- il y a 14 heures
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:05Le 19h éco, Stéphanie Collot.
00:09Soyez les bienvenus dans le 19h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique.
00:14Et elle a une de ce lundi 1er juin, c'est la 9e édition de Chaux France et l'édition
00:19de tous les records avec 93 milliards d'euros d'investissement annoncés.
00:23C'est près de 20 milliards de plus que l'an dernier.
00:25Le détail des annonces avec Nathan Cocampo depuis le château de Versailles où se déroulent les festivités.
00:31Après le marché des data centers, Nvidia s'attaque au monde des PC.
00:35Le géant américain va produire ses propres processeurs pour ordinateurs portables.
00:40Marchant sur les plates-bandes d'Intel et d'AMD, Frédéric Simotel nous expliquera les enjeux dans un instant.
00:47Et puis Duralex est finalement placé en redressement judiciaire pour la 5e fois de son histoire.
00:51La verrierie reprise par ses salariés est en cessation de paiement avec une trésorerie quasiment à sec.
00:57L'avenir du verrier est plus qu'incertain, vous verrez.
01:04C'est donc une 9e édition de Chose France qui est historique.
01:0971 annonces d'investissement, 93 milliards d'euros et la création de plus de 15 000 emplois.
01:15On retrouve Nathan Cocampo sur place au château de Versailles.
01:19Nathan, un investissement a fait surtout beaucoup parler de lui, c'est celui du japonais SoftBank.
01:29Oui Stéphanie, à lui seul, 45 milliards d'euros d'ici à 2031 pour développer des data centers géants dans
01:35les Hauts-de-France.
01:36La moitié donc de ce Chose France record est le premier à s'en réjouir.
01:40C'est bien Roland Lescure, le ministre de l'Économie. Écoutez.
01:43C'est le résultat d'un travail exceptionnel. Le président de la République était à Tokyo, j'étais dans la
01:47salle où il a convaincu le président de SoftBank, qui est aussi son créateur, de s'intéresser à la France.
01:53Il voulait investir beaucoup d'argent aux US. Dans les data centers, le président lui a dit « regardez la
01:57France ».
01:58Pendant deux mois, on a travaillé très fort, on a montré des projets. Ils ont investi d'ores et déjà
02:02dans un projet qu'ils annoncent aujourd'hui.
02:04Ils veulent aller plus loin, 45 milliards, et pas seulement dans des centres de data, mais aussi dans des usines
02:09qui vont fabriquer ce qu'on appelle des stacks, qui vont eux-mêmes permettre de créer les centres de données.
02:13C'est toute la chaîne de valeur qu'on investit et on est très content de le faire.
02:20La France attire surtout dans la tech, donc, par son nucléaire décarboné, par sa stabilité aussi face à une Amérique
02:26pleine de surprises.
02:26Le gestionnaire d'actifs canadien Brookfield investit de nouveau 10 milliards de dollars en France dans un data center géant
02:33dans le nord.
02:34Adrien, sa filiale britannique Verne, annonce 5 milliards d'euros pour créer un campus d'infrastructures IA géant près de
02:42Paris.
02:42Ou encore l'américain Mara qui a, lui, eu le coup de cœur pour une pépite de la tech autrefois
02:47méconnue il y a quelques mois.
02:49Exaillon, filiale d'EDF, spécialiste de la blockchain et donc des data centers, une porte d'entrée pour se développer
02:55en Europe.
02:56Écoutez Frédéric Thiel, le PDG de Mara.
03:03Si l'on regarde le monde d'aujourd'hui, il devient très fragmenté et l'Europe devient beaucoup plus indépendante
03:07des Etats-Unis.
03:09Elle doit construire sa propre infrastructure avec ses propres champions technologiques
03:12et nous pensons que la France est le pays idéal pour cela car il dispose d'une excellente énergie très
03:17verte et d'excellents ingénieurs.
03:19C'est l'un des meilleurs endroits pour commencer avant de s'étendre au reste de l'Europe.
