- il y a 7 semaines
Regardez "On refait le monde" avec Pierre Jouvet, député européen, secrétaire général du Parti socialiste, Jean Daniel Lévy, directeur général de Harris Interactive, Geoffroy Didier, vice président des Républicains, et Jean Garrigues, historien.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 23 mars 2026.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 23 mars 2026.
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00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Anne-Sophie Lapix.
00:07C'est toujours compliqué de tirer les leçons de 35 000 élections, c'est pourtant ce qu'on va essayer
00:12de faire dans On refait le monde,
00:13car il y a eu des alliances, des stratégies, des succès, des défaites dans ces municipales qui vont peser sur
00:19la présidentielle de l'an prochain.
00:21Quel candidat en sort conforté ?
00:24Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon, Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, qui sera celui qui, dans un an, affrontera le quasi-qualifié
00:32pour le second tour ?
00:33Jordan Bardella.
00:35On en débat avec nos invités, Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti Socialiste et député européen, bonsoir.
00:40Bonsoir Anne-Sophie Lapix.
00:41Jean Garrigue, historien, politologue, président du Comité d'Histoire parlementaire, bonsoir.
00:45Bonsoir.
00:45Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de Toluna Harris Interactive, bonsoir.
00:49Et Geoffroy Didier, vice-président Les Républicains, bonsoir.
00:53On refait le monde sur RTL.
00:56Nous le disons aux Français aujourd'hui, oui, il y a des raisons d'espérer dans notre jeunesse créative et
01:01pleine d'ambition, capable de créer et de construire un nouveau monde.
01:05Il y a des raisons d'espérer dans nos valeurs républicaines et fraternelles.
01:08Il y a des raisons d'espérer car l'audace, cette vertu bien française, sourit toujours à ceux qui se
01:13relèvent et porte, une fois encore, la fierté d'être à vrai et la fierté d'être français.
01:18Oui, Edouard Philippe, fierté d'être à vrai et fierté d'être français.
01:21La campagne a commencé dès hier soir, dès sa victoire au Havre, puisqu'elle a donc été réélu.
01:26Alors d'abord, Jean-Daniel Lévy, on va céder de votre sondage, puisque dès hier soir, vous avez testé les
01:31différents candidats pour la présidentielle.
01:34Il n'y en avait qu'un engagé directement dans ces municipales, c'est donc Edouard Philippe.
01:38Pour lui, est-ce que les municipales sont un coup de boost ?
01:41C'est un léger coup de boost, si vous me permettez l'expression, sans changer fondamentalement la photographie qui a
01:48été réalisée avant le premier tour des élections municipales.
01:52Parce que quand on regarde la photographie, on a quand même une personnalité qui est en tête, et très clairement
01:57en tête à l'issue du premier tour, en tout cas dans les intentions de vote.
02:01C'est Jordan Bardella, qui est crédité de 36% d'intentions de vote, entre 35 et 36% en
02:07fonction des cas de figure.
02:08Et en deuxième position, nous avons effectivement Edouard Philippe à 18%, donc ça veut dire quasiment deux fois moins que
02:15le score qui, à l'heure actuelle, est promis à Jordan Bardella.
02:17Donc il est vrai qu'Edouard Philippe était plutôt crédité de 14-15% d'intentions de vote avant.
02:24Donc il y a ce petit effet, mais il n'y a pas eu non plus d'énormes surprises de
02:28la part des Français en se disant, tiens, Edouard Philippe a gagné au Havre, une énorme surprise.
02:32Ou tiens, Edouard Philippe est candidat à l'élection présidentielle, c'est une énorme surprise.
02:35On se rappelle qu'il y a eu quelques moments où, après des moments politiques forts, on a pu avoir
02:40une très forte progression dans l'opinion.
02:42Ça a été le cas il y a très longtemps pour Benoît Hamon, ça a été le cas il y
02:46a quelques années pour Valérie Pécresse.
02:48Par la suite, ils ont eu tendance à baisser.
02:50Donc léger, vent dans le dos en faveur d'Edouard Philippe, mais qui, à l'heure actuelle, ne lui permet
02:57pas de pouvoir dire
02:58je suis un candidat qui, sur le papier, peut avec certitude gagner la présidentielle si jamais je suis candidat.
03:04Et d'ailleurs, quand vous le testez, vous le testez comme candidat du centre ou candidat de droite ?
03:08On le teste comme candidat Edouard Philippe, sachant qu'à côté, on teste Bruno Retailleau
03:13comme étant le candidat représentant les Républicains à l'heure actuelle.
03:18Bien malin, celui qui est en capacité de pouvoir savoir quel va être le processus de désignation
03:23ou de choix des candidats.
03:24Donc on a plutôt fait le pari de partir sur les représentants des principales formations politiques
03:30dans le cadre de cette enquête. On a 13 mois, on aura bien le temps d'affiner nos méthodes et
03:34nos approches.
03:35Je pose la question parce que dans cette élection, on a eu quand même l'impression qu'Horizon,
03:39avant Horizon, parti Macroniste, c'était ni droite ni gauche ou alors le en même temps.
03:45On a quand même eu l'impression qu'Horizon soutenait essentiellement des candidats de droite.
03:49Geoffroy Didier ?
03:49Oui, il y a eu des accords nationaux entre Horizon et les Républicains, c'est-à-dire entre la droite
03:54et le centre-droit. Et ces accords ont d'ailleurs porté leurs fruits dans bien des villes.
04:00Et donc il fait partie de la famille, Edouard Philippe ?
04:02Il fait partie de la droite et du centre-droit. Et vous savez, on va se retrouver dans une configuration
04:07où, d'après les sondeurs, auxquels je pars du principe que je fais confiance,
04:11même s'ils sont plus que perfectibles, nous aurions un second tour avec une place garantie
04:17a priori pour le Rassemblement National et un risque, LFI, je le dis un risque parce que
04:22je pense que la France Insoumise est un danger public. Et que, paradoxalement, mais c'est
04:26ainsi, plus Jean-Luc Mélenchon dit des horreurs, plus il monte dans les urnes et dans les sondages.
04:32Et donc je crois que oui, nous avons le devoir au sein de la droite républicaine et du centre-droit
04:36de se rassembler et d'essayer de trouver les voies et moyens pour trouver un seul ou une
04:42seule candidate afin de se qualifier ou en tout cas de maximiser les chances.
