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  • il y a 10 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h. 

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Transcription
00:01Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de 100% Politique car aujourd'hui en
00:04France tout est politique !
00:06Jules Torres, Hélène Rouet, Johan Uysaï, Marc Toiti, bonsoir Marc !
00:10Je ne connaissais pas le politique, excusez-moi.
00:13Vous voulez le faire tout seul ?
00:14Non, non, c'est bon.
00:16Et Jules Laurent qui représente la rédaction de Frontier et on pense évidemment à Eric Tegner.
00:21Alors Hélène, bon courage pour les 45 minutes qui viennent parce qu'un Jules c'est compliqué mais alors deux,
00:27ils font la paire maintenant, le matin et le soir.
00:29Jules numéro 1, Jules numéro 2, les carburants.
00:32Les carburants et le quotidien des Français qui devient vraiment très compliqué d'un point de vue du pouvoir d
00:37'achat.
00:38Le SP95 E10 l'essence, à nouveau au-dessus des 2 euros le litre en moyenne.
00:44C'est une moyenne dans le pays, donc dans certaines stations c'est largement au-dessus des 2 euros le
00:48litre
00:48mais donc c'est une moyenne qui a à nouveau été franchie symboliquement aujourd'hui.
00:52Et évidemment le Rassemblement National, Jules demande la baisse de la TVA, la baisse des taxes
00:56et que leur a répondu aujourd'hui le ministre de l'économie et des finances fort d'un bilan extraordinaire
01:02avec 1300 milliards d'euros de dettes supplémentaires.
01:06Vraiment, ils ont de quoi être méprisants.
01:08Donc il a répondu à ce nouveau député Eren qui arrive parce que le député qui était là a été
01:14élu aux élections municipales.
01:16Voilà, donc il est le suppléant et il prend la place et il lui répond avec mépris, il lui dit
01:20vous venez de débarquer à l'Assemblée Nationale mais retournez à vos études, retournez bosser
01:24pour voir que la hausse des taxes, que la baisse des taxes est impossible.
01:28Donc il répond avec mépris.
01:29Voyez, ces gens sont incroyables, ils ont un bilan lamentable, calamiteux.
01:34Ils sont ministres depuis des années parce qu'avant il était ministre de l'Industrie, Roland Lescure
01:37et ils ajoutent du mépris.
01:39Donc soit vous êtes un maboule quand vous demandez plus de sévérité sur l'Algérie,
01:42soit vous devez retourner à vos études d'un revers de la main du ministre de l'Économie.
01:46Voyez donc cet échange à l'Assemblée.
01:49La crise énergétique, elle est une réalité pour nombre de nos concitoyens.
01:54Mais baisser la TVA, vous l'avez dit, ça coûte une fortune.
01:57Et ça ne répond que très impartialement au problème puisque vous aidez avec ce type de mesures
02:03des gens qui n'en ont aucun besoin.
02:05Et vous ne concentrez insuffisamment vos aides sur ceux qui sont en première ligne.
02:10Ils ne payent pas la plupart des impôts que vous mentionnez.
02:12Vous baissez la TVA, vous ne les aidez pas.
02:15En revanche, un certain nombre, j'ai compris que vous étiez maintenant le copain des patrons,
02:19un certain nombre de cadres dirigeants qui aujourd'hui ne nous demandent rien
02:22parce qu'ils n'ont pas d'enjeu de pouvoir d'achat, vous allez les aider.
02:26Je passe sur le fait qu'évidemment la baisse de la TVA, vous le savez,
02:30ça suscite des pertes en ligne qui font que quand ça baisse, un certain nombre de marges augmentent.
02:34Et quand ça remonte, les marges augmentent également.
02:37C'est une mesure inopérante, monsieur.
02:39Vous venez d'arriver, travaillez et essayez de nourrir votre groupe d'idées un peu meilleures,
02:45peut-être un peu différenciantes et qui auront de l'efficacité.
02:48Vous venez d'arriver, travaillez.
02:50Je ne les supporte plus avec leur ton méprisant.
02:53Ils ont un bilan lamentable.
02:55Ils sont un fichu de baisser les taxes parce qu'ils ont fait exploser la dette et le déficit
02:59et qu'il n'y a plus un sou dans les caisses de l'État.
03:01Et ils ajoutent le mépris en plus, Marc Toiti.
03:03C'est un vrai scandale, j'ai envie de dire.
03:05Puis vous l'avez dit, c'est le mépris.
03:06Ah oui, c'est le mépris.
03:07Quand on dit aujourd'hui aux Français qu'ils souffrent parce qu'effectivement...
03:10Et qu'ils veulent la baisse des taxes, les Français, majoritairement.
03:12Surtout, encore une fois, aujourd'hui, si vous regardez l'évolution des prix,
03:15parce que là, en fait, on a un double choc pétrolier.
03:16On en a eu un en 2021-2023, hausse de l'inflation.
03:19Vous faites bien de le dire parce que le Roland Iscure, le lundi a un choc pétrolier,
03:22le mardi, il n'y en a plus.
03:23C'est ce que j'allais vous dire.
03:24C'est-à-dire que pourtant, c'est un ancien économiste,
03:25parce qu'on a même failli travailler ensemble il y a très très longtemps.
03:28Mais bon, il avait toujours déjà un petit peu ce caractère un petit peu méprisant.
03:32C'est quand même très triste.
03:33Et puis surtout, encore une fois, on a une situation économique dramatique
03:35pour l'ensemble des Français.
03:37Qu'est-ce qu'on est en train de leur dire ?
03:38Mais non, ça va bien se passer, ne vous inquiétez pas,
03:40vous allez pouvoir utiliser vos chèques restaurants le dimanche,
03:42et tout va rentrer dans l'ordre.
03:44Attendez, je pense qu'aujourd'hui, ils jouent un jeu extrêmement dangereux.
03:49Et surtout, le problème, c'est que leur politique est catastrophique.
03:51Vous l'avez dit, on a une dette publique qui a augmenté depuis 2017
03:54de 1 300 milliards d'euros.
03:56Or, sur la même période, le PIB français qu'on a créé,
03:59augmenté de l'inflation, augmenté de 800 milliards d'euros.
04:02Il y a 500 milliards d'euros qui ont disparu du circuit économique.
04:06Comme bilan, évidemment, on peut mieux faire.
04:07Surtout, on en parlait tout à l'heure, le chômage est en train d'augmenter,
04:10malgré ce qu'on veut dire, ce qu'on a entendu ici ou là.
04:12Ne déflorez pas les sujets, cher Marc.
04:14Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'il y a un vrai risque sociétal à l
04:19'heure actuelle,
04:19puisque les Français n'en peuvent plus de ce délégalité et de ce mépris.
04:24C'est intéressant parce qu'effectivement, les Gilets jaunes sont partis pour beaucoup moins que ça.
04:28Le prix était à 1 euro de moins en ce qui concerne l'essence.
04:32Il y avait évidemment aussi les 80 km heure.
04:34Il y avait aussi une forme de mépris du gouvernement à l'époque.
04:37Mais là, pas de crise sociale parce qu'on est dans une période particulière.
04:41Il n'y a plus de majorité, il n'y a plus vraiment de gouvernement,
04:43il n'y a plus vraiment de président de la République parce qu'il passe sa vie à l'international.
04:46Et il ne vient même pas commémorer nos soldats français morts pour la France.
04:49On en parlera dans une seconde partie.
04:51Mais là, avoir Roland Lescure, qui en plus ajoute le mépris au refus,
04:56obstiné de baisser les taxes parce qu'il refuse également de baisser la dépense publique,
04:59ça devient insupportable.
05:00Quand il dit à ce député RN, vous venez de débarquer parce que vous venez d'être élu député,
05:07repartez travailler.
05:08Dans cette lente agonie du pouvoir, il ne reste que l'inaction et le mépris au macronisme.
05:13C'est-à-dire qu'en effet, ils ont coulé le pays depuis neuf ans.
05:17Et on a l'ancien député d'Ottawa et donc nouveau ministre de l'économie, Roland Lescure,
05:22qui dit tout et n'importe quoi, tout et son contraire à longueur d'interview au début de cette crise.
05:28Et puis là, qui dit aux autres finalement, vous n'avez qu'à vous c'est, vous êtes là depuis
05:31un certain temps.
05:32Ce monsieur, c'est un citoyen comme les autres.
05:34Ce monsieur, il a été suppléant, il a été élu.
05:37Parce que ce n'est pas que le député qui est élu.
05:39Quand on est élu député, il y a aussi son suppléant.
05:41Donc le suppléant a été élu.
05:43Ils ont un bon bilan.
05:44Mais ils ont un bilan catastrophique.
05:46Et encore, je ne suis même pas sûr qu'avec un bon bilan, on puisse être mépuisable.
05:49Et je ne pense pas qu'on puisse cautionner la condescendance.
05:53Mais ce qui est dingue, c'est qu'il vous dit, la baisse des taxes qui est demandée par l
05:57'ERN et par une majorité de Français,
05:58ce n'est pas possible.
05:59Ah bah, les Allemands sont des démagogues et des ignards.
06:03Les Espagnols sont des démagogues et des ignards.
06:06Les Italiens sont des démagogues et des ignards.
06:08Les Hongrois, enfin je pourrais vous faire, les 26 autres pays de l'Union Européenne.
06:11Donc à un moment donné, on ne comprend plus cet État.
06:13Mais encore une fois, c'est parce que c'est la lente agonie du pouvoir.
06:16Et j'ajoute à la liste, il y a aussi une forme de mensonge.
06:19Ce matin, Maude Bréjean nous dit qu'il n'y a pas eu d'enrichissement de l'État.
06:22Or, les prix ont augmenté.
06:24Donc la part de taxes a également augmenté.
06:27Et rien que sur le mois de mars, on était à plus de 200 millions d'euros de taxes supplémentaires
06:31avec la hausse des carburants.
