- il y a 13 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h.
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00:00Bonsoir à tous, bienvenue pour une nouvelle semaine de 100% politique avec Autour de la table ce soir Eric
00:04Tegner.
00:05Bonsoir Gauthier.
00:06Bonsoir Eric, Hélène Rouet, Nicolas Pouvromonti, directeur de l'Observatoire de l'Immigration et auteur d'un best-seller sur
00:13le sujet aux éditions Fire,
00:15Mythes et Réalités, Immigration, Mythes et Réalités, Jules Torres, alias le Capitan, bonsoir Jules, et Maître Pardot.
00:21Bonsoir Maître.
00:22Bonsoir.
00:23On va donc parler de Gérald Darmanin qui était à la une du JDD hier et d'ailleurs tout est
00:28question de timing.
00:30Gabriel Attal se déclare, deux jours plus tard, Gérald Darmanin lui coupe un peu l'herbe sous le pied et
00:35s'affiche à la une du journal du dimanche
00:37où il dit il faut mettre fin à l'immigration telle qu'elle est aujourd'hui, fin à l'immigration
00:42légale.
00:43Il propose un moratoire en fait sur l'immigration pendant trois ans, Jules Torres.
00:46Oui c'est ça, moratoire, donc ça veut dire on stoppe, on met des quotas, on arrête l'immigration illégale
00:52et on arrête l'immigration légale.
00:54Donc c'est évidemment, il va beaucoup plus loin que ce que le socle commun propose,
00:58il va même beaucoup plus loin que la loi immigration qu'il avait fait voter en 2023
01:02et qui avait été largement censurée par le Conseil constitutionnel.
01:05Et il fait ça évidemment d'abord en effet pour montrer que dans le socle commun,
01:09il y en a un qui parle d'immigration avec des propositions qui sont plutôt fermes, c'est Gérald Darmanin.
01:13Et ensuite, il veut mettre ce sujet dans l'élection présidentielle, je pense que c'est important.
01:17Alors mettre fin à l'immigration illégale, ça évidemment hormis la gauche,
01:21enfin l'extrême gauche qui veut régulariser tout le monde, tout le monde est plutôt d'accord.
01:25Alors là, c'est l'immigration légale, Nicolas Pouformonti, un moratoire de trois ans.
01:29C'est un terme qu'on avait déjà entendu dans le débat public.
01:31Michel Barnier, quand il était candidat à la primaire, il voulait mettre fin à l'immigration légale aussi pendant trois
01:36ans,
01:37le temps de maîtriser à nouveau nos frontières.
01:39Alors la question que les gens vont se poser, les téléspectateurs vont se poser,
01:42que ne l'a-t-il pas fait quand il était ministre de l'Intérieur ?
01:45Oui, alors c'est à la fois une question très légitime parce que les années Macron
01:48durant lesquelles Gérald Darmanin a été ministre de l'Intérieur pendant quatre ans
01:51sont les années de tous les records en matière d'immigration, y compris légale.
01:55Et puis les annonces de Gérald Darmanin, outre ces mots-clés qu'on comprend comme étant des mots-clés,
02:00moratoire, quota, soulèvent en fait plus de questions qu'elles n'apportent de réponses très précises.
02:04Parce que typiquement, je l'ai dit, un moratoire, c'est un arrêt temporaire des entrées légales.
02:10Aujourd'hui, dans l'état du droit constitutionnel et européen,
02:14aucun gouvernement n'a le pouvoir de décréter un arrêt des entrées légales.
02:18On a eu des exemples frappants pendant le Covid.
02:20Vous voyez, pendant le premier confinement, alors que le pays était à l'arrêt,
02:23qu'il fallait signer une attestation pour sortir de chez soi,
02:25le Conseil d'État a enjoint, a obligé le gouvernement à reprendre l'examen des demandes d'asile.
02:31Quelques mois plus tard, alors que le pays était toujours en confinement,
02:34le Conseil d'État a obligé le gouvernement à reprendre la délivrance des visas de regroupement familial.
02:39Donc on voit que même dans les situations de crise,
02:42un arrêt par la simple volonté du gouvernement des entrées légales,
02:45ça ne se fait pas à cadre juridique constant.
02:46Donc il faudra réformer tout le reste, la Constitution, les traités européens et ce qui s'ensuit.
02:50On est bien d'accord avec le cadre aujourd'hui du Conseil d'État, du Conseil constitutionnel.
02:54On ne peut pas faire grand-chose.
02:55On l'a vu, vous ne pouvez même pas supprimer les zones à faible émission.
02:57Donc on est d'accord là-dessus.
02:58Maintenant, la question que j'ai envie de vous poser, c'est si c'était faisable,
03:02est-ce que c'est souhaitable d'arrêter l'immigration légale pendant trois ans
03:06pour retrouver la maîtrise des frontières ?
03:08Le problème de la notion de moratoire, c'est qu'elle impliquerait d'arrêter temporairement
03:12quelque chose dont on estime qu'il est problématique structurellement.
03:16Il y a au sein des entrées légales d'immigration des entrées qui sont évidemment bienvenues
03:20et qui sont utiles au pays.
03:21Aujourd'hui, il n'en demeure pas moins que les entrées pour motifs professionnels,
03:25par exemple au-delà du fait qu'il n'y ait pas un gros besoin d'immigration de travail en
03:27France,
03:28c'est à peine 10% du total des entrées légales chaque année.
03:32Donc, je dirais qu'il faudrait simplement concevoir l'immigration comme n'importe quelle politique publique
03:36qui vise à minimiser les coûts et les inconvénients et à maximiser les bénéfices et les avantages
03:41pour la société française.
03:42Et ça implique de toute évidence de faire baisser les volumes d'immigration qui ont atteint des niveaux historiques.
03:47Vous allez me dire, Éric Tecner, il a raison, Gérald Darmanin,
03:50mais il ne faut pas arrêter pour trois ans, il faut arrêter pour toujours.
03:52Oui, c'est certain. Je vais essayer d'être quand même un peu optimiste,
03:54de voir le verre à moitié plein et non à moitié vide.
03:58D'abord, l'avantage, c'est qu'il montre que le sujet migratoire est un vrai sujet,
04:02contrairement à ce que le Bloc Central nous explique depuis plusieurs années,
04:05puisque c'est un sujet dont ils n'ont jamais parlé.
04:07Le deuxième élément, c'est qu'il connaît bien son sujet, c'est ça qui est intéressant.
04:10En tout cas, il le connaît mieux que Gabriel Attal,
04:12qui ne sait toujours pas que l'assurance chômage ne dure que 18 mois,
04:15alors que c'était lui-même sa propre réforme.
04:17On l'a vu comment ce week-end, il a montré à Gabriel Attal son incapacité
04:21à connaître ses propres dossiers.
04:22Et on va en parler puisqu'il veut le retour,
04:24enfin, il ne veut pas le retour puisque ça n'existe pas,
04:26mais il veut la légalisation de la gestation pour autrui.
04:28On va en parler dans un instant.
04:29Tout à fait. Et donc, Gérald Darmanin, il connaît son sujet.
04:31Moi, ce qui m'intéresse le plus, ce n'est pas la question de moratoire,
04:34c'est la question de la fin du regroupement familial sur les visas de travail.
04:38Mais là-dessus, le problème que j'ai avec la position de Gérald Darmanin,
04:41c'est qu'il connaît son sujet, mais il était aux responsabilités.
04:43Et donc, il devrait nous expliquer pourquoi ça n'a pas été faisable,
04:46pourquoi ça n'a pas été possible.
04:47Moi, je suis prêt à le croire.
04:49Mais dans ce cas-là, il devrait nous dire deux choses.
04:50D'abord, ce qu'a très bien expliqué Nicolas Pauvron-Monti
04:53sur les questions constitutionnelles.
04:54Mais d'abord, le deuxième élément, qui est le problème de majorité.
04:57C'est-à-dire qu'en fait, il est avec des gens aujourd'hui
04:58qui, en permanence, sont même incapables
05:00de mettre en place une loi pour éviter que Robert Ménard aille en prison.
05:05C'est-à-dire qu'il est incapable...
05:06Parce qu'il a refusé de marier quelqu'un qui était sous OQTF.
05:10Donc, c'est ça l'immense problème.
05:11C'est-à-dire qu'à la fin, Gérald Darmanin va se rallier à quelqu'un
05:14qui aura une majorité, qui, elle, ne voudra pas de moratoire sur l'immigration.
05:18Écoutez la réaction d'Alain Finkielkraut.
05:21Je pense qu'il a tout à fait raison.
05:23Je pense d'ailleurs qu'il s'aligne, ce faisant,
05:26sur la politique suivie par la social-démocratie danoise.
05:31Je pense que ça, ce droit à la continuité historique,
05:35pour reprendre une expression commune à Ortega y Gasset et à Simone Veil,
05:41ça devrait être une cause transpartisane.
