- il y a 11 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Voilà pour ce documentaire exceptionnel autour de Boilem Sansal.
00:03Boilem Sansal, la légende comme le nom de son nouveau livre,
00:07le titre de son nouveau livre aux éditions Grasset,
00:09qui vient de paraître aujourd'hui et qui raconte effectivement son année de captivité,
00:14son année comme otage du régime algérien.
00:17On va évidemment en parler dans ce débrief avec Eric Tegner.
00:21Bonsoir Eric, Noël Lenoir, on vous a vu évidemment dans ce documentaire.
00:23Bonsoir à vous, présidente du comité de soutien pour Boilem Sansal,
00:26Guillaume Bigot, député du Rassemblement National, qui était très actif à l'Assemblée Nationale
00:31pour questionner le gouvernement sur son rapport à l'Algérie.
00:33Johan Uzey du service politique de CNews, Arnaud Benedetti, fondateur du collectif pour Boilem Sansal
00:39et évidemment Xavier Driancourt. Bonsoir monsieur l'ambassadeur, ancien ambassadeur de France en Algérie.
00:44Je vais me tourner vers vous pour commencer, monsieur l'ambassadeur.
00:46Questionnez notre rapport avec l'Algérie. On a parlé de Boilem Sansal, la légende.
00:50Il l'a d'ailleurs dit ce matin chez Laurence Ferrari.
00:52Il pense à Christophe Gleize, qui est l'autre otage toujours retenu par le régime de monsieur Théboune.
00:58Et au moment où Christophe Gleize est toujours retenu par le régime de monsieur Théboune,
01:02nous recevons l'homologue de Laurent Nunez à Paris, son homologue, ministre de l'Intérieur,
01:08qui est reçu par Laurent Nunez. Comment on peut réagir là-dessus ?
01:11Il y a une espèce de mise en scène, je dirais, de la part du gouvernement français comme algérien
01:17pour montrer que les choses avancent, qu'on reprend le dialogue, que la négociation progresse.
01:23On ne parle plus du tout de Boilem Sansal, on ne parle pas du tout de Christophe Gleize.
01:28On parle maintenant de l'avenir, de la réconciliation.
01:31Parce que je crois que tout simplement, le gouvernement et le président de la République
01:35veulent terminer ce quinquennat sur une réconciliation avec l'Algérie, quoi qu'il en coûte.
01:41Et de l'autre côté, il y a Boilem Sansal qui sort son livre aujourd'hui.
01:45J'imagine que monsieur Nunez a offert la légende à son homologue algérien.
01:49Ça serait une très belle initiative de Laurent Nunez d'offrir ce livre,
01:53la légende à son homologue algérien, effectivement, avec la belle photo de Boilem Sansal
02:00où il raconte donc sa captivité.
02:02Effectivement, ça serait une belle initiative.
02:03Je ne sais pas s'il l'a fait, évidemment, je pense que non.
02:07Guillaume Bigot, sur notre relation avec l'Algérie, sur notre manière d'agir.
02:10Moi, ce que je retiens de Boilem Sansal, c'est quand il dit, dans ma cellule en Algérie,
02:14j'étais énervé contre tous ceux qui prenaient, si vous voulez, la faiblesse face à Alger,
02:22le ventraterrisme, ceux qui voulaient courber les Chines pour me sortir de ma jôle.
02:27Moi, je préférais rester en prison, c'est ce qu'a dit Boilem Sansal,
02:30et assumer le bras de fer que de sortir en étant à quatre pattes devant le régime de M. Téboune.
02:38Écoutez, je peux témoigner directement de cet aplaventrisme du gouvernement,
02:43puisque lors de la niche UDR qui se déroulait à l'été 2025,
02:48j'avais préparé le texte que je vais présenter quelques mois plus tard,
02:52qui vise, un texte qui a d'ailleurs été adopté par l'Assemblée nationale,
02:56porté par Marine Le Pen et moi, on avait demandé au gouvernement
03:00de dénoncer les accords de 68.
03:02Et ce texte, il était déjà prêt à l'été.
03:05Mais là, le gouvernement nous a demandé, enfin a demandé,
03:08à nos groupes politiques respectifs,
03:11de surtout ne rien faire pour ne pas énerver le gouvernement algérien.
03:15Voilà.
03:16Et en fait, en réalité, cette affaire, c'est une inversion accusatoire.
03:22C'est-à-dire qu'on nous accuse en permanence d'être dur avec l'Algérie,
03:26d'être agressif avec l'Algérie.
03:28Non seulement, on aurait dû offrir, en effet,
03:31le livre de Boilem Sansal au ministre de l'Intérieur,
03:33mais surtout, on aurait dû rappeler le chargé d'affaires,
03:37le convoquer au ministère des Affaires étrangères
03:40pour lui demander des comptes.
03:41Comment se fait-il qu'un gouvernement écrive noir sur blanc,
03:45noir sur blanc, qu'il va s'ingérer dans la campagne présidentielle à venir
03:49et prendre en otage et vectoriser sa diaspora ?
03:53C'est totalement inacceptable.
03:55Donc, je vous dirais simplement que cette affaire Sansal,
03:57elle est très éclairante.
03:58Il aurait été américain.
04:00Il n'aurait d'abord pas du tout été arrêté.
04:02Bien sûr.
04:03Ça aurait simplement été un citoyen français lambda,
04:06à l'époque de Jacques Chirac,
04:07qui ne serait pas resté 48 heures en prison.
04:09Mais là, ce n'est pas que c'est un citoyen français.
04:11C'est que c'est un Algérien naturalisé français
04:13qui est un écrivain connu dans le monde entier.
04:16C'est un seul génie de signe arabe.
04:17C'est un seul génie de signe kabyle.
04:18C'est un seul génie de signe français.
04:20Et c'est un homme qu'on va embastiller et prendre en otage.
04:23C'est inacceptable.
04:25Alors, écoutez-le ce matin chez Laurence Ferrari.
04:27Où il parle donc du président Tebboune
04:29comme d'un vulgaire dictateur.
04:32Moi, il était dès le départ dans mes intentions
04:35d'attaquer un jour M. Tebboune
04:38pour séquestration, kidnapping.
04:40Le président algérien.
04:41Etc.
04:42C'est le président.
04:43Non, ce n'est pas le président algérien.
04:46C'est le chef de l'Algérie.
04:47Président, c'est...
04:48Voilà.
04:48Je ne lui reconnais pas ce titre de président.
04:51Il n'a pas été élu.
04:52Il a été imposé par l'armée.
04:53Il se comporte comme un vulgaire dictateur.
04:57Voilà.
04:57Donc, je ne peux pas le reconnaître comme président.
04:59Un vulgaire dictateur, Arnaud Benedetti.
05:01Franchement, le livre de Boilem Sansal, c'est un hasard.
05:04Sort le jour où Laurent Nunez reçoit son homologue algérien ministre de l'Intérieur.
05:10Alors, c'est évidemment une coïncidence totale.
05:13Mais enfin, c'est un symbole quand même.
05:14C'est un symbole.
05:15Au moment où on a un résistant qui a donné une année de sa vie derrière les barreaux,
05:20qui a dit, je ne supportais pas la faiblesse.
05:22Et ceux qui, en gros, s'en prenaient à Bruno Rotaillot.
05:24D'ailleurs, il l'a redit ce matin parce qu'il est sur la ligne de Bruno Rotaillot.
05:28Il veut le bras de fer.
05:29Donc, on comprend bien qu'il n'est pas sur la ligne de Jean-Noël Barreau.
05:31À ce moment-là, on sort le livre de Boilem Sansal.
05:34Et qu'est-ce que fait le gouvernement français ?
05:36Ils reçoivent le ministre de l'Intérieur algérien sans aucune contrepartie.
05:40Christophe Gleize est toujours en train de croupir dans sa cellule.
05:43Vous avez raison de le dire parce qu'on n'a tiré aucune leçon
05:46de ce qui s'est passé avec Boilem Sansal.
05:49Et d'ailleurs, la comparaison avec Christophe Gleize est très intéressante.
05:52Christophe Gleize, la ligne de soutien de Christophe Gleize
05:55est une ligne que l'on peut qualifier de diplomatie de retenue.
06:00C'est le moins qu'on puisse dire.
