00:00Europe 1 Soir, 19h-21h, Hélène Roué.
00:03J'accueille mes débatteurs du soir, Alexandre Malafaille, fondateur de l'Institut Sinopia.
00:08Bonsoir Alexandre.
00:09Bonsoir Hélène Roué.
00:10Et Arthur de Vatrigan, directeur de la rédaction du magazine L'Incorrect et chroniqueur politique.
00:14Bonsoir Arthur.
00:15Bonsoir.
00:16Nous accueillons également Stanislas Godon, délégué national du syndicat de police Alliance.
00:22Alors je le rappelle, un policier a été grièvement blessé par un véhicule en fuite dans la nuit du lundi
00:2720 au mardi 21 juillet à Marseille.
00:29Heureusement, le pronostic vital de l'agent n'est plus engagé, mais il a été placé en commun artificiel.
00:35Le conducteur et les passagers du véhicule ont eux été interpellés et une enquête a été ouverte.
00:39Bonsoir Stanislas Godon.
00:41Bonsoir.
00:42Alors ma première question, est-ce que vous avez des nouvelles de votre collègue ?
00:46On sait que son pronostic vital n'est plus engagé, mais comment va-t-il à l'heure où on
00:49se parle ?
00:50Oui, alors il a subi une longue opération en fait, puisqu'il avait de multiples fractures.
01:00Et heureusement, je dirais que son pronostic vital qui avait été engagé dans la nuit n'est plus d'actualité.
01:06Maintenant, la reconstruction va être longue, tant physiquement que psychologiquement.
01:11Et si vous me permettez juste de rappeler qu'il ne s'agit pas d'un refus d'obtempéré,
01:15il s'agit d'une tentative d'homicide sur un policier.
01:19C'est ça en fait la réalité de ce qui s'est passé cette nuit lors de cette patrouille de
01:24ce contre-routier,
01:25qui au départ devait être un simple contre-routier sur un véhicule qui circulait notamment sans plaque.
01:30Bon, encore une fois, évidemment, nous avons le sentiment de cocher les cases d'un bingo.
01:35Défaut de permis, un policier renversé sur une vingtaine de mètres qui aurait pu perdre la vie,
01:39des mineurs dans la voiture, des antécédents judiciaires, vols, trafic de stupéfiants.
01:44Stanislas Godon, est-ce que c'est le même schéma qui se répète systématiquement ?
01:48Vous savez, les refus d'obtempéré qui sont à la base un fléau de notre société,
01:53puisque je rappelle qu'il y a 17 refus d'obtempéré aggravés par jour,
01:58à l'encontre notamment de mes collègues sur le terrain.
02:00Vous avez aussi cette problématique des mineurs,
02:03de ceux qui circulent sans permis de conduire,
02:06parce que c'était le cas notamment de ce conducteur.
02:08Donc j'ai envie de dire qu'effectivement, tous les ingrédients sont là
02:12pour illustrer en fait ce qui se passe depuis des mois, voire des années,
02:15que nous dénonçons.
02:17Et c'est bien pour ça que j'espère que la main de la justice ne va pas trembler,
02:21qu'il n'y aura pas de requalification des faits,
02:24parce qu'aujourd'hui ce conducteur est passible des assises.
02:27J'espère qu'on ne va pas passer en matière délictuelle,
02:30et qu'encore une fois, on va être dans la culture de l'excuse,
02:33de la minoration de ce qui se fait dans la société,
02:36à l'encontre de mes collègues sur le terrain.
02:38Donc je crois que ce serait un très très mauvais message.
02:41J'en appelle à la responsabilité du parquet et des magistrats du siège
02:45pour une bonne fois pour toutes, essayer la fermeté.
02:48On comprend bien sûr votre immense colère.
02:51Alors votre collègue d'Alliance PACA ce matin, Sébastien Jeuneron,
02:54sur CNews, disait qu'il avait la haine.
02:57Est-ce que vous partagez également ce sentiment ?
