- il y a 11 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h.
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00:00Bonsoir à tous, bienvenue pour la dernière soirée de la semaine de 100% politique avec Hélène Rouet, Jules Torres,
00:05Amine Elbailly et Georges Fenech.
00:06Bonsoir à tous les quatre. Et nous accueillons avec beaucoup de plaisir Alain Fontaine, président de l'association des Bistros
00:12et Cafés de France.
00:13Vous êtes vous-même évidemment à la tête d'un restaurant parisien. Bonsoir à vous.
00:16Et on va donc parler de la fameuse enseigne Master Poulet, des kebabs, des restaurants de poulet, des fast-food
00:24qui font polémique sur bien des plans.
00:26Et donc je vous propose de voir déjà le sujet de la rédaction de CNews, puisqu'il y a un
00:30Master Poulet qui s'est pris une fermeture administrative pour cause d'hygiène, ça se passe à Argenteuil.
00:35Alors voyez le sujet et le reportage de Florian Doré et Augustin Donadieu et le récit de François Tiskevitch.
00:43Un danger grave et imminent pour la santé publique. En arrivant dans les cuisines du Master Poulet d'Argenteuil,
00:49les agents de la direction départementale de la protection des populations du Val d'Oise découvrent des poulets conservés dans
00:56des bacs en plastique
00:57avec une mauvaise gestion des températures. Mais aussi, plus de 80 kilos de viande périmée stockée dans la chambre froide.
01:06Résultat, l'établissement spécialisé dans la vente de poulets grillés à l'Alle est fermé administrativement jusqu'à sa mise
01:12aux normes.
01:20Et ce n'est pas la première fois. En mars dernier, ce restaurant avait déjà été fermé pour les mêmes
01:42raisons.
01:43Du côté de la chaîne de restauration, on affirme qu'aucun produit non conforme n'a été vendu à la
01:48clientèle.
01:49Mais Master Poulet est également vivement critiqué pour l'origine de sa viande.
01:52Pour être capable de vendre un poulet entier à moins de 8 euros, l'enseigne se fournit en espagnol en
01:58Pologne.
02:00Espagne, Pologne, Ukraine avec des conditions sanitaires qui n'ont rien à voir avec la production de la volaille française.
02:06Et Alain Fontaine, vous vous alertez depuis plusieurs jours maintenant aussi sur le remplacement de bistrots parisiens comme le vôtre
02:13par ce type d'enseigne, kebab, fast-food, restaurant de poulet.
02:18De remplacement de bistrots dans toute la France.
02:20Bien sûr.
02:20C'est-à-dire qu'effectivement, il y a un problème de pouvoir d'achat qui est un prétexte.
02:25Mais en ce moment, vous avez une explosion de la restauration rapide.
02:29Pour vous donner un chiffre, 13 000 restaurations rapides il y a 20 ans, aujourd'hui 52 000.
02:35Quatre fois plus.
02:36C'est exponentiel.
02:37Donc il est bien possible que dans 20 ou 30 ans, il n'y a plus de restaurant middle game
02:42au milieu.
02:43Il y aura la restauration à bas prix à cause du pouvoir d'achat.
02:47Et puis il y aura la restauration pour les gens plus aisés.
02:50Et au milieu, il n'y aura plus rien.
02:51Donc c'est pour ça qu'il faut dire, bon, qu'est-ce qu'on veut, effectivement, qu'est-ce
02:56qu'on veut pour les années à venir ?
02:57C'est quoi l'alimentation ?
02:59C'est quoi ce que l'on veut pour l'alimentation de nos jeunes, avec de l'obésité qui est
03:04en progression de 25% en 30 ans, dont 70% ce sont des jeunes ?
03:10On en a déjà parlé ensemble sur Europe 1.
03:12Je vous ai pris un exemple très précis d'un restaurant italien que je connais, où le restaurateur italien voulait
03:17vendre à une enseigne italienne qui lui a fait fond bon au dernier moment.
03:21Et ses enfants mettent la pression pour qu'il cède les clés parce qu'il a travaillé toute sa vie
03:25et il veut vivre une retraite paisible.
03:27Et il n'a que des propositions de kebab, de fast-food et de restaurant de poulet.
03:33Et donc forcément, ce restaurant italien pourrait se transformer en restaurant fast-food, master poulet ou kebab.
03:41Et ça, c'est un phénomène que vous voyez, vous m'avez dit, c'est très vrai ce témoignage-là.
03:44Oui, c'est très très vrai.
03:46Alors c'est des témoignages dramatiques parce que nous, nous sommes des indépendants et nous avons notre vie dans nos
03:51établissements souvent.
03:52Nous avons élevé nos enfants, nous avons des fois rencontré nos femmes dans nos établissements.
03:56On a élevé nos enfants, on a passé notre vie dans ces...
04:00C'est une sorte de mélange entre la vie privée et la vie publique.
04:03Et donc, quand on se sépare de nos restaurants parce qu'un jour, il faut prendre sa retraite, il faut
04:06partir, on est fatigué, que ceci, que cela,
04:08on a envie que ça continue, que le bébé continue à grandir, si vous voulez.
04:12Et puis non, parce que vous avez d'abord des propositions d'investisseurs,
04:16parce que toutes ces chaînes-là, ils ont des moyens considérables.
04:20On est passé d'une restauration d'indépendants à une restauration d'investisseurs et de groupes.
04:26On n'est plus sur les mêmes niveaux.
04:28Et donc, effectivement, mes confrères qui s'en vont cèdent parce qu'il y a l'argent qui est en
04:34face.
04:34Et c'est aussi un symbole, au-delà de ça, qu'un bistrot français, qu'un restaurant italien soit remplacé
04:41par un kebab ou par un master poulet.
04:44Ce n'est pas la même nourriture.
04:45On se transforme, même pour les fast-foods, dans des établissements qui vendent de la nourriture 100% halal.
04:52Donc, on ne vend pas les mêmes produits.
04:54On ne fait pas la même cuisine.
04:55C'est un symbole aussi, très fort.
04:57Et c'est au-delà du symbole parce que ça se multiplie.
05:00Bien sûr.
05:00Et rendez-vous compte qu'en 40 ans, la disparition du bistrot populaire, elle a eu deux raisons.
05:06D'abord, l'américanisation avec des fast-foods qui sont arrivés.
05:10Ils sont en voie de disparition, si je puis dire.
05:12Quand on voit qu'il y a un certain nombre de fermetures et de l'autre côté, une multiplication des
05:16antennes de fast-food,
05:17on peut dire que c'est en voie de disparition parce qu'il y a eu l'américanisation avec tous
05:21les fast-foods américains
05:23qui sont arrivés au début des années 2000, avec en effet quelque chose de pas cher, quelque chose qui allait
05:28vite.
05:29Quand vous allez dans ces endroits-là, en 5 ou 10 minutes, vous étiez servi.
05:32Et puis aujourd'hui, c'est la allélisation où Amine Elbaï parlerait de kebabisation.
05:36C'est la deuxième étape.
05:37Mais pourquoi le bistrot populaire, il est en train de disparaître, pas seulement à cause de Master Poulet ou des
05:42autres enseignes américaines.
05:43C'est aussi parce qu'aujourd'hui, les bistrotiers sont sous le poids des normes, sous le poids des impôts,
05:49sous le poids des taxes.
05:50Ils veulent des bons produits.
05:51Moi, je connais beaucoup, beaucoup de restaurateurs et notamment des restaurateurs confirmés.
05:55Quand vous avez votre producteur, par exemple, de saumon qui augmente son prix de 1 ou 2 euros le kilo,
06:00il ne peut plus servir du saumon frais à ses clients.
06:03Quand il a le prix de la viande qui augmente, il ne peut plus le servir.
06:06Donc, c'est aussi pour cela, c'est le fait que l'État n'a jamais aidé ces personnes-là,
06:09n'a jamais aidé ces bistrots populaires.
06:11C'est pour ça qu'aujourd'hui, quand vous êtes un jeune, vous préférez, plutôt qu'aller prendre un steak
06:15frite accessible ou un sandwich poulet crudité,
06:18eh bien, vous allez prendre le tasticoustie ou le Master Poulet.
06:21C'est aussi une question de civilisation.
06:22Le bistrot français, c'est un art de vivre à la française.
06:25Le café sur le bar, sur le zinc au comptoir.
06:30Les produits du terroir, c'est...
06:32D'ailleurs, on voit comment c'est attaqué avec le canon français et ces grands banquets attaqués par la France
06:36insoumise.
06:37C'est aussi une question de civilisation.
06:38Et c'est très juste que, d'abord, c'était l'américanisation.
