- il y a 14 heures
- #sudradio
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2026-04-22##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2026-04-22##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Mes amis, avec seulement 3 millions de personnes qui sont concernées par les aides sur les carburants,
00:06et donc on s'est dit avec Philippe David, on a l'impression que beaucoup d'entre vous se sentent
00:10un peu oubliés par les aides.
00:12Qu'en pensez-vous ?
00:12Oui, sur Youtube, vous dites à 90% que vous vous sentez oubliés par les aides aux carburants.
00:18Il y a beaucoup de commentaires.
00:20Henri qui nous dit, on ne veut pas d'aide, vivre de nos salaires, arrêter de payer pour certains pays
00:25qui vont bientôt nous écraser,
00:26revoir tout le système politique.
00:27Et on a un indigo qui dit, qu'elle aide, car c'est notre argent.
00:31Allez, Guillaume est avec nous, 0826 300 300.
00:35Bonsoir Guillaume.
00:37Très vite, vous vous sentez oublié par les aides, oui ou non ?
00:40Oui, je me mets dedans avec tous les autres, absolument.
00:43Bougez pas, allez tout de suite, c'est la question du soir.
00:46Ce matin, dans cette station essence de Metz, le litre dépasse encore les 2 euros.
00:51De toute façon, il faudra bien diminuer, parce que là, tout le monde est jusque là, donc il va falloir
00:56réagir assez vite.
00:57L'État pourrait faire un effort aussi sur ces taxes.
01:01Nous proposons, nous Leclerc, de suspendre, mois par mois, provisoirement, cette surtaxe, c'est 15 ou 17 centimes du litre,
01:11de manière à apaiser la charge sur les consommateurs.
01:14Le gouvernement est très réticent à supprimer cette taxe, parce qu'elle rapporte de l'argent.
01:20C'est entre 6 et 8 milliards au total, et que ça sert à financer tout un tas de politiques
01:26publiques.
01:31Le 0826 300 300 300 disait, Guillaume qui est avec nous d'ici Les Moulinots,
01:36oui, vous vous sentez concerné, effectivement, vous ne vous sentez pas concerné par ces aides sur les carburants,
01:42et vous allez nous expliquer pourquoi.
01:44Ah bah absolument, absolument.
01:47Il y a Einstein qui disait, quand on fait toujours la même chose,
01:50et qu'on s'attend toujours à avoir un résultat différent, c'est qu'il y a un problème.
01:54J'ai l'impression que le gouvernement est devenu fou.
01:57On a 45 ou 47%, je ne sais plus exactement, de pression fiscale dans ce pays.
02:03Et là, bah oui, pourquoi est-ce que la France ne baisse pas ses taxes sur le carburant ?
02:08Il y a l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne l'ont fait, pourquoi est-ce qu'on ne le fait
02:11pas ?
02:12Le problème, c'est toujours le même, c'est que ça fait des années qu'on s'évertue à augmenter
02:16les taxes, les impôts.
02:18Trop d'impôts tue l'impôt, je dirais, tout simplement.
02:21Et là, ça ne va plus.
02:24Il y a aussi quelque chose qui me surprend, c'est qu'à 1,40€, tout le monde est descendu
02:27dans la rue avec les gilets jaunes,
02:30et là, à plus de 2€ le litre, on ne voit pas grand monde.
02:32Oui, c'est vrai, vous avez raison.
02:34Virginie, je vous vois dos de l'inné.
02:35Oui, mais je suis complètement en ligne avec ce qu'a dit très bien notre auditeur.
02:40Guillaume, notre sujet, c'est que d'abord, il n'y a plus de marge de manœuvre.
02:44C'est-à-dire qu'effectivement, on a eu sans arrêt le recours à l'impôt, à la taxe,
02:49on a des finances publiques en déliquescence,
02:53et donc quand il y a une crise, puisque là, c'est une crise,
02:56liée à une conjoncture internationale que l'on subit,
03:01et bien, effectivement, l'État est coincé, parce que de toute façon, on le sait.
03:06Oui, et puis ça n'existe pas, l'argent de l'État, je le redis.
