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Chaque semaine, CAP PME L’Hebdo donne la parole à celles et ceux qui font avancer l’économie réelle.
Autour de Julien Gagliardi, dirigeants, entrepreneurs et experts partagent leurs expériences, décryptent les enjeux du moment et apportent des solutions concrètes pour les PME.

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00:04BFM Business présente
00:07Cap PME, l'hebdo, Julien Gagliardi
00:13Très heureux de vous retrouver sur BFM Business, bienvenue dans Cap PME, l'hebdo, BFM Business qui se mobilise.
00:19On est ensemble jusqu'à cet été pour vous accompagner, pour vous aider à piloter votre entreprise, vous dirigeant de
00:25PME, dans vos problématiques du quotidien.
00:27Et d'ores et déjà, notez cette date le 27 mai prochain à Station F, une journée exceptionnelle qui vous
00:33attend des conférences, des plénières, des ateliers pour piloter votre business.
00:36Vous vous rendez sur notre site cap-pme.com et puis vous pouvez aussi flasher ce QR code qui vous
00:42permet de vous inscrire gratuitement, bien évidemment, et d'accéder également à notre programmation.
00:47Et tous nos intervenants, ne manquez pas donc cette journée, ce sera le 27 mai.
00:51En attendant, au sommaire de cette émission, on va se poser cette question.
00:55Comment permettre à votre PME de rester performante, justement, à l'ère de la complexité, l'inflation réglementaire, l'évolution
01:02des attentes des collaborateurs, des marchés contraints ?
01:05Piloter son entreprise, eh bien, ça vire parfois au casse-tête.
01:09On va vous aider à vous rapprocher de votre cœur de métier et vous donner des leviers de performance, justement,
01:16pour vous permettre de développer des solutions en interne,
01:19des témoignages de dirigeants qui sont sur notre plateau et qui ont peut-être, à aller savoir, quelques conseils à
01:23vous apporter.
01:24Peut-être.
01:25On l'espère, en tout cas, nous sommes avec Audrey Dior, bonjour.
01:28Bonjour.
01:29Merci, Audrey, d'être avec nous, directrice commerciale d'ADP, une plateforme de services aux entreprises, la gestion de la
01:34paix, bien sûr, le RH administratif.
01:35Alors, que des trucs compliqués, il faut le dire, et vous allez nous aider à décortiquer ça, justement, vous êtes
01:40leader de ce marché
01:41et vous avez, effectivement, une vue très globale sur les enjeux des entreprises de ce point de vue-là.
01:46Nous sommes également avec Patrice Malgouverne, bonjour.
01:48Bonjour, merci de m'accueillir.
01:49Avec plaisir, merci, directeur général de MBT Climètes France, filiale française d'un groupe italien,
01:55de la fabrication d'équipements de chauffe, les chaudières, les pompes à chaleur, 5 marques, 80 collaborateurs en France.
02:00Et là aussi, alors vous, dans votre secteur, on y reviendra, mais une complexité réglementaire assez record, notamment,
02:06et vous pourrez nous en dire quelques mots et comment vous gérez ça, surtout, qui sera intéressant de vous écouter.
02:12Eglantine Tancret, bonjour.
02:13Bonjour.
02:14Merci également d'être avec nous, fondatrice de Taylor River, un cabinet de recrutement inclusif,
02:18spécialiste du coaching d'intégration.
02:21Vous nous expliquerez ce que c'est dans un instant.
02:24Et vous, vous gérez la plus grande des complexités, c'est l'être humain, finalement.
02:28Comment faciliter la vie des dirigeants et dénouer ces sujets du recrutement, du management ?
02:34Cas pratique, cas d'usage dans un instant.
02:38Peut-être d'un mot, chacun, rapidement, pour démarrer, mais que ce soit les complexités administratives et fiscaires,
02:44et notamment le sujet de la paix pour Audrey, la complexité réglementaire, législative pour vous, Patrice,
02:48ou les complexités, allez, on va dire humaines, managériales, pour vous, Eglantine,
02:52est-ce que vous avez le sentiment qu'aujourd'hui, finalement, piloter sa boîte, avec ces facteurs, c'est plus
02:58difficile qu'avant ?
02:59Qu'est-ce que vous en pensez, Audrey ?
03:01Alors, définitivement, et je pense évidemment aux dirigeants de PME.
03:05Alors, juste pour rappel, ADP, on délivre 3 millions de bulletins de paix chaque mois.
03:10Vous imaginez bien qu'on a des milliers d'entreprises PME, ETI, clientes,
03:14et donc on a ces rapports et ces interactions avec les dirigeants de PME,
03:17qui nous disent qu'ils sont arrivés à une forme de saturation.
03:20Parce que l'enjeu, évidemment, c'est de piloter son business, de développer son activité commerciale.
03:25Dans le même temps, il faut gérer la trésorerie.
