Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 minutes
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonjour, bonjour, soyez les bienvenus sur CNews et sur Europe 1, une fois n'est pas coutume, c'est votre
00:05heure inter qui débute entre 17h et 18h.
00:08Merci de nous accueillir. Je vous présente l'équipe et en premier lieu, bien sûr, Xenia Federova en duplex.
00:15Bonjour, cher Xenia, merci et merci d'être avec nous. Je vous présente également l'équipe qui va nous accompagner
00:21durant 7h sur Europe 1 et sur CNews.
00:23Michel Fayad, habitué de cette émission, politologue spécialiste du Proche-Orient et puis Nicolas Améyan, expert en énergie.
00:32Bonjour et merci d'être avec nous. Alors si vous en êtes d'accord, Xenia, on va commencer par l
00:36'actualité du jour.
00:38L'actualité du jour, c'est depuis deux nuits, c'est le moins qu'on puisse dire, les tirs entre
00:42les gardiens de la Révolution d'Iran et les forces américaines dans le Golfe ont cessé.
00:46Alors est-ce que c'est le signe de quelque chose, Xenia Federova ?
00:51Ça montre encore une fois qu'en un moment, tous les deux côtés ont besoin de revenir vers la négociation.
01:00Pourquoi ? Parce que cette guerre commence à coûter cher à Washington, à Donald Trump.
01:07En plus, ils sont en train d'utiliser l'intercepteur, les missiles.
01:12Donc ils ont aussi besoin de pauses pour remplir les stocks, j'imagine.
01:17Pour l'Iran, c'est clairement, même s'ils ont montré la position de résistance assez forte,
01:25ils ont aussi, je pense, préféré trouver une solution des sorties de ces conflits.
01:29Parce que le détroit d'Iran, qui perturbe aujourd'hui toutes les économies mondiales,
01:35mais c'est aussi ce blocage, c'est un problème avec Iran parce qu'à la base,
01:43ils vendent normalement un pétrole à la Chine aujourd'hui.
01:46Pendant les pauses, ils peuvent continuer, mais pendant les frappes, c'est beaucoup plus compliqué.
01:50Donc j'imagine que tous les deux côtés vont revenir en négociation.
01:53La vraie question, est-ce que ça sera pour une courte pause,
01:58pour récupérer un peu la force et après ça reprendre ?
02:02Ou est-ce que c'est vraiment quelque chose qui peut éventuellement mener vers la paix ?
02:05Aujourd'hui, ce n'est pas clair, mais un cessez-le-feu est tout à fait possible.
02:09Et on va beaucoup parler, vous l'avez un peu évoqué, évidemment, d'économie dans cette heure spéciale.
02:15On va parler gaz, on va parler pétrole.
02:18Et je vous propose justement, Xenia, d'écouter Donald Trump qui s'est exprimé il y a deux jours.
02:23Écoutez-le.
02:25Ils n'ont pas de radar, il ne leur reste que très peu de drones, malgré ce que vous pouvez
02:29voir.
02:29Et de temps en temps, ils vont mettre certaines choses en place, mais il ne leur reste plus grand-chose.
02:33Et d'ailleurs, ils sont en train de discuter avec nous en ce moment même.
02:36Ils aimeraient beaucoup conclure un accord.
02:38Je ne pense pas qu'ils soient prêts, je ne pense pas que le moment soit encore venu,
02:42mais je suis disposé à les écouter.
02:43Mais ils ne peuvent pas posséder d'armes nucléaires.
02:46Alors, on a écouté le point de vue de Xenia.
02:49Quel est votre point de vue à tous les deux, Michel Fayad et Nicolas Meillon ?
02:53Est-ce que c'est le début de quelque chose ?
02:55On sent qu'ils discutent entre eux ?
02:58Déjà, ce qu'il faut savoir, c'est que les dirigeants Oumane sont partis aux États-Unis.
03:02Et c'est eux qui ont demandé en fait à Donald Trump une espèce de trêve de deux jours, trois
03:08jours,
03:08pour voir un peu comment est-ce qu'ils pourraient avancer sur le terrain des négociations.
03:12Parce que ce qu'il faut savoir aussi, c'est que lorsqu'il y a eu la signature du protocole
03:16d'accord entre les Iraniens et les Américains,
03:18ceux qui avaient joué aux intermédiaires, c'était les Qataris et les Pakistanais.
03:22Sachant que les Pakistanais jouaient un peu le fauné pour les Saoudiens.
03:26Et là, les Pakistanais et les Saoudiens sont un petit peu mis à l'écart,
03:29parce qu'on les accuse d'avoir joué double jeu.
03:32Et c'est pour cela notamment que l'Arabie saoudite est visée par les Houthis et même par les Iraniens.
03:37Et Oman est revenu en fait dans le jeu.
03:41Oman a longtemps été l'intermédiaire entre Américains et Iraniens.
03:44Et donc ce sont eux, lors de leur visite, qui ont réclamé cela aux Américains.
03:48Ce qu'il faut aussi quand même noter, c'est que demain, et bien lundi,
03:51il y a Benjamin Netanyahou qui arrive à Washington.
03:54Et là aussi, il va y avoir des discussions.
03:56Donc les Omanais vont pousser vers la paix.
03:58Et très probablement que Benjamin Netanyahou va plutôt pousser vers autre chose,
04:02vers plutôt une intervention militaire qui aille cette fois-ci plus en avant, plus au bout.
04:07Nicolas Meyran.
04:08Ce qui est intéressant, c'est que finalement, quand j'écoute Donald Trump,
04:12je n'ai pas l'impression qu'il parle de l'Iran.
04:14J'ai plutôt l'impression qu'il parle des Américains.
04:17On a lu dans le New York Times notamment qu'il avait été averti par certains de ses conseillers
04:22que le niveau des stocks, notamment des missiles patriotes utilisés pour intercepter,
04:26notamment les missiles iraniens, était bas.
04:28Ils avaient déjà consommé plus de 60% de leurs stocks.
04:32Et donc, pour une fois, Donald Trump aurait écouté ses conseillers,
04:37ce qu'il n'avait pas fait au début du conflit, à la fin du mois de février,
04:41puisque tout le monde lui avait dit de ne pas y aller, que c'était une mauvaise idée.
04:45Ce qui se joue de toute façon, c'était toujours le détroit d'Hormuz.
04:48Les Américains ont essayé de contourner par le sud
04:54et ont profité notamment de l'enterrement de l'Ayatollah Khomeini
04:58pour essayer d'instaurer une autre voie.
05:00Mais ça, les Iraniens n'en veulent pas.
05:02Et donc, d'ailleurs, ils ont dit qu'on préambule à toute négociation.
05:05On se met d'accord que c'est nous qui contrôlons le détroit d'Hormuz
05:09et c'est nous qui fixons les conditions.
05:11Xenia Afederova, on continue avec l'actualité,
05:13on colle à l'actualité en ce dimanche dans l'heure inter.
05:17Regardez ce qu'a déclaré le pape ce dimanche.
05:20On va peut-être réagir assez rapidement.
05:23Je renouvelle également mon appel concernant la situation dans l'ensemble du Moyen-Orient
05:27où l'intensification des opérations militaires a ravivé la violence et la destruction
05:31mettant gravement en danger la vie de nombreux civils
05:34et aggravant la pénurie d'eau potable et d'électricité du fond du cœur.
05:38J'exhorte toutes les parties concernées à suspendre les attaques
05:42et à rouvrir d'urgence des espaces de dialogue et de diplomatie
05:46afin de parvenir au plus vite à la paix tant désirée pour toute la région.
05:49Xenia Afederova, petite réaction ?
05:52C'est un message très important, crédible et c'est clair qu'il faut trouver une solution.
06:01Sauf qu'aujourd'hui, malheureusement, tous les deux partis,
06:05non, pas que deux, parce qu'on parle aussi d'Israël,
06:07évidemment, qui joue un rôle central dans ces conflits,
06:12mais ça se voit que tous les côtés, ils sont prêts plutôt à exercer la force
06:19pour venir en négociation.
06:21Et c'est ça le problème, parce qu'on a l'impression qu'on va un peu en cercle,
06:25c'est-à-dire que Donald Trump, qui remplace les négociations avec les frappes
06:31et les déclarations assez fortes.
06:34Vous avez l'Iran, qui ne veut pas céder et ne veut pas apparaître
06:39comme un pays qui est prêt à accepter une capitulation.
06:42Et c'est ça, en fait, ce qui est compliqué.
06:45Michel Fayad a mentionné Omane, et ce sont des médiateurs importants,
06:49mais il y a aussi tous ces autres pays du Golfe qui, en géant,
06:54il veut que ces conflits s'arrêtent, parce que ça perturbe aussi
06:58leur façon de travailler, d'envoyer, exporter le pétrole, même du gaz.
07:04Et donc, le plus long que ces conflits continuent,
07:07les conséquences seront plus dramatiques, en fait, pour leur économie.
07:13Et donc, oui, le message des papes est très important,
07:15et malheureusement, je pense qu'il n'est pas très écouté, aujourd'hui.
07:22Elle a raison, Xavier, c'est pas rien, ça veut dire quelque chose.
07:24Le pape s'engage dans ce conflit, c'est pas anodin.
07:29Oui, après, il est dans son rôle, il demande la paix,
07:32et bien sûr, tout le monde la souhaite.
07:35Et il y a aussi quelque chose, quand même, qui est aussi important à dire,
07:38je pense, pour les chrétiens, c'est que pour la première fois,
07:41le Premier ministre irakien, hier, a déclaré qu'il souhaitait le retour
07:44de tous les chrétiens irakiens en Irak.