03:09Donc après, c'est juste des transferts, on prend dans la poche de ceux qui travaillent tous les jours,
03:14et qui financent le modèle social, pour éventuellement redistribuer,
03:18et notre pays peut se flatter d'être très redistributeur.
03:21Mais c'est vrai que le sujet là, c'est que malheureusement, qu'est-ce qui va se passer ?
03:26On va continuer à creuser du déficit, on va laisser tomber des gens qui ont besoin de leur véhicule,
03:31et qui ont besoin de faire le plein, donc on voit bien qu'en fait, c'est la quadrature du
03:35cercle.
03:36Et pour répondre à notre auditeur sur ce questionnement, sur les gilets jaunes,
03:40qui finalement ne se manifestent pas en ce moment,
03:42je pense que les Français sont relativement mûrs dans leur appréciation des situations,
03:48et que là, quelque part, ils se disent qu'au fond, on subit tous un problème qui nous dépasse tous,
03:54qui est la situation au Moyen-Orient.
03:56Et je pense que c'est aussi ça la différence, c'est-à-dire qu'à un moment donné,
04:00je pense que les gilets jaunes sont nés, vous vous rappelez, de Jacqueline Moureau qui disait
04:05« Mais qu'est-ce qu'ils font de l'argent des Français ? »
04:07Parce que là, il y avait un vrai ras-le-bol fiscal de dire « Ils gèrent n'importe comment
04:11».
04:11Je pense que les Français continuent à penser que les gouvernements successifs gèrent n'importe comment,
04:15mais là, sur la hausse du carburant, ils leur imputent moins la responsabilité directe de cette hausse.
04:22Et je pense que le pays est très inflammable, mais pas parce que le carburant va augmenter,
04:26mais plutôt pour d'autres décisions politiques,
04:29et c'est d'ailleurs pour ça qu'il n'y a plus aucune mesure politique qui passe dans notre
04:32pays en ce moment.
04:33Je suis frappé de voir, et encore une fois, à partir d'une connaissance relative du phénomène.
04:40D'abord, je trouve que le Premier ministre a une sorte de pragmatisme désordonné.
04:47Certes, il répond au coup par coup, mais ça ne donne pas l'impression d'un dessin cohérent et structuré.
04:54Deuxièmement, il prend des mesures d'urgence, mais ce qui me frappe,
04:58et encore une fois, j'aimerais beaucoup votre avis,
05:01c'est le fait qu'il cherche à répondre à ceux qui affirment que d'autres pays s'en sortent
05:09mieux en supprimant des taxes.
05:11Et je ne suis pas persuadé que l'argumentation qu'il développe pour battre en brèche l'exemple étranger soit
05:20toujours très pertinent.
05:22Moi, j'en ai un petit peu marre des dispositifs d'aide à l'achat de carburant récurrents depuis les
05:28Gilets jaunes.
05:28On a bien compris, le gouvernement n'a pas envie de reproduire les Gilets jaunes,
05:31mais je pense qu'il se trompe d'interprétation sur ce qu'a été ce mouvement.
05:34Alors, je fais quand même un petit résumé.
05:362021, indemnité inflation.
05:372022, remise carburant à hauteur de 30 centimes par litre.
05:412024, des dispositifs conditionnels en cas de dépassement d'un certain seuil de prix de la pompe à essence.
05:472026, aujourd'hui, qu'est-ce qu'il reste ?
05:48Des primes carburant employeurs qui sont distribuées par les entreprises à hauteur de 300 euros par an éventuellement,
05:53et des aides ciblées sur les transports, la pêche, les agriculteurs.
05:56Moi, je trouve que c'est tout à fait juste et qu'il ne faut absolument pas dépasser ça.
06:00Je dirais même qu'il faut arrêter un petit peu avec l'échec à tout va,
06:04et il faut aller vers la baisse des taxes.
06:07Regardez par exemple en Allemagne, baisse des taxes à hauteur de 17 centimes par litre.
06:12Pareil en Italie, pareil au Royaume-Uni.
06:15Devinez le seul pays d'Europe qui n'a pas appliqué cette baisse des taxes.
06:19La France, comme d'habitude.
06:20Donc, c'est insupportable d'aller vers toujours plus de taxation et toujours plus d'aides.