03:27Je pense que la maîtrise des coûts, c'est quand même un vrai sujet.
03:31Au passage, et c'est ce qu'on voit, nous, la masse salariale,
03:34qui représente quand même entre un tiers et la moitié du coût total d'une entreprise,
03:39c'est un vrai sujet, donc ils doivent le piloter.
03:42Surtout pour les PME.
03:43Absolument, et maîtriser.
03:45Il y a aussi cette notion, bien sûr, d'attirer les talents, de les fidéliser, bien sûr.
03:49Et ils doivent en plus, dans le même temps, absorber cette complexité croissante,
03:54réglementaire, RH, bien sûr, et technologique, et je pense qu'on l'abordera également.
03:58Mais oui, c'est un constat définitivement.
04:00C'est un constat définitivement.
04:01Patrice, même question pour ces sujets qu'il vient d'évoquer de rêve,
04:04ou pour les vôtres, ceux que l'on va aborder aujourd'hui,
04:06notamment sur le sujet réglementaire et législatif.
04:09Oui, vous avez des difficultés dans toutes les entreprises.
04:12Aujourd'hui, recruter, c'est compliqué.
04:14Conserver les talents, c'est compliqué.
04:17Attirer de nouveaux talents, c'est compliqué.
04:20Mais pour moi, c'est un vrai état d'esprit.
04:23C'est plus difficile qu'avant ou pas ?
04:24Oui.
04:25Oui, c'est plus difficile parce que les gens sont volatiles.
04:29Avant, vous aviez la volonté de faire carrière dans une seule ou un seul groupe.
04:34Aujourd'hui, les gens pour...
04:35Alors, peut-être pas 10 euros, on ne va pas non plus trop vulgariser les choses,
04:39mais les gens sont capables de changer très vite.
04:42Les gens, maintenant, c'est un petit peu la mode, on switch, on scroll.
04:47Le travail, c'est pareil.
04:48Donc, si les gens ne sont pas heureux au travail,
04:51ce n'est pas forcément la rémunération qui va faire qu'il reste.
04:54C'est surtout une ambiance de travail.
04:56Et par-dessus le marché, dans votre marché, il y a le sujet réglementaire et législatif.
05:00Est-ce que là aussi, vous avez noté...
05:02Alors, question porte ouverte, mais est-ce que vous avez noté une augmentation de cette complexité ?
05:07Oui, la réglementation est de partout.
05:10Aujourd'hui, laisser les entreprises décider, être libres, ça n'existe plus.
05:15Tout est normé au niveau européen.
05:18Et en plus, la France en rajoute une case,
05:21parce qu'elle aime bien faire en sorte que ça soit différent de l'Europe, alors que c'est l
05:25'Europe.
05:25Ça, on en reparlera, ça c'est un nouveau combat, effectivement.
05:29Mais c'est vrai, il y a ce chiffre, notamment de la Fondation IFRAP,
05:30qui dit que près de 80 milliards d'euros pour les entreprises,
05:34c'est le coût de ces normes excessives.
05:36Et donc, c'est un chiffre qui est intéressant et on en aura peut-être une illustration avec vous tout
05:40à l'heure.
05:41Eglantine, même question.
05:42Est-ce que vous notez justement une complexification, finalement, du pilotage de son entreprise aujourd'hui ?
05:47Oui, beaucoup. On est passé de l'ère d'entreprise qui se transmet de père en fils.
05:51Déjà, depuis les années 60, les femmes sont rentrées dans le game.
05:54Donc, il y a des mères et des filles aussi dans nos organisations.
05:56Donc, il y a un mélange de genre.
05:58Aujourd'hui, on génère quatre générations en entreprise différente,
06:02avec une cinquième pour les stagiaires et les alternants,
06:04avec des attentes et des comportements.
06:06C'est vrai ?
06:07Avec un fossé entre tous.
06:08Il y a des différences, effectivement, culturelles entre les générations,
06:12avec ses plus et ses moins.
06:13Et puis, on est passé d'une ère permanente à une ère,
06:16vous connaissez certainement ces acronymes VUCA,
06:18dans lesquelles on intègre la complexité,
06:21le fait qu'on soit interconnecté d'un point de vue international.
06:24Et aujourd'hui, on parle même d'une ère bannie.
06:26Bannie, c'est qu'on va intégrer aussi le concept de fragilité
06:30dans nos organisations d'anxiété.
06:32C'est-à-dire qu'on va rajouter aussi des émotions.
06:35C'est notre humanité, c'est le focus, effectivement, humain,
06:39qui viennent aussi complexifier la lecture, l'avenir,
06:43le futur de nos organisations.
06:45Alors, justement, on va en parler,
06:47parce que vous nous parliez, Patrice,
06:48aussi de recrutement et de gestion des talents,
06:51qui est un sujet naturellement important
06:53pour tout dirigeant d'entreprise et de PME, a fortiori.