07:46Donc, c'est un message aussi d'espoir pour les chrétiens de la région,
07:50qui ont aussi, comme vous le savez, béatifié hier le patriarche maronite au Liban,
07:55le fondateur de l'État du Grand Liban.
07:57J'étais sûr que vous alliez me le dire, évidemment.
07:58Non, ce sont les deux choses, je pense, qui vraiment jouent pour les chrétiens d'Orient,
08:02en plus de ce communiqué, de ce tweet du pape.
08:06Tout ça, ce sont un peu des messages, quand même, d'espoir pour les chrétiens de la région.
08:09– Autre sujet d'actualité, Xenia Federova, sur lequel j'aimerais que vous réagissiez,
08:14sont ces rebelles outils au Yémen, qui disent avoir abattu un drone de reconnaissance saoudien.
08:19Va-t-on vers une guerre entre les outils qui sont des proxys, vous le savez, de l'Iran,
08:24et la puissante Arabie saoudite ?
08:26On peut légitimement se poser la question, Xenia Federova ?
08:30– On peut dire que c'est les proxys, mais…
08:37– Un petit problème de connexion, on va retrouver Xenia Federova, on va rebrancher…
08:41On vous a retrouvée, Xenia.
08:44– D'accord, je suis là.
08:46– Vous êtes là, vous êtes là.
08:47– Je pense que le blocage des balles El Mandeb, c'est un autre niveau de pression
08:55qui sera mis sur les pays du Golfe, mais aussi sur les États-Unis.
09:01Et les outils, ils sont capables de maintenir cette pression.
09:06Ils ne sont pas exactement dépendants d'Iran, je pense qu'ils sont capables
09:11d'émener leur propre stratégie, mais dans ces contextes-là,
09:15ils sont évidemment du côté d'Iran.
09:17Donc je pense que c'est quelque chose qui est clair, et si je ne me trompe pas,
09:21l'Arabie Saoudite a déjà essayé de bombarder certains sites d'outils il y a quelques jours.
09:29Donc on est en train de voir une escalade majeure, si ça continue comme ça.
09:35Imaginez qu'en plus du détroit d'Armous, ce blocage vers la mer Rouge,
09:41c'est déjà une situation assez grave, parce que si on parle des réserves de pétrole
09:48et des gaz en Europe et aux États-Unis, on va trouver qu'en fait,
09:54ils ne sont pas remplis comme l'année dernière.
09:57Et avec l'arrivée de l'OTAN, je pense que ça va créer un énorme problème.
10:02C'est peut-être aussi nos experts d'énergie de nous dire,
10:06mais à mon avis, ça sera assez compliqué.
10:08– Les experts, nos experts vous écoutent, évidemment, ils vont agir tous les deux.
10:14Michel Fayad, quelle est votre réaction sur cette pression des outils
10:18et le regard que porte Xavier Federova sur les conséquences ?
10:21– Les outils, ils ont vraiment un pouvoir extrêmement puissant,
10:25puisqu'ils ont des missiles qu'ils produisent déjà chez eux.
10:29Donc ils ont une capacité de production locale.
10:32Et ils ont déjà montré par le passé, je reprends le mot de Donald Trump,
10:37leur professionnalisme, même bien que ça soit compliqué de parler de professionnalisme
10:41pour une organisation qui est quand même terroriste,
10:42mais qui en fait a été capable de paralyser à l'époque
10:46la moitié de la production de pétrole saoudienne.
10:49– C'est pas rien, évidemment.
10:51– Il y a par contre une chose où je voudrais nuancer,
10:53c'est que les outils ne sont pas des proxys iraniens,
10:55ce sont des alliés aux Iraniens,
10:57pour une simple et bonne raison que les outils ne sont pas des chiites,
11:00ce sont des haïdites.
11:01La différence entre chiites et haïdites,
11:03juste en une phrase simple,
11:04c'est que les haïdites suivent 7 imams après Mahomet,
11:07tandis que les chiites en suivent 12.
11:09Donc voilà la petite différence.
11:12– Procision importante, évidemment.
11:14– J'ai fait un raccourci, pardonnez-moi.
11:16– Mais à cause de cette différence,
11:18ils ne sont pas directement des proxys,
11:20ils sont plus des alliés,
11:21même s'ils sont complètement alignés d'un point de vue stratégique,
11:24d'un point de vue logistique, d'un point de vue armement.
11:28Mais il y a quand même cette différence religieuse qui les sépare.
11:31Les deux vrais proxys vraiment pour l'Iran,
11:33c'est le Hezbollah au Liban
11:34et les Hach-el-Sharbi en Irak.
11:36Les Hach-el-Sharbi qui doivent désarmer d'ici le 30 septembre,
11:39on verra si ça se fera,
11:40il y a certains groupes qui ont déjà désarmé,
11:42et le Hezbollah qui est censé désarmer
11:44dans le cadre de l'accord cadre
11:46qui a été signé entre Israël, le Liban et les États-Unis.
11:48Alors, quel est le regard de Nicolas Ameyan,
11:51notre expert en énergie,
11:53sur les risques que semblent pouvoir faire peser les rebelles outils ?
11:58Quand on regarde l'évolution de ce conflit,
12:01les Iraniens avaient dit
12:02« si vous nous attaquez, on va fermer les trois d'Hormuz ».
12:05Donald Trump ne lui a pas cru,
12:06c'est ce qu'ils ont fait.
12:08Ils ont dit « si vous nous attaquez à nouveau,
12:09on va fermer les trois Bab el-Mandeb ».
12:12C'est ce qu'ils sont en train de faire.
12:13Et ce qui est intéressant aussi,
12:15c'est que finalement,
12:15depuis le début du conflit en Iran,
12:17donc depuis quatre mois,
12:19on n'a quasiment pas touché au plus de production,
12:22très peu de raffineries touchées.
12:24Toutes ces trésors de guerre du Moyen-Orient
12:25ont été plus ou moins épargnés.
12:27Mais là, avec les frappes des outils,
12:28on va directement taper des raffineries en Arabie Saoudite.
12:32Et là, les Saoudiens, forcément, disent « stop ».
12:34Et je pense que ça a eu probablement un impact
12:37aussi sur le fait que Donald Trump
12:39ait finalement décidé vendredi soir
12:41de ne pas aller bombarder massivement l'Iran.
12:45Là, on commence à…
12:46Et il faut aussi savoir que,
12:49en termes de…
12:50Peu de gens le savent,
12:52mais on a des records de prix à la pompe en ce moment,
12:54de 0,20 diesel.
12:55Pourquoi ?
12:55Pas parce que le prix du pétrole explose,
12:57parce que le coût du raffinage explose.
12:59En fait, comme on a beaucoup de raffineries
13:01qui ont été touchées,
13:02notamment en Russie,
13:03presque une raffinerie sur deux
13:05qui a été touchée par des drones ukrainiens,
13:08eh bien, on a le marché mondial
13:10qui est sous très forte contrainte.
13:11Et aujourd'hui, typiquement,
13:13le prix du…
13:14Le coût du raffinage coûte aussi cher
13:16que le coût du…
13:17Et c'est important, je le rappelais.
13:18… du diesel.
13:18Évidemment.
13:19Et pour tous les…
13:20Pour tous les Français qui nous écoutent
13:22et qui nous regardent.
13:23Malheureusement, on va partir en vacances.
13:24Eh oui, évidemment.
13:25Michel Fayad.
13:26Oui, je suis d'accord.
13:27Je voulais juste compléter une chose.
13:28C'est que les outils ont frappé,
13:31en fait, les raffineries de Jazan et Yanbu.
13:34C'est plus de 400 000 barils de raffinage par jour.
13:37Et c'est extrêmement important,
13:39non seulement pour la consommation saoudienne locale,
13:41mais aussi pour les Chinois.
13:43Parce qu'en fait, l'Arabie saoudite,
13:45c'est le plus grand exportateur pour la Chine de LPG.
13:48Donc, c'est le gaz pétrolier liquéfié.
13:51Et donc, il est envoyé en Chine.
13:52Ça, c'est une chose.
13:53L'autre chose, Donald Trump, face au blocage du détroit d'Hormuz,
13:58a focalisé durant les 12-13 jours de frappe qu'il a fait
14:01sur deux endroits très précis.
14:04Bandarabas, qui est le plus grand port de la région,
14:07à part Jebel Ali, à Dubaï,
14:08et qui est près du détroit d'Hormuz,
14:10et l'île de Keshm.
14:11Et en frappant ces deux endroits,
14:13et en frappant les ponts qui relient ces ports
14:15vers le reste de l'Iran,
14:18il voulait en fait vraiment faire du mal aux Iraniens
14:20et leur dire, vous ne pouvez pas contrôler le détroit d'Hormuz.
14:22Donc, c'est ça ce qu'il a focalisé.
14:24Puis, Trump a également fait autre chose.
14:26Il a frappé la raffinerie iranienne de Tabriz,
14:30qui est également l'endroit où...
14:32Et il a également frappé en fait l'endroit
14:34où on fabrique le plus grand nombre de missiles en Iran,
14:37qui est également Tabriz.
14:38Donc, il y a quand même des frappes stratégiques
14:39que les Américains font.
14:41Et on va voir, encore une fois,
14:42qu'est-ce qui va se passer demain
14:43avec la rencontre Trump-Nahou.
14:44Mais oui, il faudra suivre ça avec une grande intention.
14:46Xenia Federova, j'aimerais qu'on revienne
14:48sur une rencontre importante
14:50à l'échelle de la diplomatie américaine.
14:52Marco Rubio et les Russes Sergei Lavrov
14:56se sont rencontrés.
14:57C'était ce jeudi, me semble-t-il,
14:59à Mani, en marge d'une réunion
15:00de pays asiatiques.
