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  • il y a 3 heures
Ce mardi 2 juin, Ronan Blanc, gérant analyste crédit chez Montpensier Arbevel, et Stéphane Déo, senior portfolio manager chez Eleva Capital, se sont penchés sur l'inflation dans la zone euro qui accélère en mai (3,2 %), le tsunami d'IPO qui est susceptible de renforcer encore les marchés (Anthropic, Space X), STMicro qui double ses objectifs en matière de Data center, Marvell qui grimpe après les propos de Jensen Huang, et la BCE qui pourrait augmenter ses taux en juin, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Ronan Blanc pour Montpensier Arbevel.
00:07Bonsoir Ronan.
00:08Bonsoir.
00:08Et Sébastien, Stéphane Déo, Eleva Capital.
00:12Pourquoi Sébastien ?
00:12Je ne sais pas, mais bonsoir quand même.
00:14Bonsoir Stéphane.
00:15Ça me fait plaisir d'être là.
00:16Vous auriez aimé vous appeler Sébastien ?
00:18Non.
00:18Non, je comprends.
00:19Bienvenue à tous les deux.
00:20On est ravis de vous retrouver l'un et l'autre.
00:22Les marchés sont en hausse.
00:23Et ce qui est frappant, c'est que même l'Europe progresse
00:25alors qu'on a un chiffre d'inflation qui accélère à 3,2% au mois de mai.
00:29Hors éléments volatils, hors énergie, ça accélère plus qu'attendu.
00:32Et pourtant, l'Europe progresse grâce à quoi ?
00:35Grâce à la tech.
00:36La tech plus forte que tout, elle emporte tout.
00:38Enfin, plus rien d'autre ne compte, Stéphane, que la tech ?
00:41Oui, pour l'instant, en fait, ce qu'on a, je pense,
00:44c'est des chiffres qui sont très très bons sur la tech.
00:47Vous parliez de la France, mais si on revient sur le Nasdaq, par exemple,
00:50le Nasdaq a gagné de mémoire 45% grosso modo depuis le début de l'année dernière.
00:54C'est énorme, mais les bénéfices ont progressé de plus de 50%.
00:58Donc, paradoxalement, les bénéfices ont progressé encore plus vite.
01:02Donc, quand on me parle de bulles spéculatives,
01:04oui, il y a des choses qui sont un petit peu étranges et qui vendent très vite.
01:09Mais en fait, la valorisation boursière du Nasdaq a baissé
01:13depuis le début de l'année et depuis le début de l'année dernière.
01:17Donc, ce qui est impressionnant, ce n'est pas tellement la performance boursière,
01:20c'est les sous-jacents, c'est-à-dire les bénéfices
01:21qui sont absolument extraordinaires à l'heure actuelle.
01:25Et donc, oui, ça continue à tirer.
01:27Je pense qu'il y a beaucoup d'investisseurs
01:28qui ne croyaient pas ou pas complètement
01:32et qui essayent de sauter dans le train avec du retard.
01:35Et c'est là où ça peut...
01:36Vous pensez à Berkshire Hathaway
01:37qui va accompagner la levée de capitaux d'Alphabet ?
01:40Ils ne sont pas très très techs, pas à fond sur l'IA Berkshire.
01:43Là, ils vont accompagner à hauteur de 10 milliards de dollars
01:45une levée de fonds de 80 milliards d'Alphabet.
01:47Cette fois-ci, Berkshire choisit d'accompagner le mouvement.
01:49Alphabet fait 80 milliards, ils en font 40 sur le marché,
01:53ils font 30 de convertes et 10 milliards avec Berkshire Hathaway, effectivement.
01:58C'est un gros signal, ça, le fait que Berkshire, cette fois, veuille y aller.
02:02Alors, moi, j'ai plutôt tendance à voir ça comme un signal négatif.
02:07C'est-à-dire que si Alphabet a besoin maintenant d'aller taper le marché
02:10pour lever de l'argent,
02:13alors que c'était vraiment une vache à lait extraordinaire jusqu'à présent,
02:18ça sent un petit peu l'excès d'investissement, cette histoire-là.
02:23Après, vous avez 800 milliards, 900 milliards d'investissements
02:27prévus pour l'année prochaine par les hyperscalers.
02:30Je ne vois pas comment cette chose-là va se réduire dans l'immédiat.
02:34Donc, de toute façon, ça continue.
02:37Et ça veut dire que tous les fournisseurs derrière
02:39vont laisser 900 milliards de chiffre d'affaires pour des entreprises.
02:43Oui, oui.
02:45Alphabet, donc, va augmenter son capital de 80 milliards de dollars en actions
02:48plutôt que s'endetter, ils choisissent de créer de nouvelles actions
02:50histoire de ne pas dégrader leur bilan Alphabet.
02:53C'est impressionnant.
02:53Et malgré des IPOs gigantesques à venir,
02:56c'est-à-dire qu'il va y avoir énormément d'appels au marché,
02:58notamment aux États-Unis avec SpaceX, avec Anthropik et tout,
03:01ça n'empêche pas Alphabet de dire au marché,
03:03oui, oui, mais attendez, il y a nous aussi,
03:05et on va vous offrir 80 milliards de dollars d'actions supplémentaires.
03:07Ils pensent qu'il y a autant de capitaux que ça prêts à s'investir, Alphabet ?
03:10Alors, il y a les capitaux, mais OK, les montants d'IPO,
03:13on parle de 200, 220 milliards aux US d'ici la fin de l'année.
03:18C'est combien de pourcentage de la capi américaine ?
03:21Quoi ? 1% ?
03:22En fait, c'est plus une problématique de flottant, en fait.
03:25OK, on parle de montants stratosphériques, SpaceX,
03:28avec une valo à 1 800,
03:29mais à la fin, c'est 75 milliards de résultats d'IPO.
03:34Donc, en fait, c'est plus pour le jour d'après.
03:36C'est-à-dire, on sait qu'il y aura des relents
03:38et des retours de papiers de manière assez régulière.
03:41Donc, en soi, la dynamique d'IPO,
03:43c'est plutôt, moi, je trouve, une bonne surprise.
03:45C'est aussi la conséquence de la dynamique sur les BPA
03:48qu'on vient d'évoquer,
03:50qui est effectivement très forte aux US,
03:52mais qui est aussi présente en Europe.