06:56Patrice Malgouverne, MBT Climate France,
06:58fabrication de chaudières, on le disait, de pompe à chaleur.
07:01Cinq marques, Sabiana, Vasco, Bergman, Kermin et Clivet.
07:04Et pour vous, un double enjeu, d'une certaine manière.
07:07D'abord, un, structurer, mettre en ordre de bataille une entreprise.
07:11Il y avait quatre sociétés avec ces cinq marques.
07:13Il ne faut en faire qu'une seule pour se lancer sur le marché français.
07:17C'est ça.
07:18C'est quoi, finalement, l'objectif et quels sont les obstacles,
07:21les complexités, finalement, auxquelles vous avez eu ?
07:22Vous avez encore, d'ailleurs, un peu à faire face.
07:25Alors, les obstacles, ils sont nombreux.
07:28La première chose qu'il faut faire, c'est fédérer.
07:30Parce que quand les gens ont eu l'habitude de travailler pendant des années,
07:34dix ans, vingt ans, sur une marque, une société,
07:36que maintenant, tout ça doit être fusionné dans une seule,
07:41donc MBT Climate, il faut fédérer, il faut expliquer, il faut convaincre, il faut motiver.
07:46Ça, c'est la première des choses.
07:48Donc, effectivement, ça n'est pas que mon rôle, c'est aussi celui de l'équipe.
07:51Parce que c'est l'équipe qui va décider ce qu'elle veut ou pas comme avenir.
07:55Ce n'est pas forcément que le dirigeant.
07:57Le dirigeant peut donner une voix, une vision,
07:59mais au quotidien, c'est vraiment l'équipe qui va faire en sorte
08:02de s'approprier cet objectif, s'approprier cette envie
08:06pour créer elle-même ses motivations.
08:09Donc, c'est là où il faut trouver des leviers au sein de l'ambiance de travail,
08:13au sein de la qualité de travail et d'avoir une vision très claire
08:17et de bien l'expliquer et de bien écouter
08:20ce que disent les collaborateurs et les collaboratrices.
08:23Parce que c'est leur jeu à eux, c'est leur match.
08:26C'est eux qui vont jouer le match.
08:27Et l'autre enjeu, l'autre enjeu principal pour vous,
08:31c'est naturellement celui de la réglementation,
08:32la réglementation environnementale.
08:35Groupe italien, on le disait, présence principale sur des marchés européens.
08:38Est-ce que sur ce sujet-là, on connaît tous le sujet de MaPrimeRénov',
08:42notamment, et de toutes ces difficultés afférentes, entre guillemets,
08:46est-ce qu'effectivement la France, sur ce point-là, elle a une place à part ?
08:50Peut-être pas forcément d'ailleurs la plus glorieuse.
08:53Oui, elle a une place à part, puisque la France veut toujours faire mieux que les autres.
08:56Je ne sais pas pourquoi.
08:57C'est le syndrome du bon élève, c'est plutôt positif.
08:59Non, on doit voir, nous, Français, on doit voir un complexe vis-à-vis des autres.
09:03On veut toujours faire différemment de ce que fait l'Europe et de ce que fait le monde.
09:07Alors, ça part d'un bon sentiment à la base.
09:09C'est-à-dire qu'on veut exceller, on veut être meilleur.
09:12Très bien.
09:13Mais on se rajoute des barrières, on se rajoute des limites,
09:17on se rajoute des textes et des normes par-dessus des normes.
09:20Et ça, c'est un peu dommage, parce que ça empêche notre compétitivité.
09:24Parce qu'aujourd'hui, le marché français n'est plus que propre à la France.
09:29Il est européen, voire mondial.
09:31Donc, ça veut dire qu'on a des continents très puissants.
09:34L'Asie est un continent puissant.
09:35Les États-Unis sont nés un autre et l'Europe est au milieu.
09:39Et vous dites en France, on aime le sauf que dans la réglementation.
09:42Constamment.
09:43Ça veut dire quoi, ça ?
09:44On a un exemple concret sur des centrales de traitement d'air.
09:47Je ne vais pas rentrer dans la technique.
09:49Mais sur les centrales de traitement d'air, pendant des années,
09:52la France, il y avait une norme qui disait qu'on pouvait mettre une turbine.
09:56C'est une espèce de ventilateur qui est à l'intérieur pour brasser l'air.
09:59C'est concret.
10:00Voilà, la turbine pouvait être en plastique.
10:02Sauf en France.
10:03Donc, la norme européenne a accepté la turbine plastique.
10:05Et la France a dit, non, non, moi, je veux une turbine métal.
10:09On vient de réussir, enfin, grâce aussi au travail du syndicat Uniclimat et de mes confrères,
10:15on vient de réussir à changer ça.
10:17Mais ça fait 20 ans.
