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NewsTranscription
00:00On est en direct de Bordeaux, on est en direct du quartier Amédée-Saint-Germain, au Tabac-le-Saint-Germain,
00:07avec son patron Alfonso Camarero.
00:10Rebonsoir, vous avez eu à 17h.
00:12On a le président des Buralistes, de la Confédération des Buralistes, qui n'est pas bordelais mais qui aime bien
00:18Bordeaux, Serdar Caïa.
00:19Ça va Serdar ?
00:20Très bien, merci Philippe, et vous ?
00:22Ça va très bien. Chez les Buralistes, on a passé avec François-Louis Bourneau une semaine extraordinaire.
00:26D'autres Buralistes sont venus de la région, galanterie oblige, on va commencer par les dames.
00:32Mélanie de Martillac, bonsoir Mélanie.
00:35Bonsoir.
00:36Un autre Buraliste est venu, parce que là ça a vraiment fait le buzz, c'est Jean de Mérignac, Grosseville
00:44en banlieue de Bordeaux.
00:45Tout à fait, oui, bonsoir, bonsoir à tous.
00:47Mais il n'y a pas que des Buralistes, puisqu'on a un agent de voyage, Laurent également de Mérignac,
00:53bonsoir.
00:53Oui, bonsoir.
00:55Et en entrepreneur dans la tech, les entrepreneurs aiment bien Sud Radio et sont heureux de venir.
00:59Exactement.
00:59C'est Stéphane, lui il est de Bordeaux, on va dire le régional de l'étape.
01:02De Bordeaux, c'est ça, le régional de l'étape.
01:05Alors bon, même si Mérignac ça touche Bordeaux, vous êtes tous des régionaux de l'étape quand même.
01:08C'est ça, absolument.
01:10On va commencer avec notre hôte, on va parler de plein de sujets.
01:14C'est vous qui faites l'émission ce soir, et moi je vous passe les plats.
01:18On est dans un quartier, alors moi je connaissais Bordeaux par cœur, et quand je suis revenu, je n'ai
01:24pas reconnu la ville.
01:26En arrivant depuis l'autoroute, on sort par Bègle, on arrivait de Foulayron à côté d'Agen, je n'ai
01:33pas reconnu la ville.
01:34Ici c'est un nouveau quartier, vous vous êtes implanté il y a combien de temps ? Comment ça s
01:38'est passé, Alfonso ?
01:40Alors moi je suis là depuis deux ans, deux ans bientôt.
01:44Le quartier Amédée, c'est une ancienne friche industrielle, où la SNCF réparait ses wagons, ses locomotives,
01:54déjà à l'époque de la vapeur, puisque les citernes, qui sont un monument classé, classé monument historique,
02:01absolument, qui sont à quelques mètres, on les voit d'ici d'ailleurs,
02:04étaient là pour justement remplir les réservoirs des locomotives à vapeur.
02:09Donc ce quartier est sorti de nulle part, on peut dire.
02:13C'est un très beau quartier, c'est pas parce que c'est le mien, mais c'est un très
02:16beau quartier.
02:18Il y a juste un léger problème, c'est l'accessibilité pour nos clients.
02:23C'est un quartier qui est très beau, mais qui a été pensé que beau,
02:26qui a été pensé pour les familles, qui a été pensé pour les poussettes, pour les vélos,
02:30mais pas pour faire du commerce.
02:32Moi je peux le dire, puisque je suis là depuis deux ans.
02:36On a une très petite visibilité, on est en contrebas par rapport à une rue passante en voiture,
02:42donc en voiture les gens ne s'arrêtent pas.
02:44Et vous, vous êtes sur une rue piétonne ?
02:45Et on est sur une rue piétonne, avec les commerces qui ont été distribués sur la rue piétonne,
02:51qui sont à maturité, on peut le dire, mais je pense que l'offre n'est pas là pour attirer
03:00suffisamment de volume.
03:03Et ces nouveaux quartiers, est-ce que vous pensez qu'il y a un problème de pensée des nouveaux quartiers
03:08avant même de les construire ?
03:10Déjà, il faudrait qu'on consulte les habitants, c'est très bien, on leur dit, on va vous mettre de
03:15l'espace vert, c'est très bien,
03:16mais il ne faut pas oublier que si on veut mettre des commerces, il faut faire venir les clients.
03:22Faire venir les clients, c'est de l'accessibilité, c'est de la signalétique, c'est de la pub, il
03:30faut faire vivre le quartier.
03:31Alors nous on le fait à la mesure de nos moyens, les commerçants,
03:35mais je pense que derrière la municipalité, il faut qu'elle soit un peu plus punchy, comme on dit.
03:41C'est votre premier bureau de tabac ou vous en avez eu un autre avant ?
03:44Non, c'est le deuxième.
03:45Vous étiez où avant ?
03:46Avant j'étais, pour ceux qui connaissent Place des Martyrs, à Bordeaux donc, à Bordeaux-Centre.
03:51Plein Centreville là oui, Centreville, pas très loin de Gambetta.
03:54Oui, Centreville donc oui.
03:55Alors moi j'arrive d'un tabac où il y avait du passage piéton, voiture, bus.
03:59D'accord.
04:00Sur un tabac où il y a du passage piéton.
04:03Et on peut même être plus restrictif, il n'y a quasiment que du passage piéton local,
04:08c'est-à-dire les gens qui habitent le quartier ou qui travaillent dans le quartier.
04:11D'accord.
04:11On n'a pas les gens qui passent en bus, en bagnole, qui pourraient se dire
04:15« Ah tiens, il y a un tabac, je vais m'acheter mon paquet ».
04:17Oui.
04:17Ça, moi je n'ai pas.
04:19En deux ans, je pense que j'ai réussi à capter le volume de clients liés aux habitants,
04:26liés aux gens qui travaillent.
04:27Et on est, en termes de passage, je pense qu'on est arrivé au...
04:32En tout cas, en ce qui me concerne, au taquet.
04:34Ça va être très difficile d'aller au-delà.
04:36On va poser la question à Serdar Caillé, à présent de la Confédération des Buralistes.
04:40Alors vous, vous connaissez les Buralistes, je ne dirais même pas de Dunkerque à Perpignan,
04:43vous c'est de Dunkerque à Nouméa, c'est ça ?
04:45C'est ça.
04:46Ce qui est un peu plus loin, et de Saint-Pierre et Miquelon à Strasbourg,
04:51ou à l'Île-de-la-Réunion, ou à Tahiti, deux salles, deux ambiances.
04:57On vous parle souvent de ce type de problème dans les nouveaux quartiers
04:59qui ne sont pas assez pensés.
05:02Complètement.
05:03À quelques heures des municipales, on se réalise que les projets sont ambitieux
05:07et c'est tout à leur honneur de ces élus qui projettent de nouveaux bassins de vie,
05:12de nouveaux quartiers.
05:13Mais il s'avère que finalement, qui mieux que les experts pour pouvoir donner ces conseils à nos élus ?
05:18On s'aperçoit qu'aujourd'hui, le quartier est magnifique, flambant neuf.
05:21Je dis que je n'ai pas reconnu la ville, alors que je la connaissais par cœur.
05:24Complètement.
05:25Et on a un pharmacien, un buraliste, une boulangerie qui est fermée.
05:29Et là, encore une fois, ce projet nécessite de la réflexion et de la consultation,
05:33pas seulement auprès des habitants, mais aussi auprès des commerçants
05:37qui sont dynamiques et qui ont cette réflexion.
05:40Donc malheureusement, je pense qu'il faut aussi travailler sur la réorganisation
05:44des flux dans nos villes et villages.
05:45Et là, c'est important de bien travailler communément.
05:47Et c'est vraiment un problème de pensée ou c'est un problème, j'allais dire, d'idéologie ?