15:02Et Sergei Lavrov a mis en garde
15:04son homologue Marco Rubio
15:07contre la poursuite inadmissible
15:08de livraison d'armes à l'Ukraine.
15:09Alors, on a le sentiment
15:11que Marco Rubio, vous allez me le dire,
15:12n'a pas trop compris.
15:13Enfin, n'a pas trop mal réagi,
15:14mais n'a pas trop compris.
15:16Que faut-il comprendre très précisément ?
15:18Xenia Federova, j'ai besoin de votre éclairage.
15:21Oui, je pense que Marco Rubio
15:22a tout très bien compris.
15:24Parce qu'aujourd'hui,
15:25même si les Etats-Unis ne font plus
15:27les livraisons d'armes directement à l'Ukraine,
15:30ils le font et les livrent
15:32aux pays européens
15:33qui les donnent à l'Ukraine.
15:34Donc, en fait,
15:36c'est toujours les mêmes livraisons.
15:37C'est juste que Donald Trump
15:38a réussi de changer
15:39la situation
15:40par imposer
15:42ces ventes
15:43des armements.
15:45Et donc, aujourd'hui,
15:45les Etats-Unis gagnent
15:47de l'argent
15:47avec ces livraisons.
15:49Mais ce n'est pas que ça.
15:52C'est aussi
15:53une fournition
15:55d'intelligence,
15:57des ressignements.
15:58C'est quelque chose
15:59parce que,
15:59vous savez,
16:00l'utilisation
16:01de certaines armes américaines
16:03ne sont pas possibles
16:04sans la participation
16:07des Américains.
16:08et donc,
16:09en façon,
16:10les Etats-Unis,
16:11même si c'est beaucoup moins
16:13qu'avant,
16:15ils participent quand même
16:17dans cette guerre.
16:19En anglais,
16:19ça s'appelle proxy war,
16:21mais c'est une guerre
16:21par procuration.
16:23Et donc,
16:23Sergei Lavrov,
16:25a toute la légitimité
16:26d'invoquer ce sujet
16:28avec les Américains.
16:29Mais il ne faut pas oublier
16:30qu'aujourd'hui,
16:31avec les Américains,
16:32au moins,
16:32il y a un dialogue.
16:33parce que Donald Trump,
16:34c'était lui
16:34qui a décidé
16:35d'appeler Vladimir Poutine.
16:37C'est lui qui a ouvert
16:38la porte pour ces dialogues
16:39en tant que les Américains.
16:41Les Européens
16:41ne voulaient plus
16:43en fait parler
16:44avec Poutine
16:45depuis un moment,
16:46depuis 2022.
16:47Et il y a toujours
16:49les échanges.
16:50Ces échanges sont importants.
16:51Pourquoi ils sont importants ?
16:52Parce que,
16:53même avec cette participation
16:54des États-Unis,
16:56il y a une chaîne
16:57qui est ouverte
16:58pour expliquer
16:59aux Américains
17:00la vraie situation
17:01et la situation
17:01sur les terrains.
17:02Et la situation
17:03sur les terrains
17:04montre à quel point
17:05en fait,
17:06cet soutien
17:08à l'Ukraine
17:09aujourd'hui
17:09ne porte pas
17:10le fruit
17:11que les Européens
17:12ont voulu,
17:15en fait,
17:15ont espéré.
17:16Toutes ces idées
17:17de,
17:18et on va parler
17:19je pense des sanctions,
17:20mais toutes ces idées
17:21de mettre les sanctions
17:22sur la Russie
17:24pour mettre
17:24l'économie russe
17:25à genoux,
17:26cette idée
17:27qu'armer l'Ukraine
17:29va éventuellement
17:31porter le fruit
17:32et l'Ukraine
17:33va avancer
17:34sur les terrains.
17:35Aujourd'hui,
17:35on voit que ce n'est pas
17:36le cas.
17:37Et à un moment,
17:38les Américains,
17:39et je pense que ça sera
17:40assez rapidement
17:42parce qu'ils ont déjà
17:45parlé avec les Russes,
17:47ils ont dit
17:47qu'il y a eu
17:48Stifuïtkov
17:48qui va revenir
17:49à Moscou,
17:50ils ont aussi
17:51de leur côté
17:51parlé avec
17:53Vladimir Zelensky,
17:54ils vont essayer
17:57de jouer
17:57toujours un rôle
17:58de médiation,
17:59mais ça sera
18:01à ce moment-là
18:02avec,
18:02je pense qu'il y a
18:04beaucoup d'excitation
18:05et de la côté russe
18:09parce que depuis
18:09le meeting,
18:10depuis le rendez-vous
18:11entre Donald Trump
18:13et Vladimir Poutine
18:14et Angolch,
18:14pas beaucoup de choses
18:15sont changées.
18:16Il y a eu
18:16certaines décisions
18:18qui étaient prises,
18:19sauf qu'on n'a pas avancé
18:21dans les négociations
18:22diplomatiques.
18:23Donc je pense que là,
18:24avec les nouveaux
18:25reprises
18:26de certaines vies
18:27de Donbass,
18:28si je parle
18:28de Konstantinovka,
18:30les négociations
18:31peut-être
18:32m'ont avancé
18:32encore plus
18:34et on verra
18:36ce que ça donne.
18:37Mais pour finir,
18:38Marco Rubio,
18:39je pense qu'il comprend
18:39très bien
18:41ce qui était demandé
18:42par Sergei Lavrov,
18:44mais il joue
18:44cette rôle aujourd'hui
18:45parce que c'est aussi
18:45les complexes militaires
18:46industriels américains
18:47qui gagnent d'argent.
18:48Et j'étais sûr
18:49que vous alliez réagir
18:50évidemment
18:50sur cette réflexion
18:53que je me suis autorisé
18:54sur Marco Rubio.
18:56Justement,
18:56puisque vous évoquiez
18:57les sanctions
18:58à Ksenia Federova,
19:00l'Union Européenne
19:00a autorisé
19:02les Etats membres
19:03à confisquer
19:04et à vendre
19:05le pétrole russe
19:05saisi sur certains pétroliers.
19:07Comment Moscou
19:08peut riposter
19:10à cette mesure
19:11et comment
19:12vous l'analysez
19:13et quelle est
19:14la réponse
19:15de Moscou
19:15à cela ?
19:17Je pense que
19:18ce que je veux
19:18en tous les cas
19:19c'est que Moscou
19:20considère
19:21que c'est une façon
19:22de piratage.
19:23Et c'est un peu
19:23le même discours
19:24que Moscou porte
19:25sur la question
19:26des gels
19:27des Etats russes.
19:28La problématique
19:29pour l'Union Européenne
19:30à mon avis
19:31dans ces comportements
19:32c'est que
19:34ces pays européens
19:35se comportent
19:36contre en fait
19:37cette loi internationale
19:38parce que
19:39les gels
19:40des Etats russes
19:40et leur utilisation
19:42pourquoi ils ne sont pas
19:42encore trouvés
19:43un moyen
19:45de les utiliser
19:46c'est parce qu'il y a
19:47certains pays
19:48qui pensent
19:48que ça va vraiment
19:51créer des problèmes
19:52pour le futur
19:53pour l'Union Européenne
19:54parce que
19:55ça sera voie
19:56par les investisseurs
19:58potentiels
20:00comme une structure
20:01pas trop crédible
20:02mais en fait
20:03parce que
20:03s'ils peuvent faire ça
20:04aujourd'hui
20:04avec les Russes
20:05quelle est la garantie
20:06qu'ils ne peuvent pas
20:07faire ça avec notre pays
20:08et c'est un peu
20:09la même
20:10à mon avis
20:11c'est un peu la même chose
20:12avec cette situation
20:14avec les pétroliers
20:16en fait
20:16voler le pétrole
20:17russe
20:18et après le vendre
20:19c'est quand même
20:20c'est quelque chose
20:21qui n'est pas très clair
20:24de point de vue
20:25de loi
20:26donc je pense que
20:27déjà
20:28l'image de l'Union Européenne
20:29va s'offrir
20:30dans les yeux
20:31de tout le monde
20:31et surtout
20:32le monde du sud global
20:34mais deuxième chose
20:35oui la Russie
20:36j'imagine
20:36elle a les moyens
20:38de répondre
20:39il y a aussi
20:40certains montants
20:41des réserves
20:44des monnaies
20:45d'investissement
20:47qui
20:48en Russie
20:49investissement
20:50européen
20:51qui peut être
20:51utilisé aussi
20:52je l'ai
20:53les avoir
20:53tout ça
20:54mais je pense
20:55que la Russie
20:55aujourd'hui
20:56n'a pas encore
20:56fait ce qu'elle
20:57peut faire
20:58exactement
20:59pour cette raison
20:59pour montrer
21:00qu'elle ne joue
21:03pas par les mêmes
21:04règles de jeu
21:05et qu'elle
21:06elle s'est position
21:08plutôt comme
21:08un pays
21:09qui est
21:10beaucoup plus
21:10raisonnable
21:11dans tous
21:11ces sujets
21:13et ce message
21:14ce message
21:15n'est plutôt
21:15adressé pas
21:16aux Européens
21:17ou aux Américains
21:17ce message
21:18est adressé
21:19plutôt
21:19encore une fois
21:20vers les pays
21:21du sud global
21:22vers les pays
21:22des BRICS
21:23et c'est ça
21:24l'image de la Russie
21:25qu'elle veut
21:26porter
21:26ce qu'elle
21:28respecte
21:28en fait
21:29et là
21:30je pense que
21:31beaucoup de monde
21:31m'a dit
21:31mais elle n'a pas
21:32respecté
21:33le droit international
21:34parce que
21:34la Russie
21:35a commencé
21:36cette
21:37opération militaire
21:38et cette guerre
21:39avec la Russie
21:40mais là
21:40c'est une autre chose
21:41parce qu'il ne faut
21:42pas oublier
21:43que la Russie
21:44a passé huit ans
21:45en essayant
21:46de trouver
21:47un moyen
21:47et solution
21:48diplomatique
21:48à ces conflits
21:49et à un moment
21:51il y a eu aussi
21:51les référendums
21:52il y a eu
21:53un référendum
21:53à Crimée
21:54il y a eu
21:54un référendum
21:55à Donbass
21:55donc
21:56ce sont les choses
21:58c'est intéressant
21:59comme sujet
21:59et peut-être
22:00un jour
22:00on va aller plus
22:01en détail
22:01mais en tous les cas
22:02à mon avis
22:04dans les yeux
22:05des Russes
22:05aujourd'hui
22:06ce qu'il fait
22:07l'Union Européenne
22:08c'est une façon
22:09de piratage
22:10avant de donner
22:11la parole
22:11à nos deux experts
22:12est-ce que ça peut
22:14changer la donne
22:14financière également
22:15pour le Kremlin
22:16c'est une question
22:16qu'on peut légitimement
22:17se poser ou pas ?
