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  • il y a 6 semaines
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h. 

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00:01Bonsoir à tous, soyez les bienvenus en direct sur CNews 100% politique.
00:04Nous sommes ensemble jusqu'à 22h.
00:07On va parler avec Hélène Roué, Eric Tegner et Jules Therès,
00:10que vous connaissez bien de cette crise dans le golfe.
00:13Et on va en parler également avec vous, Anthony Dabala,
00:16chercheur au Cevipof, spécialiste des relations internationales.
00:19Les prix des carburants resteront élevés pendant au moins les six prochains mois.
00:23C'est ce qu'a dit Michel-Edouard Leclerc ce matin sur CNews.
00:25On va en parler évidemment longuement dans un instant
00:28et voir quelles pourraient être les réponses apportées par le gouvernement aux Français.
00:32Mais avant cela, la situation précise ce soir dans le golfe,
00:35une délégation américaine est en route pour le Pakistan
00:38afin de poursuivre les négociations avec l'Iran.
00:41Problème, les Iraniens ne savent toujours pas s'ils seront présents ou non.
00:46Alors que la nuit dernière, la marine américaine a ouvert le feu
00:49sur un cargo iranien dans le golfe d'Omane et en a pris le contrôle.
00:53L'Iran promet, je cite, de riposter bientôt.
00:56Philippe Crozer est notre correspondant à Islamabad.
01:00Malgré beaucoup de problèmes de dernière minute
01:03et malgré beaucoup de menaces, notamment du côté de Donald Trump envers l'Iran
01:07mais aussi de l'Iran envers les Etats-Unis,
01:09on est assez optimiste ici à Islamabad.
01:11La capitale pakistanaise se prépare pour un deuxième tour de négociation
01:16entre deux délégations des Etats-Unis et de l'Iran.
01:19Pendant ce temps-là, on voit des développements et pas mal de problèmes des deux côtés.
01:24Par exemple, l'Iran qui parle d'une violation du cessez-le-feu d'abord
01:29en parlant du blocage des ports iraniens et des côtes iraniennes par la marine américaine.
01:37Mais aussi, il considère comme une violation de ce cessez-le-feu
01:42la prise de contrôle de ce navire iranien par les marines américains.
01:49On s'attend ici à Islamabad qu'il y ait un nouveau cessez-le-feu
01:52juste avant le début des négociations entre ces deux équipes.
01:57Avec, bien sûr, toujours les mêmes obstacles.
02:00A priori, au moins, le programme nucléaire iranien, bien sûr.
02:04On en discute depuis des décennies.
02:06On veut qu'il soit limité.
02:08C'est le point de vue américain, bien sûr.
02:11On veut aussi savoir qui va contrôler dans l'avenir proche
02:15et dans l'avenir un peu plus lointain le détroit d'Hormuz.
02:18Ce sera très difficile à trouver un terrain d'entente là aussi.
02:23Et en plus, l'Iran aimerait bien avoir une récompensation de l'argent des États-Unis
02:28pour les dommages causés par les États-Unis et l'Israël
02:33pendant ces six semaines de bombardement de l'Iran.
02:36Donc, énormément d'obstacles toujours.
02:39Mais malgré tout cela, Islamabad se prépare pour la venue de ces deux délégations.
02:45Et on est assez optimiste ici.
02:48Pas seulement qu'il puisse y avoir des négociations,
02:50mais aussi qu'on puisse parvenir à un accord assez important ici
02:55entre l'Iran et les États-Unis dans les prochains jours.
02:58Anthony Dabila, notre correspondant à Islamabad, nous dit qu'on est optimiste.
03:02Est-ce qu'on est optimiste également en Europe ?
03:05Alors, il faut l'être parce que la condition économique s'est quand même dégradée sensiblement
03:12depuis le début de la guerre.
03:17Et l'Europe a aussi été un peu mise sur le côté par ce conflit.
03:23Il y a une tentative pour se réintroduire via la coalition des volontaires,
03:27mais maritime cette fois, qui serait détachée vers la mer d'Arabie,
03:31via les négociations avec le Liban.
03:35Mais l'Europe a été un acteur un peu passif dans cette crise et cette guerre même, on peut dire.
03:43Là, les négociations avancent.
03:47Paradoxalement, les multiples incidents qui ont été des infractions au cessez-le-feu
03:52montrent qu'il y a une négociation solide,
03:54parce que sinon, il y aurait eu une reprise des affrontements en raison des...
03:58Donc ces incidents, c'est quoi ? C'est une manière de montrer les muscles, entre guillemets ?
04:01Oui, c'est une manière de montrer qu'on ne lâchera pas sur tel ou tel objectif
04:05et de montrer qu'il y a, je parle évidemment au conditionnel,
04:10une volonté de s'accrocher à certains objectifs.
04:14La survie du Hezbollah pour l'Iran et la réouverture du Détroit du côté américain.
04:20Donc même si les Américains hier ont ouvert le feu sur un navire iranien,
04:23quand Donald Trump dit il y a quelques minutes
04:25« Nous allons conclure cette nuit un accord avec l'Iran », on peut le croire ?
04:29Oui, il y a des bonnes raisons de le croire, malgré les démentis et les incertitudes
04:34sur la participation iranienne à cette conférence,
04:38qui ont des contradictions un peu dans les différentes déclarations des porte-parole des ministères.
04:45On voit qu'il y a deux pôles concurrents au sein de l'Iran,
04:47un qui est plus ouvert du côté du ministère des Affaires étrangères,
04:50un qui est un peu plus rétif, qui cherche à accroître son avantage par la force,
04:56et c'est bien évidemment les gardiens de la Révolution.
04:58Donc pour l'instant, ce que vous nous dites, et c'est très important,
05:00vous ne croyez pas du tout à une reprise des bombardements
05:03à l'issue du cessez-le-feu dans moins de 48 heures ?
05:06On ne peut pas l'exclure.
05:07Mais ce n'est pas ce que vous privilégiez ?
05:10Pour l'instant, si le canal de négociation est ouvert
05:13et si le vice-président se rend bien au Pakistan,
05:19c'est qu'il y a quelque chose à aller décrocher.
05:22Ce sera aussi une manière d'exploiter à fond pour les États-Unis
05:26ni les opportunités diplomatiques.
05:28Mais ce qu'on peut remarquer, c'est que le dispositif américain,
05:32au point de vue militaire, n'a fait que se rapprocher pendant cette trêve.
05:36Et la reprise des combats serait possible aussi du point de vue terrestre
05:41pour les États-Unis.
05:42Et Donald Trump pourrait se rendre dans un avenir proche, lui aussi,
05:45à Islamabad, si les négociations avançaient vraiment bien ?
05:48Il l'a évoqué, mais alors sur quel registre était-il ?
05:51C'était une boutade, une plaisanterie, comme il aime en faire ?
05:56Ou bien est-ce que c'était juste pour s'imaginer en train de signer une paix importante ?
06:01C'est difficile à dire avec Donald Trump.
06:04Mais ce n'est pas exclu.
06:07Un deal aussi historique mériterait d'être en présence du chef de l'État.
06:11Bon, alors même si vous semblez plutôt optimiste ce soir,
06:14optimiste également du côté d'Islamabad avec notre correspondant.
06:18Les prix du pétrole s'envolent tout de même à nouveau aujourd'hui
06:22en raison des événements de ces dernières heures.
06:24Le baril de Bren se rapproche des 100 dollars.
06:28Conséquence, naturellement, à la pompe, ça va se sentir probablement dans les prochains jours.
06:32Et ça va durer, nous dit Michel-Edouard Leclerc,
06:34qui était ce matin l'invité de Laurence Ferrari.
06:37Ça ne baissera pas de si tôt.
06:39Et si ça baisse, ce que je souhaite, c'est que ce soit du sérieux.
06:45Parce que pour le moment, c'est du yo-yo.
06:46Tout ce qu'ils ont détruit, les bateaux bloqués, etc.
06:50Alors je sais que ça se reconstruit vite.
06:51Il y a aussi des États pétroliers qui se sont fait plein de fric.