06:24On devrait aller vers moins d'aides universelles distribuées à je ne sais qui pour aider.
06:29C'est comme ça.
06:30Il y a une situation internationale, Virginie Calmels l'a dit, et il faut le payer à la pompe.
06:34Mais un peu moins de taxes.
06:35Patrick Pouyanné l'avait dit dans une interview sur 1,70€.
06:39À l'époque, c'était 1,70€ en moyenne le litre à la pompe à essence.
06:43Sur 1,70€, il y a 70 centimes qui vont dans la poche de Total,
06:47et il y a 1€ qui va dans la poche de l'État pour la TVA, la TICPE, la TVA
06:52sur la TICPE, etc.
06:53Donc, il y a un moment où l'État doit se responsabiliser et dire, on arrête de profiter de la
06:57situation.
06:58Mais le problème, c'est que malheureusement, on fait toujours des usines à gaz.
07:02Parce que là, vous avez vu les conditions.
07:04Alors, si vous êtes à plus de 15 km d'où vous habitez,
07:07mais que vous avez 1,4 fois le SMIC en ayant deux enfants, machin truc,
07:12multiplié par l'âge de votre beau-père et la date de naissance de votre premier enfant,
07:17bref, c'est un truc qui a été pensé par des énarques et que personne ne comprend.
07:23Alors que, comme le disait très justement Michael Sandoun, comme c'est le cas,
07:27ou Virginie Calmels,
07:30baisser un peu les taxes, ce serait faisable.
07:32Mais, la différence, cher ami, avec l'Allemagne, avec l'Espagne, avec l'Italie,
07:37c'est que leur pays a été géré sur les 50 dernières années.
07:40Ce qui n'est pas notre cas.
07:41Et on y revient encore.
07:43Nous avons des pimpins qui ne savent pas gérer l'argent de l'État
07:46et qui donc ne savent pas gérer leurs hauts revenus.
07:49Et c'est pour ça qu'ils ont des patrimoines aussi bas.
07:51Donc, il faut mettre des gens compétents.
07:54Mais pourtant, il y a eu des arguments techniques de Lecornu contre ces pays.
08:00Je pense qu'ils étaient mauvais.
08:02Allez, nos auditeurs, 0826 300 300, on reprend Guillaume dans un instant.
08:06Mais c'est Pierre qui est avec nous.
08:07Bonsoir, Pierre.
08:08Bonsoir.
08:09Bonsoir, Cécile.
08:10Bonsoir, Philippe.
08:11Merci de la clé sur votre antenne.
08:13Bienvenue.
08:15Merci.
08:16Donc, moi, ma réaction, il est assez simple, en fait.
08:18Je n'ai pas envie de faire une réaction sur les carburants,
08:21mais plutôt sur l'état général de la taxation en France.
08:25Comme le dit Charles Gave dans ses interventions,
08:30les hauts fonds sur l'année, plus de plus de 130 milliards par an,
08:33c'est eux le mal de la France, en fait.
08:35Et quand vous voyez un salarié, un simple salarié,
08:38on lui prend 70-80% de sa production de son salaire,
08:43ça y est, aujourd'hui les carburants, il y a une vidéo.
08:45Par contre, ce qu'on prend aux gens qui produisent...
08:49Maintenant, on va voir en France quoi ?
08:50On va voir deux classes.
08:51On va voir les riches et les pauvres.
08:53Les riches qui vont s'engraisser de plus en plus,
08:56et les pauvres qui seront au service des riches.
09:00Et la classe moyenne va disparaître.
09:01Il y a une partie qui va quitter les vacances
09:02parce qu'ils vont en avoir marre, ça y est.
09:05Et d'autres qui sont...
09:06Ce qui est déjà carré.
09:07Il y a beaucoup de gens qui sont déjà partis.
09:09Il y a beaucoup de gens qui sont partis.
09:11Voilà, ceux qui peuvent partir, ils vont partir.
09:13Ceux qui seront obligés de rester,
09:15ils vont sortir du système.
09:17Aujourd'hui, la santé va mal.
09:19L'école va mal.
09:20L'industrie va mal.
09:21Tout va mal.
09:22La sécurité va mal.