22:20je ne pense pas
22:21que ça va changer
22:21grand chose
22:22ça ne va pas
22:23vraiment perturber
22:24l'économie russe
22:25ça ne va pas changer
22:27les capacités
22:28de la Russie
22:28de financer
22:30financer son armée
22:32et cette campagne
22:33donc je pense
22:34que ça a créé
22:36bien sûr
22:36certaines
22:38situations
22:39désagréables
22:39qu'on les fera
22:40par exemple
22:41par les drones
22:42ukrainiens
22:43sur les réfineries russes
22:44qui sont réparés
22:47mais après
22:47une quinzaine de jours
22:48une quinzaine de jours
22:49donc il y a eu
22:51un moment
22:51une pénurie de pétrole
22:52aujourd'hui
22:53c'est plutôt sous contrôle
22:54mais ça c'est quelque chose
22:55qui peut créer
22:56des problèmes à l'intérieur
22:57mais pas suffisamment
22:58pour que la Russie
22:59sera obligée
23:00d'échanger
23:01sa stratégie
23:03vis-à-vis
23:04l'Ukraine
23:05et encore une fois
23:06si on regarde
23:06ce qui se passe
23:07aujourd'hui
23:07sur les tirants
23:09l'armée russe
23:10continue à avancer
23:11donc ça
23:12c'est la chose
23:12la plus importante
23:14Allez on donne la parole
23:15à nos experts
23:16si vous le voulez bien
23:16Xenia Federova
23:17je commence avec vous
23:19Michel Fayad
23:21sur ces mesures
23:22de l'Union Européenne
23:24quel est votre regard
23:26Xenia Federova
23:27parle de piraterie
23:30littéralement
23:30quel est votre regard
23:31Déjà il faut relativiser
23:32sur le nom
23:33parce que les Belges
23:34ont saisi
23:35300 000 barils de pétrole
23:36et les Français
23:37ont saisi
23:38600 000 barils de pétrole
23:39c'est pas non plus
23:40des quantités gigantesques
23:42Non mais ça vaut un peu d'argent quand même
23:43Mais ça vaut beaucoup d'argent
23:45Mais ce que je veux dire
23:45par rapport à
23:46pour un pays
23:47qui produit
23:4810 millions de barils par jour
23:49c'est relativement
23:51faible
23:53mais il y a aussi deux choses
23:54premièrement
23:56en fait l'Europe
23:57est en train de mettre
23:58un cadre européen
23:59à ses saisies
24:00et donc d'offrir
24:01la possibilité
24:03effectivement
24:03de blanchir un vol
24:04mais au niveau européen
24:06mais là où les questions
24:07vont se poser
24:08c'est sur le stockage
24:09sur la logistique
24:10sur l'assurance
24:12sur l'acheteur en lui-même
24:13et surtout
24:14sur les risques potentiels
24:16de contentieux
24:17à l'international
24:18donc
24:19en fait
24:20l'Union Européenne
24:20a pris une décision
24:21encore une fois
24:22je dis
24:22pour blanchir
24:24d'un point de vue européen
24:26ce genre de vol
24:27mais est-ce qu'il y aura
24:29des impacts
24:29au niveau international
24:30c'est là où
24:31il y a le vrai risque
24:32pour les potentiels acheteurs
24:34et pour également
24:34tous ceux qui sont dans la chaîne
24:36ceux qui vont s'occuper
24:36du transport
24:37du stockage
24:38de l'assurance
24:38en fait chacun peut être frappé
24:40à un niveau
24:41au niveau international
24:43Est-ce qu'on ne sait pas
24:44ce que deviennent
24:44ces cargaisons
24:45en fait
24:45qui sont saisies
24:47est-ce qu'on sait précisément
24:48ou pas ?
24:48Oui oui
24:48ce que l'Union Européenne
24:49prévoit
24:50en fait la possibilité
24:51pour ceux qui l'ont saisi
24:53donc la Belgique
24:54ou la France
24:54de revendre
24:56ce pétrole
24:57sur le marché
24:57et de
24:58comment dire
24:59de prendre les recettes
25:00à la place
25:00de dire c'est notre pétrole
25:01à nous
25:02c'est du vol
25:03sauf que si ça devient légal
25:05au niveau européen
25:06ça ne le devient pas
25:07au niveau international
25:08donc il peut y avoir aussi
25:10des recours
25:11de la part des Russes
25:12contre les sociétés
25:13de transport
25:13contre les sociétés
25:14de stockage
25:15contre les sociétés
25:16d'assurance
25:16contre les acheteurs
25:17en eux-mêmes
25:19et donc on rentre
25:20dans des histoires
25:20de contentieux internationaux
25:21qui vont durer
25:22très longtemps
25:23et qui risquent
25:23de retomber
25:24sur tous ceux
25:25qui auront travaillé
25:26sur ça
25:26sur toute la chaîne
25:27Nicolas Meillan
25:28quel est votre regard
25:29sur cette situation ?
25:31On est au 21ème
25:32paquet de sanctions
25:33moi j'aurais bien aimé
25:34qu'on se pose
25:35la question
25:35de l'efficacité
25:36On va parler
25:37d'Ursula von der Leyen
25:37l'efficacité
25:38des 20 premiers
25:39paquets de sanctions
25:39parce que le but
25:40de ces sanctions
25:41c'est finalement
25:41d'arrêter le conflit
25:44que la Russie
25:46demande une négociation
25:48et qu'on mette fin
25:48à la guerre
25:49alors qu'aujourd'hui
25:50finalement vous voyez
25:51que le prix du pétrole
25:52est près de 90
25:52100 dollars
25:53la semaine dernière
25:54les prix du gaz
25:55naturel liquéfié
25:56en Europe
25:57ils sont un maximum
25:58depuis plus d'un an
26:00à 60 dollars
26:00du mégawatt-heure
26:02et je rappelle
26:03que l'Europe
26:03en 2026
26:05a acheté plus de gaz
26:06à la Russie
26:07qu'en 2025
26:08donc il y a ce qu'elle dit
26:09et il y a ce qu'elle fait
26:10et dans le plus grand
26:11importateur européen
26:12qui c'était bien sûr
26:14c'était la France
26:14donc entre eux
26:16il y a ce qu'elle dit
26:16il y a ce qu'on fait
26:17et moi ce qui m'inquiète
26:18un peu
26:18c'est que l'Europe
26:19continue
26:21un peu comme un zombie
26:22vers son suicide
26:24qui est prévu pour 2050
26:25vous savez net zéro
26:26en fait
26:27il n'y aura plus d'Union Européenne
26:28tout le monde sera mort
26:28donc on émettra plus de CO2
26:31mais si vous voulez
26:3225 ans en arrière
26:34on avait du gaz bon marché
26:35de l'électricité bon marché
26:3625 ans plus tard
26:38on paye le gaz et l'électricité
26:393 fois plus cher que les Américains
26:41et 3 fois plus cher
26:42que les Chinois
26:43et notre projet
26:44c'est quoi ?
