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##VV_TOUR-2026-07-10##

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Transcription
00:0017h20, Frédéric Brindel.
00:02Et à 19h, nous faisons le point Tour de France avec nos invités et toutes ces questions que vous vous
00:10posez.
00:10Comment font-ils sous cette canicule ? Comment font-ils ces sprinters à chaque fois pour s'expliquer entre meilleurs
00:16à Bordeaux aujourd'hui ?
00:18Oui, Bordeaux recevait le Tour de France.
00:20Pour en parler, notre consultant ambassadeur Century 21 sur ce Tour de France, Samuel Dumoulin.
00:27Bonsoir Sam.
00:29Salut Fred, bonsoir à tous, à toutes.
00:31Vous auriez aimé gagner à Bordeaux, vous qui alliez assez vite au sprint.
00:37Oui, assez vite, mais vu l'emballage final qu'il y a eu aujourd'hui, j'aurais eu du mal.
00:41Oui, là aujourd'hui c'était vraiment les puristes.
00:44Alors lui a été votre patron, celui qui vous a permis aussi de devenir l'un de nos grands champions.
00:52Il l'a permis à tant de champions depuis plus de 20 ans.
00:55C'est une des légendes du cyclisme.
00:58Vincent Lavenu, notre grand témoin de ce soir.
01:02Bonsoir Vincent.
01:05Bonsoir Frédéric, bonsoir à tous.
01:07Alors Vincent, on va déjà donner des nouvelles de vous parce qu'on voit un certain Paul Sexas briller dans
01:15cette équipe Décathlon CMA-CGM qui est l'émanation de cette structure que vous avez créée, que vous avez mis
01:22en place avec Romain Bardet.
01:25Vous avez obtenu des podiums avec Jean-Christophe Perrault.
01:28Et vous êtes aujourd'hui donc sur un autre projet, Ma Petite Entreprise avec les filles, équipe professionnelle, c'est
01:35ça ?
01:37C'est exactement ça.
01:38Oui, j'accompagne une équipe psychiste professionnelle qui s'appelle Ma Petite Entreprise.
01:41Où vous avez réuni plusieurs sponsors.
01:44Alors on a fait une émission spéciale sur Sud Radio d'ailleurs, dans Champion du Sport au Business.
01:48Mais vous nous rappelez brièvement combien de sponsors, le concept ?
01:53Le concept c'est de permettre justement à des petites entreprises, des TPE, des PME, des ETI de rejoindre le
02:01collectif d'une équipe cycliste professionnelle avec un engagement financier certes tout à fait abordable.
02:08On a aujourd'hui à peu près 500 entreprises qui nous supportent, qui nous encouragent, qui nous accompagnent pour mettre
02:14en forme cette équipe.
02:16Aujourd'hui, cette équipe comporte 10 athlètes de haut niveau.
02:20On a eu très très bons résultats ces derniers temps.
02:22Notamment, on a remporté le titre de Champion de France de Contre la Monte Professionnelle.
02:25C'était une très belle réussite et on va participer au Tour de France Féminin très bientôt.
02:29Et voilà, c'est ça la bonne nouvelle.
02:31Parce que vous savez, Vincent Lavenu, depuis plus de 30 ans même, je dirais, part sur des projets incroyables.
02:38Il invente des choses et ça marche, on ne sait pas comment.
02:41Et juste une autre question avant d'entrer tout de suite sur l'étape avec Samuel Dumoulin.
02:46Vincent Lavenu, au niveau de santé, tout va bien ?
02:48Il y a eu une petite intervention chirurgicale ?
02:50Vous êtes en pleine forme, un peu affaibli bien sûr, mais tout va bien ?
02:54Oui, c'est une petite hernie à réparer.
02:58Donc voilà, il y a deux jours, ça va.
03:00On est solide, on tient le choc.
03:01Bon, donc je le dis, si vous nous regardez sur la chaîne YouTube, c'est vrai,
03:05notre Vincent est un peu amégré, mais il est en pleine forme.
03:07Et s'il n'est pas sur le Tour de France, c'est aussi parce qu'il se soigne.
03:10Voilà, Samuel Dumoulin, on va revenir sur cette étape du jour et écouter le vainqueur.
03:17Tim Merlire, qui est un des meilleurs sprinters au monde,
03:20coureur belge de l'équipe Soudal Quick-Step.