03:53Oui, il y a moins de tech, on est nul en tech en Europe,
03:55ce n'est pas nouveau.
03:57J'ai envie de dire que le lead, il est pris par les Américains
03:59et les Chinois.
04:00Donc, à nous d'essayer, non pas de combler le gap,
04:02on n'y arrivera pas,
04:02mais d'essayer de suivre un petit peu avec nos moyens.
04:05Mais il se passe aussi des choses côté fusion-acquisition.
04:08La dynamique est aussi présente en Europe.
04:11Il n'y a pas une journée qui se passe
04:12sans qu'il n'y ait pas un deal qui soit annoncé.
04:15Donc, il y a du cash.
04:17On parlait crypto juste après.
04:18Est-ce que les gens ne font pas un peu de place,
04:19justement, dans leur portefeuille,
04:22en piochant un peu sur ce qui a bien marché jusqu'à maintenant,
04:24les crypto, pour déployer un peu sur la partie IPO ?
04:28C'est quelque chose qui se tient.
04:29Les montants de monétaires, aujourd'hui, aux US,
04:31c'est quoi ?
04:32C'est 9 000 milliards.
04:33Donc, voilà, ce cash-là,
04:35il faut attirer la partie domestique,
04:38la partie retail,
04:39donc l'investisseur particulier,
04:41parce que lui, quand il vient à une IPO,
04:43il est attaché à son papier pendant un petit moment.
04:46Donc, c'est une position qui est assez stable dans le temps, en fait.
04:51Oui, donc, on vous écoute et on se dit,
04:53Wall Street sortira renforcée de ce tsunami d'IPO à venir,
04:57dès la semaine prochaine, a priori, avec SpaceX,
04:59sans doute vendredi de la semaine prochaine,
05:00à suivre l'introduction en bourse,
05:02ensuite Anthropik, OpenAI.
05:04Wall Street en sortira beaucoup plus renforcée qu'affaiblie.
05:07Certains se disent, mais attention,
05:08parce qu'il va falloir, justement, au contraire,
05:10écrêter les performances,
05:11vendre des lignes sur les hyperscalers,
05:13sur les sets magnifiques,
05:14pour, justement, arriver à financer ces IPOs.
05:16Vous vous dites, non, on peut aller trouver l'argent ailleurs,
05:18et il y a, de toute façon, beaucoup d'argent ailleurs.
05:19L'argument numéro un, généralement,
05:21des banques d'affaires qui procèdent aux introductions,
05:24c'est, justement, déployer du nouvel argent,
05:27et non pas les arbitrages.
05:29C'est un grand truc, on va arbitrer,
05:30donc on va vendre les positions qui ont les plus montées.
05:32Dans les faits, ça ne se voit absolument pas.
05:34Donc, c'est souvent du new money.
05:37C'est pour ça qu'on évoque les positions en monétaire,
05:40qui sont, quand même, toujours stratosphériques,
05:42malgré la performance des indices actions.
05:45Et, voilà, pour nous, ce n'est pas inquiétant.
05:47L'élément de vigilance, c'est le flottant,
05:50qui est relativement faible.
05:51Donc, on sait que ça va partir comme une flèche,
05:53mais il faut s'attendre, dans les prochains trimestres,
05:56sans doute, à des retours de papier, comme on avait eu.
05:58Mais, potentiellement, ça pourrait être des points d'entrée
06:01s'il y a une faiblesse sur le marché.
06:02Mais, encore une fois, aujourd'hui, le plus important,
06:04c'est la dynamique sur les BPA,
06:06qui est présente, y compris en Europe.
06:08On l'aura de 10%, donc c'est quoi ?
06:10C'est 20 le SPIN et 30 le NASDAQ.
06:12Oui, mais pas exemple.
06:13Par exemple, même ici en France,
06:15STMicroelectronics a publié tout à l'heure
06:16un nouvel objectif de chiffre d'affaires.
06:18Ça va très vite.
06:18Grâce à l'IA, il multiplie par deux, par deux,
06:21leur objectif de chiffre d'affaires
06:22pour cette année et pour l'an prochain.
06:23Ça va vite, même pour nos groupes français, désormais.
06:25C'est-à-dire que de plus en plus de valeurs,
06:27de zones géographiques aussi,
06:29prennent ces courants ascendants.
06:30Et ça se traduit en bourse aussi.
06:31STM, aujourd'hui, gagne 15%.
06:34On a vraiment un titre, là,
06:35qui, depuis le début de l'année,
06:36gagne quasiment 200%.
06:37Et on a un plus 15 encore aujourd'hui
06:39à STMicroelectronics.
06:40Le mouvement s'élargit peu à peu, Stéphane.
06:42C'est plutôt une bonne nouvelle, pour le coup.
06:44Oui, oui, c'est une bonne nouvelle.
06:45Vous parlez de STM Micro.
06:47Nous, il y a une autre entreprise qu'on aime bien,
06:49c'est Schneider Electric.
06:50Ils font des turbines à gaz.
06:51Un des gros problèmes pour l'IA,
06:53c'est trouver de l'énergie, de l'électricité.
06:55Et donc, en fait, c'est un des fournisseurs
07:00qui en bénéficient aussi énormément.
07:02Donc, oui, oui, on a une espèce de
07:07d'élargissement des performances.
07:10Une fois de plus, c'est le chiffre que je citais.
07:12On est à 800-900 milliards de capex
07:14l'année prochaine d'investissement des hyperscalers.
07:17C'est 800-900 milliards de chiffre d'affaires
07:19pour les fournisseurs de puces,
07:21pour les fournisseurs d'énergie, etc.
07:24Et quand on dit que ça s'élargit, par exemple,
07:26même les bons vieux constructeurs de PC,
07:29Dell, gagnent en trois séances,
07:30plus de 40%, et Hewlett-Packard,
07:33c'est la star du jour aux Etats-Unis,
07:34Hewlett-Packard, le titre gagne, grâce à l'IA,
07:37HP, le bon vieux HP, 26%,
07:39plus 26% HP après sa publication,
07:41grâce à l'IA aussi.
07:44Voilà.
07:45Vous vous dites quoi ?