03:00Alors évidemment, Sébastien a beaucoup parlé dans l'émotion,
03:05et puis le ressenti de tous ses collègues de terrain.
03:07Et d'ailleurs, on pense à eux, on pense aussi à la famille,
03:09parce que ce collègue-là, il a failli perdre la vie cette nuit.
03:13Il faut bien, je le redis, requalifier, ne pas minimiser par les mots.
03:17Et depuis ce matin que je fais quelques plateaux, je le redis,
03:21c'est une tentative d'homicide sur un policier avec un véhicule.
03:25Ce n'est pas un refus d'obtempérer simple,
03:28comme on pouvait le décrire dans certains cas.
03:31Non, non, non, le collègue a failli y passer.
03:33Il faut être extrêmement clair.
03:35Alors l'histoire de la haine,
03:36bon, vous savez, les policiers en général,
03:38ils n'ont pas la haine, ils ont surtout beaucoup de colère.
03:41De colère parce qu'ils ont l'impression, en fait,
03:44de compter presque les points au fur et à mesure des années.
03:47Aujourd'hui, on en est à plus de 28 000 refus d'obtempérer,
03:52dont une grande partie sont des refus d'obtempérer aggravés.
03:56C'est-à-dire qu'ils mettent en danger la vie d'autrui,
03:58et notamment les policiers ou les gendarmes
04:00qui leur somme de s'arrêter.
04:02– Stanislas Godon, Alexandre Malafa, il y a une question pour vous.
04:05– Oui, le chiffre de 17 refus d'obtempérer aggravés par jour est significatif.
04:11Ça veut dire que 17 fois par jour, on met en question la sécurité,
04:16la vie des forces de l'ordre.
04:18Et donc, on est sur un problème qui s'est installé dans notre société.
04:22Je ne peux pas dire que c'est civilisationnel,
04:24mais en tout cas, c'est un fait du quotidien.
04:27On ne va pas l'éradiquer comme ça,
04:28donc on ne va pas non plus subir comme ça.
04:31Alors certes, on peut en appeler à une cour d'assises
04:33qui peut-être fera son boulot si la chaîne de la magistrature va jusqu'au bout du sujet.
04:38Mais en attendant, on fait quoi pendant les années qui viennent
04:41avant qu'on réussisse à rectifier le tir,
04:43à éduquer, à suffisamment passer de messages de fermeté,
04:47à rétablir une espèce d'équilibre entre le gendarme et la peur du gendarme,
04:50ou le policier et la peur du policier ?
04:51On fait quoi ces prochaines années ?
04:53C'est quoi les parades, les solutions pour éviter
04:54le énième accident, le énième mort, le énième baiser très grave ?
04:57Parce que là, vous ne le dites pas,
04:58mais votre collègue qui a une jambe multifracturée,
05:00il ne remarchera plus jamais normalement.
05:02Stanislas Godon.
05:03Bien évidemment.
05:04Vous savez, nous aussi, on a des blessés dans nos rangs
05:06et qui portent d'ailleurs les traces à vie
05:09avec tous les problèmes que ça peut engendrer.
05:11Alors vous dites,
05:12que faut-il faire maintenant, tout de suite ?
05:14Eh bien déjà, il faut faire ce qu'on n'a pas fait depuis des années.
05:16Je rappelle que les refus d'obtempéré,
05:18c'est deux ans de prison.
05:20Pour le refus d'obtempéré, simple.
05:23Est-ce que vous avez des exemples
05:25de deux ans de prison qui ont été prononcés
05:27à l'encontre de conducteurs
05:28qui ont notamment fait des refus d'obtempéré ?
05:31Non, mais d'ailleurs, quand on regarde les chiffres,
05:3284% justement de ces condamnés font moins d'un an de prison
05:35pour un refus d'obtempéré.
05:37Quand vous connaissez la loi pénale française,
05:40elle dit que moins d'un an de prison,
05:42en fait, vous êtes en aménagé.
