- il y a 3 mois
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h.
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00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans le débrief de ce long format que vous avez suivi sur CNews.
00:05A gauche, tout le petit monde de la culture.
00:08Un long format qui a fait suite à la cérémonie démoniaire qu'on a déjà chroniquée sur cette antenne.
00:13Pour m'accompagner ce soir, Paul Amard.
00:15Bonsoir Paul, journaliste qui est notamment passé évidemment pendant de nombreuses années sur le service public.
00:21Steve Suissa, bonsoir Steve, producteur et metteur en scène de théâtre.
00:25Anne Bouvier, actrice et metteuse en scène, récompensée à trois reprises au Molière.
00:30Il se trouve que vous étiez à la cérémonie démoniaire dont on a parlé dans ce long format.
00:34Vous avez même fait un discours, vous allez nous dire ce que vous en avez pensé.
00:38Jules Thorez du JD News et je présente le JD News de cette semaine.
00:4377% des Français réclament une réforme de l'audiovisuel.
00:47On va évidemment en parler.
00:49Et puis Johan, bonsoir.
00:50Johan Uzaï du service politique de CNews.
00:54Je vais commencer avec vous, Paul Amard, sur le service public et donc sur cette cérémonie des Molières
01:01qui a fait couler énormément d'encre.
01:03On a terminé d'ailleurs à l'instant, selon format, en évoquant aussi Eugénie Bastier
01:07qui doit arriver sur le service public à la rentrée de septembre pour une émission politique,
01:13l'heure de vérité, la grande émission du service public pour la présidentielle de 2027.
01:17Et elle prend des tirs de barrage nourris de la société des journalistes de France Télévisions.
01:23Est-ce que ces deux exemples, pour vous, donnent totalement raison à Charles Aloncle et à la commission d'enquête
01:28sur l'audiovisuel public ?
01:29Absolument.
01:30Pour reprendre vos termes, totalement raison.
01:32Moi, je suis atterré.
01:33J'ai regardé ce documentaire que vous nous avez proposé.
01:38J'ai animé une émission culturelle pendant dix ans sur Paris 1ère qui s'appelait Recto Verso.
01:42Pendant dix ans, je venais du monde politique.
01:45J'ai côtoyé des artistes, je le dis devant Steve, de toute sensibilité.
01:51Et pendant dix ans, artistes de droite, artistes de gauche, nous ne parlions jamais de politique.
01:57Jamais.
01:58Ils avaient leurs opinions.
02:00Ils se croisaient.
02:01Ils pouvaient échanger.
02:03Mais jamais ils ne s'insultaient.
02:04Et là, je suis atterré de voir l'évolution du monde de la culture, qui est un monde minoritaire.
02:11Je note avec intérêt, d'ailleurs, le sondage proposé par votre journal sur le sentiment des Français.
02:18Je suis atterré parce que nous avons affaire là à une entité qui se comporte comme une secte, avec une
02:24posture quasiment stalinienne.
02:26Je note aussi que les Molières ont fait, ont héroïsé un homme, un barbu.
02:32Un barbu.
02:33Un barbu du 9-3.
02:34Je dis barbu, c'est péjoratif parce qu'il porte une barbe extrêmement précise, fournie et mal taillée.
02:41Non, non, mais c'est moi qui le dis.
02:42Oui, c'est vous qui le dites.
02:43Mais excusez-moi, il ne faut pas aller jouer sur la taille de la barbe.
02:47Ses tweets sont suffisamment infamants.
02:50Pardon, il y a une communication verbale.
02:53Les mots de ce monsieur, mon allégeance à l'égard de la République à ses limites.
02:57Communication verbale.
02:57Et ses tweets.
02:58Il y a les tweets, communication verbale.
03:00Il y a aussi une communication non-verbale.
03:01Si vous le vouliez ou non, ce sont les éthologues qui le disent.
03:04Il y a des signes distinctifs qui envoient des messages parfois subliminaux.
03:08Eh bien, ce garçon-là est devenu le héros des Molières.
03:11Pauvre Molière.
03:13Pauvre Molière.
03:13Il vous a fait de la pub.
03:14Il a fait de la pub à CNews.
03:15Vous devriez lui envoyer un cadeau.
03:17Lui qui a un regard très particulier sur les femmes.
03:19L'école des femmes de Molière.
03:20Alors, puisque vous parlez de lui, c'est Merwan Ben-Lazare.
03:22Donc, je vous propose ce premier extrait.
03:24Et il me semble que ses tweets sont suffisamment infamants pour s'en tenir à ce qu'il écrit.
03:28La place des femmes à la demeure auprès du père.
03:31Des tweets pro polygamie, pro charia.
03:33Donc, vous voyez cet extrait qui a fait énormément couler d'encre.
03:37Merwan Ben-Lazare signe un retour aussi symbolique que polémique.
03:41L'année dernière, son passage dans l'émission C'est à vous avait déclenché une vive controverse.
03:45Jusqu'à provoquer son éviction de France Télévisions.
03:48Merwan Ben-Lazare s'était exprimé à plusieurs reprises par le passé
03:50avec des propos totalement outranciers vis-à-vis des femmes.
03:53Il indiquait notamment que la place de la femme était aux côtés de son père, à la maison.
03:59D'autres anciens tweets de Merwan Ben-Lazare font froid dans le dos.
04:03Les meufs sont le ménage, vous seriez des grosses, alors taisez-vous un peu.
04:09Ma meuf, elle tape des bises à des gars, ça peut m'agacer.
04:13Moi, j'offre une voiture à une meuf pour qu'elle aille voir d'autres gars avec.
04:16Super, je préfère la brûler.
04:17La cérémonie des Molières a choisi de mettre en avant un individu qui diffuse du contenu salafiste,
04:25qui n'hésite pas à qualifier de porc les hommes qui regardent Miss France.
04:307,4 millions de téléspectateurs, on est les pauvres du siècle, on est des porcs.
04:35La ministre de la Culture, Rachida Dati, avait alors publiquement pris position contre lui.
04:39Suite à ses propos, France Télévisions en a tiré les conséquences et ne sera plus à l'écran.
04:44Alors, ce soir-là, Merwan Ben-Lazare décide de régler ses comptes.
04:48Il y a un an, la ministre de la Culture, à l'époque, elle m'avait bannie de France Télévisions
04:53pendant sa conquête de la mairie de Paris.
04:55Aujourd'hui, elle n'est plus ministre, elle n'est pas à la mairie.
04:57Et moi, je suis de retour sur France Télévisions, donc tout le monde est de retour à sa place, j
05:01'ai l'impression.
05:03C'était au Molière le moment de sa réhabilitation.
05:06Il est des nôtres et applaudissez-le comme tout le monde.
05:09Et si vous n'applaudissez pas comme tout le monde à ce moment,
05:13eh bien peut-être êtes-vous raciste, islamophobe.
05:16Alors, Anne Bouvier, vous étiez dans la salle.
05:19Je dis, vous avez fait un discours, vous avez été récompensé à trois reprises par les Molières.
05:22Comment vous avez vécu ce moment autour de Merwane Benlazart, qui est le moment qui est resté de cette soirée
05:29des Molières ?
05:30Alors, c'est vrai que c'est dommage que ce ne soit que le seul moment qui soit resté,
05:32parce qu'il y a eu plein d'autres choses aussi.
05:34Il y a eu Muriel Robin, il y a eu Jozanne Balasco, il y a eu plein d'autres belles
05:38choses.
05:38Et j'aurais aimé aussi me concentrer sur les belles choses qui ont eu lieu lors de cette cérémonie.
05:42Puisque vous m'interrogez là-dessus, moi, je ne connaissais pas ce monsieur.
05:44Et je l'ai découvert là.
05:46Alors, quant à cette phrase, c'est vrai qu'il y a de l'allégeance à la République.
05:50Ça, c'est ma limite, parce que jamais je ne mettrai la religion au-dessus de la République.
05:55Pour moi, la République, c'est sacré.
05:57Donc, évidemment, je ne peux absolument pas cautionner cette phrase-là.
06:01En revanche, je suis là aussi en tant que présidente de la Dami,
06:04qui défend les artistes interprètes et donc aussi la liberté d'expression.
06:07Donc, évidemment, ça interroge là-dessus.
06:09C'est-à-dire que je ne peux être coutré quand je repense à ce qui s'était passé à
06:13la Philharmonie,
06:14quand on a interdit l'orchestre philharmonique israélien de jouer.
06:18Je trouve que la politique, c'est peut-être trop immiscé dans le débat culturel
06:22et que maintenant qu'on puisse déprogrammer des artistes,
06:25je trouve ça, voilà, si je peux élargir le débat, je trouve ça absolument scandaleux.
06:29Voilà ce que je peux dire là-dessus.
06:30Et Jules, c'est le moment qui est resté parce que les tweets sont ressortis.
06:34En fait, ce qui est resté, c'est qu'il a été viré du service public.
06:37Donc, on n'a pas compris pourquoi il était revenu.
06:40Et en fait, lui, il l'a expliqué lui-même.
06:41Je suis revenu parce que c'est Rachida Dati qui est parti.
06:43Oui, et puis la vérité, c'est qu'il n'a pas été vraiment viré de l'audiovisuel public.
06:46Souvenez-vous, il avait fait une chronique qui était mal passée sur France 5.