06:01Et on voit que pour l'instant, elle ne donne strictement aucun résultat.
06:07La vérité, c'est que Boilem Sansal a toujours été un opposant en Algérie.
06:11Enfin, depuis qu'il écrit.
06:12C'est-à-dire depuis la fin des années 90.
06:17Et que s'il a été arrêté, c'est d'abord parce qu'il était français, vraisemblablement.
06:23C'est-à-dire que sa naturalisation, loin de l'avoir protégé...
06:26Après la reconnaissance de la France sur le Sahara occidental, de la souveraineté du Maroc.
06:30La naturalisation, loin de l'avoir protégé, l'a surexposé, en effet.
06:34Et ça, je crois que c'est un sujet majeur.
06:37Après, si vous voulez, il chine, on est dans une intériorisation d'une forme de domination
06:43vis-à-vis de l'Algérie et vis-à-vis du régime algérien.
06:46Et cela depuis de très nombreuses années.
06:48Mais on a le sentiment qu'avec Emmanuel Macron, ça s'est considérablement accéléré.
06:54Noël Lenoir, c'est vrai qu'on a tout entendu dans la bouche d'Emmanuel Macron.
06:58En campagne présidentielle, c'était crime contre l'humanité.
07:00Puis à un moment donné, il y a quand même eu la volonté de durcir un peu le ton,
07:04de baisser les visas avant de les remettre totalement à la normale.
07:07Le Quai d'Orsay, je rappelle, a augmenté les visas étudiants pour les Algériens
07:10au moment où ils avaient encore Boilem sans salle.
07:12Et là, on reçoit carrément le ministre de l'Intérieur algérien à Paris.
07:17Moi, je trouve que l'attitude de la France est extrêmement déroutante.
07:22Il y a certainement des raisons qu'on ne connaît pas.
07:24Parce que moi, je veux bien que la diplomatie, ce soit accueillir tout le monde.
07:30Mais il y a un principe cardinal dans la relation entre les États, c'est la réciprocité.
07:36On a multiplié les gestes envers l'Algérie.
07:40On reçoit les ministres, on va se prosterner devant les tombes des martyrs du FLN
07:46qui ont quand même tué des soldats français.
07:49C'est-à-dire que moi, je considère que c'est une insulte faite à la France et à notre
07:55armée.
07:57Et par ailleurs, une loi vient d'être votée et est entrée en vigueur
08:02qui déclare que la colonisation est un crime contre l'humanité.
08:06C'est ce que le Parlement algérien a voté.
08:10Alors, c'est quand même très curieux parce qu'en France, il y a entre 2 et 3 millions de
08:15pieds noirs,
08:16de descendants de pieds noirs et de harkis.
08:18Alors, ça veut dire que tous ces gens-là peuvent être déférés devant les tribunaux
08:24pour crimes contre l'humanité puisqu'ils ont contribué à cela.
08:28Donc, ça n'a aucun sens.
08:30Et moi, ce qui me paraît quand même très bizarre, c'est que quand on fait le compte,
08:36Kamel Daoud, condamné...
08:38Prix Goncourt.
08:39Prix Goncourt.
08:40Ce qui veut dire que si vous avez le prix Nobel, ce n'est pas 3 ans de prison, c
08:43'est 30 ans.
08:45Boilem Sansal, dépossédé de ses biens.
08:47Il a été gracié, donc il faut lui restituer sa propriété, ses comptes en banque.
08:53C'est pour ça que j'ai l'honneur.
08:55La déchéance de nationalité, ça c'est un pouvoir souverain.
08:59Ça devrait d'ailleurs être souvent appliqué par la France dans des cas où ça n'est pas appliqué.
09:06Ça, c'est autre chose.
09:07C'est une sorte de sanction administrative.
09:11Mais qu'est-ce qu'on a obtenu ?
09:13Il y a des OQTF.
09:15Les OQTF dangereux qui sont placés dans des centres de rétention administrative
09:21pendant trois mois sortent dans la nature.
09:25Ils sont entre 5500 et 6000 chaque année.
09:29Et par conséquent, ils sont là.
09:31Est-ce que les Algériens ont proposé de les reprendre ?
09:34Donc moi, je suis déroutée.
09:37Je suis vraiment dans la perplexité.
09:41Il doit y avoir autre chose.
09:43Et ce serait très utile que le peuple français comprenne ce qui se passe.
09:47Alors, Xavier Driancourt, est-ce que vous partagez l'interrogation de Noël Lenoir en disant
09:50qu'on perd sur tous les tableaux et pourtant on se met à genoux devant le régime d'Alger ?
09:54Et qui pose la question, pourquoi ?
09:56On ne sait pas tout.
09:57Qu'est-ce qui se passe ?
09:58Je suis d'autant plus gêné qu'ayant été diplomate et ambassadeur à Alger,
10:03j'ai contribué à cette politique.
10:05Je dois dire que je m'interroge sur le fait que, comme l'a dit Noël Lenoir,
10:11qu'aujourd'hui on ne réagisse jamais, on tolère les provocations,
10:17on laisse l'Algérie nous insulter, on va à Alger,
10:21on va manifester à Sétif dans une manifestation pour commémorer le 8 mai 1945,
10:30mais on ne réagit jamais et je dois dire que c'est effectivement très déroutant.
10:35Donc il y a peut-être d'autres raisons à cela.
10:38Il y a une espèce de peur vis-à-vis de l'Algérie.
10:41Il y a eu les manifestations samedi et dimanche
10:45dont on dit qu'il y avait beaucoup de franco-algériens dans ces manifestations
10:51et on ne réagit jamais.
10:53– Alors écoutez, on va évidemment, je vais passer la parole à Guillaume Bigot,
10:57je vais écouter Boilem Sansal, on va écouter Boilem Sansal sur Bruno Rotaillot
11:00parce que c'est intéressant.
11:02On a beaucoup critiqué Bruno Rotaillot au moment où Boilem Sansal était dans sa simule.
11:06Certains ont même osé dire que c'était à cause de lui
11:08parce qu'il était trop dur face à Alger.
11:10Eh bien Boilem Sansal dit qu'il était sur la ligne de Bruno Rotaillot
11:13et pas sur la ligne de Jean-Noël Barraud
11:14qu'augmentaient les visas au même moment pour les étudiants algériens.
11:17Il veut de la fermeté.
11:19Ça suffit de se faire humilier et de ne rien dire en retour.
11:21Voilà ce que dit Boilem Sansal.
11:23– Il faut imaginer que beaucoup de prisonniers sont là pour la vie,
11:28des condamnés à mort, des condamnés à perpétuité, 30 ans, 40 ans.
11:31– Et la malheur est réelle la perpétuité.
11:32– Voilà, et donc on vit sur les rumeurs.
11:35Et on est là, la moindre rumeur prend des proportions colossales.
11:39Et bon, et là, tout était négatif.
11:44Thébou, il est entré à l'Algérie dans sa propre déchéance.
11:48Bon, on est perdu.
11:49Et puis un jour, on entend une voix.
11:52Une voix qui parle fermement.
11:54C'est mon copain, nous on se connaît depuis longtemps,
11:57mon copain Bruno, le ministre de l'Intérieur.
11:59Ah, ça y est, il va nous sauver.
12:01Parce qu'il a lancé des mesures très fortes.
12:05Bon, malheureusement, il n'a pas été suivi.
12:08Il y avait d'autres démarches concurrentes de celles-ci.
12:11C'était de profil, faille négocier, la diplomatie, ce qui est bon.
12:15Et il faut faire de la diplomatie, bien entendu.
12:17Le ministère des Affaires étrangères, c'est fait pour ça.
12:20Voilà, il est dans son rôle.
12:21Comme le ministre de l'Intérieur est dans son rôle aussi.
12:23Guillaume Bigot, c'est intéressant de voir que Boilem Sansal,
12:26qui était quand même le premier concerné,
12:28il est sur la ligne de Bruno Rotaillot, une ligne de fermeté
12:30face à ceux qui prenaient la lâcheté au fond.
12:32Si vous voulez, bon, vous ne pouvez pas critiquer le régime algérien
12:35sans être haineux à l'égard de l'Algérie
12:38et haineux à l'égard des Franco-Algériens.
12:40Vous ne pouvez pas critiquer l'islamisme sans être islamophobe.
