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  • il y a 3 heures
Ce mercredi 27 mai, BFM Business a consacré une édition spéciale CAP PME en direct depuis la Station F. Julien Gagliardi a reçu Alice Lhabouz, entrepreneuse et investisseuse, fondatrice de Trecento AM et Alice Lhabouz Conseil, Jules Simiand, fondateur et PDG d'ExtraStudent Group, Yasmine Iamarene, directrice générale de Colis Privé, ainsi que Guillaume Gibault, président fondateur de l'entreprise Le Slip Français.

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Transcription
00:00Émission spéciale Cap PME sur BFM Business.
00:04Bien, merci d'être avec nous pour cette clôture de cette belle journée à Station F.
00:10Ici à Cap PME, on espère que vous avez passé une bonne journée et ce n'est pas fini.
00:15Merci également à tous ceux qui nous suivent sur l'antenne de BFM Business.
00:19Dans un instant, notre grand entretien, Sébastien Martin, ministre de l'Industrie, au micro d'Edwige Chevrillon,
00:24suivi de notre table ronde de clôture, patrons et politiques peuvent-ils ensemble relever la France ?
00:30C'est à suivre donc dans un instant.
00:32Mais pour démarrer et pour clôturer en beauté cette journée, on voulait vous présenter des entrepreneurs déterminés.
00:39Déterminés à avancer, déterminés à innover, à investir.
00:43Déterminés aussi, vous allez le voir, à faire peser leurs paroles dans le débat public.
00:47À moins d'un an de l'élection présidentielle, ils s'adressent à vous, ils s'adressent aussi aux candidats.
00:53Ils vont profiter de cette scène, de cette tribune, pour partager leurs priorités, leurs attentes.
00:57Vous allez le voir, pas de grands discours, juste l'essentiel.
01:00Ils ont cinq minutes, cinq minutes pour vous convaincre.
01:03Bienvenue dans le grand oral des entrepreneurs.
01:05On accueille Alice Labouse, Guillaume Gibeau, Yasmine Yamaren et Jules Simian sur de la musique.
01:23Merci beaucoup d'être avec nous tous les quatre.
01:28Et merci, j'allais dire aussi, de partager vos convictions.
01:33Qu'avez-vous envie de nous dire ce soir ?
01:34Qu'est-ce que vous avez aussi envie de défendre ?
01:37Eh bien, on va le découvrir.
01:38Vous avez accepté le petit jeu de Cap PME en cette fin de journée d'avoir cinq minutes,
01:45cinq minutes pour nous proposer votre conviction, votre mesure issue du business,
01:51votre bonne idée issue du business que vous voulez soumettre aux candidats à l'élection présidentielle
01:55et au prochain, avec DS, dirigeant politique.
01:59On va démarrer avec Alice Labouse, parce que je sais qu'avec Alice, vous allez donner le ton.
02:06Ça, ça va être assez sympa.
02:07Mettez-vous au centre, Alice.
02:08On peut l'applaudir parce que c'est la première...
02:10Oui, c'est la cérémoniale de pitch et tout.
02:13Mettez-vous au centre de l'arène, entrepreneuse et investisseuse.
02:15Elle a fondé sa société de gestion à seulement 30 ans,
02:18faisant d'elle la plus jeune femme en Europe d'obtenir un agrément,
02:21une aventure couronnée de succès.
02:23Elle a désormais de jeunes entrepreneurs.
02:26Vous les conseillez, vous investissez également dans leur société.
02:29Vous êtes une spécialiste de la finance et de l'épargne.
02:31Et vous allez justement nous en parler.
02:33Comment créer des ponts entre l'épargne des Français et l'économie des territoires ?
02:37Alice, vous avez carte blanche, c'est à vous.
02:38Merci beaucoup.
02:39Quelle magnifique introduction.
02:41Donc, je m'appelle Alice Laboue.
02:42Je suis entrepreneuse et investisseuse, entrepreneuse dans la finance.
02:46Alors moi, je suis la plus jeune femme en France.
02:48À avoir créé une société de gestion agréée par l'autorité des marchés financiers,
02:52j'ai eu la chance de gérer des centaines de millions d'euros
02:55pour des gros investisseurs institutionnels français et des grandes familles.
02:59Et puis aujourd'hui, avec mon activité de conseil,
03:02j'aide les particuliers et les entrepreneurs à améliorer la gestion de leur patrimoine
03:06et de leur épargne.
03:07Et par ailleurs, je suis connue aussi, surtout,
03:10pour avoir rejoint le jury de l'émission Qui veut être mon associé ?
03:13il y a maintenant deux saisons.
03:15Et avec cette émission, en fait, je parcours un peu la France
03:18pour prendre des participations dans des entreprises.
03:21Et en réalité, en fait, quand on m'a demandé de venir vous parler
03:24et de parler de ce thème, je dois dire qu'il y a quelque chose
03:27qui me marque assez profondément et de plus en plus.
03:30En fait, la France vit un énorme paradoxe
03:32et personne n'en parle ou très peu de gens en parlent.
03:35D'un côté, on est les champions du monde de l'épargne.
03:38Des centaines de milliards d'euros sur des supports
03:41sont investis sur des supports extrêmement prudents.
03:44De l'autre côté, on a des entrepreneurs incroyables
03:48en région, des hommes, des femmes qui s'investissent,
03:52qui créent de l'emploi, qui innovent
03:54et qui ont envie de construire une usine,
03:56de se développer à l'international,
03:58de transmettre leur savoir-faire.
04:00Donc l'énergie est là, le talent est là,
04:03mais parfois le capital manque.
04:06Alors mon constat, c'est qu'en fait,
04:07la France n'a pas un problème d'argent,
04:10comme on le dit souvent.
04:11La France a un problème de circulation de l'argent.
04:16En réalité, il y a deux mondes qui vivent à côté,
04:20mais qui ne se rejoignent pas tant que ça.
04:22D'un côté, évidemment, la grande épargne des Français,
04:25qui investit sur des supports très sécurisés,
04:28parce que les Français sont souvent, malheureusement,
04:30sous-éduqués sur les sujets d'économie et de finances.
04:33Et de l'autre côté, des patrons, top,
04:36mais qui déploient une énergie énorme
04:39pour aller chercher du capital, du financement.
04:42Alors vous me direz, il existe déjà des dispositifs,
04:45et c'est vrai.
04:46Il existe la Banque publique d'investissement,
04:48la BPI.
04:49Il existe les banques, les assureurs,
04:51les fonds régionaux, bien sûr,
04:54les chambres de commerce, bien entendu.
04:56Et mon idée, c'est surtout pas d'opposer
04:58le public et le privé.
04:59Et le privé.
05:00Parce que je pense vraiment
05:01que le prochain grand chantier,
05:04ce sera un chantier qui sera mixte.
05:07Tout simplement parce qu'en fait,
05:08quand une entreprise en région fonctionne,
05:11marche, est un succès,
05:14c'est pas seulement juste des chiffres.
05:16C'est aussi des familles qui restent dans les territoires.
05:19C'est aussi des centres-villes qui vont être vivants.
05:22Ce sont des sous-traitants qui vont avoir plus de travail.
