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NewsTranscription
00:00Bienvenue dans les vraies voix font parler la France. Bonsoir François-Louis Bourneau.
00:04Bonsoir cher Philippe David, comment allez-vous ?
00:06Oh bah chaudement.
00:07Chaudement ?
00:07Je pense que de Dunkerque à Perpignan et de Brest à Strasbourg, c'est le cas.
00:11J'ai envie de dire que vous êtes dans le thème puisque la chaleur, on va en parler dans un
00:14instant avec nos auditeurs.
00:16D'ailleurs, on en profite pour vous faire un petit message.
00:18Hydratez-vous, surtout évitez les efforts aux heures les plus chaudes.
00:21Prenez aussi des nouvelles des personnes qui sont froches autour de vous, ça peut être important Philippe.
00:24Absolument, et c'est d'ailleurs notre premier sujet dont vous avez envie de parler, cette canicule.
00:29Alors que ce soit pour nous parler justement du fait que vous ne supportez pas très bien ces chaleurs un
00:33peu précoces du mois de mai,
00:34que ce soit dans votre logement, peut-être même si vos enfants sont à l'école, qu'ils n'ont
00:37pas la climatisation,
00:38ou même alors que vous trouvez qu'on en fait beaucoup trop sur ces sujets de canicule, dites-le nous
00:420826 300 300.
00:43Et puis un deuxième sujet, Philippe, vous avez commencé à l'évoquer tout à l'heure,
00:46est-ce qu'il y a des endroits où vous n'allez plus à cause de l'insécurité ?
00:50Alors ça peut être des villes en France où vous partiez en vacances par exemple, ça peut aussi être des
00:53quartiers,
00:54ça peut être des habitudes du quotidien que vous avez changé à cause de l'insécurité.
00:57C'est pareil 0826 300 300.
00:59Et puis on parlera d'un dernier sujet, les langues régionales au baccalauréat, Philippe.
01:04Vous pratiquez une langue régionale, monsieur François-Luc ?
01:07Vous pouvez parler un peu de limousin.
01:08Il parle dans le limougeau.
01:10Nous on parle dans le limousin, oui, on parle du patois bien sûr.
01:13Mais qu'est-ce que vous pouvez nous dire un mot ?
01:14Je ne connais aucun mot malheureusement, c'est triste.
01:17Envoyez un texto à des amis qui parlent le patois du limousin et on va les accueillir.
01:22On est en train de construire un dogme limougeau à cette antenne.
01:25Donc je suis sûr que des limougeaux vont appeler d'ailleurs.
01:26C'est de Limoges 0826 300 300.
01:28Puis d'ailleurs, vous soyez partout en France.
01:30Si vous trouvez que c'est bien qu'on puisse apprendre une spécialité en langue au bac, dites-le.
01:34Si vous trouvez justement qu'on en fait un peu trois sujets,
01:36ou que vous, vous avez appris une langue régionale, et bien pareil, on en parle.
01:40Ça veut dire merci en breton et mille échequelles en basque.
01:43Ça vous va ?
01:43C'est très bien, Philippe.
01:45On va revenir sur ces fortes chaleurs d'ailleurs.
01:47Très important, la vigilance orange est étendue à 13 départements pour la journée de demain.
01:51On va commencer avec Cédric.
01:53Bonsoir Cédric.
01:54Bonsoir Cédric.
01:56Cédric, vous nous venez d'Otignac.
01:58C'est où Otignac ?
02:00Alors Otignac, c'est du côté des Hauts-Canton au-dessus de Béziers.
02:05Quand on prend direction, c'est entre Saint-Chignon et Faugère.
02:08Donc j'ai de bonnes vignes.
02:11Ah oui, entre Saint-Chignon et Faugère, c'est très bien.
02:15C'est deux rouges qui ont du corps, c'est très bien.
02:17Et ça a besoin de soleil pour pousser et faire de beaux raisins.
02:22Alors vous, c'est comment en ce moment ?
02:23Parce que c'est très chaud l'été, mais vous avez déjà un temps d'été,
02:26alors qu'on n'est pas encore en été quand même.
02:28Non, c'est ça.
02:29C'est ça.
02:29Et moi, qui ne supporte pas la chaleur, j'ai dû m'adapter.
02:35Il y a une maison qui est une passoire thermique.
02:37J'ai très chaud dans la maison.
02:40Et le soir, heureusement, il fait un peu frais en ce moment.
02:43Donc j'arrive à tomber un peu les températures.
02:45Mais la piscine hors sol a dû être obligée d'être mise
02:49pour que les enfants qui ont 5 et 7 ans
02:52et qui n'ont pas eu d'eau à l'école,
02:55parce que la maîtresse ne leur a pas donné de l'eau,
02:57alors qu'il fait une chaleur pas possible.
02:58Et ça, je trouve ça aberrant.
03:01Du coup, ce soir, en rentrant,
03:04ils se sont baignés un peu dans la piscine,
03:06même si l'eau était un peu fraîche.
03:07Mais il fait très, très chaud.
03:09Et je pars du principe,
03:11j'ai écouté ce que vous disiez tout à l'heure.
03:13Il est important de savoir que, oui, c'est vrai,
03:15on en fait des pâtes à caisse dans les informations nationales
03:19et sur toutes les chaînes de...
03:23D'info.
03:24Comment on dit ?
03:25Voilà, les chaînes d'info.
03:26D'info, on continue.
03:27Mais à un moment donné, on est dans un cycle...
03:30Alors, tout le monde parle de réchauffement climatique,
03:32mais il ne faut pas qu'on oublie qu'on est dans un cycle naturel
03:34qui existe vraiment.
03:35C'est-à-dire que c'est vrai qu'on est dans un cycle chaud.
03:37On a eu aux alentours des 1800 jusqu'à 1980 un cycle froid.
03:42Et là, on attaque un cycle chaud.
03:44Alors, il y a le réchauffement climatique.
03:45Il y a une ampleur plus importante,
03:47parce que c'est vrai que ça va vite.
03:49La vitesse de cette ampleur-là est importante.
03:51Mais il ne faut pas oublier qu'on est dans un cycle chaud.
03:53Alors, on aura beau faire ce qu'on veut,
03:55ça ne changera pas trop les choses.
03:56Ce n'est pas à notre niveau à nous.
03:58Il aurait fallu le faire déjà depuis des siècles.
04:01Mais bon, voilà, on a subi.
04:03Et je reconnais que si on met des clims,
04:08quelque part, on refait encore des trous dans la couche d'ozone.
04:10Et c'est un certain plus vicieux.
04:12Alors, excusez-moi, mais les gaz qui étaient nocifs pour la couche d'ozone,
04:16je pense en particulier au Fréon,
04:17qui équipait les clims il y a 30-40 ans,
04:20et les réfrigérateurs sont interdits depuis 30 ans.
04:23Et maintenant, on fait des gaz sans CFC,
04:26des chlorofluorocarbones qui ne trompent pas la couche d'ozone.
04:29Non, non, mais j'entends.
04:30Mais bon, c'est quand même assez nocif,
04:31parce qu'il y a quand même une certaine nocivité.
04:34On ne le sait peut-être pas encore en ce moment,
04:35mais dans 20 ans, ils vont nous pondre encore un truc,
04:38un nouveau truc, en nous disant,
04:39ah oui, mais finalement, il y a ça aussi.
04:42Cédric, vous avez combien de degrés le jour et la nuit du côté d'Otignac ?
04:47Alors, cette nuit, j'avais 19,
04:51et on a eu près de 36 aujourd'hui.
04:5419 la nuit, c'est bien pour dormir ?
04:57Oui, c'est bien, c'est bien.
04:59Par contre, 36 le jour, ça fait très chaud.
05:01Mais voilà, le jour, ça fait très chaud.
05:03C'est-à-dire qu'on s'est tapé du 21, 22, 23,
05:07et du jour au lendemain, c'est vrai qu'on a eu de fortes chaleurs.
05:10Donc, je me suis fait aider pour mettre une piscine en place,
05:12parce que je l'avais, mais il fallait la remettre en place.
05:15Mais voilà, c'est vrai que c'est très, très compliqué,
05:17avec des enfants bas âge,
05:20de nous dire, bon, ben voilà, on a chaud.
05:23Là, je vais mettre une clipe,
05:25parce qu'on n'a pas de clipe à la maison,
05:26je vais mettre une clipe portative.
05:27Elle fait environ 30 mètres carrés de froid.
05:30Je vais la mettre en place demain.
05:31Je vais la mettre en place demain.
05:32Bon, elle est sur roulette,
05:33mais voilà, il faut que je prépare les fenêtres,
05:36que je fasse en sorte que...
05:39Que le chaud s'évacue vers l'extérieur.
05:41Voilà, vers l'extérieur,
05:42et pour pouvoir avoir une fraîcheur.
05:45Parce que là, je vais vous donner du live.
05:47Alors, je vais vous dire exactement combien on a dans la maison.
05:50Voilà, on a 25,1 dans la maison.
05:52Ah oui, c'est pas mal.
05:53Et dehors, 36, peut-être un peu moins, 19h10.
05:55Ouais, ça doit faire un petit peu moins.
05:57Là, on doit être à 34, à peu près, 34, 33.
06:01Et l'eau de la piscine est à combien ?
06:03On se prépare à arriver avec François-Louis Bourneau ?
06:0517.
06:06Ah, c'est frais, quand même.
06:07Bon, ça va, ça se réfléchit, quand même, François-Louis.
06:09Ah, ça se réfléchit, mais...
06:11Elle était à 17, mais je pense que dans 3 jours,
06:14elle sera à 25.
06:15Bon, ben, dans 3 jours, on sera là, alors.