06:32Écoutez Maude Bréjean.
06:35Jamais l'État ne s'est enrichi sur le dos d'une crise.
06:38Entre la baisse de la consommation et la hausse des taux d'intérêt,
06:41l'État ne gagne jamais d'argent sur le dos d'une crise énergétique.
06:47Et donc, être au gouvernement aujourd'hui, c'est trouver ce juste équilibre
06:51entre le soutien à l'activité, le soutien aux ménages les plus modestes
06:55et en même temps la responsabilité financière.
06:58Parce que l'argent qu'on dépense, c'est l'argent qu'on ne mettra pas demain
07:01dans les services publics ou pour baisser les impôts.
07:04Et ça, c'est faux, Marc Toiti.
07:05Il y a eu un enrichissement de l'État.
07:07Le carburant coûte plus cher.
07:09Le carburant apporte plus de taxes.
07:10L'État ne baisse pas les taxes.
07:12L'État ne rend pas ses taxes supplémentaires.
07:15L'État s'est donc enrichi.
07:16Plus que 200 millions sur le mois de mars.
07:17À court terme, évidemment.
07:18C'est-à-dire que globalement, on fonctionne plus.
07:21Donc, effectivement, il y a plus de recettes.
07:23Par contre, à moyen terme, évidemment, l'État va perdre
07:25puisque ça va casser l'activité économique.
07:28Ça va casser les recettes fiscales qui vont se réduire.
07:31Donc, on n'a jamais intérêt à ce qu'il y a autant d'inflation.
07:33Vous savez, pour faire très vite, on parlait tout à l'heure effectivement de mépris,
07:36il y a un indicateur de confiance des ménages de l'INSEE,
07:38il y a quelque chose de très sérieux qui vient d'être publié.
07:41Nous sommes sur quasiment des plus bas historiques.
07:43On dit que tout à l'heure, Gauthier, vous parliez des gilets jaunes.
07:45On est plus bas que pendant les gilets jaunes, en termes de confiance des ménages.
07:48On est plus bas que pendant la pandémie.
07:50À l'époque, on pensait qu'effectivement, c'était la fin du monde.
07:53Donc, aujourd'hui, pour vous donner l'image de ce que ressentent les Français,
07:57ils sont vraiment extrêmement inquiets à tous les niveaux,
07:59et notamment sur le niveau du pouvoir d'achat.
08:01Donc, si bien entendu, ensuite, on leur dit
08:02« Mais non, tout va bien, vous rêvez, vous avez du pouvoir d'achat,
08:05et tout va bien se passer »,
08:06ça ne peut plus coller, c'est très dangereux,
08:08parce que là, il n'y a pas seulement un risque économique ou un risque social,
08:11il y a un risque sociétal.
08:12Et donc, on se demande comment les Français tiennent encore,
08:14comment ils ne sont pas tous dans la rue, justement, pour dire stop.
08:18Et effectivement, vous l'avez bien dit tout à l'heure,
08:19on peut baisser les taxes, bien entendu,
08:20mais pour ce faire, il faudrait bien utiliser les données publiques.
08:24C'est-à-dire que comme on a fait n'importe quoi ces dernières années,
08:26je t'évoquais tout à l'heure, on a dépensé n'importe comment la dépense publique,
08:29qui, je vous rappelle, c'est la dépense publique, ce sont nos impôts,
08:31ça ne tombe pas du ciel, la dépense publique.
08:32Eh bien, comme on a fait n'importe quoi aujourd'hui,
08:34justement, on aurait besoin de relancer la machine,
08:36mais on n'a pas les moyens de le faire.
08:37Sauf, évidemment, on baisse les dépenses publiques,
08:39ce qu'on n'a pas le courage de faire le gouvernement.
08:41Yoann Uzaï, votre regard de journaliste politique sur ce mépris du gouvernement,
08:44on a deux séquences, on a Roland Lescure à l'Assemblée nationale
08:47et on a les maboules d'Emmanuel Macron.
08:49Le mépris accompagne leur échec, désormais.
08:52D'abord, vous avez eu raison de dire que leur bilan calamiteux
08:55devrait les appeler à un peu plus de modestie.
08:56Me semble-t-il.
08:57Mais surtout, pardon, mais les parlementaires sont dans leur rôle
09:00lorsqu'ils interrogent le gouvernement, parce que je rappelle quand même
09:02que le Parlement contrôle l'action du gouvernement.
09:05Et j'ai le sentiment que ça a été beaucoup oublié depuis 2017 notamment.
09:08Donc, je crois qu'un ministre ne devrait pas répondre de cette manière-là
09:11à un parlementaire qui, quelle que soit sa question,
09:14est une question qu'il a le droit de poser.
09:16Bon, ensuite, pour rebondir sur la partie des économies,
09:19il est vrai que nous avons une dette qui est abyssale, d'accord ?
09:22Donc, en période de disette budgétaire,
09:24la vie est faite de choix, et y compris la vie politique.
09:27Bon, donc, on ne peut pas dire...
09:29On va donner 4 milliards d'euros par an pour l'audiovisuel public.
09:32On ne peut pas dire qu'on va donner 150 millions d'euros chaque année
09:35à l'Algérie pour l'aide au développement.
09:37On dépense 1,2 milliard d'euros pour l'AME en France.
09:41La liste est longue comme le bras.
09:42On ne peut pas faire tout ça.
09:43Je passe les comités théodieux, le commissariat au plan,
09:47ses heures, l'argent est frais.
09:47Mais je vous dis que la liste est longue comme le bras.
09:50On pourrait passer deux heures à parler de l'argent gaspillé des Français.
09:54Donc, on ne peut pas faire tout ça et dire
09:56on va baisser les taxes sur le carburant.
09:58Non, la vie est faite de choix.
10:00Ce gouvernement a choisi.
10:01Je suis 100% d'accord avec vous.
10:02Je note quand même, et c'est l'argument de Jules Torres qu'il vient de donner,
10:05qu'on nous dit qu'il n'y a plus un sou dans les caisses.
10:07Ça, je ne le conteste pas.
10:08Mais quand il s'agit de trouver 9 milliards pour l'Ukraine,
10:11alors là, d'un coup, il y a 9 milliards qui se mettent à pleuvoir comme ça
10:14et qu'on peut envoyer directement à Volodymyr Zelensky.
10:16On s'est endettés pour ça.
10:17Sans blague.
10:18On s'endette à la place de l'Ukraine, on s'est endettés.
10:20Et puis surtout...
10:20C'est intéressant.
10:21On s'endette pour les Ukrainiens, on ne s'endette pas pour les automobilistes français.
10:25Ce qui est dramatique, et ça, les Français, évidemment, n'en peuvent plus,
10:27c'est que qu'est-ce qu'il y a le plus augmenté ces dernières années dans les dépenses publiques
10:30?
10:30Ce ne sont pas les dépenses sociales, qui ont certes augmenté de 14%,
10:35mais ce qu'il y a le plus augmenté dans les dépenses publiques,
10:37tenez-vous bien, ce sont les dépenses de fonctionnement.
10:40Depuis 2021, plus 25%, quasiment.
10:44106 milliards d'euros d'augmentation.
10:45À la PHP, l'hôpital public parisien,
10:48un employé sur deux est dans les bureaux,
10:52au lieu d'être sur le terrain et de soigner les Français.
10:54Vous parlez des comités théodules, ça, ça coûte à peu près 500 millions,
10:56mais ce n'est pas ça, le vrai enjeu.
10:58500 millions, on les prend.
10:59On les prend, 500 millions.
11:00Mais attendez, je suis plus fort que ça.
11:01Ce qu'on appelle les ODAC, Organismes divers d'administration centrale.
11:06Vous savez combien il y en a en France ? 700.
11:07C'est justement des conseils consultatifs, etc.
11:10C'est combien ça coûte ?
11:10À FUERA, tout ça.
11:11Combien ça coûte chaque année ?
11:12À FUERA.
11:13150 milliards d'euros.
11:14À FUERA.
11:15On supprime.
11:16Peut-être pas tout, mais au moins une partie.
11:18Donc, quand on me dit qu'il n'y a pas d'argent,
11:20l'argent est là, simplement, il est mal utilisé.
11:22Alors, il n'y a plus d'essence,
11:23et résultat, il y a des routiers qui se font siphonner leurs réservoirs.
11:28Maintenant, on en est là, sur le vol d'essence.
11:31Vous voyez ce reportage d'Europe 1.
11:33Dixaine de poils lourds.
11:34Je ne comprends pas.
11:35Côte, dans l'obscurité, dans des zones bien souvent dépourvues de vidéosurveillance.
11:39Le commandant Boc Lasdinis est à l'affût.
11:42On essaie d'être assez vigilant sur des véhicules qui seraient vraiment collés.
11:45Ça peut indiquer qu'ils veulent se brancher sur un réservoir.
11:47Les vols sont fréquents, observe le gendarme Emmanuel,
11:50du peloton motorisé d'Orange.
11:51C'est récurrent, c'est par vagues, mais c'est jamais éradiqué.
11:55Les routiers, des fois, ils nous montrent leur dispositif bricolé sur leur réservoir.
11:59Des cadenas, des pattes en fer qu'ils ont fait eux-mêmes.
12:01D'autant que ces airs sont bruyantes avec des moteurs de camions frigorifiques
12:05qui tournent toute la nuit, souligne le gendarme Tristan.
12:07Malheureusement, les voleurs se servent un peu de ça.
12:09Ça fait un bruit qui résonne jusqu'à la cabine du conducteur.
12:13Pour lui, c'est impossible d'entendre quoi que ce soit.
12:15Un fléau pour les routiers comme Rudolf,
12:17qui s'est déjà fait siphonner durant son sommeil.
12:19Ils sont passés par une sonde qui est un petit peu plus loin.
