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Chaque semaine, CAP PME L’Hebdo donne la parole à celles et ceux qui font avancer l’économie réelle. Autour de Julien Gagliardi, Matthieu Stankowiak, directeur du réseau commercial et des relations extérieures chez CNP Assurances Protection Sociale, Audrey Louail, présidente d’Ecritel, et Camy Puech, président fondateur de Qualisocial, partagent leurs expériences, décryptent les enjeux du moment et apportent des solutions concrètes pour les PME.
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00:03BFM Business présente
00:07Cap PME, l'hebdo, Julien Gagliardi
00:12Très heureux de vous retrouver sur BFM Business, merci d'être avec nous, bienvenue dans Cap PME, l'hebdo, on
00:17est ensemble jusqu'à cet été, BFM Business se mobilise, on va vous aider, vous accompagner, vous dirigeant de PME
00:24et de TI sur vos problématiques du quotidien.
00:26Et au sommaire de cette émission, on va parler de santé, de santé des collaborateurs, de protection sociale, de prévention,
00:33de qualité de vie au travail.
00:34Est-ce que prendre soin de ces collaborateurs, c'est attirer, fidéliser des talents ? Est-ce que c'est
00:40aussi renforcer la performance de l'entreprise ? On évoquera.
00:43Et quelles sont les bonnes pratiques, les bons conseils de nos invités ? Il y en a certainement que vous
00:47pourrez retenir à l'issue de cette émission.
00:49On va en parler avec Mathieu Stankowiak, bonjour.
00:51Bonjour.
00:51Merci d'être avec nous, directeur du réseau commercial et des relations extérieures pour CNP Assurance Protection Sociale.
00:57On en parlera à 12 000 entreprises clientes, 1,4 million de salariés protégés.
01:01Vous avez forcément quelques bonnes pratiques à nous évoquer sur ces sujets.
01:06Nous sommes également avec Audrey Loaille, bonjour.
01:08Bonjour.
01:08Merci d'être avec nous, présidente d'Ecritel, l'un des leaders français spécialistes de l'hébergement infogéré et du
01:13e-commerce.
01:14Et vous avez fait le choix justement de placer ces sujets de la protection sociale et la protection des collaborateurs
01:20justement aussi au centre de vos préoccupations.
01:22Vous nous raconterez comment vous avez mis en marche tout ça dans votre entreprise.
01:26Et nous sommes également avec Camille Puèche, bonjour.
01:28Bonjour.
01:29Merci d'être avec nous, président et fondateur de Cali Sociale, des experts en prévention au service des entreprises.
01:34Et vous êtes justement très engagée, Camille, sur le sujet de la santé mentale dans l'entreprise, au travail.
01:40On en parlera justement avec vos nombreuses casquettes.
01:43On aura l'occasion notamment d'y revenir sur ces sujets.
01:46Un premier, peut-être tour de table, un premier mot ensemble justement sur ce sujet de la santé, de la
01:51protection sociale de manière large en tant que levier stratégique justement pour l'EPM.
01:57Mathieu, justement, on le disait, de nombreux assurés que vous observez d'une certaine manière aussi le comportement au quotidien.
02:05Comment est-ce que vous observez justement l'évolution de la prise en compte de ces sujets aujourd'hui dans
02:10les entreprises et par les dirigeants ?
02:13Longtemps, la protection sociale en France était la santé, la prévoyance.
02:16Et ça a été vécu comme une contrainte, comme de l'administratif, comme de la réponse à une réglementation ou
02:22une loi.
02:23La protection sociale moderne, c'est tout autre chose.
02:25Ça prévient les fragilités dans l'entreprise.
02:28Ça répond aux besoins des salariés en les protégeant au quotidien avec la mutuelle.
02:32Ça aussi les protège en cas d'aléas de la vie les concernant.
02:36Et puis aussi, c'est tout ce qui est épargne salarié et épargne retraite qui vient préparer l'avenir.
02:40Voilà, ce n'est plus qu'une menace, mais c'est bel et bien une opportunité d'avoir un package
02:46global de rémunération et donc de services associés et utiles aux salariés.
02:51On ressent aussi derrière ça, j'allais dire, la notion de volonté.
02:54C'est-à-dire qu'il y avait, bon, on a mis la mutuelle, tout le monde est content, maintenant
02:57on passe à la suite.
02:58C'est quand même plus ça, finalement.
02:59Vous parlez de protection sociale moderne, il y a un souhait, une envie finalement aussi du dirigeant d'entreprise de
03:04proposer davantage de protection.
03:06Oui, parce qu'en fait, le dirigeant d'entreprise, il est au quotidien dans des sujets de recrutement, de talent,
03:13de fidélisation de ses collaborateurs clés,
03:15mais aussi de veiller à la performance de son entreprise et au maintien de la continuité de son entreprise, limiter
03:22l'absentéisme et autres.
03:23Et donc, pour avoir une vraie proposition employeur, il faut élargir le spectre, en tout cas, d'une contrainte en
03:29faisant justement un enrichissement de catalogue.
03:31Audrey Louaille, est-ce que la prise en compte aujourd'hui de ce sujet, ça en fait, pour vous, selon
03:37vous, un levier de recrutement ?
03:39Ou c'est finalement, aujourd'hui, simplement un levier de fidélisation dans un premier temps ? Comment vous regardez ça
03:44?