06:55Parce que pour le coût d'une raffinée détruite,
07:00le cours couvre facilement refaire les travaux.
07:04Mais en même temps, ça ne va pas se faire en deux mois.
07:07Donc on a au moins six mois, peut-être jusqu'à l'hiver prochain,
07:11de crise énergétique devant nous.
07:14Jules Torres, est-ce que vous avez le sentiment que le gouvernement a intégré
07:16ce que dit Michel-Edouard Leclerc ?
07:18Parce que moi, j'ai plutôt le sentiment que le gouvernement parie sur une fin de crise rapide
07:23et donc un retour à la normale.
07:24Ce n'est pas du tout ce que dit Michel-Edouard Leclerc.
07:26Il dit que ça aura des conséquences économiques majeures,
07:30peut-être jusqu'à la fin de l'année.
07:31Oui, parfaitement.
07:32D'abord, il faut voir s'il y a un accord.
07:33Et surtout, moi, les deux interrogations que j'ai, c'est qu'en règle générale,
07:36on ne sait pas véritablement ce qu'il y a dans les accords.
07:38C'est-à-dire, les points, souvent en règle générale,
07:40dans ce que Donald Trump a pu négocier ces derniers mois,
07:43on réalise qu'il y a souvent deux visions,
07:45celle de l'adversaire et celle de Donald Trump.
07:46Et le deuxième point, c'est qu'on peut tout à fait avoir un accord d'ici quelques heures
07:50et dans une semaine ou deux semaines, que cet accord soit caduque.
07:53C'est ça la problématique.
07:54Et donc, si les experts, notamment financiers, pensent cela,
07:58parce qu'ils y sont habitués par cette instabilité,
08:00on leur promet le tout et son contraire, tout échangeant chaque semaine,
08:04eh bien, la confiance ne va pas être restaurée.
08:05Et donc, pour que le prix du barin redescende,
08:08il faut que, sur plusieurs semaines, il y ait une véritable stabilité.
08:11Et l'autre élément, et M. Léclair a totalement raison,
08:13c'est qu'il va falloir reconstruire un certain nombre d'infrastructures,
08:17en Irak notamment.
08:18C'est-à-dire qu'à un moment, il va falloir peut-être aussi les aider financièrement.
08:21Certaines infrastructures vont prendre, selon des experts,
08:23même plusieurs années à être reconstruites.
08:25Et ensuite, il y a la question des stocks.
08:27Donc, ce qui est certain, c'est que pour le contribuable français,
08:30c'est un impact qui va durer plusieurs mois.
08:32Et là-dessus, le gouvernement est totalement en décalage.
08:36Je pense que s'il y a un accord ce soir, demain matin, ça va être réglé.
08:39C'est assez sidérant de voir à quel point ils n'ont aucune conscience de ce qui va arriver.
08:43Alors, Jules Therès, précisément,
08:44est-ce que vous avez le sentiment que le gouvernement fait l'autruche
08:48ou qu'ils ont des paroles volontairement rassurantes
08:50pour ne pas susciter une sorte de panique ?
08:52Mais peut-être que celui qui avait raison, en fait, depuis le début,
08:54c'est Roland Lescure, quand il a parlé d'un nouveau choc pétrolier.
08:57Il s'est excusé ensuite et a dit
08:59« ça n'est pas ce que je voulais dire ».
09:01Absolument, il avait rétropédalé le lendemain.
09:03Mais c'est vrai qu'on a un gouvernement qui, depuis maintenant deux mois,
09:06est dans une temporisation,
09:07ne voulait pas sortir le chéquier,
09:09ne voulait pas retourner dans un quoi qu'il en coûte.
09:11Et on pouvait le comprendre, parce que d'abord,
09:13il n'y a absolument plus aucun argent dans les caisses.
09:14Et puis, on n'a surtout pas envie de revivre le quoi qu'il en coûte
09:17qu'on avait eu pendant le Covid,
09:17avec une dette qu'Emmanuel Macron a déjà creunée de 1 500 milliards.
09:21Mais le sujet, c'est les Français.
09:22C'est quand on voit ce qui se passe dans les autres pays européens,
09:25quand on voit ce qui s'est passé en Allemagne.
09:26Alors, ils ont mis du temps, mais ils ont baissé les taxes.
09:28Madame Mélanie, en Italie, a baissé l'assise de quasiment 25 centimes.
09:33Le gouvernement espagnol a très vite réagi
09:35avec un paquet de 5 milliards d'euros d'aides généralisées.
09:37C'est-à-dire pour tous les citoyens espagnols.
09:40Nous, en France, on est dans une meilleure cité.
09:41Précisément, là, ce qui est intéressant,
09:43on vous dit qu'on attend.
09:45Mais Hélène Roué, si la crise dure effectivement plusieurs mois,
09:47peut-être jusqu'à la fin de l'année,
09:48avec des prix des carburants élevés,
09:51une augmentation des produits alimentaires,
09:53inflation aux alentours de 5 %, nous dit-on.
09:55Aujourd'hui, est-ce que le gouvernement va être contraint
09:57d'aider plus massivement les Français ?
09:59Il va y être obligé à un moment donné ?
10:01Je pense qu'il va être obligé.
10:02Le gouvernement l'a annoncé également dans le GDD ce week-end
10:04qu'ils allaient travailler pareil,
10:06il y a un nouveau paquet d'aides pour le mois qui suit, etc.
10:09Mais en parallèle, pardonnez-moi,
10:11mais moi je suis beaucoup plus pessimiste que vous,
10:12je pense, sur les incertitudes qui sont aujourd'hui
10:15géopolitiques et internationales.
10:16Quand je lis la chronique de Nicolas Baverez aujourd'hui
10:18qui dit que l'économie mondiale est au bord du chaos,
10:20quand on écoute ce que dit le patron de l'Agence internationale
10:23de l'énergie, qui dit que ce qu'on est en train de vivre,
10:25et alors Nicolas Baverez, si je peux me permettre,
10:26lui, il part du choc pétrolier.
10:27Il ne se pose pas la question de savoir si c'en est un ou pas.
10:29Le patron de l'Agence de l'énergie mondiale,
10:32il dit, lui, que c'est un pire
10:33même que les trois derniers chocs pétroliers
10:36que le monde ait connu.
10:37Donc quand on entend tout ça,
10:38on sait très bien ce que tout ça va induire
10:40avec de l'inflation, avec du chômage.
10:41Il y a l'intégralité des secteurs,
10:43pas uniquement ceux de l'énergie,
10:44qui vont être touchés.
10:45Donc moi, je serai le gouvernement français.
10:47Non seulement, j'essaierai d'anticiper,
10:48mais là, je pense qu'on n'en est pas prêts
10:50pour ce qui est en train de se passer.
10:52Oui, la vérité, c'est que le gouvernement
10:53n'a aucune marge de manœuvre.
10:54Donc ils vont essayer de faire de la communication,
10:56peut-être de donner un peu de chèques,
10:57C'est ce qu'ils ont fait déjà
10:58avec leur fameux décret
10:59pour limiter les marges des distributeurs
11:01qui ne servent, disons-le, absolument à rien.
11:03Depuis le début, l'ensemble des aides
11:04qu'ils ont faites, c'est à peu près
11:0570 millions d'euros,
11:06ce n'est pas grand-chose.
11:07Pour l'instant, ce qu'il faut quand même
11:08comprendre, c'est plusieurs éléments.
11:09D'abord, on voit que le gouvernement,
11:10ces derniers jours, parie sur le fait
11:12que pour l'année prochaine,
11:13il faut trouver 16 milliards
11:14d'économies supplémentaires.
11:15Dans les médias, il y a 4 milliards à trouver.
11:17Il faut noter aussi qu'en termes
11:18de charges de la dette, cette année,
11:20on va passer à 75 milliards d'euros.
11:22Ça va devenir le premier budget.
11:23Pour comprendre, en 2020,
11:25c'était 30 milliards, 75 milliards cette année.
11:27D'ici 10 ans, c'est 150 milliards.