04:47pour se qualifier. Donc je félicite Édouard Philippe de manière républicaine
04:53pour son élection, sa réélection au Havre. Mais nous avons aussi des talents au sein des
04:57Républicains qui chargent à nous de faire en sorte que l'un d'eux devienne soit un candidat
05:02naturel, soit que nous trouvions un moyen de le départager.
05:05Jean-Garric, je vous posais la question parce que j'ai encore entendu Laurent Wauquiez dire
05:08qu'il fallait choisir dans un vantail qui va justement d'Édouard Philippe à Sarah Knafow.
05:15Est-ce que c'est une aberration de les mettre ensemble ? Parce qu'on a quand même
05:20entendu que Sarah Knafow ne pouvait faire partie de la liste de Rachida Dati parce qu'Édouard
05:26Philippe avait bien insisté pour que ce ne soit pas le cas.
05:30Là je parle de l'élection à Paris bien sûr.
05:31Aux yeux des électeurs de droite, ça n'est plus un tabou puisque manifestement
05:35les deux tiers souhaitent ce que l'on appelle l'union des droites.
05:39Ma conviction, enfin ma conviction, l'analyse nous montre qu'a priori cette alliance elle
05:45est beaucoup plus possible avec Reconquête ou ce que sera devenu Reconquête, Knafowiser
05:52peut-être, qu'avec le Rassemblement National.
05:54Parce que le Rassemblement National ça reste problématique.
05:57il y a toujours un cordon sanitaire, il y a sur le fond des divergences, notamment
06:02en termes de politique économique et sociale, qui à mon sens sont rédhibitoires.
06:06Et je ne vois pas comment les électeurs pourraient comprendre une alliance de ce type.
06:10J'ajouterais qu'une alliance entre les LR et le Rassemblement National, ce serait
06:16à coup sûr la disparition des LR.
06:18Ça a toujours été comme ça.
06:20Le petit qui s'allie avec le gros se fait manger à terme.
06:24Et je pense que l'intérêt politique, même à long terme, des Républicains, c'est
06:29d'avoir au moins un candidat à la candidature pour l'élection présidentielle.
06:35Afin de ne pas disparaître.
06:36Ils ont gagné les élections municipales.
06:39Ce sont eux qui ont gagné les élections municipales.
06:41En réalité, les LR et les divers droites sont eux qui ont le plus de villes.
06:46Il n'y a pas de conquête dans les grandes villes.
06:48Mais ils n'ont pas de conquête dans les grandes villes.
06:51Et ils n'ont pas encore la figure d'incarnation qui peut casser le match.
06:55Pierre Jouvet, pour vous, Edouard Philippe, c'est clairement un homme de droite.
06:58Est-ce qu'il est acceptable pour vous ?
07:00Parce qu'on entend aussi, par exemple, Gérald Darmanin qui lui voit les choses un peu plus
07:04grands, qui voit aussi la gauche républicaine alliée à la droite républicaine.
07:10Oui, mais Geoffroy Didier l'a très clairement dit.
07:12Edouard Philippe est un homme de droite qui s'assume comme tel.
07:15C'est son histoire et je crois qu'il fait partie des prétendants pour représenter
07:19le camp de la droite républicaine à la prochaine élection présidentielle.
07:23Et je laisse mes collègues de droite faire leur choix au moment où il leur paraîtrait important.
07:29En fait, vous savez, je crois que pour compléter ce qui vient d'être dit,
07:32on va être dans un moment politique à 13 mois de l'élection présidentielle
07:34où tout va rebouger et où les configurations peuvent être diverses.
07:38Vous avez plusieurs orientations qui peuvent être devant nous.
07:40Vous avez une part de la droite dite républicaine qui pourrait avoir envie d'aller avec l'extrême droite.
07:46Ce n'est pas le cas de M. Didier, par exemple.
07:47Je l'entends et je débat souvent avec lui, donc je vois bien ce qu'il en est.
07:50Une autre partie qui voudrait plutôt s'allier avec le centre-droit.
07:53Comme au centre-gauche, vous avez une partie qui voudrait s'allier avec le centre-droit.
07:56Et comme nous, ce que nous portons à la direction du Parti Socialiste,
07:59c'est une alliance qui est celle que nous avons fait au premier tour des élections municipales.
08:02C'est-à-dire une alliance qui est de toute la gauche non-mélenchoniste pour présenter une offre unique.
08:07Ce qu'on a appelé de Ruffin et Glucksmann.
08:08Qui nous paraît être l'arc politique cohérent pour présenter une candidature qui peut être non seulement en tête de
08:14la gauche,
08:14mais qui peut être qualifiée au deuxième tour et donc gagner au deuxième tour des élections.
08:18Et c'est sur ça qu'on doit travailler dans les mois qui...
08:20Et on va parler de la gauche dans un instant.
08:24Mais pour revenir à la droite, Bruno Otaillot, est-ce qu'aujourd'hui c'est un homme un peu isolé
08:29dans son parti, dans votre parti ?
08:31On a vu effectivement qu'il avait comme un différent avec des ténors.
08:36Vous savez Gérard Larcher, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Michel Barnier.
08:40Au sujet de sa position vis-à-vis d'Éric Ciotti, puisqu'il n'a pas voulu soutenir le candidat
08:46choisi par LR, Christian Estrosi.
08:48Est-ce qu'il est isolé ou est-ce qu'en fait tout le monde fait semblant ?
08:52Il n'est pas isolé parce qu'il a été élu par une grande majorité des adhérents des Républicains.
08:56Oui, enfin Éric Ciotti aussi parfois, on peut changer aussi.
08:59Non mais voilà, c'est un président légitimé par les urnes.
09:03En revanche, il y a eu un désaccord effectivement sur un cas très particulier, très particulier.
09:09Oui mais c'est très très important malgré tout.
09:11Je m'entends, mais quand même très particulier.
09:12où nous avions l'ancien président des Républicains qui était parti, qu'il aurait voulu partir avec la caisse, heureusement
09:18il n'est pas parti avec,
09:20qui s'appelle Éric Ciotti et qui a décidé de se présenter contre son ancien patron.
09:25Les deux hommes étant de droite.
09:27Avouez quand même que c'est un cas un peu singulier et qui s'est avéré être une mauvaise salade
09:31niçoise
09:32avec une campagne parfaitement délétère et où il était difficile de choisir.
09:35Oui mais là, il savait ce qu'il faisait quand il a dit je retiens.