10:19On a mis 20 ans pour y arriver.
10:20En quoi ça freine votre croissance, votre développement ?
10:23Est-ce que ça a d'ailleurs un lien, finalement, entre les deux ?
10:26Ou est-ce que, finalement, ma foi, on fait avec, on s'adapte et on essaye de faire tout aussi
10:30bien ?
10:31Quel est votre état d'esprit, finalement ?
10:33Alors, en fait, vous êtes constamment obligé de vous adapter au texte de loi.
10:36Vous êtes constamment en train de regarder que dit précisément la réglementation.
10:41Parce que le détail, le diable est dans les détails.
10:44Donc, vous avez une norme qui est européenne.
10:46Et puis après, vous avez l'adaptation française pour le marché français.
10:49Donc, en tant que fabricant européen, c'est toujours très compliqué.
10:53Parce que l'industriel, lui, ce qu'il souhaite, c'est standardiser les choses et donner les choses réglementaires au
11:00niveau de l'Europe.
11:00Et arriver à faire groupe, à construire un leader européen.
11:03Et voilà.
11:03Et donc, à un moment donné, quand vous avez des ambitions importantes, ce qui est le cas de notre groupe,
11:07il faut s'adapter quasiment à chaque fois à la France.
11:11Et la France, c'est le mauvais élève de l'Europe, au niveau de la réglementation.
11:15Là, je ne parle que pour le génie climatique.
11:17C'est-à-dire qu'on fait toujours différemment des autres.
11:19Bien sûr.
11:19Et là, c'est compliqué pour un industriel.
11:21Est-ce que c'est le même sujet sur celui de la paix, justement ?
11:23Est-ce que les bulletins de paix sont compliqués à éditer ?
11:28Oui.
11:29Ce n'est pas tant l'édition qui est compliquée, si je puis me permettre.
11:32C'est le calcul.
11:33C'est le calcul.
11:34Justement, Audrey Diard, on parlait de stabilité réglementaire.
11:38En tout cas, c'est le ressort de ces échanges.
11:41J'allais dire, pour vous aussi, sur votre sujet, sur votre couloir, c'est un enjeu fort, cet enjeu réglementaire
11:46?
11:46Alors, j'écoutais avec attention, évidemment, ce que disait Patrice.
11:50En fait, je peux vous confirmer que la paix, et tous ceux qui travaillent dans le milieu de la paix
11:55et des ressources humaines, vous le confirmeront.
11:56Il y a eu de nombreuses études sur le sujet.
11:58La paix, et la paix en France, est la plus complexe au monde, probablement.
12:04Il y a évidemment ce cadre légal, le droit du travail.
12:08Il y a ensuite ces couches, parce qu'il y a une combinaison de couches, en fait.
12:11Donc après, il va y avoir ces nombreuses conventions collectives, évidemment.
12:14Un certain nombre de cotisations.
12:17Des règles sociales et fiscales qui évoluent assez régulièrement.
12:22Et enfin, je dirais des obligations déclaratives très précises et détaillées.
12:27Et d'autres qui arrivent en plus.
12:29Exactement.
12:30Donc nous, et on le voit bien, parce qu'on a une équipe chez nous de juristes qui anticipent, décryptent,
12:35interprètent.
12:35C'est ce que vous disiez aussi, que dit la loi ?
12:37On l'interprète, on l'intègre dans les solutions pour nos clients.
12:40On évalue à 600 évolutions réglementaires, conventionnées, etc. en moyenne par an.
12:45Voilà, donc c'est substantiel.
12:47Ça fait deux par jour, quand même, quasiment.
12:49Exactement.
12:50Et justement, ADP, logiciel et en tout cas plateforme et entreprise connue de certainement un certain nombre de nos auditeurs,
13:00de nos téléspectateurs, 1949, 67 000 collaborateurs dans le monde, 140 pays, dont la France, effectivement.
13:082 000 collaborateurs en France.
13:11Comment est-ce que, finalement, à l'échelle du groupe, on regarde, finalement, le sujet français ?
13:16Et qu'est-ce que vous disent, aujourd'hui, vos clients, des dirigeants d'entreprise, justement, sur ce sujet ?
13:22Et je mets une dernière question dans le package, parce qu'elle est liée.
13:24Pourquoi, finalement, ce focus si particulier sur le sujet du bulletin de paie, notamment ?
13:29Alors, le focus le plus particulier sur le bulletin de paie, c'est pour toutes les raisons que je vous
13:33ai expliquées.
13:34Le regard des autres pays, ils sont toujours assez impressionnés par la créativité française, c'est vrai.
13:42Donc, voilà, on a évidemment toute une attention particulière du groupe.
13:45Et nous, notre métier, comme je le dis souvent, puisque vous vous ramenez à l'édition du bulletin,
13:49notre métier, et vraiment, on a des hommes et des femmes qui sont investis pour ça,
13:52c'est de faire en sorte que les PME fassent le leur.