12:43Vous ne pouvez pas critiquer l'absence d'exécution des OQTF
12:46sans être un xénophobe.
12:47Bon, c'est une espèce de grosse caisse.
12:49Il y a des gros sabots cloutés.
12:52Personne n'est véritablement dupe, je vais vous dire.
12:54Personne.
12:55Parce qu'en vérité, il ne faut bien sûr pas confondre
12:57le régime algérien et l'Algérie,
13:00et encore moins les Algériens.
13:02Le paradoxe est fantastique.
13:04Ce que raconte Boilem Sansal,
13:06c'est qu'au moment où Rotaillot prend des positions dures
13:09vis-à-vis de l'Algérie,
13:11c'est un vent d'espoir qui souffle
13:14parmi les gens qui sont des opposants politiques,
13:16qui sont des innocents comme Boilem Sansal.
13:18Parce que Boilem Sansal, il est français,
13:20c'est un intellectuel,
13:22et Christophe Gleif, c'est un de nos ressortissants.
13:24Mais combien de pauvres malheureux, d'innocents
13:28croupissent dans les geôles en Algérie ?
13:30C'est un régime dont personne ne peut vraiment comprendre
13:35la schizophrénie.
13:37Je vais parler de manière conditionnelle
13:40et avec toute précaution.
13:41Si j'en crois Mohamed Sifawi,
13:43qui est un de vos confrères journalistes,
13:45le ministre de l'Intérieur algérien
13:47aurait un enfant en France au QTF.
13:51Donc ce gouvernement qui passe son temps
13:53à vomir la France,
13:55en fait, de quoi s'agit-il ?
13:57D'une schizophrénie.
13:58La population algérienne, elle n'a qu'une envie,
14:00c'est d'aller en France.
14:01Les enfants du gouvernement vont en France.
14:03Les femmes des classiques algériens
14:06ont des visas pour aller chez le coiffeur à Paris
14:09et revenir à les retours.
14:10Donc on vit dans une totale schizophrénie.
14:13Il y a les notes d'hôpitaux
14:15qui ne sont jamais réglées à la PHP, etc.
14:17Cette haine de la France
14:19n'est qu'un pauvre, un misérable cache-sexe
14:22d'un gouvernement qui n'est qu'une dictature
14:24qui a ruiné son peuple.
14:25Et on va parler à 22h
14:26de ce qui s'est passé dans les rues de France
14:28après la victoire du PSG.
14:29Bohème Sansal en parlait ce matin.
14:31Mais tout est lié.
14:32C'est-à-dire qu'on est incapable
14:33de répondre à ceux qui détestent ce pays.
14:35Que ce soit le régime de M. Téboune
14:37ou des Français qui vomissent ce pays
14:40et qui viennent tout casser.
14:41Il n'y a aucune volonté de répondre en face.
14:43C'est-à-dire qu'ils ne payent pas les notes
14:44dans les hôpitaux français.
14:46Ils prennent deux otages.
14:47Ils ne reprennent pas leurs OQTF, etc.
14:51Ils rajoutent un couplet anti-français
14:53dans leur hymne national.
14:54Et nous, on ne dit rien.
14:56Plus on se couche et plus ils se durcissent.
14:58Et ils essayent d'enlever des opposants
15:00sur le territoire français aussi.
15:01Il faut le dire.
15:02Notamment la fameuse affaire Amir Desette.
15:04Mais si vous voulez,
15:05dans le récit algérien,
15:07et ça c'est vrai depuis 1962,
15:08mais c'est vrai,
15:09ça semble s'accélérer encore plus
15:11avec le président Téboune,
15:14c'est que le sentiment français,
15:16c'est véritablement la légitimation
15:19de leur pouvoir.
15:19C'est-à-dire qu'ils ne vivent
15:21véritablement vis-à-vis de leur population
15:23et ils sont cohérents entre eux.
15:25Ils ont une cohésion entre eux
15:26parce que c'est quand même
15:27des affrontements de clans,
15:28le pouvoir algérien,
15:29parce qu'ils ont ce récit anti-français.
15:32Et ils ont joué,
15:33ils ont surjoué.
15:33Le problème,
15:34c'est que finalement,
15:36vraisemblablement,
15:36on a un exécutif en France
15:38qui ne veut pas désigner
15:41pour ce qu'il est le régime algérien.
15:43C'est une dictature.
15:44Il faut appeler un chat un chat.
15:46Le régime algérien est une dictature.
15:48Et que vraisemblablement,
15:50soit par méconnaissance,
15:51soit par faiblesse
15:53pour des raisons que l'on ignore,
15:55l'exécutif français,
15:57et depuis Emmanuel Macron,
15:59c'est encore plus vrai,
16:00ne veut pas entamer
16:02un rapport de force
16:03avec le régime algérien.
16:05Et si vous voulez,
16:06ils ont essayé même
16:07d'instiller un récit
16:09selon lequel
16:10la ligne, globalement,
16:12de Jean-Noël Barraud
16:14aurait permis
16:15la libération
16:16de problèmes sans ça.
16:18C'est totalement faux
16:18parce qu'il n'y a jamais eu de rapport.
16:19C'est intéressant
16:20parce que ça,
16:20c'est le récit officiel.
16:22Mais ça, c'est un récit...
16:23Avec l'aide de l'Allemagne, bien sûr.
16:24Mais c'est Jean-Noël Barraud
16:25et on attaque Bruno Rotaillot
16:27en disant que ça a duré un an.
16:28Mais non, mais c'est faux
16:29parce qu'il n'y a jamais eu
16:30de ligne de rapport de force.
16:32Il y a eu, en effet,
16:33des intentions
16:34du côté de Bruno Rotaillot.
16:35Mais comme les services de l'État
16:37n'étaient pas alignés,
16:38il n'y a jamais eu
16:39de bras de fer
16:39qui a été entamé
16:41avec le régime algérien.
16:43Par contre, ce qui est vrai,
16:44c'est qu'à un moment donné,
16:46le fait que l'on parle
16:47beaucoup de Boalem Sansal,
16:49qu'on donne de la valeur
16:50à Boalem Sansal,
16:52qu'on fasse finalement...
16:55Qu'on crée une hygiène
16:57vis-à-vis du régime algérien
16:58parce que le régime algérien
16:59détenant un écrivain
17:01internationalement connu,
17:02primé,
17:03ne pouvait pas se permettre
17:04de faire n'importe quoi
17:05avec Boalem Sansal.
17:06Cette ligne-là,
17:07au moins,
17:07a permis de protéger
17:08Boalem Sansal
17:09et on l'espère aussi
17:10de contribuer à sa libération,
17:12même si la médiation allemande
17:13a été absolument indispensable.
17:14Et on espère
17:15qu'il en sera de même
17:16pour libérer
17:17Christophe Glez.
17:18Écoutez Boalem Sansal
17:19sur les violences
17:19et les émeutes
17:21qu'il y a eu en France
17:22après la victoire
17:23du Paris Saint-Germain.
17:25Je trouve que le gouvernement
17:27n'a pas assez condamné cela.
17:29Oui,
17:29ils ont déploré.
17:30Mais sommes-nous encore
17:32au stade de la déploration ?
17:34Non,
17:34mais c'est l'État
17:36qui est en train
17:36de s'effondrer là.
17:37Parce qu'en toute occasion,
17:40match,
17:41foot,
17:42en toute occasion,
17:44il y a une violence
17:45volcanique
17:46qui se déchaîne.
17:49et du coup,
17:50ça relève maintenant
17:50de l'ordre naturel.
17:51C'est un ordre naturel
17:52que chaque match
17:53se termine comme ça.
17:55Mais non,
17:55ce n'est pas un naturel.
17:57Le naturel,
17:57c'est que force
17:58doit rester à la loi
17:59en toutes circonstances.
18:01Ce que dit Boalem Sansal,
18:02Éric Tegner,
18:02il dit l'État s'effondre.
18:03L'État s'effondre.
18:04Et voyez une image
18:05que nous avons révélée ce matin
18:06avec Tony Pitaro
18:07dans 100% Frontières
18:07de cet immeuble
18:08du 16e arrondissement
18:09qui s'est retrouvé envahi
18:10par une horde
18:11de casseurs,
18:12d'émeutiers
18:12qui avaient ciblé
18:14quelques minutes plus tôt
18:14des policiers
18:15avec du mortier d'artifice
18:16et ils se sont réfugiés
18:17dans cet immeuble.