12:23C'était démonté.
12:24C'est les spécialistes, c'est pas les amateurs.
12:26Le gasoil, maintenant, c'est les pognons.
12:28Là, je suis à 700 litres.
12:29Ça fait 1 400 euros.
12:31D'autant que les voleurs sont très bien organisés.
12:33On a déjà eu l'occasion d'interpeller un individu
12:37qui avait une camionnette préparée pour le vol de carburant.
12:40À l'arrière de la camionnette, vous aviez deux queues de 1000 litres chacune.
12:43Mais la menace est partout, nous expliquent ces militaires.
12:45Il arrive même parfois que ces vols soient commis par d'autres chauffeurs poids lourds.
12:49Maurière-les-Avignons, Stéphane Burgatte, Europe.
12:51C'est le nouvel or, Hélène Rouet.
12:53Maintenant, on assiste à du vol de carburant,
12:57des routiers qui se font siphonner leurs réservoirs parce qu'on en est là.
13:01Les Français n'arrivent plus.
13:02Alors, heureusement, tout le monde ne se prête pas à ça.
13:04Mais ça dit quelque chose quand même du mal-être, du pouvoir d'achat qui recule,
13:09de cette essence qui augmente sans cesse,
13:11qui vient de refranchir la barre symbolique de moyenne des 2 euros aujourd'hui.
13:15Voilà, ça dit quelque chose de l'état du pays.
13:17Oui, surtout que je voulais rebondir ce que vous disiez, Marc Thautier,
13:19pour relancer l'économie.
13:20La base des taxes, en général, ça marche assez bien.
13:22Donc, c'est vrai que c'est étrange que le gouvernement ne prenne pas ce chemin-là.
13:24Cela étant dit, oui, bien sûr, vous avez raison, Gauthier,
13:26sur le désespoir aujourd'hui que vivent les Français en termes de pouvoir d'achat.
13:30Ça fait plusieurs semaines qu'on se demande maintenant
13:31s'il peut y avoir un certain retour des Gilets jaunes
13:34ou si véritablement les Français sont davantage résignés
13:36et se disent, tiens, on va attendre l'élection présidentielle
13:39et puis on souffre en silence d'ici là parce que de toute façon,
13:41on ne pourra rien faire.
13:42Eh bien, je suis tombée sur une information quelques minutes
13:44avant d'entrer sur votre plateau.
13:46Et il y a donc un collectif d'agriculteurs,
13:48un collectif de pêcheurs et un collectif de routiers
13:51qui viennent de signer un communiqué.
13:52Ils se rendront à Paris, donc ça s'appelle « Tous à Paris » le 2 mai
13:55parce qu'ils veulent éviter de croiser la route des syndicats le 1er mai.
13:59Et en l'occurrence, ils se sont donnés rendez-vous Place Vauban.
14:01Je ne sais pas à quel point cela va prendre.
14:03L'information est assez récente.
14:04Mais pour le coup, elle est à l'initiative d'un homme
14:06qui s'appelle David Le Quintret, qui est pêcheur
14:08et il est président de l'Union française des pêcheurs artisans.
14:11Donc voilà, il appelle aujourd'hui à la mobilisation.
14:13Pêcheurs, agriculteurs routiers veulent venir à Paris le 2 mai.
14:16Ce sera samedi prochain.
14:17Il y a deux conséquences également.
14:18Le kérosène explose, donc Transavia annule une partie de ses vols.
14:22Et puis, il y a des conséquences pour les vacances des Français.
14:25C'est-à-dire que la semaine qu'on avait réservée en juillet et en août,
14:28elle est partie dans les produits de première décécité qui augmentent,
14:30dans les produits alimentaires, dans l'essence.
14:32Donc je vais vous proposer deux sujets.
14:34On va commencer par Transavia qui annule ses vols
14:36vers une crise du kérosène.
14:38À nouveau, un sujet signé de la rédaction d'Europe 1.
14:41Oui, pour faire face à la hausse du prix du kérosène,
14:43deux choix s'offrent aux compagnies aériennes.
14:46Première option, augmenter le prix du billet,
14:48comme l'explique Guillaume Rostand,
14:49porte-parole du comparateur Liligo et expert de l'aérien.
14:52Dès le début du conflit, les compagnies ont immédiatement,
14:54un peu pour se protéger, augmenté les prix des billets.
14:56On a vu des augmentations qui peuvent aller jusqu'à 25%
14:59pour les courriers moyens courriers
15:00et jusqu'à 40% pour les longs courriers.
15:02Air France a par exemple appliqué une surcharge carburant
15:05sur ses vols longs courriers de 100 à 400 euros
15:07en fonction de la classe du billet.
15:10Deuxième option, supprimer des vols,
15:11un scénario étudié de près par les compagnies
15:14pour anticiper les vacances d'été.
15:15Je pense que les compagnies font des calculs de prévision.
15:18On doit faire des scénarios de projection
15:20en se disant que si la semaine du 15 juillet,
15:23on a tant de kérosène disponible pour nos avions,
15:25il faut essayer de prioriser certains voiles
15:27et d'en enlever d'autres.
15:28Elles vont commencer plutôt par annuler les vols
15:30qui ne sont pas remplis.
15:31Les compagnies aériennes pourraient être confrontées
15:33à une pénurie de kérosène dans les prochaines semaines,
15:36selon l'Association des aéroports d'Europe.
15:38Donc là, c'est les compagnies qui font face
15:40à la hausse du kérosène.
15:43Demain, les billets vont évidemment augmenter.
15:45C'est pour ça que les compagnies annulent.
15:47Elles annulent les vols qui avaient été vendus avant la crise.
15:49Elles vont reprogrammer des vols avec des billets plus chers.
15:51Et on va voir les conséquences pour les Français
15:53pour les vacances d'été.
15:54Mais vous disiez, c'est très intéressant,
15:55le sujet sur le pillage du carburant,
15:58parce que ça dit quelque chose d'une pré-crise.
15:59C'est-à-dire que dans toutes les grandes crises
16:01qui ont amené à des révolutions,
16:03que ce soit 1789, que ce soit 1830, 1848,
16:06ou même la commune en 1871,
16:08il y a toujours eu, en tout cas dans les travaux des historiens,
16:11dans les recherches, des faits de vols,
16:14de pillages entre Français,
16:15même de sabotages de certaines entreprises,
16:18de certaines industries,
16:19parce que les Français, à ce moment-là,
16:22le vivaient mal,
16:23avaient des situations qui étaient extrêmement compliquées.
16:25Donc, c'est absolument pas anodin.
16:26Et je trouve ça très intéressant.
16:28Et c'est quelque chose que moi,
16:28je n'avais pas vu encore dans les médias.
16:30Et en effet, il y a une paralysie qui est centrale.
16:33Il y a un nouveau choc inflationniste qui est là.
16:35Ce n'est pas moi qui le dis.
16:36C'est la Fed et c'est la BCE.
16:37Et la crise qu'on vit, la crise énergétique,
16:40la crise des carburants,
16:41c'est la première des choses.
16:42Parce que vous allez voir que dans les prochaines semaines,
16:43ce sera sur les réseaux de transport,
16:45ce sera sur les chaînes d'approvisionnement,
16:47ce sera sur la question de l'hélium,
16:48ce sera sur la question du plastique,
16:49ce sera sur la question extrêmement importante des engrais.
16:51Donc, vous verrez que ce n'est que le début
16:53et il n'y a aucune réponse qui est donnée.
16:55Tout augmente.
16:55Oui, Marc-Totty, sur l'épiage.
16:57La clé, ça va être l'alimentation.
16:59C'est-à-dire qu'effectivement, ça commence, là, on le sait.
17:01Et il y aura peut-être des vols qui vont augmenter sur l'alimentation.
17:03Et dans les supermarchés, il y en a pas.
17:04Comme je l'ai dit tout à l'heure,
17:05c'est que malheureusement,
17:06c'est deux chocs inflationnistes successifs.
17:08Rendez-vous compte que depuis 2021,
17:10les prix de l'alimentation en France à la consommation
17:13ont augmenté de 25%.
17:15Vous vous rendez compte ?
17:16Donc, aujourd'hui, ça va de nouveau augmenter.
17:18Il y a un chiffre dont personne ne parle
17:19parce qu'on parle beaucoup du pétrole.
17:21Si vous regardez ce qu'on appelle l'indice CRB,
17:23c'est toutes les matières premières dans le monde.
17:25Au lendemain de la guerre en Ukraine,
17:27ça avait augmenté de à peu près 21%.
17:29Vous savez, ça a augmenté de combien depuis le début de l'année ?
17:32Plus 31%.
17:33Et ça, on ne l'a pas encore sur l'inflation en France.
17:36On ne l'a pas encore sur les biens alimentaires.
17:37C'est ça que moi, j'ai fait un petit calcul simple
17:39pour voir qu'on allait avoir une inflation
17:41de l'ordre de 4% d'ici l'automne prochain.
17:44Je suis très optimiste
17:45parce que j'imagine qu'on aura, on espère tous,
17:47un contre-choc pétrolier.
17:48Mais malheureusement, le mal est déjà fait
17:50parce qu'après le pétrole, c'est effectivement les engrais,
17:52c'est tous les produits qui intergèrent du pétrole,
17:53c'est également l'alimentation,
17:55c'est les transports comme on le voit aujourd'hui.
17:56Donc, ça va, bien entendu, se généraliser.
17:59Donc, c'est ça qui aujourd'hui est dangereux
18:00puisque beaucoup de Français souffrent déjà.
18:02Et si on ajoute une nouvelle couche inflationniste,
18:05notamment sur l'alimentation,
18:06là, évidemment, c'est les biens du quotidien.
18:08C'est ce qui augmente le plus.
18:09Et c'est ça qui peut, je pense, sans attendre 2027,
18:11qui peut justement générer des dérapages.