13:54C'est tout ce qui se passe avant l'édition du bulletin, finalement.
13:57Exactement.
13:58Aujourd'hui, le pilotage financier de l'entreprise, il est effectivement, on vous le dit, notamment sur ces questions de
14:03trésorerie,
14:04très liées, il y a le sujet de la transparence salariale, notamment, qui va commencer à arriver dans les entreprises.
14:11Aujourd'hui, finalement, quels sont les leviers, les bons conseils, les solutions qu'on est capable de donner
14:16à des dirigeants d'entreprises pour essayer d'arriver à décomplexifier tout ça ?
14:20Alors, la transparence salariale, ça va arriver, le texte est censé être transposé, ou la directive, le 7 juin.
14:27Probablement qu'il le sera à la rentrée, exactement, je pense, d'ici la fin de l'année, mais les
14:31textes sont prêts.
14:31La plupart de mes clients ne sont pas du tout prêts à ce sujet.
14:34C'est intéressant, ce que dit Eglantine, parce que beaucoup de PME risquent d'être dépassées,
14:38et c'est fort dommage, et vont le subir, effectivement, comme une contrainte.
14:41Idéalement, il faut, effectivement, saisir cette opportunité de revoir sa politique de rémunération,
14:46et de préparer l'avenir.
14:47Et je pense qu'avec l'arrivée de l'IA aussi, c'est un bon timing pour le faire,
14:52et d'arrêter de se poser la question de combien je paye,
14:55mais combien je souhaite payer des compétences qui vont devenir critiques,
14:59comment je prépare aussi à certains métiers critiques,
15:01donc il va falloir aussi passer par cette classification,
15:03et anticiper au maximum la préparation de cette direction.
15:06Si on doit donner deux, trois conseils très simples et très rapides,
15:09un, déjà anticiper, c'est ça ?
15:10Et ensuite ?
15:11Absolument.
15:12Qu'est-ce qu'on leur dit ?
15:13Penser, effectivement, à l'avenir.
15:14J'entendais, et je rebondis sur ce que disait Patrice,
15:16construire l'avenir, c'est-à-dire ne pas subir,
15:18être conscient, effectivement, des enjeux et de l'environnement qui nous entoure,
15:22se poser les bonnes questions,
15:23construire un projet,
15:25fédérer les collaborateurs, bien sûr,
15:27et puis se recentrer sur le cœur de métier,
15:29et puis faire aussi confiance à des partenaires.
15:32Aux prestataires, aux partenaires, effectivement.
15:34Wéglantine, ça, ça vous parle, justement, effectivement,
15:36ces sujets de complexification.
15:38RH, comment vous regardez, effectivement, ce sujet ?
15:39Est-ce qu'il vient d'être dit par Audrey ?
15:40Le sujet de la rémunération,
15:43ça a un impact aussi sur le recrutement.
15:45Quand je dis que mes clients ne sont pas prêts,
15:49la transparence de la rémunération,
15:50cette loi européenne,
15:51elle a quand même un sens.
15:52Elle a un sens pour lutter contre les différences de salaire,
15:57principalement entre les femmes et les hommes,
15:58parce que ce sont les plus flagrantes.
16:00Il y a aujourd'hui à peu près 16% de différences
16:02entre les femmes et les hommes.
16:05On va dire 12% sur les cadres.
16:08Et à poste identique,
16:10il reste encore presque 5% de différence,
16:12donc de pure discrimination.
16:14Donc, c'est bien qu'elle a un sens
16:15de lutter contre les inégalités.
16:18Maintenant, dans son application,
16:19elle gère de la complexité.
16:21Parce que, surtout en France,
16:24on a un peu le culte du secret sur l'argent.
16:27On est moins américains,
16:28on est sur ce sujet-là.
16:31Et donc, ça va obliger à harmoniser
16:34comment j'évalue la performance
16:36de mes collaborateurs et de mes collaboratrices,
16:39comment je récompense les uns et les autres
16:42dans leur contribution au projet de société.
16:44Et donc, c'est des questions
16:46qui étaient parfois un peu subjectives,
16:47qui deviennent là plus normatives, parfois.
16:50Justement, Patrice, un mot de réaction.
16:51Je voyais acquiescer sur le sujet,
16:53ce sujet de la culture RH.
16:55Finalement, ça, c'est un de vos enjeux quotidiens,
16:58justement, avec toutes ces nouvelles normes,
17:00notamment, qui arrivent,
17:01un de vos quotidiens de dirigeants de PME,
17:03en l'occurrence.
17:04Oui, mais ce qu'il faut, c'est être juste,
17:06à un moment donné.