05:55C'est pas assez étudié où on se dit, bon ben, on veut plus de voiture,
05:59on veut des espaces verts, mais pas de bureau et pas d'habitation ?
06:01C'est dû à quoi, à votre avis ?
06:03Je pense qu'il y a deux facteurs.
06:04Le premier, c'est qu'il y a l'idéologie qui fait qu'on va aller toujours très vite,
06:08toujours faire très bien pour rassurer la population.
06:11Mais il s'avère qu'en allant très vite, on fait du mal à tout un cercle économique
06:15qui est essentiel dans nos commerces.
06:16Donc aller vite, c'est bien, mais faire les choses mieux, c'est encore mieux, on va dire.
06:21Je me répète, mais pour le coup, il ne faut pas aller trop vite
06:24et accompagner les commerces pour qu'ils soient aussi, on va dire, rentables.
06:27Comme dirait le proverbe italien, qui va piano, va lontano, qui va doucement, va loin.
06:31Exactement.
06:31C'est ça ?
06:33Exactement.
06:33Le meilleur exemple dans ce quartier, c'est la rue Amédée-Saint-Germain,
06:37qui est la rue qui passe au-dessus de Mont-Tabin,
06:39qui était une rue, avant que tout ça prenne vie, était à double sens.
06:44Elle a été mise à sens unique par une volonté de la mairie, sans aucune concertation,
06:49ni des commerçants, ni des riverains, ni rien.
06:51Ils ont juste dit, sens unique, la moitié pour les voitures, l'autre moitié pour les vélos.
06:56Alors, les vélos, c'est très bien, les voitures, c'est très bien,
06:59mais nous, il faut que les gens puissent venir.
07:02C'était tout simple.
07:03Ils puissent venir.
07:04Et les commerces comme le mien, où on est sur des commerces de passage,
07:08et non pas de gens qui se disent, je vais aller m'acheter un jean,
07:11nous, c'est du passage.
07:12Ils passent, ils voient un tabac, ils s'arrêtent.
07:15Pour de la presse, pour autre chose.
07:16Pour de la presse, pour un ticket à gratter, pour un lit,
07:19parce que vous, vous l'avons des plats de choses, vous faites même des clés,
07:22vous faites...
07:23Librairie.
07:24Quand ?
07:24Librairie.
07:25Librairie, évidemment, vous faites également du cadeau.
07:27Voilà.
07:28C'est-à-dire que vous allez chez des amis, vous pouvez leur acheter un cadeau,
07:31parce que vous vous dites, tiens, on n'a pas acheté ça,
07:33on va prendre ça pour madame, ou pour le gamin, ou pour monsieur,
07:36ou pour quiconque.
07:37C'est vrai que c'est quand même un vrai sujet qu'il faut...
07:40C'est un verre de réagir, je crois.
07:41Non, non, je disais aux clients de rentrée,
07:42parce qu'on a des clients qui rentrent.
07:44Pardon, parce que le client est roi.
07:46Le client est roi.
07:47On va continuer à parler de ces problèmes dans quelques instants.
07:50Comme on a des entrepreneurs, des buralistes, des agents de voyage,
07:53c'est dans quelques instants sur Sud Radio.
07:56On se retrouve tout de suite.
07:59Sud Radio.
08:00Sud Radio.
08:01Parlons vrai.
08:01Parlons vrai.
08:02Sud Radio.
08:03Parlons vrai.
08:05Dernière étape, des vraies voix font parler la France chez nos amis les buralistes.
08:09On est très bien reçus par Alfonso Camarero au Tabac Saint-Germain.
08:14C'est dans le quartier Amédée Saint-Germain à Bordeaux.
08:16Le président des buralistes, Serre d'Arcaïa, est là.
08:19Et puis, des auditeurs sont venus parce qu'ils ont envie de parler.
08:22On a Stéphane de Bordeaux, chef d'entreprise dans le conseil,
08:26dans le micro, pour parler dedans.
08:27Ici, oui.
08:28On a d'autres buralistes.
08:30Mélanie de Martillac.
08:323500 habitants, c'est ça Martillac ?
08:34Tout à fait.
08:35On a un agent de voyage, Laurent de Mérignac.
08:38Exactement.
08:39Ça va toujours ?
08:40Oui, il faut que ça aille.
08:42Et on a un autre buraliste de Mérignac qui est Jean.
08:45Bonsoir Jean.
08:46Rebonsoir, effectivement.
08:48Alors, il y a les problèmes.
08:49On va parler des problèmes.
08:50Vous, vous êtes en zone commerciale.
08:53Oui.
08:53Pour les commerçants, alors, Mérignac, c'est une énorme zone commerciale
08:57avec un hypermarché.
08:59Toute la grande distribution est là.
09:00Je ne vais pas les citer pour ne pas leur faire de pub.
09:03Est-ce que les problématiques sont les mêmes que pour les commerçants de centre-ville
09:07ou des quartiers nouvellement rénovés ?
09:09Alors, moi, j'avais avant cette agence de centre-ville, j'avais une agence de centre-ville aussi.
09:14À Mérignac ?
09:15À Bordeaux-Centre.
09:16D'accord, oui.
09:17Cours à Sœurène.
09:18Ah oui, alors là, c'est plein centre.
09:19Donc, plein centre.
09:20Donc, des difficultés, c'est des difficultés d'accès.
09:23Comme on a évoqué tout à l'heure, au centre-ville, moi, sur la zone commerciale
09:27de Mérignac, c'est les travaux.
09:29D'accord.
09:30La zone commerciale de Mérignac est en travaux depuis avant le Covid.
09:34Ah, donc, ça fait 6 ans.
09:35Le Covid, ça fera 6 ans dimanche qu'on a été confinés.
09:40Oui, c'est infernal.
09:41Donc, on donne l'habitude aux gens d'aller ailleurs.
09:43Si vous avez des travaux sur une zone ?
09:44Ah oui, oui.
09:45Ils trouvent toujours des nouveaux trucs à faire.
09:47C'est faux.
09:48Mais, alors, on plante des arbres.
09:50J'ai un ami commerçant un peu plus loin où on lui a planté une belle rangée d'arbres
09:54devant son commerce, comme ça, on ne le voit plus.
09:56Et puis, on plante des arbres à Mérignac.
09:58On fait des travaux, on fait des ronds-points, on fait des routes à sens unique.
10:02On empêche les gens, enfin, on passe son temps à emmerder la population.
10:06Et il n'y a aucun doute là-dessus.
10:09Moi, ça n'empêche pas mes impôts d'augmenter, puisque j'ai pris x2,5 sur ma CFE.
10:14Ah bon, ça, on va parler tout à l'heure des impôts pour les entrepreneurs, pas de problème.
10:17C'est incroyable.
10:18Et donc, moi, si on parle des problèmes sur l'attractivité des zones, on a parlé ici
10:24de l'accessibilité, finalement.
10:27Moi, même si je suis sur une grosse zone commerciale, j'ai aussi ces problèmes d'accessibilité
10:32parce qu'on pense les choses pour faire peut-être beau et peut-être pratique.
10:36On se demande pour qui.
10:37Il y a une piste cyclable qui est énorme avec une piste piétonne aussi qui est énorme
10:41avec très peu de piétons et très peu de cycles.
10:44Par contre, on a mis un haricot pour empêcher les voitures de passer.
10:47Et les gens, quand ils sortent du boulot, qu'ils veulent faire leur course ou autre,
10:51ils se trouvent confrontés à des vraies difficultés de circulation.
10:54Alors, Jean, il est à Mérignac, lui, mais en zone résidentielle et pas en zone commerciale.
10:58La problématique dont nous parlait Alfonso ou dont nous parlait Laurent,
11:05c'est un peu la même en zone résidentielle ou pas ?