06:41Et maintenant, c'est ce que vous appelez la kebabisation.
06:43Oui, je pense qu'il y a une crise surtout culturelle.
06:45Mais, vous savez, ces Master Poulet, qui s'implantent en nombre désormais comme des petits champignons dans les quartiers,
06:52révèlent finalement, à vitesse grand V, le processus de précarisation de la société,
07:01mais aussi le processus d'islamisation de la société, pour deux raisons.
07:06D'abord, parce que le Master Poulet, c'est pour moi le temple de la précarité sociale.
07:10Ce sont des travailleurs très pauvres, qui vont servir à une clientèle plutôt précaire.
07:16Je pense que la solidarité nationale y est pour beaucoup, du point de vue de la consommation.
07:21Et puis, en second lieu, ce que les habitants ne veulent pas dans les quartiers populaires,
07:25et moi, j'ai pu le dénoncer à Roubaix avec mes mots, avec ma façon d'être,
07:29mais aussi avec mon vécu, c'est que, dans une rue non commerçante, ça commence toujours par un kebab.
07:35Ça commence toujours par un Master Poulet.
07:37Et puis, dans deux ans, ça s'élargit avec un commerce islamique,
07:41où on vend du Coran, où on vend des abayas.
07:43Et puis, dans cinq ans, ça se finit par une mosquée.
07:45Et ça se finit par une rue où la culture française s'efface peu à peu,
07:50parce qu'on crée aussi, sous le yeux de nos élus, sous le yeux de ceux qui nous dirigent,
07:57on crée effectivement des rues totalement communautarisées,
07:59qui échappent totalement au code culturel de la France.
08:02Alors, quelques reportages pour vous montrer ce que représente Master Poulet.
08:04Je veux juste vous signaler un sondage.
08:06Installation d'un fast-food comme Master Poulet dans votre rue à moins de 100 mètres,
08:1167% des Français sont défavorables.
08:13Sondage IFOP pour Darwin Nutrition.
08:15Alors, j'adore ce sondage.
08:16Si c'est dans votre quartier, on passe à 56% défavorables.
08:21Et par contre, si c'est dans un autre quartier de votre commune,
08:25alors là, 53% favorables.
08:27C'est comme ça avec beaucoup de sujets en France.
08:28Exactement.
08:29Il faut que ça soit le plus loin possible du domicile
08:31pour avoir une majorité de Français qui sont favorables à l'installation d'un Master Poulet.
08:36Déjà, vous voyez donc le Master Poulet d'Argenteuil avec Augustin Donadieu qui était sur place.
08:40C'est donc le Master Poulet qui a dû fermer pour raisons d'hygiène absolument dégueulasses.
08:46La stupeur et l'étonnement des nombreux clients qui constatent la fermeture administrative
08:51de ce Master Poulet ici à Argenteuil après l'inspection de la direction départementale de la protection des populations.
08:57Les agents de l'État ont découvert dans les cuisines 80 kg de poulet périmé,
09:02du poulet stocké dans des bacs tachés, sales, à plus de 7 degrés.
09:06Évidemment, la température était non réglementaire.
09:09Ils ont trouvé les locaux et du matériel sale et non entretenu.
09:13Résultat, l'établissement est fermé administrativement jusqu'à nouvel ordre.
09:18La préfecture a indiqué qu'il présentait un danger grave et imminent pour la santé publique.
09:23Alors, ce qui est étonnant, c'est que cet établissement avait déjà été contrôlé en mars dernier, il y a
09:27deux mois.
09:28Fermé là aussi administrativement pour les mêmes raisons.
09:32Du côté de la chaîne de restauration, on se défend de toute erreur.
09:36On indique qu'aucun produit non conforme n'ait été vendu à la clientèle
09:41et que sur les 206 cartons contrôlés par les inspecteurs, seulement 8 étaient périmés depuis 24 heures et bien mis
09:48à l'écart.
09:49D'ailleurs, je tiens à vous dire que j'ai vu un collectif d'habitants de Paris se mobilisent contre
09:55le master poulet parisien.
09:56Représenté par une avocate au demeurant.
09:58Absolument, représenté par une avocate.
09:59Et c'est intéressant parce qu'on a enfin un autre prisme sur le sujet.
10:03On avait le prisme, effectivement, de la défense de nos bisseraux, la défense de notre patrimoine,
10:08la défense des enjeux politiques sanitaires.
10:11Et là, vous avez un sujet d'ordre public.
10:13Parce que moi, je plains quand même les habitants qui habitent autour de ces master poulet sur la question des
10:17nuisances olfactives.
10:19Sonores, olfactives.
10:20Absolument.
10:20C'est ce que disait aussi le maire de Saint-Ouen.
10:23À Boulogne, le master poulet est juste à côté d'un magasin de chaussettes.
10:26Et vous avez le vendeur du magasin de chaussettes qui dit « je ne vends plus une paire parce que
10:28toutes mes chaussettes sortent le poulet ».
10:30Mais je crois comprendre qu'il y avait un sondage qui disait que les Français ne sont pas contre, pas
10:34à côté de chez eux.
10:35C'est ce que je vous ai montré, Amine.
10:37Effectivement, mais pas à côté de chez eux.
10:39C'est effectivement typiquement français.
10:41C'est-à-dire qu'en fait, finalement, on n'est pas contre.
10:43On n'est pas contre la halalisation de la société.
10:45On n'est pas contre la précarisation de la société.
10:47Mais loin de chez soi.
10:48Mais très loin de chez soi.
10:49Surtout très loin de chez soi.
10:50C'est le sondage que je vous ai montré.
10:52Mais visiblement, vous avez mangé du poulet avant de venir et vous étiez en pleine digestion en train de vous
10:55assoupir.
10:57Vous voyez, à Saint-Ouen, parce que vous savez que tout ça démarre de Saint-Ouen aussi, avec le maire
11:00qui s'était mobilisé contre le master poulet de Saint-Ouen.
11:04C'est moins cher.
11:06Les gens achètent le moins cher.
11:08C'est pour ça, peut-être.
11:09C'est pour l'argent.
11:10Avec une cuisse de poulet, un donut et une saucisson.
11:16Moi, je ne suis pas contre.
11:18Moi, je ne porte pas cher.
11:19C'est juste à côté.
11:21Pour nous, c'est bien qu'il existe.
11:23Pour nous, il faut qu'il reste.
11:24Ceux-ci.
11:25Parce qu'il y a les palais.
11:26Voilà.
11:27On prend du poulet.
11:28Donc voilà.
11:28En plus, ce n'est pas cher.
11:29Tout le monde, un peu.
11:31Surtout notre génération à nous, je pense.
11:34Après, je pense que la mairie, c'est la queue et tout.
11:36Parce qu'à l'argent, il y a beaucoup de queue.
11:37C'est pour ça.
11:38Il y a du monde.
11:39Peut-être que c'est pour ça.
11:40Je suis assez surpris de ce différent.
11:44Pourquoi ?
11:46Est-ce qu'ils ont leur place ici ou pas ?
11:48Je pense qu'il n'y a pas raison.
11:50Après, c'est une volonté de la mairie de peut-être sélectionner.
11:55Je ne sais pas.
11:55C'est intéressant.
11:57Parce que la gauche s'est déchirée autour du master poulet de Saint-Ouen.
12:01Hélène Rouet, Karim Bouamran, qui veut boboiser sa ville.
12:04Parce qu'il n'a pas du tout envie d'avoir un électorat.
12:06LFI grandissant.
12:07Puisqu'il est évidemment contesté par la France insoumise.
12:11Il est lui-même du parti socialiste.
12:12Et il ne veut pas perdre sa mairie dans six ans.
12:14Il ne veut pas du master poulet.
12:16Et LFI l'a accusé quasiment d'islamophobie.
12:19En disant, le maire PS de Saint-Ouen, il ne veut pas d'un commerce 100% halal.
12:23Pour vendre de la nourriture aux Français de confession musulmane.
12:27Il y a même Nadej Abobangoli qui l'a même accusé de racisme.
12:30C'est vraiment allé très très loin.
12:32Ce qui est intéressant, en revanche, de voir, c'est à quel point, malheureusement,
12:35et c'est ce que vous disiez ce matin, Georges Fenech,
12:37les maires n'ont pas véritablement le droit.
12:39C'est-à-dire qu'on vit dans un pays libre et capitaliste.
12:41Et en fait, les maires, mine de rien, n'ont pas vraiment de pouvoir de décision sur vous, si vous
12:45voulez.
12:45Est-ce qu'un master poulet a le droit de s'installer ou pas ?