17:08C'est-à-dire que quand vous vous embauchez quelqu'un
17:10ou quand vous souhaitez que la personne monte en compétence
17:13et que sa rémunération évolue,
17:15il ne faut pas qu'il y ait une différenciation de par le sexe.
17:18Il ne faut pas qu'il y ait une différenciation
17:20qui ne soit pas juste.
17:22À partir du moment où vous êtes juste
17:23dans l'attribution d'une rémunération
17:25et d'une compétence,
17:28vous n'avez aucun problème.
17:29Si maintenant, vous êtes injuste
17:31et que vous ne savez pas l'expliquer,
17:34ou la motiver,
17:36oui, vous créez une dissidence dans vos équipes.
17:38Forcément.
17:39Et l'intérêt, juste pour rebondir aussi sur ça,
17:41c'est comment, en tant qu'aussi,
17:43dirigeant, dirigeante d'entreprise,
17:45on gère ces contraintes aussi comme des opportunités.
17:48Parce que d'un côté, on peut voir
17:49ce sujet de transparence des rémunérations
17:51comme une nouvelle contrainte à apprécier,
17:53mais c'est aussi l'opportunité de revoir
17:55ces politiques de rémunération,
17:57de créer aussi plus de justice sociale,
17:59plus de bien-être,
18:00et au final, plus de performance.
18:01Renforcer l'engagement aussi des collaborateurs.
18:04Si tant est que c'est bien préparé,
18:06on aura l'effet...
18:07Plus vous êtes clair dans tout ce que vous faites,
18:10dans tout ce que vous dites,
18:11plus vous adhérez à la majorité de vos équipes.
18:14Bon, alors justement,
18:15ces équipes, est-ce qu'on les recrute
18:16avec du recrutement inclusif ?
18:19Églantine, racontez-nous justement,
18:20Taylor River, ce concept, cette envie.
18:23Comment est née l'idée de cette entreprise
18:24et qu'est-ce que vous proposez très précisément ?
18:26Alors, le recrutement inclusif, pour nous,
18:28c'est deux sujets.
18:29Un, c'est une méthode pour recruter plus efficacement
18:32les meilleurs talents, ce qu'on appelle des pépites.
18:34Nous, Taylor River, c'est une rivière orifère
18:35qui va chercher des pépites.
18:38Et deux, c'est aussi un engagement social et sociétal
18:41pour créer une opportunité à chacune et chacun
18:44de se sentir à sa juste place dans son entreprise,
18:47quel que soit son genre, son orientation affective,
18:49son origine.
18:50La méthode, elle repose sur quelque chose,
18:52on va dire, d'assez simple.
18:53Souvent, on voit le recrutement en France
18:54comme un héritage du passé
18:56et donc avoir une tendance à reproduire
18:58ce qu'on a déjà connu dans le passé.
19:00Donc, il y a ce qu'on appelle le syndrome du scarabée.
19:02On recrute entre soi des gens qui nous ressemblent.
19:05Et ça, ça amène à faire une approche
19:07du recrutement qui s'appelle clonique, copier-coller.
19:09Je vais recruter quelqu'un qui a exactement
19:11les mêmes compétences et les mêmes attendus
19:15que ce qui existe déjà.
19:16Parce que je suis convaincu que ce profil est le bon.
19:18C'est parce que c'est ce que je connais déjà
19:20et donc je suis convaincue que c'est le bon.
19:21C'est un biais inconscient, en fait.
19:24Parfois, ça peut être une bonne réponse.
19:27Ce que nous, on va challenger,
19:28c'est que ce n'est pas toujours la seule
19:30et que ce n'est pas toujours la meilleure.
19:31Et donc, le recrutement inclusif, ça commence par là.
19:33C'est être capable, dans une situation de recrutement,
19:35de ne pas se concentrer exclusivement
19:37sur mon besoin actuel ou sur mon héritage du passé,
19:40mais être en capacité de regarder le futur qui émerge.
19:42Qu'est-ce qui va créer de la valeur ?
19:44Quelle va être la complémentarité
19:45dans ce qui peut être attendu dans mon équipe ?
19:47À condition qu'il y a bien sûr de la complémentarité,
19:51mais de la compatibilité avec ma culture d'entreprise,
19:54avec mes valeurs,
19:55avec finalement ce qui fait équipe dans mon entreprise.
19:58En quoi, finalement, c'est une réponse
19:59à ces enjeux de complexité que l'on évoquait ?
20:02Et ce que vous dites finalement, c'est qu'il faut agir sur le manager.
20:06Donc, il y a une logique de transformation manageriale.
20:07Il y a un leadership différent peut-être à avoir.
20:09En quoi, ça, c'est une réponse effectivement aux enjeux
20:11qu'on soulève depuis le début de cette émission ?
20:13En fait, là aussi, on a un héritage du leadership
20:16qui était très adapté à une période permanente.