03:27On attend d'une minute à l'autre le message d'Emmanuel Macron pour son dernier Choose France,
03:32peut-être même le dernier Choose France en fonction des prochaines élections présidentielles en mai prochain.
03:37Avec cette question, Choose France était-elle simplement une vitrine, une vitrine des investissements
03:43ou un véritable moteur d'attractivité pour le pays ?
03:45Merci Nathan Cocampo depuis le château de Versailles.
03:49Autre annonce, celle de l'acieriste italien Marse Gaglia.
03:53Il investit 600 millions d'euros de plus dans son projet de production d'acier primaire décarboné à fausse-sur
04:00-mer.
04:01Le montant total atteindra ainsi environ 1,2 milliard d'euros.
04:05Sur BFM Business, le patron du groupe, Antonio Marse Gaglia, qui dit négocier d'ailleurs un contrat de fourniture d
04:11'électricité long terme avec EDF,
04:13a en effet mis en avant deux éléments clés pour justifier ce choix d'investissement,
04:19le nucléaire français et la disponibilité du foncier.
04:23On l'écoute, il était au micro de Mathieu Jolivet.
04:25On a trouvé un site qui est infrastructuré, c'est prêt, avec une vocation industrielle dans le fausse-sur-mer,
04:36avec une aide du gouvernement local et central pour réaliser quelque chose qui soit vraiment innovatif et décarboné.
04:46Le défi de la décarbonation va augmenter un peu le coût de la production traditionnelle.
04:51Au contraire, en utilisant la ferraille, que c'est notre matière première stratégique en Europe,
04:57l'énergie décarbonée nucléaire à bon marché.
05:01Et avec la qualité et la digitalisation, nous, on croit vraiment qu'on peut être compétitif.
05:07Et puis Chousse France est aussi à la une de la tribune demain.
05:10Moins d'acier, plus de silicium.
05:13L'IA supplante l'industrie, c'est à la une de la tribune demain.
05:17Après un milliard d'euros annoncés l'année dernière à Chousse France,
05:19Revolut remet de l'argent sur la table, 100 millions d'euros cette année,
05:24pour créer 200 postes supplémentaires à horizon 2030.
05:27La Néobank comptera donc 650 personnes dans l'Hexagone.
05:31Ce matin, sur BFM Business, Béatrice Cossa-Dumurguier,
05:35la directrice générale Europe de l'Ouest de Revolut,
05:38a expliqué les raisons de ce choix.
05:40Alors, Closier, écoutez.
05:42La première raison, elle est d'abord et avant tout business.
05:45La France, c'est le premier marché de Revolut en Europe,
05:49c'est le deuxième marché de Revolut au monde,
05:50et c'est le marché qui croit le plus.
05:52Mais aussi, c'est un pays dans lequel il y a un environnement des affaires
05:56qui est très favorable à l'innovation,
05:58qui est très favorable aux services financiers.
06:00Une autre raison très importante, c'est les talents.
06:02Le réservoir de talents, et notamment le réservoir de talents ingénieurs.
06:05Et puis, un autre élément très important aussi,
06:09quand on opère une banque, c'est une activité régulée.
06:12C'est très important d'être dans un écosystème stable et continu.
06:16Et ça, on a trouvé ça en France.
06:18Elia n'est pas la seule gagnante de ce choose France.
06:20Les industries plus traditionnelles ne sont pas en reste,
06:23comme la pharmacie, l'éolien ou encore l'agroalimentaire.
06:26Hélène Cornet.
06:28Moderniser et augmenter ses capacités de production,
06:31le groupe américain Mars, connu pour ses marques M&M, sneakers ou Royal Canin,
06:35va investir 100 millions d'euros sur plusieurs de ses sites en France.
06:39Le géant de l'agroalimentaire y est présent depuis 50 ans.
06:43La France reste un investissement sur le long terme,
06:45rappelle Cédric Malié, le président de Royal Canin France.
06:49Aujourd'hui, la France, c'est un pays stratégique sur la zone Europe.
06:53C'est aujourd'hui 66% de la production européenne qui est faite en France.