03:44Alors, ça a été beaucoup en levier de recrutement à l'époque de la pénurie de main-d'œuvre, sur
03:48nos métiers, ingénieur système, réseau, il y a quand même pas mal, cybersécurité, il y a de la pénurie.
03:53Aujourd'hui, malheureusement, avec la conjoncture économique, il n'y a plus de problème de pénurie.
03:59On avait à peu près, en général, 20 postes ouverts en continu. Aujourd'hui, tous les postes sont pourvus.
04:05Donc, c'est plutôt vraiment sur de la fidélisation où c'est important. Aujourd'hui, sur les salaires, sur les
04:11métiers dont je vous parle, les grilles de salaire sont relativement semblables dans toutes les entreprises.
04:16Ce qui va vraiment faire la différence, ça va être ces éléments de rémunération variable ou davantage, soit conventionnel, mutuel,
04:26retraite, etc., soit extra-conventionnel.
04:29Et puis, même la mutuelle, effectivement, il y a mutuelle et mutuelle. Une bonne mutuelle pour un collaborateur, c'est
04:34dormir sur ses deux oreilles, c'est protéger sa famille et c'est un critère aussi de sécurité.
04:38Et ça donne parfois aussi envie de rester dans l'entreprise.
04:40Tout à fait.
04:41Ça peut être effectivement important. Est-ce que c'est aussi un vecteur, un levier finalement de performance de l
04:48'entreprise ?
04:49Est-ce que parce que le collaborateur, il dort sur ses deux oreilles, du coup, il dort 8 heures et
04:53donc il est frais quand il arrive le matin au travail ?
04:55Mais est-ce que vous avez le sentiment au fil que finalement, ça crée quelque chose de positif dans le
04:59comportement des collaborateurs ?
05:00Ça crée tout à fait, surtout sur les avantages, on va dire, extra-conventionnels.
05:06Par exemple, parlons de l'actionnariat salarié, du partage de la valeur.
05:13Ça permet de mettre le collaborateur à nos côtés et de ramer tous dans le même sens vers les mêmes
05:18avantages.
05:19Donc oui, c'est un critère de performance qui est, à mon avis, le principal aujourd'hui,
05:23et en tout cas qui nous a été mis dans notre entreprise depuis plusieurs années et pour tous les collaborateurs
05:27depuis deux ans.
05:28N'importe quel collaborateur d'Écritel peut aujourd'hui devenir actionnaire de la société à tarif préférentiel.
05:34Et donc, l'entreprise gagne, le collaborateur gagne. Et ça, c'est un critère de confiance.
05:39Effectivement, c'est important. On voit d'ailleurs à quel point le sujet du partage de la valeur et de
05:41la protection sociale
05:42sont effectivement intimement liés. On en a parlé notamment il y a quelques jours dans cette émission.
05:48Camille Puyach, est-ce que vous partagez effectivement cet avis ? Le sujet de la fidélisation du recrutement,
05:52mais aussi effectivement le sujet de la performance. Avoir des collaborateurs en bonne santé,
05:57et ce n'est pas qu'en bonne santé physique, on va y revenir notamment avec vous,
06:00c'est effectivement aussi important. Et en quoi ça sert la performance de l'entreprise ? Comment on fait ce
06:05lien ?
06:06Il y a plusieurs choses. Parce qu'il est immuable du travail que pour donner son plein potentiel,
06:10il faut avoir de l'énergie. Et ça, depuis la nuit des temps, ça existe.
06:14On vit une conjoncture qui est assez négative. On voit que la part des Français sous le seuil de pauvreté
06:20augmente.
06:21Elle a pris de 1,5 sur les dix dernières années. Une des préoccupations principales des travailleurs,
06:28c'est la capacité à financer leur vie. Et ce qui était, ce qui relevait, j'apprécie beaucoup au propos,
06:33ce qui relevait hier d'un plus qu'on allait offrir aux salariés pour le fidéliser,
06:38aujourd'hui, dans beaucoup d'industries, devient un minimum vitable.
06:42Typiquement, les tickets restaurants, qui était un mécanisme, une niche fiscale,
06:47parce que c'est une défiscalisation, finalement, de l'accès au repas,
06:50est devenu un indispensable nécessaire. Et quand on questionne de « est-ce que c'est seulement pour le midi
06:55? »
06:55ou « est-ce qu'on peut l'utiliser pour faire ses courses ? »,
06:57si on veut enlever les courses du ticket resto, on a un gros, gros problème
07:01de pouvoir d'achat de notre population de travailleurs.
07:04Donc, ce qui, hier, relevait d'un plus, aujourd'hui, ça devient indispensable dans une société
07:09qui a besoin de ça pour vivre. Et, on parlait des tickets resto, mais c'est la mutuelle,
07:14c'est tous les avantages, finalement, qu'une entreprise peut mettre à disposition du collaborateur
07:17pour que, eh bien, sa nuit, il la consacre, comme vous le disiez, à dormir et à avoir son plein
07:23potentiel
07:24dédié à son activité professionnelle, versus s'occuper de tous les irritants de sa vie
07:28qui vont faire qu'il ne va pas être en capacité de donner son plein potentiel au travail.