03:23Et on explique tout ça avec vous, Samuel.
03:25Tim Merlire.
03:26Pendant l'étape, j'étais un peu perdu, c'est emberte.
03:29Moi, je vais occuper parler avec lui.
03:33Mais le travail d'équipe, c'était extraordinaire aujourd'hui.
03:37Ils ont mis moi et Jasper en bonne position.
03:40Les derniers 8 kilomètres, 5 kilomètres même, je pense.
03:45Là, j'avais un peu perdu Jasper.
03:48Mais j'ai essayé d'aller plus vite de nouveau dans sa roue.
03:52Et son travail, c'était parfait, bien protégé, resté calme.
03:57Un grand merci à Jasper.
03:58Alors, voilà avec l'accent qu'on adore, un accent flamand.
04:03Réponse en français de Tim Merlire, qui s'est donc imposé devant
04:06Waringschold, Guirmaï, Kanter, Philipsen, un autre belge.
04:10Il n'y a pas de français, mais on s'y attendait.
04:12Alors, quand Tim Merlire parle de Jasper, en reprenant l'accent,
04:17c'est Jasper Stuyven, qui sont coéquipiers,
04:20expliquez-nous, Samuel Dumoulin, en quoi le travail d'équipe
04:24peut faire la différence sur un final comme aujourd'hui à Bordeaux.
04:28C'est un petit peu obligatoire de bénéficier de coéquipiers
04:33pour pouvoir remonter sans prendre le vent,
04:36pour pouvoir être plus relax.
04:39Si on fait confiance vraiment à ses équipiers et à son lanceur,
04:43par exemple, on avait Marc Cavendish,
04:46qui avait une grande confiance en Marc Renshaw,
04:48et il savait qu'il allait toujours le déposer au bon moment,
04:52dans le bon timing.
04:54Mais moi, ce que je remarque chez Merlire,
04:56c'est qu'il arrive quand même à avoir des sprints un petit peu différents.
05:00Parfois, il lance de très loin, à 300 mètres,
05:02et là, il s'est dégagé un petit peu au dernier moment.
05:04Ce qui fait que c'est un des deux meilleurs mondiaux, je pense,
05:09trois meilleurs mondiaux, peut-être, avec Jonathan Milan.
05:11C'est vraiment cette capacité à être polyvalent dans ses sprints.
05:15Et oui, et à travers ce rôle de ce qu'on appelle le poisson pilote,
05:19en fait, la confiance, c'est qu'on sait qu'en suivant exactement à l'abri du vent,
05:24où on fait 40% d'efforts en moins,
05:26celui en qui on a entièrement confiance,
05:28il est censé nous amener au bon endroit.
05:30C'est pratiquement du tandem, finalement.
05:32Vincent Lavenu, quand on construit une équipe avec un sprinteur,
05:37on est obligé de lui allouer des coureurs spécifiques pour lui ?
05:43Oui, oui, bien sûr.
05:44Les grands sprinteurs se dotent d'un train très spécialisé,
05:49très technique, très pointu.
05:51Là, en l'occurrence, Tim Merlier n'a plus son poisson pilote,
05:55son dernier lanceur, puisqu'il est tombé.
05:57Il l'a abandonné.
05:58Oui, Van Lennbergue, voilà.
06:01Voilà, par contre, il est à son service,
06:04effectivement, Jasper Suen, qui fait un très, très bon travail.
06:07On a pu le voir, d'ailleurs, lors du Giro.
06:09Il a déposé plusieurs fois Paul Manier à la perfection.
06:12Donc, aujourd'hui, les grosses équipes qui sont dotées de grands sprinteurs
06:16sont obligatoirement dotées de belles structures pour pouvoir emmener
06:20ce qu'on appelle un train, avec des coureurs qui interviennent déjà à 4-5 km,
06:25d'autres à 2 km, d'autres à 1 km.
06:28Et puis, le lanceur, vraiment, le lanceur se lance à 400-500 mètres
06:31pour déposer le coureur à peu près à 150-200 mètres de l'arrivée.
06:35Bon, alors, aujourd'hui, Samuel Dumoulin,
06:37vous étiez bien sûr, comme chaque jour, avec Century 21 sur l'étape.