09:39Avec une constance dans mes convictions, c'est que nous avions fait un accord national,
09:43c'est ce qu'on disait au début de cette émission, avec Horizon.
09:45Et ce n'est pas parce que Christian Estrosi était en difficulté dans l'entre-deux-tours qu'il fallait
09:48le lâcher.
09:49Mais je vous pose la question parce que Bruno Rotaillot est également candidat à la présidentielle.
09:52Bruno Rotaillot qui est par ailleurs un président tout à fait légitime.
09:55Après la vraie question que vous posez à travers cet exemple,
09:58c'est est-ce qu'il faut, oui ou non, s'allier avec le Rassemblement National ?
10:02Est-ce qu'il faut aller vers l'extrême droite ? Je ne le crois pas.
10:04D'abord parce que la question n'est pas celle des boutiques,
10:08s'allier avec le centre droit, s'allier avec Horizon ou s'allier avec le Rassemblement National.
10:12Moi ce que je veux, pardon, ce n'est pas une formule, c'est une réalité.
10:15C'est m'allier avec les Français, avec leurs préoccupations.
10:18Et pour cela je suis convaincu que si la droite républicaine,
10:21c'est être offensive sans être extrémiste,
10:23et qu'elle propose un projet de société positif, alternatif,
10:28dans ces cas-là il y a des personnes, des Français, que je respecte d'ailleurs,
10:31qui se sauront tournées vers le Rassemblement National et qui pourront revenir vers nous,
10:35et des personnes qui se sont tournées vers Emmanuel Macron
10:38et qui comprendront en fait que c'est à travers la droite républicaine
10:41que des solutions peuvent être données.
10:43On n'a pas encore trouvé l'homme qui va être choisi par...
10:47Ou la femme peut-être.
10:48Ou la femme, évidemment, ça sera encore mieux.
10:51On va aller voir du côté de la gauche, après la pause,
10:53la gauche secouée par l'entre-deux-tours,
10:55qui avait les candidats en difficulté, faire fi des consignes nationales,
10:58et s'allier donc à LFI.
11:00On en débat après le rappel des titres d'Alban Leprince.
11:02N'oubliez pas, téléchargez l'application RTL pour écouter ou réécouter vos émissions préférées,
11:08ainsi que des contenus inédits.
11:16Il est 19h30, l'essentiel de l'info avec Alban Leprince.
11:19Un hommage national sera rendu jeudi à Lionel Jospin.
11:23C'est Emmanuel Macron qui l'annonce ce soir.
11:25L'ancien Premier ministre sous Jacques Chirac,
11:27dont on a appris aujourd'hui la mort à l'âge de 88 ans.
11:30Quatre mois après l'assassinat de Mehdi Kessassi,
11:33frère d'Amin Kessassi, militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic,
11:37le parquet national anticriminalité organisé annonce l'arrestation de dix personnes.
11:43Interpellées dans la région marseillaise et dans le département de l'Hérault,
11:46elles ont été placées en garde à vue.
11:48Le parquet de Marseille annonce quant à lui ce soir l'ouverture d'une information judiciaire
11:52pour homicide involontaire, notamment cela concerne les douze cas de l'hystériose,
11:57dont deux mortels identifiés entre septembre et janvier,
12:00liés à la consommation de charcuterie produite dans une entreprise de la Drôme.
12:04Et puis Donald Trump affirme que les Etats-Unis et l'Iran ont trouvé des points d'accord majeurs
12:10après 24 jours de guerre au Moyen-Orient.
12:13Faux, répond le président du Parlement iranien,
12:15qui voit de fausses informations pour manipuler les marchés financiers.
12:19Merci Alban, on vous retrouve à 20h tout à l'heure.
12:22Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
12:26Le Rassemblement National et ses candidats réalisent la plus grande percée de toute son histoire.
12:32Plus que jamais, les socialistes sont la principale force territoriale de la gauche.
12:36Et nous progressons partout et nous le devons à nos candidats, nos candidats, leurs équipes,
12:40qui ont fait un travail absolument formidable.
12:42La percée des listes de la France Insoumise se confirme, s'amplifie et se renforce encore.
12:49Les Républicains et leurs alliés remportent le plus grand nombre de voix et le plus grand nombre d'élus.
12:56Vous avez entendu Jean-Garry, c'est la droite qui a gagné hier ?
13:01Parce que là tout le monde a gagné.
13:03En termes de voix, en termes de mairie, c'est la droite républicaine qui a gagné.
13:08Il y a une poussée, le Rassemblement National c'est incontestable, surtout dans des bastions.
13:14Mais c'est vrai, l'idée forte c'est qu'ils se territorialisent, qu'ils prennent, ils sont à Montargis,
13:19Vierzon.
13:21Voilà, ils se nationalisent le Rassemblement National.
13:25Mais d'abord, calmons-nous parce que l'élection présidentielle, ce ne sont pas du tout les élections municipales.
13:32Et puis je le répète, il y a 4 ou 5 Frances dans ces élections municipales.
13:37Il y a une France communautariste, Saint-Denis, etc.
13:41Il y a une France bobo, des villes avec des socialistes ou quelquefois Renaissance, Annecy ou autre.
13:48Il y a plusieurs Frances du Rassemblement National, celle du Nord et celle du Sud-Est.
13:54Il y a plusieurs Frances.
13:55C'est ça la vraie équation aujourd'hui, c'est cette fracturation de l'électorat
14:00et qui donne une fracturation justement du paysage politique.
14:04Ce qui veut dire qu'il va falloir trouver des moyens d'alliance.
14:09Des moyens de trouver entre ces Frances des points d'accroche.
14:13Et c'est toute la question.
14:14On voit que ça n'a pas très très bien l'idée de l'alliance avec la France insoumise.
14:19Ça n'a pas très bien fonctionné.
14:21Alors justement, on va en parler de cette alliance à gauche.
14:24Jean-Daniel Lévy, est-ce que le choix des candidats socialistes ou écologistes de s'allier avec LFI a été
14:28ou non payant ?
14:31Non, ça n'a pas été payant, en tout cas quand on regarde le score d'hier soir.
14:36La seule exception, entre guillemets, à la règle que l'on identifie avec force, c'est celle de la ville
14:40de Nantes.
14:42Et ça a souvent d'ailleurs été des accords qu'on pourrait qualifier de défensifs plus qu'offensifs.
14:46Ça veut dire que ça a été dans des situations où des candidats, et essentiellement des candidats socialistes, voire écologistes,
14:56sortant, étaient en difficulté.