18:13Et donc, résultat, les Français ne partiront pas
18:15en vacances cet été ou beaucoup moins
18:17ou dans une période beaucoup plus réduite
18:19à des distances beaucoup plus courtes.
18:22Vous voyez le sujet de Valentin Polidori.
18:26Des autoroutes embouteillées,
18:28des quais de gares bondées,
18:30ces images pourraient bien se multiplier cet été.
18:33À l'approche de la période estivale,
18:35de nombreux Français prévoient de rester dans le pays
18:38pour leurs vacances.
18:3951% partiront uniquement dans l'Hexagone,
18:42soit 15 points de plus que l'an dernier.
18:44On a eu un début d'année depuis janvier
18:46plutôt attentiste sur les réservations.
18:49Et on constate depuis 4-5 semaines
18:51une vraie accélération des tendances de réservation
18:53sur juillet-août.
18:55Nous qui sommes chez Maeva spécialisés
18:57sur la destination France,
18:58on voit des taux de croissance
19:00vraiment intéressants sur juillet-août.
19:02À ce stade, on est à peu près à 18% de croissance
19:04sur les séjours en France
19:06par rapport à l'année dernière.
19:07Si les Français seront moins nombreux
19:09à franchir les frontières cet été,
19:11c'est notamment en raison de la flambée
19:13des prix des billets d'avion.
19:14Et même si le prix de l'essence reste élevé,
19:17la voiture reste souvent privilégiée
19:19et jugée plus économique,
19:20tout comme le train.
19:22Parmi les destinations les plus plébiscitées,
19:24figurent la Provence-Alpes-Côte d'Azur,
19:26l'Occitanie ou encore la Bretagne.
19:29Une autre tendance se dessine également
19:31pour de nombreux Français.
19:32Les réservations de dernière minute
19:34signent d'une volonté de flexibilité.
19:36Mais derrière cet engouement
19:38se cache aussi une autre réalité.
19:40Près de 3 Français sur 10
19:42ne partiront pas en vacances.
19:45Ça, c'est le dernier chiffre, l'information.
19:47Les Français qui ne partiront pas en vacances,
19:49Jules Laurent,
19:49et on a vu toutes les conséquences
19:52de cette crise économique
19:53et le refus obstiné de baisser les taxes
19:56parce qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses.
19:57C'est la double peine pour les Français.
19:58C'est-à-dire qu'on a le pays
19:59où on a une pression fiscale
20:01les plus élevée au monde
20:02et dans le même temps,
20:03sur le service public,
20:04vous n'avez aucun rendement.
20:05C'est-à-dire que vous allez à l'hôpital,
20:06vous mettez des heures aux urgences
20:07à être soigné.
20:08Vous avez une police
20:09qui est obligée parfois
20:10de s'équiper elle-même,
20:11d'acheter son propre matériel
20:12pour pouvoir intervenir.
20:13Vous allez à l'école,
20:14vous mettez votre enfant à l'école.
20:15Finalement, il n'a pas les basiques.
20:16C'est ni lire, ni écrire.
20:17Vous n'avez pas le rendement attendu.
20:18Donc, vous avez toute une société
20:19qui finalement se tiers-mondise,
20:21trouve des solutions.
20:22Alors, dans le malheur, finalement,
20:24on a des Français
20:24qui vont partir pour autant
20:26en vacances en France
20:26et qui vont devoir consommer français.
20:28C'est peut-être l'un des seuls
20:29motifs d'espoir là-dedans.
20:30Mais en dehors de ça,
20:31vous avez en fait un État
20:33qui ne comprend pas,
20:38investissement,
20:38que les taxes,
20:39les charges sur les entreprises
20:41empêchent d'embaucher.
20:42Et c'est ce qui crée aujourd'hui
20:43aussi du chômage.
20:44On parle du chômage,
20:45mais aujourd'hui,
20:45les charges salariales
20:46sur les entreprises sont énormes.
20:47Et on a une pression fiscale
20:49qui arrive au bout
20:50aujourd'hui en France.
20:51Et quand on voit
20:52que le mandat d'Emmanuel Macron
20:53a commencé avec la crise
20:54des Gilets jaunes,
20:55on pourrait penser
20:56qu'elle se terminera
20:57avec les mêmes éléments
20:58qui ont causé
20:59les premières révoltes en France.
21:01C'est très juste ça, Marc Toiti.
21:02C'est-à-dire que
21:03si aussi, il y a au bout d'un moment
21:04un ras-le-bol fiscal,
21:05un ras-le-bol de l'impôt,
21:06c'est que les Français se disent
21:07mais où va mon argent ?
21:08Dans quel état est l'hôpital public ?
21:09Dans quel état sont les écoles publiques ?
21:11Dans quel état est la police
21:12pas assez payée,
21:13pas assez dotée,
21:14pas assez équipée ?
21:15C'est ça qui ne colle plus,
21:16si vous voulez.
21:16C'est que nous sommes le pays
21:18où il y a le plus
21:19de pression fiscale au monde,
21:20qu'on appelle le poids
21:20des prélèvements obligatoires
21:21par rapport au PIB.
21:22On est numéro un du monde.
21:23Nous sommes également
21:24numéro un du monde
21:25en termes de dépenses publiques
21:26par rapport à notre richesse.
21:27Il y avait la Finlande
21:28qui était devant nous.
21:29Ça y est,
21:29on l'a de nouveau dépassé
21:30sur les chiffres d'Eurostat
21:31du quatrième trimestre 2025.
21:34Donc, on se dit
21:35où va l'argent ?
21:36Numéro un du monde
21:37des dépenses publiques,
21:38numéro un du monde des impôts.
21:39On a effectivement
21:39des services qui sont catastrophiques
21:40et puis surtout,
21:41on le voit,
21:41dès qu'il y a une crise,
21:42à quoi ça sert
21:43des dirigeants politiques ?
21:44C'est justement
21:45à anticiper,
21:46avoir une vision du monde.
21:47On sait très bien
21:48que des crises comme celle-ci,
21:49ça arrive.
21:49Donc, que doivent faire
21:50les dirigeants ?
21:51Quand ça ne va pas trop mal,
21:53on réduit les déficits,
21:55voire on atteint
21:55un équilibre budgétaire
21:56pour que quand ça va mal
21:57comme aujourd'hui,
21:58on puisse relancer la machine.
22:00C'est en cela
22:00que la crise actuelle
22:01pourrait être plus dangereuse
22:02que celle de 2008-2009.
22:03Parce qu'en 2008-2009,
22:04justement,
22:05on avait un déficit public
22:06qui était à 3%.
22:07On n'a plus relancé.
22:08Là, on est déjà
22:08à 5,1%.
22:09Vous avez vu dernièrement,
22:11on a un déficit public
22:11qui est l'un des plus élevés d'Europe.
22:13Il y a juste les Belges
22:13qui sont devant nous,
22:14qui sont à 5,2%,
22:15nous, on est à 5,1%.
22:16On a présenté ça
22:17comme un explorer.
22:18Oh, rendez-vous compte,
22:19c'est formidable !
22:19C'est une catastrophe !
22:21Alors, Marc,
22:21puisque vous avez la parole,
22:22vous allez la garder
22:23et Gilles a commencé
22:24à parler du chômage.
22:25Oui.
22:25J'ai lu toute la presse aujourd'hui
22:27qui me disait
22:28que le chômage baissait.
22:29Et vous,
22:30vous me dites exactement le contraire.
22:31C'est pas moi qui le dis.
22:32Vous dites que le chômage explose.
22:34Ben oui.
22:34Alors racontez-moi ça.
22:35C'est quand même...
22:36C'est-à-dire que même
22:37la fierté d'Emmanuel Macron
22:39d'avoir fait que le chômage baisse,
22:41que ça ne soit pas
22:41un sujet de campagne en 2022,
22:43vous me dites que même là,
22:44c'est terminé
22:44et toute la presse
22:45m'explique qu'il baisse.
22:47Et vous,
22:47vous me dites qu'en fait,
22:48il y a une augmentation masquée.
22:48Ça, si vous voulez,
22:49c'est un cas incroyable,
22:50un cas d'école.
22:51Je pense qu'on devrait l'enseigner
22:52aux écoles de journalisme,
22:53si vous voulez.
22:54C'est qu'effectivement,
22:54vous regardez la presse.
22:55Alors, il y a la news de l'AFP,
22:56comme d'habitude.
22:57Tous les journalistes
22:57se sont jetés sur cette news
22:58qui dit le chômage baisse
23:00sur un trimestre.
23:01Effectivement,
23:02il avait beaucoup augmenté
23:02le trimestre dernier.
23:03Donc là,
23:03il y a une baisse technique.
23:04Par contre,
23:05le plus important pour moi
23:06dans ces chiffres,
23:06c'était le mois de mars.
23:08Parce que là,
23:08justement,
23:08c'était le premier mois
23:09depuis le début
23:10du choc pétrolier.
23:11Donc, on pouvait voir
23:12si le chômage allait augmenter ou pas.
23:13C'est le niveau du mois de mars
23:14qui compte.
23:15Et là,
23:15si vous regardez mensuellement,
23:17effectivement,
23:18le mois de mars
23:19a été une catastrophe.
23:20J'ai les chiffres de l'Adares.
23:22Le taux de chômage
23:23de catégorie A,
23:23c'est-à-dire,
23:24vous savez,
23:24le chômeur
23:24qui n'a pas du tout travaillé,
23:26qui fait la preuve
23:27d'une recherche active d'emploi
23:28qui est immédiatement disponible,
23:30ça a augmenté
23:30de 1,1%
23:31sur le mois de mars.
23:32On est à 3,32 millions de chômeurs.
23:34Mais si vous regardez
23:35toutes les catégories,
23:36donc ABC,
23:37c'est-à-dire,
23:37y compris ceux qui ont travaillé
23:38un petit peu,
23:39c'est encore pire.