05:45C'est possible pour vous d'arrêter l'immigration pendant trois ans ?
05:48C'est faisable ?
05:49Je ne sais pas, c'est au gouvernement de le voir.
05:52Il est important de donner ce signal
05:55pour permettre d'ailleurs une meilleure intégration de ce qui arrive.
05:59Une personne doit rentrer sur le territoire pendant trois ans ?
06:00Ça vous paraît réaliste ?
06:02Ça me paraît nécessaire, en tout cas.
06:04Ça me paraît nécessaire.
06:06C'est le seul moyen d'ailleurs d'assurer l'intégration
06:10parce que nous sommes à la lutte des classes
06:14à succéder la frature française.
06:16Il faut répondre à ce problème.
06:19Et deux causes devraient être transpartisanes.
06:21Celle-là, absolument celle-là,
06:24sur le modèle du Danemark,
06:25et la cause de l'école.
06:26Je vous dis, un député a dit,
06:29la survie de la France dépend du contrôle de l'immigration.
06:32Vous me diriez naturellement,
06:33quelle étiquette ?
06:35La survie de la France.
06:36Rassemblement national.
06:37Voilà.
06:37Eh bien, c'était Charles Rodouel,
06:38Renaissance, ce matin,
06:39chez Laurence Ferrari.
06:40Et ça, j'ai trouvé ça très intéressant
06:41parce qu'effectivement,
06:43avant ce qui pouvait être dit du côté...
06:46Qu'est-ce qu'il y a, Éric Teglard ?
06:47Vous délinez la tête, la tête comme ça.
06:49Mais parce que Charles Rodouel,
06:50pour qui j'ai de la considération,
06:52ce qui se base sur l'immigration,
06:53nous a fait un grand cinéma et un cirque
06:55sur la question de la binationalité
06:56en essayant de faire croire
06:58qu'Éric Zemmour voulait virer les franco-britanniques.
07:00Donc, c'est ça aussi que je veux mettre en avant.
07:02C'est-à-dire qu'il y a toujours une dichotomie
07:04quand on parle d'immigration.
07:05On est bien d'accord.
07:05J'ai regardé avec beaucoup d'intérêt
07:06cette excellente interview.
07:07Et puis, les centristes sont connus.
07:10C'est-à-dire que le verbe peut être haut
07:11et les actes très mou.
07:13Mais ça fait un point commun
07:14que Gérard Darman avait pour croire
07:15que c'est les Anglais le problème.
07:16Si on arrive à un consensus
07:19entre du centre jusqu'au Rassemblement national
07:21ou une partie du centre qui dit
07:23que la survie de la France
07:24dépend du contrôle de l'immigration,
07:26si déjà on est d'accord sur ce constat-là
07:28du centre au Rassemblement national,
07:29ça va au moins dans le bon sens.
07:31Écoutez Charles Rodouel.
07:33L'immigration a atteint tel niveau dans notre pays
07:36que l'immigration sera probablement l'un
07:39si ce n'est le grand enjeu
07:40de l'élection présidentielle qui vient
07:41tout simplement parce que l'avenir
07:43et je dirais même la survie de la France
07:45dépend de notre capacité
07:47à reprendre le contrôle de l'immigration.
07:50Ce n'est pas pour des gens comme moi.
07:51Moi, j'habite un très beau quartier.
07:53Ce n'est pas pour les bobos du Paris 11
07:55qui passent leur temps à critiquer
07:57mes positions sur l'immigration.
07:59C'est en pensant aux millions de Français
08:01qui habitent des quartiers difficiles,
08:04notamment des millions de Français
08:06qui sont issus de l'immigration
08:08et qui sont les premiers à subir
08:11les conséquences de l'immigration incontrôlables.
08:14Vous êtes d'accord avec ça Nicolas Pouvromonti ?
08:15La survie de la France
08:16dépend de son contrôle de l'immigration.
08:20Sinon la France ne sera plus la France demain ?
08:22Il me semble qu'il y a aujourd'hui
08:23peu d'autres questions qui engagent
08:24aussi profondément l'avenir du pays
08:25que la question de l'immigration
08:26parce qu'un pays qui devient
08:28méconnaissable à lui-même
08:29et qui craint de le devenir
08:31encore plus demain
08:32dilapide les ressources de confiance
08:33qui sont nécessaires à sa prospérité
08:35et à son épanouissement.
08:37Là où on peut donner
08:38un point notable
08:39à ce qu'a dit Gérald Darmanin
08:41dans son entretien au JDD,
08:42c'est peut-être dans le fait
08:43qu'il ne fait pas certaines
08:45des fausses séparations,
08:47des fausses distinctions
08:48qu'on entend souvent dans le bloc central.
08:50Immigration illégale,
08:51immigration légale,
08:51c'est un tout,
08:52ce sont les mêmes flux
08:53qui viennent des mêmes pays d'origine
08:54avec les mêmes dynamiques.
08:55Donc si on veut faire baisser l'une,
08:56il faut aussi faire baisser l'autre.
08:58Il aborde aussi un point important
08:59qui est celui de l'immigration de travail.
09:01On entend beaucoup
09:01chez Gabriel Attal
09:02ou chez Édouard Philippe
09:03ces dernières semaines
09:04le discours selon lequel
09:05on aurait besoin demain
09:06d'une immigration de travail
09:07très nombreuse.
09:08Gérald Darmanin explique
09:09qu'en vérité,
09:10il y a déjà beaucoup de chômeurs,
09:11que par ailleurs,
09:12cette immigration contribue
09:13à rendre peu attractives
09:14les métiers en question
09:15parce qu'elle pèse à la baisse
09:16sur les salaires.
09:17Les questions qu'il faudra poser
09:18dans les prochains entretiens
09:19à Gérald Darmanin,
09:20c'est évidemment de savoir
09:21s'il est prêt
09:22à faire bouger
09:23le cadre incapacitant
09:24qui aujourd'hui
09:25rend très difficile
09:26de mettre en oeuvre
09:27le genre de mesures
09:28qu'il décide.
09:28Vous avez pris bonne note
09:29des questions de Nicolas Pouvont-Monti
09:30pour le prochain entretien.
09:32Jules et Hélène,
09:33il n'y a pas participé.
09:34Je veux m'arrêter
09:35sur ce terme de survie.
09:37Hélène Roué,
09:38c'est important,
09:38c'est un député macroniste
09:39qui le dit,
09:40enfin un ex-macroniste
09:41parce que maintenant
09:41ils ne sont plus vraiment macronistes,
09:46dépend de sa capacité
09:48à réguler son immigration.
09:49On l'a vu,
09:50on est sur le terrain
09:51tous les jours
09:51avec notamment
09:52les équipes de 100% Frontières.
09:54Il y a des quartiers
09:54qui ont grandement changé.
09:56Il y a des quartiers
09:57où la communauté juive
09:58est partie.
09:59Il y a des quartiers
10:00où quand vous êtes homosexuel,
10:01vous ne pouvez pas vous balader.
10:02Il y a des quartiers
10:03où les femmes
10:04qui ne sont pas voilées
10:05sont minoritaires.
10:06C'est-à-dire que
10:09les mœurs,
10:09les coutumes françaises
10:10ne sont évidemment pas
10:11respectées
10:12dans certains quartiers
10:13de la France.
10:15Oui,
10:16d'un côté,
10:16je me réjouis
10:17que cette phrase
10:18ait été prononcée
10:19par un centriste
10:19parce qu'en fait,
10:20un député
10:20comme Charles Rodouel
10:21avec les mots
10:22de Charles Rodouel,
10:23même si parfois
10:23les actions,
10:24on peut se demander
10:25si elles suivent ou pas,
10:26je suis désolée
10:26mais en 2017,
10:27à l'élection d'Emmanuel Macron,
10:28ça n'existait pas.
10:29Quelqu'un du bloc central
10:30qui utilise ce genre de mots,
10:31ça n'existait pas.
10:32Un ministre de la Justice
10:33qui a des mots
10:34aussi forts sur l'immigration,
10:35même si on peut contester
10:36le bilan
10:37au ministère de l'Intérieur,
10:38bien sûr,
10:39évidemment,
10:39et il faut le faire d'ailleurs.
10:41Mais je note,
10:41si vous voulez,
10:42une sémantique aujourd'hui
10:43dans beaucoup de cas
10:45du bloc central
10:46et surtout
10:46dans de plus en plus
10:48de cas du bloc central
10:49qui véritablement changent.
10:51Ce sont des mots
10:51qui étaient uniquement avant
10:52dans la bouche de personnalités
10:54comme Éric Zemmour
10:54et par ailleurs,
10:55non seulement c'était dans sa bouche
10:56mais en plus,
10:57il allait en justice
10:57dès qu'il disait quelque chose.
10:59Vous avez son avocat
11:00sur le plateau
11:00qui était allé en justice avec lui.
