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Manuel Bompard, coordinateur national de La France Insoumise et député de les Bouches-du-Rhône, affronte les questions de BFMTV sur la canicule historique et l'explosion des prix du carburant.
Face à la crise énergétique, il défend la priorité absolue des insoumis pour l'écologie avec la rénovation thermique des logements.
Pour protéger immédiatement le pouvoir d’achat face aux superprofits des entreprises pétrolières, il détaille la stratégie du blocage des prix à la pompe en s’appuyant sur l'exemple des territoires d'Outre-mer et dénonce les mécanismes de spéculation des marchés.

#Bompard #Carburant #climat #lfi #Ecologie

00:00 Intro
00:31 Manuel Bompard
10:21 Outro

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Réponses au quiz de fin :
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Quelle mesure sur les carburants préconise La France Insoumise ?
➡ Le blocage des prix.

Quelle énergie doit être développée pour sortir des énergies carbonées ?
➡ L'électricité.

À quoi est liée l'augmentation des événements climatiques extrêmes ?
➡ Au réchauffement climatique.

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Transcription
00:00Chaque jour, en France, les pétroliers, 12 millions d'euros de super profit.
00:04Chaque jour.
00:05Pendant que de l'autre côté, vous avez des gens qui ne vont plus se déplacer,
00:09qui ont des difficultés pour aller travailler.
00:11Cette situation est inacceptable.
00:13Donc la seule mesure pour répondre à ça, c'est le blocage des prix.
00:15Et c'est la seule mesure qui coûte 0 euro à l'État.
00:18Ça coûte 0 euro à l'État, ça met à contribution les marges des profiteurs de crise.
00:27– Il faut lutter contre la dépendance au pétrole.
00:30– Ah évidemment, il faut préparer la pré-pétrole.
00:32– Est-ce que bloquer les prix des carburants, c'est lutter contre la dépendance ?
00:35Puisque je rappelle que c'est la mesure que vous prépénisez.
00:38– Je comprends sincèrement votre question, mais vous devez distinguer…
00:41– Il y a quelque chose d'un peu paradoxal.
00:42– Non, je crois qu'il faut que vous distinguiez dans les réponses politiques.
00:46Les réponses politiques qui sont de l'ordre du court terme,
00:48c'est-à-dire des gens aujourd'hui qui n'ont pas d'alternative
00:51et qui sont obligés d'utiliser leurs voitures qui fonctionnent avec du carburant
00:54et donc issues du pétrole, vous ne pouvez pas du jour au lendemain leur dire
00:58« Désolé, vos voitures, elles ne vont plus pouvoir rouler. »
01:01Et ensuite, avoir une politique à moyen et à long terme
01:03qui effectivement électrifie, qui sort de la dépendance aux énergies carbonées,
01:08il faut faire les deux choses.
01:09Ce qui est quand même assez surprenant, c'est que vous avez un gouvernement
01:11qui attend qu'on soit dans une crise terrible d'augmentation des prix du carburant
01:16pour commencer à se poser la question de l'électrification.
01:18Il fallait peut-être y penser avant, précisément,
01:19pour ne se retrouver dans cette situation.
01:21Sur votre mesure, sur le blocage des carburants,
01:23le gouvernement, et pas que lui d'ailleurs,
01:25certains économistes aussi vous disent,
01:26le blocage des prix, c'est la pénurie.
01:28Donc on aura des prix bloqués moins chers,
01:31mais il n'y aura plus de carburant à la pompe.
01:33Qu'est-ce que vous répondez là-dessus ?
01:34Que le blocage des prix, ça existe dans les départements
01:36et territoires d'Outre-mer aujourd'hui.
01:38On a un blocage des prix et un blocage des marges.
01:40Mais ce n'est pas un blocage des prix en Outre-mer.
01:43Il y a un plafonnement des prix
01:44qui est revu tous les mois par le préfet.
01:48J'ai regardé les chiffres avant de vous recevoir
01:49parce que c'est vrai que depuis des semaines,
01:50vous citez notamment le cas de la Réunion,
01:53de la Guadeloupe et de la Martinique.
01:55Tous les mois, le préfet là-bas,
01:57réhausse, vous savez ce qui s'est passé
01:59en Guadeloupe et en Martinique le mois dernier,
02:0131 centimes de plus pour le gazole
02:03et 17 centimes pour le super.
02:04Là où je vous donne le point,
02:05là où c'est vrai,
02:06c'est qu'il reste moins cher qu'en métropole.
02:08Mais ça augmente quand même
02:10et ça augmente le mois d'après.
02:11Je vous remercie d'avoir fait ce travail
02:12parce qu'aucun de vos collègues
02:13quasiment l'avait fait pour l'instant.
02:14C'est à force de vous entendre dire ça.
02:15Je vous remercie de l'avoir fait.
02:16Mais ce n'est pas un blocage.
02:17Attendez, si, si, c'est un blocage des prix.
02:18C'est juste que le blocage des prix,
02:21c'est fixer un prix
02:22et cette fixation du prix,
02:23elle a lieu chaque mois dans une réunion.
02:25Donc ça augmente avec un mois de retard
02:26et ça baisse avec un mois de retard.
02:28Vous avez raison,
02:29il y a des mesures de contrôle des prix
02:31et des mesures d'encadrement des marges.
02:33Ce qu'il faut dire,