07:31– Justement, Audrey, sur cette question de la sensibilité, justement, des collaborateurs
07:35au pouvoir d'achat, vous avez notamment dirigé Croissance Plus, donc des PME,
07:38vous en avez effectivement rencontré un certain nombre, et toujours, j'imagine, bien sûr,
07:44est-ce qu'aujourd'hui, une entreprise de taille plus modeste, elle peut rivaliser,
07:48d'une certaine manière, avec les grands groupes, dans le package de propositions,
07:51et donc, notamment, effectivement, dans ce gain de pouvoir d'achat en plus
07:54qu'on est capable de donner à ses collaborateurs ? Ou est-ce que c'est plus compliqué ?
07:57– Non, absolument, les PME ont un gros avantage, peut-être, par rapport aux grands groupes,
08:03donc les grands groupes vont pouvoir proposer, grâce à leur CSE, des voyages
08:07et des tas d'avantages, un peu comme ça. La PME, ce qu'elle va pouvoir proposer,
08:11c'est de la proximité, de la proximité avec le dirigeant, et de la flexibilité,
08:15et de la rapidité d'intervention et d'action en cas de besoin.
08:19Et je pense que c'est un vrai plus, cette communication,
08:23cette communication qui va permettre de pouvoir adapter les besoins
08:28à nos collaborateurs. Et je vais vous citer simplement un exemple.
08:31Pour nous, ce qui était important, c'était de proposer une alternative
08:34à nos collaborateurs à la vie parisienne.
08:36Donc, on a ouvert des établissements un peu partout en France,
08:39et un jour, on a fait un sondage en demandant à nos collaborateurs
08:42« Vous avez envie de vivre où ? »
08:44Et ils nous ont dit « En fait, c'est Bordeaux. »
08:46On a ouvert un établissement à Bordeaux, et on a 20 personnes
08:48qui sont parties à aller vivre à Bordeaux.
08:49Alors, ça peut être un peu illusoire,
08:52mais en fait, quand on fait des métiers extrêmement stressants,
08:55offrir comme ça la possibilité à des collaborateurs de partir,
08:57de pouvoir mieux équilibrer leur vie perso et leur vie pro...
09:00Ça fait partie aussi des éléments qui sont importants.
09:02Bon, Mathieu, est-ce qu'il y a une assurance quittée Paris
09:04dans les propositions que vous êtes capables de formuler
09:07aujourd'hui aux dirigeants ? Pourquoi pas ?
09:10Pourquoi pas, effectivement.
09:11Moi, je suis toujours curieux et toujours intéressé aussi
09:13de ce qui se passe sur le marché.
09:15Non, on n'a pas ce type de garantie,
09:17mais par contre, en tout cas, nous, ce que nous proposons,
09:20c'est systématiquement un audit, justement,
09:22de chacune des entreprises.
09:23Parce qu'une problématique d'une entreprise
09:25n'est pas forcément la même que son voisin.
09:28C'est vraiment prendre le temps de regarder
09:30quel est le climat social de l'entreprise,
09:32quels sont ses métiers, quels sont ses problématiques.
09:34Ça, c'est la première chose que vous faites
09:35quand vous arrivez dans une boîte avec un dirigeant.
09:37D'abord, on fait un diagnostic assez rapide,
09:39mais complète avec le chef d'entreprise,
09:41avec le dirigeant,
09:42parce que les climats sociaux ne sont pas les mêmes,
09:44parce que les volontés, les stratégies RH,
09:48exactement, les attentes des salariés ne sont pas les mêmes.
09:50Et je rejoins tout à fait vos propos
09:52sur le fait que ce n'est plus en bas à droite
09:54de la fiche de paye qu'il regarde uniquement,
09:55mais c'est bel et bien tout le paquage
09:57de rémunération globale
09:58que l'employeur peut mettre à leur disposition.
10:00Ça peut être le partage de la valeur aussi,
10:03mais ça peut être aussi tout ce qui est
10:05comment prévenir justement mes fragilités,
10:07la prévention, la santé mentale, les denses.
10:09Tout ça est un formidable plus,
10:12en tout cas, quand des entreprises,
10:14alors peut-être que ce n'est pas votre cas
10:16dans votre entreprise,
10:17mais on est sur toute la France également.
10:20Et typiquement, la dernière fois,
10:21j'ai rencontré une entreprise dans l'Isère,
10:22sur la métallurgie de l'Isère,
10:23qui me disait,
10:24voilà, comment pouvez-vous m'aider
10:26à faire en sorte que,
10:27outre le salaire,
10:28parce qu'à un moment donné,
10:29mes finances ne sont pas indispensables,
10:32outre le salaire,
10:33comment je peux être séduisant,
10:34comment je peux avoir
10:35une vraie proposition d'employeur
10:36vis-à-vis de prospects salariés
10:39que j'ai envie qu'ils me rejoignent ?
10:41Et justement, puisqu'on parle de PME,
10:42qu'on s'adresse effectivement
10:43aux dirigeants de PME,
10:45est-ce qu'ils ont des attentes,
10:46des besoins plus particuliers
10:47ou dans le panel de produits et de services
10:49que vous êtes capable de proposer,
10:50il y a, j'allais dire,
10:51des best-sellers, des must-haves, entre guillemets ?
10:54La santé, on le voit comme contraint
10:57depuis une loi de 2016.
10:59C'est vrai qu'avoir une bonne garantie
11:01en frais de santé,
11:02c'est quelque chose de demander
11:05et non pas forcément
11:06les minima conventionnels.