11:02Fût un temps,
11:03on disait grand remplacement
11:04et puis Éric Zemmour
11:05se retrouvait au fond
11:05de la cour d'un tribunal.
11:07Les choses ont changé
11:08et le curseur a bougé.
11:09C'est ça qui est le plus frappant.
11:11C'est-à-dire qu'Éric Zemmour
11:12aura ouvert
11:14depuis des années
11:15des champs
11:16qui sont aujourd'hui
11:18occupés
11:18non pas par
11:20l'Assemblée nationale
11:22ou les Républicains
11:23mais par les centristes.
11:25Mais ça,
11:25c'est un phénomène.
11:26Mais Éric Zemmour,
11:27il va beaucoup plus loin
11:27parce que lui,
11:28sa thèse,
11:29c'est pas de dire
11:30je bloque
11:31l'immigration légale.
11:33C'est que je fais en sorte...
11:34Il veut une immigration négative.
11:35Il l'a dit
11:35chez Laurence Ferrier
11:36et Pierre de Villeneau
11:37l'autre soir.
11:38Soyons précis.
11:39Parce que ça veut dire
11:39que vous mettez
11:41par exemple 10 ans
11:42et qu'au bout de 10 ans,
11:44ce qui est certain,
11:45c'est que vous ne pouvez pas
11:46avoir de renouvellement
11:47et que vous devez partir.
11:48Vous êtes condamné
11:49à une peine,
11:50vous devez partir.
11:52La remigration,
11:52c'est autre chose.
11:53La remigration,
11:53c'est l'idée
11:54où vous prenez des gens
11:55qui sont parfaitement
11:56en situation régulière
11:57et puis tout à coup,
11:58vous leur dites
11:58vous partez.
11:59Donc, vous voyez,
12:01là, il a ouvert
12:02une nouvelle porte
12:03et ce que je vois,
12:04c'est que ces sujets
12:06qui étaient des sujets
12:08interdits
12:08sont aujourd'hui
12:09des sujets
12:10sur la place commune.
12:10Vous avez dit
12:11que vous n'étiez pas d'accord,
12:11Éric Tegner ?
12:12Oui, parce que je pense
12:13d'une certaine façon
12:14que ce n'est pas Éric Zemmour
12:15qui a provoqué ce choc.
12:16C'est l'immigration.
12:17C'est tout.
12:18C'est-à-dire que c'est une question
12:19de survie
12:19parce qu'il suffit de voir
12:20ce qui est arrivé à Lola,
12:21il suffit de voir
12:21ce qui est arrivé à Philippines
12:23parce que tous
12:24certains bourgeois
12:25du bloc central
12:30lorsque leurs filles
12:30rentrent un peu tard,
12:32notamment dans les transports parisiens
12:33mais également
12:34au fin fond de la Corrèze,
12:35au fin fond de la Bretagne,
12:36au fin fond du Grand Ouest.
12:37Donc, c'est cela aussi
12:38qui les a rattrapés.
12:39Et donc, c'est la raison
12:40pour laquelle moi,
12:41Charles Androuet,
12:41j'aurais bien aimé
12:42qu'il explique
12:43que finalement,
12:44le problème de l'immigration,
12:45ce n'est pas les Américains,
12:46ce n'est pas les Britanniques,
12:48ce n'est pas les Coréens,
12:49ce n'est pas les Suédois
12:49et les Norvégiens.
12:50Il y a une certaine immigration
12:52aujourd'hui
12:52qui pose un problème fondamental.
12:54Mais le souci,
12:55c'est qu'ils ne sont pas prêts
12:56à aller jusque-là.
12:57Alors que c'est là-dessus,
12:58justement,
12:59qu'on ne fera pas l'amalgame.
13:00C'est-à-dire que,
13:00d'une certaine façon,
13:02une certaine immigration
13:02aujourd'hui est positive.
13:04Mais bien sûr.
13:04Et d'une certaine façon,
13:05on en a besoin.
13:05Bien sûr, mais vous ne pouvez pas dire...
13:06Mais il faut pouvoir analyser
13:07le véritable problématique
13:08qu'on a aujourd'hui,
13:09qui est une problématique
13:10culturelle et religieuse.
13:11Mais le rôle d'un homme politique,
13:12c'est de mettre des mots
13:13sur des situations
13:14et faire en sorte
13:15qu'on peut les concevoir
13:16et on peut faire
13:17des politiques adaptées.
13:18Que la pression de l'immigration
13:20soit un problème,
13:22ça fait bien longtemps
13:22que ça pose.
13:23Mais aujourd'hui,
13:24lui, il a été capable
13:26de formuler cela
13:27et s'est repris.
13:28C'est ça, la politique.
13:29Nicolas Pouremonti,
13:30je veux que vous relâchissiez
13:31à ce qu'a dit Eric Tegner,
13:33qui n'essentialise
13:34évidemment personne,
13:35mais est-ce qu'il y a
13:39des pays,
13:40dont viennent
13:41certains ressortissants,
13:43qui posent plus de problèmes
13:44que d'autres ?
13:45Oui, et puis surtout
13:46les indicateurs d'intégration,
13:48qu'on parle de l'intégration
13:48économique,
13:49de la réussite éducative,
13:51du statut d'occupation
13:51du logement propriétaire
13:53ou HLM,
13:53on a parfois des différences
13:54absolument béantes
13:55entre les immigrations.
13:56Alors, quelles sont-elles ?
13:57Pour ne prendre qu'un exemple,
13:58celui du logement,
13:59par exemple,
14:00on le sait,
14:00vous avez en France
14:01la moitié des immigrés algériens
14:02qui vivent en logement social,
14:04c'est à peine 8%
14:05des immigrés chinois,
14:06par exemple,
14:06qui sont encore moins
14:07souvent en logement social
14:08que les Français
14:09sans ascendance migratoire.
14:10Et c'est pour ça
14:11qu'il y a une formule
14:12d'un économiste américain
14:13qui s'appelle Garrett Jones
14:14que je trouve assez saisissante.
14:15Il dit que si demain,
14:16on veut faire une politique
14:17d'immigration choisie,
14:18il faut regarder
14:19non seulement
14:19le CV des immigrés,
14:21mais aussi le CV
14:22de leur pays d'origine.
14:22Parce qu'il se trouve
14:23effectivement
14:24que sur plusieurs générations,
14:26les trajectoires d'intégration
14:27varient assez radicalement,
14:28y compris au sein
14:29d'immigration
14:30dite extra-européenne,
14:31y compris au sein
14:32d'immigration
14:32dite post-coloniale,
14:34parce que l'immigration
14:35vietnamienne,
14:35c'est aussi une immigration
14:36post-coloniale
14:37par certains aspects.
14:38Les bonnes people ?
14:38Bien sûr.
14:39Et donc Gérald Darmanin
14:40dessine aussi
14:41dans cet entretien
14:41la perspective de quotas
14:43par pays d'origine.
14:45Alors, moi,
14:45je serais assez méfiant
14:46sur la notion de quotas
14:47parce qu'on a vite fait
14:48de les transformer
14:49de plafonds,
14:50ce qu'ils sont normalement,
14:51en objectifs à atteindre.
14:52C'est-à-dire qu'il peut y avoir
14:52un effet d'entraînement.
14:53Néanmoins,
14:54la capacité à choisir
14:55selon les pays d'origine,
14:56c'est évidemment
14:57une part de l'avenir
14:58d'une politique migratoire sensée.
14:59Et c'est ce qu'a fait
15:00par exemple Georgia Meloni
15:01quand elle a régularisé,
15:02elle a choisi
15:03les pays de régularisation.
15:06En fait,
15:06elle a très peu régularisé.
15:07En revanche,
15:08elle a accordé
15:08des titres de séjour
15:09largement saisonniers
15:10à des travailleurs.
15:11Et c'est vrai
15:11qu'elle a fait une politique
15:12de choix par pays.
15:13Elle a donné beaucoup de titres
15:14à des Ukrainiens
15:15et des Albanais
15:16pour dire les choses rapidement.
15:17Donc, ça fait partie
15:17de la conception globale
15:18de sa politique.
15:19Et vous devez suivre évidemment
15:20le travail de Didier Leschi
15:22qui donc dirige
15:23l'OFI,
15:25l'Observatoire de l'immigration.
15:28C'est très intéressant
15:29de voir comment il est attaqué
15:29par la gauche
15:30et par l'extrême gauche.
15:33Alors que lui-même
15:33est un homme de gauche
15:34parce qu'il a déclaré
15:35dans le Figaro,
15:36déjà il a vanté
15:37le régime de Giorgia Meloni.
15:39C'est la manière de faire
15:40sur l'immigration.
15:41Et ensuite,
15:42il a dit que l'immigration afghane
15:44posait un problème.
15:45Bien sûr.
15:45Du coup,
15:46il a produit effectivement
15:47cette étude sur l'immigration afghane
15:48pour l'OID
15:49et pour la Fondapol en juin.