06:40Est-ce que vous nous confirmez qu'il n'y avait aucune possibilité de s'échapper,
06:46vu comment la route entre Ajetmo et Bordeaux était structurée ?
06:52S'échapper aussi, c'était possible.
06:54On l'a vu avec les deux coureurs à l'avant qui ont fait honneur à la course.
06:58Après, de venir décrocher un résultat en échappé, c'est évident que c'était tout plat, tout droit.
07:05On était toujours un peu en ligne de mire du peloton.
07:10D'ailleurs, c'est pour ça qu'on a vu que l'écart n'est jamais vraiment monté.
07:12C'était facile à contrôler.
07:15Mais voilà, il faut quand même saluer la témérité de ces deux coureurs,
07:19dont le français Weistrofer, qui s'est porté à l'avant pour la seconde fois.
07:24Mais c'est évident qu'en plus, les conditions, elles étaient très chaudes.
07:28Il n'y avait peu de vent, donc il n'y avait vraiment aucune possibilité.
07:31Vous avez parlé de Baptiste Weistrofer.
07:34Justement, nous allons y revenir dans un instant.
07:36Avec vous, Vincent Lavenu, et vous, Samuel Dumoulin.
07:39Tout le monde le savait, à Bordeaux, c'est pour les sprinters.
07:43Ils se sont quand même échappés.
07:45Quel était l'intérêt ?
07:46Oui, il y en avait.
07:47On vous dit tout dans un instant, avec tous les petits secrets du Tour de France.
07:51Avec Vincent Lavenu, et Samuel Dumoulin.
07:54A tout de suite.
07:5617h20, les vraies voix sud-radio Brunel.
07:59Ils sont arrivés à Bordeaux pour la 82e fois de l'histoire du Tour de France aujourd'hui.
08:05Et à chaque fois, enfin pratiquement à chaque fois,
08:08une légende du sprint s'impose.
08:11Aujourd'hui, c'était au Tour du Belge, Tim Merlire.
08:14Quatrième étape gagnée pour lui sur le Tour de France.
08:17Il bat Warren Scholl, Guirmay, Kanter et Philippe Seine dans leur pas de changement au classement général.
08:23On décortique tout cela avec notre consultant,
08:26Samuel Dumoulin, ambassadeur Century 21 sur le Tour de France.
08:29Et puis avec la légende, celui qui a construit, formaté,
08:33tant d'équipes, tant de champions,
08:35et qui lui-même a fait le Tour de France en tant que coureur,
08:37Vincent Lavenu.
08:39Alors, messieurs, nous parlions de cet échappé du jour,
08:42qui était condamné avant même de partir,
08:44mais qui a eu le mérite d'exister.
08:46Baptiste Weich-Troffer.
08:47Pour la deuxième fois, il s'est lancé dans ce genre d'aventure.
08:51Là, cette fois-ci, il n'était pas seul, comme avant-hier.
08:53Il était accompagné du Tchèque Jakub Otrouba.
08:57Ils ont été repris à 17 kilomètres de l'arrivée.
09:00Écoutez Baptiste Weich-Troffer.
09:02Non, j'étais bien accompagné.
09:03Déjà, j'ai été accompagné aujourd'hui.
09:05Après, dommage qu'on ne laisse qu'une minute.
09:07Du coup, on gère un peu, mais voilà, c'est le Tour.
09:10Comme j'ai dit, c'est une chance d'être ici.
09:12Et j'ai eu le même sentiment aujourd'hui de faire honneur à la course,
09:15faire honneur à mon équipe.
09:17Moi, ce qui me rend heureux, c'est la progression.
09:19Ce n'est pas forcément le résultat en soi.
09:21Ce qui me rend heureux, c'est de savoir d'où je viens
09:23et là où je vais.
09:24C'est ça qui me rend heureux.
09:25Alors voilà, il y a une approche philosophique.
09:28Et là-dessus, je veux vous interroger, Samuel Dumoulin,
09:32et vous, Vincent Lavenu.
09:33Samuel, déjà.
09:34Alors, il y a une chose évidente.
09:36Ça fait deux fois qu'on parle de Baptiste Weich-Troffer
09:38sur l'antenne de Sud Radio.
09:40Peu de gens le connaissaient avant.