11:07Je rappelle juste
11:08qu'effectivement, ça a un coût,
11:09mais une nuit en réanimation,
11:11une seule nuit en réanimation,
11:13et on y passe en général
11:14pas qu'une nuit,
11:14c'est 2800 euros.
11:15Donc on peut avoir un gain immédiat
11:17finalement d'avoir un peu plus
11:18sur sa fiche de paix.
11:19Par contre, c'est vrai que
11:20se protéger sur sa santé,
11:23la santé de sa famille,
11:24C'est un sujet essentiel finalement.
11:25C'est un sujet totalement essentiel,
11:27mais il y en a plein d'autres
11:28comme la prévoyance,
11:30ou justement,
11:31surtout aussi prévenir les fragilités,
11:33notamment pour rendre l'entreprise
11:36toujours performante
11:37en cas de coup dur.
11:38Parce qu'une grande entreprise,
11:40il y aura toujours une capacité
11:42à absorber cette absence.
11:44Effectivement.
11:45Et puis, il y a aussi,
11:46d'une certaine manière,
11:46quelques défis qui arrivent
11:48de plus en plus,
11:49qui prennent de plus en plus de parles,
11:50dont on parle effectivement
11:51de plus en plus.
11:52On va parler de la prévention
11:53dans un instant,
11:54puisque c'est effectivement
11:55un des enjeux majeurs
11:57de nos politiques de santé,
11:58et aussi le sujet
11:59de la santé mentale,
12:00qui est peut-être encore,
12:01finalement,
12:01encore un peu plus récent
12:02d'une certaine manière
12:03que le sujet de la prévention,
12:04dont on va aborder
12:05les contours dans un instant.
12:07Votre baromètre, justement,
12:08Cali Social, Camille Puech,
12:10vous faites chaque année
12:11un baromètre, effectivement,
12:13sur le sujet de la santé mentale
12:14dans l'entreprise.
12:16Et vous, vous évoquez,
12:17très précisément,
12:18là, sur ces derniers chiffres,
12:19une dégradation
12:20de la santé mentale
12:22des salariés.
12:23Il y a un chiffre, moi,
12:23notamment, qui m'avait marqué.
12:25On va peut-être,
12:26effectivement, voir.
12:26Mais 22% des travailleurs
12:27s'estiment en mauvaise santé mentale.
12:29Ça fait 6 millions
12:30de salariés en France.
12:32C'est énorme.
12:326 millions de travailleurs,
12:33on est 27 millions de travailleurs.
12:34Oui.
12:3522%.
12:35C'est énorme,
12:36surtout par rapport à hier,
12:39en 2019,
12:40juste avant la Covid.
12:41parce qu'on était
12:424 millions 6
12:43avant la Covid
12:44qui nous estime
12:45en mauvaise santé mentale.
12:46Il faut savoir
12:46que la santé mentale,
12:47c'est la santé.
12:48C'est la même chose.
12:49On a tous une santé,
12:50ça s'entretient.
12:51Et parfois,
12:51on est en mauvaise santé
12:52et parfois,
12:53on est en bonne santé.
12:54Et donc,
12:54ça fluctue en fonction
12:55de ce que l'on vit.
12:57Et donc,
12:57on a perdu 1,4 million
12:59de travailleurs
13:00en bonne santé mentale.
13:02Et ce n'est pas anodin,
13:04ce n'est pas juste.
13:05Les gens ont tendance
13:06à croire
13:06que la santé mentale,
13:07c'est la psychiatrie
13:08ou c'est la maladie,
13:09la dépression.
13:10Non, non, non.
13:11On a tous,
13:12enfin,
13:12toute personne
13:12normalement constituée,
13:14je vous le souhaite,
13:14a du stress,
13:15des tendances anxieuses,
13:16des tendances dépressives.
13:16Si vous n'avez ni aucun des trois
13:18ou vous n'avez pas les trois,
13:19je vous encourage
13:20à aller consulter un psychologue
13:21parce qu'il y a peut-être
13:21un problème
13:22et ça peut être dangereux.
13:24Passer cela,
13:25en fait,
13:25il faut comprendre
13:26qu'indépendamment
13:27de l'origine
13:28de la dégradation
13:29de la santé mentale,
13:30que ce soit
13:30les conditions de travail
13:31qui occasionnent
13:31la dégradation
13:32de la santé mentale
13:33ou l'environnement,
13:35le contexte politique,
13:37économique,
13:38climatique,
13:39etc.,
13:40les répercussions
13:41sur le travail
13:42et la capacité
13:42de la personne
13:43à donner son plein potentiel
13:44sont les mêmes.
13:45Vous perdez globalement
13:46pour un même individu,
13:47entre quand il est
13:48en bonne santé mentale
13:49et en mauvaise santé mentale,
13:50il perd en moyenne
13:5130% de sa capacité
13:52de valeur
13:53dans son organisation
13:54de travail.
13:55Posez-vous la question
13:56sur vous,
13:57parce que le matin,
13:58quand j'ai l'énergie
13:59pour venir travailler,
14:01je suis aussi productif
14:03que quand j'ai pas envie
14:04de le faire.
14:04Premier levier pour agir,
14:05vous le dites
14:05dans votre baromètre,
14:06c'est améliorer
14:07le vécu au travail.
14:08C'est pour 61%
14:09des salariés
14:09en bonne santé mentale
14:11et particulièrement,
14:11effectivement,
14:12le sentiment de service
14:13le collectif
14:14et d'être efficace.