15:50Et sa tribune sur Giorgia Meloni
15:52est très intéressante
15:52parce qu'en vérité,
15:53c'est moins une défense
15:54de la politique de Giorgia Meloni
15:56qu'une récusation
15:57des idées reçues
15:58sur ce qu'elle fait.
15:59C'est-à-dire que
15:59dans les deux ans
16:00qui ont suivi
16:01l'arrivée au pouvoir
16:01de Giorgia Meloni en Italie,
16:03l'immigration permanente
16:04a baissé de 30%.
16:05L'immigration permanente
16:07pour motif de travail,
16:08contrairement à ce qu'on dit souvent,
16:10a baissé de 70%.
16:11Il y a eu une hausse,
16:12certes,
16:12des titres temporaires de travail
16:14mais qui n'ont pas compensé
16:15la baisse des titres permanents.
16:16Et donc,
16:17ça fait aussi partie
16:17des exemples en Europe
16:18qui, même dans le cadre
16:20du droit européen
16:20qu'il faudra changer,
16:22ont réussi à faire évoluer
16:23une politique migratoire
16:24parce qu'il y avait
16:24une volonté politique cohérente.
16:25L'Office français de l'immigration
16:27donc dirigé par Didier Leschi,
16:29homme de gauche,
16:29attaqué par la gauche
16:30et l'extrême gauche
16:31parce qu'il dit que
16:32l'immigration afghane
16:34pose problème.
16:35Et c'est ce qu'on disait
16:36avec Eric Tegner
16:37et avec Nicolas Pouvromonti,
16:38vous n'avez pas
16:39les mêmes problèmes
16:40en fonction du pays
16:42de tel ou tel ressortissant.
16:44Non, non, bien sûr.
16:45Et puis on sait...
16:46Parce que c'est des problèmes
16:46de culture.
16:47Un Afghan ne traite pas
16:49les femmes comme un Français.
16:50Voilà.
16:51Certains Afghans
16:51ne traitent pas les femmes
16:52comme les Français.
16:54Non, non, certains Afghans.
16:55Oui, certains Afghans.
16:56Vous ne mettez pas
16:56que tout le monde
16:57pouvait avoir un Afghan
16:58qui est parfaitement éduqué,
17:00qui est parfaitement...
17:02Non, mais les valeurs
17:02de la République...
17:03Dans le régime...
17:03Vous avez raison.
17:04Vous avez raison.
17:05Je veux dire que...
17:06Sauf que Didier Leschi...
17:07Vous pouvez pas dire
17:07tous les Afghans.
17:08Merci, Maître Pardot.
17:10Sauf que Didier Leschi
17:12parle de l'immigration afghane.
17:13Et excusez-moi,
17:15en ce moment,
17:16qui dirige l'Afghanistan ?
17:17D'accord.
17:18Les talibans.
17:18Ce que je suis prêt
17:19de vous dire, c'est que...
17:20J'ai le droit de dire
17:20que les Afghans
17:22qui sont sous régime
17:24des talibans,
17:25la manière de traiter
17:26les femmes en Afghanistan
17:27n'est pas la même
17:28que la manière de traiter
17:29les femmes en France.
17:30Vous avez parfaitement raison.
17:30Je pense que ça choquera
17:31absolument personne.
17:31Vous avez évidemment raison.
17:33N'essentialisons absolument personne.
17:35Mais juste,
17:35quand vous êtes une femme
17:37et que vous évoluez
17:39sous le régime des talibans,
17:40c'est pas la même chose
17:41que quand vous êtes une femme
17:42et que vous vivez à Paris.
17:43Évidemment.
17:43De la même manière
17:44que quand vous vivez
17:45et que vous naissez
17:46par exemple dans la bande de Gaza,
17:48vous n'avez pas tout à fait
17:49les mêmes codes
17:50que le régime israélien
17:51ou que la France.
17:53Donc évidemment
17:53qu'il y a des questions de culture,
17:55qu'il y a des questions
17:55de tradition
17:57et que la question aujourd'hui
17:59qui est intéressante...
17:59Si vous connaissez
18:00un taliban féministe,
18:01vous me le présenterez d'ailleurs.
18:02Vous pouvez connaître
18:03des Afghans
18:04qui sont parfaitement intégrés,
18:07qui sont venus,
18:09qui sont...
18:09Ce que je dis...
18:11C'est pas ça que je dis.
18:11C'est pour ça que j'ai parfaitement
18:13compris ce que vous disiez.
18:15C'est évidemment quelqu'un
18:16qui a une culture de taliban,
18:17qui est une conviction,
18:18qui est une idéologie.
18:20Il ne va pas avoir
18:21un respect fabuleux
18:22pour les femmes.
18:23En revanche,
18:24un Afghan d'Afghanistan,
18:26vous pouvez en avoir
18:27qui sont hostiles aux talibans
18:28et qui se retrouvent encore.
18:29Bien sûr.
18:30C'est tout ce que je dis.
18:31Oui, mais ça ne veut pas dire
18:31qu'ils sont des...
18:33des grands laïcs.
18:35Mais la question
18:36qu'il faut poser
18:37à toutes les personnes
18:37pendant l'élection présidentielle,
18:38et moi, c'est pour ça
18:38que je trouve que c'est intéressant,
18:40même si on connaît
18:41le bilan de Gérald Darmanin
18:43au ministère de l'Intérieur,
18:44qu'il y a eu
18:45certains moments,
18:46les supporters anglais,
18:47le Stade de France,
18:48qui ont écorné
18:49son passage au ministère
18:50de l'Intérieur.
18:51Quoi qu'il arrive,
18:52tant qu'on arrive
18:53à se mettre d'accord
18:54sur le bilan,
18:56sur ce qu'il faudrait faire,
18:57pardonnez-moi,
18:57mais que Gérald Darmanin
18:58en vienne à vouloir
19:00suspendre l'immigration légale,
19:01c'est une avancée considérable.
19:03Donc, à partir du moment
19:04où tout le monde
19:05se rapproche un peu plus
19:06de la réalité,
19:07que ce soit Gérald Darmanin,
19:08Charles Rodwell
19:09ou pourquoi pas
19:09Gabriel Attal
19:10dans les prochaines semaines,
19:11eh bien, c'est une bonne chose
19:12parce que ça va participer
19:13à un débat
19:14et un débat qui est fondamental.
19:15Nicolas Pouvont-Monti.
19:16Oui, Jules Torès
19:17évoquait le cas
19:18des Palestiniens
19:18de la bande de Gaza.
19:19Ça fait écho
19:20à la situation des Afghans
19:21parce qu'il se trouve
19:21que depuis le mois de juillet,
19:23l'ensemble des Palestiniens
19:24de la bande de Gaza
19:24sont éligibles
19:25au statut de réfugiés
19:26en France.
19:27Et c'est l'exemple type
19:28de ce que produit
19:29le droit d'asile.
19:30Ça sera aussi
19:30un sujet sur lequel
19:32poussait Gérald Darmanin
19:33parce que
19:34100 000 Afghans en France,
19:35demain potentiellement
19:36les Palestiniens
19:36de la bande de Gaza,
19:37dans les années 2000,
19:39dans les années 2000,
19:40une immigration tchétchène
19:41très forte
19:41liée au droit d'asile,
19:42donc autant d'immigrations
19:43dont on perçoit
19:44les difficultés d'intégration
19:45évidentes
19:46qui leur sont liées.
19:47Et là,
19:47on est typiquement
19:48sur un sujet
19:48sur lequel aujourd'hui
19:49il n'est pas possible
19:50de faire de quotas
19:51parce que c'est un droit
19:52opposable,
19:52le droit d'asile,
19:53sans limite quantitative.
19:54Est-ce que Gérald Darmanin
19:55est prêt à sortir
19:56du droit international
19:57de l'asile
19:58qui nous lie ?
19:58Ce sera une question supplémentaire.
19:59C'est comme si je dis
20:01qu'il y a plus d'antisémitisme
20:02à Gaza qu'à Paris.
20:03Vous n'allez pas me reprendre,
20:04Maître Pardot ?
20:05Non,
20:05c'est toujours la même chose.
20:07C'est toujours
20:08quand on dit
20:10les Afghans,
20:10quand on dit
20:12je ne sais pas,
20:13d'autres personnes.
20:13C'est une culture.
20:15Évidemment que
20:16les opposants
20:17au régime des talibans
20:18ne traînent pas
20:18les femmes
20:19comme les talibans.
20:20Évidemment.
20:21Olivier Pardot
20:21va bientôt faire
20:22une pièce de théâtre
20:23mais il verra un arrogant
20:24infégré, féministe.
20:25Je vous dis ça
20:27parce que
20:29je connais bien
20:30la jurisprudence
20:31du tribunal
20:32et la jurisprudence
20:33du tribunal
20:34fait quelque chose
20:35de très simple.