05:25C'est des recettes fiscales qui augmentent.
05:28Et puis, ça va être aussi, bien entendu,
05:31toute une génération qui, peut-être,
05:33va recommencer à croire en l'avenir.
05:36Alors moi, là, aujourd'hui,
05:38puisqu'on m'a demandé de faire une recommandation
05:40en tant qu'entrepreneuse
05:42aux futurs candidats à l'élection présidentielle,
05:44ma proposition est très simple.
05:47Je propose un grand pacte national
05:50entre l'épargne des Français
05:53et le financement des entreprises en région.
05:58Alors concrètement, ça pourrait être comment ?
06:00Comment est-ce qu'on pourrait faire ça ?
06:02Moi, je propose
06:03qu'on mette en place des solutions incitatives
06:06avec notamment des avantages fiscaux,
06:08mais aussi le fait de soutenir
06:10et d'aider l'initiative privée
06:12qui est si fondamentale,
06:15aider à ce que 5% à 10%
06:17de l'épargne des Français,
06:18en toute transparence,
06:20aillent financer localement
06:21les entreprises qui en ont besoin.
06:24Pas de manière contraignante, bien sûr,
06:27surtout pas.
06:28De manière incitative et positive.
06:31Parce qu'en fait, il ne faut pas croire,
06:32les Français ont envie de participer
06:34à l'essor de leur région,
06:35à la création d'emplois
06:37dédiés à leurs enfants
06:38et à leurs petits-enfants.
06:40Mais en fait, ça nous oblige
06:42à aborder un second sujet
06:43qui est fondamental.
06:45Avant tout, il faut mettre en place
06:48un grand plan d'éducation financière
06:50pour toute la France.
06:52Pour moi, c'est un sujet
06:54absolument indispensable
06:56et d'urgence absolue.
06:59Et tout simplement,
07:01il va falloir vraiment faire en sorte
07:03que les Français,
07:04les plus jeunes Français,
07:06apprennent rapidement
07:07ce qu'est l'entreprise,
07:08ce qu'est l'économie,
07:09un chiffre d'affaires,
07:10un résultat net,
07:11un investissement, un risque,
07:13la notion de temps long.
07:15Et je crois que c'est comme ça
07:16qu'on changera les choses.
07:18Parce qu'en fait,
07:19on ne peut pas demander
07:19à des citoyens
07:20de financer leur économie
07:22si on ne leur a même pas appris
07:24à bien comprendre l'économie.
07:26Tic-tac !
07:27C'est parti !
07:29Alors voilà,
07:30aujourd'hui, vous avez compris,
07:31moi, au futur président,
07:33je lui demande de manière urgente
07:34de mettre en place ce pacte,
07:36ce pacte d'association
07:37entre l'épargne des Français
07:39et le financement des entreprises
07:40en région.
07:41Et bien entendu aussi,
07:43un grand plan d'éducation financière
07:45pour la France.
07:46Parce que je finis,
07:47même si le tic-tac est terminé.
07:48En fait,
07:49on a quasiment tout ce dont
07:51on a besoin pour réussir.
07:52On a nos entrepreneurs,
07:55notre épargne,
07:56nos territoires.
07:58Maintenant,
07:58il faut absolument les réunir.
08:00Je vous remercie.
08:02On l'applaudit bien fort.
08:03Merci beaucoup,
08:04Alice Lagouze.
08:05Vous avez vu,
08:06Alice,
08:06on vous a épargné le gong.
08:08Non,
08:09mais c'était pas mal.
08:10J'étais presque à quelques secondes.
08:13Sur le fil.
08:14Bon,
08:14ça vous met la pression,
08:14les autres,
08:15pour aussi bien pitcher.
08:17Passons à Jules Simeon.
08:19Jules,
08:20on vous laisse vous mettre
08:21au centre de l'arène.
08:22On peut l'applaudir
08:23et l'encourager.
08:24Jules Simeon,
08:25pendant la période Covid,
08:26il lance à 17 ans
08:28sa plateforme d'entraide scolaire
08:30entre élèves
08:30qui connaît rapidement le succès.
08:32Animé par l'envie d'entreprendre,
08:34il se lance corps et âme
08:35dans ce projet.
08:36Et six ans plus tard,
08:38Extract Student,
08:39c'est quand même déjà
08:40cinq salariés,
08:41un demi-million d'euros
08:41de chiffre d'affaires
08:43et surtout des investisseurs de renom.
08:45Une vision long terme
08:46qu'il se fera un plaisir
08:47de vous évoquer
08:48parce qu'il est passionnant
08:49quand il vous la présente.
08:51Et c'est justement
08:52son message ce soir à Jules,
08:53un choc de confiance
08:54pour permettre à la jeunesse
08:56d'entreprendre.
08:57On l'applaudit bien fort.
08:58C'est parti pour le pitch.
08:59Cinq minutes.
09:01C'est ça.
09:02Merci Julien
09:02pour cette belle présentation.
09:04Merci de prendre le temps
09:05de venir nous écouter.
09:07Moi, j'avoue que ça ne me fait
09:08pas forcément rire
09:09de venir sur des événements
09:10comme ceux-ci
09:11et de prendre du temps
09:12que je n'ai pas
09:13parce qu'on est cinq
09:13et chaque temps que je perds,
09:15c'est un temps
09:16que j'aurais pu dédier à la boîte.
09:18Mais je trouve
09:18que la situation
09:19est devenue vraiment urgente.
09:21D'abord parce que
09:22j'ai pu fréquenter
09:23de près ou de loin
09:24des politiques
09:25et que j'ai vu
09:25le niveau abyssal
09:27de ces derniers
09:28et que ça m'inquiète profondément
09:30parce que du coup,
09:31de l'autre côté,
09:31je vois que beaucoup
09:32d'entrepreneurs de mon âge
09:34et puis même plus jeunes
09:35puisqu'aujourd'hui,
09:35les entrepreneurs,
09:36ils commencent à 16,
09:3717, 18 ans.
09:38En fait,
09:39ils ont plus vocation
09:40à quitter la France
09:41qu'à y rester
09:42et que ça m'inquiète
09:43aussi pour mon pays
09:44et que plus globalement,
09:45la confiance n'est pas là.
09:46Quand je parle avec mes parents
09:47qui ne sont pas entrepreneurs
09:49ou des entrepreneurs,
09:51la confiance n'est vraiment plus là.
09:53Moi, j'ai commencé super tôt
09:54parce que je pense
09:55que j'étais un peu naïf
09:56et je n'aimais pas forcément
09:58le droit dans lequel j'étais,
09:59à savoir l'école
10:00ou en tout cas la façon
10:01dont elle m'a enseigné,
10:02ce qu'elle devait m'enseigner.
10:03Et je me suis dit très tôt,
10:05il y a une urgence,
10:06c'est-à-dire que moi,
10:07j'aimais le travail
10:08et j'aimais le fait
10:08de pouvoir m'épanouir
10:10en travaillant,
10:11en gagnant de l'argent
10:12et en voyant que ce que je faisais
10:13servait une cause.
10:15Et donc,
10:16je me suis mis
10:16dans ce milieu éducatif
10:18parce que j'ai lancé
10:19très jeune
10:20une plateforme
10:21qui permettait aux jeunes
10:21de réviser
10:22et de s'orienter gratuitement.