11:07Alors, en zone résidentielle, non, un petit peu moins parce que, effectivement,
11:14les travaux se font majoritairement dans les zones où il y a énormément de passages.
11:19Par contre, je rencontre d'autres problématiques en tant que buraliste.
11:24C'est aujourd'hui la flambée du marché parallèle, la flambée du marché de la contrefaçon.
11:31De la ville pas loin de la frontière jusqu'au petit village.
11:35C'est ça.
11:35Et donc, en zone résidentielle, où, effectivement, je suis sur un axe passant.
11:42Mais Mérignac, je crois que c'est la deuxième ville de la Gironde en population.
11:45Tout à fait, oui.
11:46C'est très gros.
11:47Grosse densité de population.
11:50J'étais sur un axe passant entre Pessac Centre et derrière le CHU, sur la commune de Mérignac.
11:58Donc, jusqu'à présent, j'avais une clientèle de passage, j'avais une clientèle de quartier, quartier résidentiel.
12:04Mais depuis quelques années maintenant, et surtout après Covid, bien entendu,
12:10où le marché parallèle et la contrefaçon s'est énormément développé,
12:15eh bien, on peut mesurer une chute impressionnante, en fait, de la fréquentation client.
12:25Donc, voilà.
12:27C'est vraiment la problématique majeure.
12:29Alors, moi, je cumule en plus les mandats, puisque j'ai à la fois la casquette de buraliste,
12:33mais aussi la casquette de restaurateur, puisque je fais de la restauration.
12:36C'est un café-tabac-brasserie.
12:39Voilà, et on sait qu'aujourd'hui, ce manque de fréquentation client engendre également des problèmes sur la partie restauration,
12:47puisque la fréquentation client, les clients ne sont plus là,
12:50le télétravail a favorisé, effectivement, la reprise de la gamelle,
12:54et donc, on fréquente moins les établissements.
12:57Donc, et tout ça, effectivement, dans un commerce multiservices, dans un commerce multiactivités,
13:03eh bien, ça représente, effectivement, cette chute de fréquentation client représente un manque à gagner qui est considérable.
13:08considérable.
13:09On va aller au centre-ville de Bordeaux avec Jean.
13:11Vous, c'est une entreprise de conseil.
13:13Stéphane, pardon.
13:14Stéphane, c'est une entreprise de conseil.
13:15C'est ça, c'est deux activités.
13:16Viens dans le micro.
13:17Deux activités, édition de logiciel pour les TPE, PME, et deuxième activité, c'est le conseil.
13:22Donc, c'est un réseau de consultants.
13:23On accompagne les entreprises pour développer leur rentabilité.
13:27C'est un problème, la politique d'urbanisation, de circulation pour un entrepreneur différent d'un buraliste ou d'un
13:34agent de voyage ?
13:34Alors, pas tout à fait.
13:35Viens dans le micro.
13:36Pas tout à fait.
13:36Pas tout à fait.
13:37On n'est pas concerné par ces flux ou ces manques de flux de touristes.
13:41Enfin, pas de touristes, mais de clients.
13:43De clients.
13:43Et de chalandise, en fait.
13:45Oui, c'est ça.
13:45Donc, on n'est pas du tout concerné.
13:46Nous, on a d'autres problématiques qui sont des contraintes réglementaires qui nous sont imposées de façon léonienne.
13:54Deux types.
13:55Deux types.
13:55Vous avez, par exemple, la facture X, la facture électronique.
13:58Donc, nous, on fait des logiciels.
13:59Tous les ans, en début d'année, on reçoit des nouvelles contraintes.
14:02Donc, il faut revoir de façon complète nos logiciels.
14:05Ah oui.
14:05Par exemple, cette facture électronique, c'est un serpent de mer qui dure depuis cinq ans.
14:09Il y a cinq ans, on nous a dit, il faut passer à la facture électronique.
14:12Vous avez deux ans pour le faire.
14:13On a mis les ingénieurs pour faire ces choses-là.
14:15Après deux ans, on nous a dit, non, non, c'est plus la peine.
14:17Puis après, c'est revenu.
14:19À l'origine, ça devait être des plateformes gratuites proposées par l'État.
14:22Donc, on venait se plugger.
14:23Puis finalement, c'est des services qui sont payants.
14:25Donc, nous, notre contrainte, c'est qu'on n'a pas aucune visibilité.
14:29Et c'est des coûts de transformation qui ne sont pas possibles pour une petite entreprise.
14:34Vous êtes combien de salariés ?
14:36On est sept.
14:36C'est déjà pas mal, oui.
14:37Oui, c'est une petite TPE.
14:38Mais justement, moi, je vends la société parce qu'on ne peut plus.
14:41On ne suit plus.
14:41Là, je vous parle de logiciel.
14:42Mais la formation, c'est la même chose.
14:44Vous avez, il y a trois ans, c'était les data docs.
14:46Donc, il fallait revoir tous les programmes de formation
14:48et tous les process en amont et après la formation.
14:51Un an après, ça a été changé.
14:53C'est Calliope.
14:55Et on en est, si vous voulez, si vous faites des formations entre trois ou quatre heures,
14:57vous avez quasiment quatre heures de dossier et de travail administratif derrière.
15:02Donc, c'est juste pas possible non plus.
15:04Et je voulais rebondir sur ce que disait Laurent.
15:07Sur cette sorte de frénésie.
15:10J'habite Bordeaux depuis un peu plus de dix ans.
15:12Et c'est vrai que c'est une ville qui est magnifique,
15:14mais qui est tout le temps en travaux.
15:16C'est-à-dire qu'il y a des...
15:17C'est pas la seule.
15:18Mais c'est terrifiant.
15:19Je vous donne un exemple qui est assez frappant.
15:21C'est le nouveau pont Simone Veil qui a été construit.
15:24Qui est à l'entrée de la ville, Palouenbegle.
15:26Exactement.
15:27Vers Flora, de l'autre côté, sur la droite.
15:29C'est un projet qui était prévu pour 80 millions d'euros.
15:32Donc, c'est déjà une somme conséquente.
15:33Qui finalement en fera 156 millions d'euros.
15:36Ah oui, le nouveau.
15:37156 millions d'euros.
15:38Et je vous invite à traverser le pont.
15:40C'est-à-dire qu'à toute heure de la journée, vous êtes trois sur le pont.
15:42C'est le pont le plus large d'Europe.
15:44Oui.
15:44Il n'y a personne dessus.
15:45Enfin, il n'y a vraiment personne.
15:47Alors, c'est-à-dire que c'est des budgets qui sont colossaux.
15:50Qui sans doute serviront à quelque chose dans dix ans.
15:52Mais c'est une immobilisation de 156 millions.
15:54L'argent, ça coûte.
15:55Donc, on aurait pu faire 15 millions d'euros d'économie simplement en économie d'intérêt sur ces choses-là.
16:01Et il y a cette frénésie qui est complètement folle.
16:03Il faut construire, reconstruire, démolir, refaire.
16:06Il y a des petites rues qui sont refaites deux ans après, sachant.
16:09C'est vrai que c'est compliqué à tenir.
16:11Et Mélanie, qui elle, a son petit commerce, son bureau de tabac, dans une petite commune, Martillac.
16:19C'est en allant vers Langon, c'est ça, un peu au sud de Bordeaux.
16:23On a les mêmes problématiques dans les petits villages.
16:26Alors, j'ai pas tout à fait les mêmes...
16:27Petit village, pas si petit que ça, 3500 habitants.
16:30Pas si petit, avec une grande zone commerciale.
16:33Donc, c'est vrai que...
16:33Ah, vous avez une grande zone commerciale en plus ?
16:34Pardon, industrielle, excusez-moi.
16:37Et c'est vrai qu'on voit l'importance de la zone de Chalandise, effectivement, où je travaille beaucoup avec
16:44les gens qui travaillent sur place.