26:44c'est la réindustrialisation
26:45c'est la bonne chance
26:46sans électricité
26:48et sans gaz bon marché
26:49vous n'avez aucune espèce
26:50de chance
26:50de vous réindustrialiser
26:52vous avez entendu
26:54Michel Fayad
26:55qui a fait
26:55une espèce de liste
26:57à l'après-verre
26:58de toutes les mesures
26:58de rétention potentielle
27:00pour la Russie
27:02est-ce que des mesures
27:03comme ça
27:04ont été déjà engagées
27:06puisqu'effectivement
27:07elles sont nombreuses
27:07ces mesures
27:08c'est pas anodin
27:10je suis sûre
27:12que s'ils ne sont pas
27:13encore engagés
27:13ils seront engagés
27:15parce que la Russie
27:15va contester
27:16comme elle fait
27:17avec les avoirs généreux
27:18elle va contester
27:19tout ça
27:20après ce qui est très intéressant
27:21et c'est vrai
27:23que ce qui marche
27:25en fait
27:25dans les yeux
27:26de l'Union Européenne
27:27ne marche pas nécessairement
27:28dans les yeux
27:29des communautés internationales
27:30aujourd'hui
27:31même si on parle
27:31des sanctions
27:33européennes
27:34elles ne sont pas
27:36acceptées
27:37ou légitimes
27:38elles ne sont pas légitimes
27:39dans les pays
27:40dehors de l'Union Européenne
27:42et même les sanctions
27:43américaines
27:44qui sont imposées
27:45parce que les Etats-Unis
27:47sont quand même
27:47beaucoup plus puissantes
27:49ils ne sont pas vus
27:50de la même façon
27:51souvenez-vous
27:52quand les Etats-Unis
27:53ont essayé
27:54de mettre
27:54sous sanction
27:56la Chine
27:57et la Chine
27:58tout de suite
27:58a répondu
27:59à certaines
28:01entreprises chinoises
28:02et elle était capable
28:04de tout de suite
28:04de répondre
28:05avec
28:07les sanctions
28:08réciproques
28:09donc finalement
28:09ce n'est pas marché
28:10aujourd'hui
28:10l'Union Européenne
28:11essaie de faire
28:12la même chose
28:12ils ont ajouté
28:13certaines entreprises
28:16chinoises
28:16dans les listes
28:17des sanctions
28:18européennes
28:19pour
28:20exactement
28:21pour cette collaboration
28:22avec la Russie
28:23mais c'est
28:24c'est juste
28:24incroyable
28:25parce qu'aujourd'hui
28:26la Chine
28:26avec le blocage
28:27des Trois-Dormuz
28:28avec cette perturbation
28:29ils vont chercher
28:30évidemment
28:30à acheter
28:31beaucoup plus
28:31des gaz
28:32des pétroles
28:33de la Russie
28:33au moment
28:34où les Européens
28:35essaient
28:35d'arrêter
28:36complètement
28:36acheter
28:37ces ressources
28:37énergétiques
28:38de la Russie
28:38ce qui
28:39toute seule
28:40pose beaucoup
28:41de questions
28:41parce que
28:42comme Nicolas
28:43a dit
28:43aujourd'hui
28:44l'Union Européenne
28:45P3
28:45quatre fois
28:46plus cher
28:46pour
28:47pour les
28:48pour gaz
28:48par exemple
28:49que les Américains
28:50ils sont obligés
28:50d'acheter
28:51grâce au
28:52Sula von der Leyen
28:53cette gaz
28:53des Etats-Unis
28:54quand ils pourraient
28:55continuer
28:56profiter
28:57parce qu'il a réussi
28:57à jamais
28:58dix mots
28:59profiter
29:00ces gaz
29:00et pétrole
29:01bon marché
29:02russe
29:02ils sont décidés
29:03de prendre
29:04une position
29:04on peut dire
29:05moraliste
29:06mais en fait
29:07ça coûte très cher
29:08aux Européens
29:08aujourd'hui
29:09ça coûte très cher
29:10ça coûte très cher
29:11aux économies
29:12européennes aussi
29:13et donc pour revenir
29:14à cette situation
29:16avec les sanctions
29:18aujourd'hui
29:19la Russie continue
29:20à vendre
29:21le pétrole
29:22les gaz
29:23dans les pays
29:24d'Asie
29:25et elle va continuer
29:26et en un moment
29:26quand l'Europe
29:27se réveille un peu
29:28pour dire
29:29bon il faut qu'on sauve
29:30quand même
29:30nos économies
29:31et va essayer
29:32d'acheter
29:33peut-être
29:34les gaz
29:35ou le pétrole
29:36au bon marché russe
29:37peut-être
29:37dans cette situation-là
29:38la Russie
29:39est déjà
29:39elle n'aura pas
29:41la capacité
29:41de le fournir
29:42parce qu'elle aura
29:43déjà
29:44les clientes
29:45différentes
29:46dans les mondes
29:47du sud global
29:48donc je pense
29:49qu'il y a beaucoup
29:49de questions
29:50on peut se poser
29:51pourquoi finalement
29:52l'Union Européenne
29:52décide de se priver
29:53ses ressources
29:55parce que si c'est
29:56une façon
29:57de mettre encore plus
29:58la pression
29:58sur la Russie
29:59pour arrêter
30:00les conflits ukrainiens
30:01regardez
30:01les conflits
30:03n'est pas arrêté
30:03la Russie continue
30:04à avancer
30:05et c'est les économies
30:06européennes
30:06qui sont en train
30:07de souffrir
30:07et on aura
30:09vous avez fait référence
30:10à la Chine
30:10on aura dans le courant
30:11de cette émission
30:11d'ici la fin de cette émission
30:12Chandui Azang
30:14notre consoeur journaliste
30:15à Pékin
30:16qui répondra
30:18et qu'on interrogera
30:18évidemment
30:19Michel Fayad
30:20vous aviez
30:20quelques petites précisions
30:21à apporter
30:22parce que je voudrais
30:22qu'on revienne
30:23également sur
30:23Ursula von der Leyen
30:24qui s'est réjouie
30:25de l'accord
30:26et qui a tweeté
30:27lors de l'adoption
30:27des 21 mesures
30:28qu'évoquait
30:29Nicolas Meillan
30:30et je vous dirai
30:31le tweet
30:32de Ursula von der Leyen
30:33je voulais juste dire
30:34par rapport aux sanctions
30:36vous savez que le prix
30:37du baril sur le Brent
30:38c'est-à-dire l'index pétrolier
30:40en Europe
30:40est à peu près
30:41à 96 dollars
30:42aujourd'hui
30:43que les européens
30:44veulent plafonner
30:45le pétrole russe
30:46à 44 dollars
30:47mais en pratique
30:48les russes sont en train
30:49de vendre leur pétrole
30:50à 80 dollars
30:51donc en fait
30:53l'impact des sanctions
30:54il est quasiment nul
30:55puisque les russes
30:55arrivent à vendre
30:56quasiment deux fois plus cher
30:57que le plafond
30:58fixé par les européens
31:01Nicolas Meillan
31:01on dit toujours
31:02que les sanctions
31:04soit elles sont prises
31:04par un nombre
31:05très élevé de pays
31:06dans ce cas-là
31:07vous impactez
31:07le pays sanctionné
31:08soit elles sont prises
31:09par un petit nombre
31:10de pays
31:10et dans ce cas-là
31:11c'est ces pays-là
31:11qui sont impactés
31:13et le conflit en Iran
31:14est en fait
31:15entre guillemets
31:15une bénédiction
31:16pour la Russie
31:17puisque le pétrole
31:18et le gaz russe
31:19ne passent pas
31:19par le détroit d'Hormuz
31:20et ne passent pas
31:21par le détroit
31:22Bab el-Bandem
31:23donc tous ces pays
31:25notamment d'Asie du Sud-Est
31:26qui ont été très impactés
31:28le Bangladesh
31:29les Philippines
31:30le Vietnam
31:30qui ont eux
31:31connu des pénuries
31:32pour le coup
31:33de pétrole et de carburant
31:34et bien eux
31:35ils se sont tous retournés
31:36vers Vladimir Poutine
31:37et c'est vrai
31:37qu'il est probable
31:38que si un jour
31:39peut-être
31:40Vladimir Poutine
31:42on change de président
31:43en Russie
31:44je ne fais pas de scénario
31:45mais si un jour
31:45on se devait se rapprocher
31:46à nouveau des Russes
31:47pour leur demander
31:48du pétrole
31:49ou du gaz pour marcher
31:51vraisemblablement
31:52ils auront trouvé
31:53de clients
31:54et à mon avis
31:55ils ne se presseront pas
31:56pour nous le revendre
31:57et donc toutes ces sanctions
32:00Michel Fayad
32:01sincèrement
32:01c'est beaucoup de oui
32:02pour rien
32:02par rapport à la Russie
32:04c'est ce qu'on peut dire
32:05c'est ce que j'en déduis
32:06en vous écoutant
32:07et les uns et les autres
32:07oui surtout que
32:08vous l'avez évoqué
32:10mais les Chinois
32:12réussissent en fait
32:13à vendre du gaz naturel
32:15liquéfié russe
32:16sous appellation chinoise
32:17alors qu'ils ne produisent
32:18même pas de gaz naturel
32:19liquéfié
32:20et donc l'Europe achète
32:21du gaz naturel
32:21liquéfié chinois
32:22qui est en fait
32:23du gaz naturel
32:24liquéfié russe
32:25et en plus
32:26on achète donc
32:27des produits raffinés
32:28indiens
32:29qui ont été raffinés
32:30grâce au pétrole russe
32:31que Donald Trump
32:32autorise
32:33à l'Inde
32:34d'acheter
32:35donc en fait
32:36on est en train
32:37de se mentir
32:38à nous-mêmes
32:38et la Russie arrive
32:40à continuer
32:41à vendre son pétrole
32:42et son gaz
32:42mais il y a aussi
32:43une dernière chose
32:43que je voulais dire
32:44c'est que
32:44en fait
32:45si la guerre
32:47au Moyen-Orient
32:47persiste