06:59C'est 7 sites industriels et c'est une valorisation aussi de notre chaîne d'approvisionnement
07:04qui est vraiment ancrée sur le local.
07:06Le groupe américain est un habitué du sommet Choose France.
07:09Il indique avoir dépassé le milliard d'euros injectés en France depuis 10 ans.
07:14Ferrero, lui, va consacrer 30 millions d'euros dans l'agrandissement de son outil industriel
07:18dans les Hauts-de-France.
07:19L'italien veut y produire sa dernière innovation produit,
07:22les Nutella Cookies pour le marché européen.
07:25Comme quoi, les relations tendues avec la grande distribution n'altèrent en rien
07:29l'attractivité de la France dans ce secteur.
07:32Dans le reste de l'actualité, Nvidia part à l'assaut d'Intel et d'AMD.
07:36Le géant américain lance ses propres processeurs pour ordinateurs portables.
07:40Il salue pour cela à Microsoft.
07:42Objectif, moderniser les appareils à l'heure des agents d'IA.
07:45Frédéric Simotel, bonsoir.
07:47Bonsoir.
07:47Après le marché des data centers, Nvidia s'attaque donc au monde des PC.
07:52Oui, et il frappe fort parce que réinventer le PC, c'est l'ambition de Nvidia, est clairement affichée.
07:56Il s'agit de la première gamme de PC entièrement repensée, réinventée depuis 40 ans.
08:00Il ne fait aucun doute que cette réinvention de l'ordinateur est aussi importante
08:03que la transformation du téléphone portable en smartphone.
08:05C'est ce qu'a déclaré Jensen Wang.
08:07Donc ce partenariat avec Microsoft, franchement, on ne l'avait pas vu venir, pas aussi vite.
08:11En tout cas, Nvidia, que l'on connaît surtout pour ses puces graphiques, pour les jeux vidéo
08:16et puis évidemment pour les plateformes IA.
08:18On les connaît aussi pour les serveurs.
08:20On sait qu'à chaque keynote, Jensen Wang, il aime bien présenter tous ses processeurs pour les serveurs.
08:25Mais désormais, il faudra compter aussi sur des PC portables à processeurs Nvidia
08:29capables de faire fonctionner, vous l'avez dit, en local des agents IA.
08:33Alors, les gens mondiaux se devaient de réagir parce que tous les Intel, AMD, Qualcomm,
08:37voire même Apple qui cartonnent avec ces MacBook Neo,
08:40sont tous en train de sortir des puces dédiées à l'IA.
08:43Et donc, Nvidia était obligé de réagir parce que tous ces gens-là sont leaders sur leur secteur,
08:51leaders mais menacés sur leur marché traditionnel.
08:53Et donc, ils se sont tous mis à inonder le marché de leur puce IA.
08:57Et donc, Nvidia se devait de réagir.
09:01Alors, ces processeurs, je le rappelle, sont capables de traiter en local des actions IA.
09:06On n'est pas obligé de remonter vers le cloud, donc c'est ça l'atout.
09:08Et puis, Nvidia bouscule donc à nouveau un marché.
09:11Vous l'avez dit, ils ont bousculé le marché des data centers.
09:14Là, c'est sur le marché des PC.
09:17On ne connaît pas encore le prix des machines.
09:18Et il reste à voir, est-ce qu'il va réussir à convaincre les entreprises ?
09:21Autre information dans la tech.
09:23Ce soir, on a appris qu'Entropic avait déposé son dossier d'entrée en bourse auprès du régulateur américain.
09:28Ça y est, la course Omega IPO dans la tech est lancée.
09:32Oui, ils sont trois.
09:33Il y a Anthropic avec son dossier.
09:36Il y a OpenAI aussi, qui vont bientôt faire une IPO et on l'attend.
09:40Et puis, évidemment, il y a XAI dans le bloc SpaceX d'Elon Musk.
09:46Mais vraiment, il y a une course là aujourd'hui.
09:49Après, ça sera la prime au premier.
09:51Il y aura certainement une prime au premier arrivant.