18:18Vous voyez 50 individus
18:22délinquants,
18:22vous les appelez
18:23comme vous voulez,
18:24émeutiers,
18:24qui débarquent
18:25dans cet immeuble
18:26en quelques secondes.
18:26Vous imaginez
18:27la trouille pour les habitants.
18:28Alors on est allé sur place,
18:29vous allez les entendre.
18:30Mais c'est très fort
18:31quand Boalem Sansal dit
18:31l'État s'effondre.
18:33Ça, c'est une image
18:33qui prouve cela.
18:35Oui, tout à fait.
18:36Et les Français,
18:36quand ils regardent ces images,
18:37quand ils ont vu un peu
18:38ces émeutes
18:39de samedi soir,
18:40ils ont fait le lien
18:41avec l'immigration.
18:42Et en règle générale,
18:43quand on parle
18:44de la problématique
18:44de l'immigration,
18:45notamment la problématique
18:46sécuritaire,
18:47on fait souvent le lien
18:48également avec l'Algérie.
18:49Donc c'est d'une certaine façon
18:51assez normal
18:51que Boalem Sansal en parle.
18:53On a d'ailleurs
18:53un ressortissant algérien
18:55qui a été en comparution immédiate,
18:57qui a reçu un titre
18:58de séjour en Espagne
19:00et qui s'en est prêt au policier
19:02et qui n'est pas ce soir en prison.
19:04Donc ça,
19:05c'est une immense problématique
19:06qu'on a.
19:06On l'a par le fait
19:07que la première nationalité
19:08dans les cras,
19:09ce soit des Algériens.
19:11Dans les prisons,
19:12c'est exactement la même chose.
19:14Donc c'est un immense problème.
19:15Et on voit en effet
19:16une partie de cette diaspora
19:17aujourd'hui
19:18qui n'est absolument pas assimilée,
19:20absolument pas intégrée.
19:21Et pire,
19:22qui va venir ici souvent
19:24avec des drapeaux algériens.
19:25Pardonnez-moi,
19:26dans les images de samedi soir,
19:27on ne voyait quasiment pas
19:28de drapeaux français.
19:29On voyait des drapeaux palestiniens
19:30et des drapeaux algériens
19:31et des slogans qui disent
19:32« nique la France ».
19:34Et ça, c'est un énorme problème.
19:35Oui, Yohan.
19:36Moi, je ne suis pas d'accord.
19:36L'État ne s'effondre pas.
19:37L'État est faible
19:39parce que les dirigeants
19:40de la France sont faibles.
19:41Parce qu'Emmanuel Macron,
19:42depuis 9 ans,
19:43a décidé d'être faible
19:45avec ceux qui nous menacent
19:46à l'intérieur.
19:47La réalité est celle-ci.
19:49Et je deviens fou,
19:51pour ne rien vous cacher,
19:52quand j'entends
19:52certains médias,
19:54certains responsables politiques
19:55parler de violence gratuite.
19:57Ça n'a rien de gratuit.
19:58Tout cela,
19:59ça n'est pas gratuit.
20:00Cela s'inscrit
20:00dans une stratégie
20:01de conquête territoriale.
20:03Il y a 20 ans,
20:04dans les émeutes de 2005,
20:06ces personnes-là
20:07étaient restées dans les cités.
20:08Lors des émeutes,
20:09après la mort de Naël,
20:11ils sont venus
20:11dans les centres-villes.
20:13Aujourd'hui,
20:13ils viennent dans les immeubles.
20:16Si rien n'est fait
20:17et si effectivement
20:17les dirigeants
20:18qui sortent des urnes
20:19en 2027
20:20continuent à être faibles,
20:21dans très peu de temps,
20:22ces gens qui aujourd'hui
20:23sont dans les halls
20:24des immeubles
20:25seront dans votre salon
20:26et dans votre chambre
20:26à coucher
20:27parce qu'il n'y aura eu personne
20:28pour les arrêter.
20:29Mais l'État ne s'est pas effondré.
20:30Un dirigeant fort
20:31sera à la tête
20:32d'un État fort
20:33qui ne s'est pas effondré
20:34et qui aura les moyens
20:37Je dis à Valéria
20:38avant de voir le sujet
20:39de Régine Delfour
20:40et de Félix Pérolaz,
20:41on va écouter Marine
20:42parce qu'effectivement
20:43ils sont montés dans les...
20:44Ils ont tenté de rentrer.
20:45Ils sont tentés de rentrer.
20:46Ils ne sont pas restés
20:46dans le hall de l'immeuble,
20:47ils sont montés dans les étages.
20:49Et c'est ce que va dire Marine
20:50qui a témoigné
20:51chez Julien Pasquet
20:51cet après-midi
20:52dans 120 minutes infos
20:53sur CNews
20:54en disant qu'effectivement
20:55ils frappaient aux portes.
20:55Bien sûr.
20:56Ils frappaient aux portes.
20:57Donc effectivement,
21:00la phase d'après
21:01c'est de défoncer la porte.
21:04On se dit qu'on est
21:05très peu de choses.
21:06Moi personnellement
21:06j'ai quatre enfants.
21:08J'ai des petits aussi.
21:09Il y a d'autres enfants
21:09dans l'immeuble,
21:10des personnes âgées.
21:11Et on se dit
21:12qu'en fait
21:12on ne peut rien faire.
21:13Point de voiement puissant
21:14que ce qui se passe dehors
21:16et dans l'espace de dix secondes
21:17ça se passe dedans.
21:18Et que effectivement
21:20ils arrivent,
21:21ils montent dans les étages.
21:22Les gens crient.
21:23Personne ne sait
21:23ce qui va se passer
21:24parce qu'au final
21:24qu'est-ce qu'ils veulent ?
21:25Ils veulent casser,
21:26ils veulent attaquer.
21:27Mais vous vous êtes dit
21:27ils vont fracturer
21:28la porte de mon appartement ?
21:29Ils vont rentrer chez moi ?
21:31Alors nous on est dans le bâtiment
21:32qui est juste avant.
21:33Donc eux ils sont rentrés
21:33dans le bâtiment juste derrière.
21:35Mais oui évidemment
21:36tous ceux qui étaient là
21:37ils frappent aux portes.
21:39Donc les gens ne savent pas.
21:40Ils ont frappé aux portes ?
21:42Ils disaient choses ?
21:44Ils menacent ?
21:45Il y a des choses
21:46qui vous ont été apportées
21:47que vous avez entendues ?
21:48Des hurlements.
21:49Des hurlements.
21:50En fait même eux
21:50savent ce qu'ils font.
21:51Ils ne savent pas où ils vont.
21:52Ils veulent juste
21:53échapper à la police.
21:54Ils veulent en découdre.
21:56Ils veulent casser.
21:57Donc en fait
21:58personne ne peut rien faire.
21:59et c'est vraiment là
21:59la question c'est de se dire
22:01on est chez nous
22:02sans sa histoire de fête.
22:04Tout le monde est censé
22:05être content etc.
22:06Et en fait
22:06personne n'en a rien à faire
22:08ni du foot
22:08ni de quoi que ce soit.
22:09Il est deux heures et demie
22:10du matin.
22:11La seule chose
22:12dont il est question
22:12c'est de casser.
22:14C'est d'embêter
22:14les forces de l'ordre
22:15et c'est d'embraser
22:17encore plus
22:17une atmosphère
22:18qui est déjà bouillante en fait.
22:19Imaginez Guillaume Bigot
22:20vous êtes une mère de famille
22:20vous avez quatre enfants
22:21chez vous.
22:22Vous entendez
22:22une cinquantaine d'individus
22:24qui débarquent
22:25dans le hall de votre immeuble
22:26et ensuite ils se mettent
22:26à frapper contre les portes.
22:28J'imagine d'autant mieux
22:30que dans la rue
22:31parce que j'ai un
22:32pétateur à Paris aussi
22:33dans la rue en bas
22:34il y a eu des tirs de mortier
22:36et des enfants
22:37étaient littéralement
22:38terrorisés
22:39et hurlaient dans l'immeuble.
22:40Oui j'ai aucune peine
22:41à l'imaginer.