10:24Donc, en gros,
10:24c'est une espèce
10:25de réseau social
10:26un peu comme Facebook
10:26ou LinkedIn,
10:27historiquement,
10:28qui vous permettait
10:29de partager des fiches
10:30et de discuter
10:30entre étudiants et lyciens.
10:32Très vite,
10:32ça a grossi,
10:33on s'est mis à adresser
10:33un marché,
10:34à devoir trouver
10:35un modèle économique
10:38avant, on était pré-revenu,
10:39on n'avait pas de modèle.
10:40Pareil,
10:40c'est un truc
10:41qu'on ne nous a pas enseigné.
10:41Trouver un modèle économique
10:43sur les bancs du lycée,
10:44vous me direz,
10:44c'est à peu près normal.
10:45Mais je ne trouve pas
10:46parce que je trouve
10:46que ça va tellement vite.
10:48Je vous parlerai après
10:49de ce que j'ai regardé,
10:51de ce qui se passe
10:52outre-Atlantique,
10:53ce qui se passe en Chine.
10:54On est vraiment
10:55très en retard.
10:56Donc, bref.
10:57Je me suis mis
10:58dans ce monde éducatif,
10:59d'abord en essayant
11:00de répondre
11:01à cette crise éducative
11:03dans l'extra-scolaire
11:04pour permettre aux jeunes
11:05de réviser gratuitement,
11:06de s'orienter,
11:06de trouver des clés de réponse.
11:08Et puis, en fait,
11:09en évoluant,
11:10évidemment,
11:11on rencontre
11:11des personnalités
11:12dans l'éducation
11:14qui oeuvrent
11:15à l'échelle publique.
11:16On rencontre
11:17des patrons d'école,
11:17on rencontre des groupes
11:18et on se dit,
11:19en fait,
11:19le niveau est tellement bas
11:21que ce soit le privé
11:22ou le public,
11:23rien n'est fait
11:23pour élever le niveau
11:24des élèves.
11:26Quand c'est le privé,
11:26pardon,
11:27ça n'est qu'économique
11:28où il y a un petit peu
11:29d'éducation,
11:30mais ce n'est pas vraiment
11:31le but premier.
11:33Et quand c'est le public,
11:34en fait,
11:34ça met 10, 15 ans.
11:36J'ai un ami
11:36qui a commencé
11:36à travailler
11:37sur un incubateur
11:38pour une université
11:38il y a 5 ans.
11:39Il a quitté l'université
11:40depuis 4 ans
11:41et ça vient d'être mis en place
11:42pour vous montrer
11:43à quel point on va vite
11:44et on avance.
11:46Et moi,
11:46je me dis,
11:46ça ne peut pas rester
11:48comme ça toute une vie.
11:50En tout cas,
11:50pas si j'en suis,
11:52en tout cas.
11:54Et donc,
11:55maintenant,
11:55on va oeuvrer
11:56dans le monde éducatif
11:57pour essayer
11:58de changer ces mentalités-là.
12:00Donc,
12:00comment on va faire ?
12:01Parce que lorsqu'on fait
12:01ces réflexions-là,
12:02lorsqu'on fait ces constats-là,
12:03on se pose des questions.
12:04Est-ce que c'est le monde politique ?
12:05Parce qu'en fait,
12:06rien n'avance
12:06si on ne parle pas
12:08avec ce monde-là.
12:09Et puis,
12:09quand on essaye
12:10de se connaître
12:10et quand on comprend
12:11ses raisons d'être,
12:12ce que j'ai essayé
12:12de travailler sur moi,
12:13on comprend que non,
12:14c'est le monde économique.
12:15C'est la réponse
12:16la plus rapide
12:17qui pourra nous permettre
12:18aussi d'aller plus
12:18dans notre démarche.
12:19Et donc,
12:20l'éducation,
12:21en tout cas,
12:21mon premier choc,
12:22puisqu'on est là
12:23pour parler de choc
12:23et de mesures,
12:24le premier choc
12:26que je pense
12:27nécessaire et indispensable,
12:28c'est un choc éducatif.
12:30Et nécessaire et indispensable
12:31pour former quoi et qui ?
12:33Pour former des très jeunes
12:35à ce qu'est une entreprise.
12:37Quand vous rencontrez
12:38des élèves
12:38qui sortent d'école de commerce,
12:39je vois qu'il y a
12:40beaucoup de parents,
12:41vous allez déplorer deux choses.
12:42La première chose,
12:43c'est le fait
12:43qu'ils ont très peu
12:44d'or de cours
12:44et que vous ne savez pas
12:45pourquoi vous payer.
12:46Ça, ça part dans le résultat.
12:48Et la deuxième,
12:49c'est que quand ils sortent,
12:51un,
12:51ils ne savent pas
12:52créer des boîtes
12:52parce que souvent,
12:53la première entreprise
12:54d'un étudiant,
12:55c'est un échec.
12:57Évidemment,
12:57quand on crée une boîte
12:58et qu'on sort d'école
12:59alors qu'on ne nous a pas
13:00enseigné ce qu'on pouvait
13:03faire avec une entreprise,
13:04c'est normal
13:04qu'on n'ait pas des clés
13:05et donc qu'on apprenne
13:06sur le tas.
13:07Mais bon,
13:08le but,
13:08c'est qu'on puisse y répondre.
13:09Donc vraiment,
13:10un choc éducatif.
13:12Et dans ce lot
13:14de ce choc éducatif,
13:15on arrive,
13:16j'ai écouté BFM
13:17depuis ce matin,
13:18dans un moment
13:19qui est assez important,
13:20à savoir qu'il y aura
13:21500 000 entreprises
13:22à reprendre,
13:22qu'on n'a pas les repreneurs.
13:23Donc il faut les former
13:24à créer des boîtes
13:25mais aussi à les reprendre,
13:26vraiment leur donner
13:27ces clés de lecture-là
13:28et on va s'y atteler
13:29puisque personne ne le fait,
13:30donc on va le faire
13:31puisqu'on va créer
13:32et lancer une école
13:34à la rentrée prochaine
13:34qui va aider ces profils-là.
13:36Et le deuxième choc,
13:38c'est toujours un choc
13:39qui a un lien avec le premier,
13:40c'est un choc administratif.
13:41À San Francisco,
13:42on incorpore une société
13:43en 24 heures.
13:44En France,
13:45c'est beaucoup plus long.
13:46En France,
13:46on a 2, 3, 4,
13:485 000 euros de dépenses.
13:49Il faut que ce soit moins cher
13:50et plus rapide
13:51et qu'on nous allège
13:52un petit peu
13:53dans tout ce qu'on fait.
13:54Et mon idée,
13:55pour terminer,
13:56j'ai du mal à respecter les règles
13:58donc celle-là,
13:58je vais essayer de la respecter.
13:59Mon idée,
14:00c'est qu'on allège
14:01et que le premier emploi
14:02soit net de charge
14:03pour un entrepreneur
14:04qui soit jeune ou moins jeune.
14:05Donc qu'on se lance
14:06en reconversion
14:07ou qu'on se lance très jeune.