06:49Mais en l'occurrence, il était toujours et de manière hebdomadaire dans une émission sur France Inter.
06:54Et il sévit chaque semaine avec évidemment une ligne éditoriale, une idéologie
06:58qui est celle de la gauche et de l'extrême gauche.
07:01Et c'est sans doute ça le problème.
07:02Je suis d'accord avec madame sur le fait que la liberté d'expression, c'est un principe intangible dans
07:06ce pays.
07:07C'est l'une des valeurs cardinales de notre métier, même à nous.
07:10Et le problème, c'est que la liberté d'expression, elle n'existe pas dans le monde de la culture.
07:16Elle n'existe pas sur le service public.
07:18Personne n'aurait pu, par exemple, inviter Gaspard Proust à ses Molières.
07:21Gaspard Proust, il n'aurait pas eu le droit parce que Gaspard Proust, il est plutôt identifié à droite.
07:26Donc, ça n'existerait pas.
07:27Et donc, les personnes qu'on a pu voir, qui ont fait tout un tas de polémiques, sont des personnes
07:31qui se sont identifiées à gauche, qui tiennent un discours de gauche.
07:33Ce n'est pas le grave, ce n'est pas interdit.
07:34Sauf que ça ne représente ni les Français, ni le monde de la culture dans sa globalité.
07:39Yoann.
07:39Oui, moi je mettrais quand même un bémol par rapport à ce qui vient d'être dit.
07:43Parce que l'islamisme, le salafisme, ça n'entre pas pour moi dans le cadre de la liberté d'expression.
07:49On n'est pas là dans le cadre de la liberté d'expression.
07:52C'est quelque chose qu'il faut combattre.
07:54L'islamisme, c'est un ennemi mortel pour notre pays.
07:57C'est une menace existentielle pour la France.
07:59Et de voir que ce petit monde extrémisé de la culture se met désormais en partie au service des islamistes,
08:07c'est un drame absolu que nous sommes en train de vivre.
08:10Et quand je vois tous ces artistes qui ont applaudi Merwan Benlazar, je dis moi qu'ils sont les idiots
08:15utiles des islamistes.
08:17Il faut que tout le monde comprenne bien le rôle qu'ils sont en train de jouer.
08:20Parce que les islamistes sont en train de grignoter du terrain progressivement dans notre société.
08:25Ils nourrissent un but politique.
08:27Et l'audiovisuel de ce service public et une partie de ces artistes se sont mis au service de ces
08:32islamistes.
08:33C'est pour moi absolument inacceptable et c'est quelque chose qu'il faut combattre.
08:36Est-ce que vous l'entendez ce que dit Johan Bouvier ?
08:39On n'est pas dans le cadre de la liberté d'expression.
08:41Là on est dans le cadre d'un homme qui a fait des tweets pro charia, des tweets pro polygamie,
08:46des tweets où il expliquait, on l'a vu dans le long format, que la place de la femme était
08:50à la demeure auprès de son père, qui a qualifié les personnes qui regardaient Miss France de porc, etc.
08:55C'est-à-dire que si c'est de l'humour, il ne fait de l'humour que, comme par
08:58hasard, sur les mêmes thématiques.
09:00Et c'est pour ça que Johan dit qu'on n'est pas dans le cadre de la liberté d
09:03'expression là.
09:03On est dans le cadre d'un agenda politique où il envoie des signaux très clairs de son idéologie.
09:07Bien sûr.
09:08Alors est-ce qu'on est dans un agenda politique avec cet homme-là, cet humoriste ? Je ne sais
09:12pas.
09:12Mais bien sûr que là on dépasse la liberté d'expression.
09:14Là ça devient trop politisé.
09:16C'est moi aussi la limite pour moi de l'exercice.
09:19Steve Sussat, vous vous abondez.
09:22Bonsoir déjà, merci de m'avoir invité.
09:24Merci d'être là.
09:26Moi je ne connais pas ce garçon.
09:31Et je suis un peu bouleversé de voir qu'un métier qui est un métier de rêve,
09:41et qui est un métier normalement qui donne à réfléchir, on arrive là.
09:46C'est-à-dire qu'en fait, moi j'ai fait ce métier et il m'a sauvé la vie.
09:49Aujourd'hui, je pourrais remercier tous les acteurs et tous les théâtres de France,
09:54comme même le service public, qui aujourd'hui me permet de faire une émission sur le judaïsme
09:59qui recueille des centaines de milliers de personnes.
10:02Et c'est peut-être une des seules émissions sur le judaïsme sur une chaîne d'État.
10:06Mais je fais mon métier, c'est-à-dire que mon travail est de raconter des histoires,
10:10et mon travail est de transmettre,
10:12et mon travail est d'avoir envie de faire des choses belles pour voir le monde plus beau.
10:16Et quand là, je regarde ces extraits, je nous entends parler,
10:21j'aurais jamais pensé qu'on en arrive là avec la culture.
10:26C'est-à-dire que c'est totalement, complètement fou.
10:30Nous, quand on est né dans un quartier populaire,
10:33et qu'on est entre la drogue, la bagarre, la prison,
10:36on nous dit, va faire du sport, et lis cinq pages dans un livre,
10:40essaye d'aimer un auteur, essaye d'aimer un sport, et contonne-toi à ça.
10:45Et quand aujourd'hui, on arrive à faire ce métier,
10:47et que tout d'un coup, on en est, en fait, à faire quelque chose qui, spirituellement, est horrible,
10:52c'est-à-dire qu'on ne voit que des extraits de gens qui tapent sur les autres qui ne
10:55sont pas là.
10:56Et on fait ces métiers pour être des hommes et des femmes,
10:59et se tenir même à 5, 10% de ce que pourraient être nos héros,
11:03dans des livres, dans des films, dans des repères, quelque part,
11:06de carrière d'acteur ou d'actrice.
11:08Et là, tout d'un coup, mais c'est tout le contraire.
11:11C'est-à-dire que c'est stupéfiant.
11:14Alors, je ne sais pas si c'est de la stratégie, en fait.
11:16C'est la vraie question que je me pose au effort.
11:18Si tout d'un coup, on applaudit parce que ça fait bien,
11:21et si tout d'un coup, on fait ça vraiment pour que, tout d'un coup,
11:24on parle d'un garçon qui, peut-être, ne vaut pas le coup à ce qu'on passe une heure
11:28sur lui,
11:28je ne sais même plus si c'est de la stratégie.
11:30Mais là, extrapolons, parce que je vous ai vu abonder dans le sens de Paul Lamarck
11:32quand il a dit, mais avant, on ne parlait pas politique.
11:35Et c'est très intéressant ce que vous dites sur les règlements de comptes.
11:37Vous dites, en fait, cette cérémonie est devenue une cérémonie où on règle ses comptes avec des gens qui sont...
11:40Pas cette cérémonie, mais la culture.
11:41Avec des gens qui ne sont pas là.
11:42Cette cérémonie, elle est organisée par un grand producteur avec lequel j'ai travaillé.
11:45Donc, en tant que producteur, je n'ai rien à en dire.
11:47Mais que ce soit les Césars, les Molières, les Oscars, ça nous faisait rêver.
11:51Moi, je rêvais un jour d'être nommé dans ces cérémonies-là
11:54et de remettre le prix à ma maman ou à mon papa pour leur dire
11:57qu'ils ont bien fait de m'aimer et croire en moi.
11:59Mais aujourd'hui, c'est complètement fou.
12:04Tradition, on me dit, ne dis jamais du mal de l'autre.
12:07Ou en tous les cas, si t'es un homme, fais-le quand il est là
12:10et dis-lui d'abord à lui avant d'en parler.
12:13Et là, tous les extraits que je regarde dans le documentaire,
12:16tout le monde casse tout le monde.
12:18Mais c'est complètement fou.
12:20Et alors, c'est intéressant parce que vous avez été nommé une quinzaine de fois au Molière.
12:24Je l'ai dit la dernière fois que je vous ai reçu.
12:26Moi, quand j'étais étudiant, je ne pouvais pas faire la rue Montparnasse
12:29sans tomber sur dix de vos pièces.
12:32J'en ai vu plusieurs.
12:32Et du jour au lendemain, vous disparaissez de ces théâtres-là.
12:37Vous disparaissez des pièces qu'on a vues de vous
12:40quand vous adoptez Anne Franck avec Francis Huster,
12:42le journal Le jour d'échec de Stéphane Zweig, etc.
12:46Qu'est-ce qui s'est passé pour que vous disparaissiez du jour au lendemain,
12:50vous qui aviez pignon sur rue dans les théâtres parisiens ?
12:53Alors, je suis français d'origine juive.
12:56J'ai eu la chance, il y a huit ans, qu'on me confie l'émission sur le judaïsme
13:00avec une carte blanche le dimanche matin sur France Télévisions.
13:04C'est la première chose qu'on m'a confiée en 35 ans de carrière.
13:06Donc, je l'ai accepté.
13:07J'ai pris ça comme un cadeau.
13:08Et je suis très content de ça parce que l'audience monte, monte, monte.
13:13Et je m'aperçois que vu les centaines de milliers de personnes
13:15qui regardent cette émission, ils seraient peut-être juifs à 10 ou 15%.
13:19Donc, tout d'un coup, ça s'ouvre.
13:21Et pour moi, il n'y a rien de plus beau que d'ouvrir le champ des possibles avec la
13:26culture.
