:06sur le résultat
33:06à la fin
33:07et heureusement
33:07puisqu'on parle du fonds
33:09est-ce qu'on peut imaginer
33:10que la campagne
33:11se joue sur l'international
33:12parce qu'en ce moment
33:13l'international
33:14il est très présent
33:15dans l'actualité
33:16est-ce qu'il faut s'attendre
33:17à ce que des problématiques
33:18de pouvoir d'achat
33:19de sécurité
33:19ou de réforme des retraites
33:21prennent le pas
33:21sur l'international
33:22dans la campagne
33:23aujourd'hui
33:23tout est un peu interdépendant
33:25c'est-à-dire qu'une parole
33:25de Trump à l'international
33:26a une répercussion
33:27à la pompe
33:28assez directement
33:29après il y a deux choses
33:30il y a ça
33:31donc la question de l'inflation
33:32et après il y a la question
33:33pouvoir d'achat
33:34répartition de la richesse
33:35ça je pense que c'est plus
33:36taxe Zuckman
33:37justice fiscale
33:38contribution de ceux qui peuvent
33:40parce que je pense
33:40que les français
33:40ne sont pas du tout
33:41des irresponsables de la dette
33:42simplement
33:43ils sont devenus
33:44un petit peu exigeants
33:45avec les années
33:45sur le fait d'être
33:46vraiment certain
33:47que tout le monde
33:47contribue à hauteur
33:48de ses moyens
33:49moi je vois un positionnement
33:51qui n'est pas inintéressant
33:52même si la figure présidentielle
33:54n'est pas évidente
33:54mais on sent que François Ruffin
33:56il essaye d'habiller
33:56un petit peu ça
33:57d'ailleurs il se fait
33:58il se fait taper assez fort
33:59par la gauche
34:00justement sur
34:00des questions d'immigration
34:02où il essaye de tenir
34:02un discours un peu plus
34:04à la George Marchais
34:05on va dire
34:05à l'époque
34:06tout en ayant quand même
34:08une exigence
34:08sur les questions sociales
34:10donc moi je pense quand même
34:12que personne peut
34:13François Hollande
34:14peut être une valeur refuge
34:15parce que
34:16il a déjà géré
34:17un certain nombre de conflits
34:17il a été présent
34:18dans une période
34:19justement
34:19oui c'est un peu aussi
34:21l'idée
34:21est-ce que le profil
34:23du candidat
34:23peut être aussi
34:25déterminé
34:26par cette capacité
34:27à faire face
34:28à Trump
34:29à Poutine
34:30est-ce qu'on va imaginer
34:31le candidat
34:31je pense que tous les français
34:32vont se poser la question
34:33d'imaginer le candidat
34:35pour qui il vote
34:36entre Trump
34:37et Poutine
34:38capable de négocier
34:40donc il y a cette question
34:41de la stature
34:41moi je ne suis pas sûr
34:42qu'en revanche
34:43les propositions
34:44de fonds sur l'international
34:46fassent la différence
34:46on voit
34:47le rejet
34:48par les français
34:49de la politique de Trump
34:50de l'image de Trump
34:50et pourtant
34:51le parti qui en France
34:52en est le plus proche
34:53l'ORN
34:53est plutôt plébiscité
34:54donc je pense que ça va plutôt
34:55être une question de stature
34:56de comment on s'imagine
34:58notre président
34:58négocier
34:59monter dans un avion
35:00aller à un sommet international
35:01qui peut faire la différence
35:03pour les français
35:03surtout si
35:04selon où on en est
35:05dans quel contexte
35:06on en est dans un an
35:07quand on leur demande
35:08qu'est-ce qui va compter
35:09dans votre vote
35:09traditionnellement
35:10les enjeux internationaux
35:11sont tout en bas
35:13de hiérarchie
35:14c'est pas ce que les gens
35:14mettent en premier
35:16même maintenant
35:16même aujourd'hui
35:17même maintenant
35:17en revanche
35:18les répercussions
35:19que ça peut avoir
35:19dans leur quotidien
35:20et là en l'occurrence
35:21tout ce qui se passe
35:22en Iran
35:23les répercussions
35:23que ça peut avoir
35:24sur le prix de l'énergie
35:25ça évidemment
35:25ça les inquiète
35:26et évidemment
35:27c'est un sujet de préoccupation
35:28mais qu'ils prennent
35:29par le prisme finalement
35:30du pouvoir d'achat
35:31de leur quotidien
35:32et pas par le prisme
35:33j'ai envie de dire
35:34géopolitique
35:35donc c'est un peu interdépendant
35:36mais voilà
35:372022 c'était présent
35:38parce qu'il y avait
35:39un président sortant
35:40qui se représentait aussi
35:41donc c'est vrai que lui
35:41avait tendance à surjouer
35:42le côté
35:43moi je sais
35:44parce que j'y suis
35:45et c'est
35:45il y avait la guerre en Ukraine
35:47il y avait la guerre en Ukraine
35:48qui venait de
35:49je ne sais pas
35:49si ça a été un marqueur positif
35:51mais ça a permis
35:51d'enjamber la campagne
35:52d'une certaine manière
35:53et parce que ça parlait
35:54énormément à son électorat
35:55aussi qui était
35:56pour le coup
35:57les sympathisants Renaissance
35:58ils ne sont pas nombreux
35:59mais ils sont très attachés
36:01à ces questions-là
36:02et en 2022
36:02ça avait beaucoup joué
36:04ça avait aussi joué
36:05sur le fait que le programme
36:06n'était pas extrêmement
36:08détaillé
36:09voilà
36:10lourd
36:11voilà
36:12fourni
36:12est-ce que d'ailleurs
36:13Emmanuel Macron
36:14va vraiment prendre sa retraite ?