07:47Que le verre entre dans le fruit partout,
07:50ou que, finalement, cet élargissement
07:51va créer une forme de boucle exponentielle,
07:53justement, de plus en plus de clients,
07:54de plus en plus de commandes,
07:56de commandes, etc., etc.,
07:59qui vont diffuser de plus en plus de secteurs,
08:00d'acteurs, de maillons de la chaîne,
08:02et tout ça, finalement, va réussir à tenir.
08:04Ou au contraire, vous vous dites,
08:05ben non, c'est l'euphorie,
08:07c'est l'excès de marché,
08:08c'est grand n'importe quoi
08:09qui est en train de diffuser partout.
08:11C'est un peu le principe même
08:12des révolutions industrielles.
08:14Je pense qu'on est tous d'accord
08:15pour dire que c'est quand même ça qui se passe.
08:17Donc, ça va finir par ruisseler
08:19jusqu'à l'économie réelle.
08:21On finira par tous être utilisateurs
08:23directs et indirects de ces technologies.
08:25Vous parliez de la consommation d'électricité,
08:28c'est un facteur limitant
08:29au côté exponentiel
08:31de cette révolution industrielle.
08:33Ce n'est pas pour rien
08:34que les Américains sont en train
08:35de relancer leur parc
08:37de vieillissantes centrales nucléaires.
08:38Et ce n'est pas pour rien
08:39qu'on a SoftBank
08:40qui annonce sans doute
08:41un programme d'investissement massif
08:43ou en Europe,
08:44en France, non pas parce qu'ils adorent le pays,
08:46mais parce que c'est sans doute le seul
08:48qui est capable aujourd'hui
08:49de fournir une électricité
08:50relativement abordable
08:51de manière continue
08:53dans le temps grâce à ses investissements
08:55d'il y a 40-50 ans
08:56dans son parc de centrales nucléaires.
08:59Donc les enjeux, c'est ça en fait.
09:00C'est le facteur limitant
09:03au côté exponentiel de cette industrie,
09:05c'est la consommation
09:07d'électricité et d'énergie
09:09que ça impose à la fin des fins.
09:10Moi je sens que vous n'êtes pas d'accord messieurs.
09:12Vous n'êtes pas euphorique,
09:13je ne veux pas le dire comme ça,
09:14mais optimiste, plutôt confiant Roland.
09:16Non, à l'inverse Stéphane,
09:18beaucoup de réserves chez vous Stéphane quand même.
09:20De votre façon d'aborder les choses,
09:21vous dites Alphabet qui va lever 80 milliards,
09:23ce n'est pas un bon signe.
09:25J'ai l'impression que vous prenez les choses
09:26par un biais un peu plus prudent quand même.
09:28Non, il y a deux choses.
09:29Il y a les hyperscalers,
09:30donc les investisseurs
09:31qui mettent 800 milliards sur la table.
09:33Si vous faites des calculs,
09:34des règles de 3,
09:35le niveau de chiffre d'affaires
09:37qu'il faut qu'ils atteignent
09:38pour rentabiliser ce truc-là,
09:39c'est totalement déraisonnable.
09:41Donc on sait qu'ils sont en train d'investir
09:43sur des projets qui auront une rentabilité
09:45relativement faible.
09:46Par contre, après, ce que disait Roland,
09:48c'est...
09:48Il n'y a pas de sujet là-dessus,
09:50c'est sûr et certain ce que vous...
09:51Oui, vous faites des calculs.
09:53Enfin, un data center,
09:555 ans plus tard, il ne vaut quasiment rien
09:56parce que vos puces,
09:59au bout de 3 ans,
10:00elles sont obsolètes, etc.
10:02Donc rentabiliser 900 milliards
10:03en 3-4 ans,
10:05bonne chance.
10:07Par contre,
10:09d'une part,
10:10ça veut dire énormément de commandes.
10:11Donc là, je rejoins complètement Roland,
10:13c'est les STM micro de ce monde,
10:15etc. qui vont en bénéficier.
10:17Et de l'autre côté,
10:20il y a beaucoup d'entreprises
10:21qui commencent à appliquer l'IA
10:23de plus en plus.
10:23On le voit dans le secteur bancaire en particulier.
10:25C'est assez impressionnant.
10:27Vous avez des baisses de coûts,
10:28des gains de productivité
10:29qui, maintenant, sont indubitables.
10:31Et donc ça, ça veut dire quoi ?
10:33Ça veut dire des entreprises
10:33qui ont des marges plus élevées,
10:35qui sont plus profitables.
10:37Et donc c'est très bénéfique pour la bourse.
10:39Vous voyez, c'est deux choses différentes.
10:40Par contre, est-ce que les hyperscalers
10:42vont arriver à capter
10:44toute cette valeur ajoutée
10:45qu'ils créent ?
10:46Je ne pense pas.
10:47Et donc,
10:49il y a un problème pour eux.
10:50On regarde les CDS, par exemple.
10:51Les CDS, c'est l'assurance
10:52contre le risque de défaut, par exemple.
10:54Les CDS sur Nvidia,
10:55à 5 ans,
10:55se négocient moins
10:56à des niveaux inférieurs
10:57aux CDS américains.
10:58C'est-à-dire qu'on a plus confiance
10:59dans la solidité,
11:00la viabilité financière d'Nvidia
11:01que l'État américain lui-même aujourd'hui.
11:03Est-ce qu'il n'y a pas plus de défiance,
11:04plutôt,
11:06sur l'État américain
11:07que sur Nvidia ?
11:08Est-ce qu'il ne faut pas le transformer
11:09un petit peu comme ça ?
11:10Nvidia n'a pas de dette, de toute façon.
11:12Ah oui.
11:12Donc,
11:13vous ne pouvez pas faire défaut
11:13si vous n'avez pas de dette.
11:14Ah oui.
11:16Et ça avance à l'endroit.
11:17Ça avance pas à l'envers.
11:18Oui.
11:19Bon, voilà.
11:20Tout ça est sur la table.
11:21On a Marvel aussi.
11:22Alors voilà,
11:22il y a d'autres phénomènes quand même
11:23qui parfois poussent certaines valeurs.
11:25Peut-être ces phénomènes-là
11:26plus excessifs.
11:27Marvel gagne 25% aujourd'hui.
11:28Pourquoi ?
11:29Par la simple parole.