16:45Alors, je n'ai pas les mêmes problématiques que mes collègues en centre-ville.
16:50Si ce n'est, comme le disait Jean, le marché parallèle, la contrefaçon qui nous amène criminalité, délinquance, etc.
16:59Même dans des petits villages ?
17:00Alors, moins se toucher, mais on compatit avec tous ceux qui le sont.
17:05Et quand encore, en 10 jours, on a eu deux braquages sur Bordeaux, on commence à se dire que c
17:11'est quand même très inquiétant.
17:14Après, là où je les rejoins, c'est que nos parkings, nos business, je veux dire, il faut que les
17:19gens puissent se garer, il faut qu'ils puissent s'arrêter, il faut qu'ils passent devant chez nous.
17:23Il faut peut-être leur rappeler que le stationnement, quand on peut encore stationner, ne soit pas prohibitif en termes
17:28de prix ?
17:28Exactement, parce que je pense que les politiques l'oublient beaucoup et aiment beaucoup la piétonnisation, mais ce n'est
17:36pas du tout en faveur des commerçants.
17:41Après, on fait tout pour se développer. Je pense que tous les Français ont pu remarquer les efforts de diversification,
17:50de modernisation que font les buralistes pour proposer une manne de service impressionnante.
17:56Et on fait tout pour s'en sortir, mais ça reste très compliqué, notamment avec ce marché parallèle qui prend
18:04la moitié de notre gagne-pain.
18:06Même dans un petit village ?
18:07Bien sûr, parce que...
18:09On avait le cas hier à Foulayron, on disait qu'ils vendaient carrément devant le tabac, c'était absolument hallucinant.
18:13Ah ben oui, on a des collègues qui se retrouvent avec des vendeurs devant le tabac, des clients qui se
18:18font ailer, on l'a vu chez Jean il n'y a pas très longtemps.
18:22Ah oui, il y a Mérignac donc ?
18:23Tout à fait, oui. Un camion qui passait et qui aîlait le client pour voir s'il ne voulait pas
18:28des cigarettes deux fois moins chères.
18:31Allucinant, hallucinant.
18:32Qui passe sur la route, effectivement, qui s'arrête, qui baisse sa vitre et qui propose à un client qui
18:37se stationne sur l'arrêt minute devant le bureau de tabac et qui lui propose une cartouche d'une des
18:43plus grandes marques de cigarettes.
18:46Moitié moins chères que chez nous.
18:49Et si vous appelez les forces de l'ordre pour dire lui, il a des trucs bien peu bizarres dans
18:52sa camionnette ou dans sa voiture, ils réagissent ou pas ?
18:55Alors, le problème c'est que les forces de l'ordre réagissent.
18:59Ayant moi-même subi deux braquages, je peux vous dire que, en disant ces deux braquages, on voit tout de
19:07suite que les forces de l'ordre réagissent.
19:09Mais là, en l'occurrence, sur ce type de marché parallèle, il est absolument impossible de réagir.
19:15Pourquoi ? Parce que l'opération se fait en quelques secondes.
19:19Si on n'a pas le réflexe ou la possibilité de pouvoir relever une plaque d'immatriculation ou d'identifier
19:25l'individu, ça reste sans suite.
19:28Néanmoins, le client, il est sollicité.
19:30Alors là, en l'occurrence, c'est un client fidèle qui a réussi, qui a envoyé Boulet, celui qui lui
19:40proposait.
19:41Et il est rentré dans mon magasin et il a fait ses achats habituels.
19:45Mais c'est vrai que tout le monde ne le fait pas.
19:50Le marché parallèle, le problème majeur, c'est qu'il génère aussi de l'insécurité.
19:56Et là, on le voit très très clairement.
19:59C'est qu'aujourd'hui, il est plus facile d'aller braquer un bureau de tabac et de revendre du
20:04paquet de cigarettes aussi légal à deux fois moins cher que nous.
20:08Et ça nous met dans des positions d'insécurité majeure.
20:11Eh bien écoutez, vous êtes bien dans les vraies voix, font parler la France en direct du tabac.
20:16Le tabac, le Saint-Germain à Bordeaux.
20:18Vous êtes les bienvenus.
20:19Il y a déjà beaucoup de monde autour de nous.
20:21Vous voulez réagir le 0826 300 300.
20:24Et nous, on continue avec toutes celles et ceux qui nous ont rendu visite.
20:27Et à de suite.
20:29Sud Radio.
20:29Sud Radio.
20:30Parlons vrai.
20:31Parlons vrai.
20:31Sud Radio.
20:32Parlons vrai.
20:33Vraies voix font parler la France en direct du tabac le Saint-Germain à Bordeaux, dans le quartier Amédée-Saint
20:39-Germain.
20:39On a tous nos invités avec nous et ils m'ont dit pendant la pub, on a envie de parler
20:44du manque de concertation entre les commerçants, les entrepreneurs et les mairies.
20:51Alors dans toutes les villes, c'est pas Bordeaux, c'est Bordeaux, c'est Bérignac, c'est ailleurs, parfois c
20:55'est très bien, parfois c'est pas bien.
20:57Comme on a le président des buralistes avec nous, de la Confédération des buralistes, Serdar Kaya, c'est une problématique
21:02dont vous parlent vos adhérents ?
21:04C'est une problématique, je le vis au quotidien parce que...
21:06Parce que vous aussi vous êtes...
21:08Je suis buraliste, je suis de l'Oise.
21:09Oui, à Beauvais.
21:10À Compiègne.
21:11À Compiègne, pardon.
21:12À Compiègne.
21:12Mais on s'entend bien avec les...
21:13Les bouvésiens.
21:14Exactement, avec les bouvésiens, on s'entend très bien.
21:16Mais cette problématique de communication, c'est ce qu'on essaie de défendre, nous confédérations, les chambres consulaires de l
21:22'industrie et du commerce.
21:23C'est ces CI qui ont un rôle majeur dans ces discussions avec les collectivités, et bien on le vit
21:27quotidiennement.
21:28On a des sujets, des problématiques chez les buralistes, et je pense que chez de nombreux commerçants, c'est la
21:33problématique du déplacement du commerce.
21:35Depuis de nombreuses années, la Confédération des buralistes passe un message très clair.
21:38Maire, nous voulons avoir aussi du poids dans la réflexion lorsqu'un buraliste se déplace dans un nouveau secteur, dans
21:44un nouveau bassin de vie,
21:45parce que quand le maire décide seul, il s'avère qu'aujourd'hui, c'est un élu qui est juste
21:49et qui travaille très bien, mais notre expertise a du poids.
21:51Et quand il ne nous écoute pas et il autorise certains déplacements, et bien il peut déséquilibrer tout un réseau,
21:56tout un secteur, toute une activité économique.
21:58Ça, c'est un travail qu'on mène, qu'on entend par le réseau des buralistes,
22:00mais je crois qu'il y a tous les autres commerces qui subissent des arbitrages de décisions de mairie sur
22:05une fermeture de rue, sur du sens unique,
22:07sur des vélos qui devront passer par là, et la problématique des places de parking aussi, où on n'identifie
22:12pas les places minutes,
22:13et bien là, les commerçants subissent des décisions parfois qui ne sont pas du tout en phase avec la réalité.
22:18Notre hôte, Alfonso, voulait réagir. C'est un vrai problème, le manque de concertation.
22:23Vous disiez tout ce que vous aviez envie de parler de ça.
22:25C'est un problème dans la mesure où, quand on arrive dans un quartier nouveau, on aimerait bien avoir un
22:32avis extérieur,
22:33quelqu'un à qui on puisse dire ce qui ne va pas, quelqu'un à qui on puisse donner des
22:36idées, qui puisse les mettre en place.