14:08Comme ça,
14:091, on attire l'emploi
14:10puisqu'on force à rester
14:11non pas en auto-entreprise
14:12mais à recruter le premier
14:14et 2,
14:15on est quand même
14:16beaucoup plus aidé
14:17pour la survie de la boîte
14:18avec ce premier emploi.
14:20Voilà, merci à tous.
14:21Merci Jules.
14:22Merci beaucoup,
14:23on l'applaudit bien fort
14:24et merci de respecter
14:25les timings.
14:26Vous êtes tous super bons.
14:28Merci Jules.
14:29On poursuit donc avec
14:30Yasmine Yamaren.
14:31Yasmine,
14:32mettez-vous au centre
14:32de l'arène.
14:33On l'encourage.
14:34Elle aussi,
14:35elle a entrepris
14:35pendant le Covid
14:36en fondant MIPI,
14:37un spécialiste
14:37de la logistique
14:38dernier kilomètre
14:39et 2 ans
14:40et 300 emplois plus tard,
14:41la jeune pousse
14:41était devenue
14:42un acteur incontournable
14:43en intégrant notamment
14:45le groupe Colis Privé
14:46dont elle est devenue
14:47la directrice générale.
14:48Nous voici 4 ans plus tard,
14:49Colis Privé,
14:50c'est 90 millions de colis,
14:5256 sites logistiques,
14:533 800 chauffeurs partenaires.
14:55Alors,
14:55pas de quoi vous déstabiliser,
14:57Yasmine.
14:58Vous prenez l'agilité,
14:59la flexibilité
15:00et si nos candidats
15:01à la présidentielle
15:02pouvaient s'en inspirer
15:03ce soir ?
15:04C'est son message
15:05pour vous ce soir.
15:06Un tonnerre d'applaudissements
15:07et 5 minutes
15:08pour Yasmine Yamarène.
15:09Bonjour tout le monde.
15:12Je vais vous raconter
15:12un peu mon histoire
15:13et pourquoi l'agilité
15:15pour moi c'est important.
15:18En 2020 encore,
15:19j'étais salariée
15:20d'une grosse entreprise
15:22et une de mes grandes frustrations
15:24à ce moment-là,
15:25c'était le manque d'agilité.
15:26J'étais remplie d'idées
15:28et en fait,
15:29quand j'avais une idée lundi,
15:30je ne comprenais pas
15:30pourquoi mardi,
15:31finalement,
15:32ce n'était pas
15:32une réalité opérationnelle.
15:34Du coup,
15:34à ce moment-là,
15:35je me suis dit
15:35si tu as envie d'être agile,
15:37tu n'as qu'à créer
15:38ta propre entreprise
15:40et comme ça,
15:41tu auras la liberté
15:41pour lundi,
15:42pour mardi,
15:43finalement,
15:43de pouvoir agir.
15:45Donc,
15:45je crée une entreprise
15:46dans le dernier kilomètre,
15:47j'achète un camion,
15:48je commence à livrer
15:49et je fais grandir
15:50mes équipes.
15:51Donc,
15:52en 5 ans,
15:53enfin,
15:534-5 ans,
15:54je passe de toute seule
15:55à 352,
15:57je m'en souviens encore
15:59avant la vente
16:00de mon entreprise,
16:01collaborateurs.
16:03Et en fait,
16:03finalement,
16:04quand on commence
16:04à créer une entreprise
16:05et à la diriger,
16:06on se rend compte
16:07que ces choses
16:08qu'on pouvait reprocher
16:09en tant que salarié,
16:10ces frustrations
16:11qu'on pouvait nourrir
16:13en tant que dirigeant
16:14et même entrepreneur,
16:15c'est-à-dire actionnaire
16:15de sa propre entreprise
16:16parce que je n'ai jamais
16:17eu d'actionnaire,
16:19on se rend compte
16:19que finalement,
16:20il y a des freins
16:21et la société,
16:22elle change en permanence
16:23et quand on gère
16:25le dernier kilomètre,
16:26c'est un livreur,
16:27c'est un camion,
16:28pourtant derrière ça,
16:28il y a la consommation
16:29de tous les Français.
16:31Donc la consommation
16:32de tous les Français,
16:32c'est accompagner
16:33en permanence vos besoins.
16:34Vous avez tous envie
16:35que ça aille super vite,
16:36que ça arrive au moment
16:37où vous êtes à la maison,
16:38vous n'acceptez pas
16:39qu'il y ait forcément
16:40des retards,
16:41vous avez envie
16:42que le chauffeur
16:42vous appelle à un moment,
16:43il y en a qui aiment
16:44les textos,
16:44pas les textos,
16:45maintenant il y en a
16:46qui veulent que la communication
16:47arrive autrement,
16:48qu'on comprenne vos besoins.
16:49Donc en fait,
16:49on ne se rend pas compte
16:50que ce dernier kilomètre derrière,
16:52c'est être à l'écoute
16:53des consommateurs
16:53en permanence.
16:54Donc ça veut dire
16:55qu'aujourd'hui,
16:56dans le dernier kilomètre,
16:57mais pas que,
16:58ce besoin d'agilité
17:01et de changer
17:02et d'évoluer en permanence,
17:03il est important.
17:04Du coup,
17:05ce qui s'est passé,
17:06c'est qu'il y a un peu
17:06moins d'un an,
17:08du coup,
17:08colis privés,
17:09derrière colis privés,
17:09c'est quand même
17:09CMA-CGM,
17:10un des plus grands groupes
17:12de transport du monde,
17:14achètent mon entreprise
17:15et je prends la tête
17:16de colis privés.
17:17Donc là,
17:17je passe de gérer
17:18une entreprise
17:20qui fait quelques millions
17:22de colis par an
17:23à une entreprise.
17:24Là,
17:24les chiffres n'étaient pas
17:25totalement à jour,
17:26plus de 100 millions
17:27de colis.
17:28Et là,
17:29je me rends compte
17:29à quel point,
17:30en fait,
17:30si on n'est pas agile,
17:32on meurt.
17:32En fait,
17:33c'est tout simplement ça
17:34en tant qu'entreprise
17:35parce qu'en fait,
17:36le consommateur
17:37est en permanence,
17:38en mutation.
17:39Les entreprises,
17:40elles naissent,
17:40elles grandissent
17:41et en fait,
17:41plus on est grand
17:42et plus cette agilité,
17:43on la perd.
17:44Et finalement,
17:44ce qu'on va pouvoir
17:45attendre demain,
17:46c'est comment on peut
17:46nous accompagner
17:47à garder cette agilité
17:48et l'agilité,
17:49elle passe par plein de choses.
17:51Il y a des sujets
17:52administratifs,
17:52il y a des innovations
17:54qui peinent à arriver
17:55et parfois,
17:56on sait qu'il y a des choses
17:56qui vont être impulsées
17:57alors on change
17:58et on fait muter
17:59notre entreprise
17:59mais ça ne vient pas
18:00si vite
18:01et finalement,
18:01ça nous ralentit
18:02et ça donne parfois
18:04plus la place
18:05à de nouveaux entrants
18:06et c'est bien,
18:07c'est sain.