11:29Donc, de toute façon, aujourd'hui,
11:31on est complètement bloqué
11:32par une situation qui est encore...
11:34On est bloqué parce qu'on n'a pas fait
11:36les réformes et les économies
11:37là où il fallait les faire.
11:38C'est pour ça qu'on est bloqué.
11:39Oui, mais en règle générale,
11:40quand on regarde nos pays voisins,
11:42la seule chance qu'on a de faire
11:44de véritables réformes,
11:45c'est que ça s'écroule.
11:45C'est ce qui s'est passé en Grèce,
11:46c'est ce qui s'est passé en Espagne.
11:48Ensuite, c'est plusieurs années
11:50de redressement économique.
11:52Donc ça, effectivement,
11:53moi, je rejoins ce qu'a dit Nicolas Baverez
11:54ce matin, c'est-à-dire qu'on est
11:55dans une situation un peu catastrophique
11:57où, en plus, 2027,
11:58ça va être le concours l'épine
11:59de la démagogie.
12:00Et à partir du moment
12:01où le nouveau président
12:03ou présidente va être élu,
12:04aucune marge de manœuvre.
12:05Anthony Dabila, ce qui est certain
12:07et l'expérience passée nous le prouve,
12:09dans ce genre de conflit,
12:11même s'il devait s'arrêter rapidement,
12:13ça a de toute façon
12:14des conséquences économiques
12:16sur la croissance mondiale,
12:18au moins à moyen terme.
12:20Oui, et ça a aussi
12:21une conséquence
12:22sur la confiance
12:23dans les partenaires.
12:24On l'a vu aussi,
12:25on peut faire un parallèle
12:26avec ce qui s'est passé
12:27pendant le Covid,
12:28avec les épisodes
12:29autour des gants,
12:31des masques,
12:31de certains médicaments
12:32qui ont été instrumentalisés
12:34par les puissances
12:35qui les produisent,
12:37suivez mon regard.
12:39C'est la Chine,
12:40bien évidemment.
12:41Et aujourd'hui,
12:42c'est plutôt sur les matières premières
12:44et demain,
12:45ça pourrait être sur les matériaux rares,
12:47sur tout ce qui permet
12:48d'avoir une industrie de pointe
12:49qui manque d'ailleurs
12:51un peu à l'Europe.
12:53Et l'idée,
12:55c'est de produire un état
12:57où les dépendances
12:58sont amoindries,
13:00où on a une couverture de risque
13:01qui serait améliorée,
13:03que nos dépendances
13:04ne soient pas instrumentalisées.
13:05D'où le plan d'électrification voulu
13:07ou en tout cas avancé
13:10par Sébastien Lecornu.
13:11Voilà,
13:11tout ce qui permet
13:12d'avoir une résilience économique
13:16des démocraties
13:17qui sont peu dotées
13:18en matière de ressources,
13:22de choses qu'on extrait du sous-sol
13:24et qui seraient en mesure
13:26de pouvoir rebasculer
13:28vers d'autres fournisseurs.
13:32Ce qu'on appelle,
13:33alors le terme faisait réagir tout à l'heure,
13:35de « frenchoring »,
13:36c'est-à-dire de pouvoir avoir
13:38un certain plafond
13:41de fournisseurs habitués.
13:41Ça, c'est pour le long terme.
13:43Et aujourd'hui,
13:44les automobilistes
13:45qui ont une voiture,
13:46ils ont besoin de faire le plein.
13:47Ils n'ont peut-être plus
13:47le moyen de le faire
13:48parce que ça a considérablement
13:50augmenté.
13:50Le gouvernement dit
13:51« impossible,
13:52on n'a plus les moyens,
13:53on ne peut pas baisser les taxes,
13:54on ne peut pas réduire les prix ».
13:55Eh bien,
13:56Michel-Édor Leclerc
13:57ce matin avait pourtant
13:57une proposition à faire
13:59au gouvernement
14:00pour baisser de 15 à 17 centimes
14:03immédiatement
14:03le prix des carburants.
14:05Nous proposons,
14:06nous Leclerc,
14:07de suspendre,
14:09mois par mois,
14:10provisoirement,
14:12cette surtaxe,
14:13ces 15 ou 17 centimes
14:15du litre,
14:15de manière à apaiser
14:17la charge
14:18sur les consommateurs
14:19et sans remettre en cause
14:21du tout sa finalité,
14:23sans faire du trumpisme,
14:24sans revenir en arrière
14:28sur l'écologie.
14:28Nous pensons que ça permettrait
14:31de diminuer l'anxiété
14:32des consommateurs
14:33qui, notamment,
14:34ont besoin de leur bagnole
14:35en province
14:36pour aller au bureau.
14:39Bon,
14:39Jules Torres,
14:40on s'aperçoit en fait
14:41qu'il y a des moyens
14:41de baisser les prix.
14:42Michel-Édor Leclerc dit
14:43qu'on suspend,
14:44il ne s'agit pas
14:45de la supprimer définitivement,
14:46mais on suspend
14:47cette taxe
14:48qui est la taxe
14:48pollueur-payeur,
14:49on la suspend
14:50le temps de la crise
14:51et immédiatement,
14:52les prix baissent
14:52de 15 à 17 centimes.
14:54C'est déjà quelque chose.
14:55Bien sûr qu'il y a
14:56des solutions,
14:56mais il n'y a que
14:57le gouvernement
14:57qui ne veut pas voir
14:58qu'on peut baisser les taxes,
15:00parce que c'est possible
15:01dans ce pays
15:01de baisser les taxes.
15:02Mais vous savez,
15:03ils ont, on l'a dit,
15:04augmenté la dette
15:04de 1 500 milliards de dettes
15:06depuis 2017.
15:07Donc évidemment
15:07que la baisse
15:08de la dépense publique,
15:09ce n'est certainement
15:10pas leur vrai sujet.
15:11La baisse des taxes,
15:12ce n'est certainement
15:12pas leur sujet
15:13parce qu'ils sont
15:13gavés de ça.
15:15Ils pensent
15:16aux taxes en permanence.
15:17C'est la taxe,
15:18vous savez,
15:19en début d'année,
15:19on a une nouvelle taxe
15:20sur la transition écologique.
15:22Il y a en effet
15:22ce pollueur-payeur,
15:24il y a la TICPE,
15:25il y a la TVA.
15:25Vous savez,
15:26le RN,
15:26au départ de cette crise,
15:28a dit,
15:28c'est très simple,
15:29si on veut apporter
15:31aux ménages français
15:32un petit peu
15:33de pouvoir d'achat,
15:34il suffit juste
15:34de baisser un petit peu
15:35la TVA.
15:36On nous a dit,
15:36non, non,
15:36c'est contraire
15:37aux droits européens,
15:38on ne peut pas faire ça.
15:39Donc ils ne veulent pas.
15:40Mais pourquoi ?
15:41Pourquoi est-ce
15:42qu'ils ne veulent pas ?
15:43D'abord pour cette proposition-là
15:44parce qu'elle émane
15:45du Rassemblement National
15:45et que ça ferait trop de mal
15:46au gouvernement
15:47de reprendre
15:48une proposition du RN
15:49et parce qu'ils sont incapables
15:51de baisser les taxes.
15:52Rendez-vous compte,
15:53la France,
15:53c'est quasiment 60 à 70 centimes
15:57de taxes
15:57dans le prix
15:58de votre litre de carburant.
16:00Ce n'est pas le cas
16:00dans les pays européens.
16:02Est-ce que tout le monde,
16:03au plus haut niveau sommet de l'État,
16:05il ne s'agit pas de dire
16:05qu'ils sont déconnectés,
16:06je n'en sais rien,
16:07mais est-ce que tout le monde
16:07se rend bien compte
16:08que la voiture,
16:09pour la plupart des Français,
16:11c'est absolument indispensable ?
16:12Ils n'ont pas le choix.
16:13Quand on n'habite pas en ville,
16:14on est obligé d'avoir une voiture.
16:16Oui, ils s'en rendent compte.
16:17Vous savez,
16:18il y a eu les jaunes.
