00:00Good morning business, parole de patron.
00:04Notre invité ce matin c'est Louis Marguerite, le directeur général de Business France.
00:07Vous êtes avec nous ce matin parce que l'édition de Choose France approche, ça sera lundi.
00:12Est-ce que ça sera une belle édition cette année avec déjà des gros intérêts d'investisseurs étrangers ?
00:18Oui, ce sera une belle édition. Bonjour à toutes et à tous.
00:21Ce sera une belle édition parce qu'il y a de l'intérêt, de l'intérêt pour ce qu'est
00:25la France qui tient son rang.
00:26Je rappelle qu'on est resté le premier pays qui est préféré par les investisseurs étrangers en Europe.
00:33Absolument, alors que certains nous avaient prédit que nous allions perdre notre première place.
00:37Donc on tient notre rang et c'est bien.
00:38Et ça c'est pour plusieurs raisons.
00:39D'abord notre accès à l'énergie et ça c'est un vrai atout compétitif.
00:43Le choix du nucléaire, on le sait, et qui dépasse les clivages politiques.
00:47Donc c'est une bonne chose.
00:48Et puis notre infrastructure, nos infrastructures de transport, de communication, nos infrastructures logistiques.
00:54Et ça c'est assez prisé.
00:55Donc on aura des belles annonces, des belles annonces en IA, en tech, en énergie, sur un certain nombre de
00:59secteurs.
01:00Donc oui, voilà, ce sera une belle édition.
01:02Dans les investisseurs auxquels vous parlez pour préparer les éditions,
01:06on ne vous remonte pas l'instabilité politique, les déficits.
01:11Il y a encore des chiffres du trou de la sécu qui sont terrifiants aujourd'hui.
01:14On sait a priori que les entreprises elles vont payer.
01:16On ne vous remonte pas ça comme sujet ?
01:19Ça dépend évidemment à qui vous parlez.
01:21Moi j'étais à Dubaï la semaine dernière et j'ai vu des investisseurs, dont certains d'ailleurs seront présents
01:26à Versailles, à Paris, lundi prochain.
01:30Et ils ne m'en ont pas parlé.
01:31Ils peuvent s'interroger sur que se passera-t-il dans un an à l'élection nationale majeure, à l
01:35'élection présidentielle.
01:36Et j'ai presque envie de dire que tous les cinq ans il y a une élection dans toutes les
01:39démocraties du monde.
01:39En tout cas des démocraties telles que les nôtres.
01:42Donc ça dépend à qui vous vous exprimez, à qui vous parlez.
01:45Après évidemment les éléments pris isolément les uns des autres ne sont jamais en soi des facteurs positifs.
01:50Mais ce qui compte c'est la globalité.
01:51Et vous savez l'investissement c'est du temps long.
01:53Donc je ne dis pas que ce que vous exprimez, ce que vous évoquez est une bonne chose en soi.
01:58Mais ce qui est important pour un investisseur c'est qu'on puisse lui dire dans deux ans, dans trois
02:01ans,
02:02tu auras accès à ton honneur à J, tu auras accès à ton foncier,
02:04tu auras toutes tes autorisations environnementales, réglementaires qui seront en place.
02:09Et on va t'aider pour cela.
02:11Donc nous allons vous aider pour cela.
02:12C'est ça qui compte.
02:13Donc tant qu'on garde ce lien de confiance, on a, et ça nous permet de faire des belles éditions
02:17comme Choose France,
02:17ça nous permet de gérer plus de 1000 projets par an au sein de Business France.
02:21Et voilà, donc encore une fois il faut travailler là-dessus.
02:25Mais c'est vrai que plus vous vous éloignez de la France,
02:27et moins nos sujets budgétaires sont visibles ou en tout cas sont perçus par nos interlocuteurs.
02:30L'année dernière c'était 20 milliards d'euros d'investissement officialisé,
02:33quasiment le double si on prend les projets d'IA qui avaient été annoncés un peu avant,
02:37on sera dans cette fourchette ou pas ?
02:38C'est difficile à dire parce qu'il y a des projets qui peuvent,
02:42nous on est là aussi pour s'assurer de la maturité des projets et de la viabilité,
02:45s'assurer d'abord que ce n'est pas du réemploi,
02:47que ce n'était pas des choses qui étaient déjà très largement prévues.
02:50Donc il est possible qu'on soit dans ces ordres de grandeur-là,
02:53mais je le dis avec beaucoup de prudence parce qu'il y a des projets qui peuvent bouger.