18:08Moi,
18:08j'ai toujours dit
18:09que la concurrence,
18:10c'était quelque chose
18:10de génial
18:12et j'aime,
18:13moi,
18:13aller parler avec mes concurrents
18:14parce que je dis,
18:15en fait,
18:15on est quelque part
18:15meilleur ennemi.
18:16On est censé
18:17s'auto-stimuler,
18:18se donner envie
18:19d'être meilleur au quotidien
18:21mais finalement,
18:22si à chaque fois
18:22qu'on prend une décision
18:23et qu'on veut faire
18:23quelque chose,
18:24il y a des lourdeurs
18:25derrière qui nous freinent,
18:27quelque part,
18:28ça va être compliqué
18:28parce que le consommateur
18:30est roi.
18:31Il y a un truc
18:31que j'ai toujours dit,
18:32entreprendre
18:33et qu'on soit chef
18:33d'entreprise
18:34ou entrepreneur,
18:35entreprendre,
18:35c'est vendre.
18:36Si vous ne vendez pas,
18:37vous n'êtes pas entrepreneur
18:38et comment on vend ?
18:39Finalement,
18:40on répond aux besoins
18:40du consommateur final.
18:42Le besoin du consommateur final,
18:43je suis consommatrice
18:44avant même
18:44d'être chef d'entreprise,
18:46en fait,
18:46ça évolue en permanence,
18:48en plus,
18:48on est dans une société
18:49qui nous rend un peu capricieux
18:50et c'est très bien.
18:51On prend très vite
18:52des belles habitudes,
18:53on en veut encore plus.
18:55Dès qu'il y a un nouvel acteur
18:55qui arrive
18:56et qui propose un truc sympa,
18:57finalement,
18:58il y a tous ceux derrière
18:59qui se disent
18:59« Ouh là là,
19:00il fait un truc sympa,
19:01donc il faut que je fasse mieux. »
19:02Donc, en fait,
19:03c'est comment on peut
19:03être accompagné là-dessus.
19:06Ce que tu racontes,
19:07ça me touche
19:08parce que je l'ai vécu,
19:09j'ai été toute seule,
19:10ensuite on a été cinq,
19:11ensuite on a été plus
19:12et en fait,
19:13plus on était
19:14et plus finalement,
19:14je me rendais compte
19:15que dès que j'avais envie
19:16d'impulser quelque chose
19:17de nouveau,
19:18ça pouvait être complexe.
19:20Et alors,
19:20ce n'est pas forcément
19:21que de la faute du gouvernement,
19:22à un moment donné,
19:23c'est aussi à la faute
19:24des chefs d'entreprise
19:25de permettre
19:26à ce que leur organisation
19:27est agile
19:27et chez ColiPrivé.
19:28C'est ce que je fais tous les jours
19:29quand je fais des réunions
19:30avec mes collaborateurs
19:31et que je leur demande
19:32une nouvelle idée,
19:33que je veux que l'innovation
19:35soit au centre finalement
19:35de ce qu'on fait.
19:37J'adore,
19:37ils me disent
19:37« Ok, Yasmine,
19:38je vais te prévoir un plan
19:38sur trois mois. »
19:40Je dis « Ok,
19:44j'ai un petit surnom,
19:46c'est la Tornade,
19:46mais ce n'est pas grave.
19:47Je trouve ça plutôt sain.
19:48Ça veut dire que je montre
19:49que les choses bougent
19:50et j'accompagne mes collaborateurs
19:53à ce que ça bouge aussi.
19:54Mais finalement,
19:54c'est comment derrière,
19:56en tant qu'entreprise française,
19:57qui a des ambitions
20:00à l'international,
20:01on peut avoir un gouvernement
20:02qui nous accompagne
20:03à être plus flexibles
20:04et à changer
20:05et muter en permanence.
20:06Merci beaucoup.
20:09La Tornade,
20:10Yasmine Yamaren,
20:10merci beaucoup.
20:12Yasmine,
20:13pareil,
20:13on time,
20:14bravo.
20:14Guillaume,
20:15ça vous met une sacrée pression.
20:16Ils ont été très bons
20:17sur le timing.
20:17Ils ont été très bons
20:18sur le timing tous.
20:20Est-ce qu'on doit encore
20:21vous présenter celui
20:22qui veut mettre la France
20:23en slip depuis 15 ans maintenant ?
20:25Animé par l'ambition
20:26de Prouveau Monde
20:27que le Made in France,
20:28c'est possible.
20:28Il s'est impliqué,
20:30corps et âme,
20:30dans la refondation
20:31de l'industrie textile
20:32avec près de 300 emplois
20:34directs et indirects,
20:3540 ateliers partenaires
20:36et des millions,
20:37j'osez dire des millions,
20:38de slips français
20:38écoulés depuis 15 ans.
20:40Ça fait un paquet de slips.
20:41Ça fait un paquet de slips.
20:42Il est devenu
20:42un ambassadeur populaire
20:43du Made in France
20:44et ce soir encore,
20:45il veut vous convaincre
20:46plus que jamais
20:46que le Made in France
20:47a de l'avenir.
20:485 minutes et faites du bruit
20:49pour Guillaume Gibault.
20:53Bonsoir à tous,
20:54je suis ravi d'être avec vous.
20:55Effectivement,
20:55il y a 15 ans,
20:56je me suis mis
20:57dans un pari un peu bizarre
20:58de montrer que c'est possible
20:59de fabriquer en France.
21:00Moi, j'adore
21:01les histoires françaises.
21:02La Teco Air, Citroën,
21:03Renault, Airbus,
21:04JR, Antoine Dupont,
21:06Victor Wendt, Bagnama,
21:06Agnès B.
21:07Tout ce qui peut faire briller
21:08les lumières de la France,
21:09moi, ça me fait vibrer
21:10et je me dis bizarrement
21:11comment je mets ça
21:11dans un slip.
21:12En plus sérieusement,
21:13je me dis,
21:13je veux monter ma boîte
21:14et je me dis,
21:15la mode, c'est un métier
21:16dans lequel il y aura
21:16toujours de nouveaux entrants
21:17et si on réfléchit,
21:19un sous-vêtement,
21:19c'est un marché important.
21:20A priori,
21:21tout le monde porte des slips
21:21sauf si vous prenez
21:22un peu plus de risques
21:22et le sous-vêtement,
21:23c'est petit, c'est léger,
21:25ça ne s'essaye pas
21:25et les mecs,
21:26en tout cas,
21:26s'ils peuvent acheter
21:27le même boxeur bleu marine
21:28toute leur vie
21:29par pack de 7,
21:29ils en sont très contents.
21:31Je me dis,
21:31c'est un bon produit
21:32à industrialiser.
21:33Je démarre un tour de France
21:34des usines françaises
21:35et on me dit,
21:36chez Eminence,
21:37chez Chantel,
21:37chez Petit Bateau,
21:38chez Lacoste,
21:39chez Le Mailleux,
21:39chez tous les gens
21:40qui fabriquent en France,
21:41M. Gibault,
21:41un sous-vêtement fabriqué en France,
21:42ça coûte 15 euros à l'achat.
21:44Je me dis,
21:45c'est cher.