11:31La simple parole
11:31du patron d'Nvidia en l'occurrence
11:33qui a dit Jensen-Yong
11:34« Je pense que la prochaine entreprise
11:35qui franchira les 1000 milliards de dollars
11:36de capi,
11:37c'est un pari,
11:38ce sera Marvel. »
11:39Voilà ce qu'a dit Jensen-Yong.
11:40Le titre gagne d'un coup 25%
11:42juste sur ses propos de Jensen-Yong.
11:44Dit seulement une parole
11:45et je serai guéri en bourse en tout cas.
11:47Marvel plus 25%
11:48sur la simple parole de Jensen-Yong.
11:50Est-ce que là on est dans des excès
11:51où finalement,
11:51au contraire,
11:52on price l'avenir ?
11:54Oui, exactement,
11:55il fait du Trump.
11:55On price l'avenir en bourse,
11:57il serait déraisonnable
11:57de ne pas suivre du coup
11:58et de ne pas accompagner
11:59la hausse de Marvel.
12:00Jensen-Yong connaît la tech.
12:01Quand il dit Marvel,
12:02plus de 1000 milliards,
12:03ça va arriver.
12:04S'il le dit lui,
12:06on est investisseur,
12:07on aurait tort de ne pas suivre
12:07et de ne pas acheter.
12:08Je ne suis pas sûr
12:09que ce soit nécessaire
12:11comme déclaration.
12:12On n'a pas besoin de ça
12:14en ce moment.
12:15Par contre, oui,
12:17moi ce qui m'intéresse aujourd'hui,
12:18c'est l'inversion des logiques
12:21que vous venez d'évoquer
12:22entre le diagnostic
12:24qui est fait sur les États
12:26et sur les entreprises.
12:27Ça fait déjà un moment
12:28que c'est le cas
12:28et nous on le voit
12:29côté crédit
12:30où les gens ont compris
12:31qu'en fait,
12:32c'est les entreprises
12:34qui construisent
12:35le monde de demain
12:35et les États
12:36qui s'affaissent
12:37de plus en plus.
12:39Je dis souvent
12:40que malheureusement,
12:41on est dans des économies
12:42qui se tiers-mondisent
12:43de plus en plus
12:44parce que c'est le diagnostic
12:45que se font les investisseurs.
12:47On sait tous à la fin des fins
12:48que cette dette colossale
12:50qu'on a sur les épaules
12:50en France,
12:52on finira d'une manière
12:53ou d'une autre
12:53à la payer différemment
12:55ou à la payer avec autre chose.
12:58Et c'est aussi pour ça
12:59que les flux d'épargne,
13:01aujourd'hui,
13:01il y a une vraie bataille
13:02pour accéder à l'épargne.
13:04Avant,
13:04pour les États,
13:05c'était facile.
13:05Aujourd'hui,
13:06c'est de plus en plus difficile
13:07et on est un particulier,
13:09on comprend pourquoi
13:10ils ont plus envie
13:11d'investir en bourse
13:12ou sur la dette d'entreprise
13:13que financer
13:14les excès
13:16des États occidentaux.
13:17Oui,
13:18et c'est vrai
13:18que les particuliers
13:19sont un des moteurs
13:20de la hausse
13:20en ce moment
13:21des marchés financiers.
13:22Ils sont fascinés aussi
13:22par la tech.
13:24Quand les particuliers
13:24sont moteurs,
13:27ça fait 6-8 mois
13:28qu'on nous dit
13:29que c'est mauvais signe.
13:30Généralement,
13:30quand ce sont les particuliers
13:31qui font le marché à la hausse,
13:32généralement,
13:32c'est le signe
13:33d'un retournement à venir.
13:33Sauf que là,
13:34ça dure depuis 6-8 mois
13:35ce discours,
13:35voire quasiment un an.
13:37Les particuliers,
13:38vous les regardez comment
13:38quand c'est eux
13:39qui font la tendance ?
13:40Les ultra-riches aussi
13:41aux États-Unis
13:42qui sont très porteurs d'action.
13:44Oui,
13:44je pense que,
13:45la vue que
13:46quand les particuliers
13:47sont là,
13:47c'est un signe
13:48de top du marché,
13:50c'est un peu simpliste.
13:51Par contre,
13:51ce qu'on voit
13:51de plus en plus,
13:52c'est ce qu'on appelle
13:53les ETF leveraged.
13:55C'est-à-dire que
13:55vous investissez
13:56100 dollars
13:57dans un ETF
13:58et ils vous donnent
13:59la performance
14:00de 300 dollars
14:01investis dans Nvidia
14:02ou de 300 dollars
14:03investis dans le Nasdaq
14:04ou etc.
14:06En fait,
14:06ce que vous faites
14:07avec ces choses-là,
14:08c'est que vous créez
14:09énormément de volatilité
14:10parce que vous multipliez
14:11par trois
14:11l'impact que vous avez
14:12sur la bourse.
14:13Donc moi,
14:14je ne le vois pas tellement
14:14comme un problème
14:15de top de marché.
14:17Une fois de plus,
14:17tant que les fondamentaux
14:18suivent,
14:19pour moi,
14:19il n'y a pas vraiment
14:20d'excès.
14:21Alors après,
14:21on peut décortiquer,
14:22oui,
14:23certaines valeurs
14:24sont excessives,
14:25mais de manière générale,
14:27il n'y a pas
14:27de but spéculatif.
14:28Par contre,
14:29ce qu'on voit
14:30de plus en plus,
14:31c'est des réactions,
14:33on l'a vu
14:34sur les logiciels,
14:34par exemple,
14:35qui ont quasiment,
14:36les valeurs
14:38de software
14:38ont quasiment perdu
14:39la moitié
14:40de leur valorisation
14:42et tout regagné.
14:43On a fait l'aller-retour
14:44en quoi ?
14:44En un mois et demi.
14:45Oui,
14:45elles ont bien monté là.
14:46Voilà.
14:47Très, très vite.
14:47J'exagère un peu,
14:48mais on est quasiment à ça.
14:49Vous faites diviser par deux,
14:51fois deux,
14:52en deux mois.
14:53Ça,
14:53c'est excessif pour moi,
14:54la volatilité qu'il y a
14:55sur certains titres.
14:57Je rejoins totalement.
14:58Sur la vol,
14:58après,
14:59c'est plus une thématique américaine
15:01parce qu'il y a un appétit
15:04qui est grandissant
15:05sur les achats d'actions.