05:44Dernier exemple en date,
05:45un collègue qui a eu 45 jours d'ITT à Villeurbanne
05:48et il a été condamné à 8 mois de prison
05:51et évidemment, il a été converti en brassé électronique.
05:54C'est ça la réalité de la réponse pénale aujourd'hui.
05:56Et tant qu'il n'y aura pas une réponse de fermeté,
06:00nous le disons,
06:00il n'y aura pas d'inversion, en fait, de la peur.
06:03Et notamment, je dirais,
06:05instaurer enfin une autorité de l'État.
06:07Parce que vous savez, les policiers sont attaqués,
06:10les pompiers sont attaqués,
06:12les enseignants sont attaqués,
06:13les infirmiers et soignants sont attaqués.
06:15Et en fait, la violence est devenue une cause nationale.
06:18C'est pour ça que nous, on dit
06:19qu'il va falloir s'en occuper de manière
06:22très sérieuse.
06:23Parce que si on parle en plus
06:25par-dessus ça des violences sexuelles
06:27qui ont défrayé la chronique
06:29et l'actualité,
06:30alors que ça fait des années,
06:31tout le monde est au courant,
06:32les chiffres statistiques depuis 9 ans,
06:34ils clignotent dans tous les sens en rouge.
06:37Et tout à l'heure, je disais
06:3817 refus d'obtempérer par jour.
06:40Mais c'est aussi 17 policiers
06:43agressés par l'objet d'un tiers.
06:45C'est ça la réalité du quotidien.
06:47Nous sommes dans un climat d'ultra-violence
06:48avec tous les dossiers qui sont prioritaires sur la table.
06:52Donc c'est pour ça que nous, on dit que
06:53tant que la justice, elle n'aura pas fait preuve de fermeté,
06:56et bien en fait,
06:56on n'aura pas répondu à l'attente.
06:58Mais vous avez raison,
07:00pas besoin de surclassement législatif
07:03ou de surcouche législative.
07:04Enfin, appliquons déjà le droit qui existe aujourd'hui.
07:08Tout simplement.
07:08Je rappelle une chose.
07:09Nous demandons un observatoire de la réponse pénale.
07:12Il a été publié une seule fois en 2021.
07:14Et pour cause.
07:15Parce que par exemple,
07:16les refus d'obtempérer,
07:17alors qu'on en courait deux ans,
07:19et bien vous savez,
07:19le quantum moyen,
07:20il était à sept mois.
07:21Et comme les aménagements sont quasiment automatiques,
07:24entre zéro et six mois,
07:26et entre six mois et un an,
07:27ils sont facultatifs,
07:28mais en fait d'application automatique,
07:30et bien vous avez bien compris
07:31qu'on est très très loin
07:33du message de fermeté.
07:34Oui, bien sûr.
07:35Alors sur les refus d'obtempérer précisément,
07:37qu'est-ce que vous pensez du contact tactique ?
07:39Alors c'est une pratique qui est,
07:41c'est notamment en Angleterre,
07:43il y a des formations évidemment pour ça.
07:44Ça consiste à toucher,
07:46bien sûr,
07:46le véhicule qui est en train de commettre
07:48ce fameux refus d'obtempérer.
07:50En Angleterre, en tout cas,
07:51ils ont eu des résultats.
07:52Qu'est-ce que vous pensez de cette mesure-là ?
07:53Ou alors,
07:54vous vous demandez tout simplement
07:55un soutien du gouvernement
07:56si vous utilisez votre arme.
07:58On sait aussi que depuis l'affaire Naël,
08:00de nombreux policiers se refusent évidemment
08:02à utiliser leur arme
08:03dans des situations parfois critiques.
08:05Est-ce que vous demandez justement,
08:07est-ce que vous demandez,
08:08voilà,
08:08il faut que l'État nous soutienne
08:09systématiquement à chaque fois
08:11ou alors on peut se tourner
08:12vers d'autres solutions
08:13comme justement ce contact tactique ?