21:45On me dit,
21:46jamais ça ne pourra valoir moins que ça,
21:48on n'est pas capable en France
21:49de fabriquer plus vite.
21:50Je dis,
21:50ok,
21:51je vais essayer de faire la pirouette
21:52et de vendre ça 40 euros
21:53pour déjà essayer
21:54de gagner un peu ma vie.
21:55On arrive à faire grandir l'entreprise
21:56jusqu'à 20 millions d'euros de chiffre d'affaires
21:58mais on a du mal
21:58à trouver un vrai modèle économique
21:59parce qu'à 40 euros,
22:00un sous-vêtement,
22:01ce n'est pas un produit d'équipement
22:02sur les fesses de tous les Français,
22:03c'est un cadeau
22:04qu'on fait à Noël,
22:05à la Saint-Lantin,
22:06à la fête des Pères.
22:07On arrive à faire l'exploit
22:08de devenir la plus grande marque textile
22:09100% mais une France,
22:10ce qui est génial
22:11mais ce qui prouve
22:12que dans 3,3 milliards de vêtements
22:14mis sur le marché en France par an,
22:16on est des nains
22:16et ce qui prouve tout le sujet
22:17de dire comment on arrive
22:19à fabriquer un produit du quotidien
22:20en France.
22:21Pendant 12 ans,
22:22je fabrique avec les outils des autres.
22:24J'achète 15,
22:25je vends 40.
22:26Post-Covid,
22:27après un monde d'après rêvé,
22:28on se rend bien compte
22:29que guerre en Ukraine,
22:30inflation,
22:3140 balles de slip,
22:32c'est trop cher
22:32et je suis en train
22:33de petit à petit
22:34perdre des pertes de marché.
22:35On perd 10% par an.
22:36Je suis entrepreneur,
22:37je ne suis pas magicien.
22:38Les banques,
22:38quand vous allez les voir,
22:39textile,
22:39many,
22:39France,
22:40retail,
22:40vous êtes mort.
22:41Donc je dois trouver une solution.
22:42La solution,
22:43je la trouve à l'industrie,
22:44monsieur le ministre,
22:45en investissant à Aubervilliers
22:46un site de 800 m²,
22:48on a aujourd'hui 76 salariés
22:49et on a réussi l'exploit
22:50de diviser le prix de revient
22:51par deux
22:51en investissant dans des machines,
22:53on a des automates,
22:54on fabrique plus vique,
22:55on fabrique mieux,
22:56on a gardé la même qualité
22:57et on fabrique 4 500 slip par jour,
22:59ce qui fait qu'en 3 ans,
23:00on est devenu l'usine
23:01la plus productive en France
23:02en sous-vêtements,
23:03ce qui paraît fou
23:04à la fois en effort
23:05et tant mieux,
23:05mais à la fois c'est dire
23:06l'ampleur du sujet devant nous
23:07et donc aujourd'hui,
23:09hyper fier d'annoncer
23:10en 2025,
23:11après être passé pas loin
23:12du ça passe ou ça casse,
23:13les français nous ont sauvé les fesses
23:15puisqu'on a fait rentrer
23:16200 000 nouveaux clients
23:17puisqu'en fabriquant moins cher,
23:18on a pu diviser
23:19nos prix de vente par deux,
23:19passer de 40 à 20
23:20et montrer un modèle économique pérenne
23:22pour notre entreprise
23:23et pour le made in France.
23:24En 2025,
23:25on fait 21 millions d'euros
23:26de chiffre d'affaires,
23:272 millions de débit d'A,
23:281 million de résultats net positifs,
23:2916% de croissance
23:30et au bout de 15 ans,
23:32trouver un business model
23:33comme tu dis,
23:33il faut être sacrément accroché
23:34et je peux vous dire
23:35que si j'ai pas ces convictions
23:36de départ,
23:37je lâche un chemin bien avant.
23:38Du coup,
23:38si j'aboutis un peu
23:39à trois idées
23:40qui me semblent intéressantes
23:41à travailler politiquement,
23:43la première,
23:44Monsieur le Ministre,
23:45c'est de ne pas perdre
23:46la bataille morale
23:47de l'industrie manufacturière.
23:49On parle de deep tech,
23:50on parle d'IA,
23:51c'est super,
23:52créons des boîtes en France
23:53qui fabriquent
23:54les objets du quotidien.
23:55C'est une bataille qui est morale
23:56pour nos chefs d'entreprise,
23:58pour nos financeurs,
23:59pour la BPI,
24:00pour les banques.
24:00En fait,
24:00quand vous dites industrie,
24:02le monde de la finance
24:03pense qu'APEX,
24:04risque,
24:04on n'y va pas
24:05et on n'achète pas.
24:06Ma vérité concrète,
24:07c'est que ma machine automate
24:09qui me fait gagner du temps,
24:09elle coûte 40 000 euros.
24:11Aujourd'hui,
24:11souvent dans plein de métiers,
24:12la barrière,
24:13elle est peut-être
24:13à 40 000 euros de machine
24:14pour être capable
24:15de fabriquer un produit quotidien
24:16en France.
24:16C'est de l'emploi individu.
24:17Et d'ailleurs,
24:18le Made in France,
24:19c'est peut-être
24:19un des rares sujets
24:20qui fait consensus politique.
24:21Plus d'emplois,
24:22moins de CO2,
24:23plus de lien social,
24:24on est tous d'accord.
24:24Sauf que jusqu'aujourd'hui,
24:26ça coûte plus cher
24:27et c'est tout notre sujet.
24:28Donc d'abord,
24:29et moi je le vois,
24:30dans les usines,
24:31c'est un sujet de transmission,
24:32c'est des patrons
24:33qui font deuxième,
24:34troisième génération.
24:35Ils n'ont plus envie
24:36de prendre les risques,
24:36ils ne sont pas financés,
24:37ils sont tout seuls,
24:38ils galèrent,
24:38ils n'ont que des merdes
24:39toute la journée
24:39parce que c'est ça la production.
24:40Mais à la fin,
24:41c'est ça qui fait vivre notre pays.
24:42Donc je pense qu'on doit absolument,
24:44d'abord moralement,
24:45gagner ce combat
24:46de l'industrie manufacturière.
24:47Ce n'est pas un gros mot.
24:48Les batteries,
24:49l'industrie verte,
24:51encore une fois,
24:51c'est des bons sujets,
24:52mais battons-nous
24:53pour l'industrie manufacturière.
24:54Le deuxième qui va avec ça,
24:56nous,
24:57dans le petit monde
24:58de la fabrication française,
24:59on rêve tous
24:59d'une TVA réduite
25:00sur les produits
25:01fabriqués en France.
25:02On nous dit
25:03que c'est impossible,
25:04ok,
25:04peut-être qu'il y a une voie
25:05à travailler
25:05de regarder dans le plan comptable
25:07d'une boîte
25:07sa valeur ajoutée.
25:08Une entreprise peut faire
25:09beaucoup de chiffre d'affaires,
25:10mais c'est quoi sa valeur ajoutée ?
25:12C'est quoi ce qu'elle crée
25:13sur le territoire ?