15:07On a parlé beaucoup
15:08d'effets richesses.
15:08Vous vous souvenez,
15:09à un moment donné,
15:09sur la crispation
15:11du marché immobilier américain
15:12avec les taux mortgage
15:13qui ne sont pas revenus
15:14sur les plus hauts,
15:15mais on doit être
15:15sur des niveaux
15:16de 6,5,
15:176,75
15:18contre un plus haut à 8
15:19en 2023.
15:20On pourrait avoir
15:20un frein naturel
15:21à l'immobilier,
15:22mais dans les effets richesses,
15:23il y a aussi
15:24tous les investissements
15:25qui sont faits
15:25sur les marchés d'action,
15:26donc on prit le relais.
15:27Ça,
15:28c'est un frein naturel
15:29à la baisse du rythme
15:30de conso.
15:31Vous savez,
15:31les grands stratégistes
15:32qui nous ont dit
15:33en début d'année
15:33que toute cette vague d'IA
15:35allait peser inévitablement
15:37sur la conso
15:37parce que l'emploi
15:38allait s'effondrer,
15:38etc.
15:40Finalement,
15:40on attend toujours.
15:41Je crois qu'il y a
15:41des chiffres américains
15:42qui ont été publiés
15:43tout à l'heure
15:43sur les jobs disponibles
15:45qui ont surpris
15:46étonnamment à la hausse.
15:47Finalement,
15:48c'est qu'il y a quand même
15:48des emplois à pourvoir
15:50aux États-Unis
15:51et le rythme de conso,
15:52il ne s'est pas
15:53tant assez que ça.
15:54Il y a une problématique
15:55sur l'effet K,
15:56c'est-à-dire que malheureusement
15:57ça bénéficie quand même
15:59de plus en plus
16:00à une proportion
16:01de la population
16:02qui se réduit.
16:03La consommation
16:04c'est une marche en avant
16:05sur tous les pays du monde,
16:07y compris des pays comme...
16:08Alors voilà,
16:09est-ce qu'on peut imaginer
16:11les économies,
16:11les sociétés tenir
16:13avec effectivement
16:14une consommation
16:14qui certes résiste
16:15mais du fait
16:16d'une minorité
16:17de plus en plus riche
16:18qui à elle seule
16:19tient toute la conso
16:19et puis le reste de la population,
16:21les classes moyennes
16:21qui n'arrivent plus
16:22à participer à ça ?
16:23Est-ce que ça peut tenir
16:24comme ça ?
16:25Vous écoutez
16:25les gens de la tech,
16:26il y aura du revenu universel,
16:28il y aura du dosage
16:31pour accompagner le mouvement
16:32et éviter qu'il y ait
16:33trop de casse sociale,
16:34il faut l'appeler
16:35H1H1.
16:36Mais en attendant,
16:38il n'y a pas
16:38le grand soir
16:41des destructions d'emplois
16:42telles qu'on nous les a annoncées
16:44mais à chaque révolution industrielle,
16:46c'est quand même
16:46un petit peu
16:47les mêmes réflexes
16:48qui ressortent.
16:49Oui, il y a des mutations,
16:50oui, il y a des gens
16:50qui vont devoir se réinventer
16:52mais nous les premiers
16:54en asset management aussi,
16:55c'est des outils
16:56qu'on utilise
16:57au quotidien,
16:58je pense pour la plupart maintenant
17:00et quand on avait
17:01une idée d'embaucher
17:03peut-être une ou deux personnes,
17:04c'est peut-être une
17:05et on va essayer
17:06de scaler différemment.
17:08Donc voilà,
17:08c'est des enjeux aussi
17:09de manière transversale
17:11pour beaucoup de gens.
17:12Quand une économie,
17:13la croissance surtout
17:14tient essentiellement
17:15sur l'investissement,
17:16ce qui est le cas
17:16de l'économie américaine
17:17aujourd'hui,
17:18grâce aux investissements
17:18dans l'IA
17:19et la consommation,
17:20mais cette consommation
17:21portée par une minorité
17:22de plus en plus réduite
17:23alors que la classe moyenne
17:25et une grande partie
17:26des classes populaires
17:26ne participent plus
17:28à cette économie,
17:28en tout cas à ce rythme
17:29de croissance.
17:30On se dit quoi Stéphane ?
17:31On se dit ça peut tenir,
17:32ça peut aller plus loin ?
17:34Il ne faut pas trop
17:35caractériser non plus,
17:36c'est vrai que les 10%
17:37les plus riches
17:38consomment le plus.
17:3950% de la consommation
17:40c'est les 10% les plus riches
17:41aux Etats-Unis.
17:42Ce n'est pas aberrant
17:44d'un point de vue historique
17:46sur les Etats-Unis.
17:47D'une part,
17:48les plus riches
17:49sont de plus en plus riches.
17:51En fait,
17:51ce que vous faites,
17:52la règle de coin de table,
17:58c'est quand ils gagnent
17:59un milliard en bourse,
18:00ils dépensent le tiers
18:01dans l'année qui suit.
18:03Donc là,
18:03à l'heure actuelle,
18:04avec la bourse qui explose,
18:05vous allez avoir
18:06une conso qui va très bien tenir.
18:08Et puis les classes moyennes
18:09ne s'en sortent pas
18:09si mal que ça.
18:10Parce qu'il y a
18:11un très bon papier
18:12de Rex & Code
18:13qui vient de sortir
18:14qui montre que les Français
18:15parlent beaucoup plus
18:15que la moyenne des Européens
18:16mais sont plus pauvres.
18:18Simplement parce qu'ils
18:18ne mettent rien en bourse.
18:19Ou pas assez.
18:21Les Américains,
18:22ils ont tous
18:22un 401k,
18:23c'est-à-dire des fonds
18:25de pension
18:26avec une exposition
18:27sur la bourse.
18:28Il ne faut pas oublier
18:29que le prix de l'immobilier
18:30a progressé.
18:31Donc si vous avez eu
18:33un emprunt immobilier
18:34il y a 2-3 ans,
18:35votre emprunt baisse
18:36petit à petit
18:37alors que le prix
18:38de l'immobilier augmente.
18:40Donc finalement,
18:42ce n'est pas uniquement
18:4310% de gens
18:44qui consomment
18:45et 90%
18:45qui sont dans la panade.