09:43Évidemment, c'est le but du jeu aussi, ce genre d'échapper.
09:48Samuel.
09:48Oui, évidemment.
09:49Quand on voit déjà Baptiste Weich-Troffer,
09:52ça fait vraiment que trois ans qu'il fait du vélo.
09:54Si je ne m'abuse, avant, il était plutôt triathlète.
09:57Eh oui.
09:58Il arrive là grâce à ses capacités physiques quand même assez hors normes de baroudeur.
10:05On le voit un petit peu moins maintenant.
10:07C'est vrai que c'est quelque chose qui s'est un petit peu perdu dans le cyclisme moderne
10:11avec toutes les tactiques très ciblées et précises qui sont mises en place.
10:16Mais oui, il participe au Tour de France.
10:19Il a envie de se faire plaisir.
10:20C'est dans ses capacités.
10:22Et puis, il ne faut pas oublier aussi qu'au début du Tour de France,
10:25il a attendu de nombreuses fois son sprinter.
10:28Ah oui, son leader, Arnaud Delis.
10:31Il s'est déjà fait des rallies tout seul pour essayer de le garder en course.
10:35Donc, ça montre vraiment quand même les capacités physiques de récupération
10:40et puis la force aussi qu'il met dans ses échappées.
10:43Et vous parliez de cette possibilité de se mettre à l'abri derrière ses coéquipiers.
10:48En fait, Baptiste Weich-Troffer est celui qui a passé le plus de temps sans être à l'abri
10:52depuis le début du Tour de France.
10:54Et ça, c'est considérable.
10:56Et bravo à Baptiste Weich-Troffer.
10:58Vous disiez, spécialiste de ce genre, c'est-à-dire que physiquement, il est très puissant.
11:03C'est ça, Samuel ?
11:05Oui, on voit que c'est un gabarit solide.
11:08Il a encore un peu ses épaules, je pense, des triathlètes, des nageurs qui donnent de la carrure.
11:15Mais ça fait plaisir de voir des combattants comme ça,
11:18surtout sur des étapes qu'on sait sur le papier qui vont être ennuyeuses.
11:22Oui, parce qu'évidemment, dans le Tourmalet, on l'a vu, il ne peut pas peser
11:26parce que du coup, rapport poids-puissance, il n'a aucune chance.
11:29Vincent l'a vu.
11:30Il n'y a personne qui peut peser.
11:31Oui, en plus.
11:33Oui, ça, c'est encore autre chose.
11:34Mais on va dire, dans les 20 premiers du Général,
11:36où on a, je le rappelle, donc pas de changement aujourd'hui.
11:39Toujours Léni Martinez et toujours Paul Sexas qui sont parmi le top 10.
11:44Alors, Vincent l'a venu.
11:45Vous avez construit des équipes.
11:46Alors, au début, vos équipes, c'était des petites équipes
11:49où la seule façon d'exister, c'était justement de partir dans des échappées
11:54où au moins on parlait un peu de vous.
11:55Puis après, vous avez à la tête des équipes de leaders
11:58où, là, notamment Romain Bardet,
12:01où il était question de cadenasser la course.
12:03Suivant l'équipe à laquelle on appartient,
12:05on peut plus ou moins se lancer dans ce genre d'échappées,
12:09condamnées d'avance ?
12:12Oui, oui, bien évidemment.
12:13Ça dépend des structurations des équipes.
12:15Quand une équipe vient pour jouer le classement général,
12:17elle est concentrée autour de son leader.
12:20Voilà.
12:20Et chacun doit faire sa tâche pour faire en sorte
12:23que le leader dépense le moins d'énergie possible.
12:26Et d'autres équipes qui n'ont pas forcément de points forts,
12:29qui n'ont pas les meilleurs swimmers du monde
12:30ou les meilleurs coureurs du classement général,
12:32peuvent se permettre justement de se lancer
12:34dans des opérations un peu, on va dire, osées.
12:37Alors là, cette étape-là, évidemment,
12:39est très, très particulière
12:40parce que l'arrivée à Bordeaux, c'est très bien.
12:43Traverser les Landes, c'est tout plat.
12:45Voilà.
12:45Pour dire un petit mot sur Baptiste,
12:47moi, je le connais bien
12:47parce que quand j'étais encore aux affaires
12:49à la tête de l'équipe à G2R,
12:51Baptiste Bethofer faisait partie
12:53de notre équipe développement.