25:13Je suis sûr que Coliprivé
25:14a une valeur ajoutée très forte
25:17rapportée à son chiffre d'affaires
25:17parce que tous les emplois,
25:18toute l'activité,
25:19elle est localisée ici.
25:20Et je pense qu'on peut faire
25:21des boîtes qui font
25:22beaucoup de chiffre d'affaires
25:23mais qui à la fin
25:23ne font rien en France.
25:24Donc battons-nous peut-être
25:24sur ce sujet de valeur ajoutée.
25:26On peut trouver aujourd'hui
25:27sur Papers n'importe quelle boîte,
25:28vous voyez sa valeur ajoutée.
25:29Hermès par exemple,
25:30énorme chiffre d'affaires,
25:31énorme valeur ajoutée.
25:32Célio, gros chiffre d'affaires,
25:34pas beaucoup de valeur ajoutée.
25:36Dernière idée,
25:36c'est un peu le marronnier
25:37du Made in France,
25:38mais les marchés publics.
25:39Aujourd'hui,
25:40nos armées,
25:41nos hôpitaux,
25:42nos pompiers,
25:42nos gendarmes
25:43sont habillés avec des produits
25:44qui viennent de partout
25:45dans le monde,
25:51un peu du poing sur la table
25:52et voilà,
25:53je finis,
25:53une seconde de plus.
25:54Si vous voulez changer le monde,
25:55commencez par Chouette Slip.
25:57Bravo.
26:01Merci,
26:02merci beaucoup,
26:03merci beaucoup Guillaume.
26:04Merci à vous tous.
26:06Alors,
26:06il nous reste quelques minutes.
26:08Alors,
26:08je vous propose peut-être,
26:10je ne vais pas,
26:10ma soirée,
26:11c'est un peu compliqué,
26:11de recueillir,
26:13pardon,
26:13vos impressions justement
26:14aux uns et aux autres
26:15sur ce qui a été dit
26:16et de continuer justement
26:17encore un petit temps
26:18de partage
26:19avec nos auditeurs
26:20dans cette table
26:21et ceux qui nous suivent
26:22bien évidemment
26:22sur BFM Business.
26:24Alice,
26:25les pitchs d'entrepreneurs,
26:26bon,
26:26depuis quelques temps,
26:27je crois que ça vous connaît,
26:29ça vous dit quelque chose.
26:31Qu'est-ce que vous retenez
26:31justement de ces traits communs ?
26:33D'abord,
26:33c'était vraiment des pitchs brillants,
26:35je trouve que ça a été
26:35pas le mien forcément,
26:37mais en tout cas,
26:37les trois,
26:37le vôtre aussi.
26:38Les trois,
26:39vraiment,
26:39c'est super,
26:40c'est vraiment une joie
26:41d'avoir des gens comme vous
26:42en France
26:43et franchement,
26:43profitons-en
26:44et bravo de les mettre à l'honneur
26:46et surtout,
26:46la synthèse,
26:47c'est d'abord l'éducation
26:48parce qu'en fait,
26:49nous,
26:49on avait quand même
26:49un point commun
26:50dans notre manière
26:51de voir les choses,
26:51c'est l'éducation
26:52et le second point important,
26:54c'est la flexibilité
26:55comme tu en parlais,
26:57mais c'est vrai
26:57que je suis assez d'accord,
26:58moi je trouve que c'est
26:59quand même dramatique,
27:00notamment sur les marchés publics,
27:01je veux le dire,
27:02c'est pas normal
27:02qu'on n'achète pas
27:03prioritairement français,
27:04c'est pas normal
27:05qu'on n'aide pas
27:05en fait les entrepreneurs français
27:07qui en plus
27:08se donnent les moyens
27:09de créer de l'emploi en France
27:10et donc de l'activité économique,
27:12il faudrait créer,
27:12je ne sais pas,
27:13un grand groupe national
27:13faire une manifestation
27:14et essayer de faire plier
27:16la puissance publique
27:17parce que vraiment là-dessus,
27:18pour moi,
27:19c'est indispensable
27:19pour notre avenir à tous
27:21donc faisons-le,
27:22on a laissé quand même
27:22le pouvoir de la production
27:24à des pays
27:24qui ne sont pas forcément
27:25hyper bienveillants
27:26à notre égard.
27:28Alors justement,
27:28cette question française
27:29que vous évoquez,
27:31Alice,
27:31Jules,
27:31c'est vrai que cette question
27:32de la réussite française
27:33même de manager,
27:33elle est très présente,
27:35est-ce que vous avez le sentiment
27:36que notamment
27:37la nouvelle génération
27:38d'entrepreneurs qui arrive
27:38et que vous côtoyez
27:39au quotidien régulièrement,
27:41elle s'est emparée davantage
27:43peut-être de cette question,
27:44on entend beaucoup de débats
27:45justement autour de la souveraineté,
27:46est-ce que ça c'est un élément,
27:48un sujet qui,
27:49pour vous en tant qu'entrepreneur
27:51d'une vingtaine d'années
27:51et pour vos collègues
27:54et vos confrères et consoeurs,
27:56c'est un élément
27:56qui vous marque également ?
27:58Honnêtement,
27:59pas vraiment.
28:01Je pense qu'il y a 40 ans,
28:02on était beaucoup plus patriote
28:04dans le milieu des affaires
28:05qu'aujourd'hui
28:06parce que c'est beaucoup plus facile,
28:08pardon du raccourci,
28:09mais aujourd'hui,
28:10il y a beaucoup de business
28:11qui se font en ligne
28:13donc un jeune
28:14qui veut entreprendre
28:14justement s'il veut
28:15un business sans capex
28:17ou sans gros investissements,
28:18il va passer par
28:18des business en ligne.
28:20Vaut mieux faire ça
28:21puisqu'on peut le faire
28:22depuis un pays
28:23avec des impôts
28:24beaucoup moins élevés
28:24qu'en France
28:25qu'en France.
28:26Donc on a beaucoup de jeunes,
28:27malheureusement,
28:27moi je le déplore,
28:28je fais partie de ceux qui restent
28:29et dès que j'ai l'occasion
28:31à un dîner
28:31d'être face à un copain,
28:32j'en vois un ce soir,
28:33qui est parti à Dubaï,
28:35je lui dis,
28:35il revient
28:35et ça n'a absolument
28:37aucun sens
28:37de nourrir
28:38une autre économie
28:39sachant que les impôts
28:40vont augmenter
28:40au fil du temps.
28:42Donc non,
28:42beaucoup moins,
28:43malheureusement.
28:44Pourquoi ?
28:44Parce qu'on n'a pas éduqué.
28:45On n'a pas éduqué,
28:46on en revient à l'éducation.
28:47Moi, c'est plus mon domaine
28:48que le domaine
28:49du made in France
28:50ou de l'industrie,
28:51mais j'étais très intéressé
28:52de t'entendre là-dessus.
28:53Mais on ne les a pas éduqués,
28:54un, à aimer leur pays,
28:55deux, on ne les a pas éduqués
28:56à entreprendre.
28:56Vous savez que,
28:58je pitche en ce moment
28:58un projet
28:59et hier,
29:00j'étais face
29:00à une personne
29:01d'une cinquanteaine d'années
29:02et elle me dit
29:02mais c'est vrai
29:02que l'entrepreneuriat
29:03aujourd'hui,
29:04c'est une voie
29:05après le bac
29:05ou après l'université,
29:07les études supérieures.