32:48avec la fermeture
32:50du détroit d'Hormuz
32:51voire le détroit
32:51de Bab el-Mandeb
32:52d'elle
32:53il ne sera plus possible
32:54pour l'Europe
32:55d'avoir
32:57un problème
32:58sur le front russe
32:59et en plus
33:00sur le front
33:00au Moyen-Oriental
33:01il faudra faire
33:02un arbitrage
33:02et donc
33:03puisqu'on pourra
33:04on n'a aucune influence
33:06pour réouvrir
33:07le détroit d'Hormuz
33:08et le détroit
33:08de Bab el-Mandeb
33:09il faudra se rendre
33:10à l'évidence
33:10qu'il va falloir
33:11négocier avec la Russie
33:12et acheter
33:13avec la Russie
33:14et n'importe quel spécialiste
33:15du pétrole
33:16et du gaz
33:16vous dira ça
33:17indépendamment
33:18de sa position
33:19sur le conflit
33:19en Ukraine
33:20c'est un arbitrage
33:22devra être fait
33:22si le conflit
33:23au Moyen-Orient
33:24perdure
33:24par exemple
33:25juste pour compléter
33:26Nicolas Meillan
33:27l'Europe avait fait
33:28entre guillemets
33:29un pari
33:29que le conflit
33:30se terminerait
33:32au début de l'été
33:33et avait retardé
33:35ses achats de gaz
33:36pour pouvoir
33:37remplir ses réservoirs
33:38vous savez
33:38le gaz
33:38on a besoin de remplir
33:39les réservoirs
33:40du avril
33:41à novembre
33:42et aujourd'hui
33:43on est à 50%
33:44un peu plus
33:44de 50%
33:45de remplissage
33:45qui est le plus bas
33:46depuis 5 ans
33:47donc on va devoir
33:48acheter du gaz
33:49absolument
33:49dans les 3 mois
33:50qui viennent
33:50pour pouvoir atteindre
33:51notre objectif
33:52de 80%
33:52de remplissage
33:53au 1er novembre
33:54sauf qu'on ne sera pas
33:55les seuls
33:55à vouloir acheter du gaz
33:56il y aura aussi
33:57les asiatiques
33:58il y aura aussi
33:58les chinois
33:58et ça
33:59c'est la meilleure façon
34:01de refaire à nouveau
34:02exploser les prix du gaz
34:04qui pour le coup
34:05rappelez-vous
34:06il y a 3 ans
34:06avait déclenché
34:07une crise de l'inflation
34:08une question bête
34:09qui vont être
34:09les grands gagnants
34:10ou les grands perdants
34:11de cette affaire
34:12Nicolas Meillan
34:13avec votre regard
34:14d'expert
34:14c'est une question
34:15vous n'êtes pas
34:17madame Erma
34:18vous ne l'utilisez pas
34:18je ne suis pas madame Erma
34:19mais j'aimerais
34:20que les européens
34:20soient plus souvent
34:21dans le plan des gagnants
34:23oui
34:24alors on est avec
34:25on est avec
34:26Shandwin Zhang
34:29journaliste à Pékin
34:30on va retrouver
34:31Xenia Federova
34:32on a un petit problème
34:33de connexion
34:34avec Xenia Federova
34:35mais on va la retrouver
34:35d'ici la fin de cette émission
34:37merci à Shandwin Zhang
34:38d'être avec nous
34:39on parle beaucoup
34:40de pétrole
34:41on parle beaucoup
34:41de gaz
34:43c'est un peu la thématique
34:45du jour
34:45dans cette heure inter
34:46sur CNews
34:47et sur Europe 1
34:48donc on le sait
34:49la Chine a fortement
34:50réduit ses importations
34:51de pétrole
34:52depuis le début
34:53de la guerre
34:53en Iran
34:54alors s'agit-il
34:55d'une décision
34:57purement conjoncturelle
34:58il y a un risque
34:58dans le détroit d'Hormuz
34:59ou d'un choix
35:01stratégique
35:02Shandwin Zhang
35:04alors je pense
35:04qu'il y a les deux
35:05parce que dans un ordre
35:08déjà des deux
35:09qu'il faut bien comprendre
35:10un temporel
35:12et l'autre
35:12conjoncturel
35:13donc la première
35:14c'est déjà
35:15la décision
35:16elle elle est
35:16conjoncturelle
35:17parce qu'en fait
35:18quand le brut
35:18est passé d'un coup
35:19à plus de 100 dollars
35:21en fait
35:22un raffineur chinois
35:23fait ce que
35:24n'importe
35:25les autres
35:26n'importe autre
35:28raffineur chinois
35:29et international
35:30va faire
35:30c'est simplement
35:31qu'il ralentit
35:32la production
35:32et ce qui est stratégique
35:34c'est la capacité
35:35de le faire
35:36et aussi le courage
35:37de le faire
35:37et ça
35:38ça ne s'improvise pas
35:39en trois mois
35:39par exemple
35:40déjà regardez
35:41ce qui a rendu
35:42ce choix possible
35:43déjà des stocks
35:44considérables
35:45que la Chine
35:45a commencé
35:46à faire
35:47bien avant
35:48le début
35:49de cette crise
35:49et ensuite
35:50il y a aussi
35:51cette production
35:52domestique
35:52qui remonte
35:53pendant cette période-là
35:55et ensuite
35:55une demande
35:56qui est pour la première fois
35:58recul structurellement
35:59c'est qu'en 2024
36:00la consommation de pétrole
36:02tant les transports chinois
36:03a baissé
36:04c'est parce que
36:05les véhicules électriques
36:06remplacent
36:07ou déplacent
36:08déjà
36:09chaque jour
36:09l'équivalent
36:10de plusieurs centaines
36:11de milliers
36:12de paris d'essence
36:12donc sur cela
36:13je pense que c'est aussi
36:14une stratégie
36:15qui est là
36:16parce que déjà
36:16à partir de 2014
36:18ça veut dire
36:18qu'il y a plus de 12 ans
36:19la Chine a déjà commencé
36:21à miser sur
36:23cette côté
36:24de changement
36:24de consommation
36:25d'énergie
36:26surtout le développement
36:27des voitures électriques
36:28donc à l'époque
36:29on se rappelle encore
36:30la dépendance extérieure
36:32a été quand même
36:33importante
36:33mais en fait
36:35à ce moment-là
36:35la Chine a pris
36:36cette décision
36:36d'investir davantage
36:38sur de l'énergie nouvelle
36:39sur de l'énergie propre
36:40le vent
36:41le solaire
36:42voire le nucléaire
36:44et également
36:45la fabrication
36:46des voitures électriques
36:48chinoises
36:48qui a considérablement
36:49baissé
36:50le besoin
36:51du pétrole
36:52en Chine
36:53donc sur cela
36:53je pense que
36:54c'est les deux
36:55à la fois stratégiques
36:56et aussi conjoncturels
36:58Quel regard
36:59portez-vous
36:59sur ce conflit
37:01et notamment
37:02du côté du détroit
37:04d'Hormuz ?
37:06Alors là
37:07je pense qu'il faut bien
37:08parler des deux côtés
37:09c'est que
37:10un
37:10le rôle
37:12de la Chine
37:12dans cette crise
37:14surtout parce que
37:15on rappelle encore
37:17cette proposition
37:17de paix
37:18en quatre points
37:19formulée par le président
37:20chinois Xi Jinping
37:20en avril
37:21et puis le plan
37:23conjoint en cinq points
37:24avec le Pakistan
37:26et puis
37:27le ministre
37:28iranien des affaires étrangères
37:29a été reçu
37:30à Pékin
37:30début mai
37:31et donc en fait
37:32il est important
37:33de voir
37:33ce que la Chine
37:34est en train de faire
37:35c'est de réconcilier
37:36la situation
37:37et faire en sorte
37:38que
37:39cette crise
37:40devient
37:41finalement
37:42des négociations
37:43politiques
37:43et que ça reste politique
37:45et sur cela
37:45la Chine ne souhaite pas
37:47intervenir militairement
37:48dans cette situation
37:49et en même temps
37:50en fait
37:50elle souhaite
37:51aussi
37:52de garder
37:53cette fluidité
37:54du détroit d'Hormuz
37:55donc la paix
37:56dans le détroit d'Hormuz
37:57mais après
37:58il est aussi important
37:58de regarder
37:59le rôle de la Chine
38:00je ne dirais pas
38:01que la Chine
38:02a été un pompier
38:03dans l'économie mondiale
38:05mais
38:06elle a fait quelque chose
38:07de plus simple
38:07c'est-à-dire
38:08elle ne l'a pas fait exploser
38:10davantage
38:10le prix du pétrole
38:11parce qu'au mois de février
38:13tout le monde pensait
38:14que le prix du pétrole
38:15allait dépasser
38:17les 200 dollars
38:18parce qu'à ce moment-là
38:19on pensait
38:20qu'il y a une crise
38:21une crise pétrolière
38:23et ça
38:24c'est plus
38:24côté psychologique
38:26et du côté panique
38:27c'est un peu comme
38:27le dilemme
38:29du prisonnier
38:29à partir du moment
38:30où chacun se précipite
38:31sur une ressource
38:33en l'occurrence
38:34le pétrole
38:34se fait augmenter
38:35encore davantage
38:36le prix
38:36et là
38:37la Chine
38:38en tant qu'un grand
38:39importateur mondial
38:40du pétrole
38:41en fait
38:41au lieu de déclencher
38:43cette ruée
38:44elle a fait l'inverse
38:45elle a en effet
38:46passé environ
38:4712 millions de dollars
38:48par jour
38:4912 millions de paris
38:50par jour
38:51en février
38:52en effet
38:53aujourd'hui
38:53a diminué
38:55je pense qu'a diminué
38:56peut-être environ
38:579-10 millions
38:59fin mai
38:59donc sur cela
39:01même les américains
39:02JP Morgan
39:03ils ont estimé
39:04que la Chine
39:04représente
39:05elle seule
39:05environ 74%
39:08de la baisse
39:09du commerce