12:55Voilà.
12:56Donc, par la suite,
12:57l'équipe ne l'a pas conservé.
12:58Il a trouvé un refuge ailleurs.
13:01Et moi, j'adore ce garçon, cette philosophie.
13:03C'est un garçon moderne
13:04mais qui fonctionne aussi un petit peu à l'ancienne.
13:06On voit qu'il aime l'effort,
13:08qu'il aime l'effort physique
13:08et qu'il est généreux.
13:10Voilà.
13:10Je pense que c'est un garçon
13:11qui est en train de se faire connaître
13:12et qui a démontré au travers
13:14de ses randonnées, là, à l'avant,
13:18qu'il avait une puissance assez exceptionnelle.
13:20Donc, ça ne m'étonnerait pas
13:20que d'ici un an ou deux,
13:22de grosses équipes fassent appel à lui.
13:25Il sera capable de rouler
13:26en tête de peloton
13:27pour défendre un maillot.
13:28Donc, je vois bien intégrer
13:29une grande, grande équipe
13:30d'ici quelques temps.
13:31Ah, ça sert à ça, finalement, aussi.
13:33C'est-à-dire se faire découvrir
13:35par les autres équipes.
13:36Alors, par le grand public,
13:37on vient de le dire,
13:38on a tout dit là-dessus,
13:39mais on imagine que Tadej Pogacar,
13:41qui a besoin de ces coureurs
13:42qui sont capables de rouler,
13:44de tenir tout un peloton
13:45en allure
13:47pendant des centaines de kilomètres,
13:49peut s'appuyer, effectivement,
13:50sur un coureur
13:51comme celui-là.
13:52Alors, justement, messieurs,
13:53et vous qui nous écoutez,
13:54vous êtes nombreux à nous poser
13:56des questions Sud Radio.
13:58Pogacar, intouchable, incroyable.
14:01Aujourd'hui, il a pu se reposer.
14:03Écoutez-le.
14:04Comme toujours,
14:05ces interviews
14:05que nous avons récupérées
14:07auprès de nos confrères
14:10de France Télévisions,
14:11évidemment,
14:11qu'on remercie
14:12au micro de France Télévisions.
14:13Donc, Tadej Pogacar.
14:14C'est vrai,
14:16c'était un peu
14:18une journée
14:18de transition,
14:19de repos.
14:20Ce n'est pas vraiment
14:20tout à fait
14:21de repos sur le vélo,
14:22mais c'était quand même
14:23important
14:24de se rapprécier,
14:25de ne pas monter
14:26en température.
14:27Il fait vraiment
14:27très très chaud.
14:28À la fin,
14:29vraiment,
14:29j'étais content
14:32que la journée
14:33soit plus calme,
14:34qu'on puisse se remettre
14:34d'hier
14:35et ça me va.
14:36Vous vous attendez
14:36au même type d'étape
14:37demain ?
14:39Oui, j'espère.
14:40Vraiment, j'espère.
14:42Mais on ne sait jamais.
14:45Tout peut se passer.
14:47Et j'espère que ce sera
14:48un peu comme aujourd'hui.
14:49Oui, demain,
14:50ce sera une étape
14:52100% d'Ordogne
14:53entre Périgueux
14:54et Bergerac
14:55chez notre autre consultant
14:57Pascal Chanteur.
14:59Bon, il y avait
15:00plus de 170 kilomètres
15:02aujourd'hui.
15:03Est-ce qu'expliquait
15:05à nos auditeurs
15:06Samuel Dumoulin
15:06la notion
15:08de aujourd'hui
15:08je me repose ?
15:09Est-ce que vraiment
15:10avec 175 kilomètres
15:13sous la canicule ?
15:14Pogacar
15:15s'est reposé
15:16aujourd'hui,
15:16Samuel ?
15:19Si on compare
15:21avec la quantité
15:22d'efforts,
15:23le nombre de calories
15:25dépensées hier,
15:26oui, c'est évident.
15:27Il faut savoir
15:27pour un cycliste
15:28professionnel
15:29entraîné en forme
15:31sur le Tour de France,
15:32rouler à 50 kilomètres
15:34par heure
15:34dans un peloton,
15:34il dépense
15:36vraiment peu d'énergie.