14:58Qui, localement, se sont dit, ça vaut le coup de s'allier et de tenter la chance.
15:03Soit pour pouvoir conserver la ville, soit éventuellement pour tenter de conquérir des villes comme par exemple la ville de
15:08Toulouse.
15:08Toulouse, on a vu que ça n'avait pas fonctionné.
15:10Et puis, dans d'autres communes, on peut le voir à travers un symbole assez fort, la ville de Toulouse
15:15par exemple,
15:16où vous m'auriez demandé quelques jours avant de parier sur la probabilité qu'il puisse y avoir un accord
15:21PSLFI.
15:22Je vous aurais dit que c'était une hypothèse qui me paraissait comme étant impressionnable.
15:24Elle a eu lieu, et pourtant, elle n'a pas été opérante.
15:27On a d'autres communes en Bretagne, on peut penser par exemple à Lorient ou à Brest, où ça s
15:30'est produit.
15:31Et au final, où il n'y a pas eu cette forme de dynamique d'un point de vue global,
15:36de ce que l'on voit et des premières analyses que l'on peut effectuer,
15:39il y a souvent une déperdition de l'ordre de 20 à 30% du score théorique,
15:44si jamais on faisait l'édition des deux listes de premier tour,
15:46au regard de ce que ça a donné au deuxième tour,
15:48essentiellement d'ailleurs de la part plutôt d'électeurs socialistes que d'électeurs LFI
15:53qui étaient déstabilisés par cette orientation.
15:56Alors, est-ce que la direction du PS a fait une erreur, une faute ?
15:59Le chef des députés...
15:59Alors, en donnant une consigne nationale et en disant qu'il y aura des exceptions localement,
16:07le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, a été assez clair sur la question ce matin sur RTL, on l
16:11'écoute.
16:12Oui, les alliances avec la France insoumise n'ont pas fonctionné.
16:15Oui, la France insoumise nous a fait perdre.
16:18Oui, il y a eu, dans beaucoup de villes, une prime à la clarté.
16:21Le PS a manqué de clarté.
16:23Nous devons sortir de l'ambiguïté.
16:25Nous devons être parfaitement clairs sur le fait qu'il n'est pas possible de s'allier avec la France
16:30insoumise.
16:31Alors, Pierre Jouvet, commentaire ?
16:34Il y a plusieurs éléments, d'ailleurs, dans lesquels je voudrais répondre.
16:37Je vais répondre précisément à tous, sans rien esquiver.
16:39Sur l'isibilité.
16:41Le premier, parce que quand on a un deuxième tour d'élection, on peut tirer des constats.
16:45La première chose, c'est qu'hier soir, mille maires socialistes ont été élus en France.
16:49La deuxième chose, c'est qu'on a, dans les dix plus grandes villes du pays,
16:54six d'entre elles qui sont dirigées par des socialistes.
16:57La troisième chose, c'est que dix millions de Français sont aujourd'hui administrés par un maire qui a sa
17:02carte au Parti Socialiste.
17:03Mais ce que je vous demande, moi, c'est la question de ces alliances autorisées.
17:06Je veux commencer par là, parce que je pense que c'est un point essentiel.
17:10Ensuite, sur ce qui s'est passé sur les alliances.
17:11Jean-Daniel Lévy l'a dit, et je le remercie parce que c'est le premier analyste politique que j
17:15'entends le dire.
17:17Là où il y a eu des accords avec la France insoumise au niveau local,
17:20c'était des alliances défensives qui n'ont pas fonctionné pour une raison simple, mis à part à Nantes.
17:24Pourquoi ?
17:25Regardez là où elles n'ont pas fonctionné.
17:26Elles n'ont pas fonctionné parce que les maires sortants qui ont fait ces alliances n'étaient pas en tête
17:30au soir du premier tour.
17:32Et qu'en fait, la politique, c'est aussi une affaire de dynamique, pas qu'une affaire d'alliance politique.
17:36Et quand vous avez des maires à Brest, à Tulle, on pourrait dire aussi à Clermont-Ferrand,
17:42il y a eu des sujets locaux qui ont fait que ces maires-là n'étaient pas en première position.
17:47Et qu'en fait, la dynamique, elle ne se construit pas comme ça en une semaine entre les deux tours
17:51d'une élection.
17:52Ensuite, ce qui est démontré à travers cette élection, c'est aussi une autre chose.
17:55C'est que la France Insoumise, quand elle a eu le soutien du Parti Socialiste dans deux villes, à Limoges
18:01et à Toulouse, a perdu des élections imperdables.
18:03Pourquoi ? Parce que ce qu'on a constaté...
18:05Dans ces deux alliances-là, la France Insoumise a pris la tête.
18:08Elle était en tête.
18:08Parce qu'elle était en tête, donc elle a pris le lead de ces listes.
18:11Ce qu'on a constaté, et c'est ça qui doit aussi interroger la France Insoumise,
18:14c'est qu'à Toulouse, le total gauche du premier tour était à près de 55% des voix.
18:18Et Jean-Luc Moudin gagne avec plus de 53% des voix. Pourquoi ?
18:22Parce qu'il y a eu un front entier et les filles.
18:24Et aujourd'hui, avec les outrances, les caricatures,
18:27la fracturation du débat politique, tel que le veut Jean-Luc Mélenchon,
18:31il est en train d'enfermer son camp dans la défaite perdante.
18:33Mais je ne comprends pas.
18:34Je ne comprends pas. Dans ce cas, si vous tenez ce discours-là,
18:36comment vous avez pu autoriser les candidats à s'allier avec les filles ?
18:41Si ce discours est ferme.
18:42Parce que quand on est dans une élection municipale,
18:45vous avez 35 000 communes, ça a été dit.
18:47Il y a eu 7 accords au niveau local entre les deux tours.
18:54Moi, j'ai aussi fait confiance aux élus locaux,
18:57qui ont eu des discussions avec des listes,
18:59pour fusionner de manière technique avec des élus.
19:01Alors, on ne donne pas de conseil national dans ces cas-là ?
19:02Parce qu'au niveau national, on dit clairement qu'il n'y a pas d'accord national.
19:06Et enfin, le dernier point qui était important.
19:08Mais Geoffroy Didier l'a dit tout à l'heure de la même manière,
19:10à l'inverse, par rapport au Rassemblement National.
19:12Moi, je veux parler à tous les électeurs de gauche dans ce pays.