22:39Alors après, effectivement, il y a des associations de commerçants, mais vous savez ce que c'est une association de
22:42commerçants ?
22:43Nous, on fait 80 heures par semaine. L'association de commerçants, ça passe au troisième ou quatrième derrière.
22:49Donc on ne peut pas vraiment non plus s'occuper de ça.
22:53Heureusement, et ce n'est pas parce qu'il est là, mais on a une fédération en Gironde qui est
22:58assez à nos côtés,
23:01qui nous épaule, qui fait le relais sur des choses que nous, on ne peut pas faire,
23:03parce qu'on n'a pas le temps d'appeler. Nous, on ne peut pas appeler le maire, ni la
23:06mairie.
23:07On va avoir l'air de quoi, de rien.
23:09On a, nous, notre fédération départementale qui s'occupe bien de nous, les buralistes.
23:13Notre président Antoine Bérasse.
23:14Antoine Bérasse qui est le président.
23:15Oui, Antoine Bérasse, notre président, que je salue, même si je ne sais pas où il est.
23:20Mais il nous écoute.
23:22Il nous écoute, il écoute.
23:25Et Cerdar qui, après, s'est déroulé dans des sphères plus hautes,
23:28mais nous, là, par contre, petits buralistes de Bordeaux,
23:31quand on touche à des sphères parisiennes, nous, là, on est un peu largués, quoi.
23:34Mais c'est bien, quand même, parce qu'on se sent soutenus.
23:38Et on sent que notre parole peut être portée, quoi.
23:43Et on aimerait bien que ça ne soit pas que par la fédération.
23:47Et Laurent, lui, qui est agent de voyage, problème d'écoute, des pouvoirs publics ?
23:52Oui, en fait, c'est un problème de personne.
23:56Moi, sur les problèmes de travaux dont j'évoquais tout à l'heure,
23:58j'ai écrit d'une manière un peu virulente à mon maire
24:02pour dire, quand est-ce que vous allez nous laisser travailler ?
24:06Et donc, comme j'ai utilisé, tout en restant poli, bien sûr,
24:10des mots qui l'ont un petit peu heurté,
24:13puisque j'ai parlé de mépris des commerçants.
24:15Enfin, ce n'est pas violent, j'ai déjà entendu des propos pires.
24:19Surtout chez les politiques.
24:21Moi, j'ai quand même dit qu'il méprisait les commerçants, ça ne lui a pas plu.
24:24Et donc, pour le coup, j'ai été reçu à la mairie par plusieurs personnes.
24:30Celui qui est chargé de l'urbanisme, du commerce.
24:33Enfin, ils étaient cinq.
24:34Ils m'ont écouté poliment.
24:36Et derrière, il ne s'est rien passé.
24:38Voilà.
24:38Et donc, je suis resté avec mes problèmes.
24:41Par contre, ces problèmes de circulation,
24:43bon, au centre commercial où je suis,
24:44ils ont quand même mis des personnes pour fluidifier,
24:48pour que les gens puissent venir.
24:49Mais en fait, les erreurs de ces élus,
24:52c'est de ne pas nous avoir concertés.
24:55Donc, on ne nous concerte pas.
24:57Moi, en disant que je suis sur cet endroit-là,
25:00je n'ai jamais été invité à une réunion de mairie.
25:02Jamais.
25:03On ne m'a jamais demandé mon avis.
25:04Et donc, derrière ça, nous, on subit dans nos chiffres d'affaires.
25:08Pourtant, on est porteur de commerce, d'emploi, etc.
25:11On fait vivre la ville.
25:13Et on ne nous demande jamais notre avis.
25:15Et ça nous coûte de l'argent,
25:16parce qu'on est obligé de mettre du personnel
25:17pour faire une circulation fluide, en plus.
25:21Stéphane, vous, c'est le manque de concertation
25:22qui fait que vous en vendez votre entreprise ?
25:24Dans le micro, sinon, vous en vendez.
25:25Pas du tout.
25:26Pas du tout, parce qu'il n'y a absolument aucun contact avec la mairie.
25:29Et ce n'est pas nécessaire.
25:29Parce que c'est une très grosse ville aussi ?
25:31Non, ce n'est pas ça.
25:31C'est qu'on fait des outils.
25:33On conseille les petites entreprises.
25:34On n'a pas besoin de l'aide de la mairie, en fait.
25:38On n'est pas du tout touchés par ces choses-là.
25:40Nous, c'est vraiment le niveau national
25:42où il y a des décisions qui sont prises.
25:44Aberrantes.
25:44Oui, aberrantes, et qui mettent le business en l'air.
25:47C'est fou, parce qu'on en parlait avec les agriculteurs.
25:49On avait beaucoup d'agriculteurs hier dans le Tarnay-Garonne.
25:51Tout le monde dit que les décisions sont aberrantes.
25:53Vous, les logiciels, on nous dit que c'est aberrant.
25:55J'ai l'impression de vivre chez Huburois.
25:57Vous savez, le livre d'Alfred Jarry, où c'était délirant.
25:59Je crois qu'il n'y a pas de métier qui ne soit pas touché par des décisions qui sont
26:02prises
26:02et qui sont en queue ni tête, en fait.
26:05C'est un peu le souci, oui.
26:06Et ce qui est délirant dans tout ça, c'est que toute cette insécurité,
26:10ce marché illégal continue à exploser partout.
26:13On le dénonce.
26:14Et puis, on continue aussi à investir en payant aussi nos impôts pour aider l'État.
26:19Eh bien, en contrepartie, nous, ce qu'on attend de l'État,
26:21c'est un accompagnement sincère de leur part.
26:23Si c'est des décisions parfois nationales,
26:25eh bien, il faut que ça soit décliné sur des décisions locales.
26:28Mais on a l'impression d'être les oubliés,
26:30les derniers, ceux qui oeuvrent au quotidien.
26:32Mais on en parlait tout à l'heure avec d'autres personnes.
26:35Les gens nous aiment, les commerçants.
26:37Quand ils viennent chez nous, ils nous apprécient.
26:38Et je crois même qu'on fait partie de leur vie.
26:40Alors, soyez sages dans vos décisions, les décideurs politiques.
26:44Mélanie, dans un petit village de 3500 habitants,
26:47ça doit se passer mieux ?
26:48Parce que là, le maire, on l'a peut-être connu à l'école maternelle ou à l'école primaire.
26:52Alors, il est quand même plus âgé que moi.
26:54Ah ben, j'ai pas le bonheur de le connaître.
26:55Donc, s'il a 75 ans, excusez-moi.
26:57Je le salue.
26:58Et on a la chance, effectivement,
27:01de ne pas connaître ces problématiques d'éloignement par rapport aux élus.
27:05C'est-à-dire que moi, il vient le matin prendre le café de temps en temps dans mon commerce.
27:10Et j'ai un petit exemple qui montre à quel point cette proximité est importante.
27:15Voilà, j'ai une grande surface en face de chez moi.
27:20Et pour traverser la rue, il nécessiterait un passage piéton.
27:24Je lui en ai parlé.
27:26Il a fait remonter à la communauté de communes.
27:28Ça va être fait dans l'année.
27:29Clairement.
27:29Ça, c'est génial.
27:30Je veux dire, il y a de l'efficacité quand il y a de l'écoute et quand il y
27:34a de l'estime pour les commerçants.
27:36C'est-à-dire qu'on est au cœur de la vie.
27:41Quand nous, on fait remonter des informations, on sait de quoi on parle.
27:46On est à la proximité.
27:47On est au contact des gens.
27:49Quand il y a des problèmes, on est souvent les premiers informés.
27:52Donc, c'est pas délirant quand on fait remonter des problématiques.
27:56C'est pas pour faire des problèmes, en fait.
27:59Vous voyez, c'est vraiment...