06:17Ah ben, vous venez quand vous voulez, avec grand plaisir.
06:19Je suis...
06:20Vous serez mes hôtes, sans problème.
06:22Ah ben, c'est sympa, Cédric.
06:23Et, excusez-moi, et au travail, vous travaillez chez vous ?
06:26Vous travaillez...
06:28Non, alors, à la base, je suis routier,
06:30mais j'ai eu un accident, et je suis en accident de travail en ce moment.
06:33Ah, pardon.
06:33Donc, il n'y a rien de mal.
06:35Mais voilà, bon, je ne travaille pas pour l'instant,
06:38je limite mes déplacements, je fais attention à ce que je fais.
06:42Mais voilà, c'est vrai que, moi, la chaleur,
06:43normalement, je porte une attelle.
06:45Aujourd'hui, je n'ai pas pu la mettre, j'avais été trop chaud.
06:46C'était trop chaud.
06:48C'était impossible.
06:49J'ai pris ce matin, mais à partir de 10h,
06:52il fait une chaleur pas possible.
06:54Ah, ça, c'est clair.
06:55C'est sûr qu'à 36, c'est une grande chaleur.
06:58Non, non, il fait vraiment trop chaud.
07:00Et bon, c'est trop d'un coup, voilà.
07:02Moi, je me rappelle, quand j'étais enfant,
07:03on avait la chaleur qui arrivait petit à petit.
07:05Juin, on commençait à avoir un peu chaud.
07:08Juillet, ça tapait un peu.
07:09Voilà, on avait trois semaines en août qui étaient affolants.
07:12Bon, là, c'est au mois de mai.
07:14C'est au mois de mai, mais il ne faut pas oublier aussi
07:15qu'on a eu un hiver plus vieux.
07:17On a eu deux mois et demi de pluie.
07:18Ah oui !
07:19Et un temps, ça...
07:20Il n'y a pas que du côté de Tunia qui a eu de la pluie,
07:23je peux vous le garantir.
07:24Oui, non, mais j'entends, j'entends,
07:25parce que je regarde les infos, je lis.
07:27Mais nous, le problème, c'est que nous,
07:28on a eu le vent juste derrière.
07:30Et je vous prie de croire que les arbres
07:31qui sont tombés sur les routes,
07:32on en a eu des centaines et des centaines.
07:33C'est clair, c'est clair, c'est clair.
07:35Donc, ça piquait.
07:36Bon, ben voilà, c'est le changement climatique.
07:40Je ne dirais pas le réchauffement, moi.
07:42C'est le changement climatique.
07:43Voilà, ça change.
07:44C'est comme une horloge, ça tourne.
07:46Et certainement, dans 40-50 ans,
07:48tout le monde mettra les mains sur la tête
07:49et va dire, oh, il fait froid, regardez,
07:51on est au mois de mai, on a 12 degrés.
07:53Eh ben oui, ça sera comme ça, peut-être.
07:54Et puis voilà.
07:55Merci beaucoup, Cédric.
07:57Merci, Cédric.
07:57On continue de parler, justement, de ces fortes chaleurs.
07:59Soyez très prudents, buvez bien,
08:02évitez de vous exposer à la chaleur
08:03ou de faire trop d'efforts physiques.
08:04On retourne sur ce sujet, Philippe, dans un instant.
08:070826-300-300, c'est le numéro à composer.
08:09C'est tout de suite.
08:1119h20, les vraies voix font parler la France.
08:15Philippe David.
08:16Retour des vraies voix font parler la France,
08:18en compagnie, bien évidemment, de François-Louis Bourneau.
08:21Et on parle chaleur, puisque le moins qu'on puisse dire,
08:23c'est que le thermomètre est monté très haut.
08:25Il a un peu grimpé en ce mois de mai, Philippe.
08:27D'ailleurs, soyez toujours très prudents,
08:28puisque désormais, ce sont 13 départements
08:30qui sont placés en vigilance orange avec ces chaleurs.
08:33Chez vous, comment ça se passe ?
08:35Est-ce que vous n'avez pas trop chaud dans votre maison ?
08:37Si vos enfants sont à l'école,
08:38est-ce qu'ils n'ont pas trop chaud à l'école ?
08:39Dites-le-nous, 0826-300-300.
08:41Est-ce que vous trouvez qu'on en fait trop
08:42avec ces sujets de canicule ?
08:44Eh bien, pareil, Philippe,
08:45on en parle encore pendant un petit instant,
08:47donc vous pouvez nous appeler.
08:48Eh bien, on était dans le 34.
08:49On va aller du côté du 84.
08:52Alors, c'est toujours le sud de la France.
08:54C'est climat chaud, on peut dire ça comme ça.
08:56On va du côté du Vaucluse, Philippe, avec Dominique.
09:00Bonsoir, Dominique.
09:02Bonsoir, Philippe.
09:02Bonsoir, tous les auditeurs.
09:04Bonsoir.
09:04Alors, comment ça se passe de votre côté dans le Vaucluse ?
09:07Est-ce que le temps est supportable, déjà ?
09:09Et puis, chez vous, comment ça se passe ?
09:10Est-ce que vous avez la clim ?
09:11Est-ce que vous mettez en place des petites astuces
09:13pour ne pas avoir trop chaud ?
09:13Dites-nous tout.
09:14Et puis, est-ce que vous avez un petit coup de mistral
09:15pour rafraîchir une fois de temps qu'en temps,
09:17comme c'est le couloir rhodanien ?
09:19Oui, ben non, non.
09:20Attendez, le Vaucluse est quand même protégé
09:22d'un côté par les monts du Vaucluse
09:24et de l'autre côté par le Libéron.
09:25Alors, on a cette espèce de petit couloir
09:27qui nous protège des vents un peu trop vants
09:30et le couloir rhodanien qui est plutôt sur Avignon,
09:32on le ressent beaucoup moins
09:33quand on est vraiment dans le Libéron.
09:35D'accord.
09:36Donc, moi, je suis dans le Libéron,
09:38donc je ne sors pas trop du mistral.
09:40Par contre, effectivement,
09:41on a des températures qui sont un peu précoces
09:45par rapport à ce qui est habituel,
09:47mais rien d'insupportable.
09:51On ferme les volets le matin,
09:53on ne laisse pas la chaleur rentrer
09:55à travers les vitres.
09:57Et puis, on n'est pas des fragiles non plus.
10:00On n'est pas des poussins du mois d'août.
10:02On était élu avec le froid, le chaud.
10:05On n'a pas eu besoin de nous dire de boire,
10:07de nous déshabiller quand il fait trop chaud,
10:09de nous mettre une petite laine
10:11quand on n'a plus d'argent
10:12et qu'il faut chauffer les maisons.
10:14On est des êtres normalement constitués.
10:16On sait s'adapter.
10:17On n'est pas trop cons.
10:19On a un cerveau.
10:19Et puis, on se rend bien compte,
10:20comme l'a dit l'éditeur
10:21très justement précédemment,
10:24la nature a toujours vécu
10:27selon des cycles,
10:28ce qu'on appelle les biocycles.
10:29Donc, la nature aujourd'hui
10:31est plutôt sur un cycle chaud
10:33qui est annoncé plutôt
10:34comme descendant
10:36dans la décennie qui arrive.
10:38On va plutôt aller vers un refroidissement.
10:40C'est prévu par une très,
10:42très sérieuse enquête anglaise.
10:44Moi, je ne suis pas vraiment inquiet.
10:47Je pense vraiment qu'on en fait trop,
10:49qu'on infantilise vraiment les gens.
10:52Et nous n'oublions jamais, Philippe,
10:54il y a un autre, comment dire,
10:55phénomène extrêmement important
10:56qu'il faut mettre en corollaire
10:58avec tout ça.
10:59C'est qu'il y a un marketing de la chaleur.
11:02Un marketing très important de la chaleur
11:04qui permet aujourd'hui
11:06à certaines grandes entreprises
11:07de faire vendre.
11:08De faire vendre de la pompe à chaleur,
11:10de faire vendre du tout électrique,
11:11de faire vendre beaucoup de choses.
11:13Et ce marketing de la chaleur,
11:15ce marketing qui est un peu lié aussi à la peur,
11:18permet de faire faire
11:19beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent
11:20à certaines personnes.
11:22Et donc, entretenant cette espèce de peur,
11:25entretenant cet état un peu nounou,
11:28un peu papa, protégez-vous, etc.
11:31met un peu tout le monde
11:32dans une situation d'infantilisation maximale.
11:35Et aujourd'hui, nous n'oublions jamais
11:37que le Groenland veut dire Greenland.
11:39C'est une terre verte, absolument.
11:42Une terre verte.
11:43Que moi, qui ai habité à Chamonix,
11:45qui suis né à Chamonix,
11:47mon grand-père m'expliquait
11:48qu'il avait vu les glaciers descendre
11:51jusque dans le bas de la vallée
11:52et remonter extrêmement haut,
11:55quitte à quasiment disparaître,
11:56ce qui est le cas aujourd'hui.
11:58Et ils sont redescendus, ils sont remontés.
12:00C'est des cycles naturels.
12:02Et il ne faut pas non plus...
12:05Ça passe...
12:06C'est pas cataclyphique.
12:07Mais Dominique, comment est-ce que vous y vivez ?
12:09Vous avez la clim chez vous ou au travail ?
12:11Comment ça se passe ?
12:12Non, personnellement,
12:15dans ma maison d'habitation,
12:17je n'ai pas de clim.
12:18Mais je ne vous cache pas
12:19que les Provençaux savaient construire
12:21des maisons avec des murs
12:22qui faisaient 60 cm d'épaisseur.
12:24Très épais.
12:25Et oui.
12:26Et quand vous fermiez les volets,
12:27à l'intérieur de la maison,
12:28il fait 19.