09:23La justice va mal.
09:24J'allais me coucher, moi.
09:27Je vous trouve un peu catastrophiste quand même.
09:30Ce n'est pas catastrophique.
09:31Non, monsieur, ça dépend de l'endroit où vous vivez.
09:34Oui, ça vous avez raison.
09:36Et puis ça va moins bien, ça c'est chiant.
09:38Oui, ça va moins bien.
09:40Vous avez tout qui marche très très bien.
09:41Mais si vous vivez dans les 80% du restant de la France,
09:44tout va mal.
09:45Moi, ma gamine était malade.
09:48J'étais obligé d'aller prendre des journées de RTT,
09:52des journées de congé,
09:53pour aller faire 40, 50, 1h, 2h de route,
09:57pour aller dans des petits riches.
09:59Or que ce que je vois,
10:00ma feuille d'impôt,
10:01notre feuille d'impôt,
10:02ma femme et moi,
10:03je comptais contre cotisation.
10:05Parce qu'on a des cadres supérieurs,
10:06c'est vraiment,
10:07c'est lamentable.
10:09Mais ça, vous avez tout à fait raison.
10:11Mais par contre,
10:11je vois simplement,
10:12je vous trouve contradictoire
10:13quand vous dites
10:15l'État nous taxe trop
10:16et d'un autre côté,
10:17vous en demandez aussi beaucoup l'État
10:18puisque vous me dites
10:19qu'il n'y a pas les services
10:20que vous demandez de l'État.
10:21Oui, mais ils demandent...
10:22Il demande des médecins
10:23qui vont être chez lui.
10:24Oui, mais par exemple...
10:25L'efficacité des services publics,
10:26c'est ça que notre auditeur demande.
10:28L'efficacité.
10:29Mais donc,
10:30ça demande aussi des impôts.
10:31Oui, mais jusqu'à une certaine limite
10:32parce qu'on voit bien
10:33que ce n'est pas plus de taxes
10:35et plus d'impôts
10:35qui font qu'on ait
10:36des services publics
10:37plus efficaces.
10:38Mais c'est pas dans une logique
10:39de rentabilité
10:39que je fais venir
10:40des services publics
10:41dans des régions
10:41où il n'y a personne.
10:43Vous savez,
10:43tout le monde parle de De Gaulle.
10:45Tout le monde parle de De Gaulle.
10:46Oui.
10:46De Gaulle, il a réussi
10:47grâce à trois choses.
10:49D'abord,
10:49il a une rigueur d'un militaire,
10:51il n'a pas d'appareil politique
10:53et il s'est opposé
10:54à tout le système en place.
10:56Voilà.
10:57Il a été un patriote.
10:58C'est un peu lui
10:59qui l'a installé, ce système.
11:00Il a choisi un choix
11:00et les gens ont donné
11:02à la tête de l'État.
11:06Ça, c'est un petit peu fort.
11:08Ne bougez pas, Pierre.
11:09Guillaume est avec nous.
11:10Guillaume, vous vouliez réagir.
11:12Oui, je vais réagir.
11:13Si vous voulez,
11:14ça peut paraître contre-intuitif,
11:15mais on pourrait avoir
11:16une meilleure redistribution
11:17et maintenir les ailes sociales
11:18si on rendait la France attractive.
11:21Je m'explique.
11:21Tout simplement,
11:22en baissant les charges
11:23sur les salariés et les entreprises,
11:26là, la France deviendra
11:28une terre sur laquelle
11:29il faut s'implanter,
11:29il faut investir.
11:30Mais là, il faut être faux
11:31pour vouloir investir
11:32dans un pays qui paye
11:33son énergie quatre fois plus cher.
11:34et qu'il y a des taxes aussi élevées,
11:37des impôts aussi élevés.
11:38Donc, ce qu'il faut,
11:39c'est parvenir à retrouver
11:44notre souveraineté économique
11:46qu'on a perdue,
11:47puisque là, même si on veut
11:48baisser les taxes
11:49sur les produits pétroliers
11:50et notamment sur l'électricité,
11:52c'est par là même
11:53complètement impossible,
11:54puisque l'Europe
11:54nous avait récemment demandé
11:55de passer de 5,5 à 20 %
11:58l'une des taxes
11:59qui est appliquée
12:00sur le prix d'électricité,
12:01par exemple.