08:15Alors il faut savoir
08:16que le contact tactique notamment
08:17faisait partie des préconisations
08:20d'une commission d'enquête
08:21de l'Assemblée nationale
08:22sur la loi de 2018
08:24sur les rodéos motorisés.
08:26Ils avaient dit,
08:26tentons une expertise
08:28pour voir ce qui est possible en France.
08:30Pourquoi ?
08:30Parce qu'en Angleterre,
08:31ça a donné des chiffres
08:32assez conséquents.
08:33Il y a eu une baisse
08:34notamment des délits routiers
08:35et des refus d'obtempérer
08:37extrêmement importantes
08:38au niveau par exemple
08:40des deux roues
08:41qui sont aussi un fléau.
08:43Et en fait,
08:44ça a donné quelque chose.
08:45Donc j'ai envie de dire,
08:472018,
08:48c'était la loi anti-rodéo.
08:51Qu'a-t-on fait
08:51depuis ce temps-là ?
08:53Eh bien aujourd'hui,
08:53on est obligé
08:54de durcir la loi Riposte
08:56en créant notamment
08:57des amendes forfaitaires délictuelles
08:58ou en recréant
08:59des mesures administratives
09:00avec des destructions
09:01du véhicule.
09:02Je veux dire,
09:04avant de faire
09:05des surcouches législatives,
09:06je le redis,
09:07eh bien,
09:07essayons d'appliquer
09:08déjà le droit.
09:09Cette expérimentation
09:10du choc tactique,
09:11nous,
09:11on était plutôt favorables
09:12pour l'expertiser,
09:14à condition,
09:14et à l'unique condition,
09:16que les policiers
09:17soient protégés
09:18dans cette action-là.
09:19Parce que vous savez,
09:20on entend beaucoup ici et là
09:21les procès d'intention,
09:24la présomption de culpabilité
09:25à l'encontre des policiers.
09:26Et vous voyez,
09:27par exemple,
09:27dans le cadre
09:28des refus d'obtempéré
09:30aggravés
09:30qui mettent en danger
09:31la vie d'autrui,
09:32on nous dit
09:32qu'on n'arrête pas
09:33de tirer sur des refus
09:34d'obtempéré.
09:35Ça, c'est notamment
09:35l'aile gauche
09:36et la France Insoumise
09:37qui le dit.
09:37Ce n'est pas vrai.
09:38Parce que le texte
09:39de l'usage des armes,
09:40il dit que non seulement
09:41il faut faire un refus
09:42d'obtempéré,
09:43mais il faut aussi
09:44mettre en danger
09:44la vie d'autrui
09:45dans notamment
09:47sa course-poursuite.
09:48C'est ça, en fait,
09:49la réalité des textes de loi.
09:51Et je trouve
09:51qu'il y a des apprentis
09:52parlementaires
09:53qui font des procès
09:53d'intention
09:54à l'encontre des policiers
09:54comme on a vu
09:55dans le cadre
09:56de la présomption
09:56d'égitimité de défense
09:57où certains ont dit
09:58qu'on avait un permis
09:59de tuer XXL.
10:00Mais aujourd'hui,
10:01le permis de tuer XXL,
10:03il est dans ce qui s'est passé
10:04par exemple cette nuit
10:05à l'encontre de mon collègue,
10:07notamment de la Bac Sud.
10:08Arthur de Vatrigan.
10:10On a un exemple de plus
10:11de l'incapacité
10:13de l'État
10:13de maintenir l'ordre
10:14de façon structurelle
10:15et son rôle
10:16qui est de garantir
10:17la sécurité
10:17n'a jamais été aussi déliquesçant
10:20dans l'histoire contemporaine.
10:21Vous disiez
10:22que la violence
10:23est devenue
10:24une cause profonde.
10:25Or,
10:25seul l'État
10:26et son bras armé,
10:27donc la police,
10:28a le monopole
10:28de la violence légitime.