20:20Donc, c'était l'ère de l'anticipation,
20:22de la gestion des émotions,
20:24une capacité à gérer et être dans une forme
20:27de toute puissance, de toute connaissance.
20:29Et ça reste un peu dans l'héritage des représentations
20:32qu'on peut se faire d'être leader.
20:34Or, aujourd'hui, je faisais référence
20:37à ce que je vous disais tout à l'heure,
20:38les choses sont beaucoup plus complexes.
20:40On ne peut pas prévoir, répéter,
20:43anticiper les différents sujets.
20:45Donc, ça veut dire que ça demande
20:46aux leaders d'avoir une meilleure connaissance,
20:49bien sûr, de leurs forces et de leurs ressources,
20:51mais aussi de ce qui va faire leur singularité
20:53en tant qu'individu, leurs émotions,
20:55ce qui les traverse,
20:56les émotions des équipes, l'anxiété,
20:59les sources aussi de motivation,
21:01ce qui va créer de la valeur dans l'entreprise.
21:03Donc, oui, on va avoir un héritage managérial
21:05sur les leaders qui vont devoir,
21:07d'une certaine manière,
21:09combiner des valeurs du passé
21:11dans les attributs du leadership
21:12et faire émerger d'autres attributs,
21:15des rôles modèles qui soient plus protéiformes,
21:17qui représentent davantage plus de diversité
21:20dans nos organisations.
21:21Sachant qu'on parle beaucoup de la diversité,
21:24partant du principe que la diversité égale performance.
21:27Moi, je veux rajouter un élément dans cette équation
21:30pour que diversité égale performance,
21:32ça veut dire qu'il faut travailler l'inclusion.
21:34Il faut travailler ces sujets.
21:36Alors, on va parler, pour terminer,
21:37en conclusion, justement,
21:39d'intelligence artificielle,
21:40de nouvelles technologies.
21:41C'est peut-être aussi un élément à rajouter
21:44dans cette équation que vous donniez,
21:46justement, Eglantine.
21:48à quoi, finalement, peut ressembler
21:51l'usage de l'intelligence artificielle,
21:54effectivement, dans ces questions-là
21:56et dans cette décomplexification,
21:57effectivement, des enjeux que l'on évoque.
21:59Audrey, notamment sur le sujet de la paix,
22:02mais alors, pas que,
22:03mais vous, vous avez très rapidement
22:04et très vite regardé cette question
22:05de l'intelligence artificielle.
22:07Oui.
22:07Vous y avez pas mal contribué aussi.
22:10Quel service supplémentaire, finalement,
22:11vous offrez aujourd'hui aux dirigeants de PME
22:13qui utilisent vos solutions ?
22:14Alors, bon, déjà, pour nous,
22:15l'IA, c'est déjà une réalité chez ADP.
22:17Ça veut dire que nos collaborateurs l'utilisent,
22:19en tant que collaborateurs d'ADP, bien sûr.
22:21Nos collaborateurs qui servent nos clients
22:23dans la paix et on met également
22:25de l'intelligence artificielle
22:26dans nos produits au service de nos clients.
22:28Ça, c'est fait.
22:29Bien sûr, ça accélère la performance
22:30de tout le monde.
22:31On va plus vite, on détecte les anomalies,
22:33on analyse les impacts, etc.
22:35Il y a aussi l'aspect, en tant que société,
22:38on a un rôle et une responsabilité.
22:40Et je voudrais remettre ça vraiment
22:41au centre aussi des conversations,
22:43c'est qu'on doit trouver cet équilibre
22:47entre performance et responsabilité,
22:49effectivement, en se disant,
22:50et nous, on a créé très vite chez ADP,
22:52un comité éthique qui va vraiment nous guider
22:55dans notre stratégie IA.
22:57Et je pense qu'on n'est pas tous
22:57au même niveau de maturité, évidemment.
22:59Je vous le confirme.
23:00Voilà.
23:00Et on s'est dit quoi ?
23:01En fait, une conviction simple,
23:03mais très forte pour nous.
23:04L'IA n'a de sens que si elle est
23:06au service de l'humain, déjà.
23:08Donc, on ne parle pas de remplacer l'humain,
23:10mais on aime, à parler d'humain, augmenter.
23:13Donc, voilà.
23:14Donc, je ne remplace pas.
23:15Et l'IA doit être au service du métier.
23:17Je ne fais pas du gadget.
23:18Donc, j'entends la voix de mes clients,
23:20de mes collaborateurs,
23:21et je déploie si ça fait du sens.
23:23Mais finalement, très concrètement,
23:24ça se traduit par quoi dans l'usage
23:26et l'utilisation de votre solution ?
23:27Pour nous, aujourd'hui, dans nos produits,
23:29d'ores et déjà, on a ADP-Assist.
23:31Donc, en langage naturel,
23:32nos clients vont dire
23:34qu'est-ce qui va se passer
23:35si j'augmente ma masse salariale de 3% ?