12:48On a vu Karim Bouamran qui a tenté, avec des espèces de peaux de fleurs géants,
12:52qui se sentaient effectivement extrêmement mauvais,
12:54pour empêcher les gens d'y aller, etc.
12:56Mais c'est vrai que ce sont des solutions qui sont très précaires.
12:58Un maire, aujourd'hui, n'a de fait pas du tout le droit d'interdire un master poulet.
13:01Master poulet, en fait, c'est très intéressant.
13:03D'ailleurs, c'est intéressant ce que vous dites.
13:04Je fais juste une incise.
13:05Parce que la vérité, Argenteuil,
13:09et c'est souvent le cas,
13:11on utilise le biais de l'hygiène pour fermer un master poulet.
13:16Et pour m'entretenir avec des maires et des préfets régulièrement,
13:18il faut souvent trouver un biais pour arriver à ses fins
13:21et faire fermer un établissement qu'on a envie de faire fermer.
13:25Et ce n'est pas seulement les restaurants.
13:26Bien sûr.
13:27C'est très intéressant que vous soyez là, monsieur,
13:29parce qu'en fait, master poulet représente l'inverse
13:32de ce qu'est la gastronomie française.
13:34C'est-à-dire une certaine culture de l'effort,
13:36une certaine culture du beau, du bon, de la précision.
13:39Précisément ce que n'est pas master poulet.
13:40Et d'ailleurs, ça rejoint exactement l'idée, si vous voulez, de l'hygiène.
13:44C'est-à-dire qu'en fait, on lâche l'affaire.
13:45C'est-à-dire que les matériaux ne sont absolument pas nettoyés,
13:48les conditions de refroidissement,
13:49on ne fait pas l'effort justement de les mettre.
13:51Ça représente précisément l'inverse
13:53de ce pour quoi vous travaillez tous les jours.
13:54C'est vrai que c'est l'inverse de...
13:56L'exact inverse de ce qu'est la gastronomie française.
13:57Du bistrot.
13:59Déjà parce qu'on a envie de se rassembler au bistrot.
14:01On ne se rassemble pas au fast-food.
14:02On a envie d'échanger.
14:03On a envie d'être ensemble.
14:04Parfait.
14:04De faire société quelque part.
14:06La sociabilité.
14:07Oserais-je dire de vivre ensemble ?
14:09Au sein du bistrot.
14:10Les bistrots et les cafés,
14:11c'est la sociabilité qui est importante.
14:13Voilà.
14:14Ce n'est pas la volonté de construire.
14:15Mais qui ne veut pas vivre ensemble ?
14:16Moi, j'aime bien retourner cet argument.
14:17Qui ne veut pas vivre ensemble ?
14:19Je pense que...
14:20Qui condamne les banquets du canon français ?
14:23Alors là, moi, je ne sais pas.
14:24Mon couloir de nage,
14:25c'est les bistrots et les cafés.
14:27Et l'important,
14:28c'est de comprendre que les bistrots et les cafés,
14:30c'est de la sociabilité.
14:31C'est des lieux qui existent depuis très longtemps.
14:34C'est des lieux aussi de culture.
14:36C'est des lieux d'assimilation, d'intégration.
14:38C'est des lieux
14:40où la liberté, l'égalité et la fraternité
14:42sont mises en avant.
14:44Vraiment.
14:44On peut parler librement.
14:46On est égaux devant un café ou un verre de vin.
14:48Et puis, on est fraternels
14:49parce qu'on s'entraide ensemble.
14:51Il y a des histoires d'amitié,
14:52il y a des histoires d'amour.
14:53Et puis, on se confronte
14:54parce que tout le monde vient.
14:56Parce que la sociabilité dans la restauration rapide,
14:59c'est une sociabilité entre soi.
15:03La sociabilité dans les bistrots et les cafés,
15:05c'est les uns,
15:06c'est les gens de gauche,
15:06c'est les gens de droite,
15:07c'est des gens qui aiment le rugby,
15:08les autres, le football.
15:10C'est des débats à non plus finir.
15:12Et c'est ça qui est important.
15:13Et c'est comme ça qu'on est depuis très, très longtemps.
15:17Eh bien, longue vie au bistrot et au café de France.
15:18Le nombre de copains qui sont au bar.
15:21Ça, oui, avec modération.
15:23Enfin, vous,
15:25vous n'avez pas beaucoup de verres,
15:26mais beaucoup de copains.
15:27Donc, longue vie au bistrot et au café de France
15:29que vous représentiez ce soir,
15:30Alain Fontaine,
15:31et merci d'être venu nous voir.
15:32Je veux qu'on parle d'une montée des marches
15:35à Cannes,
15:36puisque,
15:36et je vais vous entendre là-dessus,
15:37évidemment,
15:37Georges Fenech,
15:38vous qui avez énormément instruit ses affaires
15:41et écrit sur le sujet,
15:43là est montée des marches
15:44de l'équipe du film L'Abandon,
15:46qui retrace les derniers jours
15:47de la vie de Samuel Paty
15:49avant son assassinat,
15:50évidemment,
15:51par un islamiste.
15:52Et il se trouve
15:52que Mickaël Paty,
15:54la sœur de Samuel Paty,
15:56est derrière, évidemment,
15:57ce projet,
15:58avec Stéphane Simon,
15:58qu'on voit là,
15:59qui est le producteur du film
16:00et dont le film est adapté du livre.
16:02Et là,
16:02c'est Antoine Reinhardt
16:03qui joue Samuel Paty,
16:05qui incarne Samuel Paty,
16:06et sa sœur était donc présente
16:09hier à Cannes,
16:11Mickaël Paty,
16:11qui mène ce combat
16:12pour la réhabilitation de son frère.
16:15On la voit à l'écran,
16:16c'est elle qui le dit.
16:17Voyez la bande-annonce de l'abandon.
16:20J'ai jamais rêvé d'être un héros,
16:22mais que mes cours réveillent une vocation,
16:23ça oui, j'avoue que j'en ai rêvé.
16:26Bonjour, monsieur Paty.
16:29Aujourd'hui,
16:29on va faire une étude de cas.
16:31Liberté de l'expression,
16:32liberté de la presse.
16:33Ça vous dit quelque chose ?
16:33C'est Charlie Hebdo ?
16:34Exactement.
16:38Pas de blague aujourd'hui ?
16:40Bon, allez, une blague pour Drissot.
16:42Il y a un problème.
16:45Je viens de revoir la vidéo,
16:46les vues arrêtent pas d'augmenter.
16:47Elle est mensongère,
16:48elle donne clairement le nom du collège
16:49et de monsieur Paty.
16:50Il faut la faire supprimer.
16:52Il ne faut pas prendre ça à la légère.
16:54Il faudrait que vous rédigez un rapport
16:55à alerter le service de défense et de sécurité.
16:56Ça s'est pas passé comme ça.
16:58Je dirais à la mentir.
16:59On est complètement derrière.
17:02Tous les jours,
17:03je reçois des coups de fil
17:03de menace à la loge.
17:05Vu le contexte,
17:05tu nous mets tous en danger.
17:06Je peux quand même dire quelque chose
17:07parce que visiblement,
17:08ça tourne dans le procès.
17:09Je pense que ce serait bon
17:10de faire un bloc autour de lui.
17:11S'ils ont un couteau,
17:12je fais quoi ?
17:14Il n'y a aucune raison de paniquer.
17:24Mais jamais j'aurais imaginé
17:25que mon nom entrerait
17:26dans les livres d'histoire.
17:33Et je vous propose de découvrir
17:35l'émotion de Michael Paty
17:36à la fin de la projection à Cannes.
17:55Merci Michael de sa confiance.
17:58On a travaillé.
18:15On a essayé d'être au plus proche
18:19de son histoire
18:20avec des choses qu'on ne saura jamais
18:22parce qu'il n'était plus là
18:23pour nous raconter,
18:25pour témoigner.
18:25Mais on a vraiment fait ce travail
18:28d'être au plus juste
18:29de ce qu'on savait,
18:30de ce qu'on a pu retrouver
18:31dans les enquêtes.
18:33On a travaillé, tout simplement.
18:35Et la vérité,
18:36c'est que les choses
18:37se sont largement empirées
18:38depuis l'assassinat
18:38de Samuel Paty,
18:39Georges Fenech.
18:40Que s'est-il passé depuis ?
18:41Il y a eu Dominique Bernard.
18:43Et puis,
18:44tous ces enseignants
18:45qui ont été tués,
18:46rappelez-vous,
18:46poignardés,
18:48hommes, femmes,
18:49pour diverses raisons,
18:50mais des enseignants
18:51qui aujourd'hui
18:52ont la peur au ventre
18:53quand ils vont travailler.