16:19Quand il y a eu les gilets jaunes,
16:20c'était 1,50 euros le litre.
16:21Maintenant,
16:21on a dépassé les 2 euros.
16:23Il n'y a pas de gilets jaunes.
16:24Pour l'instant,
16:25ça tient.
16:25Ils veulent continuer.
16:26Je pense qu'il y a quelque chose
16:27d'absolument cynique de leur part.
16:29Ça montre l'exemple
16:30de Jutorettes intéressant
16:31sur l'histoire du
16:32« ce n'est pas conforme
16:33aux droits européens.
16:33Les autres voisins ont pu le faire. »
16:35Ça veut dire qu'un plan est tombé.
16:36Mais selon moi,
16:37c'est quoi ?
16:37C'est qu'ils veulent avoir
16:39de la marge de manœuvre
16:39parce qu'imaginez,
16:40l'année prochaine,
16:41c'est les élections présidentielles.
16:42Si la majorité actuelle
16:43doit faire un programme
16:45de redressement massif
16:46pour récupérer potentiellement
16:48les milliards
16:48qu'ils auront rendus aux Français
16:50ces derniers mois,
16:51ça sera une catastrophe
16:52en termes politiques.
16:53Moi, je pense qu'ils veulent conserver
16:54de la marge budgétaire
16:56parce que pour le coup,
16:56s'il y a des cadeaux,
16:57ça sera avant les élections.
16:59N'oublions pas que 2017,
17:00ce qui a permis aussi
17:01l'élection d'Emmanuel Macron,
17:02il a promis
17:02la suppression de la taxe d'habitation.
17:03Si c'est ça,
17:04c'est vraiment cynique.
17:05Mais toutes les études ont montré
17:06qu'il a gagné énormément de voix
17:07sur la proposition de suppression
17:08de la taxe d'habitation.
17:09Emmanuel Macron en 2017.
17:11Croyez-moi,
17:11les cadeaux électoraux
17:12quelques mois avant les élections,
17:15c'est important.
17:15Anthony Dabila,
17:16le dernier mot
17:16et on change de sujet.
17:17Oui, juste pour conclure,
17:19il me semble que d'un point de vue
17:20de la transparence démocratique
17:22et du débat public,
17:23il y a quelque chose
17:24qui est frappant,
17:25c'est qu'il y a
17:26une énorme difficulté
17:27à avoir les vrais chiffres
17:28de la taxation
17:29et des mécanismes.
17:31Est-ce que quel taux est fixe,
17:32quel taux est variable ?
17:34Et une des premières choses
17:34pour restaurer de la confiance...
17:36Je sais que c'est beaucoup trop.
17:36Voilà, bien sûr,
17:38mais ce serait...
17:39Bien sûr,
17:40ce serait de rendre
17:41les choses plus simples
17:43et plus accessibles
17:44qu'il y a une bataille de chiffres.
17:46Certains ont dit 3 milliards,
17:47certains ont dit 300 millions.
17:49On ne comprenait plus du tout
17:50et on ne sait plus qui croire.
17:52Et ça, je pense que
17:52c'est quelque chose
17:53qui n'est pas...
17:54Bayrou avait essayé
17:55avec sa conférence de presse,
17:56ça n'a pas marché.
17:57Merci beaucoup.
17:58Il faudrait que ce mécanisme
17:59soit immédiatement accessible
18:00aux citoyens.
18:01Merci beaucoup,
18:02Anthony Dabila,
18:03d'être venu ce soir
18:03sur CNews
18:04pour évoquer ces sujets.
18:05Je vais vous libérer
18:06puisqu'on va changer de sujet
18:07à présent.
18:07on va dire un mot
18:08de cet élu de la France Insoumise
18:10qui est un élu
18:10du Conseil Municipal
18:11de Grenoble
18:13et qui, je cite,
18:14menace de gifler
18:15les fachos.
18:17Écoutez,
18:17on en parle juste ensuite.
18:19J'ai fait du MMA
18:20au niveau.
18:21Ah ouais, incroyable !
18:22T'as fait des combats pro et tout ?
18:24Ouais, j'étais pro en MMA
18:25à la Bulgarie.
18:26T'es rentré dans la cage,
18:27comme on dit.
18:28Exactement.
18:29Et ça y est,
18:29c'est fini maintenant ?
18:29C'est fini,
18:30je suis blessé.
18:31Maintenant,
18:31mon combat,
18:31c'est la politique,
18:32c'est de mettre
18:32des gifles aux fachos.
18:34Et donc,
18:35ça, tu vois...
18:35Dans le MMA,
18:37en ce moment,
18:38une émésie,
18:38ça, je ne sais plus quoi.
18:41Voilà, et juste après,
18:42nous en parlons
18:43avec Éric Tecner.
18:45Moi, ce que je comprends,
18:46c'est qu'ils n'ont tiré
18:48absolument aucune leçon
18:49de la mort de Quentin Deran
18:50qu'à Lyon,
18:51parce que ça,
18:52encore une fois,
18:52c'est une incitation
18:53à la violence.
18:54Alors, au contraire,
18:55je pense qu'ils en ont tiré
18:56des leçons
18:56et la leçon principale,
18:58c'est que finalement,
18:59ils peuvent tout faire,
19:00ils peuvent tout se permettre
19:01parce que, pardonnez-moi,
19:02suite à la mort de Quentin Deran,
19:03je n'ai pas vu
19:04d'échecs électoraux
19:05de la part de la France insoumise,
19:07j'ai plutôt vu des victoires.
19:08On a pu voir
19:09comment la présidente
19:10de l'Assemblée nationale,
19:11Yann Brant-Pivet,
19:12a fini par regretter
19:13la minute de silence
19:14pour le jeune Quentin Deran.
19:16Donc, c'est cela
19:17qui se passe à permanence.
19:18Donc, d'une certaine façon,
19:19il va vous dire quoi, là ?
19:20Il va vous dire
19:20que c'est que des chiffres.
19:21Donc, c'est ça,
19:22l'immense problème,
19:23c'est que ça veut dire
19:23que c'est un homme
19:24qui, à un moment,
19:24a été élu aussi
19:25grâce à une alliance
19:26avec la sœur de François Refrain
19:28qui se disait pourtant
19:29en rupture
19:29avec Jean-Luc Mélenchon.
19:31Non, mais vous savez,
19:32M. Brunon,
19:33les spectateurs de CNews
19:39que l'identité française
19:40n'existe pas,
19:41je le cite,
19:42et qui a été pris
19:43la main dans le sac
19:44pendant sa campagne
19:44en qualifiant un commerçant
19:46de la ville de Grenoble
19:46de sale tapette.
19:48Donc, évidemment
19:48que M. Brunon,
19:50les grandes valeurs
19:51de la République
19:51qu'il invoque
19:52avec la France insoumise,
19:53il n'en a rien à faire
19:54puisque, de toute manière,
19:55c'est quelqu'un
19:56qui est extrêmement violent,
19:57à la fois dans les mots,
19:57je viens de le dire,
19:58mais à la fois aussi
19:59dans les actes,
19:59c'est-à-dire que c'est
20:00un proche de la jeune garde,
20:01je pense qu'on peut le dire
20:02assez facilement.
20:03C'est quelqu'un qui,
20:04en effet,
20:04a quasiment applaudi
20:05dès demain Raphaël Arnaud
20:06pour son implication,
20:07en tout cas l'implication
20:08de ses collaborateurs
20:09dans la mort de Quentin Deranque.
20:10Je vous rappelle quand même
20:11qu'il y a un collaborateur
20:12de Raphaël Arnaud
20:12qui dort encore en prison
20:13actuellement
20:14en détention provisoire.
20:16Donc, évidemment,
20:16moi je suis d'accord avec Eric,
20:17ils n'ont rien appris
20:19de ce combat-là,
20:20de cet épisode-là,
20:21si ce n'est qu'ils avaient le droit
20:22de tout se permettre,
20:23qu'ils pouvaient tout faire.