15:38et c'est pour ça
15:40qu'à comparer
15:40de la course intense
15:41avec un dénivelé
15:43de 4100 mètres
15:44hier
15:45et un dénivelé
15:46de 850 mètres
15:47aujourd'hui
15:48dans les roues
15:49aspirées,
15:51on peut dire
15:51vraiment que c'est
15:52presque plus facile
15:53qu'un entraînement.
15:54On a bien compris,
15:56alors cette histoire
15:56de dénivelé
15:58est très parlante,
16:0050 kilomètres
16:01heure dans un peloton,
16:02c'est tout simplement
16:03on ne sent rien
16:04parce qu'on est
16:05dans l'aspiration
16:06finalement,
16:07c'est ça ?
16:08Oui, tout à fait.
16:09Il faut savoir
16:10qu'il y a eu des études
16:11qui ont été menées
16:11notamment par un laboratoire
16:13en Hollande
16:14et le coureur
16:15qui roule
16:19par exemple
16:19à 54 kilomètres
16:20heure tout seul,
16:21il est à 100%.
16:22Le coureur
16:22qui est en tête
16:23du peloton,
16:24il est à peu près
16:24à 85%.
16:26Le coureur
16:27qui est dernier
16:27du peloton,
16:28il est à 5%.
16:29En fait,
16:30à 54 kilomètres
16:31heure,
16:31il développe
16:32l'énergie
16:32qu'il développerait
16:34sur le plat
16:35pour rouler
16:35tout seul
16:36à 15 kilomètres
16:37heure.
16:37C'est vrai
16:38qu'on ne comprend pas
16:39les spectateurs
16:41quand ils voient
16:42il a 10 minutes d'avance
16:43il s'est fait rattraper
16:44mais comment,
16:45pourquoi ?
16:46En fait,
16:46c'est de l'aérodynamique,
16:48c'est de la physique.
16:49Eh oui,
16:49eh oui,
16:50voilà.
16:50Mais c'est très important
16:51de rappeler tout cela
16:52parce que tout le monde
16:53se pose ses questions
16:54et au moins,
16:55là, il y a clairement
16:56des réponses.
16:56Vincent Lavenu,
16:58Tadej Pogacar,
17:00certes,
17:01est intouchable,
17:02derrière,
17:03vous qui avez eu l'œil
17:04sur Paul Sexas,
17:06vous l'avez vu grandir,
17:07est-ce que tout est possible,
17:09on va dire,
17:09de Vingegaard
17:10jusqu'à Leni Martinez
17:11en passant par
17:12Evenpool,
17:13Sexas,
17:14Scalmoseu et compagnie
17:15pour la deuxième,
17:16troisième place ?
17:18Oui,
17:19alors bon,
17:20on pense que dès
17:20la première étape
17:21de montagne,
17:22le classement général
17:22est définitif.
17:23Il faut rappeler
17:24quand même
17:24que le Tour de France,
17:25ça dure trois semaines,
17:27que même si Pogacar
17:30est une exception,
17:31même dans l'histoire
17:32du cyclisme,
17:33tout peut arriver
17:34à un moment donné,
17:35il est comme tout le monde,
17:36il peut avoir
17:38une faiblesse,
17:39une maladie,
17:40subir malheureusement
17:41une chute,
17:41voilà.
17:42Donc,
17:42ce n'est pas ce qu'on lui souhaite,
17:43évidemment,
17:43parce qu'il est tellement généreux,
17:45tellement fort,
17:46qu'il mérite
17:47de ce qui lui arrive.
17:48Et derrière,
17:49on sent que la fourchette
17:50s'est quand même resserrée.
17:51Hier,
17:51Vingegaard a souhaité
17:54mener la bataille
17:55contre Vingegaard,
17:56contre Pogacar,
17:57et finalement,
17:58on a bien vu
17:58que le groupe derrière,
18:00en s'entendant,
18:01était prêt à revenir.
18:02Donc,
18:03ça veut dire que derrière,
18:04tout reste ouvert.
18:05Je pense que Vingegaard
18:07reste le dauphin
18:08et le coureur
18:09le plus à même
18:10pour emporter
18:10cette deuxième place,
18:11mais derrière,
18:13toute une brochette
18:13de coureurs
18:14avec notamment Paul Sexas
18:15qui seront là,
18:16qui vont se batailler
18:17pour le podium
18:18et pourquoi pas
18:18pour cette deuxième place.