22:42Mais vous êtes trop jeune
22:43Gauthier
22:44et vous n'avez pas connu
22:4598 la coupe du monde
22:46alors on a effectivement
22:48forcé un peu le trait
22:49en disant
22:50qu'il ne s'était rien passé
22:51ce n'est pas exactement
22:51rien passé
22:52il y a eu deux trois incidents
22:53mais sincèrement
22:54pour avoir vu
22:57deux millions et demi
22:58de personnes
22:58dans les rues de Paris
22:59ce soir-là
23:01aucun abribus
23:02aucune voiture
23:03rien
23:03c'est-à-dire
23:04quelque chose s'est produit
23:05et on remonte encore
23:06dans le temps
23:06machine à remonter le temps
23:0877
23:09Saint-Etienne
23:09gagne la coupe d'Europe
23:10là c'est pareil
23:11il y a eu
23:12un énorme
23:14rassemblement
23:15et rien
23:15alors qu'est-ce qui s'est passé
23:16entre temps
23:16c'est la question que j'allais vous poser
23:17qu'est-ce qui s'est passé
23:17bien sûr une montée en puissance
23:19de l'immigration
23:20toutes choses égales par ailleurs
23:21mais une montée en puissance
23:22dans une partie
23:23de l'immigration
23:24non assimilée
23:24d'un ressentiment
23:25il y a quelque chose
23:26d'un ressentiment
23:27sinon à quoi bon
23:29attaquer tous les symboles
23:30de l'État
23:30à quoi bon
23:31attaquer des pompiers
23:32les pompiers sont là
23:32pour sauver les gens
23:33à quoi bon attaquer
23:34des médecins
23:35les médecins sont là
23:37pour sauver des gens
23:37ils ne s'attaquent pas
23:38qu'aux policiers
23:39ils s'attaquent en effet
23:40aux civils
23:40ils s'attaquent aux abribus
23:42ils s'attaquent aux biens publics
23:43on a l'impression
23:43connaissez ce film
23:44un jour sans fin
23:45là c'est un match
23:46sans fin
23:47c'est-à-dire qu'en fait
23:48ça recommence à chaque fois
23:49et ça recommence
23:50jusque dans le détail
23:51puisqu'on a bien
23:52monsieur Macron
23:53qui fait une espèce de
23:55il pourrait d'ailleurs
23:56prendre les bandes
23:57qu'il a enregistrées
23:58depuis 2017
23:58tous les ans
23:59et les repasser
24:00on va se montrer intraitable
24:012018
24:02on va se montrer intraitable
24:032019
24:03on va se montrer intraitable
24:052020
24:05on va se montrer intraitable
24:06on est en 2026
24:07il veut se montrer intraitable
24:08on est en 2026
24:09c'est un match sans fin
24:11Jérôme Fourquet
24:12a livré un papier
24:13absolument remarquable
24:14dans le Figaro
24:15pour dignir
24:16qu'il y avait une espèce
24:17d'accoutumance
24:17pour dénoncer
24:18cette accoutumance
24:19à cette atmosphère insurrectionnelle
24:21ce vandalisme permanent
24:22cette espèce d'hostilité
24:24auquel on s'est habitué
24:25finalement
24:26et je pense que Jérôme Fourquet
24:27a probablement écrit
24:28son papier avant
24:29tellement c'est précis
24:31autrement dit
24:32il savait
24:32et nous le savons tous
24:33à l'avance
24:34que le prochain épisode
24:35ça va se passer comme ça
24:36j'alerte juste sur un point
24:38Jordan Bardella
24:38et Marine Le Pen
24:39alertent aussi
24:40c'est qu'à chaque fois
24:41c'est pas exactement
24:42un match sans fin
24:42parce qu'à chaque fois
24:43il y a une montée en puissance
24:45une montée en puissance
24:46c'est pire que la dernière fois
24:47d'ailleurs Jordan Bardella
24:48avait dit hier matin
24:49je dis aux français
24:49réveillez-vous
24:50parce que dans quelques temps
24:51ils casseront la porte
24:52des immeubles
24:53et ils rentreront
24:54dans vos appartements
24:55c'était avant nos révélations
24:56de ce matin
24:56donc ce qu'il a dit
24:58c'est déjà la réalité
24:59en fait
24:59ça arrive déjà
25:00et Xavier Driancourt
25:02sur
25:02ça va se reproduire
25:03on en parlait avant l'émission
25:04ça va se reproduire
25:05pendant la coupe du monde
25:05avec certaines équipes
25:07la coupe du monde
25:08qui commence bientôt
25:09vous allez avoir
25:10des matchs Algérie
25:12Maroc
25:12et aux victoires
25:14ou aux défaites
25:15de l'Algérie
25:15ou du Maroc
25:16ou d'autres pays encore
25:18vous allez avoir
25:19les mêmes scènes
25:36heureusement
25:37sur des images
25:37de vidéosurveillance
25:38capturées le soir
25:40de la finale
25:41de la Ligue des Champions
25:42des émeutiers
25:43s'introduisent illégalement
25:44dans un immeuble
25:45du 16ème arrondissement
25:47depuis son balcon
25:48Marine a assisté
25:49à la scène
25:50au même moment
25:51elle raconte
25:52que le sol
25:53de son appartement
25:54tremblait
25:54c'est quand même fou
25:55de se dire
25:56on vit dans un quartier
25:57résidentiel
25:57dans un pays
25:59civilisé
25:59et ne pas savoir
26:02si un jour
26:03lors d'un match
26:03on ne va pas venir
26:05vous vider l'appartement
26:06vous rouez de coups
26:07vous séquestrez
26:07vous jetez
26:08vous tuez
26:08j'en sais rien
26:09on ne sait pas
26:10pour un match
26:11rapidement après leur intrusion
26:12ils ont été rattrapés
26:14par les forces de l'ordre
26:16Latifa
26:16est la gardienne
26:18de cet immeuble
26:18elle nous montre
26:20les dégâts
26:20encore visibles
26:22ils ont cassé
26:23toute l'époque
26:24ils étaient là
26:24ils ont vomi partout
26:26il y a des traces
26:26même j'ai nettoyé
26:28les traces
26:28encore
26:28elle nous fait ensuite
26:30rentrer dans le bâtiment
26:31où des jeunes
26:32se sont réfugiés
26:33on montait
26:34comme ça
26:35comme ça
26:36comme ça
26:36tout le monde est réveillé
26:37tout le monde est levé
26:38ils avaient peur
26:38les gens
26:39c'est normal
26:40selon Fabien Boger
26:41adjoint d'Alliance Police 75
26:43il s'agirait bien
26:45d'émeutier
26:46jette projectile
26:47mortier d'artifice
26:48à l'encontre
26:48des forces de sécurité
26:49c'est pour cela
26:50qu'ils étaient poursuivis
26:51par les forces de police
26:53et c'est pour cela
26:54qu'ils prenaient la fuite
26:55et qu'ils ont essayé
26:56de se dissimuler
26:56en montant dans les étages
26:58de ce bâtiment
26:58sur la vidéo surveillance
27:00deux individus
27:01sont revenus
27:02quelques minutes plus tard
27:03pour tenter
27:04de voler des biens
27:06présents dans la cour
27:07de Lime
27:10vous disiez
27:10en regardant
27:11la gardienne
27:11qui nous fait visiter
27:12l'immeuble
27:12qu'on doit être terrorisé
27:13vous vous rendez compte
27:14quand vous avez
27:15des hordes de racailles
27:16qui ne sont pas là
27:16au pied de l'immeuble
27:17qui sont devant votre porte
27:18qui sont devant votre porte
27:19et qui essaient d'entrer
27:20mais oui
27:21vous devez être terrorisé
27:21d'ailleurs je crois
27:22que celle qui témoigne
27:24Marine dit qu'elle envisage
27:25de déménager maintenant
27:25parce qu'elle a peur
27:26que ça recommence
27:27je pense qu'ils sont traumatisés
27:28pour longtemps
27:29mais ce qu'il faut dire à Marine
27:30c'est que ce n'est pas
27:31parce qu'elle déménage
27:31qu'elle va trouver
27:35ce qu'on a appris avec La Baule
27:36ce qu'on a appris avec Deauville
27:37la semaine dernière
27:38et maintenant avec
27:38le 16ème arrondissement
27:39c'est qu'aucun quartier