20:36C'est-à-dire qu'elle est
20:36de plus en plus
20:38dure
20:39dès que vous utilisez
20:40un terme globalisant.
20:41Or souvent,
20:43comme ça a été le cas,
20:44on dit les Afghans
20:45parce qu'on pense
20:45aux talibans.
20:46Donc je dis...
20:48Même pas forcément.
20:49Même pas forcément.
20:50Quand vous grandissez
20:51dans une culture
20:54où les femmes
20:55sont maltraitées,
20:56vous avez plus de chances
20:57de maltraiter
20:57les femmes
20:58que quand vous grandissez
20:59dans une culture
21:00où elles ont le droit
21:00de vote,
21:01où elles sont légales
21:02de l'homme,
21:02où elles sont payées
21:03pareilles,
21:04etc.
21:04Vous avez parfaitement raison.
21:06Vous dites le plus souvent.
21:08Mais évidemment
21:09qu'il ne faut
21:10essentialiser personne
21:11et on peut penser,
21:12vous avez 100% raison,
21:13aux opposants afghans
21:15qui doivent lutter
21:16contre le régime
21:16des talibans
21:17en Afghanistan
21:18et qui doivent être
21:19sûrement réprimés
21:20de manière absolument
21:21insupportable.
21:22Vous pourriez rajouter
21:22que ce qui est quand même
21:23frappant,
21:24c'est que...
21:25C'est Didier Leschi
21:25qui a dit ça.
21:26Qui est un ami en plus
21:27et que j'aime beaucoup
21:28et c'est quelqu'un
21:29qui...
21:30Vous remarquerez d'ailleurs
21:31qu'il y a très peu
21:32de femmes
21:33qui sont dans
21:34les réfugiés afghans
21:36qui sont...
21:40Sur les femmes,
21:41il faut comprendre
21:41pourquoi il y a très peu
21:42de femmes
21:43parce qu'ils envoient
21:43d'abord les hommes
21:44faire la traversée
21:45et ensuite,
21:45grâce au regroupement familial,
21:46c'est les femmes
21:47et les enfants
21:47qui suivent.
21:48Moi, j'ai un petit conseil
21:49humble et modeste
21:50à Gérald Darmanin
21:51parce que Gérald Darmanin,
21:52en effet,
21:52ce qu'il essaie de faire,
21:53c'est de mettre
21:53des propositions
21:54et de voir
21:54quel sera le candidat
21:55du Bloc central
21:56qui voudra les reprendre
21:57et visiblement,
21:58Edouard Philippe
21:58n'a pas repris pour l'instant
21:59un certain nombre
22:00de ses propositions.
22:01Je l'invite le jour
22:02où peut-être
22:06l'immigration de travail
22:07dont il parle excellemment
22:08dans le JDD,
22:09Edouard Philippe
22:10est plus à gauche
22:10que François Ruffin
22:11parce que quand même,
22:12on l'a noté
22:13ces derniers jours,
22:14on a quand même
22:14quelqu'un qui vient
22:15du parti de Jean-Luc Mélenchon,
22:16François Ruffin,
22:17qui a lui-même dit
22:18qu'il y avait un problème
22:18avec l'immigration de travail
22:19et que ça tirait
22:20les salaires vers le bas.
22:21Donc, on se retrouve
22:22avec une droite aujourd'hui
22:23qui à chaque fois nous dit
22:24on arrête l'immigration
22:25mais l'immigration de travail
22:26on n'y touche pas.
22:27Moi, je trouve
22:27que c'est assez dépassé.
22:28Est-ce un lien
22:30avec l'immigration ?
22:31Peut-on faire un lien
22:31avec l'immigration ?
22:32Pas de parade
22:33pour la victoire
22:35du Paris Saint-Germain
22:37si victoire il y a
22:38à Budapest ce week-end
22:40puisque les célébrations
22:41auront lieu dimanche
22:42au Champ de Mars
22:42en cas de nouveau sacre européen.
22:44Contrairement à l'an passé,
22:45les joueurs parisiens
22:46ne défileront pas
22:47aux Champs-Elysées
22:48en bus à Impérial
22:49s'ils venaient
22:49à être champions d'Europe.
22:50Ils s'offriront en revanche
22:51un bain populaire
22:52au Champ de Mars
22:53devant la Tour Eiffel.
22:54Pourquoi je pose cette question ?
22:56Parce qu'évidemment,
22:57vous avez rappelé
22:58l'une des finales
22:59qui d'ailleurs
23:00n'incluaient pas
23:01le Paris Saint-Germain
23:03où il y a eu
23:04des émeutes
23:05autour du Stade de France
23:06puisqu'elle se jouait
23:06cette finale
23:07au Stade de France.
23:08Et certains avaient fait
23:09parfois un lien
23:10entre l'immigration
23:12et ces violences.
23:14Est-ce que pour vous
23:14l'annulation
23:15de cette parade
23:16en cas de victoire du PSG
23:17est une conséquence
23:18d'une immigration
23:19incontrélée ?
23:20On fait parfois un lien
23:21entre l'immigration
23:21et une partie,
23:23bien sûr,
23:23une partie,
23:24vous le direz
23:25à vos amis magistrats,
23:26de l'immigration ?
23:27Pas n'importe quelle immigration.
23:28Je pense par exemple
23:29qu'il y a Budapest
23:30et Hongrie,
23:30ça va très bien se passer.
23:32C'est-à-dire que
23:32ce n'est pas l'immigration
23:33non plus hongroise
23:34à Paris
23:35qui va être finalement
23:36en colère
23:37ou qui va essayer
23:38de casser pour la finale.
23:39La problématique,
23:40c'est une certaine
23:41immigration aujourd'hui
23:42qui en effet vit
23:42dans certains quartiers,
23:44ce n'est pas moi
23:44qui le dit,
23:45même la gauche
23:46l'explique.
23:47Il y a deux sujets,
23:48vous avez raison,
23:48il y a une partie
23:48de l'immigration
23:50et il y a des Français.
23:51Ils sont complètement français.
23:52Oui, mais ce qui,
23:53selon moi,
23:54est une problématique.
23:55Ils n'aiment pas forcément
23:56la France,
23:57mais ils sont français.
23:57Non, parce qu'ils sont
23:58issus de l'immigration
23:59à un moment
23:59où ceux qui s'opposaient
24:01à l'immigration,
24:01par exemple Jean-Marie Le Pen,
24:02on leur disait
24:03vous faites de la démagogie.
24:04Donc évidemment,
24:05on a finalement donné
24:06le papier à leurs parents
24:07et donc leurs enfants
24:08ou leurs petits-enfants
24:09sont devenus français.
24:10Mais ils détestent
24:11aujourd'hui la France,
24:13c'est-à-dire qu'ils vont
24:13se retrouver
24:14avec des drapeaux algériens
24:15notamment sur les Champs-Elysées.
24:17C'est ça qu'on voit
24:18systématiquement
24:18avec une culture de la casse
24:20évidemment qui est prégnante.
24:22On y est allé déjà
24:22pour la dernière demi-finale,
24:23on va voir exactement
24:24la même chose.
24:25Jules Thores,
24:26est-ce une conséquence
24:26de l'immigration incontrôlée,
24:28le fait que le PSG
24:28ne puisse pas défiler
24:29en cas de victoire
24:30pour les Champs-Elysées ?
24:31En tout cas,
24:31les émeutes,
24:32les violences urbaines
24:33et tout ce qu'on a pu voir
24:35en 2022 au Stade de France,
24:37en 2025 alors que la finale
24:40était à Munich,
24:41il y a quelques jours
24:42avec la demi-finale
24:43qui avait lieu aussi à Munich,
24:44nous amène à penser,
24:46qu'il y a un lien
24:47avec l'immigration
24:48parce que c'est bien souvent
24:49des personnes
24:50qui viennent de banlieues,
24:50ce n'est pas des supporters
24:52de football,
24:53ce n'est pas des supporters
24:54du Parc des Princes,
24:56ce n'est pas des supporters
24:58d'Arsenal,
24:59là en l'occurrence,
24:59ce n'est pas des supporters anglais.
25:01Donc évidemment
25:01qu'on peut considérer
25:02qu'il y a un lien
25:03avec l'immigration
25:04mais en effet
25:04pas n'importe quelle immigration
25:05parce qu'on voit bien
25:07que quand il y a par exemple
25:09des matchs de la Cannes,
25:10de la Coupe d'Afrique des Nations
25:11au Maroc,
25:12il n'y a pas de heure,
25:13il n'y a pas de problème.
25:13Non, il y en a à Paris.
25:14Donc il y en a à Paris.
25:15Il y en a à Paris.
25:16Donc le sujet c'est
25:17quelle immigration on accueille
25:18et ensuite
25:19quel est le respect
25:20par rapport à l'autorité de l'État
25:21et ils ont raison aujourd'hui
25:22de faire ces violences-là
25:24parce que l'État
25:25ne leur dit jamais stop.