19:14Et ce que je veux dire à celles et ceux qui votent pour la France insoumise aujourd'hui,
19:17c'est que s'ils veulent que demain, la gauche gagne à nouveau,
19:21la France insoumise est une impasse.
19:23Et qu'ils doivent le comprendre, l'entendre,
19:24et que nous soyons, nous, capables,
19:26dans un rassemblement élargi de la gauche et des écologistes,
19:29de proposer une offre politique à ces femmes et à ces hommes
19:33qui attendent de la gauche une transformation dans le pays.
19:35Geoffroy Didier voulait réagir.
19:37Je ne comprends pas, monsieur Jouvet.
19:38Il nous dit que la France insoumise est une impasse.
19:42Et ça ne vous empêche pas, quand même,
19:43de créer ce que vous appelez des fusions techniques ou des accords techniques,
19:47parce que vous n'assumez pas véritablement l'accord politique
19:49que vous avez produit avec LFI.
19:51Donc, vous ne pouvez pas dire dans la même phrase,
19:53LFI est une impasse,
19:54et en même temps, on a quand même conclu des accords.
19:56Moi, je crois qu'hier, c'est la victoire des gens sincères.
19:59C'est la victoire des gens sincères,
20:00et je le dis, moi j'ai soutenu Rachid Adati,
20:02mais Emmanuel Grégoire a gagné à Paris,
20:05précisément parce qu'il a refusé la compromission avec la France.
20:07Vous pensez que ça a été vraiment une prime ?
20:09Je crois qu'à Toulouse, à Brest, à Clermont-Ferrand,
20:13à Limoges, à Besançon,
20:15là où la gauche s'est compromise,
20:17précisément ce que la droite républicaine n'a pas fait,
20:19parce qu'Anne-Sophie Lapix,
20:20il n'y a pas une seule commune sur les 36 500
20:23qui émaillent le territoire français,
20:25où la droite républicaine s'est alliée au Rassemblement National.
20:28Pas une seule.
20:29J'aurais aimé que la gauche républicaine fasse de même.
20:31Il y a eu des unions avant le premier tour,
20:34en intégrant des personnalités dans les pays.
20:37Ce qui avait été exclu des Républicains.
20:40Non seulement le Parti Socialiste, en agissant ainsi,
20:43a eu le déshonneur,
20:44mais en plus ils ont eu la défaite.
20:46Mais non seulement, pardon, juste un instant,
20:48non seulement ce que vous dites, M. Didier,
20:50n'est pas totalement juste,
20:51parce que je crois, et je l'ai dit d'ailleurs,
20:53que ceux qui ont perdu au deuxième tour,
20:56devaient perdre.
20:57Ce n'est pas une question d'alliance,
20:58parce qu'on voit que la possibilité...
21:00Alors en plus, ne vous mettez pas avec les perdants,
21:01vous saviez qu'ils allaient perdre.
21:03Ça ne valait pas la peine de perdre son âme.
21:04Si on a un débat objectif et réaliste,
21:07soyez aussi au réel.
21:08Vous savez très bien qu'il y a eu des accords
21:10entre le Rassemblement National et les LR.
21:11Vous savez très bien que...
21:12Citez-moi la ville.
21:13Je vous les cite.
21:15Cogolin, Frençuresco, Tainqueux...
21:17Ils ne sont pas adhérents des LR.
21:18Si, ils sont adhérents des LR.
21:20Et Reims, comme c'était une grande ville,
21:22vous l'avez viré en quatrième vitesse.
21:24Mais la réalité, c'est qu'aussi,
21:25on a bien vu cette porosité électorale.
21:27Et le dernier élément,
21:28c'est que ce qu'on voit,
21:29c'est que sur les listes d'hiver droite,
21:30M. Garrigues en a parlé avec toute raison.
21:32J'insiste là-dessus,
21:33et je crois que c'est nécessaire quand même
21:35pour les auditeurs qui nous écoutent,
21:37que l'on soit factuel.
21:39C'est-à-dire qu'il faut vraiment,
21:41et d'ailleurs,
21:42j'invite RTL.fr à faire du fact-checking,
21:45ces personnes-là ne sont pas adhérents aux LR.
21:47Et si elles avaient payé leur cotisation aux LR,
21:50je fais une publicité au passage,
21:51à 25 euros,
21:52il y avait des tarifs couple,
21:53même si vous le souhaitez,
21:55ils ont été exclus des LR immédiatement.
21:59Mais vous savez que ce n'est pas le cas.
22:01On peut faire du fact-checking,
22:02mais on peut vous donner la liste d'hiver droite,
22:06il y a eu des LR et du RN ensemble.
22:08On laisse circuler la parole, Jean Garrigues.
22:10Je vais juste prendre un peu de recul,
22:12parce que je comprends ce qui se passe.
22:15Il y a une tradition,
22:16dans ce qu'on appelle le peuple de gauche,
22:18de se dire qu'y compris de la part des socialistes,
22:21il faut tendre la main aux électeurs de la France insoumise.
22:25Même si, sociologiquement,
22:28ils deviennent de plus en plus différents les uns des autres.
22:30Mais en tout cas, c'est cette vieille tradition,
22:33j'allais dire, qui remonte au Front populaire.
22:35Sauf que la France insoumise,
22:37ce n'est pas le parti communiste des années 30,
22:40ni des années 60,
22:41ni même des années,
22:42et encore moins des années 90.
22:44Et que là, je pense que
22:46beaucoup d'électeurs socialistes,
22:49beaucoup d'électeurs de gauche,
22:50de centre-gauche,
22:53sociodémocrates, sociolibéraux même,
22:54n'ont pas très bien compris cette stratégie légitime.
22:57Et c'est ça qui...
22:58Et je pense que...
23:00J'ai l'impression qu'il y a une sorte de mea culpa,
23:02malgré tout,
23:03qui est en train de se faire,
23:04à bas bruit.
23:05Je pense que pour l'avenir,
23:07il faudra quand même,
23:08de plus en plus,
23:08prendre en compte cette donnée-là.
23:10Est-ce que ça pourrait favoriser,
23:11à l'avenir,
23:12dans la recherche de candidats
23:14que nous effectuons ce soir,
23:15ceux qui ont refusé l'alliance,
23:18je pense par exemple à Raphaël Duxman,
23:20François Hollande,
23:21Mickaël Delafosse à Montpellier,
23:22par exemple.