28:00On ne râle pas par plaisir, en général.
28:02On ne râle pas par plaisir.
28:03On travaille, le disait Alfonso, plus de 80 heures par semaine.
28:06On n'a pas de temps pour la râlerie.
28:08Mais effectivement, il faut cette proximité.
28:13Il faut nous écouter.
28:14Et là, je rejoins parfaitement Mélanie.
28:17De mon côté, j'avais une problématique de stationnement devant mon commerce.
28:23J'ai sollicité la mairie pour pouvoir faciliter justement ce stationnement.
28:30Et elle a mis immédiatement en place un arrêt minute.
28:35Ce qui a permis de fluidifier le stationnement devant le commerce.
28:40Et de pouvoir justement répondre à la demande des clients qui rencontraient ce type de problème.
28:47Comme quoi, effectivement, en fonction de, je dirais, la commune dans laquelle on se trouve...
28:56C'est une question de personne, je pense, aussi souvent.
28:58Je pense que c'est une question de personne, d'interlocuteur et de proximité avec nous.
29:03Ça permet effectivement de...
29:06On a certains élus qui sont à notre écoute.
29:10Et à contrario, évidemment, certaines personnes ne répondent pas à la demande des commerçants.
29:18Sachant qu'effectivement, on fait partie de la vie, du quotidien des Français, des habitants qu'on habite à Bordeaux
29:25ou à Bérignac.
29:27Laurent veut réagir.
29:29Oui, effectivement, comme on vient de le redire, c'est une question de personne.
29:32Mais moi, ça me fait plaisir parce que finalement, c'est une question de personne, mais c'est aussi une
29:36question de bon sens.
29:37Oui.
29:38C'est juste ça qui se perd dans notre société.
29:39Le bon sens près de chez vous, comme tu disais.
29:42Le bon sens, c'est des choses qui se perdent dans notre société.
29:46Ça commence par les élus.
29:48On voit dans d'autres sphères, par exemple, le bon sens, quand on parlait de la bordélisation, par exemple, de
29:52l'Assemblée nationale.
29:53C'est pas un bon exemple.
29:54C'est pas de bon sens.
29:55Et le bon sens, finalement, ça arrive à faire des miracles, des choses qui sont efficaces, parce que le bon
30:01sens, c'est aussi d'écouter les gens qui savent.
30:03Et puis, aujourd'hui, c'est le vendredi 13.
30:05C'est la bonne fortune.
30:06Vous pouvez jouer au loto spécial vendredi 13 chez nos amis pluralistes.
30:10Serdar Kaya, vous faites le distinguo.
30:13C'est totalement différent pour vos adhérents, selon qu'ils sont une très grosse ville comme Bordeaux ou un petit
30:18village comme Martillac.
30:19Parce que, je le disais, parfois, le maire, dans son petit village, on a été à l'école, on a
30:23joué au foot ou au rugby avec lui.
30:25On le connaît parfaitement.
30:26Alors que dans les grosses villes, c'est quand même deux salles, deux ambiances, quoi.
30:29Exactement.
30:30C'est deux salles, deux ambiances.
30:31Ce que Mélanie met en avant, c'est la proximité de ces élus qu'on aime tant, qu'on défend
30:36et qu'on soutient.
30:37Le maire est l'élu le plus proche des Français.
30:39Bien sûr.
30:40Il est autant apprécié que le buraliste à près de 70%.
30:43Le maire d'un village, c'est celui qui s'occupe de la voirie, c'est celui qui s'occupe
30:47des problématiques de son village et parfois même des problèmes de voisinage.
30:52Le maire des grandes villes, il a une orientation qui est bien plus au-dessus dans sa réflexion et qui,
30:57malheureusement, n'arrive pas à être à proximité de ses commerçants.
30:59Parce que le vote déjà dans les grandes villes est beaucoup plus politique que dans les petites villes, où beaucoup
31:03de maires sont sans étiquette.
31:04Complètement.
31:05Mais c'est peut-être là aussi où il faut redéfinir cette élection.
31:08À quelques heures des municipales, je pense qu'à un moment donné, les maires doivent se poser les bonnes questions
31:12en se disant
31:12« Sommes-nous des élus de terrain ou sommes-nous des élus politiques ? »
31:17Mais la municipalité, plus que jamais, la proximité, et je dirais, c'est le lien humain qu'il faut préserver,
31:23même dans les grandes villes, ou créer.
31:24Parce que ça n'existe pas dans les grandes villes.
31:26Nous, à Paris, on ressent les difficultés.
31:27On ressent les difficultés dans les grandes villes comme Lyon, où finalement, le buraliste a du mal à toucher les
31:32décideurs politiques.
31:33Alors que dans un village, quand il prend son café, on arrive à lui demander des places minutes ou un
31:37passage piéton.
31:38Eh bien écoutez, on va continuer ce débat.
31:41Je ne vous fais pas le programme.
31:42On va le faire pendant la pub.
31:43Et on se retrouve dans quelques instants pour cette dernière ligne droite de cette tournée « Des vraies voix font
31:48parler la France chez les buralistes ».
31:49On se retrouve dans quelques instants.
31:57Dernière ligne droite, « Des vraies voix font parler la France en direct de Bordeaux depuis le tabac Saint-Germain
32:04dans le quartier Amédée-Saint-Germain ».
32:06On est entouré de plein d'entrepreneurs.
32:08Ça fait tout de l'informatique, du buraliste, de l'agent de voyage.
32:11Ils sont venus nombreux.
32:12Et il y a un sujet dont vous vouliez parler, Laurent, et vous vouliez tous en parler.
32:16C'est le problème des impôts locaux, notamment la quantisation faussière des entreprises.
32:21Et vous, vous avez eu une très mauvaise surprise.
32:23Alors oui, moi j'ai effectivement eu une très mauvaise surprise puisque mon commerce a été reclassifié.
32:27Il y avait une erreur de classification.
32:29Donc en fait, ça remit dans la norme.
32:31Mais pour le coup, j'ai eu un fois deux et demi puisque ma CFE passait d'un montant d
32:36'environ 1400 euros à plus de 5000 euros.
32:38Ah oui, ça fait mal.
32:39Bon, alors je ne suis pas le seul commerçant dans ce cas-là.
32:42Je suis en train d'essayer de réunir les commerçants concernés.
32:44Mais alors, quand j'ai fait des réclamations, etc., j'ai compris cette histoire de classification.
32:50Mais j'ai alerté aussi la présidente de Bordeaux Métropole qui trouvait ça anormal, effectivement.
32:57Et qui m'a annoncé qu'on allait avoir une rétroactivité sur deux dernières années.
33:03Donc deux fois 5000.
33:04Donc deux fois 5000, je vais me prendre 10 000 euros dans les prochains mois.
33:08Donc je ne sais pas comment je vais payer ça, déjà.
33:11Et puis, ça serait bien quand même que certains élus réagissent par rapport à ça.
33:16J'ai alerté la mairie, mais de toute façon, on m'a renvoyé vers Bordeaux Métropole.
33:19Moi, de toute façon, je paye ma CFE.
33:21J'ai toujours mes travaux en face.
33:25Et j'ai quoi comme contrepartie à ma CFE, quoi ?
33:28C'est fou.
33:29C'est un problème, la CFE ?
33:30Même dans les petits villages, à Martillac ?
33:32Alors, nous, les commerçants de presse, on n'est pas concernés si on fait suffisamment de presse.
33:40Mais effectivement, on rejoint nos collègues.
33:45Enfin, on a quand même beaucoup de buralistes qui ne font pas de presse.
33:48Et qui, effectivement, ont pris des grosses claques sur la CFE.
33:53Notamment, Rive Droite, il y a un gros, gros sujet sur ça.
33:56Sur ce sujet.
33:57Stéphane, c'est un problème, la CFE ?