12:29Et quand il est dehors, il fait 35.
12:31Voilà.
12:32Donc moi, je tire mes volets.
12:34Je ne les ferme pas complètement.
12:35Vous savez, j'ai mes modes persiennes.
12:37Et dans ma maison sans clim,
12:38il fait 19.
12:39Mais j'ai des murs de 60.
12:41Et la maison,
12:42elle est parfaitement vivante en hiver.
12:44Parce que, par contre,
12:46elle est extrêmement bien isolée en hiver.
12:47Il fait chaud.
12:48Et puis en été, il fait frais.
12:50Donc, c'est vraiment confortable.
12:53Et puis, sur mon lieu de travail,
12:54c'est une maison qui est beaucoup plus récente.
12:56Et donc, on a mis un chauffage
13:00réversible au sol,
13:01rafraîchissant.
13:01Une pompe à chaleur.
13:02Et il faut prendre une pompe à chaleur.
13:04D'accord.
13:05Qui envoie de la chaleur l'hiver
13:06et de la fraîcheur l'été.
13:08Restez avec nous, Dominique et Cédric.
13:11On reste dans le sud.
13:12Oui, Philippe.
13:13Tant qu'il doit avoir de la chaleur,
13:15restons avec le sud.
13:17On va voir Sabine de Gignac.
13:18Bonsoir, Sabine.
13:19Bonsoir, Sabine.
13:19Bonsoir, messieurs.
13:20On vous écoute, Sabine.
13:21Vous vouliez réagir également.
13:23On vous a vu tout à l'heure
13:24pour réagir sur la violence des jeunes.
13:27Vous vouliez réagir sur le climat.
13:28On dit, écoutez,
13:29on remet le couvert avec vous.
13:30Surtout à l'heure du repas.
13:31C'est parfait.
13:33Oui, ben, en fait,
13:34pareil que le monsieur précédemment,
13:36je n'ai pas de climatisation,
13:37je n'ai pas de piscine.
13:39Je vis dans une maison de village
13:40qui a été construite
13:41bien avant que je vienne au monde.
13:43Il fait quand même ce soir
13:4426 dans ma cuisine.
13:46Ah oui.
13:47Je ne mettrai pas la couette
13:48pour dormir ce soir,
13:49c'est une évidence.
13:50Par contre, il fait 24
13:51sur la terrasse à l'ombre actuellement.
13:53Donc, ça est en train de descendre
13:54et la maison est ouverte maintenant
13:56qui fait un peu mieux.
13:58Après, j'ai été élevée dans le sud
14:01même dans la garrigue.
14:03Ça ne date pas d'hier,
14:04mais en nom des sources,
14:05il faisait chaud dans la garrigue.
14:07Il fait toujours chaud dans la garrigue.
14:09Il fera toujours chaud
14:09dans la garrigue l'été.
14:11Alors, ça commence au mois de mai.
14:12Ça va durer 10 jours.
14:14On fait avec.
14:15Et puis, voilà.
14:16Il suffit de...
14:17Comme me disait le monsieur,
14:18on est adapté.
14:19On a chaud.
14:20Je ne vais pas vous dire
14:20que je ne transpire pas,
14:21que dès que je fais un mouvement
14:22ou que dès que je fasse aspirateur,
14:24je ne goûte pas.
14:25Mais en attendant,
14:26on a des ventilateurs un petit peu.
14:29Quand il y a besoin,
14:29je ne les ai même pas sortis encore.
14:30Vous voyez ?
14:31Donc, voilà.
14:32J'étais au jardin ce matin,
14:34en télétravail l'après-midi,
14:35dans ma cuisine,
14:36avec 27 degrés.
14:37Mais c'est...
14:38Et vous avez été élevée
14:40dans la garrigue,
14:41vous le disiez.
14:42La garrigue,
14:43c'est surtout dans le 34,
14:44l'héros et l'aude.
14:45Est-ce que vous avez déjà vu
14:47des épisodes aussi chauds,
14:48aussi tôt ?
14:49Parce qu'on dit
14:49qu'on a battu les records
14:51pour le mois de mai
14:51dans pas mal de villes en France.
14:53Ah oui.
14:54On a vu du gel au 15 mai.
14:55On a vu de la chaleur
14:56au mois d'avril.
14:57Moi, je me rappelle à l'école,
14:58à l'école,
15:01on a eu des 40...
15:02Excellent breuvage également.
15:04On avait des 40 et des 42.
15:06Les parents ne criaient pas au loup
15:07parce qu'on n'avait pas
15:07de climatisation dans les classes.
15:09On sortait,
15:10on allait à la rivière,
15:11on allait bouger un petit peu,
15:13on faisait du vélo,
15:14je ne sais pas,
15:14on ne restait pas enfermés
15:15chez soi parce qu'il fait chaud.
15:16La vie ne s'arrête pas
15:17parce qu'il fait chaud.
15:18On passe le bac
15:19même s'il fait chaud.
15:20Je ne sais pas,
15:21on s'hydrate bien,
15:22on s'arrose un peu,
15:23on prend des douches.
15:24Pas fraîches,
15:25parce qu'en plus,
15:25les gens croient
15:26que parce qu'ils vont prendre du frais,
15:27ça va les rafraîchir.
15:28C'est tout l'inverse.
15:29Donc,
15:29il y a aussi une éducation
15:30là-dessus à refaire.
15:31On ferme les volets la journée
15:32et on réouvre la maison le soir.
15:34Qu'est-ce que vous voulez faire ?
15:35C'est la nature,
15:36c'est comme ça.
15:36Moi,
15:36je plains plutôt les oiseaux
15:37qui sont en train de crever
15:38sous les toits,
15:39qui sont en grave difficulté
15:41parce qu'on a des faucons
15:41actuellement
15:43qui sont une espèce protégée,
15:45des crèches rélettes
15:46en face de moi.
15:47Je pense que ça sera plus dur
15:48pour eux sous les toits
15:49que pour nous.
15:49D'accord.
15:50Cédric,
15:51vous qui êtes éroultais également
15:52comme Sabine,
15:53vous avez vu des épisodes
15:55aussi précoces
15:56de telle chaleur
15:57de canicule ?
15:58Je n'ai pas le souvenir
16:00mais c'est vrai que
16:03si tôt,
16:04si tôt,
16:04non.
16:05On a eu,
16:05je crois,
16:06il y a 13 ou 14 ans,
16:08un mois d'avril
16:08qui a été formidable,
16:10je crois,
16:11qui avait surpris tout le monde
16:13et dans la foulée,
16:14on se tapait
16:14un début d'hiver
16:17phénoménal dans la foulée.
16:19Je ne sais plus exactement
16:20quel âge,
16:21je n'ai plus la date en tête
16:22mais oui,
16:23j'ai été,
16:24il y a une quinzaine d'années,
16:2515-18 ans
16:26mais c'est arrivé une seule fois.
16:28C'était impressionnant.
16:29C'était impressionnant.
16:30Alors comme dit
16:31ma voisine auditrice,
16:33effectivement,
16:35on s'adapte
16:38mais le fait de s'adapter,
16:41il est important que,
16:43et là je parle pour les parents
16:45qui ont des enfants à l'école,
16:46il faut un peu taper du poing
16:48sur la table
16:48quand les enfants demandent
16:49à boire de l'eau
16:50et que les maîtresses
16:50et les maîtres
16:51disent non
16:52ou ne proposent pas
16:53aux enfants instinctivement.
16:55Moi,
16:55c'est arrivé aujourd'hui,
16:56je pense que jeudi,
16:57je vais monter au créneau
16:58si ça continue
16:58parce que ce n'est pas normal
17:00et les enfants
17:01qui sont en bas âge
17:02sont plus fragiles
17:04que toutes les autres personnes.
17:05C'est vrai que l'école
17:06de vos enfants
17:07est climatisée ou pas ?
17:08Non,
17:08pas du tout,
17:09non.
17:11Il y a encore écrit
17:13comme à l'époque,
17:14école des filles,
17:15école des garçons.
17:17Donc,
17:17oui,
17:18c'est un temps
17:18que les moins de 70 ans
17:21ne peuvent pas connaître
17:22parce que même moi,
17:23je n'ai pas connu
17:24à l'époque
17:25que c'était encore
17:25école des filles,
17:26école des garçons.
17:27Dominique,
17:28vous...
17:28Je connais ça moi,
17:28j'ai connu ça avec Darieux,
17:30il y avait une école des filles,
17:30école des garçons
17:31et ça venait juste
17:33de se terminer
17:34mais effectivement,
17:35on était dans une école
17:36où il y avait
17:38les filles d'un côté
17:39et les garçons de l'autre
17:40et ça venait de finir
17:41de changer.
17:42Donc,
17:43je savais qu'on avait mixte
17:44mais on avait...
17:45Tu es dans quel cours ?
17:46Moi,
17:46je suis dans la cour des filles.
17:47C'était rigolo
17:48parce qu'on était
17:48tous mélangés finalement
17:50et c'était...
17:53Je pense qu'aujourd'hui,
17:54il faut qu'on arrive
17:55vraiment à s'adapter,
17:56il faut qu'on puisse
17:59vivre avec cette chaleur.
18:01Moi,
18:01honnêtement,
18:03comment dire,
18:04j'admire les gens
18:05qui la supportent.
18:06Moi,
18:06la chaleur,
18:06je ne l'ai jamais supportée.
18:07Je supporte le froid
18:08mais j'ai du mal
18:09à supporter la chaleur.
18:10C'est un truc qui...
18:11Ah oui,
18:11oui.
18:12Parce que le froid,
18:13en fait,
18:14c'est bête à dire.