18:47Ce n'est pas du tout vrai.
18:48Il y a toute une partie
18:49au milieu
18:49qui va relativement bien
18:51en fait aux Etats-Unis.
18:53Et quand on regarde
18:54les dernières données
18:55de carte bleue
18:56par exemple,
18:56donc on a ça
18:57au jour le jour
18:58chez certaines grandes banques,
19:01ça tient relativement bien
19:03les Etats-Unis
19:04une fois de plus.
19:04Oui, effectivement.
19:06Alors le S&P sort
19:07de 8 hausses d'affilée.
19:07On est en train
19:08d'en signer une neuvième.
19:09On va regarder cette séance
19:10dans les yeux.
19:11On est à 13 minutes
19:12de la clôture
19:12ici en Europe.
19:13On en a eu.
19:14On accélère.
19:15Un dernier in-roite
19:15de cette séance.
19:16On est toujours en hausse.
19:17Le CAC gagne 0,8%.
19:198213 points
19:19portés par les valeurs tech.
19:21Schneider,
19:21vous en parliez,
19:224% de hausse.
19:23Et puis surtout STM
19:24qui double son objectif
19:25de chiffre d'affaires
19:26d'un coup,
19:26comme ça.
19:27Plus 15%
19:27pour STMicroelectronics.
19:29à la baisse.
19:30La tech aussi quand même
19:31à la baisse.
19:31Ce système qui avait bien
19:32progressé hier
19:33perd 4%.
19:33Capgemini,
19:34moins 5.
19:35Et donc à Wall Street,
19:36c'est une neuvième hausse
19:37d'affilée qu'on est en train
19:38de vivre pour le S&P 500.
19:39Le Nasdaq,
19:40lui, gagne aussi 0,3%.
19:42On doit être sur
19:42de nouveaux records d'ailleurs
19:43à nouveau aujourd'hui
19:43à Wall Street.
19:45Effectivement Antoine,
19:46vous me confirmez,
19:47nouveau record à l'instant.
19:48Oui, le S&P 500
19:49qui a largement battu
19:50son record historique
19:51et on est du côté
19:53des 7620 points.
19:54C'est une fusée
19:55ces marchés américains.
19:56Qu'est-ce qu'il vaut mieux ?
19:56On dit toujours sur les marchés
19:57qu'il ne faut pas essayer
19:58d'attraper un couteau
19:58qui tombe.
20:00Est-ce qu'essayer d'attraper
20:01une fusée en plein vol,
20:02c'est plus prudent
20:03qu'attraper un couteau
20:04qui tombe ?
20:04Pas sûr.
20:05Attraper une fusée
20:06en plein vol,
20:06il vaut mieux aller à la salle.
20:08C'est sûr que si on démarre
20:09de zéro et qu'on n'a jamais
20:11investi en bourse,
20:12c'est un peu peut-être
20:14plus compliqué de rentrer
20:15aujourd'hui.
20:16Mais honnêtement,
20:17encore une fois,
20:18la progressivité,
20:19les IPOs seront l'occasion
20:20pour certains
20:21de mettre un pied
20:22aussi dans le marché,
20:23de suivre aussi.
20:25On parlait de...
20:25C'est hyper intéressant
20:26ce qui se passe.
20:27Il y a des histoires
20:27à raconter,
20:28on suit l'évolution.
20:29Il y a un côté aussi
20:30stimulant intellectuellement
20:31de suivre l'évolution
20:32de ces investissements.
20:33Et je pense que c'est ça aussi
20:34la plus jeune génération
20:36qui s'intéresse.
20:37Il n'y a pas que les cryptos
20:38dans la vie.
20:39Il y a aussi les cryptos,
20:40mais il y a aussi
20:40l'économie réelle
20:41et puis l'économie
20:43telle qu'elle va être
20:43dessinée demain
20:44dont ces entreprises
20:46participent largement.
20:47Oui, oui.
20:47Et avec l'IA,
20:48il y a même des enjeux
20:51parties des fabricants
20:52d'une nouvelle civilisation.
20:53C'est vrai,
20:53quand on raisonne long terme,
20:54c'est probablement ça
20:55qui est en train de commencer
20:57à surgir et apparaître.
20:58Mais alors à choisir,
20:59plutôt l'Europe
21:00ou plutôt les Etats-Unis ?
21:01Les Etats-Unis,
21:01c'est la fusée.
21:02Est-ce qu'on essaie
21:02d'attraper la fusée
21:03en pleine ascension
21:04ou est-ce qu'on choisit
21:05de monter sur le vélo européen
21:07qui avance plus tranquillement ?
21:09Stéphane ?
21:09Moi ?
21:10Les deux, mon général.
21:13Non, pour être honnête,
21:15moi j'ai un fond international,
21:16on est en train de revenir
21:17sur les Etats-Unis,
21:19mais je pense qu'il y a
21:21sur l'Europe.
21:22On lit beaucoup de choses
21:23très négatives
21:24et c'est toujours pareil
21:25en économie.
21:26La question,
21:26c'est où est-ce que vous mettez
21:27le curseur ?
21:28Et un, le choc pétrolier
21:30qu'on a vécu
21:31a été absorbé
21:32beaucoup mieux
21:32que ce que nous disaient
21:34beaucoup de gens.
21:35Deux, vous avez un choc
21:37de l'IA,
21:37c'est ce dont on parlait
21:38tout à l'heure,
21:39qui augmente la productivité.
21:40On a des marges
21:41d'entreprise en Europe
21:42qui ne sont pas loin
21:43des plus hauts historiques
21:43et qui continuent
21:44de progresser.
21:46Donc, il y a de très,
21:48très belles valeurs
21:48en Europe.
21:50On parlait de Schneider,
21:51le coup de chance,
21:54il a très bien marché
21:55aujourd'hui.
21:56Donc, vous avez des moyens
21:57de vous exposer à l'IA,
21:59à la fois chez les fournisseurs
22:00et chez les bénéficiaires
22:01de l'IA.
22:03Donc, pour l'instant,
22:04nous, on est plutôt
22:06en train de revenir
22:06sur les États-Unis.
22:08Il ne faut surtout pas
22:09sortir de l'Europe,
22:10je pense.
22:11D'accord.