18:55Ou des surveillants
18:56d'établissements.
18:56Mais le drame
18:57dans tout cela...
18:58Mais je parlais de l'islamisme
18:59en l'occurrence.
18:59En parlant de l'islamisme,
19:00le drame dans tout cela,
19:01c'est que quelque part,
19:03ils ont un petit peu gagné.
19:05J'ai du mal à le dire,
19:06mais qui oserait aujourd'hui
19:08faire une caricature
19:09comme l'avait fait Charlie Hebdo
19:12dont parlait effectivement...
19:14Et la montrerait à des élèves.
19:16Vous comprenez ?
19:16Qui oserait aujourd'hui ?
19:17Voyez-vous,
19:18il y a un climat
19:19aujourd'hui anxiogène
19:21de terreur
19:21qui s'est installé.
19:23Et nous sommes toujours
19:23d'ailleurs,
19:25actuellement,
19:26en plus en période de fête,
19:27sous le vigipirate maximum.
19:31Urgence, attentat.
19:33Nous sommes en train
19:34de surveiller nos lieux de culte.
19:35Nous sommes en train
19:36de surveiller nos écoles.
19:38Voyez-vous ?
19:39Donc,
19:39qu'est-ce qui s'est passé
19:40depuis Samuel Paty ?
19:41Rien de bon.
19:42Au contraire,
19:43la situation a continué,
19:45me semble-t-il,
19:46à se dégrader.
19:46Et on voit d'ailleurs
19:47des jeunes,
19:48de plus en plus jeunes,
19:50se draper dans le djihadisme
19:52ou tenter de commettre
19:53des attentats.
19:55Donc,
19:55le drame,
19:56il est là.
19:56Notre société
19:57n'est pas suffisamment
19:59forte aujourd'hui
20:00pour éradiquer ce fléau.
20:01Il se trouve,
20:02Amine Elbaï,
20:03que vous,
20:04vous êtes un résistant
20:04parce que j'aime bien
20:05cette grille de lecture
20:06faite par Thibaut de Montbréal
20:08lundi soir sur,
20:09mardi soir sur CNews
20:10où il parlait
20:11face à l'islamisme
20:12des collabos,
20:13des lâches,
20:14des idiots utiles
20:14et il y a comme lui
20:15des résistants.
20:16Et vous,
20:16vous en êtes un
20:17puisque vous résistez
20:19face à l'islamisme.
20:19Vous avez dû quitter Roubaix,
20:20vous êtes retrouvé
20:21sous protection policière
20:22pour avoir dénoncé
20:23la montée de l'islamisme
20:24à Roubaix
20:24dans un documentaire
20:25projeté sur M6.
20:27Et pourquoi vous dénoncez cela ?
20:29Notamment parce que
20:29vous l'avez vécu
20:31la montée de l'islamisme
20:31vous l'avez vue
20:32avec votre sœur
20:33qui est partie en Syrie.
20:35C'est bien cela ?
20:36Oui, c'est bien cela.
20:36Je suis d'ailleurs très heureux
20:37qu'elle ait pu rentrer
20:38dans le droit chemin
20:39après dix années de combat
20:41aujourd'hui détenue
20:44et rapatriée.
20:45Elle sera d'ailleurs
20:46judiciarisée
20:47dans les prochains mois
20:48devant une cour d'assises
20:49spécialement composée.
20:50Elle est en prison actuellement ?
20:51Oui, absolument.
20:52Elle est actuellement détenue.
20:53À la prison de...
20:55Vous l'avez dit...
20:55Elle est actuellement détenue
20:56en Bretagne.
20:57En Bretagne.
20:58En Bretagne.
20:58Et elle a été condamnée
20:59à 30 ans
21:00par compte humasse.
21:01C'est bien cela ?
21:02Par compte humasse.
21:02Elle sera effectivement
21:03rejugée
21:04à l'issue de son procès.
21:06Moi, je peux vous dire
21:07qu'après dix années
21:08de combat face à l'islamisme,
21:10vous savez,
21:11bien avant son départ,
21:12j'avais notamment
21:12pris mon téléphone
21:14et j'avais alerté
21:16cette radicalisation
21:17sur le numéro vert.
21:18Stop d'yadisme.
21:20Malgré ces signalements,
21:21elle a malgré tout
21:22pu partir
21:23comme de nombreuses femmes françaises.
21:25Moi, je suis très heureux
21:25aujourd'hui
21:26que la République
21:27ait eu le dernier mot.
21:28Elle ait pu démontrer
21:29qu'effectivement,
21:30on doit interpeller,
21:31on doit juger ces femmes,
21:33ces hommes aussi partis en Syrie
21:34et montrer aussi
21:35que c'est possible
21:37de désengager.
21:38De désengager.
21:39Et l'affaire Samuel Paty,
21:41elle révèle quelque chose
21:42d'assez inévitable
21:43pour notre société,
21:44c'est le débat
21:45sur le désengagement religieux.
21:47Je préfère,
21:47et je vois Georges
21:49sourire,
21:50je préfère
21:50le terme de désengagement
21:52au terme de déradicalisation.
21:54Parce que,
21:55vous savez,
21:56depuis l'affaire Samuel Paty,
21:57on a mis un certain nombre
21:58de sujets sous le tapis.
21:59Par exemple,
22:00le sujet de la déradicalisation,
22:01ça a amené
22:02à de nombreux scandales
22:04institutionnels
22:04comme le fonds Marianne,
22:06comme un certain nombre
22:07d'associations
22:07qui ont été subventionnées
22:08pour faire du business
22:09de la déradicalisation.
22:10On ne déradicalise pas.
22:12Ça ne fonctionne pas.
22:12Ça ne fonctionne pas.
22:14On désengage.
22:15On réinculque
22:17la culture de responsabilité.
22:19Et dans cette culture
22:20de responsabilité,
22:21moi j'en veux beaucoup
22:22parce qu'à chaque fois
22:23que j'ai pu voyager
22:24dans de nombreux quartiers
22:25en France,
22:26il y a des millions
22:26de compatriotes musulmans
22:27dans ce pays
22:28qui nous ont dit
22:28mais nous aussi
22:29on a beaucoup souffert
22:30de tout cela.
22:30Parce que pour beaucoup,
22:32certains ont vécu
22:32dans la peur,
22:33certains ont vécu
22:34dans le repli,
22:34dans le rejet
22:36et beaucoup ont vu
22:38que les minorités
22:40au sein de ce pays,
22:41c'est-à-dire
22:41les salafistes
22:42et les frères musulmans,
22:42prenaient la parole
22:43pour engager la parole
22:44de millions
22:45de compatriotes musulmans.
22:46Et moi je suis très fier
22:47aujourd'hui
22:47que les djihadistes
22:48n'aient pas eu
22:49le dernier mot
22:49et qu'on puisse
22:51aujourd'hui
22:51faire société ensemble
22:53et montrer
22:53que c'est la justice
22:54qui a et qui aura
22:56toujours le dernier mot.
22:56Et votre témoignage
22:57est très important
22:58puisque vous avez
22:58signalé votre sœur
22:59mais malgré tout
23:00elle est partie en Syrie,
23:01elle a été condamnée
23:01à 30 ans par Contumas
23:03puisqu'elle n'était pas
23:04sur le sol de France,
23:05elle est aujourd'hui détenue,
23:06elle va être jugée
23:07dans quelques semaines,
23:08quelques mois
23:08et sa peine va être
23:09sans doute
23:10considérablement réduite
23:11par rapport aux 30 ans.
23:12Oui, par rapport...
23:13Alors je...
23:14Contumas c'est toujours
23:15le maximum qui est prononcé.
23:16C'est toujours le maximum
23:17par Contumas,
23:18Georges l'a effectivement
23:20rappelé.
23:21Là où par contre
23:22j'alerte sur quelque chose...
23:23Il faut dire une chose,
23:24c'est qu'elle a été mariée
23:24deux fois,
23:25elle est djihadiste.
23:25Oui absolument
23:26et ça fait malheureusement
23:28partie,
23:29en ce qui concerne
23:29les départs en Syrie,
23:31ça fait partie effectivement
23:32de la culture,
23:33du dihad.
23:34Et il y a deux enfants ?
23:35Avec deux enfants,
23:36deux enfants rapatriés
23:37qui aujourd'hui
23:39essayent tant bien que mal
23:40de penser les plaies
23:41et les traumatismes
23:42subissent sur place.
23:43Et moi je voudrais
23:44simplement alerter
23:45sur un point.