13:26Et tout d'un coup, il y a eu le 7 octobre.
13:28Et après le 7 octobre, 10, 15 jours après,
13:31alors que je recevais 15 textes par semaine, j'en reçois plus.
13:34Et des artistes disent qu'en fait, je suis entre ces deux pays
13:38et que, entre guillemets, je suis en train de contaminer
13:42ou de convaincre 500, 600 000 personnes tous les dimanches matins
13:46à aimer le sionisme.
13:47Ça ne veut absolument rien dire.
13:49Donc, c'est clairement de l'antisémitisme.
13:50Parce que vous êtes juif, vous disparaissez des théâtres parisiens.
13:53Bien sûr.
13:54Mais pour moi, c'est n'importe quoi.
13:57Donc, au jour d'aujourd'hui, je continue à créer.
14:00Parce qu'il y a des artistes courageux.
14:02Parce que je réinvente.
14:03Mais de manière indépendante.
14:04De manière plus indépendante et de manière plus difficile.
14:07Je joue deux, trois fois des pièces par mois.
14:09Alors qu'avant, j'avais cinq pièces à l'affiche tous les soirs.
14:11Mais je ne me plains pas.
14:12Parce que je pense que c'est un bon combat.
14:14Il faut juste, tout d'un coup, prendre considération
14:18de ce qu'on appelle le public.
14:20Et le public, il est là, en fait.
14:21Et le public n'a pas toujours un avis tranchant.
14:24Mais quand on regarde les extraits qu'on regarde,
14:27c'est très difficile.
14:28Alors là, Paul, avec le témoignage de Steve,
14:30on est au cœur du sujet, à gauche toute,
14:33le petit monde de la culture.
14:34Vous aviez un metteur en scène, 15 nominations au Molière.
14:37Son talent n'a jamais fait débat.
14:39Et encore une fois, quand j'étais étudiant,
14:41je lui ai raconté dix fois,
14:42je tombais énormément dans les théâtres parisiens
14:45sur les pièces de Steve.
14:46Le 7 octobre passe par là,
14:47et Steve n'a plus de contrat.
14:49Parce qu'il est de confession juive.
14:51On est au cœur du sujet.
14:52Et parce qu'il a une émission sur le judaïsme,
14:54sur le service public,
14:55et certains artistes dont vous taisez le nom,
14:58même si, voilà, allez-y,
15:00vous ont fait boycotter.
15:02C'est ça qui s'est passé.
15:03Je comprends le bonheur que Steve a de présenter cette émission.
15:07Et pardon Steve,
15:08ce n'est pas un cadeau du service public à votre endroit,
15:11c'est une obligation du service public
15:13que de proposer tous les dimanches des émissions religieuses.
15:15Oui, oui, c'est un cadeau pour moi en tant qu'artiste.
15:18Sur l'islam,
15:19sur évidemment le christianisme,
15:21le protestantisme,
15:22et évidemment le judaïsme.
15:24Je vais vous raconter une histoire,
15:25je ne citerai pas son nom.
15:26Mais c'est un ami qui écrit de très beaux livres.
15:29Son éditeur a appelé à plusieurs reprises
15:32France Inter pour le faire inviter.
15:34Il n'y est pas parvenu.
15:35Cet ami a fini par appeler la directrice de France Inter
15:38qu'il connaît bien
15:39et qu'il lui demande pourquoi il n'est jamais invité
15:41pour présenter son livre.
15:42Elle finit par lui répondre,
15:43et je vous assure que cette histoire est authentique.
15:45Elle finit par lui répondre,
15:46je suis désolé,
15:47mais tu es sur la liste.
15:48La liste ?
15:49La liste.
15:51Ça s'appelle du macartisme.
15:52Il y a une liste.
15:53Les gens qu'on boycotte ?
15:54Tout à fait.
15:54Les gens qu'on n'invite pas ?
15:55Tout à fait.
15:55Pour des raisons politiques ?
15:56Écoutez, pardon,
15:57je vais parler de moi.
15:58Un seul, un seul, un seul.
15:58Je viens du service public
16:00où j'ai passé de très nombreuses années.
16:01Le seul fait d'avoir dirigé I-24 en Israël,
16:06une chaîne qui comprenait trois rédactions arabes
16:09que j'aimais beaucoup,
16:10anglaises et françaises,
16:12j'ai dirigé pendant plusieurs années cette chaîne,
16:14a fait que je ne suis,
16:15depuis que j'ai dirigé cette chaîne,
16:17plus jamais invité sur le service public.
16:20Quand il y a eu le 7 octobre...
16:21Donc là aussi, c'est de l'antisémitisme ?
16:22Non, je ne qualifie pas.
16:24Je ne qualifie pas.
16:25C'est de l'antisionisme ?
16:26Ah, de toute façon, oui.
16:27L'antisémitisme, c'est autre chose.
16:30Là, pour le coup...
16:30Excusez-moi, la séparation entre antisionisme et antisémitisme,
16:34elle n'existe plus.
16:35Je vais aller dans votre sens d'une autre façon.
16:37Elle n'existe plus.
16:37Je vais aller dans votre sens d'une autre façon.
16:40Ce documentaire que vous nous avez présenté,
16:42tous ces extraits,
16:44on ne les aurait jamais entendus,
16:46le grand public ne l'aurait jamais entendu,
16:48si France Télévisions n'avait pas offert à ce monde étriqué
16:52de la culture aujourd'hui, radicalisé,
16:55retrécit une telle tribune.
16:56Et là, on est au cœur d'un vrai scandale.
17:00Voilà un groupe qui s'appelle France Télévisions,
17:02qui est censé représenter tous les publics,
17:05et qui ne porte et qui n'aide qu'un seul public.
17:08Dieu sait si ce seul public est sectaire.
17:11Et donc, il y a une emprise,
17:12je terminerai simplement sur ce point-là,
17:14il y a une emprise, vous avez dit tout à l'heure,
17:17gauche et extrême-gauche.
17:18Il y a une emprise de l'extrême-gauche
17:20sur les assos, sur les clubs sportifs,
17:24sur l'université, sur la rue, sur les médias,
17:28et aujourd'hui, sur le monde de la culture.
17:30Et on assiste à un fossé, mais exorbitant,
17:33entre cette influence qu'exerce aujourd'hui
17:36l'extrême-gauche en France
17:37et cette représentativité si faible en termes électoraux.
17:41C'est un scandale alourdi, ce scandale-là,
17:45aggravé par le comportement de la présidence
17:48de France Télévisions aujourd'hui.
17:50Alors, je vous propose donc un deuxième extrait
17:51où on explique très clairement
17:53que la cérémonie des Molières,
17:55la polémique autour d'Eugénie Bastier,
17:57a donné raison au rapport de Charles Aloncle.
18:02Monsieur le rapporteur,
18:03qu'est-ce que vous faites avec votre téléphone ?
18:04Moi ? J'étais en train de tweeter
18:06que c'est un voleur d'argent public.
18:08Écoutons-le d'abord.
18:09Le système qu'il nôtre,
18:11le régime, comme je viens de dire,
18:12prend de temps en temps des têtes de Turcs.
18:14Charles Aloncle est le nouveau méchant.
18:16Bien, monsieur Vizorek,
18:18première question simple,
18:20la cérémonie des Molières,
18:21ça coûte quand même extrêmement cher
18:22pour si peu de téléspectateurs.
18:25Oui, mais c'est une cérémonie de service public,
18:27ça met en avant la culture.
18:29Ça intéresse qui, à part les personnes
18:30du 6e arrondissement de Paris ?
18:32Aloncle se met à nommer la Gabgie,
18:35se met à nommer l'ensemble des intérêts privés,
18:38les fortunes privées qui se constituent
18:40à même l'argent public.
18:42Là, ça commence à causer problème.
18:44Donc, dès lors, il fallait exécuter Charles Aloncle.
18:47En plus, on informe que vous êtes citoyen belge.
18:50Oui.
18:51Notre argent finance donc le terrorisme à Molenbeek.
18:53Monsieur Vizorek ?
18:54Non, non, non, non, parce que,
18:56je suis désolé de vous le dire, monsieur le rapporteur,
18:57mais moi, je paye mes emplois en France.
18:59Mais c'est pas malin.
19:00Quand ça attaque toujours le même camp,
19:02on n'est plus du tout dans du divertissement,
19:04c'est plus des vannes,
19:06c'est du militantisme.
19:07Et il faut se rappeler qu'on est sur le service
19:09de l'Eau de l'Uzel public,
19:11c'est pas la place.
19:12Ou alors, il faut taper sur tout le monde.
19:14Les organisateurs de la cérémonie des Molières,
19:17finalement, ont donné raison à Charles Aloncle
19:19et aux confusions de son rapport,
19:21car tout ce qu'il décrit dans son rapport
19:26est conforme à ce qu'on a pu voir
19:27lors de la cérémonie.
19:29On a vu, effectivement, le vrai visage
19:31de ce système qui détourne la politique culturelle
19:35pour servir à un agenda idéologique.
19:38Et donc, ces nouveaux extraits,
19:41que ce soit les Molières
19:42ou ces nouvelles polémiques,
19:43ou Eugénie Bassier,
19:44ça va renforcer les 77% des Français
19:46qui demandent une réforme du service public.
19:48C'est la une du JD News cette semaine,
19:51Jules Torres.