09:54Donc, c'est pour ça que tout le monde se presse aujourd'hui.
09:56On parle pour SpaceX, on parle du 12 juin.
09:58Donc, là, Anthropic se presse et je pense qu'OpenAI va embrayer juste derrière eux.
10:03La course est donc lancée.
10:04Merci beaucoup, Frédéric Simotel.
10:05Toujours dans le secteur, IBM France annule son plan de départ volontaire en France.
10:10Le groupe devait supprimer 10% de ses effectifs, soit environ 328 postes.
10:15La présidente d'IBM en France, Béatrice Kozovski, a expliqué les raisons de cette annulation ce matin.
10:21Elle était l'invité de Laure Cleusier sur BFM Business.
10:24Quand on fait des plans de départ, ce sont toujours des plans de départ volontaires
10:28qui sont en fait un accompagnement.
10:30Mais en fait, très clairement, je l'ai annulé.
10:32Ah bon ?
10:33Je l'ai annulé il y a un mois.
10:35Et la raison est très, très simple.
10:36C'est qu'avec un environnement qui est incertain par rapport à certains aspects,
10:41moi, je préfère prendre le temps de regarder par rapport à toutes les compétences dont on a besoin,
10:46tout l'investissement qu'on fait en formation, l'impact sur les métiers.
10:48Vous vous êtes dit, c'est une connerie, quoi.
10:50Il y a des moments où je pense qu'il faut prendre un peu de distance, respirer.
10:54Je suis ravie parce que la France a eu les meilleurs résultats du monde pour IBM l'an dernier,
10:58quand même, donc ça, c'est positif.
10:59Mais il faut accompagner le mouvement.
11:00Il y a des moments où je pense qu'il faut savoir aussi dire,
11:03je prends une respiration et on va retravailler sur des modélisations
11:07parce que le sujet est un petit peu mouvant aussi.
11:09À 19h12 sur BFM Business, les marchés.
11:14Avec Antoine Larigauderie, le CAC termine en baisse ce soir, Antoine.
11:18Oui, on était dans le ton général quand même avec des négociations
11:22qui ont l'air de complètement patiner entre Iran et Etats-Unis.
11:26Donc le sentiment de marché s'est dégradé.
11:27Moins 0,45% pour le CAC en clôture.
11:308 146 points.
11:31Notez que les taux sont bien, bien tendus.
11:333,63 à nouveau pour le 10 ans français, 3% pour le 10 ans allemand
11:37et les prix du pétrole aussi.
11:39On se rapproche à nouveau des 97 dollars pour le baril de Brent de Mer du Nord.
11:43Bon, cela dit, il y a un secteur qui s'est très bien comporté en bourse
11:45parce qu'il y a eu les annonces de Jensen Wang autour des semi-conducteurs.
11:49Il y a eu aussi cette déclaration du patron d'Nvidia
11:51qui est « Ceux qui jouent la disruption et la destruction de valeur
11:55pour les fabricants de logiciels se trompent complètement.
11:58On a besoin des fabricants de logiciels pour mieux faire fonctionner l'IA
12:02à l'intérieur des entreprises et pour faire du business.
12:04Et ça, ça a redonné beaucoup de souffle à Dassault Systèmes
12:07qui a gagné 7,7% à 20,26 euros.
12:09C'est la plus forte hausse du jour sur le CAC 40.
12:12Capgemini a gagné 7% à 109,10 euros.
12:14Puis on a nos valeurs IA à nous.
12:16Publicis qui a gagné 2,5% à 85,88 euros.
12:19Schneider Electric, évidemment, qui est concerné au premier chef
12:21par tout ce qui a été annoncé à Tchuss France.
12:24Le titre gagne 2,3%, 276,20 euros.
12:28Du côté des titres à la baisse,
12:29pas mal de titres qui avaient bien fonctionné la semaine dernière.
12:32Thales, moins 3,97, 230 euros.
12:34Renault, moins 3,89, 28,44 euros.
12:37Airbus, moins 3,63 à 173,18 euros.