12:01Donc, tant qu'on n'aura pas
12:03ce pouvoir économique,
12:04on refera les mêmes erreurs
12:05et on percera d'illusions
12:07le peuple
12:08en lui disant
12:09« Ne vous inquiétez pas,
12:11la dette. »
12:12Mais le problème, là,
12:12c'est que le 24
12:14ou le 29 mai prochain,
12:16on va avoir
12:17la notation
12:18de la France
12:19et là,
12:20ils ne pourront pas
12:20truquer les chiffres.
12:22L'Italie et l'Espagne
12:24ont fait mieux que nous
12:25en matière de dépenses budgétaires
12:27et pourtant,
12:27elles ont une notation
12:28qui est moins bonne
12:29que celle de la France.
12:30Donc, là,
12:31pour un moment,
12:31on va tenir.
12:32Alors, ne bougez pas, Guillaume.
12:32On a beaucoup d'épargne,
12:34c'est pour ça qu'on a encore
12:35une note qui est un peu meilleure
12:38que nos voisins
12:38grâce à l'épargne des Français.
12:40Les amis, ne bougez pas.
12:41On continue.
12:42Dans quelques instants,
12:43on fait une petite pause
12:44et on revient tout de suite.
12:45Pierre, Guillaume,
12:46restez avec nous.
12:47On revient dans un instant.
12:49Sud Radio.
12:52Parlons vrai.
12:53Et comme on trouvait
12:54ce sujet passionnant,
12:55on s'est dit qu'on allait continuer.
12:58Guillaume,
12:58on reprend où on était
13:00tout à l'heure
13:01il y a quelques instants.
13:03Vous êtes là, Guillaume ?
13:04Oui, oui, absolument.
13:05Voilà, pardon.
13:06Donc, on a élargi
13:08un petit peu ce débat
13:09parce que c'était passionnant
13:10de vous écouter.
13:11On vous écoute, allez-y.
13:13Oui, on s'est vertu
13:14à faire toujours la même chose.
13:15Non, ce qu'il faut,
13:16c'est parvenir
13:17à faire baisser les charges
13:19sur les entreprises
13:20et les particuliers
13:21parce que si on ne fait pas ça,
13:22on n'aura même plus
13:23d'aide sociale
13:24à redistribuer.
13:25L'assiette de l'impôt
13:27mécaniquement,
13:28elle va se réduire
13:29parce que les entreprises
13:30sont déjà en train de partir.
13:31Là, vous avez vu
13:31que Total a une double cotation
13:33maintenant sur le marché américain
13:34et le marché français.
13:36Donc, il prend la ligne,
13:37le même parcours
13:38en fait que Technip
13:39qui avait eu
13:40cette double cotation
13:41et qui en fait
13:42est parti ensuite
13:42être coté complètement
13:44au Nasdaq.
13:45Donc, les patrons
13:47d'entreprises
13:47ne vont pas rester en France
13:48si on maintient
13:49les choses dans l'état actuel
13:50et pour le coup,
13:51on n'aura plus
13:51d'aide sociale
13:52à redistribuer.
13:53Oui, ça c'est sûr.
13:55Baissez les cotisations
13:56mais assumer en conséquence
13:58la baisse des dépenses aussi.
13:59C'est ça l'histoire.
14:00Parce que
14:01il faut faire baisser
14:03les dépenses
14:04de fonctionnement
14:04de l'état.
14:05Mais ça ne va pas
14:06dans la poche de l'état.
14:07Là, vous voyez,
14:08il y a un défaut
14:09de compréhension
14:10je pense de la part
14:10des Français,
14:11c'est que ça ne va pas
14:12dans la poche de l'état,
14:13ça va dans la sécurité sociale
14:14qui coûte deux fois plus cher
14:15d'ailleurs que l'état.
14:16Non, non.
14:17Et notamment dans les régimes
14:18de retraite.
14:18Et les retraites,
14:19je ne suis pas tout à fait exact.