19:51Non, mais bien sûr,
19:52parce qu'il y a un homme,
19:53il y a un homme à abattre,
19:55un homme qui a percé le système,
19:57qui a montré que 4 milliards d'euros
19:59étaient utilisés,
20:00en tout cas une partie d'une mauvaise bannière,
20:02il s'appelle Charles Aloncle.
20:03Donc, évidemment, c'est l'homme à abattre.
20:04C'est pour ça qu'il se retrouve
20:05en ligne de la presse en permanence
20:08attaqués, conspués, diabolisés.
20:10C'est pour ça qu'en effet,
20:11ils allouent un certain temps
20:13à Charles Aloncle
20:14pour essayer là aussi de le diaboliser,
20:16parce qu'il y a une dérive idéologique
20:17et que les Français en ont marre,
20:18parce que ça concerne leur argent.
20:20Je vous rappelle que le budget
20:21de l'audiovisuel public,
20:22c'est la moitié du budget
20:24du ministère de la Culture.
20:25Je vous rappelle qu'on vit dans un pays
20:26où il y a des milliers et des milliers d'églises
20:29qui sont en situation de délabrement,
20:31que le monde de la culture
20:34est très parisiano-centré,
20:35avec une très grande majorité du budget
20:38qui est consacré à Paris.
20:39On oublie la France périphérique
20:41et donc, il y a des Français
20:42qui participent tous bien
20:43à ce financement de l'audiovisuel public,
20:45qui veulent des comptes,
20:46qui demandent des comptes.
20:47Ils sont 77%.
20:48Ça, c'était avant les Molières.
20:49Et on attend donc,
20:50on commence à atteindre le cœur du sujet,
20:52parce que Steve Fissa nous explique
20:54que depuis le 7 octobre,
20:56il est boycotté par les théâtres parisiens.
20:59Paul Amard nous raconte
21:00l'histoire de cet ami
21:01qui serait sur une fameuse liste
21:03des personnes à ne pas inviter
21:04sur France Inter.
21:05Et donc, vous dites,
21:06le point commun,
21:07c'est l'extrême gauchisation
21:09du service public
21:10et du monde de la culture
21:11dans les théâtres, etc.
21:13Johan Uzay,
21:13je vous ai vu réagir sur ce point.
21:15Oui, parce que d'abord,
21:16nous aurions dû appeler l'émission
21:17le petit monde de la culture
21:18à l'extrême gauche toute,
21:19parce que la réalité,
21:20c'est qu'il y a une extrême gauchisation
21:22et pas simplement une gauchisation,
21:25mais il y a une extrême gauchisation
21:26de ces milieux-là.
21:28Enfin, écoutez,
21:28la cérémonie des Molières,
21:29on se serait cru à un meeting
21:30de la France Insoumise.
21:31La réalité est celle-ci.
21:32Il y a un nombre non négligeable
21:34de journalistes
21:35au sein du service public
21:37qui se sont mis au service
21:38de Jean-Luc Mélenchon
21:39et qui volontairement épousent
21:42ces thèses officiellement
21:44dans leurs papiers,
21:45dans leurs éditos
21:46pour le soutenir
21:48de manière officielle,
21:49cette fois,
21:50pour l'élection présidentielle,
21:51puisqu'on parle des artistes aussi,
21:53parlons de certains artistes.
21:54Blanche Gardin, par exemple.
21:56Blanche Gardin,
21:56quand elle a pris la parole
21:57ces dernières années
21:58sur la politique israélienne,
22:01j'avais l'impression
22:02d'entendre la porte-parole
22:03de Jean-Luc Mélenchon.
22:04Si bien que j'aimais beaucoup
22:05Blanche Gardin,
22:06Blanche Gardin,
22:07je n'irai plus jamais
22:08la voir en concert dorénavant.
22:10Donc oui,
22:10sur cette thématique...
22:11En Wadman Show.
22:11En Wadman Show, pardon.
22:14Dorénavant,
22:14je n'irai plus jamais
22:15la voir sur scène.
22:16Donc oui,
22:16il y a une extrême gauchisation
22:18de ce milieu-là
22:19et ça ne va pas s'arrêter
22:20puisque nous sommes à un an
22:22de l'élection présidentielle
22:23et les choses ne peuvent
22:24que s'accentuer.
22:25En l'occurrence,
22:26quand il s'agit
22:26de l'audiovisuel public,
22:27ça n'est pas au contribuable
22:28de financer cela.
22:29Anne Bouvier,
22:30vous réagissez au propos de Juan
22:31et j'ai envie aussi
22:31que vous réagissiez
22:32au témoignage de Steve Suissa.
22:34Il dit
22:35boycotter depuis le 7 octobre
22:36parce que juif.
22:36Moi, je suis hallucinée
22:38par ce que j'entends
22:39et puis j'ai beaucoup
22:39d'estime pour Steve.
22:41On se connaît depuis longtemps.
22:42Donc moi,
22:43je lutte absolument
22:44contre l'antisémitisme
22:45et je suis atterrée
22:47par ce que j'entends.
22:48Je ne veux pas croire
22:49que ce soit la raison
22:50pour laquelle
22:50tu es moins de propositions
22:51qu'avant
22:52mais malheureusement
22:53meilleur juge que moi.
22:54On ne peut pas passer
22:55de cinq pièces
22:55dans l'État parisien
22:56à zéro du jour au lendemain
22:58et avec le 7 octobre
22:59qui est passé par là
22:59comme par hasard.
23:00Absolument.
23:00C'est absolument honteux.
23:02Si c'est la raison,
23:03c'est absolument honteux.
23:04Mais je voudrais revenir
23:05un peu sur les chiffres
23:06que vous avez annoncés.
23:07C'est vrai que c'est 4 milliards
23:08pour l'audiovisuel public
23:10mais en tout,
23:11la culture,
23:12le budget de la culture,
23:12c'est à peu près 8 milliards
23:14sur les 500 milliards
23:16du budget global
23:17et je voudrais quand même
23:20dire une chose,
23:20c'est que ces 8 milliards
23:21c'est un investissement
23:22mais qui est rentable.
23:24Il ne faut pas oublier ça,
23:25c'est que les 8 milliards
23:26ça rapporte 43 milliards.
23:28C'est 43 milliards
23:29de valeur ajoutée
23:29à l'économie française.
23:31Donc la culture,
23:32c'est un investissement
23:33mais ça rapporte.
23:34Je voulais juste ouvrir
23:36ce débat.
23:36C'est important de me dire.
23:37Il y a une exception
23:38culturelle française
23:39et il y a le cinéma français
23:41qui fait notre fierté.
23:42Il y a Canal
23:42qui est très engagé
23:43dans le cinéma français.
23:44Je pense au film
23:45Les Rayons et les Ombres
23:46par exemple
23:46qui est l'un des derniers
23:47chefs-d'oeuvre
23:47que le cinéma français
23:48a produit de Xavier Giannoli
23:50avec Jean Dujardin.
23:51Il y a l'exception culturelle
23:53je l'ai dit.
23:53Il y a le système
23:53des intermittents du spectacle
23:54qui est un système
23:55bien français.
23:57Laurent Laffitte a dit
23:58lors des Césars
23:58que sans ce système-là
24:00il ne serait pas devenu
24:01le césariser
24:02et il a eu un Molière aussi
24:05cette semaine.
24:06Mais en fait
24:06la question c'est
24:07l'argent public
24:08très bien
24:09mais pourquoi ?
24:11C'est-à-dire que
24:11vous dites
24:12ça rapporte de l'argent
24:12mais est-ce que
24:13c'est encore un service public
24:14par exemple
24:15en ce qui concerne
24:15l'audiovisuel ?
24:16Est-ce qu'on veut donner
24:17encore de l'argent
24:18au théâtre parisien
24:20notamment
24:21théâtre public aussi
24:22quand on apprend
24:24qu'un metteur en scène
24:24est boycotté
24:25parce que juif
24:26depuis le 7 octobre ?
24:27C'est tout ça.
24:27L'argent pour la culture
24:29personne ne le remet
24:30vraiment en question.
24:31L'argent pour un service
24:33public
24:34qui doit être
24:35un service public
24:36et instruire
24:37le plus grand nombre
24:38très bien
24:38mais pour un service public
24:39dévoyé
24:40qui devient idéologisé
24:42et qui exclut
24:43tel auteur
24:43parce qu'il est sur une liste
24:44tel metteur en scène
24:45parce qu'il est juif
24:46est-ce qu'il remplit encore
24:47sa responsabilité
24:48de service public
24:49et est-ce qu'il mérite encore
24:50les milliards qu'on lui donne ?
24:51C'est ça
24:51me semble-t-il
24:52le cœur du sujet
24:53et la question
24:54Paul Amard.