23:40On est sur une hausse
23:41de 1,2%.
23:425,77 millions de chômeurs.
23:45Vous vous rendez compte ?
23:46Hausse de 1,2% sur un mois,
23:48on n'a jamais vu ça
23:49depuis mai 2015.
23:52Hors période Covid,
23:53évidemment.
23:53Donc, vous vous rendez compte ?
23:55Et personne n'en a parlé.
23:56C'est vrai que tout à l'heure,
23:57effectivement,
23:57on a discuté,
23:58je me dis,
23:58le chômage monte.
24:00Non, il baisse.
24:00Non, en fait,
24:01c'est qu'on est presque en URSS.
24:03C'est la Pravda.
24:04C'est-à-dire que,
24:04effectivement,
24:05le gouvernement nous dit
24:06que le chômage baisse
24:07parce qu'on n'a pas envie
24:07de dire la vérité aux Français.
24:08Tout le monde fonce tête baissée
24:10sans vérifier la statistique.
24:12Moi, ça fait 30 ans
24:12que c'est ce métier,
24:13donc évidemment,
24:14c'est mon métier.
24:14Donc, je regarde
24:15les chiffres du mois de mars
24:16et regardez le nombre
24:17de chômeurs
24:18toutes catégories confondues.
24:206,502 millions de personnes
24:22au plus haut
24:23depuis juillet 2019.
24:24C'est énorme.
24:25Vous vous rendez compte ?
24:25C'est ça la réalité
24:26du chômage français aujourd'hui.
24:31Comment on fait des prévisions ?
24:32Ce n'est pas compliqué.
24:33On regarde,
24:34chiffre de la Banque de France,
24:35qu'il y a des faillites
24:36d'entreprises historiquement élevées.
24:38Quand il y a des faillites
24:39d'entreprises,
24:39ça veut dire que derrière,
24:40il y a des licenciements,
24:41donc que le chômage augmente.
24:42Et malheureusement,
24:42si on regardait
24:43les perspectives de chômage
24:44des entreprises
24:46et des ménages,
24:47chiffre de l'INSEE,
24:48on va vers 9%
24:49de taux de chômage
24:50dans les prochains mois.
24:51Vous êtes réjouissant.
24:52Plus d'inflation,
24:52plus de chômage
24:53dans les mois à venir.
24:54Je ne suis pas réjouissant.
24:55Je suis juste réaliste.
24:56J'ai envie d'être optimiste.
24:58Il faut être optimiste.
24:58Mais là,
24:59il faut regarder la réalité.
24:59Et Gilles,
25:00je pense au testament politique
25:01que va laisser Emmanuel Macron
25:02dans un an.
25:03S'il part avec la dette
25:04qui a explosé ses faits,
25:05avec une inflation qui explose
25:06et avec un chômage qui explose,
25:08vous imaginez un peu
25:08le bilan du macronisme.
25:10Là, le chômage,
25:11c'était son dernier totem.
25:12Avec l'explication brillante
25:13de Marc Toitice,
25:13le totem est en train de tomber.
25:14Oui, vous aviez eu l'Europe.
25:16Au départ,
25:16c'était la grande souveraineté européenne.
25:18On voit bien
25:18qu'elle ne fonctionne plus,
25:19que ce soit avec le Mercosur
25:20et même ce qu'on vit en ce moment
25:22avec Pedro Sanchez.
25:22Il n'y a pas de souveraineté européenne.
25:24Il n'y a pas de défense européenne
25:25non plus, encore moins.
25:26Il y avait la question des impôts.
25:27On a baissé les impôts.
25:28On est, je l'ai dit,
25:29le pays avec la plus grande
25:30pression fiscale de l'OCDE.
25:32Et en effet,
25:32il y avait ce dernier totem
25:33qui était celui du chômage.
25:35Et c'est vrai que nos confrères
25:36se comportent un petit peu
25:37comme des moutons de panurge
25:38de temps en temps.
25:39C'est-à-dire qu'on vous dit ça,
25:40vous récoltez ça.
25:41Mais le problème,
25:42et au-delà même des chiffres
25:43très techniques de Marc Toiti,
25:45il y a la question des emplois créés.
25:46Qu'est-ce qu'on crée
25:47comme emploi aujourd'hui ?
25:48Parce qu'il y a la question
25:49de l'ubérisation de la société.
25:50Alors c'est sûr,
25:51Emmanuel Macron est le président
25:52qui aura créé le plus de chauffeurs
25:54et de livreurs Uber.
25:55Bon, est-ce qu'on considère
25:56que c'est des bons emplois
25:57ou des mauvais emplois ?
25:58Je pense qu'il y a une question.
25:59Et puis dans les chiffres du chômage,
26:01il y a aussi une question.
26:01C'est les emplois extrêmement précaires.
26:03On peut créer un million d'emplois,
26:04mais si vous créez sur un million d'emplois
26:06800 000 emplois précaires,
26:08ça ne va pas vous sauver le pays.
26:10Il y a aussi un rapport
26:12qui vient d'être voté,
26:12puisqu'on parle de l'argent public,
26:14sur l'audiovisuel public.
26:164 milliards.
26:174 milliards.
26:17Et je ne parle même pas des pertes.
26:19Là, c'est ce que ça nous coûte.
26:20Ça coûte 4 milliards.
26:21Exactement.
26:22Et on pourra parler des pertes
26:23dans un instant, Marc Toiti.
26:25Mais donc, écoutez Charles Lalonde,
26:26qui était ce matin chez Pascal Praud,
26:27et qui dit
26:28j'ai été accusé de tous les mots.
26:29Vous savez que c'est évidemment
26:30le rapporteur sur l'audiovisuel public,
26:33la commission d'enquête.
26:35Depuis le début,
26:36sur les antennes du service public,
26:38j'ai été accusé de tous les mots.
26:40Ce sont pourtant des entreprises
26:41qui sont soumises pendant 6 mois
26:43au contrôle de la représentation nationale.
26:45Il y a un principe constitutionnel
26:47qui est l'évaluation des politiques publiques.
26:49Et depuis le début,
26:50de la présidente de Radio France
26:51à la présidente de l'Assemblée nationale
26:53à ce président macroniste
26:54de la commission d'enquête,
26:56ils se sont d'une certaine façon ligués
26:57pour discréditer mes questions,
26:59discréditer mes travaux.
27:00Et ce n'est pas digne
27:02des travaux de l'Assemblée nationale.
27:03Ils auraient dû se mettre en retrait
27:05et dire,
27:06il y a des travaux qui ont lieu
27:07pendant 6 mois,
27:08on attend les recommandations,
27:10on ne se prononce pas,
27:11mais ils ont fait tout l'inverse.
27:12Je vous avoue,
27:13là, je n'ai pas encore assez de recul,
27:15mais je leur en veux beaucoup
27:16parce que rien ne vaut la transparence
27:19sur l'utilisation de l'argent des Français.
27:21C'est un déficit cumulé,
27:23selon le rapport de la Cour des comptes,
27:24de 81 millions d'euros
27:25entre 2017 et 2024,
27:27l'audiovisuel public Marc Toiti.
27:2981 millions d'euros de déficit cumulé.
27:31Mais surtout, la vraie question,
27:32c'est effectivement 4 milliards.
27:33Parce que là, on parle de faire des économies.
27:34On sait bien qu'on pourrait faire des fusions,
27:37voire privatiser certaines parties
27:38de cet audiovisuel public.
27:40Ou voir, peut-être pas,
27:41on peut garder un petit peu,
27:42mais tous les grands pays l'ont fait.
27:44Il n'y a pas péril en la demeure.
27:46Donc c'est ça qui aujourd'hui est très dangereux.
27:47Parce qu'on augmente ces milliards d'euros
27:50qu'ils pourraient justement utiliser
27:51pour les Français,
27:53pour le pouvoir d'achat,
27:53pour sortir de l'activité,
27:55pour l'investissement des entreprises.
27:57C'est ça qui est important.
27:59Et donc pour faire baisser vraiment le chômage.
28:01Parce que là, il augmente le chômage.
28:02Et donc c'est effectivement le drame
28:04de la société française.
28:05Et donc moi, c'est la preuve.
28:06Et surtout, je reviens sur la Pravda.
28:08C'est-à-dire, moi ça m'a choqué quand même.
28:10On a dû voter pour savoir
28:11si on allait publier le rapport de la Commission.
28:14C'est quand même assez incroyable.
28:15Donc voilà, c'est très troublant.
28:18Et c'est une fin de règne
28:20qui va être difficile, je pense.
28:21Jules Laurent, le rapport a donc été voté
28:23à deux voix près,
28:24avec une alliance qui va du Rassemblement National
28:27à Horizon en passant par les Républicains.
28:30Évidemment, toute la gauche a voté contre.
28:31Les macronistes se sont lâchement abstenus.
28:34Et donc on a ce rapport
28:35qui va être publié lundi.
28:37Et donc, évidemment,
28:38c'est une longue série d'auditions
28:40qui a eu lieu.
28:41Et on a mis le focus sur le service public.
28:44Il y a quand même eu des résultats.
28:46Ils vont partir à Cannes dans 15 jours.
28:47Ça va être beaucoup plus modéré.
28:49Elle a serré la vis sur toutes les notes de frais.
28:52Delphine, Ernot.
28:53Et puis il y a les jeux
28:54qui commencent à être rabotés.
28:55Il y a Interville et CTT
28:56qui ne sera pas reconduit, par exemple.
28:58Donc ça a quand même fait trembler
29:00le service public, cette commission d'enquête.
29:01Bien sûr, Gauthier.
29:02Et on oblige pour une première fois
29:03des personnes comme Mathieu Pigas
29:05à s'expliquer devant la représentation publique.