14:20Les dépenses de fonctionnement
14:23de l'état
14:23sont de plus de 500 milliards
14:25d'euros aujourd'hui,
14:26159 milliards d'euros.
14:27Avant, on a des chiffres,
14:28c'est les chiffres de l'INSEE,
14:29ce n'est pas moi qui les donne.
14:30Non.
14:30Et elles ont cru
14:31de façon beaucoup plus importante
14:32que le PIB.
14:33Le PIB a cru de 15%
14:35entre 2021 et aujourd'hui,
14:37pour prendre les chiffres également.
14:38Et aujourd'hui,
14:39les dépenses de fonctionnement
14:40de l'état ont cru
14:41de mémoire,
14:41je ne vais pas dire de bêtises,
14:43mais de plus de 23 ou 24%,
14:45je crois que je suis même
14:46un petit peu loin du compte.
14:47Donc, il n'y a pas de corrélation,
14:49si vous voulez,
14:49entre ce qu'on pourrait espérer.
14:52Si on avait effectivement
14:53une croissance du PIB,
14:54on pourrait continuer
14:55à s'endetter
14:56et mettre des obligations d'état.
14:57Mais là, je vous donne
14:58ma main à couper
14:59que la note de la France
15:00va être abaissée
15:00parce qu'ils ne vont pas pouvoir
15:01maintenir artificiellement
15:03le niveau de notation
15:05et les taux d'intérêt
15:06vont partir à la hausse.
15:07Donc, l'inflation
15:08et donc,
15:09qui va payer ?
15:11C'est toujours les mêmes.
15:12Bougez pas, Guillaume.
15:13Pierre est de retour avec nous.
15:14Pierre, vous vouliez réagir aussi.
15:16Oui, oui, tout à fait.
15:17Quand tout à l'heure
15:18votre intervenant sur le plateau
15:21disait que c'est contradictoire
15:23à ce que je disais,
15:24non, c'est pas contradictoire.
15:25On a une discussion
15:26au sein de la société
15:27des villes riches
15:28et des villes pauvres.
15:30On le voit, c'est simple.
15:32En Ile-de-France,
15:32moi, je peux vous faire
15:34une liste à la privée
15:35de toutes les villes
15:36qui sont où habitent
15:37les hauts fonctionnaires,
15:38où habitent les riches.
15:39Et d'ailleurs,
15:39les hauts fonctionnaires
15:40qui détournent
15:40plus de 130 milliards par an,
15:42Non, ils détournent pas.
15:44Non, ils détournent pas.
15:45Détournement, c'est illégal.
15:47Ils n'ont jamais été aussi riches
15:49depuis...
15:49Oui, mais c'est pas du détournement.
15:51Les footballeurs sont plus riches
15:52que jamais.
15:52Ils détournent pas d'argent.
15:53Ils le gagnent.
15:54Non, non, non.
15:54On a compris ce que vous l'adérez.
15:56Quand on s'engage dans la fonction publique,
15:59c'est pour servir
16:00et non se servir.
16:02Ah bah non.
16:02Non.
16:03Ils veulent gagner de l'argent aussi.
16:04Non, non.
16:05Je vous assure,
16:05je connais des gens
16:06dans la fonction publique,
16:06ils ont aussi de bien vivre aussi.
16:08Non, mais l'idée
16:09est qu'ils ne sont pas là
16:10pour se servir.
16:11C'est vrai.
16:12Moi, monsieur,
16:13j'ai fait des études,
16:14j'ai fait une thèse
16:15en mat'appliqué,
16:16je suis enseignant-chercheur,
16:18donc si je vous donne
16:20le salaire de base
16:21première échelle
16:21qui est à 1740 euros
16:23avant impôts...
16:24Mais c'est un scandale ?
16:26Si, si, si, c'est monsieur.
16:27Mais c'est un scandale,
16:28je suis d'accord,
16:29mais c'est un scandale.
16:30Il dit que c'est un scandale.
16:31C'est un problème,
16:32mais c'est un choix que j'ai fait.
16:34Quand on regarde
16:35les salaires des hauts fonctionnaires,
16:36les ingénieurs des collectivités,
16:38combien ils perçoivent monsieur,
16:39je suis désolé,
16:40c'est inadmissible,
16:42rien ne justifie.