23:46C'est qu'il y a quelque chose
23:47dont on n'a pas réglé
23:48aujourd'hui dans nos prisons,
23:50dans les quartiers
23:50de prise en charge
23:52de la radicalisation,
23:53c'est que notre pays
23:54aujourd'hui,
23:54pour déradicaliser
23:56des dihadistes,
23:56femmes comme hommes
23:58partis en Syrie,
23:59eh bien on parque
24:00aujourd'hui des dizaines
24:02et des dizaines
24:02de dihadistes ensemble,
24:03c'est-à-dire que les mêmes
24:04personnes qui se trouvaient
24:05au dihad là-bas
24:06se retrouvent ensemble
24:07dans nos prisons.
24:08Comment voulez-vous
24:09désengager des gens
24:10comme cela ?
24:10Alors, évidemment,
24:12certaines et certains
24:14sont plus désengagées
24:15que d'autres,
24:15mais vous ne pouvez pas
24:17désengager et déradicaliser
24:18collectivement face
24:19à l'isséamisme.
24:20Il faut aujourd'hui
24:20changer la donne politique,
24:22il faut changer tout simplement
24:23la donne tout court,
24:24et il faut remettre aujourd'hui
24:26un sens des responsabilités.
24:27Je ne suis pas tout à fait certain
24:29que l'on débat
24:30dans certaines prisons
24:32avec des gens
24:32qui reviennent du dihad,
24:33des caricatures
24:34de Samuel Paty.
24:35Parce que,
24:36au même titre
24:37que le service public
24:38de l'éducation nationale
24:39et au même titre
24:40pour le service public
24:41pénitentiaire,
24:41on met la poussière
24:42sous le tapis.
24:43Comment vont les enfants
24:45de votre sœur
24:45qui sont nés en Syrie ?
24:47Ils sont nés là-bas,
24:48ils vont aujourd'hui
24:49très bien,
24:50ils sont pris en charge
24:50par le service
24:52de l'aide sociale
24:53à l'enfance
24:54et ils sont accompagnés
24:55par un juge.
24:56Pour enfants,
24:57je suis très heureux
24:58de leurs avancées.
25:00Je suis aussi très inquiet
25:01pour eux
25:02comme pour de centaines
25:03d'enfants
25:04qui ont pu être appatriés
25:05parce qu'ils subissent
25:06un certain nombre
25:06de traumatismes,
25:07ils se développent
25:08dans leur identité
25:09et à mesure
25:09de leur accompagnement
25:10ils commencent à révéler
25:11les traumatismes
25:12qu'ils ont pu vivre
25:14sur place
25:14et moi je suis très heureux
25:15de l'accompagnement
25:16dont ils font l'objet
25:17et je suis aussi fier
25:19en tant qu'oncle,
25:19je me permets quand même
25:20de le dire,
25:21de mettre battus
25:22pour les faire rapatrier
25:23parce que pendant très longtemps
25:26le sujet des enfants
25:27a été assimilé
25:28aux adultes
25:29et moi j'appelle,
25:30j'ai appelé
25:31à travers mon combat
25:32à dissocier le sujet
25:33des enfants
25:33qui n'ont rien demandé
25:34à personne
25:35du choix de leurs parents
25:36qui eux effectivement
25:37devront assumer
25:38leur responsabilité
25:39devant la justice.
25:40Jules Therès,
25:41la question qui est posée
25:41c'est qu'est-ce qui a changé
25:42depuis Samuel Paty
25:43et en fait l'islamisme
25:44a gagné considérablement
25:45du terrain ?
25:45Bien sûr,
25:46mais on voit quand même
25:46qu'il y a,
25:47c'est pour ça qu'il ne faut pas
25:48non plus être complètement défaitiste
25:49que parfois l'État
25:51fait bien son travail
25:52par l'intermédiaire
25:53bien de ses services,
25:55des magistrats,
25:56d'un certain nombre
25:57de juges,
25:57des policiers
25:58et même des diplomates
25:59qui nous aident là-dessus
26:01mais c'est vrai
26:01qu'on a l'impression
26:02que le politique
26:03n'a pas assez fait
26:04il y a eu cette loi
26:05contre le séparatisme
26:06qui a suivi la mort
26:07de Samuel Paty
26:08et en effet
26:08Georges l'a rappelé
26:09ensuite après Samuel Paty
26:11il y a eu Dominique Bernard
26:12et c'est vrai que
26:13aujourd'hui peut-être
26:14qu'il n'y a plus
26:15de projets
26:16comme moi je fais partie
26:17de la génération traumatisée
26:18du Bataclan
26:19de Charlie Hebdo
26:19des attentats de 2015
26:21c'est pas du tout
26:22les mêmes modes opératoires
26:23mais l'islamisme
26:24est toujours là
26:24on a des rapports
26:25sur la mouvance islamiste
26:27qui sont publiés
26:28on a des sondages
26:29qui sont publiés
26:30et on a l'impression
26:31que rien ne suit
26:31jusqu'à quand ?
26:33jusqu'au nouveau Samuel Paty
26:34jusqu'au prochain Samuel Paty
26:35on va se retrouver
26:36dans un instant
26:37et on va se demander
26:37comment est-ce possible
26:38qu'un multirécidiviste
26:39pédocriminel
26:40se soit retrouvé
26:41au contact
26:42de dizaines d'enfants
26:43comme babysitter
26:44et soit donc
26:46mis en cause
26:46pour l'agression sexuelle
26:47de 18 enfants
26:49dont ses plus petites victimes
26:51étaient âgées
26:52de deux mois
26:52deux mois seulement
26:54et puis on parlera
26:55également
26:55de ce qui s'est passé
26:56à Nantes
26:57puisque le narcotrafic
26:58a encore fait
26:59de nouvelles victimes
27:01avec des tirs
27:02qui ont éclaté
27:03dans la cité
27:04Pourboyer
27:05donc à Nantes
27:06le bilan provisoire
27:07fait l'état
27:07d'un mort
27:08et de deux blessés
27:09après ce qui s'était passé
27:10déjà à Nice
27:10cette semaine
27:11à tout de suite
27:14c'est une histoire
27:15qui fait froid
27:15dans le dos
27:16celle d'un
27:16baby-sitter
27:17pédocriminel
27:19multirécidiviste
27:19déjà condamné
27:20qui s'est retrouvé
27:21à nouveau
27:22au contact
27:22d'enfants
27:23et qui a fait
27:2418 nouvelles victimes
27:26dont la plus jeune
27:27était âgée
27:28de deux mois
27:29seulement
27:30un nourrisson
27:31les explications
27:31de François Tiskevitch
27:35dans l'agglomération
27:36lilloise
27:37un homme de 37 ans
27:38recruté
27:39comme baby-sitter
27:40sur un site
27:41de petites annonces
27:42est placé
27:43en garde à vue
27:43il fait l'objet
27:45d'une plainte pour viol
27:46déposée en décembre dernier
27:47par la maman
27:48d'un enfant
27:49de deux ans
27:49seulement voilà
27:51l'individu
27:52est loin d'être
27:52un inconnu
27:53de la justice
27:53en 2020
27:55il avait été condamné
27:56à Nice
27:57pour une agression
27:58sexuelle sur mineurs
27:59à 5 ans de prison
28:00et un suivi
28:01socio-judiciaire
28:02de 5 ans
28:03l'homme
28:04était dès lors
28:05inscrit au fichier
28:06des auteurs
28:06d'infractions sexuelles
28:08malgré une interdiction
28:09d'exercer
28:10une activité
28:11en contact
28:11avec des mineurs
28:12le suspect
28:14devient nounou
28:14dans le nord
28:15de la France
28:15un profil inquiétant
28:17qui laisse présager
28:18aux enquêteurs
28:19l'existence
28:20d'autres victimes
28:21au total
28:22ils identifient
28:2358 enfants
28:24au sein
28:25de 44 familles
28:26qui ont été gardés
28:27par l'homme
28:28entre mars 2023
28:29et décembre 2025
28:31parmi eux
28:3218 pourraient avoir
28:34été victimes
28:34du pédo criminel
28:353 enfants
28:37auraient été victimes
28:37de viol
28:38et agressions sexuelles
28:3915 autres
28:40d'agressions
28:41dont 2 sont également
28:42concernés
28:43par des faits
28:43de corruption
28:44de mineurs
28:44des enfants
28:46âgés de 2 mois
28:47à 5 ans
28:48au moment des faits
28:49ce mardi
28:50le parquet de Lille
28:51a requis l'ouverture
28:52d'informations judiciaires
28:53des chefs de viol
28:54sur mineurs de 15 ans
28:55et agressions sexuelles
28:56sur mineurs de 15 ans
28:57l'homme
28:58était déjà incarcéré
29:00depuis le 9 janvier dernier
29:01au motif du non-respect
29:02de son suivi
29:03socio-judiciaire
29:05mis en examen
29:06et en état de récidive
29:07il risque la réclusion
29:08criminelle à perpétuité
29:11comment c'est possible
29:12une telle défaillante
29:13Georges Fenech
29:13vous vous rendez compte
29:14la victime la plus jeune
29:15elle avait 2 mois
29:152 mois
29:16oui ce sont des faits
29:17abominables
29:19abominables
29:20et au-delà
29:21de ces faits abominables
29:22on doit se poser la question
29:24comment c'est possible
29:25effectivement
29:25qu'un récidiviste