27:41n'est à l'abri
27:41aucune ville n'est à l'abri
27:43c'est ce qu'a dit
27:43Gérald Darmanin
27:44et effectivement
27:45une certaine sociologie
27:47qui pouvait être tentée
27:48par un vote macroniste
27:49lors ne serait-ce
27:50que d'un second tour
27:51le Touquet
27:52La Baule a voté
27:53à plus de 60%
27:55pour Emmanuel Macron
27:56au second tour
27:56ils sont rattrapés
27:58par une forme d'insécurité
27:59qu'ils pensaient
28:00étrangère
28:01que ça ne leur arriverait pas
28:01c'est intéressant
28:02de regarder en 2027
28:03si l'électorat a évolué
28:04par ailleurs
28:05suite à ce qui s'est passé
28:06Si je peux me permettre
28:06il y a juste une chose
28:07qu'il faudrait quand même relever
28:09si je peux me permettre
28:11c'est que
28:11d'un côté
28:12c'est vrai qu'il y a
28:13un crescendo
28:14c'est-à-dire qu'on a l'impression
28:15qu'on va vers la guérilla
28:18on va vers la guérilla
28:19c'est-à-dire
28:21des jeunes essentiellement
28:22qui sont venus pour casser
28:24et pour casser du flic
28:26mais moi
28:27là où je trouve
28:28qu'il y a une rupture fondamentale
28:30c'est l'attitude
28:31des pouvoirs publics
28:32jamais dans l'histoire
28:34de la France
28:35on a vu un ministre
28:36de l'intérieur
28:37qui s'exprime
28:38comme un robot
28:39qui énonce
28:40un certain nombre
28:41de chiffres
28:41il n'y a pas eu
28:42un seul mot d'empathie
28:44pour les gens
28:45qui ont été
28:47menacés
28:47pour ceux
28:48dont les boutiques
28:49ont été pillées
28:50et saccagées
28:51pour ceux
28:52dont les immeubles
28:53ont été investis
28:55pas un seul mot
28:56c'est-à-dire
28:57que le peuple
28:57n'existe pas
28:58c'est-à-dire
28:59qu'il n'y a absolument
29:00aucune prise
29:02de responsabilité
29:03ça c'est la première chose
29:05la deuxième chose
29:06c'est que
29:07on nous raconte
29:08des histoires
29:09moi je connais
29:10certains policiers
29:11et les principaux slogans
29:13c'était
29:13Free Palestine
29:14c'est-à-dire qu'en réalité
29:16c'est une manifestation
29:18étrangère
29:19contre la France
29:21et qui est
29:22certainement
29:23sponsorisée
29:24par
29:25alors
29:26peut-être pas l'Algérie
29:27je n'en sais rien
29:28mais par des forces étrangères
29:29et la troisième chose
29:30est-ce qu'il est normal ?
29:31on n'en sait strictement rien
29:32on n'en sait strictement rien
29:33mais il n'y avait que
29:35ces slogans-là
29:36oui il y avait des slogans-là
29:36mais on n'en sait absolument rien
29:38s'il y a une puissance étrangère
29:39qui manipule cette foule
29:41est-ce qu'il est normal ?
29:42ce qu'on sait par contre
29:43ce qu'on sait par contre
29:43c'est que
29:44ces jeunes se préparent
29:45ils ont fait une bombe
29:47artisanale
29:48donc avec
29:48de l'acide
29:49de l'acier
29:50et
29:51du verre
29:52une bombe agricole
29:53voilà
29:53pour lancer contre les policiers
29:54mais s'il y a une puissance étrangère
29:56derrière
29:56non je n'en sais rien
29:57on n'en sait rien
29:58oui mais donc
29:58si on n'en sait rien
29:59on ne le dit pas
29:59non mais d'accord
30:00parce que je sais
30:01pourquoi vous me dites
30:02non mais je le dis
30:03parce que je le pense aussi sincèrement
30:04on n'en sait strictement rien
30:06on n'a aucune information
30:06comme quoi une puissance étrangère
30:08serait derrière
30:09ce qui s'est passé
30:09entre samedi et dimanche
30:11et le problème
30:12c'est que la majorité
30:13d'ailleurs de ces jeunes délinquants
30:14sont français
30:15comme vous et moi
30:16ils détestent ce pays
30:17mais ils sont français
30:18bah si ils sont français
30:19ceux qu'on a arrêtés
30:20en grande majorité
30:20ils sont français
30:23ça on le sait par exemple
30:24je ne dis pas
30:26que c'est des étrangers
30:27ce que je dis
30:28il y en a
30:29il y en avait
30:29il y avait un algérien notamment
30:30ce que je dis
30:31c'est que d'une part
30:32c'était des casseurs
30:33ça c'est sûr
30:34d'autre part
30:35ils ont importé
30:36des slogans
30:38qui sont relatifs
30:39à un conflit
30:40qui ne concernent pas
30:41directement la France
30:43c'est à dire que
30:44on nous a dit
30:45que c'était
30:45pour certains articles
30:47de presse
30:48on dit que c'était
30:48la liesse
30:49ça n'avait rien à voir
30:50avec la liesse
30:51et enfin
30:52et enfin
30:53il faut dire que
30:54qu'est-ce qu'on fait
30:55la prochaine fois
30:55c'est à dire que là
30:56vous avez pour la première fois
30:58la procureure de Paris
31:00qui est intervenue
31:01à la télévision
31:02pour indiquer
31:03que pour la première fois
31:04elle requalifiait
31:06une agression
31:07en homicide
31:09en tentative d'homicide
31:11sur les policiers
31:11sur les policiers
31:12qui ont été victimes
31:13de cette bombe
31:14il y a eu près de 180
31:17policiers
31:18qui ont été blessés
31:19200 si on compte
31:20la demi-finale
31:21voilà
31:21et certainement
31:22plus qui ont été touchés
31:24mais qui ne vont pas
31:25porter plainte
31:26donc moi ce que je pense
31:27c'est qu'il faudrait
31:28qu'il y ait un débat
31:29à l'Assemblée nationale
31:30sur quel est le niveau
31:32de responsabilité
31:33dans le développement
31:34de ces émeutes
31:36en France
31:36sans que le ministre
31:38de l'Intérieur
31:38propose
31:40ou suggère
31:41quelques moyens
31:42supplémentaires
31:43pour la prochaine fois
31:44quand on aura
31:45exactement
31:46le même type
31:47d'émeutes
31:48Tanguy Hamon
31:49qui est au tribunal
31:50de Paris
31:51depuis 48 heures
31:52avec Timothée Forger
31:53Tanguy
31:53à l'heure où on se parle
31:54toujours
31:55aucun émeutier
31:56ne dort en prison
31:58les comparutions immédiates
31:59se suivent
32:00et se ressemblent
32:01il n'y a pas de mandat
32:02de dépôt
32:02aucune casse prison
32:03c'est bien cela
32:07c'est ça tout à fait
32:08sur tous les individus
32:09qui ont été jugés
32:10aujourd'hui et hier
32:12toujours
32:12aucun d'entre eux
32:13ne dort en prison
32:14alors dans le détail
32:15il faut savoir
32:16que l'un d'entre eux
32:16est resté en détention
32:17provisoire
32:18parce que son dossier
32:18a été renvoyé
32:19au mois de juillet
32:20et vu qu'il s'agissait
32:21d'un refus d'obtempéré
32:22on préfère le maintenir
32:23en détention provisoire
32:24pour éviter
32:25qu'il ne refasse
32:26la même chose
32:26mais concernant
32:27ceux qui ont été jugés
32:28ceux qui sont passés
32:29devant le tribunal
32:31aucun mandat de dépôt
32:32c'est à dire
32:32qu'aucun d'entre eux
32:34ne va en prison
32:35je peux vous dire
32:35en revanche
32:36qu'il y a eu
32:36beaucoup d'heures
32:38de travail
32:38d'intérêt général
32:39notamment pour des individus
32:41qui ont attaqué
32:42les policiers
32:42à coups de mortier
32:43d'artifice
32:43à coups de jet de bouteille
32:45la justice a préféré
32:46donner des heures
32:47de travail
32:48d'intérêt général
32:49mais pour les individus
32:50qui se trouvaient
32:50en état de récidive légale
32:52le tribunal a préféré
32:54remettre du sursis