14:15Se sentir utile,
14:16se sentir efficace,
14:19appartenir à un collectif,
14:20à un groupe,
14:20se sentir respecté,
14:22avoir confiance
14:23et c'est
14:24que les entreprises
14:27prennent conscience
14:28actuellement
14:29qu'elles n'ont plus
14:30qu'avant,
14:31le rôle de l'entreprise
14:32c'était de fournir
14:34des tâches
14:35et une rémunération
14:36en contrepartie.
14:36Aujourd'hui,
14:37la question du sens
14:38devient le rôle
14:39de l'entreprise.
14:40Alors que ça a,
14:41historiquement,
14:42été le rôle
14:42de l'État,
14:43et bien finalement,
14:44aujourd'hui,
14:45c'est l'entreprise
14:45et notamment les PME,
14:46parce que c'est dans les PME
14:47qu'on trouve le plus
14:48de sens au travail,
14:49que ce vecteur
14:51de santé mentale
14:51est important.
14:52Alors, à travers CaliSocial,
14:53bien évidemment,
14:54vous rencontrez beaucoup
14:55de dirigeants d'entreprise,
14:55vous avez aussi
14:56d'autres casquettes
14:57et notamment,
14:57vous êtes le spécialiste
14:58aussi de ces sujets
14:59pour l'Institut Montaigne,
15:00notamment.
15:01Tous ces dirigeants
15:03d'entreprise
15:03que vous rencontrez
15:04notamment à travers
15:05ces activités,
15:06quelle est leur première
15:07interrogation,
15:08leur premier besoin
15:09finalement aussi
15:10sur ce sujet
15:10de la santé mentale ?
15:11C'est de comprendre
15:12mieux le sujet ?
15:13C'est d'être accompagné ?
15:14D'avoir des leviers
15:15d'action rapides ?
15:17La première demande,
15:18c'est la compréhension.
15:19Il y a beaucoup de tabou
15:20et beaucoup de fantasmes
15:21sur la question
15:22de la santé mentale.
15:23Donc, il n'y a pas
15:24de problème insolvable,
15:25il n'y a que des problèmes
15:26mal posés.
15:27La première question,
15:28c'est bien poser le problème.
15:29Et très très rapidement,
15:30parce que finalement,
15:31on s'aperçoit
15:32qu'on a tous une santé mentale,
15:33à partir du moment
15:34où on comprend
15:34les premiers éléments,
15:35on se pose la question
15:36mais qu'est-ce que je peux faire ?
15:37Comment je peux agir ?
15:38Et les leviers
15:40sur lesquels agir ?
15:41Et les leviers
15:42sur lesquels
15:43l'entreprise peut agir ?
15:44Déjà, c'est la base
15:46de ce qu'Audrey expliquait,
15:48c'est-à-dire qu'à un moment,
15:48il faut avoir
15:49un rapport partenarial
15:50avec son collaborateur.
15:52On est là l'un pour l'autre,
15:54on est ensemble
15:55dans une même aventure
15:56et donc,
15:56il faut qu'il y ait de là.
15:57On parle de sécurité psychique,
15:59de la confiance,
16:00il faut qu'on ait le droit
16:01à l'erreur,
16:01il faut qu'on puisse partager
16:02ce que l'on ressent.
16:04Et puis aussi,
16:05il faut qu'on soit respecté
16:06dans ses conditions de vie.
16:07On parlait tout à l'heure
16:07de protection sociale.
16:08c'est un des...
16:10Si moi,
16:10j'ai un problème de vie
16:12qui vient affecter
16:13ma personne,
16:14savoir que je peux compter
16:16sur mon employeur,
16:17c'est pas anodin.
16:19Et c'est pas seulement
16:20financer,
16:20c'est juste se dire
16:21« Ok, tu me soutiens ».
16:22Et parfois,
16:23le soutien se matérialise
16:24effectivement
16:24par une protection sociale
16:25qui soit adaptée
16:27aux problématiques
16:27de ses collaborateurs.
16:29Audrey, justement,
16:30écrit-elle
16:30« Racontez-nous
16:3138 millions de chiffres d'affaires
16:32en 2025,
16:33250 collaborateurs... »
16:35Pardon ?
16:3638 millions.
16:3638 millions.
16:37J'avais peur d'avoir dit
16:38une bêtise,
16:38mais j'étais bon
16:39dans mes chiens.
16:39Donc, tout va bien.
16:4038 millions de Rochefers
16:41en 2025,
16:42250 collaborateurs,
16:43plus de 20 000 serveurs hébergés.
16:45Et donc, effectivement,
16:45vous lisez tout à l'heure
16:46des professions,
16:47des métiers
16:47qui sont soumis
16:48à des forts
16:50tensions de stress
16:52parfois
16:53et avec, effectivement,
16:54des sujets aussi
16:54parfois d'isolement.
16:56Notamment,
16:56comment est-ce que vous traitez,
16:57vous,
16:58de votre entreprise,
16:59ce sujet de la santé mentale ?
17:00Et quand est-ce que
17:01vous l'avez venu,
17:02finalement ?
17:02Est-ce que vous avez attendu
17:03le Covid pour vous en occuper
17:05ou c'était déjà,
17:05finalement,
17:06un sujet qui commençait
17:07un peu à poindre avant ?