23:37Et on a une réponse immédiate
23:38qui va nous sortir l'analyse
23:40à partir des données en temps réel,
23:42fiables, évidemment,
23:43et issues de la paie.
23:44Et là, on est capable, effectivement,
23:45de passer quelques obstacles.
23:46Bien sûr.
23:47Et c'est que le début.
23:48On est en train de construire l'avenir,
23:49encore une fois,
23:50avec ce que l'on entend
23:51de nos collaborateurs et clients.
23:53Patrice, même question.
23:54Ce sujet de l'IA,
23:54des nouvelles technologies,
23:55de manière générale,
23:56en quoi c'est aussi des éléments de réponse
23:58et d'intérêt pour vous
23:59pour passer ces obstacles
24:00et ces complexités ?
24:01L'IA, pour nous, c'est un outil.
24:03Ce n'est pas en lieu et place
24:05d'un collaborateur ou d'une collaboratrice.
24:07C'est-à-dire que, pour nous, l'IA,
24:08et on l'utilise sur plein de sujets,
24:11pour faire des comptes rendus,
24:13pour faire des analyses,
24:15pour décortiquer des documents
24:16qui font des centaines de pages,
24:18c'est-à-dire qu'on va améliorer
24:19la productivité des gens
24:21et on va diminuer leur charge mentale.
24:23Bien sûr.
24:23Donc, pour nous, l'IA,
24:24c'est vraiment un outil
24:25comme l'est un stylo,
24:26comme l'est une calculatrice,
24:28comme l'est un ordinateur.
24:30C'est de nous permettre
24:30d'aller plus vite
24:33sans forcément pénaliser
24:34le collaborateur,
24:35ni sa compétence,
24:36ni sa capacité intellectuelle.
24:38Il nous reste exactement une minute
24:40et ça tombe bien,
24:40c'est le temps,
24:41peut-être même un peu moins,
24:42qu'on va vous donner
24:43pour faire un petit mot de conclusion.
24:44On termine toujours cette émission
24:45par le mot-clé,
24:46le conseil,
24:47que vous auriez envie
24:48de donner aux dirigeants de PME
24:49justement qui nous écoutent
24:50pour justement passer
24:52ces caps,
24:53ces difficultés,
24:54ces complexités.
24:55Si vous devez résumer,
24:56effectivement,
24:57en un mot,
24:57le conseil
24:58ou le mot
24:59que vous auriez effectivement envie
25:00que nos auditeurs et nos téléspectateurs
25:02retiennent.
25:02Patrice,
25:03en un mot justement.
25:04Alors,
25:04en un mot,
25:05je ne vais pas y arriver,
25:05mais en plusieurs mots,
25:07pour moi,
25:08ensemble,
25:08on ne va plus loin.
25:09C'est vraiment une phrase
25:10qui résonne chez nous.
25:11Faire équipe.
25:12C'est-à-dire que faire équipe,
25:14donner de l'autonomie aux gens
25:15avec des responsabilités
25:17qui leur permettent
25:17à eux d'avancer.
25:18pour franchir les obstacles.
25:19Eglantine ?
25:20Oui,
25:20moi,
25:20à travers mes métiers
25:21de recrutement et de coaching,
25:23les deux conseils
25:23les plus basiques
25:25que je puisse donner,
25:26c'est investissez sur vos talents.
25:28Posez-vous les questions
25:28sur les talents émergents
25:29à valoriser et à recruter.
25:32Et investissez sur vous,
25:33surtout pour les responsables
25:34d'entreprises.
25:36Continuez à vous former,
25:37travaillez sur vous,
25:38vous êtes votre meilleur outil.
25:40Ça fait plus de 10 secondes.
25:41Audrey,
25:42le mot de la fin également
25:43en 10 secondes top chrono.
25:44Ok,
25:44ne subissez pas
25:45et saisissez les opportunités
25:47et de construire
25:47le futur du travail.
25:48Et saisir les opportunités,
25:50ça c'est effectivement intéressant
25:51pour avoir envie
25:52de franchir les obstacles.
25:53Merci beaucoup.
25:53Nous étions avec Audrey Diard,
25:55avec Patrice Malgouverne
25:56et avec Eglantine.
25:57Merci beaucoup
25:58d'avoir été avec nous.
26:00Vous nous retrouvez
26:01bien évidemment
26:02sur les réseaux sociaux,
26:03sur le site internet
26:04et vous pouvez également
26:06aller suivre
26:06les réseaux sociaux de KPM
26:07notamment sur LinkedIn
26:08pour vous tenir au courant
26:10de cette journée.
26:11On se retrouve d'ici là
26:12bien évidemment
26:12la semaine prochaine.
26:13Très bon week-end
26:14sur BFM Business.
26:17M.E. Let's do
26:18sur BFM Business.
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