29:07C'est-à-dire quelqu'un
29:07qui a des sociétés de production,
29:09qui produit directement sur le service public,
29:11qui s'enrichit avec ça
29:12et qui dit texto dans les médias
29:14comme Libération
29:14qu'il a un projet politique
29:15avec ces médias.
29:16Donc quelqu'un qui finance
29:17une émission comme
29:18C'est politique
29:19ou C'est dans l'air
29:20avec une autre société de production
29:21qui s'appelle Together Media,
29:22et bien ces médias-là
29:24qui ont un projet politique
29:25vont devoir s'expliquer
29:26devant la représentation publique
29:27parce que moi je suis parti
29:28de beaucoup de Français
29:29qui n'ont jamais digéré
29:30vous savez ce documentaire
29:32qui avait été fait
29:33au moment de l'affaire Lola
29:34qui s'appelait
29:34La Fabrique du Mensonge.
29:35Ça, ça a été produit
29:36par Together Media.
29:38C'est quelqu'un
29:38qui s'appelle Renaud Le Vanquim
29:39qui a un projet idéologique
29:40aussi au sein du service public.
29:42Et bien on a bien vu derrière
29:43que c'était idéologisé
29:44c'est-à-dire que le but
29:44c'était de dire quoi ?
29:45Que dans l'affaire Lola
29:46au sein du service public
29:47dans l'affaire Lola
29:48le responsable
29:48c'était l'extrême droite.
29:49Il n'y avait plus d'OQTF
29:50il n'y avait plus d'Avia Benkiret.
29:51Et bien tous ces reportages
29:52tous ces documentaires
29:53qui ont été publiés
29:55depuis des années
29:55au sein du service public
29:56et bien pour une fois
29:57il y a un député
29:58qui a fait une commission
29:58et qui a appelé
29:59ceux qui ont produit
30:00tous ces reportages
30:00et qui leur a dit
30:01et bien à un moment
30:02on va essayer de voir
30:02si c'est politiquement nous
30:04ce que vous produisez
30:05au sein du service public
30:05et combien d'argent
30:06vous vous faites dessus.
30:07Et bien oui les Français
30:08ils ont le droit de savoir.
30:08Et donc ce matin
30:10Jérémy Patrier-Lettus
30:11qui est député
30:11le président de cette commission
30:12d'enquête
30:13a remis une pièce
30:14dans le jukebox
30:14dans la machine
30:15pour attaquer Charles Aloncle.
30:17J'ai un différent profond
30:18avec Charles Aloncle
30:19c'est qu'il nous explique
30:20il l'a encore dit hier
30:21qu'il souhaitait sauver
30:22l'audiovisuel public
30:24et il essaye de se faire passer
30:25pour un cause killer
30:27pardon pour cette terminologie
30:29anglaise
30:30qui viendrait couper
30:31dans les dépenses de gestion
30:33mais qu'il assume
30:34son objectif politique.
30:35Quand on baisse
30:36d'un milliard d'euros
30:37soit 25%
30:38le budget
30:39de l'audiovisuel public
30:41c'est qu'on souhaite
30:42affaiblir
30:42l'audiovisuel public
30:44quand on décide
30:45de supprimer France 5
30:46qui est le coeur
30:47des missions
30:47de service public
30:48France 5
30:49c'est l'incarnation
30:50de ce que doit être
30:50le service public
30:51les documentaires
30:52les reportages
30:53les magazines d'informations
30:55il y a derrière
30:56un projet politique
30:57et ce que je regrette
30:58c'est que Charles Aloncle
31:00n'ait pas dit clairement
31:01quel était son objectif politique
31:02d'où il parlait
31:03il est l'allié
31:05du Rassemblement National.
31:06Il a dit
31:07qu'il était même piloté
31:08et Benjamin Duhamel
31:08lui a dit
31:09vous ne seriez pas
31:09en train de faire
31:10une théorie du complot
31:11où vous avez des preuves
31:12sur ce que vous dites
31:13sur Charles Aloncle
31:14C'est le complotisme chic
31:16d'autant plus que
31:16dès le départ
31:17le président
31:18et même le rapporteur
31:19ont dit que
31:20quand vous êtes
31:20dans une commission parlementaire
31:22vous n'avez pas d'objectif
31:23vous êtes là
31:23pour auditionner
31:24les personnes
31:25vous êtes là
31:26pour découvrir des choses
31:27et c'est à la fin
31:28que vous tirez un angle
31:30dans toutes les commissions
31:31d'enquête
31:31que ce soit
31:32la commission d'enquête
31:33Benalla
31:33que ce soit
31:34la commission d'enquête
31:34sur le sang contaminé
31:35que ce soit même
31:36la commission d'enquête
31:37sur le financement
31:37des syndicats
31:38dont le rapport
31:39est le seul
31:39n'avait pas été publié
31:40on partait
31:41d'un postulat
31:42il n'y avait pas vraiment
31:43d'objectif
31:43et c'est à la fin
31:44quand on a fait
31:45toutes les auditions
31:46et en l'occurrence
31:46il y a eu 70 auditions
31:47il y a eu 230 personnes
31:50auditionnées
31:50et ben on apprend des choses
31:51et c'est à partir
31:52de ce moment là
31:53qu'on voit que
31:53on a un système
31:54qui est complètement opaque
31:55on a un système
31:56qui est extrêmement coûteux
31:57Marc Toiti
31:58parlait de France 5
32:00France 5
32:01aujourd'hui
32:01c'est 80%
32:03d'émissions
32:03qui sont externalisées
32:05c'est à dire
32:05qu'il y a 14 000
32:06il y a 9 000
32:07il y a 14 000 au total
32:09salariés au sein
32:09de l'audiovisuel public
32:10il y en a 9 000
32:11à France Télévisions
32:12mais ils sont obligés
32:13de passer par des sociétés
32:14de production extérieures
32:15pour faire
32:16des émissions
32:18non pas en l'occurrence
32:19pas des jeux
32:20mais des émissions
32:20des émissions de débat
32:22des émissions de débat
32:23qui sont les plus politisées
32:24qui sont les plus politisées
32:25de la chaîne
32:26et ces deux sociétés
32:27de production
32:28Media One
32:28et Together Media
32:29sont dirigées
32:30par des actionnaires
32:31qui sont à gauche
32:32ou encore très à gauche
32:33comme monsieur Pigasse
32:34Marine Le Pen a également
32:35réagi à l'adoption
32:36de son rapport
32:36et à ceux qui ont voulu
32:37l'enterrer
32:39beaucoup de français
32:39ont suivi
32:40cette commission d'enquête
32:41elle a été
32:43extrêmement intéressante
32:44je crois que
32:45les auditions
32:46ont été tout particulièrement
32:48suivies par les français
32:49et par conséquent
32:50vouloir enterrer
32:51un rapport
32:53comme celui-là
32:53c'est souhaiter
32:54en réalité
32:55la censure
32:56c'est souhaiter
32:57bloquer
32:58le travail
32:59de l'Assemblée nationale
33:00et c'est souhaiter
33:01entraver
33:02l'information
33:03auxquelles
33:04les français ont droit
33:05mais je ne suis pas
33:07très étonné
33:08de cela
33:09compte tenu
33:10de
33:12la couleur politique
33:14de ceux
33:14qui ne souhaitaient
33:16pas la publication
33:16de ce rapport
33:17Emmanuel Macron
33:18et les maboules
33:19c'est ce qu'il a donc
33:20déclaré en visite
33:22dans un hôpital
33:23on parlait
33:24des déserts médicaux
33:25évidemment
33:25en partie responsable
33:27et donc il dit
33:28la solution
33:28c'est les médecins algériens
33:29et vous vous rendez compte
33:30de ces maboules
33:31qui veulent se fâcher
33:32avec l'Algérie
33:33allez dire à tous
33:34les maboules
33:35qui nous expliquent
33:35qu'il faudrait se fâcher
33:36avec l'Algérie
33:37a donc dit Emmanuel Macron
33:38il vise évidemment
33:39Bruno Retailleau
33:41qui l'a pris pour lui
33:41il vise évidemment
33:42le rassemblement national
33:43il vise pourquoi pas
33:44même un boilem sans sale
33:45qui demande de la fermeté
33:46face au régime algérien
33:49Kamel Daoud
33:49notre prix Goncourt
33:50qui vient d'être condamné
33:51je n'ai pas entendu
33:52les réactions
33:52d'Emmanuel Macron
33:53donc voyez le sujet
33:54et la passe d'armes
33:55entre Emmanuel Macron
33:56et Bruno Retailleau
33:57Sarah Varny
34:00entre Bruno Retailleau
34:01et le président
34:02de la république
34:02Emmanuel Macron
34:03la tension est montée
34:05d'un cran
34:05en cause
34:06une pique lancée
34:07par Emmanuel Macron
34:08contre les partisans
34:09d'une ligne dure
34:10avec le pouvoir algérien
34:11lors de sa visite
34:12dans un hôpital
34:13arriégeois
34:14allez dire à tous
34:15les maboules
34:15qui nous expliquent
34:16qu'il faudrait se fâcher
34:17avec l'Algérie
34:17se sentant viser
34:19le candidat LR
34:20à la présidentielle
34:21Bruno Retailleau
34:21n'a pas tardé
34:22à réagir
34:23aujourd'hui
34:24Emmanuel Macron
34:25s'en est pris
34:25à ceux qui comme moi
34:26sont partisans
34:27de la fermeté
34:28avec l'Algérie
34:28je veux lui répondre
34:30calmement mais fermement
34:31ce faux prétexte
34:32ne vise qu'à dissimuler
34:34les vrais problèmes
34:34Emmanuel Macron
34:35assure néanmoins
34:36n'avoir visé personne
34:37je suis dans une approche positive
34:39je dis qu'on a besoin
34:40de ces femmes et ces hommes
34:41qui servent notre pays
34:42je vise personne
34:43l'ancien ministre
34:44de l'intérieur
34:44accuse Alger
34:45de refuser
34:46de reprendre
34:46certains ressortissants
34:47malgré les accords
34:48en vigueur
34:49le problème
34:50ce ne sont pas
34:50les médecins algériens
34:51mais les centaines
34:52d'OQTF dangereux
34:53qui n'ont plus rien
34:54à faire en France
34:55il estime également
34:56que la politique
34:57des bons sentiments
34:57est condamnée à l'échec
34:59avec le pouvoir algérien
35:00et appelle le président
35:01à plus de courage
35:02et de fermeté
35:04allez dire
35:05à tous les maboules
35:05qui nous expliquent
35:06qu'il faudrait se fâcher
35:07avec l'Algérie
35:07le mépris
35:08et encore le mépris
35:09Yohann Uzaï
35:10l'insulte même
35:11moi je crois que
35:12vous êtes un maboule
35:13Yohann
35:15mais peut-être
35:16mais si le fait
35:16d'être maboule
35:17rien à voir avec l'Algérie
35:17non mais
35:18si le fait
35:19d'être maboule
35:21c'est
35:22demander à l'Algérie
35:23de respecter la France
35:24alors oui
35:24je suis un maboule
35:25mais ça ne pose
35:25absolument aucun problème
35:26le fait majeur
35:27quand même
35:28de cette séquence politique
35:29c'est que
35:30à mon sens
35:31c'est que
35:32l'immigration de masse
35:33a désormais
35:34un impact monumental
35:35sur la politique
35:36étrangère de la France
35:37voilà
35:37je crois que
35:38c'est à cause de cela
35:39qu'Emmanuel Macron
35:40a fait une nouvelle fois
35:42cette déclaration
35:42comme il avait d'ailleurs
35:43refusé d'aller marcher
35:44contre l'antisémitisme
35:45là encore
35:46pour les mêmes raisons
35:47il faut que chacun
35:49prenne bien conscience
35:49de cette situation
35:51l'immigration de masse
35:52nous a amené
35:53à ce qu'il y ait
35:53une influence
35:54est-ce que c'est une
35:56est-ce que
35:56est-ce qu'ils n'ont pas
35:57est-ce que c'est pas un peu
35:58de lâcheté
35:59est-ce qu'ils ne surrestiment pas
36:01le mouvement
36:02que prendraient des mesures
36:03de rétorsion
36:04avec Alger en France
36:05est-ce que vous pensez vraiment
36:06que les franco-algériens
36:07descendraient dans la rue ?