29:08C'est une voie.
29:09Avant, on n'était pas une.
29:10Avant, c'était l'emploi garanti
29:11parce qu'on savait
29:12que un, l'IA
29:13n'existait pas
29:14donc n'était pas
29:15autant menaçante
29:16pour les emplois.
29:17On voyait à 50 ou 60 ans
29:19dans une aventure
29:20entrepreneuriale,
29:20même dans une entreprise
29:22et deux,
29:23on ne nous en parlait pas.
29:24Aujourd'hui,
29:24un, le statut est valorisé.
29:25Il faut continuer
29:26à le valoriser.
29:27Les politiques,
29:27c'est aussi votre rôle.
29:28Il faut parler de nous
29:29et en bien.
29:30On n'est pas des méchants
29:31grands patrons
29:32qui viennent pour capter
29:33de la rentabilité
29:34et ne pas payer les gens.
29:35C'est tout l'inverse.
29:35On veut mieux payer les gens
29:36et durablement.
29:38Et deux,
29:38les émissions comme la vôtre,
29:39il faut les valoriser
29:40parce que ça doit être
29:41une voie possible
29:42après les études.
29:45Guillaume,
29:45quand vous voyez Jules,
29:46alors bon,
29:47déjà, ça nous rappelle
29:47qu'on a tous un peu grandi.
29:50Moi, j'ai quelques souvenirs
29:51de cette énergie
29:52qui était la vôtre
29:52il y a une douzaine d'années
29:53en 2010-2011
29:54quand vous avez lancé
29:55le slip français
29:56au début de votre aventure.
29:57Est-ce que vous avez le sentiment
29:58en 2026 finalement
30:01qu'il est plus difficile,
30:03plus complexe
30:03d'entreprendre aujourd'hui ?
30:04Je crois qu'on devient vieux cons
30:06quand on se dit ça, non ?
30:08Non, je pense que ça a toujours
30:09été difficile.
30:10C'est toujours une démarche
30:10qui est très solitaire
30:11avec beaucoup de risques,
30:12beaucoup de travail.
30:13Il n'y a pas de raccourci.
30:15C'est du temps, du travail,
30:16de la patience.
30:19Et je crois qu'effectivement,
30:20il ne faut pas faire ça
30:20pour gagner de l'argent
30:21beaucoup et très vite.
30:22Ça arrive dans certains cas
30:24mais ce n'est quand même
30:24vraiment pas la norme.
30:26Maintenant, je crois qu'il y a
30:27des outils qui permettent
30:28de réinventer beaucoup de choses
30:29très vite.
30:31Et je crois que les boîtes
30:32qui durent dans le temps,
30:33qui créent vraiment de la valeur,
30:34à la fin, c'est des gens
30:35qui sont impliqués
30:36dans ce qu'ils font.
30:37Tu me parlais de CMACGM,
30:38je pense que c'est des gens
30:38qui sont passionnés,
30:39qui sont capables de vraiment
30:40prendre des risques
30:41à grande échelle
30:43et derrière,
30:43qui vont irriguer
30:44par les investissements
30:44qu'ils vont prendre.
30:46Et oui, je pense que
30:47si on arrive à orienter
30:48les jeunes
30:49dans des vraies boîtes,
30:51moi j'étais marqué,
30:52j'ai fait une école de commerce,
30:54souvent, dans les parcours,
30:55les gens disaient
30:56je vais aller travailler
30:57en entreprise,
30:58par opposition à la banque,
30:59le conseil, l'assurance,
31:01c'est lunaire.
31:02C'est quoi ?
31:03Donc voilà, peut-être que,
31:04en tout cas, moi,
31:05ce que j'aime dans mon entreprise,
31:06c'est que l'idée
31:07que le sous-vêtement,
31:07c'est un symbole,
31:08c'est un produit du quotidien
31:09et si on peut le faire
31:10avec le slip, franchement,
31:11je crois qu'on peut le faire
31:11avec beaucoup de choses.
31:12Avec beaucoup de choses,
31:13effectivement.
31:14Yasmine, le mot de la fin,
31:16justement,
31:16qu'est-ce que vous retenez
31:17de ces pitchs ?
31:18Et justement,
31:18on l'évoquait un peu en filigrane
31:19avec l'ensemble
31:20de nos entrepreneurs,
31:22à moins d'un an
31:23de l'élection présidentielle,
31:24est-ce que vous avez le sentiment
31:25qu'il reste encore
31:25des efforts de pédagogie,
31:26justement,
31:28à faire,
31:28du monde économique
31:30vers les politiques ?
31:31Est-ce que les deux mondes,
31:32ça va être le thème
31:32de notre table ronde
31:33dans quelques instants,
31:33est-ce qu'ils doivent
31:34se parler davantage ?
31:35En fait,
31:37entreprendre
31:38ou être chef d'entreprise,
31:39ça permet de faire deux choses,
31:41créer de la valeur
31:43et créer du cash.
31:44Et tu vois,
31:45quand tu parlais de cash
31:46tout à l'heure,
31:46il ne faut pas penser que...
31:47Mais ce n'est pas un gros mot,
31:48en fait.
31:49C'est-à-dire que l'argent,
31:50c'est une valeur
31:50et cette valeur,
31:51elle permet d'investir,
31:52de créer de l'emploi,
31:53etc.
31:55Et aujourd'hui,
31:56plus c'est difficile,
31:57finalement,
31:58de faire de l'argent,
31:59plus c'est difficile
32:00de créer de la valeur.
32:01Et je pense qu'à un moment,
32:02il faut juste réconcilier
32:03tout le monde avec ça.
32:04Faisons de l'argent
32:05et avec cet argent,
32:06créons de la valeur.
32:07Et c'est OK, en fait.
32:08Je pense qu'il faut
32:10qu'on se réconcilie avec ça.
32:12Il ne faut pas avoir peur de ça.
32:13Et puis, il y a de l'argent
32:14et puis on crée de l'emploi,
32:15puis on réinvestit
32:16et puis on fait grossir les choses.
32:17Donc, aimons ce que permet
32:19de faire l'argent.
32:20Et l'argent,
32:21ça permet de nourrir une économie
32:22et de faire tourner un pays.
32:23Et c'est OK.
32:23Alors, il faut qu'on nous permette
32:24de le faire
32:25et de le faire à grande échelle.
32:27Et c'est très bien comme ça.
32:29Voilà.
32:29Et ce sera le mot de la fin.
32:30Nous étions avec Jules Simian,
32:31avec Alice Labouze,
32:32avec Guillaume Gibault
32:33et Yasmine Yamaren.
32:33On les applaudit bien fort
32:35et on les remercie
32:36de s'être prêtés à l'exercice.
32:38Vous restez avec nous
32:39ici et à BFM Business.
32:41Le grand entretien.
32:42Sébastien Martin,
32:42ministre de l'Industrie,
32:43au micro d'Edwige Chevrillon.
32:45C'est tout de suite
32:46sur BFM Business.
32:48Émission spéciale
32:494 PME
32:50sur BFM Business.
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