20:24Et Jean-Luc Mélenchon,
20:25quand il dit,
20:25bon, ben finalement,
20:26voilà, c'est finalement
20:27que des larmes
20:28de gens de droite,
20:29la mort de Quentin Deranque
20:30et qu'il faut continuer
20:31à être dans l'opposition,
20:33qu'il faut continuer
20:34à s'en prendre
20:35à des journalistes
20:36qu'ils qualifient
20:36de raccrevés
20:37ou de moustiques,
20:38ben évidemment
20:39qu'ensuite,
20:40les jeunes militants
20:41de la France insoumise,
20:42eh bien, ils continuent.
20:43C'est ça le problème,
20:44Hélène Roux,
20:44parce qu'il y a les mots,
20:45il y a les mots
20:45des élus de la France insoumise
20:47et ensuite,
20:48il y a ceux
20:48qui, à l'extrême gauche,
20:49entendent ces mots-là
20:50et passent à l'acte.
20:51Bien sûr,
20:51c'est une stratégie
20:52également de galvaniser
20:53les plus extrêmes militants,
20:55les plus extrêmes,
20:56mais en réalité,
20:57quand on entend
20:58Charlotte Belaïch,
20:59qui est journaliste
20:59à Libération
21:00et qui a participé
21:01à l'écriture de l'âmeute,
21:02quand elle-même dit
21:03que Jean-Luc Mélenchon,
21:04donc à savoir le chef
21:05de ce petit monde-là,
21:06est un homme violent,
21:07il est normal
21:08qu'en fait,
21:08vos cadres
21:09et les personnes
21:09qui travaillent sous vous,
21:10a priori,
21:10vous écoutent
21:11et donc vous imitent
21:12en réalité.
21:12Quand on voit,
21:13donc c'est les exemples
21:14qu'on cite évidemment
21:15à chaque fois,
21:15mais je veux dire,
21:16Thomas Porte
21:16avec la tête
21:17d'un ancien ministre
21:18sur une arballon de football
21:19sous son pied,
21:20Jules en parlait
21:21quand il y a des accusations
21:21contre des journalistes
21:22pour ne pas les citer,
21:23Johan Usaï
21:24et Éric Tecner
21:24en face de moi
21:25et donc ils légitiment
21:26la violence envers vous
21:27pour des propos
21:27que vous auriez tenus.
21:28Quand on voit
21:29dans un meeting
21:30à Saint-Denis
21:31qu'il y a un membre
21:32du service d'ordre
21:32qui pousse une journaliste
21:33de BFM TV,
21:35mais ça y est,
21:35c'est bon,
21:35on est passé à autre chose,
21:36on a fini d'en parler
21:37alors qu'elle a pris quand même
21:38des jours d'ITTÉ,
21:39mais vous voyez,
21:39c'est toujours pareil.
21:40En fait, ça passe
21:41parce que dans la classe politique,
21:42on s'habitue aussi
21:43à cette forme de violence.
21:44Dans la classe médiatique,
21:45on s'habitue à cette forme de violence.
21:46Il se passe ça.
21:47Une semaine après,
21:48de toute façon,
21:48on arrête d'en parler.
21:49Donc, il continue.
21:50Ça galvanise les foules
21:51et pour l'instant,
21:52Jean-Luc Mélenchon,
21:53c'est une stratégie
21:53pour dominer la gauche,
21:55c'est une stratégie
21:55pour choquer
21:56et ça fonctionne.
21:57Il nous reste quelques minutes
21:58avant la pause
22:00pour évoquer avec vous
22:01ce sujet.
22:02Faut-il rendre inéligible
22:04une personne condamnée
22:05pour antisémitisme,
22:06pour incitation
22:07à la discrimination
22:08ou à la haine raciale ?
22:10Le gouvernement répond oui
22:11et ce sera d'ailleurs inscrit
22:12dans le projet de loi
22:12porté en juin prochain
22:14par la ministre Aurore Berger.
22:15Toutes les explications
22:16avec Nicolas Roger.
22:18Après le retrait du texte
22:20porté par la députée Renaissance,
22:22Caroline Yadant,
22:23le gouvernement prend le relais.
22:25Il présentera avant l'été
22:26un projet de loi
22:27pour lutter
22:28contre les formes contemporaines
22:29de l'antisémitisme
22:30et cette fois,
22:32le texte pourrait être élargi
22:33à la lutte contre le racisme.
22:35Le projet
22:36intervient deux mois
22:38après les propos
22:39d'Emmanuel Macron
22:39lors d'une cérémonie
22:41d'hommage à Ilan Halimi.
22:42Le chef de l'Etat
22:43souhaitait instaurer
22:44une peine d'inéligibilité
22:46obligatoire
22:47pour les élus
22:48coupables d'actes
22:49et de propos antisémites,
22:51racistes et discriminatoires.
22:53Confirmation de sa ministre,
22:55Aurore Berger,
22:55sur notre antenne.
22:56Dès le 28 avril,
22:58je vais mettre
22:58cette proposition sur la table
22:59devant l'ensemble
23:00des forces politiques.
23:01S'il y a un assentiment
23:02majoritaire
23:03des forces politiques
23:04pour permettre
23:05que cette proposition
23:07soit intégrée,
23:08alors je l'intègre.
23:09Vous voyez,
23:09si le souhait du président
23:11de la République
23:11se concrétise,
23:13Éric Zemmour
23:13serait directement concerné.
23:15Lui qui a été condamné
23:17plusieurs fois
23:17pour provocation
23:18à la haine raciale.
23:19Est-ce que vous voudriez
23:20qu'Éric Zemmour
23:21soit inéligible ?
23:22Mais ce n'est pas moi
23:23qui décide.
23:24C'est la force
23:24d'un état de droit.
23:25C'est que ce n'est pas moi
23:26qui décide.
23:27Le président de reconquête
23:28condamné.
23:29Mais jusqu'où cette loi
23:30pourrait-elle aller ?
23:31Le député LFI,
23:33Thomas Porte,
23:33est poursuivi
23:34pour diffamation
23:35après un tweet
23:36visant un collectif juif.
23:38Rima Hassan,
23:39elle,
23:39sera jugée
23:40pour apologie du terrorisme
23:42le 7 juillet prochain.
23:44Avec Tegner,
23:45dans un premier temps,
23:46on peut se dire
23:47que tout ça
23:48part d'un bon sentiment.
23:50que ça peut être utile.
23:51Mais en réalité,
23:52on voit très bien
23:52où ça peut nous conduire.
23:53Oui, moi,
23:54ça fait plusieurs années
23:54que j'alerte sur le fait
23:56que ce genre de choses
23:57pouvaient arriver.
23:57Et à ce moment-là,
23:58en général,
23:58on se moquait de moi.
23:59On me disait
23:59que c'est de la démagogie.
24:01À aucun moment,
24:02ce genre de choses
24:03ne va arriver.
24:04Moi, je ne pense pas
24:04que ça parte
24:05d'un bon sentiment de base.
24:06C'est-à-dire qu'Aurore Berger,
24:07c'est pertinemment
24:08ce qu'elle fait.
24:09Aurore Berger
24:10est une femme intelligente.
24:11Et je trouve que
24:12cette extrême sante aujourd'hui...
24:14C'est une demande
24:14du président de la République.
24:16Ce n'est pas une volonté
24:17personnelle d'Aurore Berger.
24:18C'est Emmanuel Macron
24:19qui souhaite
24:20cette nouvelle loi.
24:21Alors, pardonnez-moi,
24:21mais Aurore Berger,
24:22elle est connue
24:22pour avoir du caractère
24:23et pour savoir l'affirmer.
24:25Et elle l'a fait,
24:25par exemple, récemment
24:26en s'opposant
24:27au port du voile
24:28pour les fillettes,
24:29alors que Laurent Nunez
24:30n'avait pas la même position.
24:31Donc là-dessus,
24:32pardonnez-moi,
24:32Aurore Berger
24:33a l'air quand même
24:34d'assumer ce programme.
24:35Moi, cette dérive autocratique,
24:37parce que c'est ça,
24:38c'est-à-dire que
24:38c'est la fin de la démocratie,
24:40ce genre de choses.