36:09moi le président de la république
36:10en est convaincu
36:11est-ce que ce serait le cas
36:12je n'en sais rien
36:12mais je pense que
36:13le président de la république
36:15est convaincu
36:15qu'il y a
36:16un vote extrêmement communautaire
36:18comme Jean-Luc Mélenchon
36:19le pense d'ailleurs
36:20et c'est pour cette raison-là
36:21qu'il a utilisé
36:23cette stratégie
36:25contre Israël notamment
36:26mais pas seulement
36:27mais je suis convaincu
36:28effectivement
36:28que l'immigration de masse
36:29nous a conduits
36:30notamment dans cette situation
36:31l'eurodéputé
36:32Céline Imard
36:33LR répondait
36:35sur France Info
36:35à Magic Yat
36:36en disant
36:37j'aimerais bien savoir
36:37s'il aurait pu aussi
36:38traiter de Maboul
36:39la mère de Lola
36:40qui a été torturée
36:41violée
36:41et tuée par une personne
36:43sous OQTF
36:45algérienne
36:45qui n'avait rien à faire
36:47chez nous
36:47j'ai trouvé très fort
36:48cette déclaration
36:49Hélène Roué
36:49de Céline Imard
36:51qui était sur France Info
36:52Oui bien sûr
36:53elle a tout à fait raison
36:54de poser cette question-là
36:55moi je pense qu'Emmanuel Macron
36:56quand même
36:57quand on regarde
36:57le point de départ
36:58de ce qu'il a dit
36:58c'est-à-dire à savoir
36:59si un médecin étranger
37:00doit repasser un examen en France
37:02la raison est tellement dérisoire
37:04que ça ne nous prouve
37:05qu'une seule chose
37:05c'est que cette sortie
37:07en réalité
37:07était une provocation
37:09qu'il savait très bien
37:10ce qu'il faisait
37:11que pendant 24 heures
37:12on allait parler
37:13uniquement que de ça
37:14et voilà
37:14c'est sa manière d'exister
37:15en fait si vous voulez
37:16sa manière d'exister
37:17en France etc
37:18je ne sais même pas
37:18s'il le pense vraiment
37:19donc ça n'a aucun sens
37:21et évidemment
37:21après bon sur le fond
37:23je rejoins complètement
37:24ce qu'a dit Johan
37:25moi je pense qu'il y a
37:26une vraie peur
37:26de la part de l'Elysée
37:28de faire un quelconque
37:29bras de fer avec l'Algérie
37:30parce qu'on sait
37:31qu'un élément déclencheur
37:31on l'a vu notamment
37:32avec la Fernaëlle
37:33alors en l'occurrence
37:34c'était pas forcément l'Algérie
37:35c'était plus les banlieues
37:36et les quartiers populaires
37:37de manière générale
37:37mais on l'a vu avec la Fernaëlle
37:39tout peut partir
37:39très très vite
37:40et je pense que ça
37:41c'est une véritable peur
37:42à l'Elysée
37:42Alors écoutez
37:43Marine Le Pen
37:44toujours très habile politiquement
37:45on l'accuse de trumpisation
37:46elle dit
37:47c'est Emmanuel Macron
37:47qui se trumpise
37:49Je note la trumpisation
37:52d'Emmanuel Macron
37:54il semblerait qu'il prenne modèle
37:56sur le président des Etats-Unis
37:58qui a un langage extrêmement cru
38:00ça c'est pour la forme
38:02pour le fond
38:04je trouve
38:05cette indignation indigne
38:07parce que la réalité
38:09c'est qu'il est tout à fait naturel
38:11que dans notre pays
38:11nous fassions passer
38:14aux médecins étrangers
38:16un examen
38:17au même titre d'ailleurs
38:17que les médecins français
38:18pour être sûrs
38:20que les gens
38:21qui viennent chercher des soins
38:22aient les soins
38:23de meilleure qualité possible
38:25C'est quand même assez incroyable
38:26cette phrase de Maboule
38:28Jules Laurent
38:28à l'adresse de tous ceux
38:30qui veulent plus de fermeté
38:31avec un régime
38:31qui rajoute un couplet antifrançais
38:33dans son hymne
38:33qui prend des Français en otage
38:35qui refuse de reprendre
38:36ses ressortissants
38:37sous OQTF
38:38qui ne payent pas
38:39les notes d'hôpitaux
38:39de ces hauts dignitaires
38:41etc.
38:43et qui insultent
38:43la France
38:44et qui se sert
38:45de la colonisation
38:46pour alimenter
38:47la haine antifrançaise
38:48en permanence
38:49Moi j'ai plus l'impression
38:50que les Maboules
38:51ce sont ceux
38:51qui vont aller servir
38:52finalement
38:52le narratif du régime
38:54issu du FLN
38:55c'est-à-dire que c'est ceux
38:55qui en permanence
38:56vont directement
38:57en Algérie
38:58vont déposer
38:59des gerbes de fleurs
39:00sous le monument
39:01des martyrs du FLN
39:02vont dire
39:03que nous sommes coupables
39:03de crimes
39:04alors que nous avons
39:05nous-mêmes
39:06une énorme diaspora algérienne
39:08et on alimente une repentance
39:09directe envers la France
39:10en tenant ces propos-là
39:11c'est finalement
39:12une forme de mépris
39:13social qu'a Macron
39:14vis-à-vis des Français
39:15depuis des années
39:16finalement
39:16toute démarche
39:18de protection
39:19identitaire et autres
39:20en France
39:20est tout de suite
39:21caractérisée
39:22d'extrême droite
39:22de Maboul et autres
39:23c'est-à-dire qu'il y a
39:24une incompréhension
39:25de ce qu'en sont
39:25les réalités populaires
39:27aujourd'hui en France
39:28et les aspirations
39:29aujourd'hui aux Français
39:30à en fait se sentir
39:30aussi en sécurité
39:31en sécurité dans les quartiers
39:33et les Français
39:33ils ont vu ce qui s'est passé
39:34lors des émeutes
39:35ils ont vu que l'Algérie
39:36a instrumentalisé directement
39:38depuis son pays
39:39en disant
39:39si vous touchez
39:40aux ressortissants algériens
39:42nous-mêmes allons
39:42nous occuper de la situation
39:43donc ils ont très très bien vu
39:45toutes ces démarches
39:46et ces déclarations
39:46les Français
39:46à un moment
39:47ils en ont marre
39:48d'être traités de Maboul
39:49par un président
39:49donc il est méprise
39:50Marc Toiti
39:50qu'est-ce que vous pensez
39:51de cette déclaration ?
39:52Je trouve ça évidemment
39:53dramatique
39:53et surtout très inquiétant
39:54pour la suite des événements
39:55c'est-à-dire comment
39:56M. Macron va tenir en place
39:57pendant encore un an
39:58parce que toutes ces déclarations
40:00toutes ces déclarations
40:01oui il va tenir
40:02mais le drame
40:03c'est que d'un point de vue économique
40:05on ne se rend pas compte
40:05de ce qui est en train de se passer
40:06enfin si on se rend compte
40:07mais peut-être pas au niveau
40:08de l'ISÉ
40:08mais d'un point de vue économique
40:10d'un point de vue géopolitique
40:11d'un point de vue social
40:13sociétal
40:14toutes ces déclarations
40:15sont catastrophiques
40:16Mais personne ne ferait mieux
40:19mais là je crains
40:22cette fin de règne
40:22et encore quand on voit
40:24qu'on n'ose plus dire
40:25la vérité etc
40:26est-ce que les français
40:27vont accepter ?