02:56Ce qui est important de retenir c'est que depuis 2018,
02:58depuis que Choose France existe,
03:00et Dieu sait si à l'époque on nous avait dit ça ne marchera jamais,
03:03les gens ne viendront jamais.
03:04D'ailleurs à l'époque on l'avait mis à proximité du sommet de Davos
03:07pour être sûr qu'on ait beaucoup de chefs d'entreprises mondiaux qui viennent en Europe.
03:11Là c'est plus nécessaire.
03:12C'est devenu un événement à part entière,
03:13donc ça prouve qu'il a son existence propre et qu'il est prisé.
03:16On aura plus de 200 chefs d'entreprise de toute la planète
03:20qui viendront en France et à Versailles.
03:22Et ce qu'il faut retenir c'est que depuis 2018,
03:24nous avons eu plus de 230 annonces,
03:26et sur 230 annonces,
03:28il y en a moins d'une dizaine qui ne sont pas allées au bout,
03:30en tout cas qui n'ont pas fait l'objet de l'objet.
03:31Ah oui, moins d'une dizaine sur 230.
03:33Moins d'une dizaine pour des raisons parfois un peu extérieures,
03:35par exemple une réglementation qui a changé,
03:36quelque chose pour des cas de force majeure.
03:39Donc ça veut dire qu'il y en a pratiquement 220,
03:42autour de 220,
03:43qui sont engagés, qui sont mis en œuvre,
03:45et dans un certain nombre de cas qui sont sortis de terre.
03:47Donc voilà des bonnes nouvelles.
03:49Et je le précise aussi pour celles et ceux qui nous écoutent,
03:51plus de la moitié de ces projets
03:53sont des projets d'implantation dans des communes
03:55de moins de 20 000 habitants.
03:57Donc ça prouve que l'impact sur les territoires,
03:59et c'est pour ça que le travail avec les régions,
04:01avec les agences de développement régional,
04:03est extrêmement clé dans cette affaire.
04:05Et combien dans cette part sont autour
04:07de l'intelligence artificielle et des data centers ?
04:10Vous voyez à peu près où je veux en venir,
04:11c'est qu'ils montrent quand même une certaine appréhension,
04:14une certaine grogne autour de la mise en place de data centers,
04:17où on dit c'est moins pourvailleurs d'emploi,
04:18il y a une compétition sur l'énergie.
04:20Et aux Etats-Unis, il y a des vrais sujets
04:22autour de l'implantation de data centers
04:24et de la population qui n'en veut pas.
04:26Est-ce que là, c'est un sujet que vous voyez vous monter
04:28sur la question de la France,
04:30qui veut se positionner justement en place européenne
04:33numéro 1 sur cette question-là ?
04:35D'abord, il n'y a aucun projet qui est parfait,
04:36et je pense qu'il faut faire preuve d'un peu de pragmatisme.
04:38Tant mieux si des investisseurs en data centers,
04:41et parfois en plusieurs milliards,
04:43moi j'ai rencontré le patron de MGX à Abu Dhabi,
04:46qui est un gros investisseur,
04:47qui a déjà annoncé le lancement d'un campus IA
04:50en Seine-et-Marne.
04:51Donc voilà, ça c'est le premier point.
04:53Ensuite, ce n'est jamais un data center isolé,
04:55ce n'est jamais juste des bâtiments
04:56dans lesquels on va y stocker de la donnée,
04:57et dans lesquels on va le connecter à l'énergie.
04:59C'est des écosystèmes autour,
05:02on peut y installer des entreprises,
05:03c'est là où il faut qu'on réfléchisse
05:04avec les investisseurs sur comment
05:06effectivement accompagner ces mouvements.
05:07C'est là où il faut vendre en fait le projet
05:09de manière plus globale.
05:10Il faut le vendre dans sa globalité,
05:11et puis vous savez,
05:13quand vous allez voir les territoires,
05:15quand vous allez voir les communes
05:16et que vous leur dites
05:17il y a un beau projet,
05:18c'est du data center,
05:20il y a assez peu d'hésitation en réalité.
05:22Donc que ça puisse poser des questions,
05:23évidemment, il faut qu'on regarde
05:24les conditions environnementales,
05:25et on le fait,
05:26mais je pense qu'à un moment donné,
05:27on est quand même content de les accueillir.
05:28Merci beaucoup Louis-Marguerite,
05:29d'être venu ce matin
05:30dans la matinale de l'économie de Chouze-France.
05:32C'est donc lundi à Versailles,
05:33on suivra évidemment ça de très près
05:34sur BFM Business.
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