18:15Quand on a la chaleur,
18:16on peut se déshabiller
18:17complètement,
18:18être tout nu
18:18ou quoi que ce soit.
18:19On aura toujours chaud.
18:20A l'époque,
18:21on pouvait aller
18:21dans les rivières,
18:22on pouvait aller
18:23un petit peu partout.
18:24Moi,
18:24j'allais dans l'orbe,
18:25j'allais dans la mare,
18:27on allait se baigner
18:28dans les rots.
18:29Aujourd'hui,
18:29avec les algues
18:30et tout ça,
18:31je défie toute personne
18:32d'aller se baigner
18:32dans ces rivières
18:33qui sont déjà
18:34maintenant trop basses
18:35et pour trouver
18:36un point d'eau,
18:36c'est un petit peu
18:38catastrophique.
18:38Et pourquoi la chaleur ?
18:40Parce que
18:40quand on est déshabillé
18:41complètement,
18:42on a chaud,
18:42on a chaud.
18:43Si j'ai froid,
18:43je vais courir un petit peu
18:45ou je vais m'adapter
18:47et travailler
18:48un petit peu plus
18:49forcé sur les muscles
18:50et on va se réchauffer.
18:51Voilà,
18:52c'est l'avantage du froid
18:53par rapport au chaud.
18:54Dominique,
18:54le mot de la fin
18:55en une minute
18:56de Roussillon.
18:57Vous avez déjà vu,
18:58vous dans le Vaucluse,
18:59alors vous êtes à l'abri
19:00du Luberon,
19:01une telle vague de chaleur
19:01aussi précoce ?
19:04Moi,
19:04j'ai vécu ça
19:05il n'y a pas longtemps.
19:07Rappelez-vous,
19:07au mois de mars 2021
19:08quand on était confinés,
19:09moi,
19:10je n'ai jamais été
19:10aussi bronzé de ma vie.
19:13Il a fait un rapport
19:14exceptionnel.
19:14Vous aviez donc
19:15un confinement extérieur,
19:16vous ?
19:17Voilà.
19:18Et puis,
19:18je vous rappellerai quand même
19:19en 1976,
19:21une vague de chaleur
19:21absolument incroyable.
19:22Il y avait même eu
19:23la fausse sécheresse.
19:24Tout à fait,
19:25oui.
19:25Et puis,
19:26je vous rappellerai 2003,
19:28une vague de chaleur
19:29absolument incroyable,
19:30c'était la canicule aussi.
19:32Je vous rappellerai 1947,
19:34je vous rappellerai
19:351945,
19:361944,
19:37des vagues de chaleur
19:38avec des 45 degrés
19:40dès le printemps.
19:40Donc,
19:41on a cru ça.
19:43La chose la plus incroyable,
19:44c'est que finalement,
19:45on oublie,
19:46on se déshabitue
19:47et on perd,
19:48en fait,
19:49notre expérience humaine.
19:51Et il faut,
19:51au contraire,
19:52plutôt que nous donner
19:52des conseils,
19:53il faut que les gens,
19:54aujourd'hui,
19:54réapprennent à vivre
19:55comme on a toujours vécu,
19:58c'est-à-dire
19:58en s'adaptant
19:59par rapport à la météo
20:00et non pas en attendant
20:01les conseils des uns
20:02ou les conseils des autres.
20:03Merci beaucoup à tous les trois,
20:05Dominique,
20:06Sabine et Cédric,
20:07les sudistes.
20:07Les sudistes,
20:08Philippe,
20:08mais ils sont toujours
20:10concernés par la chaleur,
20:11donc c'est peut-être eux
20:11qui en parlent le mieux aussi.
20:12En tout cas,
20:130826 300 300
20:14pour prendre la parole
20:15sur Sud Radio
20:15jusqu'à 20h avec Philippe.
20:17Tout de suite,
20:18est-ce qu'il y a des endroits
20:19où vous n'allez plus
20:20à cause de l'insécurité ?
20:21Ça peut être des villes,
20:22mais ça peut aussi être
20:22des quartiers.
20:23Philippe,
20:240826 300 300,
20:25on se retrouve tout de suite.
20:2719h20,
20:28les vraies voix
20:29font parler la France.
20:30Philippe David.
20:32Retour des vraies voix
20:33font parler la France
20:34et il n'y a pas
20:35qu'au thermomètre
20:37que c'est chaud.
20:38François-Louis Bourneau,
20:39on en a parlé tout à l'heure
20:40dans mon coup de gueule.
20:40Absolument.
20:41Notamment à ce qui s'est passé
20:42à La Baule,
20:43station balnéaire
20:44que vous devez connaître,
20:45cossu,
20:46plutôt bourgeoise
20:47où ça a tourné vraiment...
20:49C'est-à-dire qu'on ne s'attend pas
20:50à voir de telles scènes
20:51de violence,
20:52on peut le dire,
20:53puisqu'il y a eu
20:53des affrontements sur la plage,
20:54mais surtout dans la gare.
20:56Je ne sais pas si vous avez vu
20:56ces images, Philippe,
20:57de centaines de personnes
20:58qui se ruent dans le train,
20:59parfois sans billet.
21:00C'est complètement fou.
21:02Et d'ailleurs,
21:02si vous aussi,
21:03il y a des endroits comme ça
21:04qui auparavant étaient calmes,
21:05que vous appréciez
21:06pour les vacances
21:06ou pour quelques jours de visite
21:08dans lesquels
21:08vous n'alliez plus.
21:09Moi, par exemple,
21:10c'est mon cas,
21:10Philippe,
21:11pour la ville de Nantes
21:11où j'avais l'habitude d'aller
21:12et je ne vais plus.
21:13Voilà, c'est des choses
21:13qui peuvent arriver
21:14vis-à-vis de l'insécurité
21:15ou d'autres raisons.
21:16Ça peut être multiple.
21:18Eh bien, 0826 300 300
21:19pour prendre la parole.
21:20On a Arnaud de Vannes
21:22qui nous a appelés.
21:23Bonsoir Arnaud.
21:24Bonsoir Arnaud.
21:24Oui, bonsoir.
21:26Bonsoir, merci à l'équipe.
21:28Avec plaisir Arnaud.
21:30Du coup,
21:30est-ce qu'il y a des villes
21:31ou peut-être même des quartiers ?
21:32Je ne sais pas.
21:33Du coup, vous êtes à Vannes
21:34mais Vannes,
21:40justement liés à des problèmes
21:41d'insécurité.
21:43Vannes, effectivement,
21:44c'est assez calme.
21:45Mais Nantes n'est pas si loin que ça
21:47puisque c'est à une heure
21:48à peu près de Vannes.
21:51Donc, on voit progressivement
21:53d'année en année
21:55les troubles de la banlieue
21:57qui, j'ai dit,
21:58c'était simplement parisien.
21:59Maintenant, ça devient
22:00Nanterre, Rennes, etc.
22:03Donc, on anticipe un peu
22:05et on se dit
22:06que dans certains quartiers de Vannes
22:07que l'on connaît,
22:09ça pourrait évoluer
22:10vers quelque chose
22:11de ce type.
22:12Mais une question,
22:13vous dites,
22:13Vannes, c'est relativement calme
22:15ce qui est quand même
22:16de notre idée
22:16mais il y a beaucoup
22:17de stations balnaires
22:18pas très loin,
22:19il y a le golfe du Morbihan.
22:20Évidemment, on a parlé
22:21de la Baule,
22:22pas très loin,
22:22il y a Pornic.
22:24Est-ce que vous parliez
22:25de Nantes, de Rennes
22:27où il y a quand même,
22:28on peut le dire,
22:29de sérieux problèmes
22:30d'insécurité ?
22:31Est-ce que ce qui s'est passé
22:32à la Baule,
22:33c'est vraiment un épiphénomène
22:35parce que c'était
22:35un week-end prolongé,
22:37parce qu'il faisait très chaud
22:38où est-ce que c'est fréquent
22:41plein de jeunes
22:42qui débarquent
22:43et qui mettent
22:44le bazar
22:46dans le lieu
22:46où ils vont,
22:47que ce soit à la Baule
22:48ou ailleurs d'ailleurs.
22:49Ça peut parfaitement être
22:50du côté de Belle-Île
22:52en prenant le bateau
22:53ou de Ploumanac
22:55sur la côte
22:56de Granit Rose.
22:58Je ne crois pas
22:59parce que,
23:00si vous voulez,
23:00on est obligé
23:01d'ouvrir
23:03le volet politique
23:04sur ces histoires-là.
23:06Comme par hasard,
23:07les deux dénominateurs communs,
23:09c'est deux villes de gauche,
23:10Rennes et Nantes,
23:12avec les dernières élections.
23:15Donc,
23:16ce n'est pas surprenant.
23:19Les électeurs ont réélu
23:20les municipalités sortantes,
23:22dans les deux cas de figure.
23:23Oui,
23:24évidemment,
23:25puisque avec des constructions
23:27de bars,
23:28d'immeubles locatifs
23:30où on fait venir
23:30toutes sortes de gens
23:31de la planète,
23:32il est certain
23:33que ces gens-là
23:34vont se faire réélire
23:35et ça sera pareil à Paris.
23:37Ce sera très compliqué
23:38pour la droite.
23:39Je suis désolé
23:40de mettre
23:41une étiquette politique,
23:43mais on est bien obligé
23:44de comprendre
23:45que ces îles-là
23:46sont à gauche.
23:48comme par hasard,
23:49la boule,
23:50je crois,
23:51la maire
23:52de Nantes
23:55a...
23:55C'est Johanna Roland
23:56qui est socialiste.
23:57Voilà,
23:58socialiste.
23:59Les billets de train
24:00sont gratuits.
24:01ils ne sont pas gratuits.