40:28Je ne suis pas sûr
40:28je ne suis pas sûr
40:29et moi je vois beaucoup
40:30je me déplace beaucoup
40:31en province
40:31je suis très surpris
40:32de voir presque parfois
40:34la haine entre guillemets
40:36qui ressort autour
40:37de l'Elysée
40:38autour des déclarations
40:39de ce type-là
40:40un président ne devrait pas
40:41dire ça
40:41comme disait François Hollande
40:44un maboul
40:45ce n'est pas du niveau
40:46effectivement d'un président
40:47Et un président
40:48et un président
40:49devrait être à l'hommage
40:51pour l'un de ses soldats
40:52qui est mort pour la France
40:54à tout niveau
40:54on parlait tout à l'heure
40:55de la réunion
40:55Anissé Girardin
40:57Anissé Girardin
40:58on a suivi l'hommage
40:59ce matin
40:59résidé par Catherine Vautrin
41:01vous voyez le portrait
41:02d'Anissé Girardin
41:02qui était donc
41:05sergent caporal
41:05et qui a été tué
41:07par les terroristes
41:09du Hezbollah
41:10alors qu'il était membre
41:11de la filule
41:12avec l'un de ses frères d'armes
41:13il allait d'ailleurs
41:13porter secours
41:14à son frère d'armes
41:15qu'on a commémoré
41:16la semaine dernière
41:16Emmanuel Macron
41:17n'y était pas non plus
41:18et puis il n'était pas
41:19non plus à l'hommage
41:19pour Arnaud Frion
41:20tué par les drones
41:22iraniens en Irak
41:23ça fait trois fois
41:24trois fois
41:25qu'Emmanuel Macron
41:26n'est pas là
41:26alors que par contre
41:27il est allé
41:28il y a quelques semaines
41:29à Walt Disney
41:30inaugurer la nouvelle
41:31attraction
41:32de la Reine des Neiges
41:33mais qui est
41:34ce président
41:35qui se rend
41:36à l'inauguration
41:36d'une attraction
41:37et qui ne va pas
41:38rendre hommage
41:39à ses soldats
41:40en tant que
41:40chef des armées
41:42mort pour la France
41:43trois soldats
41:44trois fois
41:45à l'absence d'Emmanuel Macron
41:46alors écoutez-le
41:47sur son absence
41:48mais moi vraiment
41:48ça m'a mis en colère ce matin
41:50J'ai demandé à la ministre
41:51de pouvoir présider
41:53évidemment cet hommage
41:55je redis ici
41:55notre solidarité
41:56et la solidarité
41:57à l'égard de sa famille
41:58et ses frères d'armes
42:00ça redit le tribut
42:02que la France
42:03la France paye
42:04à son rôle
42:04et sa responsabilité
42:05en l'espèce
42:07dans le cadre
42:07de la finule
42:08où elle est
42:08depuis des décennies
42:09et je veux ici
42:11redire ma reconnaissance
42:13à sa famille
42:14ses frères d'armes
42:15notre soutien
42:16la reconnaissance
42:17de la nation
42:17toute entière
42:18et j'ai eu l'occasion
42:19de redire
42:20et au président
42:21et au premier ministre
42:22du Liban
42:24que nous attendons
42:25évidemment
42:26une condamnation claire
42:29des auteurs
42:29de cette attaque
42:31et surtout
42:32que les poursuites
42:33soient faites
42:34comme il se doit
42:36mais la France
42:37peut être fière
42:37du rôle qu'elle joue
42:38au Liban
42:39et pour la paix
42:40Franchement
42:40qu'est-ce que ça dit
42:41de ce président
42:41trois hommages
42:43trois soldats français
42:44morts pour la France
42:45tués par l'Iran
42:46et ses proxys
42:47tués par des terroristes
42:48et le président
42:49n'est jamais là
42:50Quand vous avez parlé
42:51du bilan d'Emmanuel Macron
42:52c'est vrai qu'à la fin des fins
42:54on pourra retenir aussi
42:55qu'il a peut-être
42:57porté un coup
42:58au lien
42:59qui est extrêmement fort
43:01armé-nation
43:02entre les français
43:03leur armée
43:04et c'est vrai
43:04que c'est d'autant plus
43:05incompréhensible
43:06qu'Emmanuel Macron
43:06il a déjà montré
43:07que dans ce genre de moment
43:08il pouvait être à la hauteur
43:09moi je me souviens
43:10de l'hommage qu'il a donné
43:11pour les soldats
43:12qui sont morts
43:12dans l'opération
43:13Barkhane au Mali
43:14en 2019
43:15je me souviens
43:15de l'hommage qu'il a donné
43:16aux Invalides
43:17à Maxime Blasco
43:18donc il est capable de ça
43:20mais le problème
43:20c'est qu'on a l'impression
43:22que finalement aujourd'hui
43:24un soldat mort
43:25c'est quelque chose
43:25de banal
43:26alors que ça ne devrait pas l'être
43:27si il y a des soldats
43:29qui sont tués
43:29ça veut dire
43:30qu'on a des intérêts
43:32on a des alliances
43:33on a des ennemis
43:34et que
43:35que ce soit au Moyen-Orient
43:36que ce soit au Sahel
43:37et que ce soit même en France
43:38puisqu'il y a l'opération Sentinelle
43:39il y a des personnes
43:40qui sont là
43:41pour servir
43:42et parfois pour mourir
43:43pour la France
43:43alors c'est évidemment
43:44que les militaires aujourd'hui
43:45ils servent une institution
43:47qui
43:49permet de donner la mort
43:50et aussi parfois
43:51de la recevoir
43:52et c'est ce que disait
43:52Maria Décraferet ce matin
43:53c'est que ce ne sont pas
43:54des victimes les militaires
43:55mais quand
43:56on en est autant
43:57à banaliser
43:59ce qui ne devrait pas l'être
44:00et bien oui
44:01je trouve qu'on s'y perd
44:02un petit peu
44:02et quand il faudra
44:04refaire le bilan
44:05d'Emmanuel Macron
44:05on se souviendra
44:06de ces trois absences
44:08à l'hommage de nos militaires
44:09je pense que ça va marquer aussi
44:10trois soldats
44:12tués pour la France
44:13pour Arnaud Frion
44:14ils avaient une réunion
44:16sur le narcotrafic
44:17ils n'ont rien fait
44:18pendant neuf ans
44:18sur le narcotrafic
44:19et là ils étaient tous
44:20retenus par une réunion
44:21sur le narcotrafic
44:22à l'Elysée
44:23Johan Uzaï
44:24évidemment je regrette
44:25je déplore le fait
44:26qu'il ne se soit pas rendu
44:28à ses hommages
44:28parce que c'était sa place
44:29évidemment c'était sa place
44:30et c'est à lui d'y aller
44:31je pourrais aussi vous dire
44:32que je suis déçu
44:33mais ce n'est pas le cas
44:33je ne suis pas déçu
44:34parce que je n'attends plus rien
44:35d'Emmanuel Macron
44:36au fond
44:37j'ai compris depuis longtemps
44:38que nous n'avons
44:40que je n'avais plus rien
44:41à attendre de lui
44:42parce que nous allons
44:42avec lui
44:43de déception en déception
44:45il n'est jamais
44:46ou en tout cas
44:47que très rarement
44:47à la hauteur
44:48quand a-t-il été à la hauteur
44:49pour la dernière fois
44:51vous comprenez bien
44:52que ça ne me fait pas plaisir
44:53de dire cela
44:53parce que souvent on me dit
44:54vous êtes un anti-macroniste
44:55primaire etc
44:57on vous dit ça ?
44:58oui on me dit ça
44:59figurez-vous
44:59quel mauvais procès ?
45:00non mais encore une fois
45:01pardon
45:01quel mauvais procès ?
45:02un mélenchoniste
45:02non mais encore une fois
45:04pardon
45:04mais tout ce que je dis
45:05c'est étayé par des faits
45:07quand a-t-il été à la hauteur
45:09politiquement récemment ?
45:10je n'en ai pas le souvenir
45:11c'est quand même fâcheux
45:13donc voilà
45:13je ne vous dirai pas
45:14que je suis déçu
45:15parce que compte tenu
45:16de ce à quoi j'ai assisté
45:17au cours des derniers mois
45:18et des dernières années
45:19encore une fois
45:20je n'attends plus grand chose
45:21de lui
45:21Mickaël Dorian bonsoir
45:23le programme du 22h minuit
45:24de CNews
45:25on va parler de Thibaut Encheib
45:26qui est dans le viseur
45:27de la France Insoumise
45:28de plusieurs élus
45:29plusieurs députés
45:30de la France Insoumise
45:30en raison d'une vidéo
45:31sur la police
45:32on va vous expliquer
45:32on parlera également
45:34de ces policiers
45:35qui ont été victimes
45:35d'un guet tapant au mur
45:36les images sont surréalistes
45:38vous allez les voir
45:38dans un instant
45:39et puis témoignage exclusif
45:40ce soir d'un salarié
45:41du site d'Orange
45:43de Saint-Mauron
45:44vous savez c'est ce site
45:45qui avait fermé
45:46en début d'année
45:47à Marseille
45:47en raison de l'insécurité
45:50liée au trafic de drogue
45:51et bien on en parlera
45:52on aura ce témoignage
45:53en direct avec nous
45:54en plateau ce soir
45:54c'est donc le meilleur de l'info
45:55le 22h minuit
45:56de CNews
45:56avec Mickaël Dorian
45:58merci à tous
45:58on se retrouve demain
46:00à 11h
46:01pour 100% Frontières
46:02à demain
46:03Sous-titres par Jérémy Diaz
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