16:43Quand on voit des médecins
16:44combien ils sont payés,
16:45pourtant ils ont fait des études,
16:46ils font des sacrifices
16:47pour que le service public fonctionne.
16:49C'est bien d'accord avec vous.
16:51Parce que le service public
16:53est fait pour le pauvre
16:55et n'est pas fait pour le riche.
16:56C'est ça le problème.
16:58C'est pour que le pauvre
16:59puisse avoir accès à l'instruction,
17:01pour que le pauvre
17:01puisse avoir accès à la santé,
17:03pour que le pauvre
17:04puisse avoir accès à la sécurité,
17:06à l'injustice,
17:06à l'injustice.
17:07Mais aujourd'hui,
17:08tout ça ne fonctionne pas.
17:09Là, je vais quand même...
17:11Pierre, Pierre.
17:12On doit rendre l'argent aux Français
17:14que les Français,
17:15ce n'est pas des bébés de trois jours,
17:16ils sont capables de réfléchir,
17:18de gérer leur argent,
17:19de gérer leur santé,
17:20de gérer leur santé,
17:20ce que vous appelez les pauvres.
17:22Ce que vous appelez les pauvres
17:24sont des bénéficiaires nets
17:28quand même de l'État français,
17:29c'est-à-dire qu'ils contribuent moins
17:30à la richesse publique
17:31qu'ils ne touchent
17:32de la richesse publique.
17:33Donc je trouve que
17:34quand vous dressez
17:35un portrait apocalyptique
17:36de la France
17:37sur ce point de vue-là,
17:38c'est le pays
17:38le plus redistributif
17:40du monde entier.
17:42Premier sur 200 pays.
17:43Après, il y a peut-être
17:43d'autres manières de le faire.
17:46Je n'ai pas l'impression
17:48de vivre dans un État
17:49qui ne respecte pas
17:50les pauvres
17:50ou qui leur prend de l'argent
17:51sans leur redonner.
17:52Voilà ce que je veux dire.
17:54Peut-être qu'aujourd'hui
17:55il y a des catégories
17:56un peu tranchées.
17:58Oui.
17:58Merci en tout cas
18:00à Pierre,
18:01merci à Guillaume,
18:02merci à vous tous,
18:04merci à Philippe Bilger,
18:05Virginie Calmelz,
18:06Michael Sadoun.
18:07Dans un instant,
18:07Philippe David
18:08et François-Louis Bourneau.
18:09On va continuer
18:10avec vous, Philippe.
18:11Est-ce que ça vaut encore
18:12le coup de faire des études
18:14quand on voit
18:14après redistribution,
18:16on parlait de la redistribution
18:17de l'écart
18:18entre les gens
18:19plus diplômés
18:19et moins diplômés ?
18:20Vous pensez que
18:21ce n'est pas obligatoirement
18:22une bonne chose
18:23de faire des études
18:23pour sa rémunération ?
18:25Ou le contraire ?
18:26Venez témoigner
18:26au 0826 300 300.
18:28Les violences
18:29dans le milieu scolaire
18:30alors que se déroule
18:30le procès aux assises
18:32des mineurs
18:32des Pyrénées-Atlantiques
18:34du meurtrier
18:35d'Agnès Lassalle
18:36tué d'un coup de couteau
18:37dans sa salle de classe
18:38à Saint-Jean-de-Luce
18:39et on conclura
18:40avec les carburants.
18:42Est-ce que vous vous êtes
18:42un peu oubliés ?
18:43Pas du tout oubliés ?
18:44Venez nous donner
18:45tous vos avis
18:46qui sont donnés
18:47au 0826 300 300.
18:50Et merci beaucoup
18:51à Maxime,
18:51merci Isaac,
18:52merci Antonin,
18:53merci Quentin,
18:54merci François-Louis.
18:56Moi je vous retrouve
18:57avec Philippe David
18:57demain à partir de 17h
18:59pour passer une très belle soirée
19:00et très bonne émission
19:01avec Philippe David
19:02et François-Louis.
19:03A demain, salut !
19:04Pemiam,
19:05le premier partenaire.
Commentaires