18:19Et ça reste très passionnant.
18:22Alors,
18:22vous savez que chaque jour,
18:24Antonin Durand
18:25va scruter le web.
18:27Bonsoir Antonin.
18:28Bonsoir Frédéric,
18:29bonsoir à tous.
18:29Et vous écoutez
18:30tout ce qui se dit,
18:31tout ce qui se fait,
18:32et toutes les réactions
18:33aussi de nos auditeurs
18:34de Sud Radio
18:35sur ce Tour de France.
18:37Exactement.
18:38Alors,
18:38allez-y,
18:39qu'avez-vous retenu aujourd'hui ?
18:41Ce que j'ai retenu aujourd'hui,
18:42c'est un peu comme hier,
18:43je ne sais pas si vous vous souvenez
18:44la blague de Laurent Fignon
18:46et Thibaut Pinot de la FFM.
18:47La Fédération Française
18:47de la Louse,
18:48c'est ça ?
18:49Exactement.
18:49Vous allez aussi aimer celle-ci,
18:50je vous laisse écouter.
18:51Est-ce que tu voudrais
18:52me lancer par exemple
18:54une bascule là ?
18:55Ah oui,
18:55alors attends,
18:55il faut que je la fasse
18:56comme Alex Pasteur.
18:58Et Marion,
18:59on vous retrouve
19:00dans quelques secondes
19:01sur France 2
19:01pour la bascule.
19:02A tout de suite.
19:04Et on est de retour
19:05sur France 2,
19:06attaque de Pogacar
19:07que vous avez raté,
19:07mais ce n'est pas grave,
19:08on va revoir le replay
19:09avec Marion et Laurent.
19:11La fameuse bascule France Télé.
19:13Oui,
19:13on passe de la 2 à la 3,
19:14de la 3 à la 2.
19:16Avec les commentateurs
19:17qu'on salue,
19:18évidemment.
19:19Et donc,
19:20cette fameuse bascule,
19:21elle coupe certains moments
19:22importants de la course.
19:24Et donc forcément,
19:24il n'en fallait pas plus
19:25pour que la FFL
19:26s'en empare.
19:27Et du coup,
19:27hier,
19:28sur les pentes du Tourmalet,
19:29les spectateurs ont eu le droit
19:30à une distribution
19:30des chars brodés.
19:31La bascule.
19:32Et donc,
19:33la rencontre France Télé-FFL
19:35a eu lieu.
19:36Il y a eu un bel hommage
19:36sur le plateau de Vélo-Club
19:37et tout le monde
19:38s'est retrouvé avec l'écharpe.
19:39Alors,
19:39à noter, Frédéric,
19:40qu'il ne faut pas non plus
19:41ait de mauvaise foi,
19:41il n'y a eu aucune mauvaise bascule
19:44remontée depuis le début
19:45du Tour de France.
19:45Oui,
19:45parce que Tadej Pogacar
19:47attend le bon moment,
19:47peut-être aussi.
19:48Il a pensé à tout.
19:49Donc,
19:50il a impressionné tout le monde,
19:51mais lui n'avait pas l'air
19:52si marqué après l'étape.
19:53On est d'accord.
19:53Exactement.
19:54Pas de sourire,
19:55presque dégoûté,
19:55on écoute son interview
19:56d'après-course.
19:59Je dirais que cette victoire
20:00fait partie de mon top 5.
20:01Ça m'a rappelé l'étape
20:02du Tourmalet en 2023
20:03lorsque je m'étais cassé la main.
20:04Oui,
20:05beaucoup de souvenirs
20:05me sont revenus.
20:06L'arrivée était assez similaire,
20:08mais cette victoire
20:08est vraiment incroyable.
20:09C'est clairement
20:10l'une des plus belles victoires
20:11et des plus savoureuses.
20:15On l'entend,
20:16c'est vrai qu'il ne semblait
20:17pas très marqué.
20:18une réaction classique.
20:19Et du coup,
20:20c'est cette attitude de Pogacar
20:21qui interroge les internautes.