02:34c'est que les prix sont aujourd'hui plus bas
02:35que ce qu'ils sont aujourd'hui dans l'Hexagone
02:37et que la hausse,
02:39elle a mis beaucoup plus de temps.
02:40Un mois.
02:44Peut-être la même chose à la baisse.
02:45Donc au final,
02:46dans la poche des automobilistes
02:47de La Réunion ou de Guadeloupe...
02:48Je pense qu'aujourd'hui,
02:49les automobilistes de La Réunion ou de Guadeloupe,
02:51ils sont contents de voir
02:52que les prix du carburant sont plus faibles
02:54que ce qu'ils sont aujourd'hui dans l'Hexagone.
02:56Ensuite, est-ce que cette mesure-là,
02:58elle est parfaitement appliquée ?
02:59Est-ce qu'on ne peut pas faire mieux ?
03:00Je pense qu'on peut faire bien mieux.
03:01C'est-à-dire que même ces mesures de contrôle
03:03et de fixation du prix,
03:05elles pourraient permettre
03:06de s'en prendre davantage aux marges.
03:08Parce que pourquoi on veut fixer le prix ?
03:09C'est parce qu'aujourd'hui,
03:11il faut que tout le monde
03:11qui nous écoute le comprenne.
03:12Ça ne coûte pas plus cher
03:13de produire un litre de carburant aujourd'hui
03:15qu'avant le déclenchement de la guerre.
03:17Ça ne coûte pas plus cher,
03:17vous êtes d'accord ?
03:18Si aujourd'hui,
03:19les prix sont plus importants...
03:20Ça dépend si on le produit
03:20ou si on l'achète sur les marchés.
03:22Non, mais à la production...
03:23Sur les marchés,
03:23ils coûtent plus cher.
03:24À la production,
03:24ça ne coûte pas plus cher.
03:25Il n'y a pas eu quelque chose
03:26qui fait que c'est...
03:27Bon, pourquoi ?
03:28Parce qu'il y a des mécanismes
03:29de spéculation au milieu.
03:29Bon, donc la question
03:31d'une mesure de contrôle des prix,
03:32c'est face à des mécanismes spéculatifs.
03:34Arrêtez cette situation
03:35dans laquelle vous avez
03:36l'immense majorité des Français
03:38qui tirent la longue,
03:39qui se serrent la ceinture,
03:40qui n'arrivent pas à s'en sortir,
03:41qui réduisent y compris
03:42ses déplacements.
03:43Et de l'autre côté,
03:44des grandes entreprises
03:44qui font...
03:45Attendez bien !
03:46Chaque jour, en France,
03:47les pétroliers,
03:4812 millions d'euros
03:49de super profits.
03:50Chaque jour.
03:51Pendant que de l'autre côté,
03:52vous avez des gens
03:53qui ne vont plus se déplacer,
03:55qui ont des difficultés
03:56pour aller travailler.
03:57Bon, cette situation,
03:58elle est inacceptable.
03:59Donc la seule mesure
03:59pour répondre à ça,
04:00c'est le blocage des prix.
04:01Et c'est la seule mesure
04:02qui coûte zéro euro à l'État.
04:04Ça coûte zéro euro à l'État,
04:05ça met à contribution
04:06les marges des profiteurs de crise.
04:07On va atteindre les 40 degrés
04:08dans les jours qui viennent.
04:10Est-ce qu'il faut s'habituer
04:11ou est-ce qu'il faut s'adapter ?
04:13Ou les deux ?
04:14Il faut s'adapter
04:16et il faut lutter
04:18contre le réchauffement climatique
04:19parce que l'augmentation
04:20de ces événements climatiques extrêmes
04:22est liée à l'augmentation
04:24de la température
04:25et donc au réchauffement climatique.
04:27Quelle est la mesure
04:28que vous prendriez tout de suite
04:30qui n'a pas encore été prise ?
04:31Il y en a beaucoup
04:32mais par exemple...
04:32La mesure.
04:33Non mais par exemple,
04:33il y a quelque chose de très simple
04:34et qui devrait normalement
04:35réunir tout le monde.
04:36C'est qu'aujourd'hui,
04:38on a un rythme de rénovation thermique
04:40des logements
04:41qui n'est pas du tout
04:42à la hauteur de la situation.
04:43On estime qu'il faudrait rénover
04:44autour de 600 000 logements par an.
04:46On rénove 100 000, 200 000 logements par an
04:49chaque année
04:49depuis des années et des années.
04:50C'est une mesure
04:51à laquelle tout le monde
04:52aurait un intérêt.
04:54Mais ça coûte très cher.
04:55Oui, mais à un moment,
04:55il faut faire des priorités budgétaires.
04:58Vous réduisez les bouilloirs thermiques,
05:00c'est-à-dire ces logements
05:00dans lesquels les gens vivent
05:01alors qu'ils sont mal isolés.
05:04Évidemment,
05:04ça a un intérêt climatique
05:06et écologique.
05:06Et ça a un intérêt économique
05:08puisque c'est des entreprises
05:09et le secteur du bâtiment
05:10que vous relancez
05:11et à qui vous donnez une activité
05:12pendant des années et des années.
05:13Donc la priorité des insoumis
05:15sur le climat,
05:15ce serait la rénovation thermique
05:17s'il en fallait une.
05:18Je vous donne celle-là,
05:20mais il y a beaucoup
05:20d'autres choses à faire.
05:22Il faut évidemment
05:23avoir une politique
05:24de lutte contre le réchauffement climatique.
05:26Ça en fait partie.
05:27La transition énergétique
05:29est nécessaire,
05:29sortir des énergies carbonées.
05:31Et il faut une politique
05:32d'adaptation au changement climatique
05:33parce qu'on sait
05:34qu'une partie du réchauffement climatique,
05:35on ne pourra pas l'annuler aujourd'hui.
05:37C'est irréversible.
05:48C'est irréversible.
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