36:17Est-ce que quelqu'un a une idée ?
36:18Des présidents qui...
36:20Alors
36:21j'avais deux
36:22j'hésitais entre
36:23on lui souhaite
36:24ou on se le souhaite
36:25peut-être que parfois
36:26ça se rencontre dans la vie
36:27bon quand même quoi
36:28enfin ce serait
36:29parce qu'il l'a dit
36:30c'est pour ça
36:30enfin il l'a dit
36:31qu'il allait
36:31qu'il arrêtait la politique
36:32pour le coup il l'a dit
36:33deux mandats
36:34c'est quand même déjà beaucoup
36:35les comebacks
36:36sont quand même pas
36:36une spécificité
36:37de la vie politique moderne
36:39ça a été pendant longtemps
36:40le cas où il fallait
36:40être candidat plusieurs fois
36:41voilà
36:42quand on a fait
36:43bango
36:44super bango
36:45deux fois
36:46on lui souhaite
36:47vivre autre chose
36:48et je pense que les français
36:49ont déjà un peu
36:50tourné la page
36:50c'est-à-dire
36:52il n'y aura pas
36:52une grande frustration
36:53chez les français
36:54en se disant
36:54la constitution est mal faite
36:55il ne peut pas être candidat
36:56une troisième fois
36:57je pense qu'il y a
36:58même chez une grande majorité
36:59de français
37:00une certaine impatience
37:01à tourner cette page-là
37:02mais la question c'est aussi
37:03quand même
37:04est-ce qu'il va jouer un rôle
37:05dans la campagne de 2027
37:06je ne suis pas sûr
37:07que les français
37:08écouteront et attendront
37:09la consigne de vote du président
37:10mais est-ce qu'il va déployer
37:11parce qu'il a toujours
37:12des amis
37:13des élus
37:13qui le soutiennent
37:14déployer ces gens-là
37:15pour soutenir la candidature
37:16d'Edouard Philippe
37:16de Gabriel Attal
37:17ou de quelqu'un d'autre
37:18Jean Castex
37:19Gérald Darmanin
37:20on va voir quel rôle
37:21il va jouer
37:21ça va être aussi intéressant
37:22ou s'il va observer
37:23un silence
37:24il parlera en tout cas
37:25à minima
37:26dans un deuxième tour
37:27face au Rassemblement National
37:28merci beaucoup
37:30d'être venu débattre
37:31dans le studio d'RTL
37:33demain
37:33Thomas Soto recevra
37:34France-Olivier Gisbert
37:35journaliste et auteur
37:36de La France
37:37est-elle un pays communiste
37:38quant à Céline Landreau
37:39elle accueillera
37:40Élise Blanchard
37:41photojournaliste
37:42auteur du livre
37:43Dans la maison d'un taliban
37:44il est l'heure
37:45de retrouver à présent
37:46André Doucelier
37:47bonsoir André
37:48quelle histoire
37:49allez-vous nous raconter
37:50ce soir ?
37:51bonsoir Anne-Sophie
37:52alors ce soir
37:52je vais vous raconter
37:53comment Barba
37:54de l'ombre des cabarets
37:56la lumière des grandes scènes
37:57est devenue une voix
37:58incontournable
37:59de la chanson française
38:01à tout de suite
38:02sur RTL
38:03à tout de suite André
38:12Bonne soirée sur RTL
38:14sur toutes les épis
38:18de mon cœur
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