39:09mondial de brut
39:10donc qui est
39:12qui est important
39:13et puis même
39:14pour la société générale
39:15ils ont confirmé
39:16que c'est l'un des plus
39:17grands amortisseurs
39:18du choc
39:19donc je pense que
39:20sur cela
39:20la Chine
39:21a joué un rôle
39:22important
39:22de en fait
39:24amortir
39:24ce choc pétrolier
39:26à toute l'économie mondiale
39:28alors on va demander
39:28l'avis à nos experts
39:30évidemment
39:30Jean-Louis Zang
39:31suite à votre regard
39:33Nicolas Meillan
39:34quelle est votre analyse
39:35et votre regard
39:36la Chine a
39:37plusieurs points communs
39:38avec l'Europe
39:39elle a notamment
39:41un
39:41c'est qu'elle a
39:42peu de gaz naturel
39:44et peu de pétrole
39:46et d'ailleurs
39:46c'est pour ça
39:47qu'elle a développé
39:48sa production de pétrole
39:49ces dernières années
39:50et qu'elle est aujourd'hui
39:51à peu près équivalente
39:52à la production
39:53de l'Irak
39:53ou de l'Iran
39:54donc cinquième
39:55producteur mondial
39:56de pétrole
39:56c'est significatif
39:57et la Chine
39:58a un intérêt
39:59très clair
40:00c'est d'avoir accès
40:02ce que nous devrions faire
40:04en Europe
40:04à du pétrole
40:06et du gaz
40:06bon marché
40:07donc sa stratégie
40:07est orientée là-dessus
40:08pour elle
40:10parce qu'elle est
40:11l'usine du monde
40:12mais aussi pour ses clients
40:13qui sont tous les autres
40:14pays du monde
40:16dont l'économie va déraper
40:17si les coûts
40:18d'énergie augmentent
40:19et effectivement
40:20c'est à elle seule
40:21quasiment
40:22qu'on a évité
40:23cette explosion
40:24du prix du baril
40:25qu'on voyait
40:26et j'en faisais partie
40:28effectivement
40:28dépasser 150
40:29voire 200 dollars
40:30elle a divisé par deux
40:31presque ses importations
40:32de pétrole
40:33donc c'est très significatif
40:35
40:36elle avait
40:37et elle avait été
40:38aussi assez intelligente
40:40puisque dans la période
40:41de Covid
40:41souvenez-vous
40:42Covid
40:43les prix du baril
40:44étaient descendus
40:44à 10-20 dollars
40:45on était au plus bas
40:46depuis 1973
40:47qu'est-ce qu'elle avait fait
40:48elle avait acheté
40:49massivement du pétrole
40:50pour avoir
40:51aujourd'hui
40:52on parle presque
40:52de 6 mois de stock
40:53et donc c'est grâce
40:55à ces 6 mois
40:55et à ces anticipations
40:57qu'on a entre guillemets
40:58évité le pire
40:59pour l'instant
41:00mais ça pourrait être compliqué
41:01si la situation
41:03redémarre
41:04et si on vient frapper
41:05les infrastructures
41:06de production
41:07et les raffineries
41:07alors on a retrouvé
41:09Xenia Federova
41:10vous avez pu suivre
41:11nos échanges
41:12Xenia avec
41:13Shenzhou
41:14et vous avez entendu
41:15les questions
41:15que j'ai posées
41:16à Shenzhou
41:16sur le fait
41:17que la Chine
41:18avait fortement
41:19réduit ses importations
41:20de pétrole
41:20depuis le début
41:21de la guerre
41:21en Iran
41:22et vous avez entendu
41:23la réponse
41:24de Shenzhou
41:24et quelle est
41:25votre réponse
41:26et votre analyse
41:26Xenia Federova
41:29ce qui est clair
41:30que ce qui est arrivé
41:32en Iran
41:33beaucoup
41:34doit être
41:35inquiétante
41:36pour la Chine
41:37pour leur
41:37souveraineté énergétique
41:39aussi
41:39je pense que
41:40c'est inquiétante
41:41aussi parce que
41:43vous avez parlé
41:45des grands perdants
41:45là évidemment
41:46que l'Europe
41:47est un grand perdant
41:48en sens global
41:49mais la Chine
41:50aussi aujourd'hui
41:51à cause de cette guerre
41:52en Iran
41:53est perdant
41:53et on peut se poser
41:54la question
41:54si finalement
41:56ce n'était pas aussi
41:57une partie de stratégie
41:58des États-Unis
41:59qui voit la Chine
42:01comme un adversaire
42:02dans une guerre
42:04commerciale
42:04en fait
42:05de perturber
42:06ces importations
42:07façon comme
42:09elles sont faites
42:09aussi avec Venezuela
42:10parce que
42:11la Chine a aussi
42:12travaillé avec Venezuela
42:13sur ces terrains
42:15
42:15donc je pense
42:16que c'est son façon
42:17de mettre encore
42:18plus de pression
42:19sur la Chine
42:20après
42:20qu'est-ce que ça donne
42:22ça donne
42:22mon envie
42:23aux Chinois
42:24d'être encore plus
42:26indépendants
42:27de regarder
42:27vers la Russie
42:29vous savez
42:30le gazoduc
42:31qui n'est pas encore
42:32construit
42:32mais sera construit
42:33entre la Russie
42:34et la Chine
42:35je pense que
42:36c'est Siberia 2
42:37si je ne me trompe pas
42:39le nom
42:40en tous les cas
42:40ça va
42:42créer une capacité
42:44pour la Russie
42:44de fournir
42:45encore plus
42:45à la Chine
42:46et donc
42:47éventuellement
42:48ça ne va pas changer
42:49grand chose
42:50pour les Chinois
42:52ils vont adapter
42:53ils vont s'adapter
42:54sur la situation
42:55parce que
42:56le guerre
42:56aujourd'hui
42:57en Moyen-Orient
42:58c'est quelque chose
42:59qui peut-être
43:00sera arrêté
43:00dans quelques semaines
43:02mois
43:03mais ça peut
43:04reprendre
43:04en un moment
43:05et ça c'est quelque chose
43:06qui peut être inquiétant
43:07et la Chine
43:08qui est un pays
43:09qui regarde
43:10beaucoup plus loin
43:11dans le futur
43:12avec beaucoup
43:12de stratégies
43:14je pense qu'ils vont
43:15chercher un moyen
43:16de s'essayer
43:17sécuriser
43:19Michel Fayad
43:20je ne vais pas donner
43:21la parole
43:22sur le sujet
43:23et sur le dossier
43:24chinois
43:24et la stratégie
43:26chinoise
43:27vous savez
43:28les Chinois
43:28ils étaient en train
43:29d'importer
43:30jusque là
43:30à peu près
43:3111 500 000
43:32barils de pétrole
43:33chaque jour
43:33et ils sont tombés
43:35à peu près
43:368 millions
43:36de barils
43:37officiellement
43:37par jour
43:38je pense que
43:39les Chinois
43:40ont fait plusieurs choses
43:41la première
43:41c'est qu'ils ont réduit
43:42en partie
43:43leur consommation
43:45une deuxième chose
43:47c'est que
43:47vous savez
43:48ils ont utilisé
43:49une partie
43:50de leur stock
43:50comme ça a été dit
43:51simplement
43:52il y a
43:52une autre forme
43:53de stock
43:54qui est non officielle
43:55que les Chinois
43:56ont en place
43:57c'est que
43:58vous savez
43:58dans les ports
43:58de Dalian
43:59et Zuchan
44:03il y a
44:04du pétrole iranien
44:05qui est stocké
44:06dans des bateaux
44:07ils appartiennent
44:08toujours à l'Iran
44:09mais ils sont
44:10dans le port
44:10à Dalian
44:11ils ne sont pas encore
44:12achetés par les Chinois
44:13mais de fait
44:13ils sont comme
44:14une réserve stratégique
44:15pour la Chine
44:16au cas où
44:16donc ça c'est
44:17une deuxième chose
44:18et la troisième chose
44:19que les Chinois
44:19ont fait
44:20c'est que
44:21ces dernières années
44:21ils ont construit
44:22des splitters
44:23les splitters
44:23c'est des raffineries
44:24qui sont là
44:25pour raffiner
44:26du condensat
44:27en anglais
44:27c'est condensate
44:28qui est entre
44:29le pétrole
44:29et le gaz
44:30personne n'en veut
44:31parce que
44:31personne n'a
44:32justement
44:33ces splitters
44:34capables
44:34de traiter
44:36de raffiner
44:36ce genre
44:37de pétrole
44:38et de gaz
44:39qui peut en fait
44:40produire des produits
44:41raffinés
44:41mais avec
44:41une grosse composante
44:43de nafta
44:43donc pour
44:45et on sait
44:45ce que fait
44:46la Chine
44:46de ces stocks
44:47mais qu'est-ce
44:48que fait
44:48la Chine
44:49de ces stocks
44:50dont vous parlez
44:51des stocks
44:52iraniens
44:52mais quand
44:54ils en ont besoin
44:54ils les achètent
44:55et comme les Iraniens
44:56sont stockés là
44:57depuis des mois
44:58et des mois
44:58et bien
44:59les Iraniens
45:01préfèrent vendre
45:01même à prix cassé
45:02et donc les Chinois
45:03sont gagnants
45:04à tous les niveaux
45:04surtout qu'ils font
45:06payer aux Iraniens
45:07le fait qu'ils ont
45:08leur tanker
45:09dans le port
45:11et donc il faut payer
45:11chaque jour
45:12leur présence
45:13dans le port
45:13donc ils sont gagnants
45:14à tous les niveaux
45:15de ce côté là
45:15là où il y a
45:16un problème
45:17pour la Chine
45:17ça reste quand même
45:18s'il y a une durée
45:20prolongée
45:20du conflit
45:21au Moyen-Orient
45:22et notamment
45:22avec la fermeture
45:23du détroit d'Hormuz
45:24et le détroit
45:24de Bab el-Mandel
45:25parce qu'en plus
45:26du pétrole
45:27en plus du gaz
45:28naturel liquéfié
45:29qui vient de cette région là