25:26Ils mettent des cartons jaunes,
25:27des cartons jaunes
25:27mais jamais de véritables cartons rouges.
25:29Est-ce qu'il y a un lien
25:30pour vous Nicolas Poufomont-Montier
25:31avec l'immigration
25:32sur évidemment les émeutes
25:34on l'a vu à la demi-finale,
25:35on l'a vu lors de la finale
25:36qui s'est jouée à Paris
25:37et là l'annulation de cette parade.
25:39Pour vous,
25:39est-ce que c'est une conséquence
25:40de l'immigration ?
25:41Évidemment avec des étrangers
25:42qui peuvent commettre
25:43des violences en France
25:44mais avec des Français
25:45qui sont complètement Français
25:47dont les parents pouvaient
25:48ou les grands-parents
25:49pouvaient être issus
25:50de l'immigration
25:50et ensuite on a vu
25:51ces scènes des meutes
25:53et on dit ça
25:53parce qu'il y a eu
25:54des comparutions immédiates
25:55et qu'on a eu les pédigrés
25:56des différents individus.
25:58Oui, il est évident
25:59que les épisodes
25:59de violences urbaines
26:00quelle que soit l'occasion
26:01à laquelle ils surgissent désormais
26:04ont tout à voir
26:05avec l'échec de l'intégration
26:06de ce qu'on appelle
26:07parfois les deuxièmes générations
26:09issues de certaines
26:09de ces immigrations.
26:11C'est très difficile
26:11à tracer dans les statistiques
26:13parce que l'INSEE
26:14par exemple
26:14ne produit pas de données
26:15sur les détenus
26:16ou sur les mises en cause
26:17par origine migratoire
26:18sur plusieurs générations.
26:19On n'a que des données
26:20sur la nationalité
26:21et c'est vrai
26:22qu'une large part
26:22de ces jeunes
26:23souvent sont Français
26:24parce que depuis l'an 2000
26:26il y a 3 millions de personnes
26:27qui ont acquis
26:27la nationalité française
26:28dont un quart par droit du sol
26:30c'est-à-dire sans vérification
26:31y compris des conditions
26:33élémentaires d'intégration
26:33et il est évident
26:34que si on veut rebâtir
26:36globalement la cohésion sociale
26:37et essayer de faire baisser
26:39autant que possible
26:39le niveau de récurrence
26:40de ces épisodes-là
26:41on ne fera pas l'économie
26:43d'une pédale de frein
26:45sur laquelle il faudra appuyer
26:46en matière d'immigration.
26:47Merci beaucoup
26:47Nicolas Pouremonti
26:48d'être venu ce soir
26:49dans 100% Politique
26:50directeur de l'Observatoire
26:51de l'Immigration
26:52et auteur de ce best-seller
26:53Immigration,
26:54mit et réalité
26:55aux éditions Fayard
26:56pour tout comprendre
26:57chiffre à l'appui
26:58sur l'immigration.
26:58On va se retrouver
26:59dans un instant
26:59j'ai deux débats pour vous
27:00Patrick Bruel
27:01peut-il continuer
27:02à chanter en public
27:03et la GPA
27:05gestation pour autrui
27:05Gabriel Attal
27:06veut saler l'égalisation
27:08Maude Bréjon
27:08lui répond
27:09non
27:09porte-parole du gouvernement
27:10à tout de suite.
27:1412 minutes
27:15de débat
27:16on va faire
27:16deux débats
27:17de 6 minutes
27:17on va jouer
27:18très peu d'éléments
27:19je le dis à Valérie Acknin
27:20comme c'est ce que
27:20tout le monde a compris
27:21de quoi il s'agissait
27:22et on va débattre
27:22pendant 2 fois 6 minutes
27:23premier débat
27:246 minutes top chrono
27:26Patrick Bruel
27:27peut-il toujours
27:28se produire
27:29sur scène
27:30alors qu'il a évidemment
27:30plusieurs plaintes
27:31pour viol contre lui
27:32qu'il est au théâtre
27:33Édouard VII
27:34et que ça fait polémique
27:35et que plusieurs
27:37maires lui ont demandé
27:38de renoncer
27:39Emmanuel Grégoire
27:40Benoît Payan
27:41etc
27:41et qu'il y a un festival
27:42en Suisse
27:43qui ne veut plus entendre
27:44parler de Patrick Bruel
27:45depuis une histoire
27:47avec une masseuse
27:48le paléo festival
27:50n'invitera plus Patrick Bruel
27:51après le signalement
27:52d'une bénévole
27:53qui était masseuse
27:54et il y aurait eu
27:54un accord financier
27:55entre Patrick Bruel
27:56et cette masseuse
27:57Hélène Rouet
27:58Patrick Bruel
27:59peut-il
27:59tant qu'il n'est pas condamné
28:00puisqu'on est dans cette période-là
28:01et on ne sait pas
28:02s'il le sera à la fin
28:04la justice passera
28:04est-ce qu'il peut encore
28:05être sur scène ?
28:06Oui
28:06ce n'est ni aux festivaliers
28:09ni aux producteurs
28:10ni aux maires
28:11ni aux élus locaux
28:12ni à n'importe quelle instance
28:13de n'importe quel pays
28:14de décider de cela
28:15Patrick Bruel
28:17évidemment
28:18je veux dire
28:18il faut absolument
28:19laisser la justice
28:20faire son travail
28:21dans ce cas-là
28:22je pense
28:22que c'est vraiment
28:23un problème
28:24parce qu'évidemment
28:25les maires
28:25je veux dire
28:26pourquoi Emmanuel Grégoire
28:27se permet effectivement
28:28d'aller sur ce terrain-là
28:29sur le terrain de la morale
28:30c'est-à-dire que Patrick Bruel
28:31a le droit de faire des concerts
28:33maintenant
28:33comme Marine Le Pen disait
28:34il n'y a aucun français
28:35qui est obligé
28:36d'y aller
28:36par ailleurs
28:37si les français
28:38veulent aller voir Patrick Bruel
28:39qu'ils ont acheté leur ticket
28:40et que visiblement
28:41cette histoire
28:41ne leur pose aucun problème
28:42manifestement
28:43ils doivent être en droit
28:43de le faire
28:44aujourd'hui
28:45la présomption d'innocence
28:46en France
28:46ne peut être dévoyée
28:48uniquement parce que
28:49voilà ça ne plaît
28:50parce que cette histoire
28:50ne plaît pas
28:51la justice fera son travail
28:52doit faire son travail
28:53et si Patrick Bruel
28:54doit être condamné
28:55et bien nous espérons
28:56il le sera
28:56mais ce n'est absolument pas
28:57ni aux producteurs
28:58ni aux maires
28:58de choisir
28:59la parole d'un avocat
29:00maître Pardou
29:01est-ce que Patrick Bruel
29:01peut continuer
29:02à être sur scène
29:03cet été
29:03pour sa tournée de concert
29:05oui
29:05et surtout que les politiques
29:07ferment leur gueule
29:08je vais vous le dire
29:09aussi simplement que cela
29:11c'est moi qui vous me direz
29:13cette fois
29:13chaque fois qu'il ouvre
29:15c'est une catastrophe
29:17regardez
29:18Emmanuel Grégoire
29:19et je crois que
29:20l'excellent Jules Torres
29:21l'a déjà dit
29:22mais je le redirai
29:23dit
29:24je ne veux surtout pas
29:26je demande à Patrick Bruel
29:27de ne pas faire de concert
29:28mais
29:29enfin Patrick Bruel
29:31aujourd'hui
29:32il est poursuivi
29:33il n'a pas été placé
29:34en garde à vue
29:35il n'a pas été mis en examen
29:36point à la ligne
29:37donc
29:38il est présumé innocent
29:40deuxièmement
29:41Achraf Hakimi
29:42lui
29:43il est
29:44pour l'instant
29:45renvoyé
29:46devant
29:47non pas
29:48le tribunal
29:49mais la cour d'assises
29:50pour viol
29:50et
29:51non seulement
29:52il va au parc des princes
29:54il se fait applaudir
29:55mais Emmanuel Grégoire
29:57Emmanuel Grégoire
29:58il ne va pas aller au parc des princes
30:00il ne va pas aller applaudir
30:01donc il se tase
30:02et puis
30:03une seconde
30:04chaque fois qu'il parle de justice
30:05d'affaires en cours
30:06ils se prennent une baffe
30:08en retour
30:09quand François Fillon
30:10dit
30:11pour reprendre une vieille histoire
30:13qu'il imagine
30:16le général de Gaulle
30:17mis en examen
30:18il va se retrouver
30:19mis en examen
30:20et ça va lui retomber dessus
30:21donc qu'il se tase
30:23sur ces questions là
30:24d'abord parce qu'il ne connaisse rien
30:25et ensuite parce que
30:27ils ne savent pas
30:28comment la justice fonctionne
30:28donc vous dites que Patrick Porel
30:29peut continuer sur scène
30:30il peut
30:30mais
30:30mais
30:31mais
30:32socialement
30:33vous pouvez avoir
30:34un argument simple
30:36c'est s'il y a des manifestations
30:39permanentes
30:39totales
30:40donc vous cédez aux manifestations
30:41non
30:42les maires peuvent parfaitement dire
30:44attention
30:45l'ordre public est en cause
30:46oui
30:46ils peuvent les interdire
30:47c'est l'application du droit
30:48et le préfet surtout
30:49le préfet
30:49le préfet
30:50trouble à l'ordre public
30:51hop
30:52plus de concert
30:52plus de concert
30:53mais
30:54à ce moment là
30:55vous n'allez pas laisser
30:56les associations féministes
30:57se taire
30:58si elles ont envie de parler
30:59Eric
30:59alors
31:00j'adore
31:01Maitre Pardou
31:01mais pour moi
31:02il a utilisé les deux pires arguments
31:03d'abord
31:04s'il y a bien un argument
31:05pour lequel il ne faut pas céder
31:06c'est parce qu'il y a des manifestants
31:07en face
31:08c'est à dire qu'au début
31:09de votre démonstration
31:10j'avais envie de dire
31:11qu'il fallait que Patrick Porel
31:11on se priverait de bonne bière
31:12sinon
31:12non c'est le contraire
31:13mais bien entendu
31:13c'est à dire qu'il ne faut pas céder
31:15en revanche
31:15pardonnez-moi
31:16quand vous dites que
31:16les politiques doivent fermer
31:18leur gueule
31:18considérant Patrick Porel
31:20mais est-ce que Patrick Porel
31:21lui pardonnez-moi
31:21en reprendre la même expression
31:22il l'a également fermé
31:24les 40 dernières années
31:25parce que Patrick Porel
31:26c'est quoi ?