20:22On ne sent pas tellement
20:23qu'il est heureux
20:23d'avoir écrasé la course
20:25à ses adversaires.
20:26Et en plus,
20:26ça ne correspond pas du tout
20:27à l'attitude qu'il a généralement
20:28sur le vélo et dans le peloton.
20:30Donc forcément,
20:30les critiques vont bon train
20:31dans les commentaires.
20:32Beaucoup disent même
20:33que le Tour n'a plus du tout d'intérêt.
20:34Bon, alors,
20:35il y a une séquence
20:36qui fait polémique, c'est ça ?
20:37Oui,
20:37le néerlandais de l'équipe
20:38Loto Intermarché Hubart
20:40a été rappelé à l'ordre
20:41par les commissaires hier
20:42de course
20:43alors qu'il était en échappé.
20:44Je vous laisse écouter
20:45les commentaires en direct
20:46de nos confrères de l'RTBF.
20:47Il n'a pas posé ses coudes.
20:48Il pose ses mains sur le truc.
20:50C'est quand même pas
20:56Non, écoutez,
20:57en premier abord,
20:58la position de Hubart
20:59n'avait rien de choquant
21:01sauf qu'à vouloir être
21:02trop aérodynamique,
21:03le coureur néerlandais
21:04a posé ses avant-bras
21:05sur le guidon
21:05et ça, maintenant,
21:07c'est interdit.
21:08Donc hop,
21:08le coureur a fait un petit tour
21:09par la voiture des commissaires
21:10avant de retourner
21:11dans le peloton.
21:12C'était un geste plutôt étonnant
21:13mais ça venait de sa part.
21:15La réalité,
21:15c'est qu'il a reçu
21:16un avertissement
21:17de la part des commissaires
21:18à un carton jaune
21:19ce qui ne l'exclut pas
21:21de la course
21:21ni l'oblige
21:22à retourner dans le peloton.
21:23C'était donc un geste
21:24de frustration.
21:25C'est dommage
21:26parce qu'il était à l'avant.
21:27Vincent Lavenu,
21:28on doit faire attention
21:29notamment dans les descentes.
21:31L'Union Cycliste Internationale
21:32oblige à tenir son guidon
21:33d'une certaine manière.
21:35Oui, mais c'est vrai
21:36qu'il y a quelques années,
21:37il y avait quelques habitudes
21:38qui avaient été prises
21:39par des coureurs
21:40qui se mettaient assis
21:42sur le cadre
21:42qui tenaient le guidon
21:43d'une manière
21:44un petit peu particulière
21:45et qui amenaient
21:46quand même certains dangers.
21:47Donc l'Union Cycliste Internationale
21:49qui est toujours
21:49quand même là
21:50pour réguler,
21:52pour éviter...
21:53On sait que le sport cycliste
21:54est un sport à risque
21:56et il y a déjà
21:57assez de chutes comme ça.
21:58Donc ils essayent
21:59de trouver des moyens
22:00de réguler,
22:03d'organiser
22:05la position du coureur
22:06pour que ceux-ci
22:07ne prennent pas de risque.
22:07Alors là, évidemment,
22:08ce qui s'est passé hier,
22:09ça paraît un petit peu limite
22:11et la remarque
22:12paraît un petit peu sévère.
22:13Voilà, bon,
22:14c'est vrai que ces règlements
22:15sont quand même très très précis.
22:16Oui, oui,
22:16et puis ça met une pression, etc.
22:18Donc maintenant,
22:18il y a le carton jaune.
22:19S'il y a deux cartons jaunes,
22:20ils sont exclus de la course
22:21Antonin, c'est bien ça.
22:22Il n'en avait pas lui,
22:23donc aucune exclusion.
22:24Bon, très bien,
22:25on est sauvés.
22:26Merci cher Samuel Dumoulin,
22:27on se retrouve demain,
22:29vous en tant qu'ambassadeur
22:32Santurif 21.
22:33Et puis,
22:34merci à notre grand témoin
22:36Vincent Lavenu.
22:37On va vous solliciter,
22:38Vincent,
22:38maintenant qu'on sait
22:39que vous êtes en pleine forme
22:40après cette petite intervention
22:41chirurgicale.
22:42Allez, dans un instant,
22:43vous réagissez
22:44sur les gros sujets
22:45d'actualité.
22:45à tout de suite.
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