24:55Vous savez ce qui s'est produit
24:56c'est tout simplement
24:56un putsch
24:58c'est un putsch
24:59invisible évidemment
25:00c'est un petit groupe
25:01qui a pris le pouvoir
25:02au sein
25:03de l'audiovisuel public
25:04et moi je regrette
25:05que le Macron 2025
25:06ne soit pas
25:07le Macron 2017
25:08je n'oublie pas la phrase
25:10qu'il avait prononcée
25:11en 2017
25:11quand il avait dit
25:12et Delphine Erlotte
25:14était au pouvoir
25:15président depuis deux ans
25:16l'audiovisuel public
25:17est une honte
25:18de la République
25:19je n'oublie pas
25:20cette phrase
25:21et les faits
25:23lui donnent
25:23malheureusement
25:24raison
25:25il y a une minorité
25:26qui a pris le pouvoir
25:27au sein de l'audiovisuel public
25:29et qui agit
25:30tout simplement
25:31à sa guise
25:31sans tenir compte
25:32des souhaits
25:33des téléspectateurs
25:34alors
25:35je vais vous parler
25:35du sexisme autorisé
25:36on va un peu extrapoler
25:38avec Radio Nova
25:39qui appartient
25:40à Mathieu Pigasse
25:41et vous allez voir
25:42que le sexisme
25:44quand il est contre
25:45une femme de droite
25:46il est autorisé
25:47on peut se moquer
25:47de son physique
25:48c'était le cas
25:49avec Alice Cordier
25:49on peut animaliser
25:50l'adversaire
25:51à condition d'être de gauche
25:52et de s'en prendre
25:53à quelqu'un de droite
25:53voyez cet extrait
25:54sur Radio Nova
25:56des médias
25:57sur lesquels
25:57tout semble permis
25:58pour les humoristes
25:59militants de l'ultra gauche
26:00qui peuvent s'y lâcher
26:01encore plus
26:02que sur le service public
26:04Radio Nova
26:06c'est historiquement
26:08la radio branchée
26:09libertaire musicale
26:10qui s'est progressivement
26:11affirmée
26:12comme une radio politique
26:13ancrée à gauche
26:13on s'attaque
26:14à des catégories
26:15de population
26:15que l'on considère
26:17comme inférieures
26:17sur le plan intellectuel
26:18l'électeur du Rassemblement National
26:20par exemple
26:21est présenté
26:21comme un raciste
26:22totalement beauf
26:2313 millions
26:23ils ont voté
26:24pour Bardella
26:2413 millions
26:2513 millions
26:2613 millions
26:28je me remet
26:2913 millions
26:29de gros cons
26:30c'est les gros cons
26:33les gros cons
26:35donc finalement
26:37Radio Nova
26:38c'est une radio punk
26:39mais cette anarchie
26:40a une boussole
26:41finalement
26:41qui pointe
26:42tout le temps
26:42tout le temps
26:43sur la gauche
26:44et sur leur droite
26:46l'espace est assez large
26:47car mis à part
26:48la France insoumise
26:49tout le monde
26:50en prend pour son grade
26:51c'est des chroniques
26:52en permanence
26:52contre
26:53j'allais pas dire
26:54contre la droite
26:55c'est contre tout
26:56ce qui est à leur droite
26:57donc ça commence
26:58par le parti socialiste
26:59au final
27:00il y a un 49-3
27:01pas de taxe du Kman
27:01et pour le PS
27:02c'est complètement ok
27:04Olivier Faure
27:05ça fait tellement longtemps
27:06que c'est un mange-merde
27:06son estomac ne fonctionne plus
27:08il survit grâce
27:10à des perfusions
27:11de chias
27:11voilà
27:11c'est à charge
27:13en permanence
27:13c'est des chroniques
27:14en permanence
27:14vous vous souvenez
27:16il y a quelques mois
27:17j'avais dit
27:17que je soupçonnais fortement
27:19le ministre de l'intérieur
27:19d'être une grosse cuve à pisse
27:22vous voulez bien
27:24les tons se resserrent
27:26on voit qu'il n'y a plus
27:27aucune limite
27:27et donc
27:28on l'a vu dans le long format
27:29c'est sur cette même radio
27:30qu'on a caricaturé
27:31Alice Cordier
27:32avec un gigantesque front
27:33et là le sexisme est autorisé
27:35tout est autorisé
27:36à condition de s'en prendre
27:37aux bonnes personnes
27:39oui mais moi je note
27:40une contradiction
27:40parce qu'il me semble
27:41qu'il y a un Molière
27:43qui a été accordé
27:43au procès d'une vie
27:44qui retrace le parcours
27:46de Gisèle Halimi
27:46qui est une très grande féministe
27:48une grande figure
27:49du progressisme culturel
27:50et de l'autre côté
27:51vous avez des personnes
27:52qui vous louent
27:53Gisèle Halimi en permanence
27:54et qui en effet
27:55de l'autre côté
27:55s'en prennent
27:57à des femmes
27:57parce qu'une femme de droite
27:59par définition
28:00sa qualité de femme
28:01elle disparaît
28:01c'est-à-dire que
28:02personne ne dit jamais
28:03que Marine Le Pen
28:04est une femme candidate
28:05à l'élection présidentielle
28:07Alice Cordier
28:08on a le droit
28:08de se moquer d'elle
28:09on a le droit
28:09de la caricaturer
28:10on a le droit même
28:11de lui dire
28:13qu'on veut lui mettre
28:13une balle dans la tête
28:14ça c'est les amis
28:15de Radio Nova
28:16M. Raphaël Arnaud
28:17en l'occurrence
28:18qui avaient prononcé
28:18cette phrase
28:19donc vous avez raison
28:20de dire qu'il y a
28:21une sorte de deux poids
28:22deux mesures
28:23qui existe à gauche
28:23et dans ce monde
28:24de la culture
28:24qui fait preuve
28:26d'une sorte de supériorité morale
28:27la grande supériorité morale
28:28de la gauche
28:29mais on voit
28:30leur indécence
28:30et là on est sur
28:31l'extrême gauche
28:31parce qu'ils attaquent
28:32les socialistes
28:33de manière avec des termes
28:34absolument orduriers
28:35mange merde
28:35pour le premier secrétaire du PS
28:37mais on se rend compte
28:38sans déconner
28:39qu'avant sur Radio Nova
28:41il y avait Manu Dibango
28:42il y avait Édouard Baer
28:44qui pleurait
28:45avec des poèmes
28:45il y avait Ariel Wiesman
28:47et tout d'un coup
28:48il y avait une surenchère
28:49de créativité
28:50et que tout d'un coup
28:52on cherchait
28:52de l'inspiration
28:53comme ça
28:54et qu'aujourd'hui
28:55on allait voir
28:56le travail des autres
28:57pour se dire
28:57ça va déclencher chez moi
28:59une envie de créer
29:00en prenant un peu
29:01le travail des autres
29:02comme on fait avec
29:02les peintres et les musiciens
29:03et qu'aujourd'hui
29:04c'est devenu
29:05un tapis de sable
29:07où tout le monde
29:07s'éclate la gueule
29:08alors que le public
29:10n'est pas comme ça
29:10moi envers et contre tout
29:12j'ai trois pièces
29:12qui tournent aujourd'hui
29:13la rencontre
29:14qui est un essai philosophique
29:15de Charles Pépin
29:16avec Thierry Lhermitte
29:16qui est totalement poétique
29:18la vie de Golda Meier
29:19que j'arrive à jouer
29:20trois, quatre fois par mois
29:21dans des villes
29:22avec des gens
29:23qui ne sont pas juifs
29:24qui regardent la pièce
29:24et qui font entre 5 et 10 minutes
29:26d'ovation
29:27ou les grands tournants
29:27avec Rachel Kahn
29:28qui sont tous les discours
29:29sur l'antisémitisme
29:30dictes par des personnes
29:32de Martin Luther King
29:32à Joséphine Becker
29:33à Jacques Brel
29:34qui sont tous sauf juifs
29:36et il y a des gens
29:36debout partout
29:37il y a quand même
29:38des gens qui ont envie
29:39de voir de l'amour
29:40et de la beauté
29:41là on est dans des failles
29:43d'hypocrites
29:44de stratégiques
29:45de gens qui se servent
29:48du micro
29:49ou qui se servent
29:50d'être nommés
29:50à des postes
29:51ou dans des rôles
29:52pour déclarer
29:53une sorte de guerre
29:54et c'est
29:56complètement contre-productif
29:58Yoann ?