31:26c'est la raison pour laquelle
31:27je ne le défendrai pas aujourd'hui
31:28c'est l'engagement
31:29SOS Racisme
31:30ensuite c'est l'engagement
31:31à chaque fois
31:32contre les partisans
31:34d'arrêter l'immigration
31:35comme le Front National
31:36c'est une autre histoire
31:37non ce que je veux dire
31:38c'est qu'il a essayé
31:38de cocher toutes les petites cases
31:40de la gauche humaniste
31:41etc.
31:42du volcan
31:43et aujourd'hui
31:43il se fait bouffer
31:44par ce camp
31:44et s'il est innocent
31:45mais de toute façon
31:46je ne suis pas procureur
31:47je suis juste en train de vous dire
31:48je suis juste en train de vous dire
31:50que je ne vais pas aller le défendre
31:51on va reprendre un autre exemple
31:52je ne vais pas aller le défendre
31:52mais c'est au-delà de Patrick Porel
31:53vous l'appelez comme vous voulez
31:54est-ce qu'un homme
31:55qui est accusé de viol
31:57et sur lequel il y a des plaintes
31:58et qui se trouve être chanteur
31:59a le droit de chanter
32:02et de continuer ses concerts
32:08aux demandes des maires
32:09de Marseille
32:10de Paris
32:11pour annuler ses concerts
32:13j'ai un entendu que non
32:14mais ça n'empêche pas
32:15que Patrick Porel
32:15par le fait
32:16ben si ça veut dire quoi
32:17c'est vrai
32:17en fait les artistes
32:19ils n'ont pas à faire de la politique
32:20et aujourd'hui
32:21il ne faut pas qu'ils s'étonnent
32:22que les politiques s'occupent d'eux
32:23mais non
32:24c'est-à-dire que
32:24les politiques aujourd'hui
32:26se prononcent sur Patrick Porel
32:28et Patrick Porel lui
32:29s'est toujours prononcé
32:30sur les politiques
32:31c'est comme les footballeurs
32:32il faut qu'ils se contentent
32:32de faire du foot
32:33et de mettre des buts
32:34c'est pas le même débat
32:34mais Jules Thores
32:35sur le débat
32:36sur les concerts de Patrick Porel
32:37et on passe à la GPA
32:38évidemment il a le droit
32:40de faire encore ses concerts
32:41ce sont ses fans
32:43s'ils sont dégoûtés
32:44par le personnage
32:45par les accusations
32:47qui doivent faire ce choix-là
32:48mais c'est certainement pas
32:50à un préfet
32:50c'est certainement pas
32:51à des maires
32:52d'interdire les concerts
32:53de Patrick Porel
32:54car il y a la présomption
32:55d'innocence
32:56et c'est vrai que
32:56moi j'ai pas du tout envie
32:57de défendre Patrick Porel
32:59j'ai pas du tout envie
33:00j'ai pas de sympathie pour lui
33:01et c'est vrai que
33:02quand vous avez le témoignage
33:03de 30 femmes
33:03et la moitié
33:05qui porte plainte
33:06c'est vrai que ça
33:07ça pose directement
33:08un climat de suspicion
33:09mais encore une fois
33:10ça c'est le temps médiatique
33:11le temps médiatique
33:12il va toujours beaucoup plus vite
33:13que le temps de la justice
33:14et quand on voit
33:15dans les affaires récentes
33:17Maître Pardo
33:18parlait d'un réhabitant
33:19il y a eu
33:20Kevin Spacey
33:21il y a eu beaucoup de personnes
33:22qui ont été accusées
33:23qui ont obtenu
33:23soit des non-lieux
33:24ou des classements sans suite
33:25donc c'est le temps de la justice
33:26en République
33:27et en France
33:28c'est comme ça que ça fonctionne
33:29La gestation pour autrui
33:30Gabriel Attal
33:31vous savez évidemment
33:31qu'elle est interdite en France
33:32propose de relancer le débat
33:34la porte-parole du gouvernement
33:35est en total désaccord
33:37ce débat existe
33:38dit Gabriel Attal
33:39et il ne faut pas l'occulter
33:40sur tous ces sujets bioéthiques
33:42qui relèvent de l'intime
33:43de convictions parfois
33:45très personnelles
33:45spirituelles
33:46pour certains
33:46philosophiques
33:47pour d'autres
33:47la liberté de vote
33:48s'est imposée
33:48dans tous les partis
33:49Maude Bréjon
33:50une telle mesure
33:51va à l'encontre du féminisme
33:52que l'on doit porter en 2026
33:54la maternité
33:55la parentalité
33:56est quelque chose
33:57de très personnel
33:58je ne comprends pas
33:58dans quel cadre
33:59on imagine pouvoir mettre
34:00à disposition
34:00le ventre des femmes
34:01que ce soit rémunéré
34:03ou pas
34:04et alors Louis Sarkozy
34:05a également réagi
34:06il a dit moralement
34:07la GPA ne me plaît pas
34:08mais la loi
34:09ce n'est pas de la morale
34:10c'est pour ça
34:11que je suis pour ça
34:11l'égalisation
34:13la loi c'est de la morale
34:14bah si
34:14alors là il dit des bêtises
34:15non mais c'est surtout que
34:16pardonnez-moi
34:18Louis Sarkozy
34:18n'a rien d'un libéral
34:19parce qu'il se positionne là
34:20sur une logique de libéral
34:21c'est-à-dire
34:22finalement les gens font
34:23ce qu'ils veulent
34:23mais la GPA
34:24parce qu'on m'interroge dessus
34:25la GPA aujourd'hui
34:27par exemple
34:27si on la légalise
34:29ça serait pris en compte
34:29par la sécurité sociale
34:31donc c'est-à-dire
34:31qu'il y a une intervention
34:32de l'État dedans
34:33donc faire croire
34:34que la loi ne régit pas
34:35la morale
34:36dans ce cas précis
34:37c'est extrêmement faux
34:38et pardonnez-moi
34:39sur le fond
34:39sur Gabriel Attal
34:40moi ce qui m'insupporte
34:41c'est qu'il fait ça
34:42par raison de progressisme
34:44et de démagogie
34:44parce que pardonnez-moi
34:45si la question de la natalité
34:47elle est importante
34:47qui se concentre par exemple
34:49sur le fait qu'il y a
34:4911 départements français
34:50dans lesquels
34:51il n'y a pas de gynécologue
34:52qui fait qu'il y a
34:53un français sur quatre
34:54aujourd'hui
34:54qui vit dans un désert médical
34:55où il n'y a pas de gynécologue
34:57c'est-à-dire que ça
34:57c'est des sujets
34:58qui sont très concrets
34:58c'était la même chose
34:59sur l'euthanasie
35:00ils ont voulu faire passer
35:01l'euthanasie
35:02alors qu'il y avait
35:03un département sur quatre
35:04où il y avait des problèmes
35:05de soins palliatifs
35:05je veux concerner
35:06sur ce que représente
35:07la GPA
35:08il me semble que
35:08la déclaration
35:11de Maude Bréjean
35:12Hélène
35:13est assez juste
35:14la maternité
35:15la parentalité
35:16est quelque chose
35:17de très personnel
35:17je ne comprends pas
35:18dans quel cadre
35:19on imagine
35:19pouvoir mettre à disposition
35:20le ventre des femmes
35:22que ce soit rémunéré
35:23ou pas
35:23et elle dit que ça va
35:24à l'encontre du féminisme
35:25la gestation pour autrui
35:26on loue le ventre d'une femme
35:28non mais ça va bien
35:29au-delà de ça
35:29la GPA
35:30on se rapproche du trafic
35:31d'êtres humains
35:31et de l'esclavage moderne
35:32je vous le dis comme ça
35:33comme je le pense
35:34la GPA
35:35ça va beaucoup plus loin
35:36que c'est anti-féministe
35:37moi juste le premier point
35:39c'est Gabriel Attal