12:40Le CAC, moins 0,45%, 8146 points.
12:44Et une bonne tenue des volumes
12:45pour cette première séance du mois à 4,4 milliards.
12:48Et du côté des marchés américains,
12:49on évolue en ordre dispersé actuellement.
12:51Moins 0,32% pour le Dow Jones.
12:53Quant au Nasdaq, il gagne 0,43%.
12:56On en vient à ce regain de tension entre les Etats-Unis et l'Iran.
13:00Téhéran suspend les négociations avec Washington.
13:03Selon l'agence de presse iranienne Tasnim,
13:06la décision a été prise à cause de crimes
13:09qu'Israël continue à commettre au Liban
13:11et des violations sur tous les fronts du cessez-le-feu.
13:15À Washington, on retrouve Axel Monnier.
13:17Axel, Donald Trump paraissait optimiste ce week-end,
13:21mais alors, c'est plus du tout d'actualité aujourd'hui.
13:22– Effectivement, il estimait que l'accord était proche.
13:27Il disait que l'Iran voulait un accord
13:29et que ce serait un accord qui serait très bon,
13:31excellent même pour les Etats-Unis.
13:33Sauf que voilà, entre-temps,
13:36Donald Trump avait aussi durci les conditions
13:38de ce protocole d'accord,
13:40en demandant plus de précision aux Iraniens
13:42sur la gestion de ces réserves d'uranium enrichies
13:46qui font tant débat dans ces négociations depuis le début.
13:48Et puis surtout, Donald Trump voulait des garanties
13:51sur la réouverture du détroit d'Hormuz.
13:53Mais ce n'est pas sur ces deux sujets
13:54que semblent donc à choper les discussions,
13:59mais plutôt sur le cessez-le-feu
14:02qui est constamment violé du côté du Liban et d'Israël.
14:07Et c'est là-dessus que les Iraniens
14:08ne veulent pas poursuivre les discussions.
14:10Alors, Donald Trump n'a pas encore réagi
14:12pour l'instant à cette suspension.
14:13Il n'a pas de rendez-vous public à son agenda aujourd'hui,
14:16ne devrait donc pas rencontrer la presse.
14:18On attend éventuellement un message
14:20sur son réseau social Truth,
14:22mais pour l'instant, pas de signe de lui pour aujourd'hui.
14:26Alors qu'il se trouve ici, à la Maison-Blanche,
14:28Donald Trump qui va devoir essayer de justifier cela
14:31auprès de son opinion publique.
14:32Lui qui veut en terminer au plus vite avec cette guerre
14:35et qui n'arrive toujours pas à trouver le chemin
14:39pour signer un accord avec Téhéran.
14:41Axel Monnier à Washington.
14:43Dans ce contexte international incertain,
14:45l'économie française commence à montrer des signes
14:48d'essoufflement avec une demande intérieure
14:50et un commerce extérieur en Berne.
14:52Le PIB a déjà reculé de 0,1% au premier trimestre
14:55contre une croissance nulle attendue initialement.
14:57Eh bien, la Banque de France prévient aujourd'hui
15:00qu'elle va abaisser à la mi-juin
15:02ses prévisions de croissance pour 2026
15:04alors qu'elle anticipait une croissance de 0,9% sur l'année.
15:08Un nouveau visage s'installe aujourd'hui
15:11au sommet de la BCE.
15:13Boris Voutic, gouverneur de la Banque Centrale de Croatie,
15:17depuis 2012, devient le nouveau vice-président
15:20de la Banque Centrale Européenne.
15:21Une nomination loin d'être symbolique.
15:24Pour la première fois, un représentant de l'Europe de l'Est
15:28entre au directoire exécutif de l'institution.
15:31François Xavier Roux.
15:34Depuis les dernières vagues d'adhésion,
15:35l'Europe centrale et orientale pèse de plus en plus lourd
15:38dans la zone monétaire, jusqu'à représenter
15:40près d'un tiers des membres de l'institution,
15:42mais sans véritable accès au poste de décision.
15:44La Croatie fait figure de vitrine, entrée dans l'euro en 2023.