24:40C'est-à-dire que déjà,
24:41on a été scandalisé,
24:42Marine Le Pen,
24:43sur l'inégibilité
24:44et l'exécution provisoire
24:45et maintenant,
24:46ils veulent nous faire ça.
24:47Alors évidemment,
24:48rassurez-vous, Johan,
24:49le racisme anti-blanc
24:50ne rentrera pas
24:50dans cette catégorie.
24:51Et de toute façon,
24:52ce type de loi en permanence
24:53s'est fait pour quoi ?
24:54C'est fait pour
24:54contre ce qu'ils vont qualifier
24:56de droite radicale,
24:57d'extrême droite, etc.
24:58C'est toujours en permanence
24:59la même chose.
25:00Moi, je suis sidéré
25:01de voir que ces gens
25:02donnent des leçons de morale
25:03en permanence.
25:04On se souvient à Victor Orban,
25:06à différentes...
25:07Vous savez,
25:08pouvoirs autoritaires, etc.
25:09Mais ils font exactement
25:10la même chose.
25:10La différence,
25:11c'est qu'ils le font
25:11avec la cravate
25:12et avec le sourire.
25:13Mais à la fin,
25:13c'est la même chose.
25:14C'est-à-dire qu'ils vont
25:15faire en sorte que
25:16lors d'un débat
25:17à l'élection présidentielle,
25:18en fait,
25:18personne n'ose dire les termes,
25:20parler d'immigration,
25:21faire le lien avec l'insécurité
25:22parce que sinon,
25:23s'il y a une plainte
25:23et évidemment,
25:24il y aura une plainte
25:24grâce à SOS RACI
25:25subventionnée par les impôts,
25:26et ils seront inéligibles
25:27la prochaine fois.
25:28Parce que,
25:28Jules Thorez,
25:29ce qu'il faut dire,
25:30c'est qu'aujourd'hui,
25:31quand on parle d'immigration,
25:32quand on soulève les problèmes
25:34que pose l'immigration
25:35dans notre pays,
25:36il est finalement assez facile
25:38d'être condamné
25:38par un tribunal
25:39quand une association
25:40porte plainte contre vous.
25:41Donc, le risque,
25:42c'est que cette loi
25:43soit une loi de censure
25:44qui empêche précisément
25:46des responsables politiques,
25:47souvent de droite,
25:48c'est vrai,
25:49de parler d'immigration.
25:50Bien sûr.
25:51Et d'ailleurs,
25:51il y avait une proposition de loi
25:52qui venait de la gauche
25:53et qui voulait
25:54enteriner cette chose-là
25:55pour empêcher Éric Zemmour
25:57d'être candidat
25:57à l'élection présidentielle
25:59en 2022.
26:00Donc, évidemment,
26:01que ce débat,
26:02il n'est pas nouveau.
26:02On regrette peut-être simplement
26:04qu'il vienne d'un projet de loi,
26:05qu'il vienne d'un projet de loi
26:06du gouvernement
26:07et en effet de Mme Berger.
26:08Alors, visiblement,
26:09elle se fait tordre le bras
26:10par Emmanuel Macron
26:11parce que c'est lui
26:12qui souhaite que cet article
26:13soit dans ce projet de loi.
26:14Mais je trouve qu'il est dangereux
26:15à deux titres.
26:15D'abord,
26:16parce que la lutte
26:17contre l'antisémitisme
26:18est beaucoup trop grave
26:18pour ne pas l'allier
26:19à un phénomène politique
26:21et en l'occurrence,
26:21il y a des condamnations
26:23qui existent.
26:23On peut être condamné
26:24pour antisémitisme.
26:25J'aimerais bien avoir
26:26le résultat,
26:27par exemple,
26:28des articles 40
26:28et des signalements
26:29au procureur de la République
26:30depuis le 7 octobre 2023
26:32visant, par exemple,
26:33des élus de la France insoumise
26:34qui ont eu des propos
26:35pour le moins antisémites
26:37ou antisionistes
26:38pour le pire.
26:39Et c'est-à-dire que
26:40la deuxième des choses,
26:41c'est que dans une démocratie,
26:43le seul juge,
26:44c'est l'électeur
26:45et c'est l'électeur
26:46qui doit choisir
26:47si oui ou non
26:47le candidat doit se présenter.
26:49On en a parlé très longuement
26:50avec Marine Le Pen.
26:51Évidemment que Marine Le Pen
26:52aujourd'hui pourrait
26:53ne pas se présenter.
26:54On donne de plus en plus
26:55de pouvoir aux magistrats
26:56et on voit très bien
26:57où tout cela nous a mené.
26:58Le sujet,
26:59c'est qu'est-ce qu'on décide
27:00d'avoir un gouvernement
27:01du peuple par le peuple
27:02pour le peuple
27:03ou un gouvernement des juges ?
27:04Et le problème,
27:05c'est qu'on est de plus en plus
27:06dans un meilleur moment des juges.
27:07Pardonnez-moi,
27:08elle est éclairée
27:08sur ce qui va se passer
27:09au revoir au juge.
27:10Donc, elle ne donne pas
27:10du pouvoir au juge.
27:11Elle fait faire
27:12le sale boulot au juge.
27:14C'est tout
27:14parce que c'est très bien
27:15Aurore Berger
27:16qui a un certain nombre
27:17de candidats
27:17qui ne pourront plus l'être.
27:19Simplement,
27:19elle ne veut pas se mouiller
27:20en disant
27:20je suis contre
27:21qu'Aric Zemmour
27:21soit candidat par exemple.
27:23Hélène Rouet.
27:23Oui, ça va multiplier
27:24également de la part de la gauche
27:26que ce soit de la part
27:26d'associations comme
27:27SOS Racisme
27:28ou même d'élus.
27:28Ça va multiplier les plaintes,
27:29ça va multiplier les articles 40.
27:31Si une telle loi passait,
27:32la campagne présidentielle 2027
27:33serait juste insupportable.
27:34Sur les signalements,
27:35Aurore Berger,
27:35on s'ouvre.
27:36Et tout cela
27:36dans une justice débordée,
27:37ça n'a pas de sens.
27:38La pause,
27:38on marque une pause,
27:39on se retrouve pour la deuxième partie
27:40de 100% politique
27:42avec les premiers extraits.
27:43Les premiers extraits
27:44du documentaire inédit
27:45qui sera dévoilé
27:46et diffusé demain
27:47à 21h en direct
27:49sur CNews.
27:50Un documentaire
27:50sur les vrais chiffres
27:52de l'immigration.
27:53Les premiers extraits
27:54dans un instant
27:55et croyez-moi,
27:56demain soir,
27:56vous allez apprendre
27:57beaucoup de choses.
27:58A tout de suite.
27:59C'est devenu inéligible.
28:03Les vrais chiffres
28:04de l'immigration.
28:05Soyez bien avec nous
28:06demain soir
28:07à 21h.
28:08Documentaire inédit
28:09sur les vrais chiffres
28:10de l'immigration
28:11en France.
28:12On vous dévoile ce soir
28:14déjà les premiers extraits
28:15de ce documentaire.
28:16Les équipes d'Antoine Janton
28:18se sont notamment rendues
28:19à Menton,
28:20point de passage
28:21entre l'Italie
28:21et la France.
28:23Extrait.
28:27Menton,
28:28dans les Alpes-Maritimes,
28:29est la première porte d'entrée
28:31de l'immigration irrégulière
28:32en France métropolitaine,
28:33avec pas moins de 15 000
28:35interceptions par an.
28:36à la frontière
28:37avec l'Italie,
28:38nous retrouvons
28:39la députée fraîchement
28:40élue maire,
28:41Alexandra Masson.
28:42Alors ici,
28:43on est à la porte d'entrée
28:44de l'Italie
28:46vers la France.
28:47On vient d'arriver
28:47donc juste
28:48au poste frontière.
28:50Nous avons la direction
28:52des polices aux frontières
28:53qui est juste derrière nous.