29:26donc connu
29:27qui avait interdiction
29:28de se retrouver
29:29avec des enfants
29:29évidemment
29:29qui avait interdiction
29:30de se retrouver
29:31avec des enfants
29:31qui était inscrit
29:32au FIGES
29:33vous savez
29:33le fichier des auteurs
29:35d'infractions sexuelles
29:36qui était sous le coup
29:38d'un suivi socio-judiciaire
29:40donc s'il a pu continuer
29:42ses activités sexuelles
29:43et d'agresser des enfants
29:45c'est qu'il y a quelque part
29:46un dysfonctionnement
29:47donc ça mérite déjà
29:48qu'il y ait une inspection
29:49au niveau des services judiciaires
29:50pour savoir comment
29:51ces différents dispositifs
29:53n'ont pas fonctionné
29:54et après
29:55il faut dire aux parents
29:56de demander le casier judiciaire
29:58parce qu'ils en ont le droit
29:59oui le B3
30:01simplement
30:01le bulletin numéro 3
30:02tout n'est pas sur le bulletin numéro 3
30:04les condamnations les plus graves
30:06si vous êtes en présence
30:08d'un pédocriminel
30:09vous le saurez
30:09oui mais je pense aussi
30:11qu'il faudrait
30:12vous savez que les crèches
30:13par exemple
30:13et que tout ce qui est
30:14services publics
30:16gardes d'enfants
30:16ont accès également
30:18à notamment
30:20la question
30:21du FIGES
30:23bien entendu
30:23le FIGES
30:24mais un privé
30:25en particulier
30:26ne peut pas accéder
30:27au FIGES
30:28donc il faudrait peut-être
30:29prévoir
30:30que ces parents
30:31qui vont recruter
30:32un baby-sitter chez eux
30:34puissent accéder
30:35à un service
30:36qui leur dise
30:37attention
30:37il y a effectivement
30:39une difficulté
30:40ça en fout
30:41ça fait mal au contre
30:42les victimes âgées
30:43de 2 mois
30:44à 5 ans
30:45oui c'est innommable
30:46je suis atterrée
30:48par la responsabilité
30:49de la justice
30:50dans cette affaire
30:51c'est véritablement
30:52quand on voit
30:53que c'est quelqu'un
30:53qui a été condamné
30:54à 5 ans de prison
30:55déjà à Nice
30:56en 2020
30:57il y a eu
30:57un suivi socio-judiciaire
30:59à quoi ça sert
31:01de donner
31:01des interdictions
31:02j'aimerais bien savoir
31:03combien de temps
31:03il a fait sur les 5 ans
31:04de prison
31:04moi aussi j'aimerais bien
31:05parce que manifestement
31:07alors peut-être
31:07qu'il les avait déjà faits
31:08d'avance
31:09c'est-à-dire en détention
31:09provisoire etc
31:10et qu'il a fini
31:11par faire les 5 ans
31:11en attendant
31:12il est condamné en 2020
31:13en 2023
31:13il reprend ses activités
31:14de publicité
31:15donc effectivement
31:15on aimerait avoir
31:16cette information-là
31:17à quoi ça sert
31:18de donner des peines
31:19à quoi ça sert
31:20de donner des interdictions
31:21s'il n'y a personne
31:22qui est là
31:23pour les vérifier
31:25mais bien sûr
31:25et ça m'a fait penser
31:26aussi à l'affaire Elias
31:27où là les mêmes interdictions
31:29n'avaient pas été vérifiées
31:30on est face à une justice
31:31qui est débordée
31:33qui est désorganisée
31:34et qui pardonnez-moi
31:35mais même
31:35je veux dire
31:36la condamnation de 5 ans
31:38enfin pardon
31:39c'est rien
31:40c'est-à-dire qu'en fait
31:41là on est toujours
31:42dans le même problème
31:43d'une justice
31:44qui est empreinte
31:44d'une idéologie
31:45si vous voulez
31:46de tolérance
31:47et de rédemption
31:48qui véritablement
31:49n'est plus adaptée
31:50au monde actuel
31:50et aux fous
31:51qui sont sur notre territoire
31:52et ça fait beaucoup de dossiers
31:53on a le dossier du périscolaire
31:54qu'on traite quasiment
31:55tous les matins
31:56évidemment à Paris
31:57qui est d'ailleurs
31:58plus large que Paris
31:58mais enfin c'est le nombre
31:59de victimes
32:00et le nombre d'animateurs
32:01suspendus dans le périscolaire
32:02et qu'est-ce qu'on a
32:04pour le premier procès
32:0618 mois de prison
32:07avec sursis requis
32:08pour un homme
32:09qui est accusé
32:10d'agression sexuelle
32:11et de harcèlement sexuel
32:12sur plusieurs enfants
32:1318 mois de prison
32:15avec sursis requis
32:16on attend la décision
32:18et après on se retrouve
32:19avec effectivement
32:20des pédocriminels
32:21qui sont condamnés
32:23et se retrouvent
32:24avec des enfants
32:25comme baby-sitter
32:25il y a un mot
32:26qu'on prononce souvent
32:27dans vos émissions
32:28c'est le mot omerta
32:28et on a parlé
32:30de l'omerta politique
32:31parce qu'en effet
32:31il y a une responsabilité
32:33flagrante
32:33et quasiment accablante
32:35de la mairie socialiste
32:36de Paris
32:36dans le scandale
32:37du périscolaire
32:38il y a une responsabilité
32:39administrative
32:40il y a une responsabilité
32:41de l'employeur
32:42il y a une omerta
32:42qui est médiatique
32:43parce que ce sujet-là
32:45on ne l'entend pas beaucoup
32:46à part dans vos émissions
32:47le scandale du périscolaire
32:49pendant la campagne municipale
32:50a quasiment été balayé
32:51d'un revers de mans
32:51on n'en a jamais entendu parler
32:53et c'est vrai
32:54qu'on ne s'attendait pas
32:55à ce qu'il y ait là aussi
32:56une omerta judiciaire
32:57une omerta pénale
32:58dans le sens où
32:59vous avez en effet
33:00des réquisitions
33:01qui sont extrêmement choquantes
33:02vous avez une réponse pénale
33:03et judiciaire
33:04qui sur ces sujets-là
33:05n'est pas assez forte
33:06alors qu'on pourrait quand même
33:07tous s'entendre
33:08sur le fait que
33:09les violeurs d'enfants
33:11les pédocriminels
33:12doivent être condamnés
33:12de la plus grande des manières
33:14doivent être condamnés
33:16extrêmement fermement
33:16disparaître de la société
33:18ne plus avoir le droit
33:20de faire du babysitting
33:21ne plus être déplacé
33:22quand vous vous faites
33:24choper la main dans le sac
33:24si je puis dire
33:25pardonnez-moi l'expression
33:26dans le périscolaire à Paris
33:27et que finalement
33:28vous êtes simplement déplacé
33:29parce qu'on ne veut pas de vagues
33:31ça devrait être
33:32un sujet national
33:32et ça devrait être
33:33un sujet consensuel
33:34je veux qu'on aborde
33:35aussi le narcotrafic
33:36avec deux villes
33:37Nantes
33:37vers 20h
33:38des tirs ont éclaté
33:39dans la cité
33:40Port-Goyer
33:41le bilan provisoire
33:42fait éteint
33:42d'un mort
33:43et de deux blessés
33:44les auteurs
33:44qui circulaient sur un deux roues
33:45ont pris la fuite
33:46parmi les victimes
33:47deux adolescents
33:47ont été blessés par balle
33:49l'un à la cuisse
33:50l'autre à la main
33:50et à l'abdomen
33:51pris en charge
33:52et transporté au CHU
33:53leur pronostic vital
33:54n'est à ce stade pas engagé
33:56une troisième victime
33:56est décédée sur place
33:57après avoir reçu
33:58une balle au coeur
33:59un massage cardiaque
34:00a été pratiqué
34:00par un militaire sentinelle
34:02sans succès
34:02les trois victimes
34:03seraient âgées
34:04de 13, 14 et 15 ans
34:06évidemment
34:08j'ai peu de doute
34:09qu'il y ait le narcotrafic
34:10lié à cette affaire
34:12Amine Elbaï
34:1213, 14 et 15 ans
34:15un mort et deux blessés
34:16vous savez Nantes
34:17aujourd'hui
34:18est le prochain Marseille
34:20il n'y a pas
34:20une année à Nantes
34:22où il n'y a pas
34:23une affaire
34:24à la cour d'assises
34:25de Rennes
34:25généralement
34:26les affaires
34:26sont déportées à Rennes
34:28où les bandes rivales
34:29du narcotrafic
34:30s'affrontent
34:31parce qu'effectivement
34:32il y a des morts
34:32il y a des blessés
34:33il y a des tirs
34:33à la Kalashnikov
34:34et ce qui se passe
34:36aujourd'hui
34:37à Nantes
34:37ce qui se passe
34:38aujourd'hui à Marseille
34:39ce qui se passe
34:39aujourd'hui à Rennes
34:41ce qui se passe
34:41à Lille
34:42s'appelle tout simplement
34:43la mexicanisation
34:44de la société française
34:45parce qu'aujourd'hui
34:46notre pays est en voie
34:47de mexicanisation
34:48et que l'arsenal judiciaire