17:08C'est un sujet
17:09qui n'existait pas
17:10chez Critell
17:10avant le Covid
17:12parce que c'est
17:13une population jeune,
17:16250 collaborateurs,
17:16moyenne d'âge 30 ans,
17:18tout le monde va bien,
17:19on s'entend hyper bien.
17:20On est jeune,
17:20on est cool.
17:21On est jeune,
17:21on est cool.
17:22Et puis,
17:23d'un seul coup,
17:24beaucoup d'anxiété,
17:25du stress.
17:25Alors, ça,
17:26c'est inhérent à notre métier.
17:27C'est un métier qui est stressant.
17:28Tout à fait.
17:28Voilà,
17:29on bosse en 24-7,
17:30donc c'est fatigant.
17:32Ensuite,
17:32les problèmes de décrochage
17:34entre le télétravail
17:35a créé un problème
17:35entre la vie perso
17:36et la vie pro.
17:38Et ensuite,
17:39les problèmes de vie
17:40du collaborateur
17:41qui peut avoir
17:41des problèmes personnels.
17:44Et enfin,
17:45on sent que nos collaborateurs
17:47sont anxieux
17:48vis-à-vis de la situation
17:50conjoncturelle
17:51qui leur pèse.
17:52Et clairement,
17:53même si ce sont
17:54des signaux faibles
17:54parce qu'aujourd'hui,
17:57le nombre,
17:58l'absentéisme aujourd'hui
17:59chez Critell
17:59est très très faible,
18:00aux alentours de 1%.
18:01Mais malgré tout,
18:02ce sont des signaux faibles
18:03avec notamment
18:05des absences longue durée
18:06qui n'existaient pas
18:07il y a encore quelques années.
18:09Donc,
18:09on travaille beaucoup
18:10sur la prévention
18:11pour ça.
18:11Et je pense que là aussi,
18:13on en revient à des choses
18:13toutes bêtes,
18:14gratuites.
18:14La communication.
18:16La communication de proximité.
18:18Et ça,
18:18la PME est capable
18:19de le faire.
18:19C'est gratuit.
18:20Nous, par exemple,
18:21on fait des enquêtes
18:23d'engagement
18:24et du mood
18:25du collaborateur,
18:26on va dire,
18:27tous les 2-3 mois.
18:27D'accord.
18:28Comment tu te sens ?
18:29Comment ça va ?
18:30C'est anonyme.
18:31Le collaborateur peut s'exprimer
18:32complètement librement.
18:33S'il exprime un mal-être
18:35de façon anonyme,
18:36il peut repasser.
18:38Enfin,
18:38il peut lever l'anonymat
18:39ou pas.
18:40Mais en tout cas,
18:40on va mettre en place
18:41un plan d'action
18:43pour répondre à ça.
18:44Il y aura également
18:45des EIAE,
18:46etc.
18:46Et surtout,
18:47on a également mis en ligne
18:48depuis le Covid
18:49une ligne
18:52d'aide psychologique
18:53qui est externalisée
18:54avec la possibilité
18:56de parler
18:56à un psychologue
18:57en 24-7
18:58si on le souhaite.
19:00Alors,
19:01je vous dirais
19:01qu'elle est très peu utilisée
19:02mais même si elle est utilisée
19:03une fois dans l'année,
19:04pour moi,
19:04c'est essentiel.
19:05Ça permet de permettre
19:06à un collaborateur
19:07de sortir de l'isolement
19:08et de pouvoir en discuter.
19:10Effectivement,
19:11intéressant.
19:12Mathieu Sankovia,
19:13justement,
19:13investir dans le champ
19:14de la prévention,
19:15on en parlait à l'instant,
19:16de la santé mentale
19:17sur ces nouveautés.
19:19Est-ce que ce sont
19:19des nouveaux terrains de jeu
19:20d'ailleurs pour vous
19:20en termes d'offres
19:22d'accompagnement
19:22justement des dirigeants
19:23et comment,
19:24par quel bout finalement,
19:25j'allais dire,
19:25vous prenez ce sujet ?
19:27C'est quoi la réponse
19:28pour vous ?
19:28Clairement,
19:29un nouveau terrain de jeu
19:30parce qu'effectivement,
19:30comme l'ont dit
19:32mes collègues du jour,
19:34une accélération franche
19:35depuis 2021.
19:36Nous rencontrons
19:37sur tout le territoire
19:38des chefs d'entreprise
19:39tous les jours
19:40et ce sont dorénavant
19:42des signaux faibles.
19:43Avant,
19:43ces signaux n'existaient absolument.
19:44On a vu l'absentéisme,
19:46alors il n'est pas ainsi
19:47chez vous,
19:48mais on a vu l'absentéisme
19:49cranté
19:50d'année en année,
19:51voilà,
19:51atteindre 3,
19:526% sur des entreprises.
19:53Il y a des arrêts
19:54très très longs
19:55et c'est vrai que
19:55tout l'environnement
19:57de la santé au travail,
19:59y compris la santé mentale,
20:00ce sont des nouveaux
20:01terrains de jeu
20:02que nous devons adresser
20:03dans une protection sociale moderne.
20:06Oui.
20:06Je vous le disais tout à l'heure
20:07en introduction,
20:08si on met de côté
20:09ce pavé-ci,
20:10nous ne faisons pas
20:11notre travail
20:11d'audit global
20:12et de réponse
20:13aux salariés
20:14mais de réponse aussi
20:15aux dirigeants
20:15parce que les collaborateurs
20:17ne sont pas
20:17en performance
20:18à leur poste
20:20et donc forcément,
20:21l'entreprise
20:21est moins performante.