33:58Parce que quand on entend le montant, je veux dire, il y a quelques semaines,
34:02il y a eu une boutique de lingerie à Strasbourg qui nous avait appelé.
34:06Elle nous a dit qu'elle prenait 6 000 euros par an pour une toute petite boutique.
34:10Et elle dit, c'est quand même dingue.
34:12Et c'est vrai que là, quand on entend ça, c'est dingue.
34:14Moi, ma boutique a fait 60 mètres carrés.
34:16Oui, c'était à peu près la taille de sa boutique aussi.
34:19Alors, le problème, c'est qu'effectivement, la CFE, elle est calculée sur différents critères.
34:24Il y a la surface et il y a aussi le chiffre d'affaires.
34:26Alors, quand on est une petite entreprise de logiciels comme nous,
34:30ce n'est plus un problème quand on fait suffisamment de chiffres.
34:32Le problème, il est quand vous démarrez.
34:34C'est-à-dire qu'il y a un seuil.
34:35Et même si vous faites 10 000 euros de chiffre d'affaires en année,
34:38parce que c'est la première ou la deuxième année,
34:39la CFE, c'est 10% quasiment.
34:42Donc, c'est complètement aussi farfelu.
34:44Vous commencez votre activité et puis vous payez 1 000 balles de CFE,
34:48alors que vous n'avez pas pris de revenus.
34:51Après, quand on croit, c'est moins un problème.
34:52C'est proportionnel.
34:54C'est un problème quand on a notamment un restaurant ?
34:58Alors, effectivement, comme tous nos intervenants ici,
35:05c'est une problématique réelle,
35:12à laquelle il ne faut jamais oublier que vient s'ajouter,
35:15quand on a la propriété de ces murs, par exemple,
35:18la taxe foncière, etc.
35:21Et la taxe foncière est très élevée pour les entreprises en général ?
35:24Très élevée, effectivement.
35:27Vient s'ajouter aussi, évidemment, le coût de la masse salariale.
35:30Parce que quand on a notamment là 6 ou 8 salariés,
35:39moi, vous voyez, il y a un an, j'avais 8 salariés.
35:42Mais je viens d'en perdre 4, tout simplement,
35:45parce qu'effectivement, je reviens sur ce que je disais en début d'intervention,
35:50le chiffre d'affaires, la fréquentation de clients sont forcément en baisse.
35:54Donc derrière, c'est un cercle vicieux.
35:56Donc on se retrouve effectivement avec des coûts de masse salariale importants.
36:00Donc on est obligé, effectivement, de se séparer de gens.
36:05Et c'est des gens qui vont effectivement se retrouver chez France Travail.
36:10Donc derrière, on voit bien que le coût d'une imposition forte
36:15engendre, évidemment, un cercle vicieux.
36:20Comme disait Chirac en 1995, même s'il a fait le contraire,
36:23trop d'impôts tue l'impôt.
36:24Exactement.
36:25Et là, aujourd'hui, on le vit, mais on le vit vraiment.
36:28Alfonso, même problématique, la CFE, c'est un gros souci ?
36:31Non, moi, je ne paye pas la CFE,
36:34parce que j'ai plus de 100 mètres linéaires développés de presse.
36:38D'accord.
36:38Et en tant que vendeur de presse, on n'a pas la CFE.
36:41Mais ce n'est pas parce qu'on ne l'a pas que c'est simple.
36:45Parce que pour ne pas l'avoir, c'est un combat.
36:48Ce n'est même pas...
36:48Oui, c'est une bagarre, quoi.
36:50C'est deux tonnes de papier, c'est des justificatifs.
36:53C'est si, il faut demander à son vendeur de...
36:55Enfin, c'est... voilà.
36:57Cerdar, la bureaucratie et les impôts,
37:02c'est une récrimination des buralistes en général ?
37:06C'est difficile, c'est difficile et c'est même pénible.
37:09Parce que...
37:10Pourtant, il y avait eu le choc de simplification, je crois, il y a quelques années.
37:13Oui, c'est toujours très compliqué.
37:14C'est comme l'Arlésienne, on en parle toujours, mais on ne la voit jamais.
37:17Vous savez, on a créé plusieurs processus d'accompagnement,
37:21plusieurs sujets qui font qu'aujourd'hui,
37:23même quand on veut demander quelque chose,
37:25eh bien, il y a une multitude d'étapes.
37:27Donc nous, à la Confédération, on arrive à les accompagner
37:29pour pouvoir trouver des solutions.
37:31Mais c'est inspirant, ce qu'il vient de dire Alfonso,
37:33parce que développer la presse chez lui
37:36pour être exonéré de CFE,
37:37ça me donne de l'inspiration.
37:39Vous savez, je dirais que le buraliste et le commerçant,
37:42il n'a pas payé les pots cassés des décisions
37:44qui nous font du tort aujourd'hui dans nos commerces.
37:46On paye des impôts, on paye une sécurité,
37:49la sécurité existe dans la rue,
37:50on paye la CFE,
37:52le trafic, lui, il continue,
37:53mais ce trafiquant, il en paye des impôts ?
37:55Il en paye cette fiscalité perdue ?
37:57Eh bien non.
37:58Je pense qu'aujourd'hui, on a des commerçants engagés
37:59qui sont sérieux et qui ont non ras-le-bol.
38:01Et à un moment donné, en fait, il faut ouvrir les yeux
38:04et baisser nos charges pour qu'on puisse avancer dans le commerce.
38:06Il nous reste à peine 5 minutes avec vous.
38:08Si vous étiez maire de n'importe quelle ville,
38:11ou même président, pourquoi pas, de la République,
38:14et que vous vouliez prendre une mesure,
38:16je vais utiliser un néologisme entrepreneur-friendly,
38:19comme on dit, qu'est-ce que vous auriez comme idée ?
38:21Est-ce que quelqu'un aurait une idée ?
38:23Cerdar ?
38:24Choisir le commerce de proximité,
38:26c'est-à-dire exonérer quelques taxations
38:29pour donner des moyens
38:30et les accompagner dans leur transformation ?
38:32Jean, une mesure qui serait bonne pour les entrepreneurs ?
38:34Oui, je rejoins Cerdar.
38:36Effectivement, le commerce de proximité,
38:39aujourd'hui, est essentiel pour la vie en société,
38:46et pour l'aménagement urbain,
38:48et l'aménagement du territoire.
38:49Et peut-être qu'effectivement,
38:50si on avait plus de services de proximité,
38:53plus de liens sociaux,
38:56dans quelle que soit notre ville,
38:59la taille de notre ville,
39:00ou de notre village,
39:03il y aurait peut-être un peu moins de violence dans la société,
39:06il y aurait peut-être un peu moins d'agressivité,
39:09puisque cette agressivité, nous,
39:10on l'a vu au quotidien.
39:11Voilà.
39:12Donc, oui, si j'avais un vœu à faire,
39:14ce serait...
39:15Favoriser le commerce de proximité.
39:16Absolument.
39:17Laurent ?
39:17Moi, ça serait stop à l'écologie punitive.
39:21Oui.
39:21Il faut que tout le monde puisse trouver sa place,
39:24et cette écologie punitive empêche,
39:26nous prive de flux de clients,
39:29et nous empêche de travailler.
39:31Mais alors,
39:32je vous donnerai la parole à la fin,
39:33vous avez une chose très amusante à nous dire.
39:35Qu'est-ce que vous auriez, Alfonso ?
39:37Moi, j'ai mon collègue qui me l'a ôté des mots de la bouche,
39:41parce que c'est vrai qu'on paye vraiment beaucoup,
39:45enfin, moi, je parle pour moi, en tout cas,
39:47beaucoup à Bordeaux,
39:48des problèmes qu'ont les commerçants
39:51sont dus à cette écologie punitive.
