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  • il y a 3 mois
Ce jeudi 28 mai, Louis Margueritte, directeur général de Business France, était l'invité dans l'émission Good Morning Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good morning business, parole de patron.
00:04Notre invité ce matin c'est Louis Marguerite, le directeur général de Business France.
00:07Vous êtes avec nous ce matin parce que l'édition de Choose France approche, ça sera lundi.
00:12Est-ce que ça sera une belle édition cette année avec déjà des gros intérêts d'investisseurs étrangers ?
00:18Oui, ce sera une belle édition. Bonjour à toutes et à tous.
00:21Ce sera une belle édition parce qu'il y a de l'intérêt, de l'intérêt pour ce qu'est
00:25la France qui tient son rang.
00:26Je rappelle qu'on est resté le premier pays qui est préféré par les investisseurs étrangers en Europe.
00:33Absolument, alors que certains nous avaient prédit que nous allions perdre notre première place.
00:37Donc on tient notre rang et c'est bien.
00:38Et ça c'est pour plusieurs raisons.
00:39D'abord notre accès à l'énergie et ça c'est un vrai atout compétitif.
00:43Le choix du nucléaire, on le sait, et qui dépasse les clivages politiques.
00:47Donc c'est une bonne chose.
00:48Et puis notre infrastructure, nos infrastructures de transport, de communication, nos infrastructures logistiques.
00:54Et ça c'est assez prisé.
00:55Donc on aura des belles annonces, des belles annonces en IA, en tech, en énergie, sur un certain nombre de
00:59secteurs.
01:00Donc oui, voilà, ce sera une belle édition.
01:02Dans les investisseurs auxquels vous parlez pour préparer les éditions,
01:06on ne vous remonte pas l'instabilité politique, les déficits.
01:11Il y a encore des chiffres du trou de la sécu qui sont terrifiants aujourd'hui.
01:14On sait a priori que les entreprises elles vont payer.
01:16On ne vous remonte pas ça comme sujet ?
01:19Ça dépend évidemment à qui vous parlez.
01:21Moi j'étais à Dubaï la semaine dernière et j'ai vu des investisseurs, dont certains d'ailleurs seront présents
01:26à Versailles, à Paris, lundi prochain.
01:30Et ils ne m'en ont pas parlé.
01:31Ils peuvent s'interroger sur que se passera-t-il dans un an à l'élection nationale majeure, à l
01:35'élection présidentielle.
01:36Et j'ai presque envie de dire que tous les cinq ans il y a une élection dans toutes les
01:39démocraties du monde.
01:39En tout cas des démocraties telles que les nôtres.
01:42Donc ça dépend à qui vous vous exprimez, à qui vous parlez.
01:45Après évidemment les éléments pris isolément les uns des autres ne sont jamais en soi des facteurs positifs.
01:50Mais ce qui compte c'est la globalité.
01:51Et vous savez l'investissement c'est du temps long.
01:53Donc je ne dis pas que ce que vous exprimez, ce que vous évoquez est une bonne chose en soi.
01:58Mais ce qui est important pour un investisseur c'est qu'on puisse lui dire dans deux ans, dans trois
02:01ans,
02:02tu auras accès à ton honneur à J, tu auras accès à ton foncier,
02:04tu auras toutes tes autorisations environnementales, réglementaires qui seront en place.
02:09Et on va t'aider pour cela.
02:11Donc nous allons vous aider pour cela.
02:12C'est ça qui compte.
02:13Donc tant qu'on garde ce lien de confiance, on a, et ça nous permet de faire des belles éditions
02:17comme Choose France,
02:17ça nous permet de gérer plus de 1000 projets par an au sein de Business France.
02:21Et voilà, donc encore une fois il faut travailler là-dessus.
02:25Mais c'est vrai que plus vous vous éloignez de la France,
02:27et moins nos sujets budgétaires sont visibles ou en tout cas sont perçus par nos interlocuteurs.
02:30L'année dernière c'était 20 milliards d'euros d'investissement officialisé,
02:33quasiment le double si on prend les projets d'IA qui avaient été annoncés un peu avant,
02:37on sera dans cette fourchette ou pas ?
02:38C'est difficile à dire parce qu'il y a des projets qui peuvent,
02:42nous on est là aussi pour s'assurer de la maturité des projets et de la viabilité,
02:45s'assurer d'abord que ce n'est pas du réemploi,
02:47que ce n'était pas des choses qui étaient déjà très largement prévues.
02:50Donc il est possible qu'on soit dans ces ordres de grandeur-là,
02:53mais je le dis avec beaucoup de prudence parce qu'il y a des projets qui peuvent bouger.