22:11Mais par exemple,
22:11la défense qui était
22:12le trend,
22:13le grand trend
22:14des derniers trimestres,
22:15on sent que c'est moins le cas.
22:16La défense, moi,
22:17j'ai un petit peu du mal
22:17parce que, un,
22:19vous avez quand même
22:19une détérioration des budgets
22:20en Europe
22:21avec ce qu'on a vécu.
22:23Donc, forcément,
22:24vous avez les Allemands
22:24qui commencent à rediriger
22:25une partie des dépenses
22:27sur des dépenses sociales.
22:29Ça se fait à la marge,
22:30mais c'est toujours ça.
22:31Vous avez déjà énormément
22:33de bonnes nouvelles
22:34qui sont dans les cours.
22:36Je regardais,
22:36Rain Metal, par exemple,
22:37fait partie des valorisations
22:38les plus élevées
22:39de l'Eurostock.
22:41Et puis, troisième point,
22:42il y a quand même
22:44nos chers amis allemands,
22:46le gouvernement
22:46commence à se chamailler
22:47un petit peu.
22:48Si vous avez un gouvernement
22:50qui tombe,
22:50ce qui n'est pas impossible,
22:51enfin, je vois des experts
22:54géopolitiques dire
22:55que ce n'est pas totalement
22:56impossible dans un horizon
22:57de six mois,
22:58vous allez remettre en cause
23:00les dépenses.
23:01Donc, la défense,
23:02nous, on aime bien
23:03certains titres,
23:05plutôt les small caps
23:05qui n'ont pas énormément
23:07progressé
23:08et qui peuvent faire
23:09l'objet d'un rachat.
23:12Alors là,
23:13vous ne pouvez pas
23:13juste dire ça.
23:15C'était une ou deux
23:15que vous avez en portefeuille.
23:17C'est pas un conseil.
23:18Excel, par exemple,
23:19ils font des drones.
23:21Très bien.
23:21C'est une proie potentielle
23:22pour vous, Excel ?
23:24Oui, pourquoi pas ?
23:25Je ne sais pas,
23:25mais ce ne serait pas
23:26complètement idiot
23:27de penser qu'à un moment
23:28en tout cas,
23:28c'est une option gratuite.
23:29C'est-à-dire que
23:30c'est une belle entreprise
23:31et en plus,
23:32on ne sait jamais,
23:33ils peuvent se faire acheter.
23:34Mais le secteur
23:35dans son ensemble,
23:36effectivement,
23:37je suis un peu moins excité
23:39que je l'ai eu été.
23:40D'accord, oui.
23:41Et vous, Renan ?
23:42Je suis d'accord.
23:43Pas d'Europe bashing ?
23:44Ça, c'est un jeu facile.
23:46Oui, c'est un jeu facile.
23:48Les internationaux aiment bien faire ça.
23:50Nous, on trouve quand même
23:51que les entreprises européennes
23:53dans leur ensemble
23:53ont plutôt joué la prudence
23:55ces dernières années
23:56et du coup,
23:57s'adaptent beaucoup plus facilement
23:58à tous les coûts qu'ils prennent.
23:59Parce que globalement,
24:00on n'est quand même pas épargnés
24:01et ont cette capacité d'adaptation
24:04que malheureusement,
24:05les États n'ont pas.
24:06Le côté un peu décevant,
24:07c'est le fameux programme allemand
24:09de dépenses
24:10qui finalement en peine à arriver
24:11et on n'en voit jamais
24:12le bout du bout.
24:16Et la faiblesse structurelle
24:17de la croissance.
24:18Parce que si on additionne
24:19Italie, Allemagne, France,
24:20c'est quand même plus de 50%
24:21du PIB européen,
24:22on va être à 0,5, 0,6
24:24de croissance cette année.
24:25Dans un contexte
24:26où l'inflation,
24:27qu'on le veuille ou pas,
24:28est quand même au-dessus
24:29des niveaux cibles,
24:30comme aime nous le dire la BCE.
24:33Donc, on va avoir
24:33deux hausses de taux.
24:35Nous, on aurait préféré
24:36juste en avoir une
24:37pour la forme
24:38et montrer qu'elle était présente.
24:40Ce sera plus qu'une autre.
24:41Donc, j'ai peur que malheureusement,
24:44certains au sein
24:45de l'autorité monétaire,
24:47comme j'aime bien l'appeler,
24:50militent pour une deuxième hausse,
24:51ce qui veut dire
24:51qu'on aura sans doute
24:53deux baisses l'année prochaine.
24:54Parce qu'il faudra venir
24:54en soutien à la croissance
24:56européenne.
24:57Donc, la partie small,
24:58oui, il peut avoir
24:59des opérations,
24:59on l'a dit tout à l'heure,
25:00il y a quand même
25:00un peu de M&A,
25:01il y a les Américains
25:03qui viendront peut-être
25:03faire des emplettes chez nous.
25:04Mais la tech,
25:05si on veut de la tech,
25:06c'est soit dans le monde
25:07émergent,
25:08slash la Chine,
25:09soit les US.
25:09Je vous écoute,
25:10vous avez commencé
25:12en disant
25:12qu'il ne faut pas faire
25:13d'euro bashing.
25:13En réalité,
25:14il n'y a pas eu
25:14beaucoup d'arguments
25:15en faveur de l'Europe
25:15dans ce que vous venez de nous dire.
25:16J'en manque un peu,
25:18je suis d'accord.
25:20Mais la croissance des bénéfices
25:22est quand même au rendez-vous.
25:24Il y a des belles signatures,
25:27on en a nommé déjà
25:28quelques-unes.
25:29Donc, il y a des choses à faire.
25:30Et sur les publications,
25:31l'Europe a bien publié
25:33au premier trimestre.
25:33Le wording du débit,
25:34après le premier trimestre,
25:36c'est un peu derrière nous.
25:37Le ralentissement,
25:38il est maintenant.
25:38Le ralentissement,
25:39il est maintenant,
25:40il est dans les prochains mois.
25:41Donc là, il ne faut pas...
25:42J'ai essayé d'apporter
25:43des arguments en faveur de l'Europe.
25:45Mes analystes,
25:46ils m'ont dit exactement
25:47la même chose que vous
25:48il y a à peine deux heures.
25:50Et la période
25:51de publication de résultats
25:52a été somme toute très bonne,
25:54voire dans certains cas
25:55exceptionnelle.