15:48Elle est saluée pour sa discipline et sa gestion prudente.
15:51Et Boris Voutic incarne cette ligne.
15:53Économiste de formation, gouverneur depuis 2012,
15:56il est considéré comme un faux coup modéré,
15:58attentif au risque d'inflation
15:59et partisan d'une politique monétaire prudente.
16:02Mais cette montée en puissance de l'Est
16:03reste contrastée. Après l'adhésion
16:05de la Bulgarie le 1er janvier,
16:07la Hongrie affiche désormais une trajectoire pro-euro
16:10alors que les trois grandes économies
16:11de la région, la Pologne, la République Tchèque
16:14et la Roumanie restent à distance,
16:15voire franchement opposées à la monnaie unique.
16:18Dans ce contexte fragmenté, la prise de fonction
16:20de Boris Voutic ouvre enfin un mécano
16:21de nomination à la tête de la BCE,
16:23avec en point d'orgue la succession
16:25de Christine Lagarde l'an prochain.
16:28Le marché de l'automobile dans le vert.
16:30Au mois de mai, les immatriculations
16:32de véhicules particuliers neufs progressent
16:34de 3,7% selon la plateforme automobile.
16:37Et quand on regarde uniquement les voitures électriques,
16:40les ventes s'envolent de 64%
16:43depuis le début de l'année.
16:45Margot Faudéré avec Paul Valère.
16:48Plus de 185 000 voitures électriques neuves
16:51ont été immatriculées en France
16:52sur les 5 premiers mois de l'année.
16:54L'électrique atteint ainsi 28% de parts de marché,
16:56c'est 8 points de plus que l'an dernier
16:58à la même période.
16:59Sur un mois seulement, la marge franchie
17:00est importante, de 26% de parts de marché
17:03en avril à 29% en mai.
17:05Et si l'on ajoute les modèles hybrides,
17:07on grimpe carrément à 35% de parts de marché.
17:09Une dynamique surtout portée par l'électrique
17:11car les immatriculations d'hybrides,
17:13elles, sont restées stables sur un mois.
17:15Cette tendance s'observe sur les modèles
17:17les plus vendus.
17:18Sur les 5 premiers mois de l'année,
17:19si l'on regarde le top 10
17:20des véhicules particuliers
17:21les plus populaires en France,
17:23on retrouve plusieurs modèles 100% électriques,
17:26la Renault 5 et la Tesla Model Y.
17:28Mais il y a aussi d'autres modèles
17:30qui existent en plusieurs motorisations,
17:32la Peugeot 208 deuxième génération
17:34et la Citroën C3 quatrième génération
17:36qui peuvent donc être choisies
17:38en version électrique.
17:39Toujours dans le secteur,
17:41le constructeur chinois SAIC
17:43va installer en Espagne
17:44sa première usine de voitures électriques
17:47en Europe.
17:47L'usine devrait être opérationnelle
17:50en 2028
17:51avec un objectif de production
17:53de 120 000 véhicules par an.
17:55Les débuts très difficiles
17:57des gigafactories
17:59de batteries françaises.
18:00Après,
18:01à cesser,
18:01c'est au tour de Vercors
18:02d'inquiéter.
18:04L'entreprise qui a inauguré
18:06sa première usine
18:07en décembre dernier
18:08a pris énormément de retard.
18:11Chez Renault,
18:11son actionnaire
18:12est pour le moment unique client.
18:14On s'impatiente.
18:15Si le constructeur
18:16assure ne pas remettre en cause
18:18son association avec Vercors,
18:20il se fait de plus en plus
18:22menaçant.
18:23Justine Vassogne.
18:25Vercors a un an et demi de retard.
18:27S'agace Renault,
18:28le constructeur
18:28qui attendait
18:29les premières cellules
18:30de la Gigafactory
18:31pour alimenter ses alpines
18:32a dû trouver un plan B
18:33et se fournir finalement
18:35chez le coréen LG.