32:55au sursis
32:56c'est le cas par exemple
32:57pour Maher S
32:58un homme de 34 ans
32:59avec un bâton
33:00il a violemment
33:01attaqué les policiers
33:02un coup de bâton
33:03coup de poing
33:03coup de pied
33:04insultes
33:05crachats
33:06morsures
33:06il se trouvait lui aussi
33:08en état de récidive légale
33:09c'est un multi condamné
33:10le procureur
33:12avait demandé
33:12à ce qu'il soit
33:13à tout prix
33:14mis derrière les barreaux
33:15le tribunal
33:16a décidé
33:16que non
33:17six mois
33:18de prison ferme
33:19mais à aménager
33:21ce qui veut dire
33:22qu'il a quitté
33:23le tribunal
33:23totalement libre
33:24et qu'il se trouve
33:25donc en liberté
33:26dans les rues
33:27au moment où on se parle
33:28merci beaucoup
33:29merci Tanguiamon
33:30effectivement
33:30je vais rappeler
33:31les différents profils
33:32vous l'avez déjà fait
33:33mais
33:33Anas J
33:3431 ans
33:34dort chez lui
33:35ce soir
33:36on lui avait reproché
33:37c'est des violences
33:38sur policiers
33:38avec armes
33:39et visages dissimulés
33:40Mohamed K
33:41dort chez lui
33:41ce soir
33:42tentative de vol
33:42par effraction
33:43dans un local
33:44d'habitation
33:45Hugbe
33:45dort chez lui
33:46ce soir
33:46participation à un groupement
33:48en vue de commettre
33:48des violences
33:49des tensions
33:49et transports
33:50de mortiers
33:50d'artifices
33:51Maher S
33:52dort chez lui
33:53ce soir
33:53violence sur policiers
33:55avec armes
33:55et visages dissimulés
33:56outrage sur personnes
33:58dépositaires
33:58de leur autorité publique
33:59Aboubaker H
34:00dort chez lui
34:01ce soir
34:01violence sur policiers
34:03avec armes
34:04Jérémy F
34:04dort chez lui
34:05ce soir
34:05violence avec armes
34:06sur policiers
34:07et outrage
34:07Anis C
34:09dort chez lui
34:09ce soir
34:10vol dans un lieu
34:11d'entrepôt
34:12Mou Amadou K
34:14dort chez lui
34:14ce soir
34:15violence sur personnes
34:16dépositaires
34:16de l'autorité publique
34:17sans ITT
34:18outrage
34:18et rébellion
34:20c'est-à-dire que
34:21c'est fascinant
34:23ils dorment tous
34:24chez eux
34:24dans leur lit
34:26tous dans leur lit
34:26moi je ne comprends plus
34:27cette justice
34:28je le dis
34:28la semaine dernière
34:29on avait des pédocriminels
34:30un an de prison ferme
34:31pour celui qui a touché
34:329 enfants
34:32requis
34:33aménageable sous
34:34brasse électronique
34:35la semaine d'avant
34:3618 mois de prison
34:37avec sursis
34:37pour un autre pédocriminel
34:39mais par contre
34:39pour Nicolas Sarkozy
34:40là on va trouver
34:41une cellule pour 7 ans
34:42c'est un truc de dingue
34:43oui et très probablement
34:44il dort même dans un lit
34:46qui est payé
34:47par vos impôts
34:47Gauthier
34:48parce qu'une partie
34:49de ces jeunes
34:49souvent
34:50ont l'accès
34:52aux logements sociaux
34:52et il n'y a pas
34:54de privation
34:55du logement social
34:56notamment pour leur famille
34:57lorsqu'il y a ce type de fait
34:58parce que c'est ça
34:59qui très concrètement
35:00devrait être mis en place
35:01moi j'aurais aimé voir
35:02que par exemple
35:03s'il y a des allocations
35:04familiales
35:05pour cette famille
35:06qui a pu laisser
35:07des jeunes
35:08se rendre
35:09tout simplement
35:09à ses émeutes
35:10que ça soit terminé
35:11que s'il y a parmi ces jeunes
35:13des étudiants
35:14peut-être en échec scolaire
35:15qui malgré tout
35:16touchent des bourses
35:16parce que souvent
35:17ils sont boursiers
35:18dans ce type de cas
35:19et bien que ces bourses
35:20soient également coupées
35:22ça ce sont des éléments
35:23extrêmement importants
35:24mais en effet
35:25il ne se passe absolument rien
35:26à chaque fois
35:27Yoann
35:27Moi ce qui me terrifie le plus
35:29ce qui me terrifie plus encore
35:30que ces émeutiers
35:31c'est le fait de savoir
35:33que le gouvernement
35:34ne fait rien
35:35pour lutter contre eux
35:36mais se contente
35:37de les gérer péniblement
35:39ça me terrifie
35:40beaucoup plus
35:40que ces émeutiers-là
35:41parce que si j'avais le sentiment
35:42la certitude
35:43que le gouvernement
35:44qu'Emmanuel Macron
35:45soit en train
35:46de prendre des bonnes décisions
35:47je serais rassuré
35:48je me dirais
35:49bon ben ça n'arrivera plus
35:50après 9 ans
35:51de laxisme
35:52enfin ils ont compris
35:54et ils vont réagir
35:55mais toujours pas
35:56ça n'arrive toujours pas
35:57donc on sait
35:58que ça va se reproduire
35:58la Coupe du Monde
35:59c'est dans 11 jours
36:00je crois
36:01on sait qu'on va passer
36:02un mois de juillet
36:02absolument catastrophique
36:03un mois de juin
36:04et un mois de juillet
36:05catastrophique
36:05c'est écrit
36:06et le gouvernement
36:07est là
36:08toujours avec les mêmes mots
36:09alors que des mots
36:10il y a des mots
36:10si la Coupe du Monde
36:11c'est intéressant
36:12si c'est à chaque match
36:13de l'équipe de France
36:13ou d'une autre équipe
36:15vu l'intensité
36:16des matchs
36:17vu que c'est une compétition
36:17alors ça va être ingérable
36:19alors là ça va être
36:20là il y a danger
36:20pour le gouvernement
36:21si c'est tous les deux jours
36:22et en plus les gens
36:23ne partent pas en vacances
36:24début juillet
36:25donc
36:25cet après-midi
36:26notre collègue
36:27Laure Laballette
36:27a interrogé
36:28Laurent Nunez
36:29et sur la réaction
36:31ou plutôt l'absence
36:32de réaction
36:33face à ces émeutes
36:34et Laurent Nunez
36:36s'est montré
36:38totalement serein
36:39il a dit
36:39que la réponse
36:41de l'Etat
36:41était ferme
36:43et que tout
36:43était sous contrôle
36:44je le cite
36:45en fait
36:46si vous voulez
36:47dans cette euphémisation
36:48de la réalité
36:48il y a deux mécanismes
36:50un
36:50quand vous êtes aux responsabilités
36:51que ça ne se passe pas bien
36:52vous essayez effectivement
36:53de cacher la poussière
36:54ça on pourrait dire
36:55c'est relativement humain
36:56c'est normal
36:56mais il y a quelque chose
36:57de beaucoup plus grave
36:59sur lequel il faut vraiment
37:00se pencher
37:01c'est qu'en réalité
37:03c'est vraiment la formule
37:04de Churchill
37:04c'est-à-dire
37:05vous ne voulez pas
37:07avoir la guerre
37:08et vous préférez
37:09le déshonneur
37:09mais en fait
37:10vous aurez et la guerre
37:11et le déshonneur
37:11là c'est la même chose
37:13c'est-à-dire qu'on veut
37:13jouer l'apaisement
37:15surtout pas de surenchère
37:17surtout ne jetons pas
37:18d'huile sur le feu
37:19et c'est ça la question
37:20de l'Algérie
37:22puisque vous parlez
37:23de l'échange
37:24la valette lunaise
37:26on l'a
37:26donc je vous propose
37:26de le regarder
37:29alors que les supporters
37:30du PSG
37:31se réjouissaient
37:31de leur deuxième étoile
37:32des milliers d'agresseurs
37:33ont déferlé
37:34dans les rues de France
37:35pour brutaliser
37:36saccager
37:37et tout brûler
37:37sur leur passage
37:38dans la capitale
37:39les prédateurs
37:40ont transformé