29:59Mais Radio Nova
30:00fait partie des médias
30:01que j'évoquais précisément
30:03c'est un média
30:03qui est au service
30:04de Jean-Luc Mélenchon
30:05qui va faire campagne
30:06pour Jean-Luc Mélenchon
30:08et comme ces médias
30:09comme ces journalistes
30:10Radio Nova
30:11mais pas seulement
30:11et comme ces médias
30:12et ces journalistes
30:13ont compris
30:14ou ils sont en train
30:15de comprendre
30:15qu'ils ont perdu
30:16la bataille idéologique
30:17bien sûr
30:18ils ont perdu la bataille
30:19et bien comme
30:19ils en prennent conscience
30:20ils sont en train
30:21de se radicaliser
30:22de s'extrémiser
30:23et ça va continuer
30:24la campagne présidentielle
30:26va être une violence
30:27inouïe
30:27et comme effectivement
30:28ça ne vole pas très haut
30:30et bien on entend
30:31ce genre d'insultes
30:33voilà
30:33ça n'est pas étonnant
30:34alors il y a Radio Nova
30:35et il y a Nicolas Canteloup
30:37aussi qui est devenu
30:38un programme politique
30:40de TF1
30:40qui s'en prend toujours
30:41au même
30:42aux membres de la droite
30:43et notamment
30:44à CNews
30:45et à Pascal Praud
30:47Jean-Marc Dumonté
30:48producteur influent
30:50propriétaire
30:51de nombreux théâtres
30:51parisiens
30:52et proche du pouvoir
30:53je voudrais vous remercier
30:55madame Ernot
30:56présidente de France Télévisions
30:57pour votre soutien constant
30:59Jean-Marc Dumonté
31:00n'a jamais caché
31:01son soutien
31:02à Emmanuel Macron
31:03voilà quelqu'un
31:04qui a soutenu
31:05Emmanuel Macron
31:06dès le début
31:07Jean-Marc Dumonté
31:08c'est un grand producteur
31:09de spectacles
31:10c'est surtout
31:10un soutien affiché
31:11d'Emmanuel Macron
31:12il aurait même voulu
31:13devenir ministre de la culture
31:15sous sa présidence
31:16l'homme d'affaires
31:17n'hésiterait pas
31:17à mettre ses productions
31:18au service de son combat idéologique
31:20notamment dans la pastille quotidienne
31:22de Nicolas Canteloup
31:23sur TF1
31:24Nicolas Canteloup
31:25quand il s'agit de tirer au bazooka
31:27les cibles sont
31:27souvent les mêmes
31:28c'est à dire qu'il s'agit
31:29de la droite
31:30de l'extrême droite
31:31il s'agit aussi souvent
31:32des figures de CNews
31:33notamment Pascal Praud
31:35à CNews
31:35chaque jour
31:36on se bat pour la liberté d'expression
31:37vous savez
31:38je pense que vous avez connu ça
31:39moi c'est de ma génération
31:40il y avait ce qu'on appelait
31:41au Québec
31:41les rires en cam
31:41c'est à dire
31:42vous aviez une émission
31:45à partir d'une scène
31:46donc c'est un rire préenregistré
31:47pour nous dire
31:48à quel moment rire dans une émission
31:49mais une bonne partie
31:51de l'humorisme public
31:52appelons ça comme ça aujourd'hui
31:53fonctionne sur le mode
31:54du rire en cam
31:55ah une blague sur l'RM
31:57ah ah ah ah
31:58ah une blague sur Zemmour
32:00ah ah ah ah
32:01bon Canteloup fait partie de ça
32:03lancée il y a 15 ans
32:04l'émission fait un carton
32:06à ses débuts
32:06et frôle les 10 millions
32:07de téléspectateurs
32:08après 20 heures
32:09depuis
32:09l'audience a quasiment été divisée
32:11par 4
32:12avec entre 2 et 3 millions
32:14de personnes chaque soir
32:15vous disiez Yoann
32:16au début c'était drôle
32:17c'était très très drôle
32:17moi je trouvais Nicolas Canteloup
32:19effectivement il était
32:20formidable à ses débuts
32:21sur TF1
32:21moi ça me faisait beaucoup rire
32:22maintenant c'est à pleurer
32:23honnêtement
32:24c'est vraiment à pleurer
32:25l'humour
32:26c'est même pas drôle
32:28c'est politiquement
32:29très très orienté
32:30enfin disons les choses
32:31c'est lamentable
32:31maintenant ce qu'il fait
32:32sur TF1
32:33il n'y a pas d'autre mot
32:33et c'est quelqu'un
32:34qu'il aimait bien
32:34qui vous le dit en plus
32:35donc je me sens tout à fait
32:36légitime pour le dire
32:37ce qu'il fait aujourd'hui
32:38c'est minable
32:39Paul Amart
32:40sur l'humour
32:45je regarde plutôt
32:45les chaînes info
32:46parce qu'avec ce qui se passe
32:47en France et dans le monde
32:48je suis davantage intéressé
32:49par la situation politique
32:50donc au début il me faisait rire
32:51mais là je ne le regarde plus
32:52donc honnêtement
32:53je ne pourrais pas juger
32:54mais simplement
32:55ce que je voudrais dire
32:56c'est que pour avoir suivi
32:58et couvert l'actualité politique
33:00pendant des années
33:00sous différents mandats
33:02différents présidents
33:03très honnêtement
33:04que ce soit Giscard
33:05Mitterrand
33:06Chirac
33:07je n'ai jamais vu
33:08un tel climat
33:09en France
33:10jamais
33:10un climat de terreur
33:11allez-y ça m'intéresse
33:12un climat de terreur
33:13un climat d'intimidation
33:15au fond
33:16j'ai l'impression
33:16la mort en moins
33:17le sang en moins
33:18la pendésan en moins
33:19j'ai l'impression
33:20qu'on est parfois à Téhéran
33:21qu'on est parfois à Gaza
33:22cette extrême gauche-là
33:23réinvente des bûchers
33:25des bûchers symboliques
33:26Thomas Portes
33:27Prima Hassan
33:28qui veulent boycotter
33:29Noam Betham
33:29ils assassinent
33:30ils exécutent
33:31et ils jugent
33:32il n'y a même pas de procès
33:33c'est pour ça que je dis stalinien
33:34je n'ai jamais vu
33:35un tel climat
33:36en France
33:37c'est vrai
33:37alors il y a quelque chose
33:38qui est intéressant aussi
33:39parce que vous parlez des boycotts
33:40il y a les artistes
33:41qui décident de boycotter
33:42les villes et reines
33:43et ça ça m'intéresse énormément
33:45ou alors il faut
33:46ne pas le dire
33:47si tu vas jouer
33:48dans une ville et reine
33:49que la pièce
33:50fait le tour de France
33:50il ne faut surtout pas le dire
33:52et en faire de la communication
33:53et ça c'est intéressant
33:54est-ce qu'il y a des spectateurs
33:56de seconde zone
33:57des spectateurs
33:57devant lesquels
33:58on se bouche le nez
33:59ou après on va faire
34:00une tribune
34:01anti-rassemblement national
34:02mais quand on fait un concert
34:03à Bercy
34:04on ne va pas savoir
34:05pour quelle partie
34:07vote tel ou tel spectateur
34:09donc pourquoi trier les spectateurs
34:10voyez cet extrait
34:13cette fracture
34:14apparaît aussi
34:15dans les prises
34:16de positions publiques
34:17de plusieurs artistes engagés
34:18des groupes
34:19comme Indochine
34:20ou Louis Attaque
34:20ont par exemple
34:21annoncé refuser
34:22de se produire
34:23dans certaines municipalités
34:24dirigées par
34:25le rassemblement national
34:26le boycott d'artistes
34:28de ville et reine
34:29ça a toujours existé
34:30je pense que
34:31cette espèce
34:32de mise en quarantaine
34:33de citoyens
34:34transformés en lépreux
34:35qu'on ne saurait fréquenter
34:37parce qu'ils seraient fondamentalement
34:39toxiques
34:40et idéologiquement puants
34:41je pense que ça relève
34:42du sectarisme
34:43le plus atroce
34:44pour leurs fans
34:45il s'agit d'un engagement
34:46politique assumé
34:47pour leurs détracteurs
34:48d'un boycott
34:49qui pénalise avant
34:50tous les habitants
34:51il faut se placer
34:52du côté du public
34:53des spectateurs
34:54c'est à dire que
34:55quand le public
34:56ou les spectateurs
34:57achètent une place
34:59un album
35:00ou téléchargent
35:01un streaming
35:01ce que vous voulez
35:02à ce moment là
35:03ça ne les dérange pas
35:04de savoir
35:04ils ne leur demandent pas
35:05leur carte électorale
35:06donc c'est pareil
35:06c'est une grande forme
35:07d'hypocrisie
35:08s'il y a des gens
35:09qui ont envie
35:10de se rendre
35:11à tel ou tel concert
35:12il faut les laisser
35:12c'est la culture
35:13justement
35:14si vous êtes si bon que ça
35:15si vous êtes persuadé
35:16que vos textes
35:17sont capables
35:18de faire changer
35:18des mentalités
35:19c'est le rôle de l'artiste
35:20laissez-les venir
35:21à vos concerts
35:22et ne censurez pas
35:23c'est un non-sens
35:24allez les convaincre
35:25sur le terrain de l'art
35:26ça, ça serait intéressant
35:27mais selon Laurent Firod
35:28tous les artistes
35:29n'ont pas le privilège
35:30de pouvoir refuser
35:31des concerts
35:32ou des représentations
35:33dans ces villes
35:33je parlais une fois
35:34avec un directeur de théâtre
35:35qui me disait
35:36en effet
35:37quand il y a
35:38une municipalité
35:39RN
35:40qui accepte
35:41une pièce
35:42par exemple
35:42les comédiens
35:45demandent
35:45aux producteurs
35:46que ça soit
35:48secret
35:49on joue d'accord
35:50on touche
35:50le mot de cachet
35:51quand même
35:51il faut bien vivre
35:52c'est quand même difficile
35:53le métier de comédien
35:54mais néanmoins
35:55il ne faut surtout pas en parler
35:57ça reste secret
35:58quand vous montez une pièce
35:59quand vous la jouez
36:00vous ne demandez pas aux gens
36:01pour qu'ils ont voté
36:02avant d'ouvrir les portes du théâtre
36:03mais je ne demande rien
36:04parce qu'en fait
36:05c'est une phrase
36:05que je me dis à moi-même
36:08quand on est artiste
36:09ou quand on veut monter une oeuvre
36:11c'est parce qu'on a besoin
36:12d'un surplus d'amour
36:14parce qu'on a besoin
36:15de reconnaissance
36:15parce qu'on a une sorte
36:16de mal-être
36:17c'est pour ça qu'on devient
36:18un artiste
36:19et on se dit
36:20qu'en jouant dans le noir
36:22il y a des gens
36:22qui vont être collés
36:23les uns aux autres
36:24qui ne se connaissent pas
36:25qui vont avoir des émotions
36:26qui vont rire
36:27qui vont pleurer
36:28donc pour le seul moment
36:30qu'est la pièce
36:31ils vont le regarder
36:32avec leur cœur
36:33ni avec leur stratégie
36:35ni avec leur tête
36:36ni avec rien d'autre
36:37et que ça
36:38ça peut rassembler
36:38et que donc
36:39le seul endroit
36:40dans le monde
36:41où il peut avoir la paix
36:42c'est une salle de spectacle
36:43et tout ce que je vois là
36:46c'est tout le contraire
36:48Anne ?