18:36Lors d'un récent appel d'offres
18:38portant sur les batteries
18:39de son futur master,
18:40Renault n'a pas retenu
18:41la proposition de Vercors.
18:43Leurs prix sont trop élevés,
18:44nous dit-on,
18:45et l'écart de compétitivité
18:46avec d'autres producteurs
18:47de batteries européens
18:48s'est accru
18:49ces derniers mois.
18:50Cet appel d'offres,
18:51c'est un épiphénomène.
18:52Balaye Vercors
18:53qui assure comme Renault d'ailleurs
18:54que les engagements pris
18:55entre les deux entreprises
18:57tiennent toujours.
18:58Vercors fournira bien
18:59les Alpine A390,
19:02les Flexivan
19:02et les Scénic de Renault.
19:04Mais la start-up
19:05doit montrer
19:05qu'elle peut redresser
19:06sa trajectoire,
19:08insiste le constructeur,
19:09et donner des signaux forts
19:11en termes de gouvernance.
19:12Vercors relativise ses couacs
19:14et cherche de toute façon
19:16depuis plusieurs mois
19:17d'autres clients.
19:18La start-up dit aujourd'hui
19:19être en discussion
19:20avec plusieurs constructeurs.
19:22Après, il faut,
19:24et avant la CFDT fin juin,
19:26la CGT tient son congrès
19:28aujourd'hui
19:28et jusqu'à la fin de la semaine.
19:30Sophie Binet
19:31est assurée de rester,
19:32même si elle est confrontée
19:33à d'importants enjeux
19:35un an avant l'élection présidentielle.
19:39Caroline Mourisseau.
19:41Il ne faut pas se voiler la face.
19:43La CGT reste confrontée
19:44à des difficultés majeures,
19:46écrit noir sur blanc le syndicat.
19:48Il est en perte de vitesse,
19:50moins 4,5 points
19:51entre 2013 et 2025
19:53au profit de la CFDT.
19:54La CGT doit absolument
19:56retrouver un nouvel élan,
19:57souligne l'expert Bernard Vivier.
19:59C'est une pente descendante
20:00qui est très préoccupante
20:02parce que la CGT n'est plus
20:04depuis 2017,
20:05très exactement,
20:06la première organisation
20:07syndicale française
20:08en audience.
20:10Donc, le travail d'organisation,
20:12de développement,
20:13est un des points centraux
20:15de ce congrès qui s'ouvre.
20:16Autre sujet majeur,
20:18la lutte contre l'extrême droite.
20:20La CGT a d'ailleurs
20:21mis en place des kits
20:21pour aider ses militants
20:23à combattre le RN,
20:24un sujet sensible en interne.
20:26La ligne de la CGT
20:27est extrêmement claire.
20:28Halte au Rassemblement national,
20:30tout doit être mobilisé
20:32pour battre,
20:32reprenons l'expression,
20:33l'extrême droite en politique.
20:35La base de la CGT
20:37est beaucoup plus diverse.
20:39Selon un sondage réalisé
20:40en 2024,
20:41après les élections européennes,
20:4325% des sympathisants CGT
20:45affirmaient voter Mélenchon.
20:47Quasiment autant,
20:48disait voter Marine Le Pen.
20:50Le papetier Fibre Excellence
20:52obtient une offre de reprise.
20:54Elle émane des dirigeants du groupe
20:56qui veulent créer
20:56une nouvelle entité
20:58qui reprendra l'intégralité
20:59des actifs
21:00et les 670 salariés.
21:03L'entreprise placée
21:04en redressement judiciaire
21:05fin avril est propriétaire
21:06des deux dernières usines
21:08de pâte à papier de France.
21:09En revanche,
21:10Duralex est clairement menacée
21:12de disparaît sur l'entreprise
21:13et placée aujourd'hui
21:14en redressement judiciaire
21:15par le tribunal de commerce
21:17d'Orléans.
21:18C'est la cinquième fois
21:19en près de 20 ans.
21:20Mais aujourd'hui,
21:21avec une trésorerie quasiment à sec,
21:23l'avenir du verrier
21:24est plus qu'incertain.