23:23Non mais là,
23:23je parle de pour la présidentielle.
23:25Ah oui.
23:25Pour la présidentielle.
23:26Ça peut favoriser des gens
23:27qui ont dit non
23:28et qui sont restés fermes là-dessus
23:29pendant tout l'entreprise.
23:30François Hollande n'a pas été très ferme.
23:32Parce qu'il a plutôt soutenu
23:34l'alliance à Tulle.
23:36Il a soutenu l'alliance à Tulle,
23:38François Hollande ?
23:38Avec Bernard Combe,
23:39si je ne me trompe pas,
23:40qui est bien ressortant
23:41et qui a perdu son successeur à la mairie.
23:43Il n'a pas eu une attitude très claire.
23:46Dans le discours national,
23:47c'était plus ferme.
23:49Raphaël Glucksmann,
23:49en tout cas,
23:50lui,
23:50pour le coup,
23:50il est assez ferme là-dessus.
23:51Il est assez ferme,
23:52il est assez clair,
23:53il est cohérent.
23:54Ça peut l'aider à se positionner ?
23:56Il y a deux aspects.
23:57Sur le très court terme,
23:58à l'heure actuelle,
23:59on ne voit pas de Glucksmann mania,
24:01entre guillemets,
24:02si vous permettez l'expression.
24:03Et dans le cadre de l'enquête
24:03que nous avons réalisé hier pour vous,
24:06il est crédité de 14%
24:07sur l'intention de vote,
24:07ce qui est plutôt positif
24:09pour un socialiste
24:10par rapport à l'histoire
24:11des intentions de vote
24:12que nous avons été amenés à réaliser
24:13parce qu'il se situe,
24:15à l'heure actuelle,
24:15devant Jean-Luc Mélenchon,
24:17toujours dans cette photographie
24:18à 13 mois de l'élection.
24:20Et puis,
24:21ça peut plutôt être positif
24:22parce que,
24:22d'une manière globale,
24:24on est face à des Français
24:24qui attendent de la clarté.
24:25Ils peuvent être en désaccord
24:26avec des responsables politiques,
24:27mais ils veulent savoir profondément
24:29ce qui les anime
24:30et qu'ils commencent,
24:31à l'heure actuelle,
24:31à raconter une histoire.
24:32Est-ce que ça sera
24:34l'enjeu structurant
24:35de la prochaine présidentielle
24:36ou est-ce que,
24:37entre guillemets,
24:38le danger qui sera perçu
24:39de l'extrême droite
24:40sera un élément supplémentaire ?
24:42On est beaucoup trop tôt
24:43pour le savoir
24:44et ce n'est pas forcément
24:44uniquement là-dessus
24:45que se jouera le choix
24:47ou la préférence,
24:48en tout cas,
24:48en intention de vote,
24:49des Français.
24:49Alors,
24:50qui sera le meilleur adversaire
24:51face à Jordan Bardella ?
24:52Est-ce que cette seule question
24:52est-ce que de guider les parties
24:53dans le choix de leur candidat ?
24:54On en parle juste après la pause.
24:56Bonne soirée sur RTL.
25:05RTL,
25:06votre radio.
25:08Anne-Sophie Lapix,
25:09on refait le monde
25:10jusqu'à 20h sur RTL.
25:12C'est le grand favori.
25:13Jordan Bardella,
25:14il atteint des scores
25:15stratosphériques
25:16dans les sondages.
25:16Est-ce que le...
25:17Est-ce le bon candidat
25:18face à lui ?
25:20C'est celui...
25:21On va voir qui c'est.
25:22Parce que j'écris n'importe quoi.
25:23Alors,
25:24nos invités sont
25:24Pierre Jouvet,
25:25secrétaire général
25:26du Parti Socialiste
25:27et député européen,
25:28Jean Garigui,
25:29historien,
25:29politologue et président
25:30du Comité d'Histoire
25:31parlementaire,
25:32Jean-Daniel Lévy,
25:33directeur délégué
25:34de Toluna Harris Interactive
25:35et Geoffroy Guillet,
25:37vice-président
25:38des Républicains.
25:38Nous sommes en mesure
25:39de compter de nouvelles victoires
25:41par dizaines.
25:42Agde,
25:43Carcassonne,
25:44Liévin,
25:45Montargis,
25:45Tarascon,
25:46Carpentras,
25:47Orange,
25:48Nice,
25:49cinquième ville de France
25:50dont Éric Ciotti
25:51a remporté la Commune
25:52et je veux le féliciter
25:53chaleureusement.
25:54A l'issue de ce scrutin,
25:55jamais le RN
25:56et ses alliés
25:57n'ont compté
25:57autant d'élus
25:58sur le territoire français.
26:00Est-ce que
26:01Jordan Bardella
26:03a encore marqué des points
26:04avec ses élections
26:05municipales,
26:06Jean-Daniel Lévy ?
26:07Déjà,
26:07ce qu'il dit
26:08est factuellement vrai.
26:09C'est-à-dire que,
26:09en fait,
26:10jamais le RN
26:10n'a eu autant
26:11d'élus locaux
26:14et voire de mairies
26:15qui ont été gagnés
26:15par le Rassemblement National.
26:17Mais pourquoi
26:18le RN
26:19fait des scores inférieurs
26:20dans les villes
26:21où il est engagé
26:22à ce qu'il fait
26:22aux scrutins nationaux ?
26:25Il y a deux aspects.
26:26Déjà,
26:27en fait,
26:27il rencontre
26:28une difficulté technique
26:29qui est celle
26:30de pouvoir avoir
26:31des listes constituées
26:32dans un certain nombre
26:33de communes.
26:34Donc,
26:34l'offre électorale
26:35pour le RN
26:36est quand même
26:36assez limitée
26:37dans le cadre
26:38du premier tour.
26:39Et puis,
26:39dans le cadre
26:40du deuxième tour,
26:40quand vous votez
26:41pour votre maire,
26:42vous n'allez pas
26:42uniquement regarder
26:43l'étiquette politique.
26:44Donc,
26:44vous pouvez très bien
26:45être un électeur
26:46RN traditionnel
26:47pour les élections européennes,
26:48législatives,
26:49présidentielles,
26:49etc.
26:50Mais dans le cadre
26:50de la municipalité,
26:51considérez que votre maire
26:52fait bien le boulot,
26:53entre guillemets,
26:53si vous mettez l'expression.