36:49Est-ce que vous partagez ?
36:50Pas tout à fait
36:51je comprends
36:51la difficulté des artistes
36:53je pense que
36:54leur choix
36:55c'est absolument pas
36:56contre les spectateurs
36:57ou les spectatrices
36:58c'est sûrement pas
36:59pour les censurer
37:00je pense que les artistes
37:01ont peur aujourd'hui
37:02parce qu'il y a des partis
37:04politiques
37:04on entend quand même
37:05des partis dire
37:06on va supprimer
37:07le ministère de la culture
37:07si on arrive au pouvoir
37:08on va refaire
37:09un secrétaire général
37:11c'est vrai
37:12on a une Marion Maréchal
37:13qui dit ça très clairement
37:14on a une Marine Le Pen
37:15qui dit
37:16ce sera le patrimoine
37:17la pierre
37:17je parle pas du patrimoine humain
37:18je parle de la pierre
37:19on a un Zemmour
37:20qui dit
37:21on arrêtera
37:21donc ça fait peur
37:23imaginez vous vendez
37:24des voitures
37:24on vous dit
37:25bon moi si je passe
37:26il n'y aura plus de voiture
37:26donc je peux comprendre
37:28que les artistes se disent
37:28déjà ça s'appelle
37:29l'Union Européenne
37:30comment ?
37:32personne ne dit
37:33il n'y aura plus de culture
37:34il peut y avoir
37:35une réforme
37:37de la culture
37:38mais personne ne dit
37:38il n'y aura plus de culture
37:39il n'y aura plus de cinéma
37:39il n'y aura plus de théâtre
37:40il n'y aura plus de musée
37:41ou d'exposition
37:42c'est un acte fort
37:43que de dire
37:43on va supprimer
37:44le ministère de la culture
37:45c'est un message
37:46qui peut être inquiétant
37:47pour les artistes
37:48pourquoi boycotter
37:51parce que c'est pas
37:51c'est pas le maire
37:52RN qui va venir
37:53forcément voir la pièce
37:54pourquoi boycotter
37:55c'est une punition
37:56pour les citoyens
37:57moi je le vois
37:57comme une punition
37:58pour les citoyens
37:58vous avez voté
37:59pour le Rassemblement National
38:01je n'irai pas jouer pour vous
38:02c'est là où c'est très compliqué
38:03pour les artistes
38:04qui sont en ce moment
38:05dans une situation
38:06très compliquée pour eux
38:07parce qu'il y a plus de ville
38:08et reine qu'avant en plus
38:09oui
38:09mais on se dit
38:10je prive les artistes
38:12de mon art
38:13ou alors
38:13j'adopte une position
38:15de résistance
38:15et c'est très compliqué
38:17pour les artistes aujourd'hui
38:18mais de résistance
38:19par rapport à quoi ?
38:19par rapport à des partis
38:21qui ne sont pas vraiment
38:23très pourvoyeurs
38:25de culture
38:25quand un parti vous dit
38:26on va supprimer
38:27le ministère de la culture
38:27oui mais les électeurs
38:28alors c'est intéressant
38:29c'est universel la culture
38:31c'est intéressant
38:32parce que
38:32vous dites résistance
38:34je l'entends
38:35résistance face
38:36au nom que vous avez cité
38:37Marion Maréchal
38:37Eric Zeman
38:38Marine Le Pen
38:38je ne les ai pas vus
38:39beaucoup résister
38:40aux Molières
38:41face à une idéologie
38:42qui me semble
38:43infiniment plus dangereuse
38:44celle qui veut mettre
38:45les femmes
38:46auprès de leur père
38:47à la demeure
38:48celle qui veut
38:49remettre la charia
38:49et qui vante la polygamie
38:52là je n'ai pas vu
38:52beaucoup de résistants
38:53lors de la cérémonie
38:54des Molières face à
38:55Merwane Benlazard
38:56c'est-à-dire que la résistance
38:57visiblement
38:58elle est à géométrie variable
38:59alors pour ne pas jouer
39:00dans les villes et règnes
39:01il y a du monde
39:01mais pour se lever et partir
39:03quand il y a un homme
39:04qui fait des tweets
39:04comme ceux que je viens
39:05de rappeler
39:05il n'y a plus personne
39:07non je ne suis pas d'accord
39:08avec vous
39:08c'est-à-dire que la politique
39:09encore une fois
39:10s'immisce trop dans la culture
39:11ça doit rester
39:12la culture ne s'immisce pas
39:13dans la politique
39:14ils ne font que ça
39:16elle s'immisce
39:17bien sûr que oui
39:18et bien sûr que oui
39:19parce que heureusement
39:20moi le trois quarts
39:21de mes amis sont musulmans
39:22et ce n'est pas ce mec-là
39:25bah oui
39:26absolument
39:27heureusement
39:27pourquoi se mettre là
39:28sur scène alors
39:29ça je ne sais pas
39:30mais je peux vous dire
39:33que non
39:34ce n'est pas comme ça
39:35mais vous vous ne boycotterez pas
39:36une ville et reine
39:37si vous avez envie
39:38d'aller jouer votre pièce
39:38moi je fais un festival
39:40comme vous le savez
39:41depuis 9 ans à Tel Aviv
39:42qui s'appelle
39:42un festival de théâtre français
39:44mon rêve est un jour
39:45de faire le festival de la paix
39:47d'aller au Liban
39:48d'aller dans tous les pays
39:49du Moyen-Orient
39:51avec les mêmes acteurs
39:52avec les mêmes spectateurs
39:53parce que je pense
39:54que la culture et l'éducation
39:56c'est là où tout se joue
39:57c'est les seules choses
39:58qui peuvent réparer le monde
39:59donc il ne faut pas l'abîmer
40:01exactement
40:02la culture s'immisce
40:04tout le temps dans la politique
40:05désormais
40:06la culture désormais
40:07est uniquement politique
40:09c'est cela qu'on lui reproche
40:11et moi je peux comprendre
40:12que certains partis
40:13aient envie de changer cela
40:15n'aient pas envie
40:16de donner des subventions
40:17à un monde culturel
40:19pour qu'ils fassent
40:20de la politique
40:20à l'extrême gauche
40:21de l'échiquier
40:22on peut comprendre
40:23cette volonté
40:23de changer les choses
40:24ça ne veut pas dire
40:25que tout sera à jeter
40:27dans le monde de la culture
40:28et qu'il ne faudra plus
40:28rien subventionner
40:29mais ça voudra dire
40:31effectivement
40:31qu'on ne subventionnera
40:33peut-être plus
40:33un monde culturel
40:35qui mène un combat
40:36ultra-politique
40:37à l'extrême gauche
40:38c'est ça le problème
40:39c'est-à-dire que
40:40quand vous voyez
40:40sur vos réseaux sociaux
40:41quelqu'un qui récite
40:42du Christian Bobin
40:44ou du Victor Hugo
40:45et qui est ému à mourir
40:47il peut faire 10 clics
40:48quelqu'un qui prend des gens
40:50et qui les torniol
40:51pendant un sketch
40:53d'une minute vingt
40:54il va faire 300 000 clics
40:55et on va dire
40:55il est fou
40:56il est génial
40:58et tout d'un coup
40:59on se dit
40:59pour 2-3 quarts
41:00ceux qui n'ont pas dit
41:01d'avis
41:02ils se disent
41:03apparemment il a du talent
41:04il marche vachement bien
41:05regarde le nombre de clics
41:06pour prolonger la réflexion
41:07de Johan
41:08Anne Bouvier
41:09c'est-à-dire que la fameuse
41:10résistance dont vous parlez
41:11elle ne va que dans un seul sens
41:12j'entends pas
41:13ils sont les résistants
41:14pour se plaindre
41:15du sort réservé à Steve
41:17depuis le 7 octobre 2023
41:18qui perd
41:19toutes ses pièces
41:21parce qu'il l'est
41:22de confession juive
41:23je ne les ai pas vus là
41:24je ne les ai pas vus
41:24donc en fait
41:25ce n'est pas des résistants
41:26c'est des militants
41:27d'extrême gauche
41:28qui ne veulent pas
41:28qui veulent punir
41:29les électeurs RN
41:30d'avoir donné la mairie
41:32à un maire RN
41:32il n'y a pas de résistants
41:33parce que c'est marrant
41:34ils ne sont pas là
41:35pour manifester
41:35contre Merwan Benlazar
41:37ou pour manifester
41:38contre le sort
41:38qui est réservé à Steve Suissa
41:39parce qu'il y a
41:40deux artistes
41:41bien connus
41:42qui ont décidé
41:42de mettre
41:43un boycott
41:44sur Steve Suissa
41:45parce qu'il a une émission
41:46sur le judaïsme
41:46donc pour moi
41:47ce n'est pas du tout
41:48des résistants
41:48c'est des résistants
41:51il y a une forme
41:53de lâcheté
41:53et puis surtout
41:54c'est des résistants
41:54en carton
41:55mais c'est deux artistes
41:57qui t'empêchent
41:57de travailler aujourd'hui
41:58c'est ça ?