24:02Alors,
24:02François de Rugy,
24:03qui est vice-président
24:04de la région,
24:04a dit
24:04que c'est quasi gratuit.
24:06Je crois que c'est 30 euros
24:07pour 6 personnes
24:08ou pour 5 personnes
24:09allers-retours.
24:10C'est-à-dire
24:10un aller-retour
24:11à 5 euros,
24:11on peut dire
24:12que c'est quasi gratuit.
24:13Oui,
24:14voilà.
24:15tous ces gens-là,
24:17on leur déroule
24:20des tapis rouges.
24:22Évidemment,
24:22ça finit en pugilat
24:24parce que
24:27la Baule,
24:28c'était jadis
24:28une ville très calme,
24:31une station balnéaire
24:32très calme.
24:33Maintenant,
24:33on s'aperçoit
24:34qu'il y a
24:36tous ces gens
24:38qui débarquent
24:39et qui n'ont qu'une seule envie,
24:40c'est d'en découdre.
24:42Il faut bien se rendre compte
24:43que maintenant,
24:43il y a deux France.
24:44Il y a la Nouvelle-France
24:45et puis il y a la France
24:47de toujours
24:49qui vont bientôt
24:49s'affronter.
24:50Moi,
24:51c'est très préoccupant.
24:52Ça,
24:52c'est ce qu'avait dit
24:52un ancien ministre
24:53de l'Intérieur,
24:54nous ne serons plus
24:55côte à côte
24:55mais face à face,
24:56restez avec nous
24:57Arnaud Devane
24:58parce que là,
24:58on était à l'ouest.
24:59On va remettre
25:00le cap au sud.
25:00On remet le cap
25:01complètement au sud.
25:02Ce qui est quand même
25:02assez fréquent
25:03sur Sud Radio.
25:04C'est dans le nom.
25:05Vous me direz,
25:06on est dans le juste,
25:07Philippe.
25:07On va voir Serge
25:08d'Aix-en-Provence.
25:09Bonsoir Serge.
25:10Bonsoir Serge.
25:11Tout le monde.
25:12Serge,
25:13vous nous avez appelé
25:13puisque ce sujet,
25:15justement,
25:15je le rappelle
25:16à nos auditeurs
25:16qui voudraient nous appeler
25:18au 0826 300 300.
25:19Des endroits
25:20où vous n'allez plus
25:21à cause de l'insécurité
25:22des villes
25:23ou des quartiers.
25:24C'est un sujet
25:25qui vous a touché.
25:26On vous écoute Serge.
25:28Indirectement,
25:29non,
25:29parce que je viens
25:30à peu près partout.
25:31On parle beaucoup
25:32de la violence actuellement.
25:33La violence a toujours existé.
25:35Quand j'avais 20 ans,
25:37j'étais éducateur spécialisé
25:39dans une structure
25:40où il y a eu une attaque.
25:43Je me suis fait tabasser
25:44des gens venus d'extérieur,
25:45etc.
25:48Dans le courant de ma vie,
25:49je vais à peu près partout.
25:50Je circule.
25:52J'ai eu de nombreuses années
25:53d'agressions.
25:54À Versailles,
25:55il y a 7 ans,
25:57on m'a agressé
25:58pour prendre mon téléphone.
25:59On me volait mon téléphone.
26:01On m'a déboîté une épaule.
26:03Voilà.
26:04Là,
26:05avant-hier,
26:05Alexandre Provence
26:06sur le cours Mirabeau,
26:07c'est le centre-ville.
26:08Oui.
26:09C'est un endroit très calme.
26:10Il n'y a pas de problème.
26:11Sauf qu'il y a un jeune
26:13qui est venu
26:14agresser
26:14une étudiante étrangère,
26:16une américaine,
26:17pour la baratiner.
26:19Je suis un de mes amis
26:20qui a intervenu
26:21pour remonter le moral
26:23à la fille.
26:23Bon,
26:23le gars s'est barré.
26:26À Aix,
26:27j'ai vu une fois
26:28un gars
26:28qui m'a menacé
26:30avec un couteau
26:31en plein cours Mirabeau.
26:33Donc,
26:33l'avion doit choisir.
26:34Par contre,
26:35c'est vrai que
26:36dans les zones
26:37beaucoup plus pauvres,
26:38selon les villes,
26:40les zones,
26:40je suis obligé de le dire,
26:41d'immigration,
26:43il y a beaucoup
26:44de violences
26:45et il y a beaucoup
26:46de misère.
26:47Alors,
26:48on ne peut pas
26:49mettre ça
26:49sur le dos
26:50des émigrés
26:50et une partie
26:52des émigrés
26:52parce qu'on prend toujours
26:53d'une façon générale,
26:54globale,
26:55tout le monde.
26:55Et ne jamais généraliser
26:56absolument.
26:58Voilà,
26:59il y a majeté
26:59des personnes migrantes
27:01qui n'ont aucune envie,
27:01c'est de vivre en paix
27:03et de déliger leur famille.
27:05Par contre,
27:06la jeunesse,
27:06il y a des gros problèmes.
27:08Il y a une détestation
27:09des Français.
27:10Moi,
27:11simplement parce que
27:12je suis Français,
27:14quand je prends le bus
27:15pour aller à Marseille,
27:16je ne dirai pas qui,
27:17mais les chauffeurs de bus
27:19disent que c'est l'immigration.
27:21Vous demandez
27:21si c'est mon bus,
27:22ils ne vous répondent pas.
27:23Vous demandez
27:23si ils vous donnent
27:24le mauvais endroit.
27:25Vous asseyez
27:26dans un bus
27:28et il y a une fille
27:28voilée,
27:29elle se lève
27:30et elle va faire des réflexions
27:31en disant
27:32qu'on ne la respecte pas.
27:34C'est très grave.
27:35Et quand vous discutez
27:36avec ces jeunes,
27:38vous vous rendez compte
27:38qu'il y a
27:39deux mondes
27:40d'une vision
27:40très différente.
27:41Mais je voudrais vous poser
27:43une question.
27:43Allez-y, allez-y.
27:45Je suis allé
27:46à la McDo
27:47à ce brand
27:48là,
27:49j'étais.
27:49En achetant le McDo,
27:51j'en ai discuté,
27:52j'étais étonné
27:53de me voir
27:54parce que,
27:54bon,
27:55les jeunes qui sont là-bas,
27:57c'est essentiellement
27:57des gens de l'immigration.
27:58Je suis presque
27:59entre guillemets
28:00le seul blanc,
28:01le blanc,
28:03voilà.
28:03Ça m'a demandé
28:04de quel pays
28:04je venais.
28:05Ah oui ?
28:07C'est vrai.
28:07Je suis en France
28:08si on vous demande
28:09quel pays vous venait.
28:10Et vous vous rendez compte
28:11que la problématique,
28:12elle est aussi
28:12pour ces gens-là.
28:14Vous allez au supermarché,
28:17la plupart des gens
28:18qui vous servent
28:18sont des gens de gloire
28:19ou ici,
28:21de l'immigration maghrébine.
28:23Et malgré ça,
28:23vous avez des gens,
28:24par exemple des Afghans
28:25qui viennent,
28:26qui coupent les queues
28:27et ces gens-là
28:29sont aussi confrontés
28:30à cette violence.
28:31Par contre,
28:32ce brand,
28:33c'est aussi leur droit
28:33où quand il y a eu
28:34la révolte,
28:35on n'a pas trop parlé
28:37des jeunes
28:38qui avaient eu.
28:40Ils ont brûlé
28:41un magasin action
28:43complètement détruit.
28:44Ils ont brûlé
28:46un...
28:47un lit complètement détruit.
28:50Il y avait des traces
28:51le lendemain
28:51de voitures brûlées.
28:53J'en ai vu une dizaine.
28:54C'était vraiment incroyable.
28:56Et c'est vrai que
28:58ça posait question.
29:00Mais Serge,
29:01je voulais vous poser une question
29:02parce qu'on parlait
29:02au départ de la boule
29:03parce que le sujet
29:05fait beaucoup réagir
29:06sur les réseaux sociaux.
29:08Est-ce que vous,
29:08par exemple,
29:09à Marseille,
29:09on m'a dit
29:10que les Calanques,
29:11il y avait de...
29:11Alors, je ne connais pas
29:12les Calanques,
29:12qu'il y avait de plus en plus
29:14de gens qui n'allaient plus
29:15dans les Calanques
29:16parce qu'il y avait vraiment
29:18énormément d'incivilités
29:19et qu'ils ne voulaient plus
29:20y aller dans ces conditions.
29:22Est-ce de l'info ?
29:23Est-ce de l'intox ?
29:24Comme disait
29:25un présentateur de télé
29:26disparu.
29:27Il y a des Calanques
29:29que c'est impossible
29:29d'y aller.
29:30Vous tombez sur une bande
29:31de jeunes
29:31qui vont vous raquettez,
29:32qui vont vous janter,
29:33qui vont vous injurier.
29:36Par contre,
29:37vous avez...
29:38À Carreille-le-Rouet,
29:39je vais souvent.
29:40Un endroit,
29:41c'est assez calme.
29:42Une petite plage.
29:43Vous avez des...
29:44La plupart des gens
29:45qui viennent,
29:45ils sont issus de l'immigration,
29:47il n'y a pas de problème.
29:48Ça se passe très bien.
29:48On discute avec eux
29:49et ça se passe bien.
29:51Par contre,
29:51un côté à côté
29:52et une plage à côté
29:54ou une plage à 10 km,
29:56elle n'est pas fréquentable.
29:58C'est quand même problématique.
30:00Arnaud est toujours avec nous.