28:54Et c'est là
28:55que se gère
28:56la totalité
28:57donc des arrivées
28:58et des sorties
28:59des migrants.
29:00Il y a encore
29:01quelques années,
29:02cette frontière
29:03était particulièrement
29:04perméable.
29:05De nombreux migrants
29:06en situation irrégulière
29:07parvenaient à passer
29:08sans difficulté.
29:10Mais un événement politique
29:11à l'échelle européenne
29:12est venu changer la donne.
29:14C'est vrai qu'après
29:15l'élection de Mme Méloni
29:17côté italien,
29:18on a vu petit à petit
29:19malgré tout
29:19une déflation
29:21de presque la moitié
29:22de passage
29:23sur l'année 2025.
29:25Donc sur le principe,
29:27c'est une bonne nouvelle.
29:29La présidente du conseil italien,
29:30Giorgia Méloni,
29:32défend une ligne
29:32plus stricte
29:33en matière d'immigration
29:34avec l'objectif
29:35de renforcer les contrôles
29:36et de limiter les arrivées.
29:38Ce qu'il faut comprendre
29:39c'est pourquoi vous allez me dire
29:40qu'ils ne resteraient pas en Italie.
29:41Pourquoi venir en France ?
29:42Parce que tout simplement
29:43les aides sociales en Italie
29:45entre autres
29:45et les aides en général
29:47sont beaucoup moins importantes
29:48que ce qu'elles ne le sont
29:49en France.
29:49Ici en France,
29:50ils sont accueillis,
29:52ils sont hébergés,
29:53ils ont des aides,
29:53ils peuvent subvenir
29:54à leurs besoins
29:55sans être obligés
29:56de retourner
29:57dans leur pays.
29:57ou de faire autre chose.
29:59C'est pour ça
30:00qu'il y a cette aspiration
30:00entre l'Italie
30:01et la France.
30:02Parmi les 15 000
30:03interceptions enregistrées,
30:05environ 10%
30:06concernent des migrants
30:07se déclarant mineurs.
30:08Ils sont alors pris en charge
30:10par les services
30:11de protection de l'enfance
30:12aux frais de l'État.
30:14Un mineur isolé
30:15dans le département
30:16des Alpes-Maritimes,
30:17c'est entre 50
30:17et 55 000 euros par an.
30:20Donc ça veut dire
30:20que quand vous avez
30:22100 mineurs isolés
30:23dans le département,
30:24ce qui est la moyenne actuelle,
30:25c'est un complète sportif
30:27que vous ne réalisez pas,
30:28un collège,
30:29puisque ça dépend
30:30du département,
30:31que vous ne pouvez pas réaliser.
30:33Le statut de mineur
30:34non accompagné,
30:35il est extrêmement attractif.
30:36Être reconnu
30:37comme mineur non accompagné,
30:38c'est être pris en charge
30:39intégralement
30:40par l'aide sociale
30:41à l'enfance.
30:42Ça veut dire
30:42le logement,
30:43la nourriture,
30:44la formation,
30:44c'est une sorte
30:45de prise en charge
30:46familiale plus-plus.
30:47C'est aussi
30:48une voie d'accès
30:49privilégiée
30:50à la nationalité française
30:51parce que
30:51quand vous êtes
30:52un mineur non accompagné
30:53qui a été pris en charge
30:55pendant trois ans
30:55par l'aide sociale
30:56à l'enfance,
30:57vous avez le droit,
30:58de plein droit
30:59à la nationalité française,
31:00il vous suffit
31:00de la demander.
31:01Voilà pour ce premier extrait
31:03réalisé par les équipes
31:04de Guillaume Janton,
31:05donc à la frontière
31:07franco-italienne.
31:08C'est intéressant
31:09ce que dit
31:09la maire nouvellement élue
31:11à Menton.
31:12Elle dit,
31:12effectivement,
31:13il y a des migrants
31:14en Italie
31:14qui sont venus en France
31:15parce qu'on les traite mieux,
31:17ils sont mieux logés,
31:18on leur donne des aides.
31:19Donc en fait,
31:19les 500 000 migrants clandestins
31:22qui vont être régularisés
31:23en Espagne,
31:23ils risquent de venir
31:24en grande partie en France
31:25pour les mêmes raisons.
31:26C'est une certitude,
31:27c'est-à-dire que les latino-américains
31:28qui sont rendus en Espagne,
31:30il y en a effectivement nombreux,
31:31ils vont potentiellement
31:32rester en Espagne.
31:33Mais tous ceux qui viennent
31:34notamment de la Corne
31:35de l'Afrique de l'Ouest,
31:36ils vont pour une partie
31:37venir en France.
31:38Et j'en parle parce que moi-même,
31:40je m'y suis rendu
31:40en Mauritanie, au Sénégal
31:42et tous les migrants
31:42à cette époque que je voyais
31:43et que j'ai vus également
31:44aux îles des Canaries
31:45m'expliquaient
31:46qu'ils voulaient aller en France.
31:47Et pourquoi, Johan ?
31:48Parce qu'il y a leur famille
31:49en France.
31:50C'est-à-dire qu'on pouvait dire
31:51il y a 30 ou 40 ans,
31:52bon, c'était une sorte de voyage
31:54où on allait dans l'inconnu.
31:55Maintenant, il suffit
31:56qu'ils passent un petit coup de fil.
31:57Il y a un cousin,
31:58une cousine.
31:58Moi, je me souviens
31:59d'un passeur
32:00qui me parlait
32:00des villes de Montpellier,
32:01des villes de Nantes,
32:02des villes de Lille.
32:03C'était un professionnel
32:04de la géographie française
32:05parce qu'ils ont
32:06une bonne partie
32:07de leur famille
32:07qui est là-bas.
32:08Et en effet,
32:09à un moment,
32:09les aides sociales,
32:11l'hôpital qui, en effet,
32:12est gratuit
32:13pour un certain nombre
32:13de soins
32:14pour les étrangers,
32:15ils ne sont pas fous.
32:16Évidemment que c'est intéressant
32:17pour eux.
32:18Donc, une fois qu'ils viennent,
32:19c'est à peu près
32:19500 000 étrangers par an
32:21qui rentrent sur le territoire.
32:22Pardonnez-moi
32:22si on ne peut pas parler
32:23d'une forme d'investissement
32:26légalement en France.
32:26Et bien entendu.
32:27Et une fois que ces personnes-là
32:30sont pour une partie
32:31régularisées, etc.,
32:32ou sont en France
32:33de façon légale,
32:34il y a le phénomène
32:34du regroupement familial.
32:36Donc, c'est ça
32:36l'immense problématique
32:38qu'il y a.
32:38Mais évidemment,
32:39ce documentaire,
32:40pardonnez-moi Yoann,
32:40il va être conspué
32:41parce que c'est le genre
32:42de sujet dont on n'a pas
32:43le droit de parler
32:44à chaque fois.
32:44Pour rester sur le sujet espagnol
32:46et parler de ces 500 000
32:47régularisations,
32:48vous avez raison,
32:48une grande majorité
32:49d'entre eux,
32:49de ce qu'on comprend,
32:50ce sont des latino-américains.
32:51Donc, eux, a priori,
32:52devraient rester en Espagne
32:53pour des raisons assez évidentes.
32:54En revanche,
32:55on sait aussi que très récemment,
32:56il y a entre 8 et 10 000,
32:58et là, je prends seulement
32:58le cas des Algériens en l'occurrence,
33:00qui sont passés par le détroit
33:08du Maroc, de la Tunisie.
33:09Quand on sait le nombre,
33:10évidemment, de communautés
33:11qu'on a aujourd'hui en France,
33:13d'Algériens, de Marocains,
33:14de Tunisiens,
33:14pour des raisons historiques,
33:15et cela partout sur le territoire,
33:16il est normal qu'avec aussi
33:17des mécanismes comme
33:18le regroupement familial,
33:19ils veuillent potentiellement
33:20rejoindre tout simplement
33:21des personnes de leur communauté
33:22quand ce n'est pas
33:22leur propre famille.