39:53Voilà.
39:53On empêche les voitures de rentrer,
39:55on supprime les places de parking,
39:57et ça, c'est...
39:58Voilà.
39:59Et sans aucune concertation.
40:01Sans aucune concertation.
40:03Vrai sujet.
40:03Mélanie, dans un petit village,
40:04l'approche est un peu différente.
40:06Oui, mais pour autant,
40:07moi, je conseillerais aux politiques
40:09de faire de la proximité,
40:11de nous écouter.
40:12Aujourd'hui, le sentiment d'entrepreneur...
40:14La vérité vient du terrain,
40:15que ce soit pour les entrepreneurs,
40:17ou pour les enseignants,
40:18ou pour les militaires,
40:18ou pour tout le monde.
40:19Aujourd'hui, en tant qu'entrepreneur,
40:21j'ai l'impression qu'on nous punit de travailler.
40:24Que toutes les décisions sont faites
40:26pour nous punir de travailler.
40:27Et qu'on est presque les cibles privilégiées
40:31quand il faut trouver des impôts,
40:34quand il faut payer,
40:35quand il faut trouver de l'argent.
40:36Mais c'est forcément sur nous
40:37que ça tombe.
40:38Au bout d'un moment,
40:38on ne sera plus là.
40:40Parce que ce sont des emplois
40:41qui s'en vont,
40:42ce sont des chiffres d'affaires
40:43qui s'effondrent.
40:44Et on ne sera plus là.
40:45Il faudra trouver d'autres personnes
40:48pour payer tout ça.
40:49Et pour créer de la richesse.
40:50Nous laisser de l'oxygène
40:52et ouvrir les yeux,
40:54on a notre rôle à jouer.
40:58Ce n'est pas qu'on ne veut pas payer d'impôts,
40:59mais arrêter de tout le temps nous taper dessus.
41:02Stéphane ?
41:03Oui, alors j'habite le centre-ville de Bordeaux.
41:06Et comme je vous le disais,
41:07je ne suis pas commerçant,
41:08j'ai une petite entreprise de logiciels.
41:10Donc mon point de vue n'est pas tout à fait le même.
41:13Il y a peu de décisions
41:14qui puissent être prises par la mairie
41:15et qui vont nous impacter.
41:16Et nous, notre grosse contrainte,
41:17c'est vraiment,
41:18il y a bien sûr les charges sociales,
41:21mais surtout les contraintes administratives
41:23et réglementaires.
41:25J'habite le centre-ville
41:26et je suis très content par contre,
41:28et je suis désolé pour tous ces commerçants,
41:29d'avoir beaucoup plus d'arbres.
41:31Je crois qu'il y a 70 000 arbres
41:32qui ont été plantés à Bordeaux
41:33et je crois que c'était un gros souci de la ville
41:35qui était une ville extrêmement minérale.
41:37Et cette verdure nous fait beaucoup de bien.
41:40Donc je crois que je vais me faire lapider
41:41à coup de...
41:42Ah non, non, non, on parle vrai,
41:43mais on est courtois sur ce radio.
41:46Non mais ça n'empêche pas
41:47de mettre des arbres avec du bon sens.
41:48Oui, après on peut y avoir sans doute,
41:50il y a des arbitrages
41:51qui doivent être faits, mais voilà.
41:53Eh bien écoutez,
41:54merci beaucoup à vous tous,
41:55merci à notre hôte Alfonso
41:57de nous avoir si bien reçus,
41:58Alfonso Camarero, tout le meilleur.
42:00Merci à vous,
42:01merci à toutes les personnes
42:03qui sont venues,
42:03merci Serdar,
42:04merci Jean,
42:05merci Laurent,
42:06merci Mélanie,
42:08merci Mélanie,
42:09merci Jean.
42:09On a remercié tout le monde là,
42:10c'est bon.
42:11Merci...
42:11Alors, suite à cette première tournée
42:13chez les Buralistes,
42:14je voudrais impérativement remercier
42:16tous les Buralistes
42:17qui nous ont reçus
42:18ou qui sont venus
42:19de Aubagne jusqu'à Bordeaux,
42:22en passant par Thaïran,
42:24à côté de Montpellier,
42:25en passant par Toulouse,
42:27en passant par Foulerone.
42:29Merci également à François Louis
42:31qui a fait la technique
42:32de manière remarquable,
42:33merci à la technique à Paris,
42:35Arthur pour la formation,
42:36Pedro,
42:37Mickaël,
42:37merci à Anne-Lise
42:38du support qu'elle a eu,
42:41Anne-Lise Ekman
42:42de Sud Radio,
42:42merci à Maxime,
42:43toujours à la réalisation,
42:45aux standards,
42:46Zach et Aude.
42:47Un dernier mot,
42:48Serdar Kaya ?
42:49Juste vous dire merci
42:50et vous êtes les bienvenus
42:51chez les Buralistes
42:52à tout moment,
42:53donc à renouveler,
42:55évidemment,
42:55cher Philippe,
42:56si vous le souhaitez.
42:57Avec immense plaisir,
42:58le message est passé
42:58à Patrick Roger.
42:59Et peut-être venir
43:00dans le nord de la France
43:01cette fois-ci.
43:01Avec grand plaisir,
43:02parce qu'au nord,
43:04on mange bien aussi.
43:05Complètement.
43:06Allez,
43:07tout de suite,
43:07vous allez retrouver
43:08le rugby avec nous,
43:10Daniel Herriro
43:11et Cyprien Béthou.
43:12Salut les gars.
43:13Salut Philippe,
43:14en effet,
43:15on est prêt avec Daniel
43:16à vous accueillir
43:17à la radio libre
43:18avec Daniel Herriro,
43:19évidemment,
43:19au 0 826 300 300.
43:22Prêt Daniel ?
43:23En forme,
43:24dans les starting blocks,
43:25je dirais même mieux,
43:26pétillant,
43:26enfin, prêt.
43:27Il a l'œil vif
43:28avant le crunch,
43:29évidemment,
43:30à suivre ce samedi
43:31sur Sud Radio.
43:31c'est demain.
43:33Le France-Angleterre,
43:34c'est demain.
43:35Ça nous laisse en question
43:35où je fais les épaules,
43:36là ?
43:36On gagne le tournoi demain
43:39à défaut de Grand-Chelème ?
43:41Je n'ai pas entendu pas.
43:42On gagne le tournoi ou pas ?
43:44Je dirais que l'hypothèse
43:45est recevable,
43:46mais qu'elle n'est quand même
43:46pas absolument certaine.
43:47Non, mais la semaine dernière,
43:48on a fait semblant
43:49de se préparer pour l'Angleterre
43:50alors qu'on allait jouer
43:51contre les Écossais
43:52et on a mangé
43:52comme des bêtes.
43:53On s'est fait tabasser,
43:55dévastés par une équipe
43:56d'Écosse superbe et sublime.
43:58Là, restons évidemment
43:59un peu,
43:59non pas sur la prudence,
44:01tout au moins sur,
44:02même pas sur la analyse sécuritaire,
44:04mais si on analyse
44:05objectivement
44:05les indicateurs
44:07des deux équipes
44:08sur ce match,
44:08on peut penser
44:09que les Français
44:09n'ont pas encore.
44:12Eh bien, on va en parler
44:13tout de suite
44:14avec la spéciale rugby
44:16avec Daniel Herrero
44:17et Cyprien Béthou
44:18et l'équipe rugby.
44:19Nous, on vous embrasse,
44:20on se retrouve avec
44:20les vrais voix
44:21lundi 17h
44:22avec Cécile de Ménibus.
44:24Sud Radio.
44:25Sud Radio.
44:25Parlons vrai.
44:26Parlons vrai.
44:27Sud Radio.
44:27Parlons vrai.
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