35:40ça fait deux jours
35:41qu'il est en campagne présidentielle
35:42je ne comprends pas
35:43pourquoi il est allé
35:44aussi rapidement
35:45sur un sujet
35:45aussi clivant
35:46et en plus manifestement
35:48qui clive dans son propre camp
35:49cela étant dit
35:50maintenant sur le fond
35:50de la GPA
35:52je trouve ça
35:53extrêmement inquiétant
35:54il faut savoir
35:54que la GPA
35:55c'est Marie-Estelle Dupont
35:55que j'entendais dire ça
35:56c'était très intéressant
35:57la GPA
35:58il n'y a pas une femme
35:59qui gagne assez bien
36:01sa vie
36:01qui va vous dire
36:02ah oui je vais faire ça
36:03pour évidemment gagner de l'argent
36:04vous n'avez pas une femme
36:04chef d'entreprise
36:05qui va aller faire une gestation
36:07pour quelqu'un d'autre
36:07chef d'entreprise
36:08qui gagne 20 000 euros par mois
36:09évidemment on ne peut pas faire ça
36:10donc c'est une exploitation
36:12de femmes
36:13qui sont uniquement
36:14dans la misère
36:15ça fait fi
36:16de toutes les réalités scientifiques
36:18aujourd'hui
36:18qu'on connait
36:19de ce qu'il se passe
36:20pendant une grossesse
36:21il faut savoir que
36:22les cellules de l'enfant
36:23restent dans le corps
36:24de la mère
36:25parfois pendant 27 ans
36:27il y a des liens
36:28qui se créent
36:28entre une maman
36:29et son enfant
36:29et ces liens
36:30en fait
36:31c'est une réalité scientifique
36:32c'est à dire
36:32qu'on n'est même pas
36:33sur le terrain
36:33ni de la morale
36:34ni de féminisme
36:35on est sur un terrain
36:36purement scientifique
36:37donc tous les traumatismes
36:39qui peuvent être créés
36:40à cause de la GPA
36:41on ne peut absolument pas
36:43en faire fi
36:44donc c'est très inquiétant
36:45Gabriel Attal
36:45aille très vite là-dessus
36:46Jules Torres
36:47intéressant
36:48qu'il choisisse
36:48il avait fait sa rentrée politique
36:50souvenez-vous là-dessus
36:50et là j'ai trouvé
36:52la déclaration de Maud Bréjon
36:53très forte
36:55c'est-à-dire que
36:56l'autorisation de la GPA
36:57serait en effet
36:58une rupture anthropologique majeure
37:00et je ne comprends pas
37:01pourquoi Gabriel Attal
37:02s'entête sur ce sujet-là
37:03parce que c'est un sujet
37:04qui est évidemment
37:05extrêmement clivant
37:07mais qui surtout
37:08pardonnez-moi
37:08moi je trouve ça horrible
37:09je trouve ce sujet horrible
37:11parce qu'on transforme
37:12la grossesse en prestation
37:14et bien sûr que
37:15la loi
37:15elle doit régir en partie
37:17la morale
37:17la loi
37:18elle est régie par des principes
37:19alors ça ne veut pas dire
37:20qu'il faut mettre
37:20de la moraline partout
37:21mais si aujourd'hui
37:22par exemple
37:23on a interdit l'esclavage
37:24c'est pour de la morale
37:25si on a interdit
37:27la prostitution de mineurs
37:29c'est parce qu'il y a
37:30une question de morale
37:30si on a interdit
37:32le proxénitisme
37:33c'est parce qu'il y a
37:34une question de morale
37:35si on a interdit
37:36il y a quelques années
37:37le lancer de nain
37:37c'est parce qu'il y a
37:38une leçon de morale
37:39donc pour tous ces sujets-là
37:41évidemment qu'on ne peut pas
37:42comment vous dire ça
37:43autoriser ce sujet-là
37:45d'autant plus que
37:46il vous ment
37:47il y a un mensonge
37:49avec la GPA éthique
37:51il n'y a aucune femme
37:52qui a fait une GPA éthique
37:53c'est vrai
37:53vous avez 100% raison
37:55il n'y a aucune femme
37:56c'est ce que disait
37:56très justement Hélène
37:57qui fait
37:58donc
37:59c'est-à-dire
38:00qui va louer son ventre
38:03si elle est chef d'entreprise
38:04et si elle a
38:05pas de problèmes financiers
38:07Olivier Pardo
38:08d'abord moi je remarque
38:09deux femmes ont pris
38:10des positions
38:11fortes sur cette question
38:12c'est Monde Bréjean
38:13et Hélène
38:14c'est quand même
38:15elles qui sont quand même
38:16les premières concernées
38:17parce que les mères porteuses
38:18ce sont des femmes
38:20et c'est donc
38:20c'est quand même
38:21une logique
38:22qui s'impose à eux
38:23et puis moi je trouve
38:24que ces débats
38:26démontrent une chose
38:27c'est que
38:29notre ami
38:29Gabriel Attal
38:30s'y prend tout de suite
38:33les dossiers de société
38:35aussi clivants
38:36c'est qu'il n'a pas
38:36grand chose à dire
38:38sur les lignes politiques
38:39beaucoup plus fortes
38:40parce que c'est absolument
38:43une négation
38:44et d'ailleurs c'est intéressant
38:45parce que les jeunes
38:46avec Macron
38:47qui sont devenus
38:47les jeunes avec Attal
38:48enfin les jeunes
38:49les jeunes avec renaissance
38:50les jeunes avec renaissance
38:51ils vont aussi
38:52sur les sujets de société
38:52c'est-à-dire qu'ils sont
38:53favorables à la GPA eux aussi
38:54et ils sont pour l'interdiction
38:55de la corrida
38:56et de la vénerie
38:57de la chasse à cour
38:58et pour l'euthanasie
38:59et pour tous
39:00c'est vraiment
39:01les sujets prioritaires
39:01tous qui font les fondements
39:02de notre société aussi
39:04c'est dingue
39:04sans prendre la corrida
39:05à la chasse
39:06ça c'est pas bien
39:08vous sauriez plus quoi
39:09faire le week-end
39:10Michael Dorian
39:11bonsoir
39:11bonsoir Gauthier
39:12bonsoir à tous
39:13quel programme
39:14du 22h minuit
39:14de CNews ?
39:15on va parler bien sûr
39:16de ce meurtre barbare
39:17à Echirol
39:18près de Grenoble
39:19un homme a été retrouvé mort
39:20dans une voiture incendiée
39:21les kidnappeurs
39:22l'avaient forcé
39:23à lire une lettre
39:23dans une vidéo
39:24publiée sur les réseaux sociaux
39:25une méthode absolument abjecte
39:27et puis on écoutera
39:27le témoignage bouleversant
39:28des parents d'Yannis
39:29cet adolescent de 17 ans
39:31qui s'était donné la mort
39:32l'an dernier
39:32après avoir appris par hasard
39:34la libération conditionnelle
39:35la libération anticipée
39:36de celui qui l'avait agressé
39:37sexuellement
39:38alors qu'il n'avait que 12 ans
39:39ses parents étaient
39:40les invités de Laurence Ferrari
39:41tout à l'heure
39:42et ils vivent dans le même quartier
39:43que l'agresseur de leur fils
39:45la maman le croise régulièrement
39:46en faisant ses courses
39:47ou au fimetière
39:48en allant rendre visite
39:50à la dépouille de son fils
39:52il est responsable
39:52de la mort de cet enfant
39:53et il va sur la tombe
39:55de l'enfant
39:56dont il est responsable
39:56de la mort
39:57donc qu'il a agressé
39:58c'est absolument rigide
39:59et qu'il s'est suicidé ensuite
40:01effectivement
40:02merci Michael
40:03on vous retrouve tout de suite
40:04pour le 22h minuit
40:04rendez-vous demain
40:0511h pour 100% Frontières
40:07enfin
40:071 5
40:082
40:093
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