10:29On a le sentiment
10:30que non seulement
10:31l'État n'ose plus
10:33faire usage
10:33de ce monopole
10:34de la violence,
10:35mais en plus,
10:35il s'excuse préventivement
10:37de la violence
10:38dont il serait forcé
10:39de faire usage
10:40de toutes les polémiques
10:41qu'on a
10:41ou toutes les lois
10:42qui sont éventuellement votées.
10:43Vous parliez
10:44de la sanction
10:45et de la réponse pénale
10:47qui doit être derrière,
10:48mais avant la réponse pénale,
10:49il ne devrait pas y avoir
10:51la réponse sur le moment.
10:53S'il y a un refus
10:53d'obtempérer,
10:54c'est parce que la personne
10:55qui refuse d'obtempérer,
10:56sait très bien
10:57qu'elle ne risque rien
10:58et qu'à partir du moment
10:59où on inverse la peur,
11:00étant donné que vous avez
11:01la violence légitime,
11:03est-ce que ce ne serait pas
11:03la première brique
11:05à reposer ?
11:07C'est une seule brique.
11:08Oui, c'est vrai
11:09qu'elle est à reposer,
11:10on est bien d'accord,
11:11mais à condition
11:12qu'on ne mette pas
11:13en difficulté les policiers,
11:14parce qu'aujourd'hui,
11:15je le redis,
11:15la présomption de culpabilité,
11:17notamment sur l'usage
11:18de l'arme,
11:19elle pèse notamment
11:19sur les policiers.
11:20Et je rappelle que le policier,
11:21il doit juger
11:23en une fraction de seconde.
11:24Oui, c'est ça, c'est critique.
11:25Et s'il juge trop tard,
11:26soit il prend de plein fouet
11:27comme mon collègue
11:28de la Bac Sud,
11:29ou soit c'est quelqu'un d'autre
11:31qui risque d'être blessé,
11:32voire tué,
11:33par ces véhicules
11:35qui roulent à vive allure.
11:37Je ne sais pas
11:37si vous avez eu le temps
11:39de regarder la photo
11:40de la voiture,
11:41dans quel état elle est,
11:43elle est pulvérisée.
11:44Oui, elle est pulvérisée.
11:45Elle est pulvérisée.
11:45Donc, j'ai envie de dire,
11:48quand un véhicule,
11:49en fait, percute,
11:51et notamment notre collègue,
11:52il a été projeté
11:53à plus de 20 mètres,
11:54il a de multiples fractures,
11:57voilà la réalité
11:58de cette ultra-violence
11:59qui s'exerce,
12:00pas seulement par des armes
12:02létales à feu,
12:03mais qui s'exerce aussi
12:04maintenant avec des véhicules.
12:06Donc, vous avez raison
12:07de dire,
12:08réinstaurer aussi
12:10la confiance,
12:11notamment des policiers
12:12dans leur action
12:13sur le terrain,
12:14mais à condition
12:15qu'on avert aussi
12:15la charge de la preuve.
12:17Et d'ailleurs,
12:17c'est ce qui a été proposé
12:18dans le cadre
12:19de la présomption
12:20légitime défense
12:21où les policiers,
12:22maintenant,
12:22ce ne sera plus à eux,
12:24notamment de prouver
12:25qu'ils étaient
12:26dans le cadre légitime.
12:27Et ça,
12:27ça va les protéger
12:28notamment de la présomption
12:30de culpabilité
12:30qui s'exerce aujourd'hui
12:31dans la société.
12:32Merci beaucoup,
12:33Stanislas Godon.
12:34Chers auditeurs,
12:34ne bougez pas.
12:35Dans un instant,
12:36nous parlerons
12:36de cette histoire
12:37rocambolesque.
12:37Un maire exfiltré
12:38de chez lui
12:39cette nuit par le RAID
12:40car menacé
12:41par la DZ Mafia.
12:42A tout de suite.
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