41:59qui ont décidé
41:59de laisser un mot
42:01pour me boycotter
42:03et ils ne méritent
42:04même pas d'être cités
42:05ce n'est pas le problème
42:06le problème aujourd'hui
42:07c'est de se dire
42:08que c'est totalement dommage
42:09moi par exemple
42:10lundi soir
42:10j'étais à Bézy
42:11à la demande
42:12de monsieur Ménard
42:13qui a invité
42:14la pièce
42:16de Golda
42:17parce qu'il l'avait vu
42:18qu'il avait été ému
42:19et qu'il voulait inviter
42:20des gens de la ville
42:2295% des gens
42:23de cette ville
42:23n'étaient pas
42:24de confession juive
42:25ils ont vu
42:25le destin d'une femme
42:27ils n'ont pas vu
42:28le destin
42:28d'un premier ministre israélien
42:29ils ont vu
42:30le destin d'une femme
42:30il y a eu
42:3111 minutes d'ovation
42:33avec des gens en larmes
42:33on est resté
42:34deux heures et demie
42:34dans le théâtre
42:35parce que les gens
42:36voulaient comprendre
42:38c'est ça normalement
42:39la culture
42:39je suis complètement d'accord
42:41je suis pour qu'on aille
42:43jouer partout moi
42:43et je suis pour que
42:45les résistants
42:45voudraient résister
42:46à Robert Ménard
42:47mais je suis absolument d'accord
42:48moi je suis pour qu'on joue partout
42:50parce que
42:51le beau
42:52la culture
42:52c'est ce qui sauvera le monde
42:53je crois
42:53aujourd'hui
42:54c'est tout ce qui nous reste
42:56mais je me demande
42:56pourquoi la droite
42:58ne s'empare pas davantage
42:59de la culture
43:00non mais c'est une vraie question
43:01parce que la gauche
43:03là vous avez 100%
43:04raison Anne
43:05que la droite
43:06ne mène pas
43:07mille fois raison
43:08que la droite
43:08ne mène pas le combat culturel
43:10il n'y a pas de programme culturel
43:11pourquoi ?
43:12exactement
43:12que la droite
43:13laisse la gauche
43:14mener toute seule
43:14le combat culturel
43:15ah mais alors là
43:16on est bien d'accord
43:17François Léotard
43:18a été un très bon ministre
43:19de la culture
43:19il n'est plus en activité
43:22de toute façon
43:23la droite est en lambeau
43:24donc la culture
43:25c'est le dernier de ses soucis
43:26ce qui est extrêmement grave
43:27aujourd'hui
43:28c'est qu'on est à front renversé
43:29voilà des hommes et des femmes
43:30qui sous l'emprise de LFI
43:32se comportent
43:32comme de véritables fascistes
43:35comme de véritables fascistes
43:36et qui crient au fascisme
43:38et qui créent
43:39une sorte de danger
43:40imaginaire
43:41le fasciste
43:42n'est pas celui
43:42qu'on croit aujourd'hui
43:43et l'héritier
43:44d'un homme qui était lui
43:46raciste
43:47homophobe
43:48antisémite
43:48qui s'appelle Jean-Marie Le Pen
43:49le véritable héritier
43:50de Jean-Marie Le Pen
43:51aujourd'hui
43:52s'appelle Jean-Luc Mélenchon
43:53il ne s'appelle pas
43:54ou elle ne s'appelle pas
43:55Marine Le Pen
43:56qui a gardé le lien
43:58affectif familial
43:58avec son père
43:59mais qui a coupé le cordon
44:00et c'est moi qui le dis
44:01et alors ça ça m'intéresse
44:02est-ce que vous voyez
44:03beaucoup de résistants
44:04dans le monde de la culture
44:05à Jean-Luc Mélenchon ?
44:06Aucune
44:06est-ce que vous voyez
44:07beaucoup d'adhésion
44:08dans le monde de la culture
44:09à Jean-Luc Mélenchon ?
44:11d'adhésion ?
44:14même de connivence
44:16entre notamment
44:16l'audiovisuel public
44:17dont on n'a peu parlé ce soir
44:19et ce monde de la culture
44:20On s'est tous préparés
44:21on s'est tous motivés
44:24à être le plus juste
44:25avec les mots
44:26les plus justes du monde
44:27et je suis venu
44:28parce que vous m'avez
44:29gentiment invité
44:29parce qu'il y avait
44:30le mot culture
44:31et en fait on s'aperçoit
44:33qu'on est en train
44:34de faire la guerre
44:36contre le beau
44:38et que nos envies
44:41quand on grandit
44:42et quand on avance
44:43dans le temps
44:43c'est de rêver
44:44d'avoir des choses belles
44:45autour de soi
44:46Et je voudrais ajouter
44:47une chose
44:47Catherine Pégard
44:49que je connais très bien
44:49La nouvelle ministre de la Culture
44:50qui était une excellente journaliste
44:52libre
44:52une femme libre
44:53indépendante
44:54excellente journaliste
44:55belle plume
44:56qui est aujourd'hui
44:57entrée en politique
44:57comme on entre dans les ordres
44:59et bien
45:00je voyais Delphine Lernot
45:01rire
45:01elle était aux anges
45:02quand ce monsieur
45:03le barbu
45:04je continue de le dire
45:05faisait son humour
45:08particulier
45:08Catherine Pégard
45:09était très gênée
45:10elle elle riait jaune
45:11et bien elle aurait dû se lever
45:13et partir
45:13Delphine Lernot aussi
45:14n'a pas applaudi
45:15Delphine Lernot aussi
45:16Non j'ai regardé l'image
45:17Mère Rillet
45:18Il s'en est pris
45:18à Archer Dalletti en plus
45:19Bien sûr
45:20c'est pour ça que
45:20Paul Amart dit ça
45:22Merci à tous
45:23d'avoir participé
45:24à ce débat
45:25Mickaël Dorian
45:26bonsoir
45:26Quel va être le programme
45:27du 22h minuit ?
45:28Juste pour dire un moment
45:29que ce sont évidemment
45:30les mêmes aussi
45:30qui appellent au boycott
45:32des concerts d'Amir
45:33non mais c'est important
45:34aussi de le dire
45:35c'est un peu la même histoire
45:35en fait
45:36quand on appelle au boycott
45:37des concerts d'Amir
45:38et qu'il n'y a jamais
45:38aucune réaction
45:39au sein de la culture
45:40aucune réaction non plus
45:41de la part du monde
45:42de la musique
45:43et des cérémonies de musique
45:44on peut dire la même chose
45:45Il se trouve que le boycott
45:46concernant Amir
45:47ne fonctionne pas tellement
45:48puisqu'il a rempli Bercy
45:49il n'y a pas longtemps
45:49Non mais bien sûr
45:50C'est un véritable sujet
45:51Écoutez moi je peux vous dire
45:52qu'il y a deux ans
45:53on a monté
45:53Le Nageur d'Auschwitz
45:54ça s'appelait Sélectionné
45:55avec Amir
45:56qui pour la première fois
45:56a fait du théâtre
45:57d'une pièce que
45:58donc j'ai produit
45:59et que j'ai mis en scène
46:01aujourd'hui
46:02on aurait la première
46:04de cette pièce
46:05on ferait plus
46:06400 représentations
46:07vous pouvez en être sûr
46:08et pour autant
46:09la qualité de la pièce
46:10et le destin d'un homme
46:12français
46:13algérien
46:13deux fois champion du monde
46:15de natation
46:16n'aurait pas eu
46:17la même trajectoire du tout
46:18et ça c'est triste
46:19Et il est pourtant
46:20un artiste formidable
46:20Mickaël Dorian
46:21Le programme
46:22Soir est largement consacré
46:23ce soir aux violences
46:24qui ont entaché hier
46:25la victoire du PSG
46:26en demi-finale
46:27de la Ligue des champions
46:28face au Bayern Munich
46:29à suivre tout à l'heure
46:30dans le meilleur de l'info
46:30Ah bon il y a eu des violences
46:31je croyais que c'était
46:32ça s'était formidablement bien passé
46:3423 policiers blessés
46:3523 policiers blessés
46:37127 personnes interpellées
46:38Ah bah tiens
46:39vous me la prenez
46:39la préfecture de police
46:41m'a juré
46:41qu'il s'était presque rien passé
46:42Il faut arrêter
46:43d'écouter Radio France
46:44ou France Télévisions
46:45Non non c'est l'état
46:46Oui et puis je vous conseille
46:47le replay de 100% Frontières
46:48vous verrez l'ironie
46:50qui me caractérise
46:51Merci à tous
46:52pour cette semaine
46:53de 100% Politique
46:54on se retrouve lundi matin
46:55tout de suite
46:56Mickaël Dorian
46:56C'est parti
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