30:02Arnaud,
30:02vous avez constaté
30:03dans des stations balnéaires
30:05où vous êtes allé,
30:05parce que vous voyez
30:06ce que disait,
30:06on m'avait...
30:07Plusieurs personnes,
30:09notamment originaires
30:09des Bouches-du-Rhône
30:10ou du Var,
30:10m'avaient dit
30:11que c'est les Calanques,
30:11on n'y va plus
30:12parce que c'est devenu dangereux.
30:14C'est devenu dangereux
30:15d'y aller.
30:15Et c'est ce que disait Serge.
30:17On peut se faire raqueter
30:18ou violenter.
30:19Est-ce que vous,
30:20vous avez vu des endroits
30:21où c'est compliqué ?
30:22Il y a souvent
30:23des chaînes de télévision
30:24qui font des reportages
30:25avec la police
30:27à Palavas des Flots
30:28pendant l'été,
30:28avec la police
30:29à la Grande Motte
30:30pendant l'été,
30:30avec la police,
30:32je ne sais pas moi,
30:32à Ourtin pendant l'été.
30:33Est-ce que vous avez vu
30:34des endroits comme ça,
30:35des stations balnéaires
30:36plus ou moins réputées ?
30:38Parce que la Bôle,
30:38c'est comme une station balnéaire
30:39plutôt bourgeoise.
30:40C'est plutôt Biarritz
30:42que le Gros du Roi,
30:43on est d'accord.
30:44On est d'accord.
30:45Est-ce que vous avez vu
30:46des choses comme ça
30:46en Bretagne ?
30:49Non, pas encore,
30:50à part la Bôle.
30:52Oui, mais si vous voulez,
30:54il faut se rendre compte,
30:55moi je ne suis pas du tout
30:56d'accord avec l'auditeur précédent,
30:57parce que la violence
30:59n'a pas toujours,
31:00Serge,
31:01ça n'a pas toujours existé.
31:03Moi, je suis désolé,
31:04mais je suis bientôt
31:05cette ingénieure,
31:06et donc j'ai connu une France
31:09où on pouvait se promener
31:10partout,
31:10en Seine-Saint-Denis,
31:12partout,
31:13et tout se passait bien.
31:14Et les femmes étaient en short
31:16durant ces périodes de chaleur.
31:18Donc dire que ça a toujours existé,
31:21c'est complètement erroné.
31:23Moi, personnellement,
31:24je suis un ancien Parisien
31:25qui a fui des violences
31:26dans les années 2000.
31:28Vous voyez ?
31:28Donc bon,
31:30c'est inhérent.
31:31Maintenant, on s'habitue.
31:33Et voilà,
31:35mais dans l'Ouest,
31:36bon,
31:36on a parlé de Rennes,
31:38maintenant c'est Nantes,
31:39la Baule,
31:40et puis demain,
31:41ça sera quoi ?
31:42Ça sera Brest,
31:42il y a déjà eu des violences
31:43à Brest.
31:44Donc c'est véritablement
31:46une gangrène.
31:47Et moi,
31:47je rejoins M. de Montbrial,
31:49Thibaut de Montbrial,
31:51qui parle de choc autoritaire,
31:53ça va être absolument nécessaire
31:55avant 2027,
31:56si on veut restaurer une France
31:57en sécurité.
31:58parce que là,
31:59pour l'instant,
32:00on remue des maux,
32:01on remue des villes,
32:02des régions,
32:03des stations balnéaires.
32:04Ok,
32:05mais bientôt,
32:05ça sera toute la France
32:06qui sera complètement
32:09sans dessus-dessous.
32:10Donc il faut vraiment
32:11remettre les pendules à l'heure.
32:12Non,
32:13la France n'a pas toujours été
32:15sous la violence
32:16et dans la violence.
32:17Arnaud,
32:18on va faire répondre Serge.
32:20J'avais entendu Arnaud,
32:21ce que disait Serge.
32:22Il parlait de Thibaut de Montbrial,
32:23qui est venu il y a quelques jours,
32:25d'ailleurs,
32:25dans l'interview matinale
32:26de Jean-François Aquilly
32:27sur Sud Radio,
32:27il y a eu une quinzaine de jours
32:29de mémoire.
32:29Ce choc d'autorité,
32:31vous qui avez travaillé
32:32avec des instituts de jeunes
32:34en difficulté
32:35pendant des années,
32:36est-ce qu'il est encore temps
32:39ou est-ce que c'est trop tard ?
32:43Écoutez,
32:44déjà pour répondre à ce monsieur,
32:46c'est sa perception du monde
32:47et c'est la perception du monde
32:48qu'il a par rapport
32:50à la violence.
32:51Je l'ai vécu,
32:52je l'ai subi.
32:53Je vois qu'elle n'existait peut-être pas
32:55avec une forme aussi claire,
32:57mais maintenant,
32:58il y a les médias
32:58qui s'en emparent.
33:00Il y a des partis politiques
33:01qui s'en emparent
33:02contre propagande.
33:05Les lois existent,
33:06elles sont toutes là.
33:07Et je pense que le problème,
33:09c'est que les lois
33:10ne sont pas appliquées.
33:11Vous avez des gens
33:12et des incants
33:13qui sont jugés
33:18et qui ne sont pas condamnés
33:19parce que les prisons sont pleines,
33:20c'est une gestion de moyens.
33:22J'avais les fonctionnaires
33:23de police qui travaillent,
33:24ils sont des fois efficaces.
33:26Tous les étés,
33:26je vais à Paris
33:28organiser
33:30des activités associatives.
33:31On travaille
33:33sous la coupe
33:35de la ville
33:36et du commissariat
33:39de police du cinquième.
33:41J'ai trouvé
33:42les fonctionnaires de police
33:43formidables.
33:44Par contre,
33:45les gens
33:45qui sont là,
33:47c'est des débiles.
33:48Quand on demande aux gens
33:49de ne pas boire d'alcool,
33:52ils boivent
33:5310 bières,
33:5420 bières,
33:54ils se saouent,
33:55ils se tordent.
33:56Quand vous avez des gens
33:57qui viennent vendre
33:58de l'alcool
34:00de manière illégale,
34:01des bières illégales,
34:03ils cachent les bouteilles
34:04pour que la police
34:05descende,
34:05ne rabattent pas les bouteilles.
34:07Donc en fait,
34:07je pense que,
34:08actuellement,
34:09si on renforce les lois,
34:11qui est-ce qui va souffrir
34:12de ces lois ?
34:13C'est le monsieur tout le monde,
34:14c'est le monsieur
34:15qui est bien impliqué
34:15dans sa vie.
34:16On va lui filer un PV
34:17parce qu'il a mal garé
34:18sa voiture.
34:19Il va se retrouver
34:20avec 135 euros d'amende
34:22s'il paye tout de suite,
34:23sinon 350 euros
34:24pour une voiture mal garée.
34:26Et ça,
34:26c'est extrêmement violent aussi.
34:28Ça existe aussi.
34:29Pour en revenir
34:30à la loi,
34:33la loi,
34:34les gens la rangent
34:35à leur manière.
34:36Alors c'est vrai
34:36qu'on peut se poser
34:37des questions
34:37sur le devenir du pays.
34:39C'est vrai
34:39qu'il n'est plus
34:40qu'ils changent de couleur.
34:42Mais c'est vrai
34:43qu'on peut se poser aussi
34:44des questions
34:45sur le vivre avec
34:46parce que c'est ça aussi.
34:47Les gens qui viennent
34:48dans France,
34:49il est normal
34:50qu'ils acceptent
34:51les lois.
34:51C'est normal
34:52qu'ils se comportent
34:53correctement.
34:54Donc après...
34:55Comme tout le monde
34:55en France,
34:56les citoyens doivent reconnaître
34:57et appliquer les lois aussi.
35:00Oui, on est tout à fait d'accord.
35:01Mais bon,
35:02après,
35:03il y a loi et loi.
35:04Vous avez des lois scélérates.
35:06Vous avez les gens
35:07qui appliquent les lois.
35:08Vous avez des policiers
35:08qui sont formidables.
35:10Et puis vous avez aussi
35:11des gars
35:12qui ne sont pas recommandables.
35:15Comme dans toutes les professions,
35:16comme dans tous les groupes humains
35:17de toute façon.
35:18Restez avec nous,
35:20Serge et Arnaud.
35:21Ça appelle au 0826 300 300.
35:24On va quitter un peu
35:25le sud, Philippe,
35:26qu'on aime tant.
35:27On va aller du côté de Melun.
35:28Il y a Olivier
35:29qui nous appelle de Melun.
35:30Excusez-moi,
35:30c'est le sud,
35:31mais de l'île de France.
35:32C'est le sud
35:33de l'île de France.
35:34Qu'est-ce que ça doit être
35:35l'île pour vous, Philippe ?
35:36Mais Olivier de Melun,
35:38bonsoir.
35:39Bonsoir.
35:39Bonsoir.
35:40On espère que vous allez bien.
35:41En tout cas,
35:41vous avez voulu prendre la parole
35:42au 0826 300 300
35:44sur ce sujet
35:45qui vous fait beaucoup réagir
35:47les endroits
35:48dans lesquels
35:49vous avez peut-être
35:49eu l'habitude d'aller.
35:50Les villes,
35:51les quartiers,
35:52les stations balnaires.
35:53Les stations balnaires,
35:54on en parlait avec la boule,
35:58et est-ce que c'est le cas
35:58pour vous, Olivier ?
35:59On vous écoute.
36:01Alors, je peux vous dire
36:02que oui,
36:02il y a des endroits
36:03où je ne veux plus mettre les pieds
36:03alors que j'y ai même travaillé.
36:05Ah, d'accord.
36:06Oui, tout à fait.