25:56Mais ce qu'on a devant nous
25:59est quand même
25:59nettement moins encourageant.
26:01Donc, il y aura
26:01un effet d'entraînement
26:02avec toutes les dépenses
26:03qui vont russeller des US
26:05un petit peu vers chez nous.
26:06Les annonces à SoftBank...
26:07Mais j'ai envie de dire
26:08que c'est plus de l'indirect
26:09que du direct.
26:10Voilà, c'est...
26:11Si on devait résumer.
26:11Oui, et en plus,
26:12il y aura sans doute
26:12une, voire deux,
26:13voire plus de hausses de taux
26:15de la BCE.
26:15Au moins une.
26:16La semaine prochaine,
26:16elle est très attendue
26:17désormais par le marché.
26:18Cette première hausse de taux
26:19de la BCE depuis 2023.
26:21On a eu le chiffre d'inflation,
26:22en effet,
26:22qui confirme une accélération
26:24au mois de mai.
26:24L'inflation en Europe
26:25a atteint 3,2%
26:26conformément aux attentes.
26:27Mais hors éléments volatils,
26:28hors énergie,
26:29l'inflation progresse
26:30plus qu'attendu.
26:30Ça, c'est pas une bonne nouvelle.
26:31Elle commence à se diffuser
26:32un peu, cette inflation-là.
26:34C'est un problème pour nous,
26:35c'est un problème aussi
26:36pour les Américains.
26:36Le problème, c'est que nous,
26:37on a moins de croissance
26:37que les Américains.
26:38C'est la stagflation
26:39qui nous prend en est
26:39désormais ici en Europe ?
26:42Stagflation, c'est un vilain mot,
26:44c'est un gros mot.
26:46Ce qui est vrai,
26:46c'est que vous avez
26:48un choc pétrolier,
26:48donc la croissance baisse,
26:50l'inflation monte,
26:51ça, c'est la réaction habituelle.
26:53Alors, je veux pas vous bombarder
26:54de chiffres,
26:54mais les attentes du consensus
26:56étaient à 1,1 de croissance
26:58pour la zone euro cette année.
26:59On est maintenant à 0,8.
27:01Donc, c'est pas non plus
27:03une révision extraordinaire.
27:05On est sur la marge d'erreur.
27:07Ça tient compte
27:07de l'effet des hausses de taux ?
27:09Non, mais les hausses de...
27:10Alors, juste sur ça,
27:13la révision de croissance
27:14est mineure.
27:14Par contre, l'inflation,
27:15on est passé de 2
27:16à quasiment 3,5.
27:17Donc là, vous avez
27:18un énorme changement.
27:20Donc, si vous êtes
27:21une banque centrale,
27:22vous voyez peu d'impact
27:22sur la croissance,
27:23beaucoup d'impact
27:24sur l'inflation,
27:24je suis pas convaincu
27:26de la nécessité
27:26d'augmenter les taux,
27:27mais ça se plaide.
27:29Et l'autre argument,
27:30c'est l'argument de Lane.
27:31Lane, c'est le
27:32chief economist
27:33de la BCE.
27:35C'est plutôt un dovish,
27:37c'est-à-dire
27:38quelqu'un qui n'aime pas
27:38les hausses de taux,
27:39etc.
27:40Lane nous dit
27:41les taux neutres
27:42en zone euro,
27:43c'est entre 2 et 2,5.
27:44On est à 2.
27:46Si on fait une hausse des taux,
27:48il n'y a pas non plus
27:49mort d'homme.
27:50C'est l'impact
27:51d'une hausse de taux,
27:5225 BP,
27:53vous mettez ça
27:53dans les modèles
27:54canoniques économiques.
27:56Vous avez 0,1%
27:57sur le PIB
27:58trois trimestres plus tard.
28:01C'est juste signaler
28:02qu'on ne parlera pas
28:04de l'inflation.
28:05Et c'est toujours
28:05la lettre
28:06et l'esprit de la lettre.
28:07Et là,
28:07on irait vraiment
28:08dans la lettre.
28:09Une fois de plus.
28:09Je ne suis pas convaincu
28:11de la nécessité
28:12de monter les taux.
28:13L'impact de 25 BP,
28:18si vous voulez,
28:19ce n'est pas non plus...
28:20Et pendant ce temps,
28:21Kevin Noir,
28:22je lui bois du petit lait,
28:22le nouveau patron de la Fed.
28:23Depuis qu'il est arrivé
28:24à la tête de la Fed,
28:25Wall Street n'a toujours pas baissé.
28:26Oui.
28:27Toujours pas.
28:27C'est le nouveau patron de la Fed
28:28qui a eu le plus de hausse
28:30de Wall Street
28:30au début de son mandat.
28:31Il n'y a rien fait
28:32pour l'instant.
28:33Il n'est pas pour grand-chose.
28:35Alors,
28:35Kevin Noir,
28:36peut-être parce qu'il n'a rien fait
28:36que Wall Street progresse d'ailleurs.
28:38Oui.
28:38Là,
28:39c'est une autre paire de manches.
28:40Moi,
28:40je suis un petit peu dubitatif
28:42sur la Fed
28:42parce que vous avez encore
28:43des créations d'emplois.
28:45Tu le disais,
28:45on a eu un chiffre encore
28:46qui était bon.
28:47Donc,
28:48on est en train de glisser
28:48vers 4% de taux de chômage
28:50gentiment,
28:51mais sûrement.
28:51Il baisse le chômage.
28:52Alors que la Fed
28:53a un objectif à 4,5,
28:55qui n'est pas officiel,
28:56mais on sait que c'est ça.
28:58Et l'inflation
28:59va être au-dessus de 3
29:00pour la cinquième année de suite.
29:03Donc,
29:03baisser les taux
29:04dans ces cas-là,
29:05je suis un petit peu dubitatif.
29:07Et si vous regardez
29:08les taux de long,
29:10ils commencent à glisser
29:11vers le haut
29:11et à s'inquiéter
29:13de l'inflation.
29:14Donc,
29:15pour la Fed,
29:16pour l'instant,
29:17tout va bien.
29:17Jusqu'ici,
29:18tout va bien.
29:19Ça va être un petit peu
29:20plus compliqué,
29:21je pense.
29:21et c'est...
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