20:23Donc ça veut dire
20:23que dans les offres
20:24de services aujourd'hui,
20:25vous êtes capable
20:25de dispenser,
20:26de proposer
20:26à vos clients,
20:28aux entreprises,
20:29vous ajoutez un peu partout
20:30des briques prévention,
20:31des briques santé mentale
20:32ou est-ce que ce sont
20:32quelque part des offres dédiées ?
20:34Alors c'est systématiquement
20:36posé à nos dirigeants.
20:38Pour bon nombre d'entre eux,
20:39au départ,
20:39c'est plutôt une contrainte
20:40mais finalement quand on en parle
20:42et rares sont les prospects
20:44comme Audrey
20:45déjà en avance de phase
20:46et autres.
20:47Mais quand on en parle,
20:48effectivement,
20:48on a des solutions.
20:49Typiquement,
20:49l'offre d'avoir accès
20:51à un psychologue
20:51en 24-7,
20:53ça fait partie aussi
20:54de notre catalogue d'offres.
20:55Nous ne le faisons pas,
20:56c'est un vrai métier à part
20:57mais ça fait partie
20:58du catalogue d'offres,
21:00du panel d'offres
21:00que nous avons
21:01à destination
21:02des entreprises
21:03qui souhaitent justement
21:03prendre soin
21:04de leurs collaborateurs.
21:05Il y a les dirigeants
21:06qui veulent prendre soin
21:07de leurs collaborateurs
21:08et un mot avant de terminer,
21:09il y a aussi le dirigeant
21:10qui doit et qui devrait
21:11entre guillemets
21:12prendre davantage
21:13soin de lui.
21:14Est-ce que vous avez le sentiment
21:15dans tous les dirigeants
21:16que vous rencontrez
21:16que le dirigeant
21:17c'est aussi un peu
21:18le grand oublié
21:18de la santé au travail ?
21:19Complètement.
21:20Je vais me baser
21:21sur d'ailleurs
21:23un rapport de la BPI
21:24de 2025
21:25où 82% des dirigeants
21:26se déclaraient
21:27en mauvais état de santé.
21:29Effectivement,
21:30ils sont à la fois
21:30au four et au moulin,
21:31pardonnez-moi l'expression,
21:32mais ils sont à la fois
21:33le premier commercial,
21:33le premier gestionnaire,
21:34le premier dirigeant
21:36et c'est vrai
21:37qu'ils sont très exigeants
21:39avec eux-mêmes,
21:40avec leurs collaborateurs,
21:41mais d'abord avec eux-mêmes
21:42et c'est vrai
21:42qu'on a conçu
21:43des offres miroirs,
21:44ce qu'on appelle
21:45des offres miroirs
21:45pour justement
21:47embarquer les dirigeants
21:48de la même manière
21:49qu'on embarque les salariés
21:50parce qu'en général
21:51ce sont des collèges
21:52bien spécifiques
21:53et ils ne pensent pas
21:55spontanément à eux,
21:56ils ne voient pas
21:57le monde sans eux
21:58donc effectivement
21:59c'est bien des offres miroirs
22:01dédiées
22:01comme s'ils étaient salariés
22:03et qui séduit
22:05essentiellement
22:06les dirigeants
22:07parce qu'on leur parle
22:09essentiellement
22:09des contraintes
22:10pour leurs salariés
22:11et rarement
22:12des opportunités
22:13pour eux aussi.
22:13Et ça favorise
22:14peut-être la prise de conscience
22:15aussi pour eux-mêmes
22:16finalement d'une certaine manière
22:17avec cette logique
22:18d'effet miroir.
22:19Camille,
22:19puis justement
22:20spécifiquement sur le sujet
22:21de la santé mentale,
22:22est-ce qu'il y a encore
22:23une forme de tabou
22:23comme vous l'évoquiez tout à l'heure
22:25autour de la santé mentale
22:26aussi du dirigeant ?
22:27Alors,
22:28il se lève,
22:28c'est très très positif,
22:30la conjoncture
22:31n'est pas facile,
22:32c'est très simple,
22:33plus vous faites face
22:34à des environnements oppressants,
22:36plus votre santé mentale
22:37se dégrade.
22:38Vous avez du stress,
22:39de l'anxiété
22:39et même de la dépressivité
22:41qui apparaît
22:41et tout ça,
22:42ça a pour effet
22:42de dégrader la santé mentale.
22:44L'avantage de la Covid
22:45et de toutes les crises
22:46qui s'en sont suivies,
22:47c'est la prise de conscience
22:48du fait qu'on est tous
22:49une santé mentale
22:50et ça se passe aussi
22:50chez les dirigeants.
22:52Là où il y a encore
22:52un manque,
22:53c'est que la capacité
22:55à activer,
22:56c'est-à-dire le dirigeant,
22:57de fait,
22:57il va d'abord s'occuper
22:58de ses collaborateurs,
23:02il va pouvoir s'atteler
23:05à sa propre personne
23:06mais la santé mentale,
23:07ça ne fonctionne pas comme ça.
23:08Vous savez,
23:09quand vous prenez l'avion,
23:09on vous dit
23:10en cas de dépressurisation,
23:11il y a un masque oxydé
23:12qui va tenir.