34:50ne suffit pas
34:50il faut aujourd'hui
34:51déployer l'arsenal
34:52administratif de l'Etat
34:54c'est-à-dire qu'il faut
34:55tout simplement déployer
34:56les impôts
34:57la CAF
34:58la sécurité sociale
34:59bref
35:00toutes ces administrations
35:01qui sont capables
35:02d'aller faire les poches
35:03des honnêtes gens
35:04et aller intégrer
35:06dans le patrimoine
35:07de l'Etat
35:08pour réprimer
35:08les honnêtes gens
35:09on est très fort
35:10la France est devenue
35:11une machine à répression
35:12d'honnêtes gens
35:13Nice
35:13vous citiez Nice
35:14Eric Ciotti
35:15s'est félicité
35:16que l'auteur
35:17des tirs
35:18qui repartit
35:18sur sa trottinette
35:19après avoir tué
35:20deux personnes
35:21ait été mis hors
35:22d'état de nuire
35:22et donc arrêté
35:23on va voir la réaction
35:24du maire de Nice
35:25j'adresse toutes mes félicitations
35:27aux enquêteurs
35:27de la police judiciaire
35:28et aux magistrats
35:29qui ont permis
35:29l'interpellation du tireur
35:31et de ses trois complices
35:32présumés
35:32dans le drame des moulins
35:33j'appelle aux sanctions
35:34les plus fortes
35:35contre ces criminels
35:36qui défient la République
35:37en ce moment
35:37la terreur et la mort
35:38la guerre contre le narcotrafic
35:39nécessitera du courage
35:40des moyens
35:40et de la force
35:41je vous propose d'écouter
35:42la réaction de ce policier
35:44de chez Alliance
35:45il y a eu une opération
35:46cette nuit
35:47qui a eu lieu
35:48sur Nice
35:49il y a eu
35:49quatre interpellations
35:51qui ont eu lieu
35:52avec des faisceaux d'indices
35:55indiquant qu'il y aurait
35:57un lien
35:58avec les tirs
35:58aux moulins
36:00qui ont eu lieu
36:01avant-hier
36:02donc moi je tiens
36:03vraiment Alliance
36:04tiens à souligner
36:04le bon travail
36:05de nos collègues
36:05l'excellent travail
36:06à moins de 72 heures
36:08arriver à remonter
36:09des interpellations
36:10aussi rapidement
36:10c'est un excellent travail
36:11de nos collègues enquêteurs
36:12et aussi appuyés
36:14par nos collègues
36:15de la BRI
36:15donc de la brigade anti-gang
36:17donc vraiment
36:19on tient à féliciter
36:20le très bon travail
36:21de nos collègues
36:21et Eric Ciotti
36:22est allé sur place
36:23il a promis l'ouverture
36:24d'un commissariat
36:25de police
36:26municipale
36:27et certains lui disaient
36:28on voit déjà
36:28quelques transformations
36:29alors les drames sont là
36:31mais donc
36:32on a la volonté
36:33du nouveau maire de Nice
36:34de faire la guerre
36:35au narcotrafic
36:36avec des pouvoirs
36:37évidemment limités
36:37c'est pas lui qui juge
36:38les narcotrafiquants
36:39et qui les enferme
36:39rappelons que c'est d'abord
36:40la police nationale
36:41c'est une mission régalienne
36:42mais le maire
36:43a un rôle à jouer
36:44un rôle de complémentarité
36:45bien sûr
36:47installer un poste
36:48de police municipale
36:49sur un endroit
36:50où il y a du trafic
36:51ça va forcément
36:52faire reculer le trafic
36:53vous voyez
36:54cette affaire
36:54c'est encore un jour
36:55sans fin
36:55hier c'était Nice
36:57aujourd'hui c'est Nantes
36:58demain
36:58combien de morts encore
37:00et des enfants
37:01des mineurs
37:02combien de morts
37:0313, 14, 15 ans
37:0315 ans
37:04c'est terrible
37:05avant de
37:05des mineurs victimes
37:07et des mineurs bourreaux
37:08on se souvient
37:09du chauffeur
37:10qui s'est fait tuer
37:11par un mineur
37:12à la question
37:12de la délinquance
37:14des mineurs
37:15et de la réponse pénale
37:16aux mineurs
37:17tant qu'on aura un système
37:18qui épargne les mineurs
37:21on aura des points de deal
37:22avec des mineurs
37:23etc
37:23donc il faut revoir
37:24toute notre politique
37:25je veux terminer par une image
37:26celle de Kylian Mbappé
37:27puisqu'il est sélectionné
37:28et qui sera capitaine
37:29de l'équipe de France
37:30c'est ce soir que
37:31Didier Léchant a annoncé
37:32sa sélection
37:33et donc il a mis
37:34sur ses réseaux sociaux
37:35cette photo de lui
37:37avec le maillot d'époque
37:38de l'équipe de France
37:39lui embrassant
37:40la coupe du monde
37:41et lui
37:41lors du match
37:42France-Argentine
37:43cette finale
37:44que nous avons perdue
37:45mais il nous a fait
37:45tellement vibrer
37:46avec une remontada
37:47incroyable
37:48coupe du monde
37:48partie 3
37:49une fierté immense
37:50de pouvoir une nouvelle fois
37:51représenter mon pays
37:52dans la plus grande
37:53des compétitions
37:54on va essayer
37:54de vous rendre fier
37:56et j'ai bien aimé
37:57ce vous
37:58parce qu'il n'y a personne
37:58qui est exclu
37:59il n'exclut pas
38:00on va essayer
38:01de vous rendre fier
38:02sauf les électeurs
38:03du Rassemblement National
38:04un peu de concorde
38:05un peu de concorde
38:06un petit peu de concorde
38:07avant cette coupe du monde
38:08et c'est vrai
38:08qu'en tant que capitaine
38:09et on l'a assez dit
38:10Kylian Mbappé
38:11il a le droit
38:11d'avoir des opinions politiques
38:12c'est un citoyen
38:13comme un autre
38:13il a le droit
38:14de dire
38:14quel parti il préfère
38:16lequel il ne préfère pas
38:17quand on est capitaine
38:18de l'équipe de France
38:18qui plus est
38:19lors d'une conférence de presse
38:21pendant un euro
38:21où l'équipe de France
38:22n'a pas forcément
38:23très bien joué
38:24et bien vous évitez
38:26les slogans politiques
38:27vous évitez
38:28les colibés
38:29contre un certain nombre
38:30d'électeurs
38:30qui de toute manière
38:31vont se sentir
38:34ce message il est très bien
38:35il est sélectionné
38:35on espère qu'il va mettre des buts
38:36il a dit
38:37on va essayer de vous rendre fiers
38:38Hélène Rouet
38:39il n'a pas dit
38:39on va essayer de vous rendre fiers
38:40sauf les électeurs
38:41de Jordan Bardella
38:42oui bien sûr
38:42mais à quelques jours
38:43de différence
38:44moi c'est vrai que l'expression
38:45des gens comme eux
38:46m'avait quand même
38:47interpellée
38:47dans Vanity Fair
38:48absolument
38:48et je trouve quand même
38:49les gens comme eux
38:50moi ça m'a fait penser
38:50la dernière personne
38:51qui avait utilisé
38:52une expression comme ça
38:52c'était Carlos Martins
38:53Bilango
38:54vous savez qui essayait
38:55d'opposer insidieusement
38:56les personnes de couleur noire
38:57et les personnes de couleur blanche
38:58ce qui était quand même
38:58très gênant
38:59donc c'est vrai que moi
38:59l'expression des gens comme eux
39:00m'avait assez marquée
39:02et c'est vrai que
39:05ce que Kylian Mbappé a dit
39:06était quand même
39:07selon moi extrêmement déplacé
39:08je vous l'avais déjà dit
39:09moi je suis toujours très gênée
39:10quand il y a des sportifs
39:11qui s'expriment
39:12hors de leur couloir de nage
39:13et surtout
39:13quand c'est des choses politiques
39:14qui peuvent potentiellement
39:16exclure des fans de football
39:17qui vont précisément suivre
39:18Kylian Mbappé et le soutenir
39:19Jordan Bardella
39:20lui a à nouveau répondu aujourd'hui
39:23je suis toujours extrêmement gênée
39:24de voir des multimillionnaires
39:26qui se déplacent en jet privé
39:29qui jouent dans des clubs
39:30très loin du quotidien des français
39:32donner des brevets de moralité
39:35et faire la leçon
39:36aux millions de français
39:37qui n'arrivent plus
39:38à boucler leur fin de mois
39:41et qui pour beaucoup
39:42c'est vrai
39:42font le choix de voter
39:43pour le Rassemblement National
39:44parce qu'ils considèrent
39:45que nous apparaissons aujourd'hui
39:46comme un espoir
39:47comme une solution
39:47et que les mesures
39:48que nous plébiscitons
39:49sont aujourd'hui
39:50attendues par des millions de français
39:52donc j'aimerais que
39:53les gens qui sont privilégiés
39:56fassent preuve de sobriété
39:57dans leur expression
39:58Amine
39:58qu'est-ce que vous pensez de ça ?