36:09Quand je vous ai appelé
36:11tout à l'heure,
36:14je ne vais pas dire
36:15beaucoup de choses
36:15très différentes
36:16de ce qui a été dit
36:17par le précédent auditeur.
36:20La violence,
36:22elle est le fait
36:24d'individus
36:24qui sont souvent
36:26issus d'un creuset.
36:27Alors, on a coutume
36:28dans ce pays
36:29pour une certaine frange
36:30de la population
36:31de dire, voilà,
36:32ce sont des immigrés,
36:33ils sont africains
36:34ou ils sont maghrébins
36:35et c'est toujours
36:35eux qui foutent le bordel.
36:37Ce n'est pas vrai
36:37pour tous, évidemment.
36:38Moi, je sais
36:39que les trois quarts
36:40des médecins
36:41qui bossent en ce moment
36:42quand j'ai quelqu'un
36:43de ma famille
36:44qui va chez le médecin
36:45ou son médecin
36:46même de famille,
36:47c'est souvent quelqu'un
36:48qui vient de ces pays
36:49et le mec est génial.
36:50Les conditions sociétales
36:52font dans la façon
36:53dont vous poussez.
36:54D'ailleurs,
36:55on trouve aussi
36:56de bons blancs
36:57issus de familles bourgeoises
36:58dans des gens
36:59qui sont extrêmement violents
37:00dans la casse
37:01dans les manifestations.
37:03Je me construis
37:03en réaction A.
37:04Mais c'est vrai,
37:04souvent notamment
37:05dans les black blocs,
37:06etc.
37:06Exactement.
37:07Et alors,
37:07je me construis
37:08en réaction A
37:09ou je me construis avec.
37:11Et si les règles
37:12et les signes avec
37:13ne sont pas de bonnes conditions
37:14et je l'ai vu
37:14dans les quartiers
37:15assez moches,
37:17le pourtour
37:17de l'hôpital de Nanterre
37:18dans les années 90,
37:19je peux vous dire
37:20que c'était assez folclos.
37:22Ça a été refait depuis.
37:23Mais si vous poussez
37:24là-dedans,
37:25ça ne peut pas marcher.
37:27Et je ne cherche pas
37:28l'excuse,
37:29je cherche l'explication.
37:31Et les mêmes causes
37:31produisant les mêmes effets,
37:33on va obtenir
37:34systématiquement
37:35les mêmes trucs.
37:35Et dans les mêmes causes,
37:36il y a un,
37:37l'État n'est pas capable
37:38de détecter
37:39les familles
37:40où c'est dysfonctionnant
37:41et il faudrait sauver l'enfant.
37:42Alors non pas
37:43en l'arrachant à sa famille,
37:44c'est quoi ton idiot ?
37:44Mais en disant
37:45si le gamin rentrant chez lui,
37:46il ne peut tenir que le béton.
37:48Moi, j'ai vu des gamins
37:49de 8 ans
37:49à la sortie à 16h30
37:51qui tenaient le bitume
37:52parce qu'ils ne pouvaient pas
37:52remonter chez eux.
37:54Moi, je suis vieux.
37:56J'ai été à l'étude
37:57jusqu'à 18h30
37:58parce que je suis issu
37:59d'un monde
37:59où les gens bossaient
38:005 jours et demi par semaine,
38:0150 heures par semaine.
38:03Mes parents, eux,
38:04à 18h,
38:04ils n'étaient pas à la maison.
38:06Donc, j'étais...
38:07L'école m'a sauvé
38:08parce qu'à l'époque,
38:08elle proposait l'étude
38:09jusqu'à 18h30
38:10et on ne jouait pas au foot.
38:12On pouvait travailler
38:13et on était surveillés.
38:14Avec, en général,
38:16parfois,
38:16des étudiants
38:17qui étaient rémunérés,
38:18qui faisaient un peu d'argent
38:19et qui vous filaient
38:20un coup de main
38:20pour faire des lignes d'écriture
38:22en CP ou CE1
38:23ou un peu plus élaborés
38:26dans les classes supérieures
38:27jusqu'au CM2.
38:28Absolument,
38:29j'ai connu ça aussi.
38:30Exactement.
38:31Et maintenant,
38:31ce que vous voyez,
38:32c'est qu'à 16h30,
38:33il y a des gamins
38:33qui tiennent le pavé.
38:34Comment ils peuvent pousser droit ?
38:36Alors, je n'acclame pas du tout
38:37la maman célibataire,
38:39le couple qui a fait des enfants
38:41qui n'étaient pas prévus
38:42ou en tout cas,
38:42qui se sont débordés
38:43parce que faire un enfant,
38:44c'est toujours une aventure incroyable.
38:45Mais avant,
38:46l'État sauvait les gamins
38:48parce qu'on pouvait
38:48non pas les soustraire
38:49à leur famille,
38:50mais accompagner les familles.
38:52Et puis,
38:52je suis désolé,
38:54mais moi qui suis plutôt de gauche,
38:55j'en veux beaucoup à la gauche
38:56d'avoir mis tous les problèmes
38:57sous le tapis
38:58au nom d'une idéologie
38:59qui dit que si tu dis
38:59qu'il y a des gens
39:00qui arrivent avec une drôle de couleur,
39:01ils se rendent au travers
39:02et du coup,
39:03on ne s'en occupe pas.
39:04Moi, je suis désolé,
39:05j'ai vu la machine
39:06à fabriquer de l'inhumain,
39:07notamment à Nanterre,
39:08les fameuses immeubles bleus
39:09en gouttes d'eau,
39:10je ne sais pas comment c'est maintenant,
39:12mais il y a 40 ans,
39:12c'était l'enfer
39:13parce que l'État,
39:14il ne mettait pas les pieds
39:14et les gamins n'étaient pas sauvés.
39:17Et donc,
39:18à la sortie,
39:19que ça en fasse
39:19pour une partie des sauvages
39:21et pour une partie des ingénieurs,
39:23ben oui, c'est logique.
39:24Les ingénieurs,
39:24c'est des immeubles
39:25ou des appartements
39:26où les parents
39:27pouvaient faire le boulot.
39:28Ou gérer leurs enfants.
39:30Oui, mais encore pareil,
39:31parce qu'ils pouvaient.
39:34Ce n'est pas que le fait d'arriver
39:36et je suis structuré culturellement
39:38et mes enfants,
39:38je vais bien les éduquer.
39:39C'est aussi,
39:40j'arrive,
39:40je suis perdu,
39:42personne ne file un coup de main.
39:44Les milliards dépensés par Borloo
39:45dans le bâti
39:47avaient du sens,
39:47mais je pense,
39:49après réflexion,
39:50que si on les avait mis dans l'humain,
39:52ça aurait été plus productif.
39:54Et oui, je pense.
39:57Permettez-moi de vous faire une remarque.
39:58Ce que vous dites,
39:58c'est très intéressant,
39:59Olivier,
40:00mais vous mettez le doigt
40:01là où ça fait mal.
40:02C'est-à-dire sur,
40:04c'est 77,
40:05le premier plan banlieue,
40:07sur 50 ans,
40:0849 ans,
40:10deux politiques de la ville.
40:11Le premier plan,
40:12c'est Lionel Soleru
40:13qui était ministre,
40:15Valéry Giscard d'Estaing,
40:16président de la République
40:17et Raymond Barth,
40:18Premier ministre.
40:18C'est vous dire si ça date.
40:19On est d'accord.
40:21On est d'accord.
40:22J'avais oublié
40:22que ça a remonté si loin.
40:23Et surtout,
40:24tellement d'argent déplancé.
40:25Mais il n'y a pas d'enfant
40:26génétiquement modifié
40:27qui ne puisse pas bien pousser
40:28s'il a les meilleurs profs
40:29et les meilleures conditions.
40:31Ça, ce n'est pas possible.
40:33Non mais vrai sujet
40:34dont on pourra parler d'ailleurs
40:35un de ces jours
40:36sur la politique de la ville
40:38parce que c'est un sujet
40:39très, très intéressant.
40:41Merci à tous les trois.
40:42Merci Olivier.
40:43Merci Serge.
40:44Merci Arnaud.
40:45Vous me parlez en Basque,
40:46en Corse ou en Breton ?
40:49Malheureusement,
40:49non plus, Félix.
40:50J'ai passé le baccalauréat
40:52en français,
40:53on va dire,
40:53tout ce qui est de plus classique
40:54puisque je ne maîtrise
40:55aucune langue régionale.
40:56Mais désormais,
40:57c'est possible.
40:58On peut passer
40:59l'aspicité du bac
41:00dans une langue régionale
41:01comme le breton,
41:02vous l'avez dit,
41:03le basque,
41:03le corse,
41:04l'occitan.
41:05L'objectif affiché,
41:06mieux valoriser les langues régionales
41:07et encourager les transmissions.
41:09C'est ce qui est voulu
41:09par le ministre de l'éducation
41:10et on en parle
41:11au 0826 300 300
41:12dans un instant.
41:14Sud Radio.
41:17Parlons vrai.
41:18Parlez la France.
41:19Philippe David.
41:21Dernière ligne droite,
41:22des vrais voix font
41:23parler la France.
41:24Alors, mon cher François Louis,
41:25vous ne parlez pas
41:26les langues régionales.
41:27Moi, j'ai quelques petits mots
41:28dans quelques langues régionales.
41:30Mais c'est un sujet.
41:31Tiens, vous avez vu votre bac
41:32il y a quelques années.
41:33Oui.
41:33On vous dirait,
41:33vous prenez des cours
41:34de langue régionale
41:35pour repasser votre bac.
41:36Vous iriez ou pas ?
41:37Pourquoi pas ?