23:13Avant de mettre le masque
23:14sur votre enfant,
23:15mettez-le-vous sur vous-même.
23:16Pour pouvoir prendre soin des autres,
23:17il faut commencer
23:18par prendre soin de soi.
23:19Et ça,
23:20c'est mon métier
23:22mais j'essaye
23:24parce qu'il n'y a pas
23:25de perfection,
23:25j'essaye de me l'appliquer
23:26quotidiennement,
23:27c'est comment je fais
23:27pour prendre soin de moi,
23:28garder cet espace
23:30de prise en compte
23:30de ma personne
23:31pour que j'ai justement
23:32moi-même mon plein potentiel
23:33pour pouvoir m'occuper
23:34de mon entreprise,
23:35des gens qui donnent
23:36de leur énergie
23:37pour l'entreprise
23:37et qui ont confiance en moi
23:38pour la diriger.
23:39Et d'avoir peut-être aussi
23:41la capacité de prendre du recul
23:42d'une certaine manière
23:43et de savoir dire stop
23:43à un certain moment.
23:46On a tous des ressources,
23:47elles sont limitées
23:48et en fonction de ce qui nous arrive
23:49que l'on ne peut pas prédire,
23:51nos ressources vont être
23:52plus ou moins suffisantes.
23:53Bien sûr.
23:54Prendre soin de soi,
23:54c'est la capacité
23:55d'avoir des ressources
23:56en toutes circonstances.
23:57Alors Audrey,
23:58justement,
23:58vous évoquiez
23:59comment vous interrogez
24:00vos collaborateurs
24:01à savoir comment ça va
24:02et on vous pose la question
24:03comment vous ça va
24:04en tant que dirigeante ?
24:05Est-ce que vous êtes
24:06sensible à ces sujets
24:07effectivement de santé
24:09des dirigeants ?
24:10C'est toujours...
24:10Ça revient à l'effet miroir
24:12de tout à l'heure.
24:12Je suis, je pense,
24:14la variable d'ajustement
24:15dont parlait Mathieu
24:16de la société.
24:17Voilà.
24:17Ma santé mentale
24:18passe vraiment...
24:19Après le reste.
24:20Après le reste.
24:21Moi, par contre,
24:22Camille va vous donner
24:23quelques chips.
24:24Voilà, tout à fait.
24:24J'ai juste trouvé
24:24une solution très simple.
24:26C'est que je vis à la campagne
24:28pour justement me ressourcer
24:30et c'est tout bête
24:31mais finalement,
24:31on arrive...
24:32Et ça fonctionne pas mal.
24:32Et ça fonctionne pas mal.
24:33Mais effectivement,
24:34plus sérieusement,
24:35est-ce qu'on prend réellement
24:36le temps de s'occuper
24:37de sa santé
24:37de manière générale
24:38quand on est dirigeant ?
24:39Non, on n'a absolument
24:41pas le temps aujourd'hui.
24:42Notre santé,
24:43elle est vue
24:43sous l'angle
24:44des assurances
24:46dans le cas
24:46d'une incapacité.
24:49Une chute au ski,
24:50un accident de voiture
24:50ou de la prévoyance.
24:51De façon à ce qu'on puisse
24:52être remplacé
24:53pour que la société continue
24:54à se développer.
24:55C'est tout.
24:56C'est effectivement le seul.
24:57Donc il y a encore
24:57un peu de travail.
24:58Il nous reste 30 secondes.
25:00Ça nous permet à chacun
25:01le mot de la fin
25:02et vraiment pour le coup
25:03en un mot,
25:03le conseil chacun et chacune
25:05que vous auriez envie
25:06de donner justement
25:07aux dirigeants
25:07qui s'intéressent
25:09ou qui veulent aller davantage
25:10effectivement dans les sujets.
25:11Le conseil ultime,
25:12le mot ultime.
25:13Camille ?
25:13Moi, j'ai déjà donné
25:14prenez soin de vous
25:15pour pouvoir prendre soin des autres.
25:16Je vais en donner un autre.
25:17Dites-vous que ce qui fonctionne
25:18chez vous
25:19fonctionne de la même manière
25:20chez vos collaborateurs.
25:21Chez les autres aussi.
25:22Audrey ?
25:23La communication,
25:24assurément,
25:25la communication directe
25:26avec les collaborateurs.
25:28Ça, c'est pas mal.
25:29Effectivement.
25:30Mathieu, le mot de la fin.
25:31Prendre le temps
25:32de faire un diagnostic précis
25:33parce que mes contraintes
25:36sont différentes des autres
25:38et prenons le temps
25:39de nous poser une heure
25:40mais faire un vrai diagnostic.
25:42Bien sûr.
25:42Ne pas se lancer à corps perdu.
25:43Merci beaucoup à vous trois
25:45d'avoir accepté d'échanger
25:46sur ce sujet.
25:47Merci à vous de nous avoir suivis.
25:48On se retrouve la semaine prochaine
25:50et bien évidemment,
25:51d'ici là,
25:52sur BFM Business.com
25:53pour le replay,
25:53les réseaux sociaux
25:54et notamment de Cap PME
25:55pour retrouver le meilleur
25:57de cette grande journée
25:57qui a eu lieu le 27 mai dernier
25:59à Station F.
25:59Merci à vous.
26:00Très bon week-end
26:01sur BFM Business.
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