45:30la Chine achète
45:31énormément de méthanol
45:32en provenance d'Iran
45:34notamment
45:34mais aussi de Russie
45:36ils achètent
45:36beaucoup de LPG
45:37comme on l'a dit
45:38au début de l'émission
45:40au niveau
45:41de l'Arabie Saoudite
45:41et beaucoup de fuel oil
45:43que ce soit d'Iran
45:44d'Irak
45:45ou d'Arabie Saoudite
45:45donc tous ces produits
45:46raffinés
45:47en plus du pétrole
45:48et du gaz
45:48risquent d'être bloqués
45:50pour arriver en Chine
45:51donc la Chine
45:52a tout intérêt aussi
45:52à ce que ce conflit
45:53s'arrête le plus rapidement
45:54possible
45:55et c'est pour cela
45:55qu'elle essaye
45:56via le Pakistan
45:57via Oman
45:57via l'Irak
45:58d'intervenir
45:59dans ce conflit
46:00pour l'arrêter
46:01Alors je vois
46:02le temps passe très vite
46:03dans cette heure interne
46:04sur Europe 1
46:04et sur CNews
46:05et avant qu'on perde
46:05la connexion
46:06avec Xenia Federva
46:07je voulais vous poser
46:08une question
46:08Xenia
46:08et vous faire réagir
46:09sur Ursula von der Leyen
46:11puisqu'on a évoqué
46:12avec Nicolas Meillan
46:13et avec Michel Fayet
46:14et avec vous
46:15ces mesures
46:17ces 21 mesures
46:18ces fameuses 21 mesures
46:19et regardez
46:21ce que disait
46:22Ursula von der Leyen
46:23à l'heure
46:23où l'Ukraine
46:25engrange des avancées
46:26sur le front militaire
46:26nos sanctions
46:27continuent
46:27de fragiliser
46:28les fondements économiques
46:30de la machine
46:31de guerre russe
46:32réponse Xenia Federva
46:34Oui c'est intéressant
46:35parce que
46:36c'est comme si
46:38Ursula von der Leyen
46:39vit dans un autre monde
46:40parce qu'on a déjà
46:41entendu dire
46:42que l'armée russe
46:43était détruite
46:44encore en 2022
46:46et que les soldats russes
46:48sont obligés
46:48de prendre les puces
46:51des machines lavées
46:53pour continuer
46:53franchement
46:54c'est toujours
46:55la même narrative
46:56c'est toujours
46:56la même communication
46:58je pense qu'ils sont
46:59tout l'intérêt
47:00de continuer
47:01de dire
47:01que l'armée
47:03ukrainienne
47:04avance
47:04parce que
47:05si la réalité
47:06va sortir
47:07la réalité
47:07est complètement
47:08différente
47:09de ce qu'elle dit
47:09c'est à dire
47:10que
47:10toutes ces mesures
47:12tous ces paquets
47:13de sanctions
47:13tous ces milliards
47:15qui étaient envoyés
47:16tous ces
47:18sacrifices
47:19on peut dire
47:19d'économie européenne
47:21aujourd'hui
47:22tout ça
47:22c'était pour rien
47:23et c'est pour ça
47:24qu'elle continue
47:24avec cette narrative
47:25on attend ça aussi
47:26souvent
47:27de côté
47:28de certains dirigeants
47:29on attend ça aussi
47:30de côté
47:31de Jean-Noël Barraud
47:32le ministère des affaires
47:32étrangères français
47:33qui dit souvent
47:34que la Russie
47:36est dans un échec
47:37militaire
47:37sauf que
47:38encore une fois
47:39si on regarde
47:39sur les terrains
47:40ce n'est pas le cas
47:41je pense qu'il faut
47:42regarder plutôt
47:42les faits
47:43il faut être
47:44vraiment réaliste
47:46ce qui va passer
47:48dans les prochains
47:49mois
47:50et je pense
47:51qu'il faut toujours
47:52chercher une façon
47:54de créer
47:55cette plateforme
47:56diplomatique
47:56réouvrir la dialogue
47:58et essayer
47:58de finir cette guerre
47:59parce qu'être
48:01dans le déni
48:01et continuer
48:02d'essayer
48:02de pousser
48:03l'Ukraine
48:03qui est épuisée
48:04les Ukrainiens
48:05sont épuisés
48:06il y a des manifestations
48:08qui commencent
48:08pas seulement
48:09contre la corruption
48:10mais aussi
48:10contre les décisions
48:11des Zelensky
48:12et je pense que
48:13si vous regardez
48:14les sondages
48:15vous allez voir
48:16que les gens
48:16ne veulent plus
48:17ils veulent que
48:18cette guerre arrête
48:19et c'est normal
48:19et ça c'est quelque chose
48:21que à mon avis
48:22Ursula von der Leyen
48:23ne prend pas du tout
48:24en compte
48:24et donc
48:25on peut se poser
48:26les questions
48:27qui sont
48:27en fait
48:28les stratégies
48:28des sorties
48:29pour l'Union Européenne
48:30et pour Ursula von der Leyen
48:32de ces conflits
48:33à quel point
48:33et jusqu'à où
48:34ils sont capables
48:35d'y aller
48:35pour affaiblir
48:36déjà
48:37leur propre pays
48:39si on parle
48:39des problèmes
48:40sociaux
48:41qui sont
48:41il y a plein
48:42et les problèmes
48:44énergétiques
48:45on a parlé
48:45beaucoup
48:46des réserves
48:46etc
48:46et finalement
48:48l'Ukraine
48:49qui n'a pas
48:50suffisamment
48:50d'hommes
48:51à poids
48:52où Ursula von der Leyen
48:53considèrent
48:54de renvoyer
48:55les réfugiés
48:56ukrainiens
48:57les hommes
48:57de certains âges
48:58à l'Ukraine
48:59pour qu'ils puissent
48:59continuer à battre
49:00donc c'est une guerre
49:01par procuration
49:02qui ne prend pas en compte
49:03en fait
49:04ce que le peuple
49:04ukrainien veut
49:05aujourd'hui
49:05et à mon avis
49:07les meilleures choses
49:09qu'on peut espérer
49:11aujourd'hui
49:11c'est
49:12ces reprises
49:13des négociations
49:14avec une certaine
49:15lucidité
49:16et les faits
49:17les réalités
49:18des tirants
49:18qui sera
49:19à prendre en compte
49:20Xavier Fedorov
49:21ce qui est important
49:22de rappeler
49:22on arrive au terme
49:23de cette émission
49:24c'est que
49:24Vladimir Poutine
49:25et Donald Trump
49:26se parlent
49:29exactement
49:29mais aujourd'hui
49:30qui sont
49:31les sponsors
49:32de cette guerre
49:33les plus grands
49:33sponsors de cette guerre
49:34ce sont
49:35les pays
49:37européens
49:37ce sont
49:38les coalitions
49:38de volontaires
49:39aujourd'hui
49:40vous avez combien
49:41quand on va
49:4110 milliards
49:42encore
49:42qui étaient
49:43accordés
49:44à l'Ukraine
49:45il y a aussi
49:46les milliards
49:46qui étaient
49:47accordés
49:47par la France
49:48quand on parle
49:49de l'Ukraine
49:50de toute façon
49:51on trouve
49:51d'argent
49:52quand on parle
49:53des problèmes
49:53sociaux
49:53on ne les trouve
49:54plus
49:54et donc c'est ça
49:55les deux points
49:56de mesure
49:57et en façon
49:57d'hypocrisie
49:58au moment
49:59où il faut
50:00regarder les choses
50:01en face
50:01c'est-à-dire
50:02c'est mieux
50:03de les arrêter
50:04parce que
50:04tout le monde
50:05va gagner
50:05avec ça
50:06et cette idée
50:07d'affaiblir
50:08la Russie
50:08et l'imposer
50:09en défaits
50:10stratégiques
50:11ça ne va pas
50:11arriver
50:12parce que même
50:12si la Russie
50:13se trouve
50:13dans une situation
50:16difficile
50:16qu'il y a aujourd'hui
50:17c'est toujours
50:18ça reste toujours
50:19une puissance
50:21nucléaire
50:22ça reste toujours
50:22une puissance militaire
50:23la Russie n'a pas encore eu
50:24une mobilisation générale
50:26elle a beaucoup plus
50:27de capacités
50:28et ce qui est aussi
50:29important
50:30ce que les Russes
50:30aujourd'hui
50:31ils ne voient pas ça
50:32comme une guerre
50:33avec l'Ukraine
50:34ils voient ça
50:35comme une guerre
50:35avec l'OTAN
50:36et c'est ça
50:37ce qui est très inquiétant
50:38parce que
50:39si ça va continuer
50:40comme ça
50:40avec cette idée
50:41de va-t-en-guerre
50:42par les Européens
50:44à un moment
50:44on va s'en trouver
50:45dans une guerre
50:46et ça
50:46il faut éviter
50:47à tout prix
50:48parce que je pense
50:48que les Européens
50:49sont oubliés
50:49ce qu'est ça
50:50la guerre
50:50ça sera le mot de la fin
50:52Xenia Federova
50:53on a abordé
50:53beaucoup de sujets
50:54au cours de cette heure
50:55inter sur Europe 1
50:58et sur CNews
50:58il ne me reste plus
50:59qu'à remercier
51:00nos invités
51:01nos spécialistes
51:02Nicolas Meillant
51:03expert en énergie
51:04Michel Fayat
51:04politologue
51:05spécialiste du Proche-Orient
51:06sans oublier
51:07évidemment
51:08Shang Wenzang
51:09notre consoeur
51:10à Pékin
51:11merci
51:11de votre grande fidélité
51:13sur Europe 1
51:14et sur CNews
51:15le temps d'une petite pause
51:16et je vous retrouve
51:16dans quelques instants
51:17pour une édition spéciale
51:19sur CNews et sur Europe 1
51:20consacrée évidemment
51:21au front des incendies
51:22la France brûle
51:24nous serons partout
51:24avec toutes nos équipes
51:26les dernières informations
51:27nos spécialistes
51:28et bien sûr
51:29les témoignages
51:30à tout de suite
51:31sur Europe 1
51:31et sur CNews
Commentaires

Recommandations