41:38Parce que je trouve
41:38que comme l'objectif
41:40est affiché
41:41et de mieux valoriser
41:42les langues,
41:42moi, je pense que ça peut
41:43être intéressant
41:44au niveau d'une culture régionale,
41:45Philippe.
41:45Eh bien, on va retrouver Serge.
41:47Bonsoir Serge.
41:48Bonsoir Serge.
41:50Bonsoir, bonsoir.
41:50J'ai vu une anti-sèche.
41:52Anguille et tori.
41:53Est-ce que c'est bien
41:54comme ça qu'on dit ?
41:55Bonjour.
41:56Bienvenue en basque.
41:57Anguille et tori.
41:57Elle est bonne.
41:58Elle est bonne.
41:59Elle est bonne.
42:00Elle est bonne.
42:01Ça veut dire merci.
42:02Elle est une anti-sèche
42:03de folie.
42:04Serge, est-ce que justement
42:05vous trouvez ça
42:06que c'est une bonne chose
42:07que les langues régionales
42:08soient étudiées,
42:09notamment au baccalauréat,
42:11dans les options de spécialité ?
42:12Je trouve ça génial.
42:15Super.
42:15Alors pourquoi ?
42:16Expliquez-nous.
42:17Alors moi,
42:18je n'ai pas de langue régionale,
42:21mais je trouve ça
42:23très émouvant.
42:24En fait,
42:25c'est la transmission.
42:26Parce qu'on m'a compte
42:27que dans les années 1900,
42:281950,
42:30les basques parlaient le basque,
42:31les bretons parlaient le breton,
42:33les catalans,
42:33la langue d'oc,
42:34etc.
42:35Les gens parlaient comme ça.
42:36Et peu à peu,
42:38ces langues sont,
42:40mais le corse aussi,
42:42sont passées en désuétude.
42:44Et je lui dis,
42:45c'est dommage
42:45parce qu'il y a tout un patrimoine,
42:48il y a tout un patrimoine
42:49qui meurt.
42:50Alors moi,
42:50je vois ça aussi
42:52pour des langues
42:53qui ne sont plus parlées.
42:54Moi,
42:54j'ai des copains
42:55qui parlent le yiddish.
42:57Le yiddish,
42:57ce n'est plus vraiment parlé.
42:58Et ils entretiennent
43:00parce qu'il y a des chansons,
43:02il y a des histoires.
43:03J'adore la musique
43:04les merques
43:05et la musique yiddish,
43:06c'est magnifique.
43:07Exactement.
43:07Et je trouve
43:08que c'est
43:10vraiment super.
43:11Alors,
43:11je me suis un peu
43:12renseigné
43:14et j'ai vu
43:15que c'est vraiment
43:17quelque chose
43:17d'étrange.
43:19C'est parce qu'en région parisienne,
43:20vous n'avez pas
43:21de langue régionale.
43:22Non.
43:23Et,
43:24alors,
43:24je me suis renseigné,
43:25alors peut-être je me suis trompé
43:26dans les renseignements
43:27que j'ai lus,
43:28mais les lycéens
43:30d'Île-de-France,
43:31de l'Académie de Créteil,
43:32ne peuvent pas présenter
43:34de langue régionale.
43:35Oui,
43:35parce que,
43:36alors,
43:36par exemple,
43:37vous présentez le Basque,
43:38si vous êtes au Pays Basque,
43:39le Breton,
43:40alors la Bretagne,
43:41c'est encore à part,
43:42parce qu'il y a la Bretagne bretonnante
43:43qui parle breton
43:44et la Bretagne qui parle galop,
43:45le galop étant très proche du français,
43:47mais vous m'avez fait tilter quelque chose,
43:49Serge,
43:50moi,
43:51je suis originaire des Hauts-de-Pyrénées
43:52par ma mère,
43:54mon arrière-grand-mère
43:55ne parlait pas un mot de français,
43:57à tel point que,
43:58comme elle était dans 1872,
44:00je crois,
44:00il n'y avait pas l'école obligatoire,
44:02c'était mon grand-père
44:03qui était instituteur,
44:04qui lui servait de traducteur
44:05avec son gendre,
44:06c'est-à-dire mon grand-père
44:07qui était breton,
44:08et moi,
44:09je voyais,
44:10avec mes frères et sœurs,
44:11ma mère et ma grand-mère
44:13se parlaient en patois,
44:14on ne comprenait pas tout,
44:16loin s'en faut,
44:16mais on avait quand même
44:17quelques petits mots,
44:18et nous,
44:18on était réfractaires
44:19à la langue régionale,
44:20on se disait,
44:20ça c'est le truc du passé,
44:22et aujourd'hui,
44:22j'ai bientôt 60 ans
44:23et je regrette
44:24de ne pas mieux connaître
44:26la langue régionale.
44:27Vous dites que
44:28je suis un extraterrestre
44:30ou que j'ai raté quelque chose,
44:31vous dites,
44:31mais finalement,
44:32ce serait peut-être
44:34un retour aux sources.
44:36Oui,
44:37alors aujourd'hui,
44:39parler de l'identité française,
44:41alors c'est quelque chose
44:42d'important,
44:43de revenir à ses racines,
44:45et je trouve ça
44:46très intéressant.
44:47Alors moi,
44:48bien sûr,
44:48je ne suis ni breton,
44:49ni je suis parisien,
44:51donc voilà,
44:53je peux parler
44:54avec l'accent parisien,
44:56mais à part ça...
44:57Vous savez que la langue régionale
44:58des parisiens,
44:59on dit que c'est l'argot,
45:00par exemple,
45:01le boucher le bien
45:02de l'oucherbem,
45:03etc.
45:04Oui,
45:05oui,
45:05mais c'est bon,
45:06on n'a pas passé le bac
45:08en argot,
45:09et je trouve ça intéressant,
45:11mais je trouve dommage
45:12que le petit breton
45:14qui habite à Paris,
45:16en région parisienne,
45:17et qui a pris le breton
45:18avec ses parents,
45:19ou avec le CNED,
45:20ou je ne sais quoi,
45:22ils ne puissent pas
45:22me présenter,
45:24alors que si vous êtes
45:26allemand,
45:26anglais,
45:27albanais,
45:28grec,
45:28etc.,
45:28ou je ne sais quoi,
45:29vous pouvez passer le bac
45:30avec une langue...
45:32Une langue vivante
45:33qui sera XYZ,
45:35bien sûr,
45:35on peut passer n'importe
45:36quelle langue au bac,
45:37presque toutes les langues.
45:38Et vous regrettez,
45:40donc par exemple,
45:40vous dites que ce serait bien,
45:42par exemple,
45:43quitte à le faire par le CNED,
45:44parce que si un élève
45:45d'origine bretonne
45:46habite en Savoie,
45:47on ne va peut-être pas
45:48préférer prendre un prof
45:49pour un élève,
45:50de faire, par exemple,
45:51les cours à distance,
45:52comme maintenant,
45:52on peut tout faire
45:53en réunion Zoom,
45:55pour le breton
45:56qui est en Savoie
45:57ou pour,
45:57je ne sais pas moi,
45:58le catalan
45:59qui est en Alsace
45:59et l'alsacien
46:00qui est en Bretagne.
46:03Mais oui,
46:03mais oui,
46:04mais en fait,
46:05quelle mouche
46:05a piqué une personne
46:08pour que ça se passe
46:09comme ça,
46:09alors que ça fait
46:10des années
46:10qu'on doit être
46:14à peu près
46:14de la même génération.
46:16je suis un peu plus âgé
46:20que vous
46:20ou moins jeune.
46:23Moins jeune.
46:25Je suis moins jeune,
46:26voilà.
46:27Mais j'entends ça
46:29depuis longtemps
46:29que je me rappelle,
46:32il y avait des gens
46:32qui voulaient apprendre
46:33le breton
46:34mais on leur interdisait
46:35ou c'était compliqué.
46:38Enfin,
46:38je ne sais plus
46:38qu'on leur mettait
46:39des bâtons dans les roues.
46:40On leur mettait même
46:41c'était quand il y a eu
46:42les hussards noirs
46:43de la République
46:43au début de la 3ème
46:45avec Jules Ferry,
46:46on mettait des coups de règle
46:47sur les doigts
46:48des gamins
46:49qui parlaient breton
46:49à l'école.
46:50Vous savez,
46:50on a francisé de force
46:52et il y a un cas
46:53où le français
46:54a été évacué
46:56de la langue,
46:56c'est en Louisiane
46:57quand il y a eu
46:58l'anglicisation forcée
47:00des élèves
47:00où les élèves acadiens
47:01prenaient des baffes
47:02quand ils parlaient français
47:03et ce qui explique
47:04en grande partie
47:05la disparition
47:06du français en Louisiane.
47:07L'école,
47:08c'est le brass,
47:09le creuset
47:10où on forme
47:11linguistiquement
47:12et culturellement
47:13les enfants.
47:14Merci beaucoup Serge.
47:15Merci Serge.
47:18Outrugares Bras
47:19en breton.
47:20Merci beaucoup Serge.
47:21Merci à tous.
47:21Merci pour vos témoignages.
47:23On reste là
47:23bien sûr avec Philippe
47:24tous les soirs
47:25de 19h à 20h
47:26dans les Vraies Voix
47:27Fonds Parler à la France.
47:28Tout de suite,
47:28c'est Magali Berna
47:29que vous allez retrouver.
47:30Le 0826 300 300
47:31est toujours disponible
47:32si vous voulez prendre la parole
47:33dans son émission.
47:34C'est jusqu'à 21h
47:35et nous Philippe,
47:35on se dit à demain.
47:36A demain 19h
47:37et à demain 17h
47:38avec Cécile de Ménibus.
47:39C'est les Vraies Voix.
47:39Très bonne soirée à vous.
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