37:41les rues en brasier
37:42lancé un véhicule
37:43sur des passants
37:43attaqué un commissariat
37:45et des forces de l'ordre
37:46auxquelles je tiens
37:46à rendre au nom
37:47de mon groupe
37:48un hommage appuyé
37:49pour leur dévouement
37:49et leur résilience
37:53les mêmes scènes
37:55dans 71 villes
37:56de Rennes à Angers
37:57de Grenoble à Bordeaux
37:58et même jusque
37:59dans les quartiers
38:00paisibles de Toulon
38:01ces images
38:02Monsieur le Premier ministre
38:03cumulent déjà
38:03des centaines
38:04de millions de vues
38:05dans un monde
38:06qui sait
38:06ce qui est encore
38:07pourtant un tabou
38:07pour vous
38:08qui ne l'est plus
38:09pour les investisseurs
38:10étrangers
38:10la France n'est plus
38:11un pays sûr
38:12tu casses
38:14tu répares
38:14ces gosillers
38:15Gabriel Attal
38:16mais dans la vraie vie
38:17les émeutiers cassent
38:19et les français casquent
38:20alors l'heure est à la fermeté
38:22Monsieur le Premier ministre
38:22nous attendons que les interpellés
38:24soient enfermés
38:25et condamnés
38:26à rembourser
38:26l'intégralité de leurs méfaits
38:28sans quoi nous vivrons
38:29les mêmes scènes
38:30dans les prochains jours
38:31à l'occasion de la coupe du monde
38:33vous avez raison
38:34effectivement on a assisté
38:35à des scènes
38:35dans la capitale
38:37dans la nuit de samedi à dimanche
38:38vous avez raison de souligner
38:39qu'il y a eu aussi
38:40ces scènes en province
38:41l'an dernier
38:41pour la même finale
38:4346 départements
38:44avaient été concernés
38:45cette fois-ci
38:45c'était 62 départements
38:47où il y a eu
38:48des incidents
38:48en marge
38:49en marge
38:50des festivités
38:51pour célébrer
38:52la victoire
38:52du Paris Saint-Germain
38:54ce que je veux vous dire
38:54madame la députée
38:55c'est contrairement
38:56à ce qu'on a pu dire
38:57ou entendre
38:57nous avions un dispositif
39:00extrêmement solide
39:00extrêmement vigoureux
39:02parce que nous savions
39:03qu'il y aurait peut-être
39:04des débordements
39:05débordements qui ont toujours
39:06été qualifiés
39:07par le ministre de l'Intérieur
39:08qui vous parle
39:09comme étant des violences urbaines
39:10et des émeutes urbaines
39:11on n'a jamais triché
39:12sur les mots
39:13vous parliez à juste titre
39:19d'un électorat macroniste
39:20qui avait été tenté
39:21à un moment
39:22d'euphémiser aussi
39:22la situation
39:23et de mettre la poussière
39:24sur le tapis
39:24moi je voudrais quand même
39:25avoir une pensée
39:26pour ceux qui sont
39:27en première ligne
39:28il faut imaginer quand même
39:29que toute une partie
39:31de la France
39:32habite dans ces quartiers sensibles
39:33alors ce sont des français
39:34pour la plupart
39:35issus de l'immigration
39:36ils subissent
39:37matin, midi et soir
39:39la dictature de gamins
39:40de 15 ans
39:41qui leur demande
39:41de baisser les yeux
39:42et autant
39:43il y a un électorat
39:44qui peut ne pas voir
39:46moi j'ai parlé de Socaïna hier
39:47balle dans la tête
39:48à cause d'un narcotrafic
39:49absolument
39:49jeune fille qui révisait
39:51ses leçons
39:51et ses examens
39:52et bien je ne peux pas
39:53accepter une seule seconde
39:55et le Rassemblement National
39:55ne peut pas accepter
39:56une seule seconde
39:57qu'il soit en proie
39:58au fait qu'il soit
39:59un marché captif
40:00pour LFI
40:01ce qui est aujourd'hui
40:01quasiment la situation électorale
40:03et ce qui va changer
40:04je vous l'annonce
40:04pourquoi ?
40:05parce qu'en fait
40:06d'abord
40:07peu de gens
40:07malheureusement votent
40:08dans ces quartiers
40:08et surtout
40:09LFI
40:10est en train
40:11de trouver des excuses
40:12à ces violences
40:13inacceptables
40:14donc ils sont en train
40:16de raconter
40:16à un électorat
40:17qui est le premier
40:18en première ligne
40:19exposé à ces violences
40:20qu'en fait
40:20ces violences n'existent pas
40:22et que c'est simplement
40:23une explosion
40:23de joie
40:24d'optimisme
40:25etc
40:25oui mais il y a quand même
40:26une montée
40:27de la tolérance
40:28dans ces quartiers
40:29à l'égard de ces actes
40:30parce que sinon
40:31monsieur Balibagayoko
40:32n'aurait pas été élu
40:33à Saint-Denis
40:33monsieur Ali Dura
40:34n'aurait pas été aigu
40:35à la couronneur
40:36c'est exactement le problème
40:38parce que personne
40:39ne vote
40:39lorsqu'il vote
40:40dans les équipes
40:41de 100% frontières
40:42pour vous dire
40:44dans les équipes
40:45de 100% frontières
40:46on va très régulièrement
40:47dans ces quartiers
40:47dans ces villes
40:48on tombe très régulièrement
40:50sur des familles
40:51qui ne sont pas violentes
40:52mais je parle
40:52de ce qui se passe
40:53en ce moment
40:54de la situation du moment
40:55et bien ces familles
40:56ces mères de famille
40:57ont tendance à banaliser
40:58ce qui se passe
40:59c'est ce qu'ils disent
41:00on parle à des gens
41:01qui ne sont pas des racailles
41:02mais qui vont dire
41:02c'est des jeunes
41:03qui s'amusent
41:03beaucoup le chubis aussi
41:04c'est un problème social
41:05c'est un problème banaliste
41:07toute la France
41:07est en train de banaliser
41:08et c'est ça le drame
41:09oui mais beaucoup le chubis aussi
41:10Xavier Dréoncourt
41:11vous voulez dire un mot
41:11tout à l'heure
41:12je voudrais juste
41:12revenir sur un point
41:14qu'évoquait Boulême Sansal
41:15ce matin
41:16il disait que
41:17en Algérie
41:18un tel match
41:20serait entièrement
41:21sous contrôle
41:21il n'y aurait aucune violence
41:23j'ai assisté
41:24à la coupe d'Afrique
41:25à la Cannes
41:26en Algérie
41:27il y a eu
41:28de la liesse populaire
41:29mais aucune violence
41:31et pendant le Hirak
41:32qui sont ces manifestations
41:34qui ont duré un an
41:35entre février 2019
41:37et mars 2020
41:38il y a eu
41:39tous les vendredis
41:40des marches populaires
41:42dans Alger
41:43et sur l'année
41:44il y a eu
41:44une voiture brûlée
41:45donc le gouvernement algérien
41:47il est capable
41:48de contenir l'ordre
41:50j'ai fait même la Cannes
41:51en Mauritanie
41:52où vous avez battu
41:52l'Algérie
41:53en 8ème de finale
41:54c'était historique
41:54tout s'est bien passé
41:56c'était la fête
41:56mais tout s'est bien passé
41:57merci beaucoup
41:58merci à tous
41:58d'avoir été là
41:59pour débriefer
42:00le documentaire
42:01sur Boulême Sansal
42:02la légende
42:02je rappelle que son livre
42:03sort donc ce jour
42:05aux éditions Grasset
42:07on espère qu'effectivement
42:09Laurent Nunez
42:10offrira un exemplaire
42:12au ministre
42:13de l'Intérieur algérien
42:14pourquoi pas Emmanuel Macron
42:15même s'il le croise
42:16il le reçoit
42:17il le reçoit
42:18Moulême Sansal sera le 11 juin
42:20à 18h30 à Belfort
42:21donc vous êtes le député
42:24merci à tous
42:24à demain
42:25100% frontière à 11h
42:26évidemment
42:27c'est du très lourd en plus
42:28en ce moment
42:28100% frontière
42:29ça déménage
42:29Mickaël Dorian
42:30c'est ce que
Commentaires