40:00Moi j'attends de l'équipe de France
40:03qu'elle fasse vibrer
40:04les français
40:05qu'Il y a un Mbappé
40:06il est payé pour faire du football
40:08et pas pour faire de la politique
40:09j'ai trouvé d'ailleurs
40:10son intervention
40:13plutôt malvenue
40:13et d'ailleurs
40:14c'est un cas d'école
40:15pour les centres de formation
40:16de football professionnel
40:17où on apprend justement
40:18aux joueurs
40:19à rester très neutre
40:20je vous rappelle quand même
40:21que l'équipe de France
40:22de football
40:23et bien c'est une équipe
40:25qui est délégataire
40:25du service public
40:26des compétitions
40:27et je regrette
40:28un petit mot quand même
40:30la non-sélection
40:31de Lucas Chevalier
40:32qui lui d'ailleurs
40:33n'est pas sélectionné
40:34pour avoir liké
40:36un accident
40:36il n'a pas joué de l'année
40:37il n'est pas sélectionné
40:38il a joué
40:39jusqu'en décembre
40:41il a rappelé ce qu'il a fait
40:42il a aimé
40:43au moment de la dissolution
40:45un tweet
40:45de Julien Aubert
40:47sur l'union des droites
40:48et sur le barrage
40:49à la France Insoumise
40:50et depuis lors
40:51il a disparu
40:52effectivement
40:52du but
40:54au Paris Saint-Germain
40:55il a disparu tout court
40:56je regrette cette disparition
40:58parce que c'est franchement
40:59un gardien de but
40:59très talentueux
41:00et il incarne aussi
41:02une autre France
41:02une France populaire
41:03qui nous vient tout droit
41:04de Calais
41:04et qui souffre d'ailleurs
41:06aujourd'hui
41:06il y a le gardien de Lens
41:07c'est bon
41:07oui
41:08c'est pas la même chose
41:09l'os qu'est Lens
41:10voilà
41:11voilà
41:12c'est le bon
41:12voilà
41:14une fois
41:14une fois
41:16merci Amine
41:17Mickaël Dorian
41:18bonsoir
41:19bonsoir Cotier
41:19le programme du 22h minuit
41:21de CNews
41:21la France Insoumise
41:22qui s'en prend une nouvelle fois
41:23aux forces de l'ordre
41:24sans surprise
41:25avec un message
41:25diffusé sur X
41:27du député LFI
41:28de Seine-Saint-Denis
41:29Thomas Porte
41:29qui appelle à dissoudre
41:31la BAC et la BRAVEM
41:32ça faisait longtemps
41:33il y a un seul problème
41:34dans notre pays
41:35vous savez bien
41:35c'est la police
41:36et puis on viendra
41:37sur la gifle gate aussi
41:38vous savez avec les révélations
41:39de Florian Tardif
41:39hier sur RTL
41:40aujourd'hui sur Europe 1
41:42ça fait beaucoup parler
41:42Brigitte Macron
41:43selon son entourage
41:45a réagi en disant
41:45qu'elle ne regardait
41:46jamais dans le téléphone
41:48portable de son mari
41:49qu'est-ce que ça cache
41:50réellement cette histoire ?
41:51la vraie question c'est
41:53est-ce qu'il faut publier
41:54une info comme celle-là ?
41:56ça c'est la vraie question
41:56est-ce qu'il faut publier
41:59l'info ?
41:59c'est-à-dire que
42:00le chiffre Téfarani
42:00tout le monde était au courant
42:02à Paris je le dis
42:03pour les téléspectateurs
42:03de la rumeur
42:04ça avait failli se retrouver
42:05dans un quotidien
42:08qui faisait une série
42:09de portraits
42:09sur Emmanuel Macron
42:11et au dernier moment
42:11ça avait été enlevé
42:12et je vois les réactions
42:13la réponse est dans votre question
42:14Gauthier vous avez dit
42:15ça fait parler
42:16ça fait énormément parler
42:17oui mais c'est pas la réponse
42:18la réponse c'est
42:19est-ce que vous publiez
42:20si vous avez cette info
42:21est-ce que vous la publiez ?
42:22est-ce que vous publiez ?
42:23est-ce que vous rentrez
42:24dans l'intimité de l'intimité
42:25du président de la République ?
42:26quand vous mettez en scène
42:27votre vie privée
42:28il ne faut parfois pas s'étonner
42:29que votre vie privée
42:30soit révélée
42:30il ne la met pas en scène
42:31elle est première dame
42:32le couple Macron
42:33s'est mis en scène
42:33dès 2015
42:34dès 2016
42:35mais ça ça fait partie du jeu
42:35oui ça fait partie du jeu
42:37mais c'est pas la même chose
42:38c'est pas la même chose
42:39de révéler les textos
42:40c'est un événement public
42:42mondial
42:43c'est pas quelque chose
42:44qu'on a ouvert à la porte
42:45de la chambre
42:45ils se sont exposés
42:47maladroitement
42:47mais ils se sont exposés
42:48sur la passerelle d'un avion
42:50donc à partir de là
42:51c'est quand même
42:51le couple présidentiel
42:52vous ne pouvez pas dire
42:53je ne veux pas savoir
42:54ça intéresse tout le monde
42:55mais qu'est-ce qui se passe ?
42:57ça c'est une chose
42:58vous savez vous
42:58Trump c'était rigide
42:59moqué de lui
43:00et le mensonge et le mystère
43:01peut parfois créer
43:02quand vous dites
43:02que c'est les Russes
43:03ou l'intelligence artificielle
43:04ça c'était une catastrophe
43:05et qui est responsable
43:06de tout cela
43:06il ne faut pas s'étonner
43:07ensuite que quelqu'un
43:08veuille dire la vérité
43:09ou la prétendue vérité
43:10c'était l'explication
43:11des conseillers
43:12effectivement du président
43:12de la République
43:12on va se demander
43:13si cette rumeur
43:14ne les arrange pas
43:15en réalité au final
43:17ouf
43:17ça va se mettre
43:19de vos analyses
43:20je pense que ça réhumanise
43:21un petit peu
43:22le personnage présidentiel
43:23parce que jusque-là
43:24la communication
43:24était toujours préparée
43:25et finalement
43:26il y avait quelque chose
43:27de faux
43:27qui se dégageait
43:29effectivement
43:29pour le couple présidentiel
43:30Michael Dorian
43:31pour le 22h minuit
43:32à lundi
43:33pour 100% frontière
43:34avec le retour d'Eric Tegner
43:35il a arrêté la bière
43:36il a arrêté la bière
43:38les derniers
43:38Les affaires
43:39ils ont
43:39C'est parti.
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