33:23Les Canaries,
33:24c'est 30 000 à 40 000 étrangers
33:26qui y passent chaque année.
33:27Et ça fait plusieurs années
33:29qu'ils sont passés, évidemment,
33:31et qu'ils ont été répartis en Espagne.
33:32Il y a eu des vraies problématiques
33:34en Espagne.
33:38de migrants.
33:38À ce moment-là,
33:39l'Espagne demandait d'ailleurs
33:40l'aide de l'Union européenne.
33:42Donc ces personnes-là
33:42vont évidemment,
33:43grâce à Schengen,
33:44se rendre en France.
33:45Autre extrait.
33:46Les équipes de Guillaume Janton
33:48sont retournées pour ces news
33:49à la rencontre d'Elia.
33:50Elia, c'est la propriétaire
33:51du bar qui jouxte
33:53la gaieté lyrique à Paris,
33:54un théâtre squatté il y a un an
33:56par quelques 400 migrants.
33:58Elle avait perdu une grande partie
33:59de sa clientèle.
34:01Et aujourd'hui,
34:01pour avoir dénoncé cela,
34:03elle est la cible
34:04de l'extrême-gauche.
34:07Elia, restauratrice de 40 ans,
34:09est une victime collatérale
34:10de la gestion
34:11des flux migratoires en France.
34:13Son établissement,
34:14situé à quelques mètres
34:15de la salle de spectacle
34:16la gaieté lyrique,
34:17a été en première ligne
34:18lors de l'occupation
34:19des lieux
34:20par plus de 400 migrants
34:21pendant plus d'un mois
34:22l'an dernier.
34:23Lorsque nous l'avons rencontrée
34:25il y a un an,
34:26Elia était taboue.
34:27La présence massive
34:28de migrants
34:28aux abords de son restaurant
34:30faisait fuir la clientèle.
34:32Son activité,
34:33elle,
34:33s'effondrait.
34:34Je n'ai plus de clients
34:35parce que les gens
34:35ne veulent pas venir
34:37quand ils voient zoner,
34:38quand ils voient se battre.
34:39Les gens ont peur.
34:41Donc je ne travaille plus.
34:42Ça fait trois mois
34:43qu'on a une perte
34:44de chiffre d'affaires
34:44de plus de 60%.
34:46Comme ils disent
34:47dans leur slogan,
34:47ils sont chez eux,
34:48ils ne partiront pas.
34:49Et c'est moi
34:49qui suis en train
34:50de tout perdre.
34:50Donc on va faire
34:52une liquidation judiciaire
34:53parce qu'on ne peut plus tenir
34:54à un moment donné.
34:57Un an plus tard,
34:58nous retrouvons Elia.
34:59Les migrants ne sont plus là.
35:01Mais pour cette mère
35:01de trois enfants,
35:02la galère continue.
35:04Le plus dur,
35:05je pensais qu'il y ait été passé.
35:08Je récupérais de la clientèle
35:09que j'avais perdue.
35:11Mais on se retrouve toujours
35:13dans une situation
35:14un peu complexe.
35:16Pour avoir pris la parole
35:17publiquement
35:18afin de sauver son commerce,
35:19elle affirme être aujourd'hui
35:20la cible de critiques
35:21et d'insultes.
35:23Certains la qualifient
35:24de fasciste
35:24et appellent au boycott
35:25de son établissement.
35:26Mes chers voisins,
35:27la gaieté lyrique
35:28disent à leurs clients
35:29de ne pas venir chez moi
35:30parce que je suis une facho.
35:31Ils agressent mon serveur,
35:32ma serveuse
35:33en disant que c'est
35:34un repère à fachos,
35:35qu'on est des racistes.
35:36Des attaques répétées
35:37qui la blessent profondément.
35:39Bien sûr, ça fait mal
35:40parce que moi,
35:40de base,
35:40je n'ai rien demandé.
35:41De base,
35:41moi, je suis une victime en fait.
35:42Moi, ma préoccupation,
35:43c'est mes enfants,
35:44ma brasserie.
35:45Je perds ma brasserie,
35:45je me retrouve à la rue.
35:47Côté finances,
35:48la situation est catastrophique.
35:50Le restaurant est désormais
35:51au bord de la fermeture.
35:53J'ai accumulé des grosses dettes.
35:54L'URSSAF,
35:55je fais à 55 000 euros
35:56de dettes à l'URSSAF.
35:57Elia a déposé plainte
35:58contre la mairie de Paris.
35:59À ce stade,
36:00aucune suite n'a été donnée.
36:02Aujourd'hui,
36:03Elia est épuisée
36:03et ressent un profond
36:05sentiment d'injustice.
36:06Le 30 mars,
36:07j'ai le huissier
36:08qui est venu m'apporter
36:10le fameux dossier
36:11de ma convocation au tribunal
36:13pour une mise en liquidation.
36:15Donc, à 40 ans,
36:16je viens retourner lui
36:17chez ma mère
36:17avec mes trois enfants,
36:19ruinés, fauchés,
36:21dépressifs
36:22pour une situation
36:23que je ne sais pas demander.
36:25Et demain soir,
36:25avec Tagner,
36:26nous parlerons aussi
36:27du coût de l'immigration.
36:28Oui,
36:29plus de 40 milliards par an
36:30selon Nicolas Pouvre-Monti.
36:32C'est énormément.
36:32C'est 1,5 milliard
36:33qui sont donnés
36:34aux différentes associations.
36:35C'est le coût
36:36de l'aide juridictionnelle.
36:37C'est les 1,4 million
36:38d'étrangers sur le territoire
36:39qui sont inactifs,
36:40c'est-à-dire
36:40qui ne contribuent pas,
36:41qui ne travaillent pas.
36:42Moi, j'ai apprécié.
36:43Aujourd'hui,
36:44il y a une proposition
36:44qui a été faite
36:45par Georgia Meloni.
36:46Pour le coup,
36:46ça, c'est un coût
36:47mais c'est un coût intelligent.
36:48C'est-à-dire qu'elle a dit
36:49aux avocats
36:50des étrangers,
36:51des clandestins,
36:52on vous fera une prime
36:53si jamais vous arrivez
36:54à convaincre vos clients
36:56de rentrer chez eux.
36:57Demain soir,
36:58donc soyez bien avec nous.
36:59Grande soirée,
37:00émission spéciale,
37:02les vrais chiffres
37:03de l'immigration,
37:0521h en direct
37:06sur CNews.
37:07Dans un instant,
37:08Michael Dorian,
37:09c'est à vous.
37:10Le meilleur de l'info
37:10au sommaire ce soir.
37:11Bonsoir Johan.
37:12Donald Trump annonce
37:13sur son réseau
37:14True Social
37:14qu'il est en train
37:15de remporter la guerre.
37:16contre la République islamique
37:17d'Iran.
37:18Qu'en est-il donc
37:18des pourparlers
37:19qui doivent se dérouler
37:20à Islamabad ?
37:21On retrouvera justement
37:22notre correspondant
37:23au Pakistan
37:24pour faire le point
37:25et puis le dernier
37:26baromètre de l'IFOP
37:27aussi concernant
37:30le chef de l'État,
37:31le président de la République
37:32et le Premier ministre.
37:33Leur popularité
37:34est en baisse
37:35et on apprendra également,
37:36vous verrez,
37:36que la hausse
37:38des prix des carburants
37:39figure au premier rang
37:40des conversations
37:41des Français
37:41devant justement
37:42les négociations
37:43entre l'Iran
37:43et les États-Unis.
37:45Eh bien,
37:45belle émission
37:46à vous.
37:47Vous avez noté le rendez-vous
37:48donc demain soir,
37:4821h.
37:49Et avant cela,
37:49on se retrouve demain matin
37:50à 11h avec Eric Tegner
37:52pour 100% Frontières.
37:54Très belle soirée à tous.
37:54Sous-titrage Société Radio-Canada
37:58Sous-titrage Société Radio-Canada
37:59Sous-titrage Société Radio-Canada
37:59Sous-titrage Société Radio-Canada
38:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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