02:56Ce qui est important de retenir c'est que depuis 2018,
02:58depuis que Choose France existe,
03:00et Dieu sait si à l'époque on nous avait dit ça ne marchera jamais,
03:03les gens ne viendront jamais.
03:04D'ailleurs à l'époque on l'avait mis à proximité du sommet de Davos
03:07pour être sûr qu'on ait beaucoup de chefs d'entreprises mondiaux qui viennent en Europe.
03:11Là c'est plus nécessaire.
03:12C'est devenu un événement à part entière,
03:13donc ça prouve qu'il a son existence propre et qu'il est prisé.
03:16On aura plus de 200 chefs d'entreprise de toute la planète
03:20qui viendront en France et à Versailles.
03:22Et ce qu'il faut retenir c'est que depuis 2018,
03:24nous avons eu plus de 230 annonces,
03:26et sur 230 annonces,
03:28il y en a moins d'une dizaine qui ne sont pas allées au bout,
03:30en tout cas qui n'ont pas fait l'objet de l'objet.
03:31Ah oui, moins d'une dizaine sur 230.
03:33Moins d'une dizaine pour des raisons parfois un peu extérieures,
03:35par exemple une réglementation qui a changé,
03:36quelque chose pour des cas de force majeure.
03:39Donc ça veut dire qu'il y en a pratiquement 220,
03:42autour de 220,
03:43qui sont engagés, qui sont mis en œuvre,
03:45et dans un certain nombre de cas qui sont sortis de terre.
03:47Donc voilà des bonnes nouvelles.
03:49Et je le précise aussi pour celles et ceux qui nous écoutent,
03:51plus de la moitié de ces projets
03:53sont des projets d'implantation dans des communes
03:55de moins de 20 000 habitants.
03:57Donc ça prouve que l'impact sur les territoires,
03:59et c'est pour ça que le travail avec les régions,
04:01avec les agences de développement régional,
04:03est extrêmement clé dans cette affaire.
04:05Et combien dans cette part sont autour
04:07de l'intelligence artificielle et des data centers ?
04:10Vous voyez à peu près où je veux en venir,
04:11c'est qu'ils montrent quand même une certaine appréhension,
04:14une certaine grogne autour de la mise en place de data centers,
04:17où on dit c'est moins pourvailleurs d'emploi,
04:18il y a une compétition sur l'énergie.
04:20Et aux Etats-Unis, il y a des vrais sujets
04:22autour de l'implantation de data centers
04:24et de la population qui n'en veut pas.
04:26Est-ce que là, c'est un sujet que vous voyez vous monter
04:28sur la question de la France,
04:30qui veut se positionner justement en place européenne
04:33numéro 1 sur cette question-là ?
04:35D'abord, il n'y a aucun projet qui est parfait,
04:36et je pense qu'il faut faire preuve d'un peu de pragmatisme.
04:38Tant mieux si des investisseurs en data centers,
04:41et parfois en plusieurs milliards,
04:43moi j'ai rencontré le patron de MGX à Abu Dhabi,
04:46qui est un gros investisseur,
04:47qui a déjà annoncé le lancement d'un campus IA
04:50en Seine-et-Marne.
04:51Donc voilà, ça c'est le premier point.
04:53Ensuite, ce n'est jamais un data center isolé,
04:55ce n'est jamais juste des bâtiments
04:56dans lesquels on va y stocker de la donnée,
04:57et dans lesquels on va le connecter à l'énergie.
04:59C'est des écosystèmes autour,
05:02on peut y installer des entreprises,
05:03c'est là où il faut qu'on réfléchisse
05:04avec les investisseurs sur comment
05:06effectivement accompagner ces mouvements.
05:07C'est là où il faut vendre en fait le projet
05:09de manière plus globale.
05:10Il faut le vendre dans sa globalité,
05:11et puis vous savez,
05:13quand vous allez voir les territoires,
05:15quand vous allez voir les communes
05:16et que vous leur dites
05:17il y a un beau projet,
05:18c'est du data center,
05:20il y a assez peu d'hésitation en réalité.
05:22Donc que ça puisse poser des questions,
05:23évidemment, il faut qu'on regarde
05:24les conditions environnementales,
05:25et on le fait,
05:26mais je pense qu'à un moment donné,
05:27on est quand même content de les accueillir.
05:28Merci beaucoup Louis-Marguerite,
05:29d'être venu ce matin
05:30dans la matinale de l'économie de Chouze-France.
05:32C'est donc lundi à Versailles,
05:33on suivra évidemment ça de très près
05:34sur BFM Business.
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