26:54Et donc,
26:54ça n'est pas un problème,
26:55entre guillemets,
26:56de voter pour un maire sortant
26:58ou éventuellement un candidat
26:59que vous pouvez apprécier
27:00d'un point de vue général.
27:03Malgré tout,
27:03et je pense que c'est important
27:04de l'avoir à l'esprit,
27:06on l'avait déjà pour partie
27:07vu en 2020,
27:07on le voit de manière massive
27:09en 2026,
27:10la totalité des maires
27:11sortant RN
27:12ont été réélus.
27:14Et la totalité des maires
27:15sortant RN
27:15ont été réélus
27:16souvent brillamment
27:17et pour une partie d'entre eux
27:18dès le premier tour.
27:19Ce qui n'est pas le cas
27:20si on fait le regard
27:22de l'autre côté
27:23du spectre politique,
27:24même s'il y avait
27:24moins de sortants,
27:25du côté de LFI
27:26où ils n'ont pas réussi
27:26à conserver les endroits
27:28dans lesquels
27:28ils avaient des élus
27:29en 2020.
27:30Donc,
27:30il y a malgré tout,
27:31au fur et à mesure,
27:33un double aspect
27:34qui est un aspect
27:34de consolidation
27:35de l'ancrage
27:36qu'ils n'avaient pas obtenu
27:37après les élections
27:38de 1995.
27:39Premier moment,
27:40on avait vraiment parlé
27:41de la montée du RN,
27:42du FN à l'époque
27:43dans les municipalités.
27:44Et puis,
27:44le deuxième aspect,
27:45même si ça apparaît
27:46comme étant anecdotique,
27:48la capacité à pouvoir
27:49être présente
27:50dans le centre de la France,
27:51dans l'est de la France,
27:52du côté de l'Alsace,
27:53voire même dans quelques endroits
27:54en Bretagne
27:55où il y a une progression
27:56du RN,
27:56pas forcément de gains
27:57de manière systématique,
27:58mais en tout cas
27:59des progressions
27:59qui sont des progressions
28:00notables de mémoire.
28:01Par exemple,
28:02l'Orient,
28:02qui n'est pas forcément
28:03une ville vers laquelle
28:03on peut penser RN,
28:04ils sont passés de 7 à 22%
28:06entre les élections de 2020
28:07et l'élection de 2026.
28:09Bien joué,
28:10est-ce que vous vous demandez
28:12quel est le meilleur
28:13d'entre vous
28:14pour battre
28:15une personnalité
28:16telle que celle
28:17de Jordan Bardella ?
28:18Est-ce qu'il faut réfléchir à ça ?
28:20Est-ce qu'il ne faut pas seulement
28:20se dire
28:22quel est le programme
28:22qu'on préfère,
28:23mais se dire
28:23qui est susceptible
28:24de battre Jordan Bardella
28:26qui sera qualifié
28:27pour le second tour ?
28:28Déjà,
28:29la base est quand même
28:30le programme
28:30et la proposition
28:31qu'on fait aux Français.
28:32Bien sûr,
28:32mais est-ce que ça va
28:34plus loin que ça ?
28:34Est-ce qu'on se dit
28:35là,
28:35l'objectif c'est attention ?
28:36Ça doit aller plus loin
28:37et ça doit répondre
28:38à deux questions majeures.
28:40Qui est en capacité
28:41de battre Jordan Bardella ?
28:42Moi,
28:42je crois qu'à l'épreuve
28:43d'une élection présidentielle,
28:44Jordan Bardella
28:45ne sera peut-être pas aussi
28:47celui qui sera
28:48le favori qu'on voit.
28:49Jordan Bardella,
28:50il a des faiblesses,
28:50elles sont nombreuses,
28:51il a un manque d'ancrage
28:52dans le pays
28:53qui est une réalité.
28:54Jordan Bardella,
28:55c'est une construction politique
28:57ex nihilo
28:58qui peut se dégonfer
28:59très vite
28:59dans une dureté
29:00de campagne présidentielle.
29:01Le deuxième élément,
29:02c'est quelle offre politique
29:04on propose ?
29:04Qu'est-ce qui peut battre
29:05aujourd'hui l'extrême droite ?
29:07Et moi,
29:07ma conviction,
29:08c'est ce que je vous disais
29:09au début de cette émission
29:09et que je redis,
29:10c'est que l'alliance politique
29:12que nous avons constituée
29:13entre les socialistes,
29:14les écologistes,
29:16Place Publique,
29:16le parti de Raphaël Glucksmann,
29:18les ex-insoumis
29:19de Clémentine Autain,
29:20de François Ruffin,
29:21ce spectre-là
29:22doit avoir un candidat
29:23commun de la gauche
29:24à l'élection présidentielle.
29:25C'est la seule façon,
29:28un,
29:28pour la gauche,
29:29d'être devant Jean-Luc Mélenchon
29:30qui sinon
29:31refera le coup
29:32du vote utile
29:32comme il l'a fait en 2022
29:34et sera en capacité,
29:35lui,
29:35d'être peut-être
29:36au deuxième tour.
29:37Et si c'était le cas,
29:38Jean-Luc Mélenchon
29:39est le meilleur adversaire
29:40pour l'extrême droite
29:41parce qu'aujourd'hui,
29:42il terrorise
29:43plus les Français
29:44que l'extrême droite.
29:46Il y a un front renversé
29:47entre ce qu'on a vécu
29:48pendant des décennies
29:49dans le pays
29:49et ça,
29:50c'est de la faute
29:51de Jean-Luc Mélenchon
29:51et d'ailleurs,
29:52la France insoumise
29:52devrait en tirer les leçons.
29:53Moi,
29:58c'est dirigeant
29:58de la France insoumise,
29:59j'interrogerais réellement
30:00la stratégie
30:01et donc,
30:01si on veut battre
30:02l'extrême droite
30:03et on l'a vu d'ailleurs
30:03hier dans des élections,
30:05c'est la gauche rassemblée
30:06qui y arrive.
30:06Je prends l'exemple de Nîmes
30:07où il y avait
30:08un député européen
30:09Rassemblement National,
30:10Julien Sanchez,
30:11qui faisait partie
30:11des conquêtes
30:13annoncées par le Rassemblement National.
30:14Il a été battu
30:15par la gauche rassemblée
30:16au deuxième tour
30:17de l'élection à Nîmes.
30:18Jean-Garig,
30:18est-ce que vous pensez
30:19que c'est un candidat de droite
30:20ou de gauche
30:21qui est le plus à même
30:21de battre Jordan Bardella ?