21:26Astre-Olivier.
21:28Reprise en coopérative
21:30par ses salariés
21:30il y a deux ans,
21:31Duralex est à nouveau
21:32en cessation de paiement.
21:34Les 243 salariés
21:35n'ont touché que la moitié
21:37de leur dernière paye en mai.
21:38Une seule des cinq lignes
21:39de production
21:40fonctionne encore aujourd'hui.
21:41Pourtant,
21:42l'industriel avait encore
21:43un carnet de commandes solide
21:45au premier trimestre.
21:46Les syndicats pointent
21:47une gestion catastrophique
21:49de la trésorerie
21:49par la direction.
21:51Le dirigeant
21:51et son directeur financier
21:52ont justement quitté
21:53leur fonction
21:54il y a quelques semaines.
21:55Mais il ne semble pas
21:56qu'il y ait eu
21:57de malversations
21:58selon les premières conclusions
21:59de l'audit en cours
22:00de Bercy.
22:01Duralex avait renfloué
22:03ses caisses
22:03de 5 millions d'euros
22:04en fin d'année dernière.
22:05grâce à l'investissement
22:07de 10 000 particuliers
22:08via une campagne
22:09de financement participatif.
22:11L'industriel entendait
22:12atteindre l'équilibre financier
22:14avec 35 millions d'euros
22:15de chiffre d'affaires
22:16l'an prochain.
22:17Une situation
22:17qui n'est pas sans rappeler
22:18celle de l'autre
22:19grand verrier français
22:21ARC
22:21sauvé en début d'année
22:23à la barre du tribunal
22:24de commerce
22:24avec à la clé
22:25une lourde restructuration
22:27et un plan social.
22:28Et puis dans le secteur
22:29du luxe
22:30Kering nomme
22:31un nouveau directeur général
22:33pour sa marque britannique
22:34Alexander McQueen.
22:35Il s'agit de
22:37Gianfranco Datis
22:38anciennement
22:39à la tête de Prada.
22:40Il aura la lourde tâche
22:41de redresser la marque
22:43dont la moitié
22:44des boutiques
22:44doivent fermer
22:45d'ici à la fin de l'année.
22:47Le clic du jour
22:48avec cet article
22:49sur l'Islande
22:51est-il devenu
22:51le pays le plus cher du monde
22:53devant la Suisse ?
22:53Selon le syndicat local
22:55Vizca
22:56les prix y sont
22:57aujourd'hui en moyenne
22:5884% plus élevés
22:59que la moyenne
23:00des 27 pays de l'UE
23:01pour un repas à deux
23:03dans un restaurant classique.
23:04comptait en moyenne
23:05105 euros.
23:06La pinte de bière
23:07est à 10,40 euros.
23:08Le loyer moyen
23:09pour un appartement
23:10d'une chambre
23:10en centre-ville
23:11s'élève à plus de
23:122000 euros par mois.
23:14Les salaires
23:15sont aussi plus élevés.
23:16C'est vrai,
23:16le salaire brut moyen
23:17d'un Islandais
23:18équivalait à
23:206184 euros
23:21contre 3417 euros
23:23en moyenne
23:23dans l'Union Européenne.
23:24Tous les détails
23:25de cet article
23:26à retrouver
23:26sur notre site
23:27bfmbusiness.com
23:28Demain,
23:297h45,
23:30Laure Closier
23:31reçoit sur le plateau
23:32de BFM Business
23:33Andrew Coffey,
23:34le directeur général
23:35de Smurffit
23:37Westrock France,
23:38un des leaders
23:39de l'emballage.
23:40Le groupe irlandais
23:41a annoncé
23:42lors de
23:43Chousse France
23:43aujourd'hui
23:44600 millions
23:45d'euros
23:45d'investissement
23:46pour moderniser
23:47ses usines
23:48dans l'Hexagone.
23:50Tout de suite
23:50sur BFM Business,
23:52c'est Tech & Co
23:52présenté par François Sorel.
23:54Très bonne soirée.
23:5619h éco
23:57sur BFM Business.
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