30:24Si on considère
30:26qu'on est dans une France
30:27dont l'axe politique
30:29s'est droitisé,
30:31a priori,
30:32on peut imaginer
30:33qu'un candidat
30:35plutôt à droite
30:36serait mieux à même
30:38qu'un candidat de gauche,
30:39d'autant plus
30:40qu'il y a ce problème
30:42qui pèse véritablement
30:43sur la gauche,
30:43c'est l'omniprésence,
30:45la prégnance
30:46de Jean-Luc Mélenchon.
30:48C'est d'ailleurs
30:49la raison pour laquelle,
30:50à mon sens,
30:51la gauche non-LFI
30:53a tout intérêt
30:54à ne pas faire campagne
30:55sur ce thème
30:56de l'antifascisme,
30:58de la résistance antifasciste
30:59parce que ce thème
31:00il est préempté
31:01par Jean-Luc Mélenchon
31:02et il est le seul
31:02qui justifie véritablement
31:04Jean-Luc Mélenchon.
31:05Donc il y a une offre
31:06d'une gauche sociale,
31:09peut-être sociale-démocrate,
31:11écologique, etc.,
31:12qui doit se présenter.
31:15Mais c'est vrai
31:16qu'a priori,
31:17intuitivement,
31:18on se dit
31:18qu'un candidat
31:20qui insisterait
31:21sur les points
31:22qui aujourd'hui
31:23sont quand même majeurs
31:24sur la sécurité,
31:26la question de l'immigration,
31:27etc.,
31:28aujourd'hui,
31:29a priori,
31:30il part
31:30avec un petit avantage
31:32sur les candidats de gauche,
31:34d'autant plus
31:35qu'on a aussi l'impression
31:37que dans cette gauche
31:38non-LFI,
31:41on manque un peu
31:42de personnalités
31:43qui puissent
31:44véritablement cranter
31:46leur famille politique.
31:48Mais en même temps,
31:49comme on se dit aussi
31:50que le ticket d'entrée
31:52au premier tour,
31:54ou plutôt pour passer
31:55au second tour,
31:55risque d'être assez bas,
31:57tout le monde a sa chance
31:59en réalité.
31:59Il n'y a pas de raison
32:00finalement
32:01qu'y compris
32:02dans cette gauche-là
32:03qui aujourd'hui
32:04paraît un petit peu
32:07contradictoire
32:07dans ses choix,
32:08il n'y a pas de raison
32:09qu'à un moment donné
32:10ne se dégage pas
32:11une personnalité
32:13qui puisse y aller.
32:13Geoffroy Didier,
32:14est-ce qu'il faut appliquer
32:15la stratégie
32:16de Nicolas Sarkozy
32:18de siphonner
32:20les voix
32:20du Front National,
32:22devenu le Rassemblement National ?
32:24Est-ce que c'est ça
32:24qu'il faut faire ?
32:25Aller chercher
32:25sur leur terrain ?
32:26Dans ma manière
32:27de concevoir
32:28mon engagement public,
32:29je ne me dis pas
32:30que mon objectif principal
32:31est de battre
32:32Jordan Bardella
32:33ou de battre
32:34un autre concurrent.
32:35C'est plutôt
32:36de porter un espoir.
32:37C'est plutôt
32:37de créer
32:38un véritable projet
32:40de société
32:40qui emmène
32:41les Français
32:41vers quelque chose
32:42de positif.
32:42Donc ça n'entre pas
32:43dans votre réflexion
32:44le fait que le candidat
32:46se retrouvera
32:46face au Rassemblement National ?
32:47La politique est une offre,
32:48il y a des concurrents,
32:49il faut être le meilleur.
32:50Mais la meilleure manière
32:51d'être le meilleur,
32:52c'est de convaincre
32:53les Français
32:53et de susciter
32:55leur adhésion
32:55à travers un véritable projet
32:57de société positif
32:58qui valorise la transmission,
32:59qui valorise le travail,
33:01qui permette,
33:02par exemple,
33:02à tous ceux
33:02qui prennent des risques,
33:03qui innovent,
33:04qui créent des emplois,
33:05de pouvoir travailler sereinement.
33:07Mais bien sûr,
33:07on n'est pas là
33:08pour être cynique,
33:08mais pour être pragmatique.
33:09Comment vous attaquez
33:11à ce candidat ?
33:11Je ne crois pas
33:12que les solutions
33:13préconisées
33:14par le Rassemblement National,
33:15qui sont la retraite
33:16à 60 ans,
33:17pardon Pierre Jouvet,
33:18qui sont le non-équilibre
33:21des droits et des devoirs,
33:22puisque le Rassemblement National
33:23refuse des contreparties
33:25au versement du RSA,
33:26qui sont encore plus
33:27de fonctionnaires
33:28plutôt que de rationaliser
33:29la dépense publique,
33:30qui consistent à préférer
33:31la Russie à l'Ukraine
33:32alors que la guerre
33:33est aux portes de l'Europe.
33:34Je ne crois pas
33:35que les solutions
33:36préconisées par le Rassemblement National
33:37soient les bonnes.
33:38Donc oui,
33:38je me battrai effectivement
33:39contre celle-ci,
33:40mais encore une fois,
33:41avec une alternative positive,
33:44crédible,
33:45travaillée
33:45et surtout
33:45qui suscite l'espoir.
33:48Merci à vous tous
33:49d'être venus
33:49sur ce plateau.
33:51Demain,
33:51Thomas Soto recevra
33:52Laurent Bouquier,
33:53président du groupe
33:54Droite Républicaine
33:55à l'Assemblée
33:56et député LR de Haute-Loire.
33:57Quant à Marc-Olivier Fogel,
33:58il accueillera
33:58Éric Perrault
33:59dans un tout autre genre.
34:00C'est le vainqueur
34:01de la Coupe du Monde de Biathlon.
34:02Il est l'heure
34:03de retrouver André Dusselier.
34:04Bonsoir André.
34:05Quelle histoire
34:06allez-vous nous raconter ?
34:07Bonsoir Anne-Sophie.
34:09Ce soir,
34:09je vais vous raconter
34:10Marcel Pagnol.
34:11La Provence,
34:12la famille
34:12et une œuvre
34:13qui a fait rêver
34:14des générations.
34:15A tout de suite
34:16sur RTL.
34:17A tout de suite André.
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